Cours d’Informatique I
Promotion: L0
Année Académique: 2025-2026
Dispensé par Msc. Ir Daniella MUGHOLE
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4. Système de numération
Dans les ordinateurs, on utilise des binary digits (digits binaires) ou bits, l’écriture binaire des nombres
ne comporte que les deux symboles 0 et 1. Il est important de connaître les différents systèmes car ils sont
utilisés en informatique et plus généralement dans le traitement de l'information.
Par convention, et afin de permettre des calculs, les deux potentiels 0v et 5v sont identifiés respectivement
par les valeurs numériques 0 et 1.
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4. Système de numération
Il existe de nombreux systèmes de numération tels que, le décimal, le binaire, l’octal, l’hexadécimal, le
romain etc. Tous ces systèmes reposent sur l’utilisation d’un nombre de symboles dit de base et de leur
règle d’utilisation. Leur appellation est généralement liée au nombre de symboles de base:
▪ Base dix (0, 1, 2,3, 4, 5, 6, 7, 8, 9) pour le décimal,
▪ Base deux (0,1) pour le binaire,
▪ Base huit (0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7) pour l’octal,
▪ Base seize (0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, A, B,C, D, E, F) pour l’hexadécimale.
1. Le bit et l’octet
L’ordinateur traite les suites de chiffres binaires par paquets de 8, 16, 32, 64, 128 bits. L’ordinateur ou
plus exactement le processeur est 8-bits, 16-bits, 32-bits, 64-bits ou 128-bits. Historiquement les «
premiers ordinateurs » étaient 8-bits.
Un nombre de 8 bits se nomme un octet.
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4. Système de numération
NB: En anglais, ces termes deviennent:
- bit pour bit
- byte pour octet.
Il est alors facile de confondre un bit et un byte (octet) qui lui est composé de 8 bits.
1 octet = 1 byte = 8 bits
2. L’unité de mesure : L’octet
Même si aujourd’hui les processeurs sont au moins 32-bits, l’octet reste une unité de mesure importante.
En effet, la mémoire centrale d’un ordinateur était composée de « cases mémoires » pouvant contenir
chacune un octet.
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4. Système de numération
Donner la capacité mémoire d’un ordinateur, donc son nombre de cases, revient à donner sa capacité en
octets, ou plutôt en Kilo Octet (Ko) ou Méga Octets (Mo). De plus les processeurs, « cerveaux » de
l’ordinateur, ont été très longtemps des 8-bits. C’est pourquoi l’octet à été utilisé aussi bien comme une
unité de mesure que comme « donnée de base » pour des développements ultérieurs. Le millier
informatique correspond à 1024 et non à 1000.
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4. Système de numération
3. Différentes Bases de Calcul
i. Base Décimale (base 10)
C'est le système de représentation naturel pour tout le monde, il sert à poser les bases de la numération.
C’est le système de base 10 que nous utilisons tous les jours. Il comprend dix symboles différents : 0, 1, 2,
3, 4, 5, 6, 7, 8, 9.
Notation : Exemple du nombre 2356 dans ce système
Par convention il est écrit N=(2356)10 . L’indice '10' indique la base dans laquelle le nombre est écrit.
En décomposant on a : N = 2×103 + 3 × 102 + 5×101 + 6×100 = 2000+300+50+6 = 2356.
ii. Base Octale (base 8)
Dans ce système il n’y a plus 10 symboles mais 8 seulement : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7. Dans la base 8 le
nombre qui suit 7 est 10.
Un nombre exprimé en base 8 pourra se présenter de la manière suivante : (745)8
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4. Système de numération
De manière générale, quand on « arrive à 8 » on passe à la dizaine, centaine, millier supérieur.
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4. Système de numération
Lorsque l'on écrit un nombre, il faudra bien préciser la base dans laquelle on l'exprime pour lever les
éventuelles indéterminations (745 existe aussi en base 10).
Ainsi le nombre sera mis entre parenthèses (745 dans notre exemple) et indicé d'un nombre représentant
sa base (8 est mis en indice).
Cette base obéira aux mêmes règles que la base 10, vue précédemment, ainsi on peut décomposer (745)8
de la façon suivante :
(745)8 = 7×82 + 4×81 + 5×80
(745)8 = 7 × 64 + 4 × 8 + 5 × 1
(745)8 = 448 + 32 + 5
Nous venons de voir que :
(745)8 = (485)10
8
4. Système de numération
iii. Base Hexadécimale (base 16)
Ce système est moins connu du grand public, mais il est très utilisé comme mode de représentation d'un
nombre. La base hexadécimale est supérieure à la base 10. Il va donc manquer des chiffres ! Comme
précédemment, le nombre 10 suit le dernier chiffre de la base 16. En pratique cela signifie que l’on
atteindra la valeur 10 dans la base hexadécimale quand on atteint la valeur 16 dans la base décimale.
C'est un système de base 16, il comporte donc 16 symboles. Par convention, les chiffres « manquants »
sont représentés par les lettres : A B C D E F : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, A, B, C,D, E et F.
Un nombre exprimé en base 16 pourra se présenter de la manière suivante : (5AF)16 , (234)16 ,
(CB5AF)16
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4. Système de numération
La base 16 possède 16 chiffres :
10
4. Système de numération
Exemple: Que vaut le nombre (1AB)16 en base 10?
Nous allons décomposer le nombre dans sa base, ce qui nous donne : N = 1×162 + A×161 + B×160
Pour avoir quelque chose de calculable, il faut maintenant remplacer les lettres par leur équivalent :
N = 1×162 + 10×161 + 11×160 = 427
Il ne reste plus qu'à calculer l'expression, ce qui nous donne N=(1AB)16 vaut (427)10
iv. Base Binaire (base 2)
Le système de numération binaire a été introduit par LEIBNIZ au 17ème siècle. Il s’applique à tout
dispositif (mécanique, électrique, électronique etc.) ayant deux états d’équilibres stables (interrupteur
ouvert ou fermé, courant passe ou ne passe pas, Lampe allumée ou éteinte, Transistor bloqué ou
saturé…). Ceci est appelé par convention état 1 et état 0.
Bien connu du grand public, ce système dit de base 2 comprend deux symboles différents : 0 et 1
encore appelés chiffres binaires (BIT), par contraction de l’expression anglaise Binary digIT = BIT.
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4. Système de numération
Pour écrire un chiffre on ne peut utiliser que ces deux symboles. Ainsi l'écriture suivante est correcte :
N= (11001)2 . En revanche l'écriture suivante ne l'est pas : N= (20315)2 . Dans cette dernière écriture les
symboles 2, 3 et 5 sont interdits car la base binaire (indiquée par l'indice 2).
Tout ceci est très bien, mais que vaut le chiffre (11001)2 dans la base 10 (qui est pour nous la base
naturelle) ?
Tout d'abord nous allons décomposer le nombre dans sa base (comme ci-dessus). Nous avons donc :
N = 1×24 + 1×23 + 0×22 + 0×21 + 0×20
Il ne reste plus qu'à calculer ce que nous venons d'écrire, ainsi N= (11001)2 vaut (25)10
Exemple: (11010,01)2 = 1×24 + 1×23 + 0×22 + 1×21 + 0×20 + 0× 2−1 + 1× 2−2
= 16 + 8 + 0 + 2 + 0 + 0 + 0,25
= (26,25)10
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4. Système de numération
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4. Système de numération
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4. Système de numération
4. Changement de Base
i. Conversion vers Décimal
Une formule mathématique générale permet de convertir n’importe quel nombre exprimé dans une base N
en un nombre décimal.
❖ Binaire → Décimale
La conversion binaire - décimal est très simple, il suffit de multiplier chaque bit par la puissance de 2
correspondantes.
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4. Système de numération
Exemple:
▪ (10011010)
=
=
=
=
▪ (1001010)2 = 1×26 + 0×25 + 0×24 + 1×23 + 0×22 + 1×21 + 0×20
= 64 + 0 + 0 + 8 + 0 + 2 + 0
= (74)10
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4. Système de numération
Il suffit de connaître les puissances de 2 pour savoir interpréter directement un octet.
Rappel des premières puissances de 2.
20 = 1 26 = 64
21 = 2 27 = 128
22 = 4 28 = 256
23 = 8 29 = 512
24 = 16 𝟐𝟏𝟎 = 1024 : le kilo informatique
25 = 32
❖ Octale → Décimale
La conversion de la base 8 à la base 10 consiste à l’addition des puissances de 8 de chaque terme.
▪ (123)8 = 1×82 + 2×81 + 3×80 = (83)10
D’où 123 en base 8(octal) correspond à 83 en base 10(décimal)
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4. Système de numération
▪ (1435)8 = 1×83 + 4×82 + 3×81 + 5×80 = (797)10
D’où 1435 en base 8(octal) correspond à 797 en base 10(décimal)
❖ Hexadécimale → Décimale
La conversion de la base 16 à la base 10 consiste à l’addition des puissances de 16 de chaque terme.
Dans la base 16 : A=10,B=11,C=12,D=13,E=14,F=15
▪ (6𝐶5)16 = 6×162 + C×161 + 5×160 = 6×162 + 12×161 + 5×160 = (1733)10
▪ (1𝐵𝐶)16 = 1×162 + B×161 + C×160 = 6×162 + 11×161 + 12×160 = (444)10
ii. Conversion Décimal vers les autres bases
La méthode de la division successive sert à transformer n'importe quel nombre dans n'importe quelle
base. Pour transformer un nombre décimal en un nombre de base N il suffit de diviser le nombre
décimal par la base N jusqu'à obtenir un quotient inférieur à la base. Le résultat recherché se compose
du dernier quotient et de tous les restes des divisions successives pris dans l'ordre inverse. Le reste de
chaque division donne l'unité, la dizaine, la centaine, … 18
4. Système de numération
❖ Décimale → Binaire
Ceci revient à faire des divisions entières par 2.
▪ (77)10 :
77 2
76 38 2
1 38 19 2 La lecture du résultat se fait toujours en
0 18 9 2 plaçant le dernier quotient en premier et en
1 8 4 2 écrivant les restes successifs dans l'ordre
1 4 inverse où ils sont apparus.
2 2
0 2 1
0
(77)10 = (1001101)2
19
4. Système de numération
▪ (77)10 : 77 8
72 9 8
5 8 1 (77)10 = (115)8
1
❖ Décimale → Hexadécimale
On fait les divisions successives par 16 mais il faut considérer les nombres supérieurs à 10
qui sont représentés par les lettres : A=10, B=11, C=12, D=13, E=14, F=15, G=16
▪ (154)10 :
(154)10 = (9 (10))16 = (9𝐴)16
144
10 0
9
20
4. Système de numération
▪ (444)10 : 444 16 (444)10 = (1(11)(12))16 = (1𝐵𝐶)16
432 27 16
12 16 1 B=11
C=12
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iv. Conversion Octal vers binaire et inversement
➢ Pour convertir un nombre octal A2 A1 A0 en binaire, il suffit donc de remplacer chaque chiffre Ai par son
équivalent à base 2, exprimé sur 3 bits.
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4. Système de numération
Exemple: (7241) = (111010100001)
8 2
➢ Pour passer du binaire à l’octal, il faut subdiviser le nombre binaire à des groupes de 3 bits, et donner
l’équivalent de chacun en octal sur 3 bits.
Exemple: (10101000010)2 = (2502)8
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4. Système de numération
v. Conversion Hexadécimale vers binaire et inversement
➢ Pour convertir un nombre hexadécimal A2 A1 A0 en binaire, il suffit donc de remplacer chaque chiffre Ai
par son équivalent à base 2, exprimé sur 4 bits (puisque 16 = 24 /4 = nombre de bits dans chaque groupe).
Exemple: (F14A)16 = (1111000101001010)2
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4. Système de numération
➢ Pour passer du binaire à l’hexadécimal, il faut subdiviser le nombre binaire à des groupes de 4 bits, et
donner l’équivalent de chacun en hexadécimal sur 4 bits
Exemple: (101101110000010)2 = (3B82)16
Remarque: La différence entre un entier et une "quantité" (entier non signé) est le signe. Ce signe peut être
un "+" ou un "-". Or il suffit d'une seule valeur binaire pour coder une information pouvant prendre deux états.
On va donc considérer que l'un des bits est le « bit de signe ». Ce sera le 8ème bit.
La convention est la suivante : 0 => positif (+)
1 => négatif (-)
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4. Système de numération
Ainsi cet octet serait interprété de la manière suivante :
Interpréter le huitième bit comme un bit de signe revient dans cet exemple à retirer la valeur 128 à la quantité
154. Nous pouvons donc écrire des valeurs comprises entre +127 et -127 d'après ce codage.
Cette interprétation est juste pour les entiers positifs, mais fausse pour les entiers négatifs.
➢ Entier Positif : En partant de la valeur centrale 0, on obtient les valeurs positives successives en ajoutant
la valeur binaire 1 à chaque fois. La plus grande valeur entière positive sur 8 bits est donc +127.
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4. Système de numération
➢ Entier négatif: En partant de la valeur centrale 0, on obtient les valeurs négatives successives en retirant la
valeur binaire 1 à chaque fois. Pour pouvoir retirer 1 à 0 on suppose que 0 (sur 8 bits) est en réalité un
nombre binaire sur 9 bits, donc le 9ème bit à 1 à disparu ( 1 00000000). La plus grande valeur entière
négative sur 8 bits est donc -128.
5. Opérations sur le binaire
i. Addition
L'addition en binaire se fait avec les mêmes règles qu'en décimale : On commence à additionner les bits
de poids faibles (les bits de droite) jusqu’au bit de poids le plus fort (celui tout à gauche).
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4. Système de numération
Lorsque la somme de deux bits de poids égaux dépasse la valeur la plus grande (1 dans le cas du binaire),
on reporte la retenue 1 au bit suivant (à gauche) et on inscrit 0 pour la somme des deux bits égaux.
Principes de base: 1 + 0 = 1
0+1=1
0+0=0
1 + 1 = 0 retenue 1
0
1 + 1 + 1 = 1 retenue 1 => (1+1) +1 =1 retenue 1
Exemple: (100011011)2 + (1111010)2
Retenues 1 1 1 1 1
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4. Système de numération
ii. Soustraction
Dans la soustraction binaire, on procède comme en décimal. Quand la quantité à soustraire est supérieure
à la quantité dont on soustrait, on emprunte 1 au voisin de gauche. En binaire, ce 1 ajoute 2 à la quantité
dont on soustrait, tandis qu'en décimal, il ajoute 10. Dans l'exemple suivant, on doit soustraire 0 - 1 pour le
bit de droite. 0 étant inférieur à 1,on emprunte 1 au bit de gauche et on a maintenant 10 – 1 = 1. Ensuite on
retranche cet emprunt du bit de gauche, et on a 1 - 0 - 1 = 0.
Principes de base: 1 - 0 = 1 Le 1 emprunté
0 - 1 = 1 avec emprunt de 1
0-0=0
1
1-1=0
1 - 1 - 1 = 1 avec emprunt de 1 Le 1 retranché 1
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4. Système de numération
Exemple: (101110)2 - (11011)2
1 1 1
1 1 1
Remarque: Une soustraction peut toujours se ramener à une addition, si on rend négatif son second terme ,
ainsi : [A - B] = [A + (-B)].
La méthode la plus utilisée pour rendre négatif un nombre binaire est la méthode du complément à 2
=> Le complément à 2 d'un nombre binaire s'obtient simplement en prenant le complément à 1 de ce
nombre et en ajoutant 1 au bit de son rang de poids le plus faible.
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4. Système de numération
=> Le complément à 1 d'un nombre binaire s'obtient en changeant chaque 0 par un 1 et chaque 1 par un 0.
Voici une illustration de cette marche à suivre:
• Nombre binaire initial: 1 0 1 1 0 1
• Complément de chaque bit pour obtenir le complément à 1: 0 1 0 0 1 0
Le complément à 1 de 101101 est 010010
Exemple: 195 - 96 = 195 + (- 96)
Soit en binaire: 195 = (11000011)2
96 = (01100000)2
Si l’on travaille en représentation signée, le nombre 195 (+195) et (96) doit être représenté sur plus de 8 bits
si l’on veut que son bit de signe soit positif. Nous travaillerons donc sur 9 bits pour représenter son signe.
Dans ce cas 195 = (011000011)2 et 96 = (001100000)2
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4. Système de numération
Nombre 96 = 001100000
- Complément à 1 : 110011111
- Complément à 2 : 110011111
+ 000000001
110100000
D’où on trouve: (- 96)= 110100000
Bit de signe:
0 = positif
1= négatif
L’opération 195 – 96 = 195 + (-96) s’écrit : 1
Donc 99 = (+99) = (𝟎𝟎𝟏𝟏𝟎𝟎𝟎𝟏𝟏)𝟐 31
4. Système de numération
6. Capacité de mémorisation de 1, 2, .. N octets
La valeur numérique que l'on peut écrire sur un octet dépend du nombre maximal binaire sur 8 bits.
Plus généralement la plus grande valeur décimale codée sur N bits est : 𝟐𝑵 – 1
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4. Système de numération
Remarque : Pour les puissances N supérieures à 10, la formule mathématique suivante facilite le calcul :
Exemple:
Nous pouvons en déduire les valeurs décimales maximales qu'il est possible de mémoriser sur 1,2,3,4
octets. La valeur minimale sera toujours 0
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4. Système de numération
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4. Système de numération
7. Domaines d’application du binaire
Le binaire est partout en informatique. Aussi bien dans les ordinateurs, les réseaux, les fichiers textes, etc.
i. Couleur en HTML
Le codage des couleurs de fond des pages web se fait en indiquant la quantité de Rouge Vert Bleu, les trois
couleurs primaires (RGB en anglais), qu'il faut mélanger. Dans la page "web" chaque couleur est codée sur 1
octet. Chaque couleur pourra varier de la valeur 0 à 255.
La syntaxe dans le langage HTML est :
BGCOLOR=#RRVVBB
Où RR est l'intensité (0 à 255) du Rouge exprimé en hexadécimal
VV est l'intensité (0 à 255) du Vert exprimé en hexadécimal
BB est l'intensité (0 à 255) du Bleu exprimé en hexadécimal
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4. Système de numération
Ainsi, pour un fond de page « web » en vert, il faut coder les 3 octets de la manière suivante :
La syntaxe dans le langage HTML sera donc : BGCOLOR=#00FF00
ii. Réseau : Adressage MAC et IP
➢ La première adresse est l'adresse « physique » de la carte réseau, l'adresse MAC. Elle a la forme
suivante :
[Link].F3
C'est donc une suite de 6 octets exprimés en hexadécimal, qui permettent d'identifier le numéro de la carte
réseau de la machine.
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4. Système de numération
➢ La seconde adresse « plus visible » est l'adresse « internet » ou adresse IP. Elle a la forme suivante :
[Link]
C'est une suite de 4 octets exprimés en décimal, qui permettent d'identifier l'adresse internet de la machine.
On donne généralement un nom plus clair à cette adresse numérique sous la forme :
Le domaine principal est fr. Il peut donc y avoir 256 grands domaines dans le monde (fr, us, org, com,
edu, gov, gouv, net…) en théorie.
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4. Système de numération
- Le sous-domaine de fr est jussieu. En France, il peut y avoir 256 sous-domaines (jussieu, inra, inria,
…) en théorie.
- A jussieu, il peut y avoir 256 sous-domaines, dont le cicrp en théorie.
- Et au cicrp il peut y avoir 256 machines, en théorie
Le nombre total théorique de machines dans le monde est donc de :
256 × 256 × 256 × 256 = 2564 = 4 294 967 296
Ce nombre est théorique car certaines adresses sont réservées pour la gestion du réseau, ou pour des
réseaux privés. Le nombre réel de machines est donc inférieur.
Cette limitation du nombre de machines dans le monde ou dans un sous-réseau (256 au maximum) a
engendré l'émergence de nouveaux protocoles tels que DHCP ou IPV6.
Le protocole DHCP permet par exemple de gérer 400 machines avec seulement 256 adresses, par une
gestion dynamique des adresses. C'est donc la pénurie d'adresses IP qui a provoqué cette gestion
particulière.
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4. Système de numération
iii. Couleur d’un écran
Chaque point de l'écran peut prendre une couleur différente. Le nombre de couleurs possibles pour un
point (pixel) dépend de la valeur binaire que l'on peut écrire sur un, deux, N octets. La couleur de chaque
point est numérotée. Si chaque pixel est codé sur un octet alors la couleur d'un pixel varie de 0 à 255. Ce
qui correspond à 256 couleurs. Si l'écran possède une résolution de 1000 pixels x 1000 pixels, soit 1 million
de pixels, alors il faut 1Mo de RAM graphique pour gérer l'affichage.
iv. Codage des caractères
Un caractère est une information non numérique. Nous avons vu jusque-là des conversions de données
numériques en binaire, mais comment coder une information non numérique ? Pour coder un caractère, il
faut numéroter l’ensemble des caractères, puis coder le numéro de ce caractère.
❖ La table ISO
L’organisme ISO a proposé une table de codage de 256 caractères, structurée en deux parties :
- De 0 à 127 les caractères informatiques et les caractères alphabétiques.
- De128 à 255 les accents sans déplacement (pas les caractères accentués). 39
4. Système de numération
Cette table permet d’avoir tous les accents pour l’ensemble des langues nationales. Cette table utilise
tous les codages binaires possibles de l’octet (256 codages). On dit que c’est une table de codage sur 8-
bits.
❖ La table ASCII
Les Américains n’utilisant pas d’accent, ont choisi de ne pas utiliser cette table internationale normalisée.
Ils ont défini leur propre table reprenant la première partie de la table ISO (128 caractères).
Ceci a eu une grande incidence pour l’informatique mondiale. A cette époque, tout ce qui se faisait en
informatique venait des Etats-Unis. Ainsi tous les informaticiens tapaient du texte sans aucun accent.
Ceci ne posait pas de réels problèmes puisqu’ils écrivaient avant tout des programmes. Cette table se
nomme la table ASCII (Americain Standard Code for Information and Interchange).
Cette table n’utilise pas tous les codages binaires possibles de l’octet (128 codages). Seuls 7 bits de
l’octet sont utilisés. On dit que c’est une table de codage sur 7-bits.
Le 8ème bit reste toujours à 0 dans ce codage.
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4. Système de numération
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4. Système de numération
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4. Système de numération
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Références
1. Rashidi Ngumbi Lambert, COURS DE L'INITIATION DE L'INFORMATIQUE
2. Omar El Kharki & Jamila Mechbouh, LES COMPOSANTS D’UN ORDINATEUR,
3. G. Santini, J.-C. Dubacq, INTRODUCTION A L’INFORMATIQUE, IUT de Villetaneuse, 2016
4. Jean KAKULE MUSUBAO, COURS D'INFORMATIQUE GENERALE, 2022
5. Dieu Merci KOKE YA KOKE, COURS D'INFORMATIQUE GÉNÉRALE L1 INFORMATIQUE LMD, 2024
6. Jean-Michel LERY, LE BINAIRE,
7. [Link]
Ordinateurs
8. [Link]
9. [Link]
10. [Link]
11. [Link]
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