Sommaire du Chapitre 1 - Parties de R2
1 Introduction 1
2 Distance euclidienne sur R et sur R2 2
3 Topologie de R2 5
3.1 Boules ouvertes, boules fermées . . . . . . . . . . . . . . . . 5
3.2 Ensembles ouverts . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
3.3 Ensembles fermés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
3.4 Ensembles bornés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
3.5 Points intérieurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
4 Convergence d’une suite dans R2 10
5 Solutions des exercices 12
1
2 SOMMAIRE DU CHAPITRE 1 - PARTIES DE R2
1 Introduction
Cette première partie du cours de Mathématiques S2 est consacrée à
l’étude des fonctions à plusieurs variables. Quand on cherche à modéliser
un phénomène, biologique, physique, économique, celui-ci dépend sou-
vent de plusieurs paramètres. L’indice IMC, par exemple, est déterminé à
partir des deux variables taille et poids.
On se limitera dans le cadre de ce cours à l’étude de l’ensemble R2 et à
ce qu’on désignera par fonction de deux variables. Ce premier chapitre est
consacré à l’étude de l’ensemble R2 . Plus précisément, il s’agira de généra-
liser des notions déjà vues dans le cadre de l’étude des suites numériques
ou des fonctions de R vers R, telles que la notion de distance, d’intervalle
ouvert, d’ensemble ouvert, fermé, borné, ainsi que la définition de suite
convergente.
1
2 Distance euclidienne sur R et sur R2
On rappelle en un premier temps la notion de distance entre deux
points dans R. Soit a1 et a2 deux réels ; la distance entre a1 et a2 est, par
définition, égale à | a2 − a1 |, valeur absolue de la différence entre ces deux
réels. Cette distance est également la longueur de l’intervalle d’extrémités
a1 et a2 . On peut de la même façon, exprimer la longueur d’un segment
d’extrémités P1 = ( a1 , b1 ) et P2 = ( a2 , b2 ) dans le plan R2 muni d’un repère
orthonormé. Le théorème de Pythagore appliqué au triangle rectangle de
sommets P1 , P2 et M = ( a2 , b1 ) conduit à poser la définition suivante :
Définition 1.
On appelle distance euclidienne entre ( a1 , b1 ) et ( a2 , b2 ) le réel
q
d(( a1 , b1 ), ( a2 , b2 )) = ( a2 − a1 )2 + (b2 − b1 )2
Soit ( x, y) un couple de réels. On appelle norme euclidienne
p de ( x, y), ou
2 2
simplement norme dans le cadre de ce cours, le réel x + y , noté ∥( x, y∥.
On peut alors reformuler la définition précédente en posant
d(( a1 , b1 ), ( a2 , b2 )) = ∥(( a2 − a1 ), (b2 − b1 ))∥
Inversement, la norme de ( x, y) est la distance du point ( x, y) au point
(0, 0).
Remarques 1.
1. Dans la suite de ce cours, le mot distance sans plus de pré-
cision désignera généralement la distance euclidienne définie
ci-dessus. On verra cependant dans les exercices qu’il est
possible de définir d’autres notions de distance sur R2 .
2. On remarque que la distance euclidienne entre p deux points
( a1 , 0) et ( a2 , 0) de l’axe horizontal s’écrit ( a2 − a1 )2 , ce
qui coïncide avec | a2 − a1 |. La notion de norme généralise
ainsi à R2 celle de valeur absolue dans R.
2
3
3. De la définition découle le fait important qu’une distance
est un réel positif ou nul.
La distance euclidienne d satisfait trois propriétés fondamentales rap-
pelées dans la proposition suivante.
Proposition 1.
Pour tout triplet ( P1 , P2 , P3 ) de points de R2 , où P1 = ( a1 , b1 ),
P2 = ( a2 , b2 ) et P3 = ( a3 , b3 ), on a :
1. d( P1 , P2 ) = 0 si et seulement si P1 = P2 ;
2. d( P1 , P2 ) = d( P2 , P1 ) ;
3. d( P1 , P3 ) ≤ d( P1 , P2 ) + d( P2 , P3 ).
La première de ces propriétés est appelée séparation ; la deuxième sy-
métrie et la dernière inégalité triangulaire, en référence à la propriété sui-
vant laquelle la longueur d’un côté d’un triangle est toujours inférieure ou
égale à la somme des longueurs des deux autres côtés. Ces trois propriétés
étaient de façon évidente déjà vérifiées par la distance usuelle entre deux
réels.
Démonstration.
1. Il est clair que si P1 = P2 , alors d( P1 , P2 ) =p0. Réciproquement, sup-
posons que d( P1 , P2 ) = 0. Cela signifie que ( a2 − a1 )2 + (b2 − b1 )2 =
0. On en déduit que ( a2 − a1 )2 = (b2 − b1 )2 = 0, puis que a2 = a1 et
b2 = b1 .
2. La démonstration de la symétrie est évidente.
3. La démonstration de l’inégalité triangulaire est plus délicate.
On se ramène à démontrer que d( P1 , P3 )2 ≤ d( P1 , P2 )2 + d( P2 , P3 )2 +
2d( P1 , P2 )d( P2 , P3 ). Notons x1 = a2 − a1 , x2 = b2 − b1 , y1 = a3 −
a2 , y2 = b3 − b2 .
Avec ces notations, il suffit de montrer que :
q
( x1 + y1 )2 + ( x2 + y2 )2 ≤ ( x12 + x22 ) + (y21 + y22 ) + 2 ( x12 + x22 )(y21 + y22 ),
q
ou de façon équivalente que x1 y1 + x2 y2 ≤ ( x12 + x22 )(y21 + y22 ).
Cette dernière inégalité est celle de Cauchy-Schwarz pour n = 2.
Exercice 1.
Démontrer l’inégalité de Cauchy-Schwarz.
4 CHAPITRE 2. DISTANCE EUCLIDIENNE SUR R ET SUR R2
Soit n ∈ N∗ . Pour tous réels x1 , . . . , xn , y1 , . . . , yn , on a :
s s
n n n
∑ xi yi ≤ ∑ xi2 ∑ y2i .
i =1 i =1 i =1
3 Topologie de R2
Les domaines de définition des fonctions usuelles d’une variable réelle
se présentent généralement comme des réunions d’intervalles, les inter-
valles eux-mêmes ne pouvant prendre qu’un petit nombre de formes. Les
intervalles bornés sont soit des intervalles ouverts de la forme ] a1 , a2 [, soit
des intervalles fermés de la forme [ a1 , a2 ] soit encore des intervalles ni ou-
verts ni fermés, de la forme [ a1 , a2 [ ou ] a1 , a2 ]. Les intervalles non bornés
sont soit la droite réelle R =] − ∞, +∞[, soit des demi-droites ouvertes ou
fermées ] a1 , +∞[, ] − ∞, a2 [, [ a1 , +∞[ ou ] − ∞, a2 ].
En revanche, les domaines de définition des fonctions de R2 dans
R, même extrêmement régulières présentent une variété considérable de
formes différentes, qu’il n’est pas question de classifier.
Cependant, si l’on oublie la forme particulière de ces domaines de
définition, on peut néanmoins généraliser aux parties de R2 les propriétés
d’être un ensemble ouvert, un ensemble fermé ou encore un ensemble borné,
comme on va le voir. Ces propriétés seront cruciales pour pouvoir généra-
liser aux fonctions à deux variables les notions de limite et de continuité
que nous connaissons déjà pour les fonctions d’une variable réelle.
3.1 Boules ouvertes, boules fermées
On commencera par remarquer que l’intervalle ouvert ]1, 5[ dans R est
l’ensemble des réels dont la distance à 3 est strictement inférieure à 2. On
dira que l’intervalle ]1, 5[ est la boule ouverte de centre 3 et de rayon 2
dans R et on notera I = B(3; 2).
De même, l’intervalle fermé [1, 5] dans R est l’ensemble des réels dont
la distance à à 3 est inférieure ou égale à 2. On dira que l’intervalle [1, 5] est
la boule fermée de centre 3 et de rayon 2 dans R, et on notera I = B f (3; 2).
Définition 2.
Soit ( a, b) un point de R2 , et r un réel strictement positif. On
appelle
5
6 CHAPITRE 3. TOPOLOGIE DE R2
1. boule ouverte de centre ( a, b) et de rayon r l’ensemble :
B(( a, b); r ) = {( x, y) ∈ R2 ; d(( x, y), ( a, b)) < r }
2. boule fermée de centre ( a, b) et de rayon r l’ensemble :
B f (( a, b); r ) = {( x, y) ∈ R2 ; d(( x, y), ( a, b)) ≤ r }
Remarques 1.
1. Ces boules ouvertes et fermées dans R2 sont respectivement
les disques ouverts et fermés de centre ( a, b) et de rayon r.
2. Lorsque ( a, b) = (0, 0) et r = 1, on parlera de boule unité
ouverte ou boule unité fermée.
3.2 Ensembles ouverts
On dira qu’une partie U de R est un ensemble ouvert si quelque soit
x ∈ U, il existe un intervalle ouvert I =] a1 , a2 [ tel que x ∈ I et I ⊂ U. Il
est immédiat que les intervalles ouverts sont en particulier des ensembles
ouverts. Plus généralement, toute réunion d’intervalles ouverts est un en-
semble ouvert, comme par exemple R∗ =] − ∞, 0[∪]0, +∞[. En revanche,
par exemple, l’intervalle J = [0, 1[ n’est pas un ensemble ouvert, car tout
intervalle ouvert ] a1 , a2 [ contenant 0 contient aussi des réels n’appartenant
pas à J. Remarquons également que d’après la définition, la partie vide de
R est un ensemble ouvert : comme elle ne contient aucun point, il n’y a
aucune condition à vérifier.
On peut définir de manière analogue les ensembles ouverts dans R2 .
Définition 3.
Une partie U de R2 est un ouvert de R2 si, pour tout ( a, b) ∈ U,
il existe une boule ouverte B telle que ( a, b) ∈ B et B ⊂ U.
Remarque 2.
De cette définition découle immédiatement le fait que toute boule
ouverte est un ouvert.
La proposition suivante nous permettra de simplifier un certain nombre
d’arguments.
Proposition 1.
Une partie U de R2 est ouverte si et seulement si, pour tout
3.2. ENSEMBLES OUVERTS 7
( a, b) ∈ U, il existe une boule ouverte centrée en ( a, b) telle que
B ⊂ U.
Démonstration.
La condition est évidemment suffisante. Réciproquement, soit U un en-
semble ouvert et ( a, b) ∈ U. Par définition, il existe une boule B′ =
B(( a′ , b′ ); r ′ ) telle que ( a, b) ∈ B′ et B′ ⊂ U. Soit r ′′ = d(( a, b), ( a′ , b′ )).
Par hypothèse, r ′′ < r ′ donc r = r ′ − r ′′ > 0. La boule B = B(( a, b); r )
est alors centrée en ( a, b) et B ⊂ B′ , donc aussi B ⊂ U. D’où le résultat.
(Figure 3.1).
Figure 3.1 – Ensemble ouvert
Exercice 2.
Montrer que le complémentaire de la boule fermée unitaire de
R2 est un ensemble ouvert.
Dans le cas de sous-ensembles de R, on peut remarquer que l’inter-
section de deux intervalles ouverts est également un ouvert. En revanche,
l’intersection d’une famille infinie d’intervalles ouvert n’est pas en général
un ensemble ouvert. Par exemple, l’intersection de la famille d’intervalles
ouvert ((] − 1/n, 1/n[)n∈N ) est l’ensemble {0}, qui n’est pas ouvert.
Exercice 3.
1. Montrer qu’une réunion d’ensembles ouverts dans R2 est
un ouvert.
2. Montrer que l’intersection de deux ensembles ouverts dans
R2 est un ouvert.
3. Montrer que l’intersection d’un nombre fini d’ensembles
ouverts dans R2 est un ouvert.
4. Que peut-on dire de l’intersection d’un nombre infini d’en-
sembles ouverts ?
8 CHAPITRE 3. TOPOLOGIE DE R2
3.3 Ensembles fermés
Définition 4.
Un sous-ensemble de R2 est un fermé de R2 si son complémen-
taire est une partie ouverte de R2 .
Exemple 1.
La boule unitaire fermée de R2 est un fermé, puisque son com-
plémentaire est un ouvert.
Exercice 4.
1. Montrer qu’une intersection d’ensembles fermés dans R2
est un fermé.
2. Montrer que la réunion d’un nombre fini d’ensembles fer-
més dans R2 est un fermé.
3. Que peut-on dire de la réunion d’un nombre infini d’en-
sembles fermés ?
Remarques 3.
1. Comme dans le cas des parties de R, il existe des sous-
ensembles de R2 qui ne sont ni ouverts ni fermés. On peut
considérer l’ensemble {( x, y) ∈ R2 ; x + y > 0 ; x − y ≥ 0}.
2. L’ensemble R2 et l’ensemble vide ∅ sont simultanément ou-
verts et fermés dans R2 .
3.4 Ensembles bornés
Définition 5.
Une partie E de R2 est bornée s’il existe un réel M tel que pour
tout point ( x, y) ∈ E, d(( x, y), (0, 0)) ≤ M. Autrement dit, l’en-
semble E est borné s’il est contenu dans une boule fermée centrée
à l’origine.
Exemple 2.
1. Tout disque de R2 est borné.
3.5. POINTS INTÉRIEURS 9
2. Le rectangle [−1, 1]×]0, 2[ est borné.
3. L’intersection et la réunion de deux parties bornées sont des
parties bornées.
3.5 Points intérieurs
Soit E un sous-ensemble quelconque de R et a un point de E. On dira
que a est un point intérieur à E s’il existe un intervalle ouvert I de centre a
contenu dans E.
Exemple 3.
L’ensemble des points intérieurs à l’ensemble E = [−1, 1[ est l’in-
tervalle ouvert I =] − 1, 1[.
Cette notion se généralise immédiatement aux parties de R2 :
Définition 6.
Soit E une partie de R2 et ( a, b) un point de E. On dit que ( a, b)
est un point intérieur à E s’il existe une boule ouverte centrée en
( a, b) et incluse dans E.
L’ensemble de tous les points intérieurs à l’ensemble E est
appelé l’intérieur de E.
Remarque 4.
L’intérieur de tout ensemble E est un ouvert. On pourrait montrer
que c’est « le plus grand ensemble »ouvert contenu dans E, autre-
ment dit la réunion de tous les ensembles ouverts inclus dans
E.
Exemple 4.
1. Si E est un ensemble ouvert, tous ses points sont intérieurs.
2. L’intérieur de la boule unitaire fermée est la boule unitaire
ouverte.
3. L’intérieur de l’ensemble E = {( x, y) ∈ R2 ; xy = 0} est
l’ensemble vide ∅.
4 Convergence d’une suite dans R2
Une suite à valeurs dans R2 est une famille de couples de réels (( an , bn ))n∈N ,
autrement dit consiste en la donnée de deux suites réelles ( an )n∈N et
(bn )n∈N . Nous généralisons ici aux suites de R2 les notions fondamentales
que nous avons définies pour les suites réelles.
Définition 7.
On dit que la suite (( an , bn ))n∈N est convergente s’il existe un
point ( a, b) de R2 tel que la suite réelle d(( an , bn ), ( a, b)) =
∥( an , bn ) − ( a, b)∥ converge vers 0.
Le point ( a, b) est appelé limite de la suite et on note
lim ( an , bn ) = ( a, b).
n→+∞
Exercice 5.
Montrer que la suite (( an , bn )) converge vers ( a, b) si et seulement
si pour toute boule ouverte B centrée en ( a, b), il existe N ∈ N tel
que, pour tout n naturel, n ≥ N, on a ( an , bn ) ∈ B.
Proposition 1.
Une suite ( an , bn )n∈N converge vers ( a, b) dans R2 si et seule-
ment si la suite réelle ( an )n∈N converge vers a et la suite (bn )n∈N
converge vers b.
Démonstration.
La condition est nécessaire : il suffit en effet de remarquer que pour tout
n∈N
max(| a − an |, |b − bn |) ≤ ∥( a, b) − ( an , bn )∥
On admettra ici la réciproque.
Remarque 1.
La proposition précédente a pour conséquence immédiate l’uni-
cité de la limite d’une suite de R2 lorsque cette limite existe.
Définition 8.
On dira qu’une suite (( an , bn ))n∈N est bornée si l’ensemble E =
{( an , bn ); n ∈ N} des points de cette suite est une partie bornée
de R2 .
10
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On peut alors établir le résultat suivant :
Proposition 2.
Toute suite de R2 convergente est bornée dans R2 .
Démonstration.
Soit (( an , bn ))n∈N une suite convergente. Les suites réelles ( an )n∈N et (bn )n∈N
sont alors convergentes, et par conséquent bornées dans R. Il existe alors
un réel A > 0 et un réel B > 0 tels que, pour tout n ∈ N, an ∈ [− A, A]
et bn ∈ [− B, B]. L’ensemble E = {( an , bn ); n ∈ N} est contenu dans
le rectangle [− A, A] ×√[− B, B], lui-même contenu dans la boule fermée
B f ((0, 0); M) où M = A2 + B2 , d’où le résultat.
Remarque 2.
La réciproque de la proposition précédente est fausse. Il existe
des suites bornées non convergentes. On peut considérer à guise
de contrexemple la suite ((1 + (−1)n , 1 − (−1n ))n∈N .
On admettra enfin que, tout comme les suites réelles, les suites de R2
satisfont la propriété suivante (« Théorème de Bolzano-Weierstrass ») :
Théorème 3.
Toute suite bornée dans R2 admet une sous-suite (ou suite ex-
traite) convergente.
Remarque 3.
Ce théorème a été énoncé par Bolzano en 1817, et démontré ri-
goureusement par Weierstrass environ 50 plus tard.
Bernhard Bolzano est né à Prague dans l’empire d’Autriche, le 5
octobre 1781 et est mort le 18 décembre 1848 à l’âge de 67 ans des
suites d’une tuberculose.
Karl Theodor Wilhelm Weierstrass est né le 31 octobre 1815 à Os-
tenfeld (Westphalie, une région historique d’Allemagne). À partir
de 1850, sa santé se détériore. Il meurt le 19 février 1897 à Berlin.
5 Solutions des exercices
Corrigé Exercice 1.
n
Pour tout t réel on a ∑ (xi + tyi )2 ≥ 0. Ainsi, le polynôme de
i =1
degré 2 :
n n n
t2 ∑ y2i + 2t ∑ xi yi + ∑ xi2 est positif ou nul pour toutes les va-
i =1 i =1 i =1
leurs de t réel.
Ceci signifie que le discriminant de ce polynôme est négatif
n n n
ou nul, ce qui s’écrit ( ∑ xi yi )2 − ( ∑ y2i )( ∑ xi2 ) ≤ 0. Finalement
i =1 i =1 i =1
n n n
on obtient ( ∑ xi yi ) ≤ ( ∑2
y2i )( ∑ xi2 ) ce qui équivaut à l’inégalité
i =1
s s i =1 i =1
n n n
∑ xi yi ≤ ∑ xi2 ∑ y2i .
i =1 i =1 i =1
Corrigé Exercice 2.
Notons F le complémentaire de la boule unitaire fermée et soit
( a, b) un élément de F. Notons d la distance de ( a, b) à (0, 0). Par
définition de F, on a d > 1. Posons maintenant r = d − 1 et consi-
dérons la boule ouverte B = B(( a, b), r ). Il suffit de montrer que
B ⊂ F, ou de façon équivalente, que tout point de B est à une dis-
tance de (0, 0) strictement supérieure à 1. Soit ( x, y) ∈ B. D’après
l’inégalité triangulaire, on a d ≤ d(( a, b), ( x, y)) + d(( x, y), (0, 0)).
On en déduit que d(( x, y), (0, 0)) ≥ d − d(( a, b), ( x, y)) > d − r =
1.
Corrigé Exercice 3.
[
1. Soit (Ui )i ∈ I une famille d’ouverts et posons U = Ui .
i∈ I
Soit ( a, b) ∈ U. Il existe i0 ∈ I tel que ( a, b) ∈ Ui0 . Comme
Ui0 est un ouvert de R2 , il existe r > 0 tel que B(( a, b), r ) ⊂
Ui0 . Or Ui0 ⊂ U. En conséquence, B(( a, b), r ) ⊂ U, et l’en-
12
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semble U est ouvert.
2. Soit U1 et U2 deux ensembles ouverts et notons U = U1 ∩
U2 .
Soit ( a, b) ∈ U. Comme ( a, b) ∈ U1 et que U1 est ouvert, il
existe r1 > 0 tel que B(( a, b), r1 ) ⊂ U1 . De même, il existe
r2 > 0 tel que B(( a, b), r2 ) ⊂ U2 . Soit r = min(r1 , r2 ) > 0.
On a B(( a, b), r ) ⊂ U1 et B(( a, b), r ) ⊂ U2 . En conséquence
B(( a, b), r ) ⊂ U, et l’ensemble U est ouvert.
3. Le résultat précédent se généralise à celui de l’intersection
d’un nombre fini d’ensembles ouverts, en remarquant que
le minimum d’un nombre fini de réels strictement positifs
est un réel strictement positif.
4. L’intersection d’ensembles ouverts n’est pas toujours un ou-
vert. Considérons par exemple
la
suite de boules ouvertes
1 \
( Bn )n∈N∗ , avec Bn = B (0, 0), . On a Bn = {(0, 0)},
n n ∈N∗
qui n’est pas ouvert.
Corrigé Exercice 4.
\
1. Soit ( Fi )i ∈ I une famille de fermés et posons F = Fi .
i∈ I
Montrons que F, complémentaire de F dans R2 , est un ou-
\ [
vert. On a F = Fi = Fi . Or, pour tout i ∈ I, l’en-
i∈ I i∈ I
semble Fi est un ouvert, et nous avons déjà montré que toute
réunion d’ouverts est un ouvert. Ainsi F est ouvert, et F est
fermé.
2. Soit n un naturel strictement positif et ( Fi )1≤i≤n une famille
[
comportant un nombre fini de fermés. Posons F = Fi .
1≤ i ≤ n
[ \
Montrons que F est un ouvert. On a F = Fi = Fi .
1≤ i ≤ n 1≤ i ≤ n
Or, pour tout i ∈ I, l’ensemble Fi est un ouvert, et nous
avons déjà montré que toute intersection d’un nombre fini
d’ouverts est un ouvert. Ainsi F est ouvert, et F est fermé.
3. La réunion d’ensembles fermés n’est pas toujours un fermé.
Considérons par exemple la suite de
boules fermées
f f 1 [ f
( Bn )n∈N∗ , avec Bn = B f (0, 0), 1 − . On a Bn =
n n ∈N∗
B((0, 0), 1), qui n’est pas fermé.
14 CHAPITRE 5. SOLUTIONS DES EXERCICES
Corrigé Exercice 5.
Supposons que pour toute boule ouverte B centrée en ( a, b) de
rayon ε, il existe N ∈ N tel que, pour tout n ≥ N, on a
( an , bn ) ∈ B. Alors il existe N ∈ N tel que, pour tout n ≥ N,
d(( an , bn ), ( a, b)) < ε et lim ( an , bn ) = ( a, b).
n→+∞
Réciproquement, supposons que lim ( an , bn ) = ( a, b). Soit
n→+∞
B = B(( a, b), ε) une boule ouverte centrée en ( a, b). Il existe N ∈
N tel que pour tout n ≥ N, d(( an , bn ), ( a, b)) < ε et ( an , bn ) ∈ B.