Inventaire des légumineuses à Sétif
Inventaire des légumineuses à Sétif
Thèse
Présentée par
BOUCHELOUCHE ASMA
Thème
Inventaire floristique des légumineuses des hautes plaines
Sétifiennes : composition systématique, types biologiques,
et importance socio-économique
Soutenue publiquement le 01/ 02 / 2024
Devant le Jury
من أجل المساهمة في حفظ ،و تثمين أنواع البقوليات في منطقة سطيف ،تم إجراء جرد نباتي محدد للبقوليات
في محطتين دراسيتين :غابة بوطالب وجبل مجرس ،حيث تم وضع قائمة نباتية تضم 51نوعًا ونوعا فرعيا من النباتات
من عائلة البقوليات ،موزعة على 81جنسًا ؛ والتي تمثل ما يقرب من ٪88من أنواع البقوليات المتواجدة في الجزائر،
وحوالي ٪72من أجناس البقوليات المحلية .أظهر تحليل الطيف البيولوجي هيمنة نباتات ، therophytesممثلة بنسبة
٪45.45في غابة بوطالب ،و ٪46في جبل مجرس .أما بالنسبة للكورولوجيا ،فهناك سيطرة لعناصر البحر األبيض
المتوسط ،بنسبة ٪54.54على مستوى غابة بوطالب ،و ٪46على مستوى جبل مجرس .معايير التوطن واضحة على
مستوى غابة بوطالب ،حيث لوحظ وجود 4أنواع من البقوليات متوطنة ،مع تسجيل 6أنواع نادرة من البقوليات .تنتمي
البقوليات المحصاة إلى الفصيلة الفرعية Papillionnodeaموزعة على 4فصائل ،وتعتبر فصيلة Trifoliaeaاألكثر
ثرا ًءا ،أغلب البقوليات المحصاة هي أنواع سنوية ( ٪24في مجرس و ٪58.58في غابة بوطالب) .أظهر التحليل العددي
للبقوليات ،نمط توزعها وفق متغيرات بيئية ،مثل االرتفاع واالنحدار .تحتوي النباتات البقولية المحصاة على أنواع ذات
إمكانات رعوية /علفية ،والتي تعد أحد األصول لتطوير تربية الماشية في المنطقة ،كما تحتوي على نباتات طبية ،نباتات
تستميل النحل ،و نباتات ذات أهمية بيئية وإيكولوجية،و تجدر اإلشارة إلى أن أصناف البقوليات تواجه ضغوطًا مختلفة ،بما
في ذلك الرعي المفرط .بهدف تحديد انواع البقوليات ذات األولوية في عملية التثمين ،تناول البحث دراسة عرقية حول:
( Ceratonia siliqua L.شجرة الخروب) .هذا النوع المعروف بوجوده في شمال والية سطيف ،قد تبين أنه نوع له
استخدامات متعددة ،يساهم في تحسين الصحة والتغذية و دخل المجتمعات المحلية ،كما انه يؤدي وظائف إيكولوجية وبيئية
مختلفة .منطقة سطيف هي موطن لتنوع بيولوجي مهم للنباتات من عائلة البقوليات ،تحتوي على إمكانات اقتصادية ،
اجتماعية وبيئية استثنائية ،ومن هنا تأتي الحاجة إلى وضع استراتيجيات إدارة وتنمية لهذا المورد الطبيعي .
الكلمات المفتاحية :البقوليات ،سطيف ،جرد النباتات ،األهمية االقتصادية واالجتماعية Ceratonia siliqua L. ،
RÉSUMÉ
With the aim of contributing to the preservation and valorization of legume species in
the Sétif region, a specific floristic inventory of legumes was carried out at two study stations:
the forest massif of Boutaleb and Djebel Megress. A global assessment of 51 species and
subspecies of legumes was drawn up, divided into 18 genera; which represents nearly 11% of
the specific richness, and nearly 27% of the generic richness, of legumes of the Algerian flora.
The biological spectrum shows a dominance of therophytes, represented by 45.45% in the
Boutaleb forest, and by 64% in Djebel Megress. As for the chorology, there is a dominance of
Mediterranean elements, with 54.54% at the level of Boutale Forest, and 60% at the level for
djebel [Link] endemism criteria are well marked at the Boutaleb forest, where 6
endemic Fabaceae species have been recorded. However, the presence of 4 rare species of
Fabaceae has been noted. The legumes inventoried belong to the Papillionnodea subfamily,
and are divided into 6 tribes, of which the Trifoliaea tribe is the richest in species.
Morphologically, the majority of identified legumes are annual species (76% in Jebel
Megress, and 51.51% in the Boutaleb forest). The numerical analysis of the inventoried
legumes showed us the pattern of their distribution, according to environmental variables such
as altitude, slope... The legume flora recorded contains species with pastoral/forage
potential, which constitutes an asset for the development of livestock farming in the region; it
thus contains: melliferous species, medicinal species, and species of environmental and
ecological interest. However, it should be noted that legume taxa face various anthropogenic
pressures, including overgrazing. In order to identify the priority legume species to be valued,
an ethnobotanical study concerned: Ceratonia siliqua L. (The carob tree). This species, whose
presence is known to the north of the wilaya of Sétif, has proven to be a multi-use species,
which contributes to improve the health, nutrition, and income of local communities, and it
thus fulfills various ecological functions. The Setif region, is home to an important specific
diversity of legumes, with an exceptional economic, social and ecological potential ; hence
the need, to put in place management and development strategies, for this natural resource.
Type chorologique
Type biologique
Ph Phanérophyte
Thé Thérophyte
He Hémicryptophyte.
Ch Chaméphyte.
Nph Nanophanérophyte
Appréciation d’abondance
AC Assez commun
C Commun
CC Très commun
AR Assez rare
R Rare
RR Très rare
Liste des Figures
INTRODUCTION GÉNÉRALE
La biodiversité, fournie des biens et des services essentiels à la vie humaine (Bini et
al., 2005). La flore spontanée, élément vital de la biodiversité, maintient l’équilibre
socioéconomique des populations des pays en développement, notamment en milieu rural
(Guigma et al. 2012).
En effet, les plantes sont des ressources naturelles importantes pour l’homme, en raison
de leurs valeurs nutritionnelles, et médicinales, et leur contribution significative à l'économie
de nombreux pays, ce qui fait de la diversité végétale, une ressource précieuse, qu’il convient
de protéger (Dupriez et Leener, 1993 ; Nzuki, 2016).
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INTRODUCTION GÉNÉRALE
Les écosystèmes du Sétifois, sont réputés par leurs richesses floristiques, et leurs
diversités écologiques (Madoui et al., 2017) ; dans le but, de contribuer à la conservation, et à
la valorisation, de la flore qui y existe, une attention particulière fut donnée, à la famille des
légumineuses, qui constitue un bon exemple d’étude, en raison de son importance sur
plusieurs plans.
La famille des légumineuses, encore appelée les Fabaceae, est une famille de plante à
distribution cosmopolite. C’est l’une des plus grandes familles des angiospermes, avec prés
de 20.000 espèces, et 770 genres, réparties dans le monde, ce qui la classe en troisième rang,
en termes de nombre d'espèces, après les Asteraceae et les Orchidaceae (LPWG, 2017).
Le déclin actuel, des écosystèmes, des habitats, des espèces, et de la diversité génétique
dans le monde, mais surtout dans la région méditerranéenne, fait croitre l'importance, de la
préservation, et de l’utilisation des espèces de légumineuses en méditerranée, d’autant que la
famille de légumineuses, contribue à la sécurité alimentaire, sur divers plans (alimentation
humains et alimentation du bétail), et joue aussi un rôle dans le fonctionnement des
écosystèmes naturels, dans la région méditerranéenne, et d’autre région du monde (Maxted et
Bennett, 2001).
- Les analyses phytochimiques (Bouakaz, 2006 ; Lograda, 2010 ; Ati ,2018 ; Mokhtari, 2012)
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INTRODUCTION GÉNÉRALE
Toutefois, cette famille n’était pas encore étudiée dans sa globalité, et les connaissances
relatives à la diversité spécifique des Fabaceae, et à l’utilisation durable de cette ressource
végétale, dans les différents aspects de la vie, demeurent encore limitées en Algérie. C’est
pourquoi il est nécessaire, dans la perspective de la conservation et de la valorisation, de cette
ressource naturelle, de mener une telle investigation.
Ceratonia siliqua L. est une espèce largement répartie au Nord de l’Algérie (Kocherane
et al., 2021), et constitue un exemple intéressant d'espèce à usages multiples (Benmahioul et
al., 2011). L’ethnobotanique est un domaine interdisciplinaire, qui étude les relations entre les
plantes et les humains (Albuquerque et Hanazaki, 2009).
Á la lumière de toutes ces données, l’objectif global de notre recherche, vise à mieux
connaitre, la famille des légumineuses de la région de Sétif, sur plusieurs aspects :
composition systématique, types biologiques, et importance socio-économique. Plus
spécifiquement il s’agit de :
Dresser une liste floristique des espèces de légumineuses présentes à la région de Sétif
Déterminer la composition systématique, la chorologie, et les types biologiques des
légumineuses recensées, et identifier leurs importances socio-économiques.
Déterminer les menaces qui pèsent sur la flore de légumineuses dans la région d’étude.
Déterminer la contribution de Ceratonia siliqua L. dans les activités socio-économiques
de la population locale.
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INTRODUCTION GÉNÉRALE
Pour répondre à ces objectifs, nous avons structuré notre manuscrit, en quatre
chapitres :
Le premier chapitre, est consacré à une synthèse bibliographique sur la famille des
légumineuses, avec une description de Ceratonia siliqua L.
Le deuxième chapitre, concerne la présentation du milieu d’étude, sur plusieurs plans :
Géographique et biogéographique (en combinant l’approche cartographique), climatique et
bioclimatique, socio-économique.
Le troisième chapitre, rapporte la démarche méthodologique, des différentes approches
menées dans ce travail.
Le quatrième chapitre, traite les résultats et discussion, notamment la liste des légumineuses
recensées commentée, la synthèse biologique et morphologique, l’importance socio-
économique des espèces légumineuses recensées, et l’importance socio-économique de
Ceratonia siliqua L. pour la population locale.
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CHAPITRE I : Synthèse Bibliographique
CHAPITRE I Synthèse Bibliographique
Introduction
Une synthèse bibliographique, sur la famille des légumineuses, s’avère indispensable
au préalable du lancement des études de terrain. Nous examinons dans ce chapitre, une
synthèse descriptive de la famille des légumineuses, en abordant plusieurs axes :
la taxonomie, l’écologie, la systématique, et l’importance économique. On aborde également
une description générale de Ceratonia siliqua L.
1. Généralité
La famille des légumineuses, possède deux noms scientifiques à la fois valides, et
utilisables alternativement : Leguminosae et Fabaceae (Greuter et al., 2000) (Le terme
Fabaceae, est privilégié, dans le cadre de la nouvelle classification phylogénétique des
angiospermes ‘APG’ ). La famille des Fabaceae (de faba, la fève), doit son unité à son fruit,
appelé gousse ou légume, ce qui est à l'origine de l'autre dénomination de légumineuses
(Morel, 2011).
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CHAPITRE I Synthèse Bibliographique
Selon la classification actuelle des angiospermes (APG IV), la famille des Fabaceae se
situe dans l'ordre des Fabales (Fig 01).
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CHAPITRE I Synthèse Bibliographique
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CHAPITRE I Synthèse Bibliographique
L’origine monophylétique de la famille des légumineuses, a été certifiée par des études
phylogénétiques, basées sur le gène chloroplastique, qui code pour la sous-unité : riboulose-
1,5- bisphosphats (rbcL) (Wojciechowski, 2004).
- Faboideae (Papilionoideae)
- Caesalpinioideae
- Mimosoideae
Cependant, ces dernières années, d'importants efforts ont été déployés, pour améliorer la
taxonomie des légumineuses. Récemment, l’équipe scientifique « Legume Phylogeny
Working Group» (LPWG), a publié en 2017, une nouvelle classification, reconnaissant six
sous-familles des Fabaceae.
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CHAPITRE I Synthèse Bibliographique
La sous famille des Caesalpinioideae, est composée des arbres ou des arbustes, et se
trouve principalement, dans les régions tropicales, ou subtropicales, elle comprend 2250
espèces, réparties en 180 genres, distribués au sein de 4 tribus, et les genres Caesalpineae,
Cassiae, Cercidea et Gleditzia, sont représentatifs de cette sous-famille (Lewis et al., 2005 ;
Botineau, 2010). Les Caesalpinoideae, possèdent des fleurs irrégulières, en forme de
papillon, avec 5 pétales, le pétale supérieur étant situé à l’extérieur des autres pétales, et les
étamines sont unis en général (Judd et al., 2002).
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CHAPITRE I Synthèse Bibliographique
Avec 504 genres, et 13 800 espèces, regroupées en 28 tribus, les Faboideae, également
connues sous le nom de Papilionoideae, constituent la sous-famille, la plus vaste, et la plus
diversifiée, de la famille des Fabaceae (Lewis et al., 2005).
La fleur des Faboideae, a la forme d'un papillon, avec deux pétales latéraux ou ailes, un
étendard composé d'un pétale supérieur, deux pétales inférieurs formant la carène, et cinq
sépales soudés en tube, et des étamines au nombre de 10, généralement contenues dans les
pétales (Fig. 3) (Maxted et Bennett, 2001).
Figure 3 : Dissection d’une fleur de Pisum sativum L. (La sous famille des Faboideae)
(Crémer ,2014)
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CHAPITRE I Synthèse Bibliographique
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CHAPITRE I Synthèse Bibliographique
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CHAPITRE I Synthèse Bibliographique
légumineuses (principalement les Papilionoideae, et les Mimosoideae) (De Faria et al., 1989 ;
Macumu et al.,2015).
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CHAPITRE I Synthèse Bibliographique
Figure 7 : Les principaux caractères morphologiques des feuilles chez les légumineuses
(Doré, 2000)
Feuilles
a : Simple unifoliolée b : Composée bifoliolée c : Composée trifoliolée d : Composée
multifoliolée à nombre pair de folioles e : Composée multifoliolée à nombre impair de
folioles
Stipules
1 : Absente 2 : Libre 3 : Soudées aux pétioles dentés 4 : Soudées aux pétioles engainantes
5 : Soudées opposées au pétiole
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CHAPITRE I Synthèse Bibliographique
Les étamines, sont typiquement nombreuses, entourées de la carène et des filets soudés,
forment un tube autour de l'ovaire ; de façon distinctive, toutes les légumineuses possèdent un
carpelle unique, un ovaire, surmonté d'un style et d'un stigmate (Merzoug et al., 2008) .
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CHAPITRE I Synthèse Bibliographique
- Inflorescence en épi, dont les fleurs reposent directement sur l’axe floral.
- Inflorescence en grappe, avec des fleurs insérées sur l’axe floral à travers un pédoncule
ou un pédicelle.
- Inflorescence en ombelle, où les fleurs à pédicelles d'égale longueur, partent du
sommet floral, ‘ombelles’ constituées de fleurs insérées, au même point de la tige,
fleurs toutes disposées sur une même surface sphérique, parfois même planes.
- Inflorescence en capitule, avec des fleurs sans pédoncules, qui reposent directement
sur un réceptacle court et dilaté de l’axe floral.
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CHAPITRE I Synthèse Bibliographique
Le fruit, est l’élément qui distingue la famille des Fabaceae, aussi appelé gousse ou
légume, fréquemment sec, monocarpellaire, déhiscent, ou indéhiscent, uniloculaire ou
biloculaire ; sa taille varie de quelques centimètres, à une trentaine de centimètres. La gousse
peut être sèche ou pulpeuse, comprimée ou aplatie, spiralée ou articulée, avec une couleur vert
vive (Botineau, 2010) (Fig. 11).
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CHAPITRE I Synthèse Bibliographique
La terre, compte actuellement prés de 400.000 espèces végétales, dont environ 5%,
appartiennent à la grande famille des Fabaceae (Saikia et al., 2020). En termes de nombre
d’espèces, les Fabaceae se classent au troisième rang, parmi toutes les familles du monde
végétal, derrière les Asteraceae et les Orchideae (Judd et al., 2002).
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CHAPITRE I Synthèse Bibliographique
Toutefois, et selon Lewis et al (2005), plus d'un quart de toutes les espèces de la famille
de Fabaceae, au niveau mondial, appartiennent à seulement cinq genres à savoir:
Astragalus (plus de 2400 espèces), Acacia (plus de 950 espèces), Indigofera (eviron 700
espèces), Crotolaria (environ 700 espèces), et Mimosa (environ 500 espèces).
Cependant, il est important de noter, que la famille des légumineuses, est une
composante majeure de la région méditerranéenne. Cette dernière, présente une forte
concentration de légumineuses, avec 91 genres et 1956 espèces, et 495 sous-espèces (Maxted
et Bennett, 2001). Cela, montre que la région méditerranéenne, est un centre important de
diversité, pour les espèces de légumineuses, elle est le centre d'origine, et de diversité
primaire, de nombreux pâturages tempérés, et de légumineuses fourragères, et constitue donc
une importante ressource génétique de ces espèces (Mathisson, 1983).
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CHAPITRE I Synthèse Bibliographique
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CHAPITRE I Synthèse Bibliographique
Toutefois, il convient de noter, que la relation symbiotique avec les bactéries du sol,
n’est pas uniformément répartie, entre les trois sous-familles de légumineuses, où 97% des
Papilionoideae, et 90% des Mimosoideae, sont capables d’établir cette symbiose, tandis que
seulement 23% des Caesalpinoideae, sont capables de l’établir (Doyle et Luckow, 2003).
L'azote, principal nutriment pour la plante, est un élément clé dans la production de
molécules importantes, telles que les protéines, et la chlorophylle, ainsi que dans la synthèse
des enzymes photosynthétiques (Duhoux et Nicole, 2004). Bien qu'il soit abondant sur terre
(Représentant environ 78% de l’atmosphère terrestre), l’azote (N) n'est absorbé par les
plantes, que sous forme de nitrates (NO3), et d'ammonium (NH+), pour fabriquer diverses
macrmolécules indispensables à leur vies, comme les protéines et les acides aminés (Saikia et
al., 2020).
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CHAPITRE I Synthèse Bibliographique
Les légumineuses, sont une famille de plante, qui produise une variété de métabolites
secondaires, agissant comme composés de défense, contre les herbivores et les microbes, et
comme des composés de signalisation, pour attirer les pollinisateurs, et elles produisent
davantage de métabolites secondaires, contenant de l’azote, que d'autres familles de plantes
(Wink ,2013). Ces métabolites, comprennent : des alcaloïdes, des acides aminés non
protéiques, des glycosides cyanogéniques, des peptides, ainsi que des composés non azotés,
tels que : les composés phénoliques (phénylpropanoïdes, flavonoïdes, tanins et coumarines) et
terpéniques (triterpènes et stéroïdes), et des polycétides (Khouni, 2016). Certains métabolites
secondaires, sont largement distribués (flavonoïdes, triterpènes, pinitol), mais d'autres sont
présents dans un nombre limité de taxons (Wink, 2013).
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CHAPITRE I Synthèse Bibliographique
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CHAPITRE I Synthèse Bibliographique
Le caroubier est une essence méditerranéenne typique, son aire de répartition comprend
des zones de plateaux et de moyenne montagne, jusqu'à 1700 m d'altitude (Kocherane,2020).
Agissant comme une véritable espèce résistante à la sécheresse, le caroubier, est insensible à
la nature du sol, il tolère les sols pauvres, sableux et calcaires (Rejeb, 1995).
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CHAPITRE I Synthèse Bibliographique
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CHAPITRE II : Présentation du milieu d’étude
CHAPITRE II Présentation du milieu d’étude
Introduction
Notre étude, a été menée dans la wilaya de Sétif, capitale des hauts plateaux. Dans ce
chapitre, une description du milieu d’étude, est entamée, suivant plusieurs axes : le milieu
physique, le milieu biogéographique, et le milieu socio-économique.
Afin de mieux représenter, notre milieu d’étude, et pour apporter davantage de précision
et de clarté, dans la description des différentes stations d’étude choisies, on a eu recours, à la
réalisation des cartes thématiques, à partir du MNT (Modèle Numérique du Terrain) (Annexe
01), qui est une représentation numérique de la topologie du milieu, téléchargeable à partir du
site USGS Earth Explorer: [Link] .
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CHAPITRE II Présentation du milieu d’étude
La capitale des hauts plateaux, présente un relief, assez accidenté dans sa partie
septentrionale, dominé par des montagnes boisées, et un relief plutôt plat, dans les parties
centrales et sud. L’altitude oscille entre 290 m à 2000 m (Rouabhi, 2014) (Fig 18)
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CHAPITRE II Présentation du milieu d’étude
Le relief de la wilaya de Sétif, peut être schématiquement décomposé en trois grandes zones
(Fig 19 ) :
- Zone de montagnes (pente > 12%) , bien représentée au Nord et au Sud, par les
montagnes de : Babor et Bibene au Nord (Rouabhi, 2014), et les montagnes du Hodna,
au Sud et Sud-Ouest de la région, avec un point culminant à djebel Boutaleb, de 1890m
(Djemmal, 2018).
- Zone des hautes plaines (3% < pente < 12%), relativement plate, où l’altitude oscille
entre 800 m à 1200 m. Cependant, de petits masses montagneuses y apparaissent dont :
djebel Megress (1757 m), djebel Braou (1263 m), djebel Youcef (1442 m), djebel
Zdimm (1200m) (Rouabhi, 2014).
- Zone de dépression (pente < 3%), située dans le Sud et le Sud Est de la wilaya,
pratiquement plate, se caractérise par la présence des `chotts' ou dépression salées
(Moufok, 1997).
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CHAPITRE II Présentation du milieu d’étude
Selon les informations du milieu physique, et suivant la richesse floristiques dans divers
endroit : forêt, montagne.., et dans le but de parcourir la région de Sétif, selon un gradient
Nord -Sud, trois grands ensembles ont pu être dégagés, à savoir :
Après une prospection préliminaire, des trois stations citées auparavant, et à cause de la
superficie importante des trois ensembles dégagés, en plus de la limite du temps, et le manque
de moyens, on a dû réviser nos ambitions à la baisse, et on s’est focalisé, sur les deux
ensembles : Djebel Megress situé au Nord chef lieu de la wilaya de Sétif, et le massif forestier
de Boutaleb, situé à 60 km au Sud (Fig 20).
Le choix, de ces deux stations, a été guidé par le potentiel floristique y existant, et par
rapport à l’accessibilité au terrain. En effet, la forêt de Boutaleb, recèle un potentiel floristique
important, et diversifié (Merikhi, 1995 ; Madoui, 1995; Sedjar, 2012), de même pour djebel
Megress, qui abrite une flore diversifiée et riche (Boulaacheb, 2009) .
Cependant, le Nord de la wilaya de Sétif, a été réservé à une autre étude, dans le même
contexte de la recherche.
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CHAPITRE II Présentation du milieu d’étude
Wilaya de Sétif
Daïra : Salah bay- Ain Azel
Communes : Rasfa, Ain Azel, Boutaleb, Hamma, et Salh bey, mais également les communes :
Gosbete (wilaya de Batna) et Magra (wilaya de M’sila).
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CHAPITRE II Présentation du milieu d’étude
2.2.1. Altitude
La forêt de Boutaleb, couvre une superficie de 28427 ha, elle présente des altitudes
relativement élevées, avec un point culminant de 1886 m au niveau de djeble Afghan (Sedjar,
2012). La carte des altitudes de la forêt de Boutaleb, est produite à partir du MNT (Fig 22).
Figure 22: Carte altimétrique du massif forestier de Boutaleb (Carte MNT ,2021)
1,94% 7,84%
Figure 23: Représentation graphiques des classes d’altitudes du massif forestier de Boutaleb
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CHAPITRE II Présentation du milieu d’étude
- Prés de 8% des terrains forestiers, sont concernés par une altitude inférieure à 1000 m
- 33.11 % des terrains, sont d’une altitude de 1000 m à 1200m.
- 39.43 % sont compris dans la tranche d’altitude de 1200m à 1400m
- 17.65% représente des terrains dont l’altitude varie de 1400 à 1600 m.
- 1.94% présente des altitudes supérieurs à 1600m.
En définitive, les altitudes sont variées, elles s'étagent entre 666 m et 1862m, mais la
tranche la plus représentative, se situe entre 1200m et 1600m, englobant 57 % des terrains du
massif de Boutaleb, ce qui dénote le caractère montagneux de la zone d’étude.
2.2.2. Pente
La pente, est l’inclinaison d’une surface par rapport au plan de l’horizon, elle est
exprimée en degrés ou en pourcentage (Nouar, 2020). Une carte des pentes du massif de
Boutaleb, est produite à partir du MNT (Fig 24 ).
Figure 24: Carte des pentes du massif forestier de Boutaleb (Carte MNT ,2021)
La répartition des différentes classes de pentes, calculée à partir de la carte des pentes
élaborée, du massif forestier de Boutaleb, est représentée par la Fig .25.
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CHAPITRE II Présentation du milieu d’étude
< 5%
13,97%
5-15%
15-25%
41,61%
35,81% 25-35%
> 35%
L’altitude relativement élevée de djebel Boutaleb, qui peut atteindre 1860 m, a donné
au massif, un relief extrêmement accidenté dans son ensemble, ce qui explique l’abondance
de moyennes à fortes pentes.
En effet, et d’une manière générale, le massif forestier de Boutaleb, présente une
topographie relativement accidenté (pentes accentué), où 35.81% de la superficie de massif,
est caractérisée par des pentes allant de 15 à 25%. Tandis que, 16.32% des terres présentent
des pentes supérieures à 25%.
2.2.3. Exposition
La répartition du massif forestier de Boutaleb, selon les différentes expositions, est
montrée par la Fig 26.
Figure 26: Carte d’exposition du massif forestier de Boutaleb (Carte MNT ,2021)
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CHAPITRE II Présentation du milieu d’étude
Exposition
18,03%
32,81% Nord
14,43% Sud
Est
34,33% Ouest
Figure 27: Représentation graphique des classes des expositions du massif de Boutaleb.
2.3. Hydrographie
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CHAPITRE II Présentation du milieu d’étude
Figure 28: Le réseau hydrographique de massif forestier de Boutaleb (Carte MNT ,2021)
2.4. Géologie
La forêt domaniale de Boutaleb, présente une variété de caractéristiques, dues à sa
situation, entre les hautes plaines Sétifiennes au Nord, et la chaîne de Hodna au Sud. La partie
axiale du massif, est constituée d'une succession de roches sédimentaires, remontées lors du
plissement alpin (calcaires, des grès, des marnes et des dolomies) (Sedjar, 2012).
Au Sud, Sud-Est et au Nord-Ouest, se trouvent des formations continentales de
remblayage, composées de conglomérats, de marnes à gypse, de calcaire. Le massif forestier
de Boutaleb, est donc exclusivement formé de roches sédimentaires, avec une apparition du
trias en plages réduites (Sedjar, 2012).
2.5. Pédologie
En plus, de gérer les réserves d'eau, dont dépendent les plantes, le sol fournit également
les minéraux nécessaires à la croissance des plantes (Montgolfier, 1985). La nature de la
surface du sol, a un impact profond sur la nature, et la densité de la végétation (UNESCO,
1960).
D'après les recherches de Kanev (1972), et la carte pédologique de Boyadgiev (1975),
les sols de la forêt de Boutaleb, peuvent être divisés en deux grandes séries :
- Les lithosols et régosols qui sont des sols minéraux bruts se développant sur matériel
minéral et subissent une érosion intense et continue.
- Les sols calcimagnésiques, sont constitués à la fois de sols bruns calcaires et calciques.
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CHAPITRE II Présentation du milieu d’étude
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CHAPITRE II Présentation du milieu d’étude
Figure 31 : Carte des pentes au niveau de djebel Megress (Carte MNT , 2022)
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CHAPITRE II Présentation du milieu d’étude
3.2.3. Exposition
La répartition des expositions, au niveau de dejebel Megress, est montrée par la Fig 32.
3.3. Hydrographie
Le réseau hydrologique du djebel Megress, présente une zone en eau abondante
traversée par de nombreux oueds, dont les deux plus grands sont : Oued El Bordj au Nord et
Oued El Hader à l'ouest. Le régime hydrique, est très variable, lié aux précipitations tout au
long de l'année, les débits les plus fortes étant enregistrées en hiver. L’eau courante est
recueillie par de nombreuses mares temporaires sous les falaises (Boulaacheb, 2009).
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CHAPITRE II Présentation du milieu d’étude
3.4. Géologie
- L’unité quaternaire, caractérisée par différents types d’éboulis, notamment les éboulis
en masse, à la périphérie du djebel Megress, et des éboulis anciens sur le versant nord.
- La nappe numidienne, composée d’argiles et de bancs de grès.
- La nappe tellienne, réduite de dimension modeste, coincée sous le contact de base du
Numidien au Nord-est du djebel Megress, cette unité est composée de marnes
appartenant à trois séries différentes : l’Oligocène inférieur, le Lutétien supérieur et
Priabonien, le Sénonien supérieur.
3.5. Pédologie
D’après Lahmar et al., (1993), deux types de sols existent au djebel Megress :
- Les Vertisols, rencontrés sur les pentes et sur les zones plates, ce sont des sols lourds,
peu carbonatés, riches en argiles gonflantes, se forment sur le produit de leur érosion,
soit sur les marnes, et les argiles.
- Les sols lessivés, reposants sur un horizon d’accumulation d’argile, peu épais, avec un
horizon lessivé sableux, ils se limitent au grès sur les hauteurs.
39
CHAPITRE II Présentation du milieu d’étude
4. Climat et Bioclimat
Les facteurs climatiques, comme, les précipitations et les températures, jouent un rôle
clé, dans la valorisation des milieux naturels, ce qui nécessite une exploration analytique des
différentes composantes du climat (Merdas, 2007). Dans ce qui suit, nous avons entrepris,
une étude bioclimatique des stations d’études, dans l'objectif de mettre en évidence les
différentes synthèses climatiques.
4.1. Le climat régional
Le relief de la wilaya de Sétif, influence fortement son climat. En effet, le climat est
humide au Nord de la wilaya ; semi-aride tempéré dans les hautes plaines ; et semi-aride au
sud (Djelouli et al., 2020) .
Il est caractérisé, par des étés longs, secs et chauds, et des hivers pluvieux, frais, froid,
avec une variabilité pluviométrique annuelle importante (Djenba, 2015). En effet, les
précipitations annuelles, sont les plus élevées dans les monts Babor, dépassant 700 mm, elles
avoisinent les 400 mm, dans les hautes plaines, tandis qu’elles ne dépassent pas 300 mm à la
zone sud, qui est la moins arrosée (Rouabhi, 2014) (Fig. 34).
40
CHAPITRE II Présentation du milieu d’étude
La localisation de ce poste (Ain Sfiha), qui diffère de nos stations d'étude, nous a obligé
à effectuer des corrections de température, et de pluviométrie, afin de déterminer les
conditions climatiques, aux niveau de stations d'étude (Forêt de Boutaleb et Djebel Megress).
Cette correction, est basée sur la différence entre l’altitude, de la station de référence
(Ain Sfiha 1033 m), et celle de djebel Megress (1736m), et le massif forestier de Boutaleb
(1886m).
41
CHAPITRE II Présentation du milieu d’étude
Seltzer (1946) a démontré, que les précipitations augmentent de 40 mm, pour chaque
élévation d’altitude de 100 m . On peut évaluer, ainsi, le régime pluviométrique mensuel du
massif forestier de Boutaleb, à différentes altitudes (1886 m, 1200m et 1400m), et de djebel
Megress (1736 m), à partir des données pluviométriques de la station d'Ain Sfiha (1033 m ).
Cette estimation est basée, sur le calcul de coefficient de correction de précipitation
(Cp), ou facteur d’ajustement, calculé par la formule suivante (Miara, 2017) :
A: L’accroissement pluviométrique en mm
Les résultats des précipitations mensuelles, estimées pour les deux stations (le massif de
Boutaleb et djebel Megress), sont présentés dans le Tableau 6.
42
CHAPITRE II Présentation du milieu d’étude
Tableau 6 : Données pluviométriques de la station Ain Sfiha, et valeurs corrigées pour les
deux stations d’étude (Djebel Megress et la forêt de Boutaleb) (1996-2015)
Précipitations (mm)
43
CHAPITRE II Présentation du milieu d’étude
Figure 35: Histogramme des précipitations moyennes mensuelles de la station Ain S’fiha
44
CHAPITRE II Présentation du milieu d’étude
Tableau 7: Régime saisonnier des stations : Ain Sfiha, Megress et le massif forestier de
Boutaleb (1996-2015)
Ain Sfiha Massif forestier Djebel Megress*
Boutaleb*(1886m) (1736m)
Mois
Précipitations Régime Précipitations Régime Précipitations Régime
saisonnières Saisonnier saisonnières Saisonnière saisonnières Saisonnier
(mm) (mm) (mm)
Septembre
Octobre 111.1 Automne 203.2 Automne 186.5 Automne
Novembre
Décembre
Janvier 121.9 Hivers 222.9 Hivers 204.7 Hivers
Février
Mars
Avril 127 Printemps 232.2 Printemps 213.2 Printemps
Mai
Juin
Juillet 48.5 Été 88.6 Été 89.0 Été
Août
Total 408.5 - 746.9 685.7 -
*Valeurs calculées
45
CHAPITRE II Présentation du milieu d’étude
Le même calcul, a été fait pour le point de Megress, en prenant en compte, la différence
d’altitude existante, entre les deux stations (Megress et Ain Sfiha).
Les données thermiques, de la station de référence Ain Sfiha, et les données thermiques
après correction pour nos stations d’étude, sont représentées dans le tableau 8.
46
CHAPITRE II Présentation du milieu d’étude
Tableau 8 : Valeurs corrigées des températures max (M) et mini (m) et moyenne, des stations d’étude
Station T(°C) Jan Fév Mar Avr Mai Juin Juil Août Sep Oct Nov Dec
Ain Sfiha M 10.1 10.6 14.8 18.0 23.5 29.9 34 33.1 26.6 21.7 14.6 10.4
m 1.9 1.8 4.8 7.4 11.9 16.7 20.2 20.1 15.6 11.7 6.2 2.8
1033m 6.0 6.2 9.8 12.7 17.7 23.3 27.1 26.6 21.1 16.7 10.4 6.6
Djebel Megress* M 5.2 5.7 9.9 13.1 18.6 25 29.1 28.2 21.7 16.8 9.7 5.5
m -0.9 -1.0 2.0 4.6 9.1 13.9 17.4 17.3 12.8 8.9 3.4 0.0
1736m 2.1 2.3 5.9 8.8 13.8 19.4 23.2 22.7 17.2 12.8 6.5 1.25
M 8.9 9.4 13.6 16.8 22.3 28.7 32.8 31.9 25.4 20.5 13.4 9.2
1200 m m 1.2 1.1 4.1 6.7 11.2 16.0 19.5 19.4 14.9 11.0 5.5 2.1
5.0 5.2 8.8 11.7 16.7 22.3 26.1 25.6 20.1 15.7 9.4 5.6
Forêt
de M 7.5 8.0 12.2 15.4 20.9 27.3 31.4 30.5 24.0 19.1 12.0 7.8
Boutaleb* 1400m m 0.4 0.3 3.3 13.9 10.4 14.9 18.7 18.6 14.1 10.2 4.7 1.3
3.9 4.1 7.7 14.7 15.6 21.1 25.0 24.5 19.0 14.6 8.3 4.5
M 4.2 4.7 8.9 12.1 17.6 24 28.1 27.2 20.7 15.8 8.7 4.5
18860 m m -1.5 -1.6 1.4 4.0 8.5 13.3 16.8 16.7 12.2 8.3 2.8 -0.6
1.3 1.5 5.1 8.0 13.0 18.6 22.4 21.9 16.4 12.0 5.7 1.9
*Valeurs calculées
47
CHAPITRE II Présentation du milieu d’étude
Le tableau 08, montre que les températures mensuelles de nos stations d’étude,
atteignent leur minima au mois de Janvier / Février, avec une valeur de 1.8 °C à Ain Sfiha, et
de -1.6 °C au massif forestier de Boutaleb, et -1 °C au djebel Megress.
Les maxima, sont observés au mois de juillet, avec une valeur de 34,0 °C à Ain Sfiha ,
28.1°C au massif de Boutaleb, et 29.1 °C au djebel Megress. Les moyennes mensuelles des
températures confirment que, Janvier et Février, sont les mois les plus froids, et la
température moyenne la plus élevée, se situe au mois de Juillet.
IC = Tmax –Tmin
- IC : Indice de continentalité
- Tmax : Température maximale du mois chaud
- Tmin : Température minimale du mois le plus froid
48
CHAPITRE II Présentation du milieu d’étude
Pour estimer la durée de la période sèche, un diagramme basé sur une comparaison des
températures moyennes mensuelles en degrés Celsius (°C), avec les précipitations moyennes
mensuelles en millimètres (mm) est élaboré (Bagnouls et Gaussen, 1953 in Nouar, 2020).
Un mois sec est indiqué, lorsque la somme des précipitations (P) exprimée en
millimètres, est inférieure ou égale au double des températures moyennes mensuelles
exprimées en degrés Celsius (P ≤ 2T). Les diagrammes ombrothermiques des différentes
stations, sont représentés sur les Fig. 38, Fig. 39 et Fig. 40.
49
CHAPITRE II Présentation du milieu d’étude
Le diagramme Ombrothermique, établie pour la station Ain Sfiha (Fig.38), montre que
la période sèche, dure en moyenne quatre à cinq mois, de Mai à Octobre.
Cependant, pour la station djebel Megress, d’après la Fig 40, on note une période
sèche de trois mois en moyenne (Juin, Juillet, Août).
Pour le massif de Boutaleb, le diagramme ombrothermique (Fig 39), suivant le point
d’altitude de 1200 m, montre une saison sèche qui dure quatre à cinq mois, allant de Mai à
Septembre, ce qui indique la sévérité de la saison sèche au niveau de cet endroit.
50
CHAPITRE II Présentation du milieu d’étude
L’analyse des différents diagrammes (Fig. 38, Fig. 39, et Fig. 40), nous permet de
visualiser une période pluvieuse, qui s’étend généralement du début d’Octobre à la fin de
Mai. Tandis que les mois de : Juin, Juillet et Août, sont les mois les plus secs, avec des hautes
températures en Juillet et Août.
Où
P = Moyenne des précipitations annuelles en mm
M = Température maximale du mois le plus chaud en degré Kelvin
m = Température minimale du mois le plus froid en degré Kelvin
T(°K)= T (°C) +273.15°K
51
CHAPITRE II Présentation du milieu d’étude
correspondant à notre station d’étude, ainsi le versant avec une altitude de 1400 m, serait
dans une ambiance bioclimatique semi aride à hivers frais, de même que le versant avec une
altitude de 1200m . Tandis que le point culminant de massif Boutaleb, qui se trouve à une
altitude de 1886 m, serait dans une ambiance bioclimatique subhumide à hivers froid.
Figure 41: Climagramme d’Emberger correspond à la station de Ain Sfiha, djebel Megress et
le massif forestier de Boutaleb (1996-2015)
5. Milieu Biotique
5.1. Subdivision phytogéographique
De nombreux auteurs, ont traité la phytogéographie de l'Algérie, suite à de nombreux
inventaires de la flore algérienne. Les limites des divisions phytogéographiques, sont établies
lorsque plusieurs espèces, appartenant approximativement à la même zone de répartition
géographique, partagent des axes de répartition coïncidents (Boughani, 2014).
Une carte des subdivisions phytogéographiques de Quezel et santa (1962), largement
utilisée, découpe l’Algérie en 20 secteurs phytogéographiques, dont 15 pour l’Algérie du
Nord (Fig. 42).
52
CHAPITRE II Présentation du milieu d’étude
53
CHAPITRE II Présentation du milieu d’étude
La wilaya de Sétif, fait partie du sous secteur des hauts plateaux constantinois « H2 » et
du secteur du Tell constantinois « C1» (Quezel & Santa, 1962).
La formation végétale, est une notion qui s'appuie avant tout, sur les caractéristiques
générales de la végétation, et les aspects physionomiques des organismes vivants (Maire,
1926 in Sedjar, 2012). Cette notion, est basée sur la morphologie, notamment le port, et la
dominance de certaines espèces (Guinochet, 1973). La classification des principaux types de
végétation a été développée comme suit:
- Une forêt est une formation ligneuse arborescente d'une hauteur minimale de 7 m.
Selon la densité, la forêt peut être divisée en : Forêts denses, Forêts clairs, et Forêts trouées
(Gharzouli, 2007).
- Un Matorral, fait référence à des formations ligneuses arbustives de moins de 7 m
d’hauteur, classée en matorrals élevés, moyens et bas, et pouvant avoir une densité
forte, moyenne ou faible (Le Houérou et al., 1975).
- Les formations basses, telles que les les ermes et les steppes, les prairies, les pelouses
sont typiquement constituées de plantes herbacées.
54
CHAPITRE II Présentation du milieu d’étude
phoenicia L.) et genévrier oxycédre (Juniperus oxycedrus L.), et enfin les matorrals bas,
denses, troués et clairs de romarin (Rosmarinus tournefortii de Noé) globulaire (Globularia
alypum L.) et thym (Thymus ciliatus Desf.) .
Les formations basses au niveau de la forêt de Boutaleb, sont les formations herbacées,
représentées par des pelouses écorchées à dominance de chamaephytes herbacés et xérophytes
épineux ; à partir de 800m d’altitude se trouvent les steppes, sur le versant Sud du massif. On
trouve aussi des ermes qui sont des formations herbacées à dominance de thérophytes, qui
envahissent les clairières des forêts et des matorrals.
Le massif de Boutaleb, est extrêmement riche d’un point de vue floristique. Selon
l’étude menée par Sedjar (2012), la flore du massif de Boutaleb, totalise 367 taxons, répartis
sur 226 genres, et 56 familles de plantes vasculaires. Sur le plan richesse spécifique, les
familles de plantes, qui sont bien représentées, au niveau de la forêt de Boutaleb, sont :
les Asteraceae, qui dominent la flore de Boutaleb, avec une représentation de 16% (59
taxons), les Fabaceae avec 11.2% (41 taxons), les Poaceae avec 9% (33 taxons), les
Brassicaceae 7% (26 espèces) , les Apiaceae avec 6.4% (23 taxons), les Caryophyllaceae
avec 5.7% (21 taxons) ; le reste des familles botaniques, est repérsenté par moins de 5%.
55
CHAPITRE II Présentation du milieu d’étude
56
CHAPITRE II Présentation du milieu d’étude
57
CHAPITRE II Présentation du milieu d’étude
Djebel Megress, présente un potentiel floristique considérable, qui compte 500 espèce
végétale, et 22 sous espèces, réparties en 278 genres et 72 familles (Boulaacheb, 2013). Cette
richesse, avoisine les 16% de la richesse floristique globale, de l’Algérie (Boulaacheb, 2013).
Les familles végétales les mieux représentées, au niveau de djebel Megress sont : les
Asteraceae avec 70 espèces (et 45 genres), les Poaceae avec 46 espèces (29 genres), et les
Fabaceae avec 39 espèces (11 genres) (Boulaacheb, 2009).
6. Le milieu socio-économique
6.1. La population
La wilaya de Sétif, est classée en deuxième position, après la capitale Alger, en termes
de croissance démographique potentielle (Rouabhi, 2014). En 2020, la population totale de
la wilaya de Sétif, est estimée à 2.021687 (DPAT, 2020).
59
CHAPITRE II Présentation du milieu d’étude
Cette population, est majoritairement jeune, avec une répartition concentrée dans les
hautes plaines, elle se répartit en 47.56% population urbaine, et 52.43% population rurale
(DPAT, 2020).
Le taux de croissance démographique est estimé à 1,63 % par an, ce qui signifie que
chaque année, une nouvelle population de 21905 habitants, devra être prise en charge dans
tous les domaines socio-économiques (Ounas et al., 2018).
D’après le tableau 10, la densité de population est élevée, mais elle varie selon les
localités. Les communes dont fait partie le massif de Boutaleb (Salah bey, Rasfa, El Hamma,
Boutaleb et Ain Azel) ont une population totale de 150487 habitants, essentiellement rurales.
60
CHAPITRE II Présentation du milieu d’étude
La densité de population, des différentes communes dont fait partie djebel Megress,
totalise 104764 habitants, principalement rurales, cette population varie et leur répartition
diffère d’une commune à l’autre.
6.2.1. L’Agriculture
La wilaya de Sétif, dispose d'un potentiel important en sol, avec une activité agricole
axée principalement, sur la production céréalière et l'élevage (Benniou et al., 2006).
Le tableau 11, montre la répartition de la surface agricole totale (SAT), au niveau de la
wilaya de Sétif.
Le tableau 11, montre que la surface agricole totale (SAT) est estimée à 459846 ha,
répartie en : 365136 ha de Surface agricole utile (SAU) (dont 35177 ha sont irrigués),
53626 ha de surface des pacages et parcours, et 41084 ha des terres improductives.
La SAU estimée à 365136 ha, constitue 54,15% de la surface totale de la wilaya de
Sétif, elle est dominée principalement par la céréaliculture, avec une superficie de 194520 ha,
soit 53.27% de la SAU, et la production fourragère, occupe une surface de 22319 ha, soit
6,11% de la SAU. Quant au patrimoine forestier, il est estimé à 102313 ha, soit 15,62% de
la surface totale de la wilaya (DSA, 2020).
61
CHAPITRE II Présentation du milieu d’étude
62
CHAPITRE II Présentation du milieu d’étude
Tableau 14 : Effectif du cheptel animal des communes au voisinage des stations d’étude
(DSA, 2020)
L'élevage ovin, est largement répandu dans la région de Sétif, de même que l'élevage
bovin, qui constitue le premier fournisseur de viande rouge (Tableau 15).
63
CHAPITRE II Présentation du milieu d’étude
La wilaya de Sétif, est une zone industrielle importante, avec un potentiel intéressant en
ressources minérales et thermo-minérales. Toutefois, la région compte un grand potentiel
touristique, avec de nombreux sites historiques, et paysages naturels (Djemila, d’Ain
Lahmèche Boutaleb, Ouled Teban, Megress et Babor.. (Ounas et al., ,2018)
Conclusion
La présentation de milieu d’étude, nous a permis d’identifier les atouts et les défis, qui
caractérisent notre région d’étude , elle nous a permis ainsi, de mieux connaitre les
caractéristiques de la wilaya de Sétif, sur plusieurs plans et aspects, et elle a révélé la richesse
de la région en potentiel floristique, et l’importance du potentiel social et économique qu’elle
dispose.
64
CHAPITRE III : Matériel et Méthodes
CHAPITRE III Matériel et Méthodes
1. Objectif de l’étude
L’objectif principal de notre étude, se rapporte à une contribution à la connaissance des
espèces de la famille de légumineuses, sur deux plans : floristique et ethnobotanique ; en vue
d’une conservation, une valorisation, et d’une gestion durable, de cette ressource naturelle.
De ce fait, notre recherche s’appuie sur deux axes :
- Le premier axe, correspond à une analyse floristique, à travers un inventaire des
légumineuses, au niveau des stations d’étude (djebel Megress, et la forêt de Boutaleb), et
une contribution à la connaissance de ces espèces sur les aspects : chorologie, types
biologiques, morphologie et composition systématique.
- Le deuxième axe de l’étude, vise à faire ressortir l’importance socio-économique des
légumineuses. Il s’articule, autour de deux points : le premier point, en rapport avec la flore
de légumineuse recensée, au niveau du secteur d’étude, il vise à révéler leurs intérêts et
importances. Le deuxième point, cherche à valoriser, une espèce de légumineuse, il s’agit
de Ceratonia siliqua L. et contribuer à sa gestion durable, à travers une enquête
ethnobotanique, menée au Nord de la wilaya de Sétif (où la présence naturelle de l’espèce,
a été renseignée), et qui vise à dégager son importance socio- économique, au profit de la
population locale.
65
CHAPITRE III Matériel et Méthodes
Localisation géographiques
Lieu dit Longitude Latitude Altitude (m)
Hamma1 5°21’ 45.72’’ E 35°43’48.72’’ N 1200
Djebel Afghan1 5°19’49.97’’E 35°43’.43.32’’N 1765
Djebel Afghan2 5°20’32.67’’ E 35°.43’48.97’’ N 1500
Ain Ské 5°13’21.96’’E 35°44’62.01’’N 1400
Arras 5°15’01.01’’E 35°43’59.92’’N 1100
66
CHAPITRE III Matériel et Méthodes
Pour djebel Megress, nous avons utilisé la méthode de Braun-Blanquet, combinée avec
la méthode de points quadrat, qui consiste à tracer un carré d'un mètre, dans la parcelle à
inventorier, et à quantifier chaque espèce présente dans le carré, en termes de pourcentage de
recouvrement.
Chaque relevé floristique, réalisé au niveau de deux stations d’études (Forêt de Boutaleb
et djebel Megress), a été accompagné, par des paramètres écologiques, telles que : les
coordonnées géographiques, la topographie (pente, exposition), l’altitude, et le taux de
recouvrement de la végétation sur le terrain.
L'étude, suscite la réalisation de relevés de la végétation pendant la période printanière
(la période optimale), où la majorité des espèces végétales, arrivent à maturité (Wolfgang et
Dieter, 2010). De ce fait, l’échantillonnage a été effectué entre Mars et Juin des années 2021
et 2022.
67
CHAPITRE III Matériel et Méthodes
5: 75-100%
4 : 50-75%
3 :25-50%
2 : 5-25%
1 : < 5%
+ : Peu abondant
r : Espèce rare
i : 1 individu
Le coefficient de sociabilité, sert à décrire l’aptitude d’une plante, à se regrouper en
peuplements, plus ou moins étendus et denses (Géhu, 2006). L’échelle de Gillet (2000) est
retenue pour exprimer ce coefficient :
1 : Individus isolé
2 : Individus en groupes restreints, touffes, bouquets
3 : Groupes étendus, nappes, bosquets
4 : Petites colonies, ou tapis important
5 : Peuplement dense
68
CHAPITRE III Matériel et Méthodes
Cette analyse a été effectuée à l’aide du tableur Excel 2016, et en utilisant le logiciel
Past (Paléontological Statistics) version 3.22 (1999-2018).
3. Étude ethnobotanique
Dans ce volet d’étude, nous cherchons à montrer l’importance socio-économique des
légumineuses, de la région de Sétif.
Deux points s’articulent autours de ce volet d’étude :
- Le premier, concerne les espèces de légumineuses recensées, au niveau des stations
d’étude (le massif forestier de Boutaleb et Djebel Megress), et vise à montrer l’importance,
et la connaissance détenue par les populations riveraines, autours de ces espèces.
- Le deuxième point, vise à mettre l’accent, sur l’utilité et l’importance socio-économique,
d’une espèce de légumineuse : Ceratonia siliqua L. pour les populations locales, au Nord de
la wilaya de Sétif.
L'ethnobotanique, est une science multidisciplinaire, qui étudie les relations d'une
société avec son environnement, qu'il s'agisse de relations sociales, culturelles ou
commerciales (Aumeeruddy et al., 2003).
Les communautés locales, détiennent des informations ethnobotaniques, sur les
ressources végétales, dont elles disposent, comprenant : l’utilisation, l'identification, et la
répartition dans l’écosystème (Eyzaguirre, 1995). En faisant référence à ces informations, et
aux appréciations personnelles des enquêtés, la recherche ethnobotanique, permet de
comprendre l'importance accordée, à l'utilisation des espèces végétales, ainsi que les menaces
qui affectent leur survie (Lougbegnon et al., 2011).
La liste des espèces de légumineuses recensées, a été utilisée comme base de données,
pour déterminer leurs rôles socio-économiques. Pour cet objectif, la collecte d’informations, à
partir de deux sources : primaire et secondaire, a été menée.
Les données primaires, seront dérivées à partir d’un guide d’entretient, conçu pour
l'étude (Annexe 03), et appliqué à une quarantaine d’informateurs clés, tels que : les riverains,
les agriculteurs, les bergers, le personnels forestiers, les herboristes.
69
CHAPITRE III Matériel et Méthodes
Les informateurs clés, possèdent un savoir traditionnel sur les plantes, du fait de leurs
utilisations ancestrales, et de leurs activités, qui les mettent constamment en contact avec la
flore spontanée (Okafor, 1999). Un herbier portable, a été utilisée avec le guide d’entretient,
ce dernier comprend des questions relatives, aux espèces de légumineuses, y compris, leur
nom vernaculaire, et leurs différents usages.
Les informations ont été recueillies, durant les mois, Mars au Juillet, des années 2021-
2022, aux alentours des stations d’études (Forêt de Boutaleb et djebel Megress), ainsi que
quelques communes à proximité (Ain Oulmen, Boutaleb, Ain Abessa), où on a noté la
présence des informateurs clés tels que : les herboristes, les agriculteurs, le personnel forestier
(Fig 48).
70
CHAPITRE III Matériel et Méthodes
Le choix de Ceratonia siliqua L. est justifié par son statut polyvalent, c’est un exemple
intéressant d’espèce à usage multiple (Benmahioul et al., 2011), et par la bonne connaissance,
que détienne la population locale sur cette espèce, chose qui a été confirmée suite à une pré-
enquête, établie auprès de la population cible.
L'étude, a été menée dans la partie Nord de la wilaya de Sétif (la présence de l’espèce
cible a été renseignée), où six communes ont fait l'objet d'enquête ethnobotanique. Il s'agit des
communes suivantes : Tizi N'Bechar, Babor, Oued el Bared, Bouandas, M'zada et Bousselam
(Fig 49).
71
CHAPITRE III Matériel et Méthodes
L’enquête, a été menée à l’aide d’un questionnaire semi- structuré (Annexe 04), qui a
été développé lors de la pré-enquête, et sur la base d’autre études (Hap, 1990 ; Malon, 2016).
Le questionnaire, est un outil de travail, qui permet la collecte de données, sur
l’importance des plantes, afin de les traiter de manière cohérente (Bellakhder, 2008).
Les données, ont été recueillies entre la période 2020 - 2022, elles concernent :
- Le profil sociodémographique de l’enquêté (âge, sexe, niveau d’éducation)
- Les différentes catégories d’usages de : Ceratonia siliqua L.
- La partie utilisée et le mode d’usage dans chaque catégorie
- Les maladies traitées et la forme d’emploi
- La disponibilité de l’espèce et les facteurs de menaces
L’enquête, a été conduite auprès des herboristes, des agriculteurs, des fonctionnaires,
des femmes au foyer, et diverses personnes de la société civile. La connaissance de Ceratonia
siliqua L. et ses usages, était le critère de choix des enquêtés.
72
CHAPITRE III Matériel et Méthodes
x100
Où
n : le nombre de personne ayant fourni l’information
N : le nombre total des informateurs
Les données recueillies, ont été saisies et traitées à l’aide des logiciels : Excel version
2016, et SPSS Statistical Package for Social Sciences (SPSS Version 19).
73
CHAPITRE IV : Résultats et Discussion
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
1. Analyse floristique
L’inventaire floristique des légumineuses, au niveau des écosystèmes du Sétifois, qui se
caractérisent par une flore, remarquable, riche et variée (Missaoui, 2021), spécialement au
niveau de la forêt de Boutaleb, et djebel Megress, constitue une approche permettant de
fournir des informations précieuses, sur la diversité, la répartition, et les caractéristiques
taxonomiques, des espèces de cette famille botanique, ce qui va contribuer à leur
conservation.
Le massif forestier de Boutaleb, recèle une flore riche et diversifiée, avec un nombre
appréciable en espèces, et une originalité dans la composition floristique (Sedjar, 2012).
La liste des espèces de légumineuses, recensées au niveau de la forêt de Boutaleb, est
représentée sur le tableau 18.
74
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
Lotus ornithopodioides L.
Medicago sativa L.
Melilotus indicus (L.) All. Melilotus
Ononis natrix L. Ononis
Retama raetam (Forssk) Webb. = Retama retam Webb
Retama
Retama sphaerocarpa (L.) Boiss.
Scorpiurus vermiculatus L . Scorpiurus
Trifolium campestre Schreb.
Trifolium
Trifolium stellatum L.
forêt de Boutaleb.
Cette richesse, est inférieure à celle notée par l’étude floristique de Sedjar (2012), au
niveau de la même station d’étude, où il a été signalé la présence de 42 espèces et sous
espèces de légumineuses, réparties en 19 genres.
Cette différence peut être expliquée, par la dynamique régressive du couvert végétal,
qu’a connu la forêt de Boutaleb cette dernière décennie (Bouchelouche et al., 2022),
engendrant une diminution du couvert végétal, et une déperdition de nombreuses espèces, y
compris celles appartenant à la famille de légumineuses.
75
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
Genista 2 6.06%
Hippocrepis 2 6.06%
Calicotome 1 3.03%
Ebenus 1 3.03%
Hedysarum 1 3.03%
Colutea 1 3.03%
Scorpiurus 1 3.03%
Ononis 1 3.03%
Melilotus 1 3.03%
Argyrolobium 1 3.03%
Anthyllis 1 3.03%
Total 33 100%
En effet, le genre Medicago, est représenté par 6 espèces, suivi par le genre Astragalus,
représenté avec 5 espèces, de l’ensemble des espèces de légumineuses inventoriées. Le genre
Lotus, est représenté par 3 espèces, soit une représentation de 9.09% ; tandis que les genres :
Trifolium, Retama, Coronilla, Hippocrepis et Genista ; sont représentés par deux espèces
chacun, soit un pourcentage de 6.06% chacun.
76
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
La famille de légumineuses est parmi les premières familles qui constituent la flore du
massif forestier de Boutaleb (Sedjar, 2012).
Au niveau djebel Megress, la liste des taxons de légumineuses recensées, est résumée
dans le tableau 20.
Espèce Genre
Tripodion tetraphyllum (L.) Fourr = Anthyllis tetraphylla L.
Anthyllis vulneraria L. Anthyllis
Calicotome spinosa (L.) Link Calicotome
Lotus corniculatus L.
Lotus edulis L. Lotus
Lotus ornithopodioides L.
Medicago polymorpha L.= Medicago hispida Gaertn Medicago
Medicago orbicularis (L.) Bartal.
Trifolium angustifolium L.
Trifolium arvense L.
Trifolium campestre Schreb.
Trifolium cherleri L.
Trifolium fragiferum L.
Trifolium glomeratum L. Trifolium
Trifolium lappaceum L.
77
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
78
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
4% 4% Trifolium
8% Lotus
8% Medicago
12% Anthyllis
64%
Calicotome
Vicia
La flore de légumineuses, recensée au niveau de djebel Megress, est répartie en six (6)
genres ; dont le genre Trifolium, est le dominant, avec 16 espèces, soit un pourcentage de 64%
de l’ensemble des espèces de légumineuses inventoriées ; suivie par le genre Lotus, avec 3
espèces, soit une représentation de 12% ; puis les genres : Medicago et Anthyllis, avec 2
espèces chacun, soit une représentation de 8% chacun ; et en dernier les genres : Calicotome
et Vicia, avec une représentation de 4% (une espèce chacun) .
Tableau 22: Liste totale des légumineuses recensées au massif foretsier de Boutaleb et au
djebel Megress
79
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
80
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
Trifolium pratense L.
Trifolium repens L.
Trifolium resupinatum L.
Trifolium stellatum L. Trifolium
Trifolium striatum L.
Trifolium strictum L.
Trifolium tomentosum L.
Vicia sativa L. Vicia
D’après le tableau 22, nos stations d’étude, abrite une flore de légumineuses riche et
diversifiée, où 51 espèces et sous espèces, ont été inventoriées, réparties en 18 genres.
La richesse globale de légumineuses, au sein de la flore Algérienne, est estimée à 455
taxons, répartis en 67 genres (Dobignard et Châtelaine, 2012). De ce fait, la flore de
légumineuses, recensées lors de notre étude, représente 26.86% de la richesse générique de
cette famille de plante, et 10.98% de la richesse spécifique des légumineuses en Algérie.
81
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
14
Nombre d'espéces
12
10
8
6
6 5
4 33
2 2 2 2 2 2 2
2 1 11 1 1 1 1 1 1 1 1
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
0
Genres
82
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
Ononis 09 - - - - - 53
Astragalus - 02 - - - - 47
Trifolium - - 02 01 03 - 45
Vicia 02 - 01 01 - - 39
Medicago - 01 01 - 02 01 25
Genista 06 - - - - - 20
Lotus - - - - - - 20
Melilotus - - - 01 - - 12
Hedysarum 02 - - - - - 11
Coronilla 01 - - - - - 10
Anthyllis 02 - - - - - 09
Hippocrepis - - - - - - 09
Argyrolobium - - - - - - 05
Retama - - - - - - 03
Le tableau 23, montre que les genres : Astragalus, Trifoium et Medicago, présentent un
nombre de taxons considérable, avec 47 espèces, 45 espèces, et 25 espèces respectivement.
Ces chiffres, justifient la richesse en nombre d’espèces rencontrées, lors de notre étude
floristique, où on a recensé 16 espèces de Trifolium, 5 espèces d’Astragalus et 7 espèces de
Medicago.
83
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
La classification des types biologiques, développée par Raunkiaer (1934), s’appuie sur
la position des bourgeons hibernants, par rapport à la surface du sol, pendant la saison la plus
défavorable à la croissance.
Parmi les principaux types biologiques définis, on peut citer les catégories suivantes
(Fig.53) :
- Les Phanérophytes (PH) : (Phanéros = visible, phyte = plante)
Présentent des bourgeons pérennants, sur les tiges aériennes, à plus de 25cm du niveau
de sol, exposée aux extrêmes climatiques (Gharzouli, 2007). On peut les subdiviser en :
- Macro-phanérophytes : arbre de plus de 30 m d’hauteur
- Méso-phanérophytes : 10 m < Hauteur < 30 m
- Micro-phanérophytes : 2 m < Hauteur < 10 m
- Nano-phanérophytes : 0.5 m < Hauteur < 2 m
84
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
Figure 53: Classification des types biologique de Raunkiaer (1934) (Raunkiaer, 1934 in
Nouar, 2020)
Les types biologiques, font l’objet de description distincte, et peuvent être reliés à
chaque espèce, pour établir le spectre biologique (Mahamane, 1997).
Les types biologiques de Raunkiaer (1934), ont été utilisés dans notre étude, ainsi que
nos observations réelles sur le terrain. Á partir des types biologiques, exprimés en nombre
d’espèce, on peut faire ressortir, le spectre biologique exprimé en pourcentage (Lahondère &
Bioret, 1997).
85
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
86
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
Du tableau 24, on peut ressortir le nombre de taxons de légumineuses, dans chaque type
biologique.
Les thérophytes, sont les mieux représentés, avec 15 taxons : Astragalus echinatus
Murray , Astragalus hamosus L., Astragalus sesameus L. , Coronilla scorpioides (L.) W.D.J.
Koch , Hippocrepis cyclocarpa Murb., Lotus ornithopodioides L., Medicago ciliaris Krock,
Medicago murex Willd, Medicago minima (L.) L., Medicago orbicularis (L.) Bartal,
Medicago polymorpha L., Melilotus indicus (L.) All. , Scorpiurus vermiculatus L., Trifolium
campestre Schreb et Trifolium stellatum L.
Suivis par les phanérophytes, avec 7 espèces, dont six (6) sont des nano-phanérophytes :
Argyrolobium zanonii (Turra) [Link], Calicotome spinosa (L.) Link, Genista microcephala
Coss & Durieu, Genista tricuspidata [Link] tricuspidata, Retama raetam (Forssk) Webb
Retama sphaerocarpa (L.) Boiss, et un taxon phanérophyte : Colutea atlantica Browic.
Les Chamaephytes
87
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
Les thérophytes, sont représentées en masse dans cet inventaire, avec plus de 45% de
l’ensemble des espèces de légumineuses inventoriées.
Sedjar (2012) dans son étude sur la végétation à la forêt de Boutaleb, a signalé la
dominance des thérophytes, par rapport aux autres types biologiques, sur l’ensemble de la
flore y recensée.
Ce qui peut indiquer, sur les perturbations du milieu, auxquelles est soumis le massif
forestier du Boutaleb (Surpâturage, Aridité….), chose qui a été constatée, lors des sorties de
terrain, où on a observé, des signes de perturbations, sur plusieurs sites, marqués surtout par
l’empreinte de l’homme, via l’activité pastorale importante, les délit de coupe, les incendies,
ainsi que l’aridité et la sécheresse ; ce qui est un mauvais signe, pour la diversité floristique,
de la forêt de Boutaleb, et en particulier, la flore de légumineuses. D’autant plus, que le
massif forestier de Boutaleb, diversement fragilisé, est caractérisé par une vulnérabilité
naturelle, à l’instar de la forêt méditerranéenne, et particulièrement la forêt algérienne
(Laouar, 2010) .
Anthyllis tetraphylla L.
Medicago orbicularis (L.) Bartal.
Medicago polymorpha L.
Les Thérophytes Trifolium arvense L.
Trifolium angustifolium L.
(Thé) Trifolium campestre Schreb.
Trifolium cherleri L.
88
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
Trifolium glomeratum L.
Trifolium lappaceum L.
Trifolium leucanthum [Link].
Trifolium resupinatum L.
Les Thérophytes Trifolium stellatum L.
Trifolium striatum L.
(Thé) Trifolium strictum L.
Trifolium tomentosum L.
Vicia sativa L.
Anthyllis vulneraria L.
Lotus corniculatus L.
Lotus edulis L.
Les Hemi-cryptophytes Lotus ornithopodioides L.
Trifolium fragiferum L.
(He) Trifolium ochroleucum Huds
Trifolium pratense L.
Trifolium repens L.
Les Phanérophytes Nano-
(Ph) phanérophytes
Calicotome spinosa (L.) Link
(Nph)
Le tableau 25, montre que les thérophytes, sont les mieux représentées, avec 16
espèces : Anthyllis tetraphylla L., Medicago orbicularis (L.), Medicago polymorpha L.,
Trifolium arvense L., Trifolium angustifolium L., Trifolium campestre Schreb. , Trifolium
cherleri L. , Trifolium glomeratum L., Trifolium lappaceum L.,Trifolium leucanthum [Link].,
Trifolium resupinatum L., Trifolium stellatum L., Trifolium striatum L., Trifolium strictum L.
Trifolium tomentosum L. et Vicia sativa L.
Ce sont, des plantes herbacées, souvent annuelles, constituant des prairies soumises à un
pâturage intense.
Les Hemicryptophytes, sont représentés avec 8 espèces : Anthyllis vulneraria L. - Lotus
corniculatus L. -Lotus edulis L. -Lotus ornithopodioides L. - Trifolium fragiferum L.
-Trifolium ochroleucum Huds. - Trifolium pratense L. et Trifolium repens L.
En dernier, les Phanérophytes, avec une espèce : Calicotome spinosa (L.) Link .
89
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
4%
Les Thérophytes
32%
Les Phanérophytes
Th>He>Ph
L’analyse globale du spectre biologique, de la flore de légumineuses de djebel Megress,
montre une dominance des thérophytes, qui sont représentés par 64% de l’ensemble de
légumineuses inventoriées, suivi des Hemicryptophytes, avec une représentation de 32%, puis
par les phanérophytes (Nano-phanérophytes), qui sont représentés avec une espèce, soit un
pourcentage de 4%.
Boulaacheb (2009), lors de son étude floristique au niveau de djebel Megress, a noté la
bonne représentativité des thérophytes, par rapport à l’ensemble des type biologiques
observées, sur la flore globale y recensée.
La dominance de thérophytes, renseigne sur les perturbations du milieu (Daget, 1980),
auxquelles djebel Megress fait face, surtout d’ordre anthropiques, comme le surpâturage, où
on a signalé lors des sortie de terrain, une dégradation du couvert végétal, marquée par le
piétinement et le broutage ; ce qui témoigne de l’énorme charge pastorale, et risque de
dégrader cet espace naturel, déjà fragilisé et vulnérable ; encore plus que des études ont
montré que la pression pastorale, est au moins quatre fois supérieure aux capacités optimales
(Laouar,2010).
90
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
50% 45,45%
40%
32%
30%
21,21%
20% 18,18%
15,15%
10% 4,00%
0%
0%
Thérophyte Hémicryptophyte Phanérophyte Chamaephyte
En effet, la forêt de Boutaleb, est soumise à des pressions, et des perturbations d’ordre
naturelles et anthropiques, à savoir les incendies de forêts, le surpâturage et la sécheresse
(Madoui, 1999). Quant au djebel Megress, il n’est pas à l’abri de ces perturbations, où le
couvert végétal y existe, présente une dégradation marquée par une activité anthropique
intensive, notamment l’activité pastorale.
Les Hemicryptophytes, sont ainsi mieux représentés au niveau de djebel Megress (32%)
par rapport au massif de Boutaleb (18.18%). La réussite des Hemicryptophytes, est
étroitement liée, à la forte diversification (altitude, dispersion, etc.) (Verlaque et al., 2001) .
Les Chamaephytes, sont représentés par 15.15% des types biologiques, à la forêt de
Boutaleb. Cependant, ce type biologique est absent pour les légumineuses recensées, au
djebel Megress. Les chamaephytes, ont la capacité d’adaptation, à la sécheresse, et se
développent par le surpâturage (Le-Houérou, 1992).
91
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
En dernière position, viennent les phanérophytes, qui sont de loins mieux représentés au
massif forestier de Boutaleb (21.21%), par rapports au djebel Megress.
La Chorologie, a pour objectif, de définir les aires de répartition des espèces végétales,
sur la surface d’un territoire donné (Boughani et al., 2009), ce qui permet de comprendre
l'origine de la flore, à travers la diversité chorologique.
La flore d'Afrique du Nord, comme celle de tout le bassin méditerranéen, a des origines
variées, établies suivant plusieurs facteurs : des éléments d’origines méridionales, des
éléments autochtones (d'origine méditerranéenne et mésogène), et des éléments d'origine
septentrionale (Gharzouli, 2007).
92
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
93
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
L’ensemble nordique, vient en dernier avec 2 espèces : une espèce Eurasiatiques ( Lotus
corniculatus L.) , et une espèce Paléo-Tempérée (Trifolium campestre Schreb).
La Fig.57, montre une dominance de l’élément Méditerranéen (Méd), qui est représenté
par 45.45%, suivi par l’élément Endémique Nord Africaines (End N-A), et l’élément Euro-
Méditerranéenne (Eur-Méd), avec un pourcentage de 12.12% chacun. L’élément Ouest
méditerranéen (W-Med), est représenté avec 6.06%.
95
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
- Anthyllis tetraphylla L.
- Anthyllis vulneraria L.
- Lotus edulis L.
- Lotus ornithopodioides L.
- Medicago orbicularis (L.) Bartal .
- Medicago polymorpha L.
Méditerranéenne Méd - Trifolium angustifolium L.
- Trifolium cherleri L.
- Trifolium lappaceum L.
- Trifolium leucanthum [Link].
- Trifolium resupinatum L.
- Trifolium stellatum L.
- Trifolium striatum L.
- Trifolium tomentosum L.
W-Méd - Calicotome spinosa (L.) Link
- Lotus corniculatus L.
Nordique Eur-As - Trifolium ochroleucum Huds.
- Trifolium pratense L.
Paléo- - Trifolium arvense L.
Temp - Trifolium campestre Schreb.
Circumbor - Trifolium repens L.
Eur-Méd. - Vicia sativa L.
Le tableau 28, montre que l’ensemble méditerranéen, est le plus important avec 15
espèces, réparties en :
- 14 espèces Méditerranéennes strictes : Anthyllis tetraphylla L., Anthyllis vulneraria L.
Lotus edulis L., Lotus ornithopodioides L., Medicago orbicularis (L.) Bartal
Medicago polymorpha L., Trifolium angustifolium L., Trifolium cherleri L., Trifolium
lappaceum L., Trifolium leucanthum [Link]., Trifolium resupinatum L., Trifolium
stellatum L., Trifolium striatum L. et Trifolium tomentosum L.
96
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
12% 4%
Méd.
8% Eur-Méd.
4% Euras-Méd
56%
Méd-Atl
8% Circumbor
4% Paléo-Temp
4% Eur-As
W.Méd
La Fig.58, montre une dominance de l’élément Méditerranéen (Méd), qui est représenté
par 56 %, de l’ensemble de la flore de légumineuses.
97
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
Total 15 60 %
Nordique
Euras (Eurasiatique) 3 12%
Paléo- Temp (Paléotempéré) 2 8%
Circumbor
1 4%
Total 6 24%
Large répartition
Euras-Méd 1 4%
Eur -Médit (Euro-méditerranéenne) 1 4%
Med-Atl (Méditerranéenne atlantique)
2 8%
Total 4 16%
50%
40%
30% 24%
21,21% 18,18%
20% 16%
6,06%
10%
0%
0%
Méditerranéenne Large répartition Nordique Endemique
98
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
D’après la Fig.59, une ressemblance dans les ensembles chorologique est notée, entre
les deux stations d’étude.
L’élément Méditerranéen, est l’ensemble le plus important, il est représenté par plus de
50% de la totalité des légumineuses inventoriées, au sein de chaque station d’étude (54.54%
au massif forestier de Boutaleb et 60% au djebel Megress). En effet, la majorité des
écosystèmes naturels d’Algérie, partagent la dominance de l'élément méditerranéen, tout
comme le reste du bassin méditerranéen (Quezel, 1991).
Les nordiques (septentrionales), sont bien représentées au niveau de djebel Megress
(24%), par rapport au massif de Boutaleb (8.82%).
L’ensemble large répartition, est mieux représenté à la station forêt de Boutaleb
(21.21%), par rapport au djebel Megress (16%). Les espèces appartenant à l’ensemble large
répartition, correspondent à des éléments de transition, entre l’ensemble méditerranéen, et les
ensembles chorologiques voisins.
L’ensemble endémique est important au niveau de la forêt de Boutaleb, où on a
enregistré la présence de 6 espèces de légumineuses endémiques au sens large. Cependant, on
n’a pas noté de taxon de légumineuse endémique, au niveau djebel Megress.
La diversité biogéographique, enregistrée au niveau de notre zone d’étude, revient à
son appartenance à la région méditerranéenne, caractérisée par une hétérogénéité des origines
de sa flore, et une importante variété biogéographique, dû essentiellement aux importants
changements climatiques, qu’a connue la région (Quezel, 1983 ; Zohary, 1971).
99
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
Taxons Rareté
Trifolium leucanthum M.B RR
Trifolium pratense L. AR
Hedysarum perrauderianum Coss.& Durieu R
Trifolium strictum L. AR
Trois niveaux de rareté, sont enregistrés lors de l’inventaire des légumineuses, au massif
forestier de Boutaleb et au niveau de djebel Megress, il s’agit de (par ordre décroissant) :
Très Rare (RR), Rare (R), Assez Rare (AR).
Quatre espèces de légumineuses, à statut rares, sont identifiées, il s’agit de : Trifolium
leucanthum M.B (RR), Trifolium pratense L. (AR), Trifolium strictum L. (AR) (enregistrées
au niveau de djebel Megress) , et Hedysarum perrauderianum Coss. & Durieu (R), identifiée
au niveau de la forêt de Boutaleb.
1.8. Types morphologiques
La morphologie générale de l'espèce, figure parmi les critères de la classification des
espèces en types biologiques ; les espèces peuvent ainsi être regroupées en : espèces pérennes
(ligneuses ou herbacées), et espèces annuelles, ce qui constitue la phytomasse (Nouar, 2020).
Le type morphologique, des légumineuses recensés, lors de notre étude, a été déterminé
sur terrain, et à l’aide de l’ouvrage Quezel & Santa (1962) (Tableau 31).
100
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
Trifolium stellatum L.
Djebel Megress
Il ressort du tableau 31, que les espèces de légumineuses recensées, au niveau de deux
stations d’étude (Forêt de Boutaleb et djebel Megress), sont d’un point de vue morphologique
marquées par l’hétérogénéité, entre les espèces annuelles et les espèces vivaces, (avec une
dominance des annuelles).
101
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
102
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
Espèces vivaces
24%
Espèces annuelles
76%
Espèces vivaces
Les espèces annuelles, sont représentées par 76%, de l’ensemble des légumineuses
identifiées au djebel Megress, suivi par les espèces vivaces avec 24%.
103
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
Un rapport élevé, est enregistré entre les annuelles et les vivaces, plus ce taux est élevé,
plus la pression exercée sur les ressources est importante (Jauffret, 2001), ce qui témoigne des
perturbations causées par l’activité humaine, notamment l’activité pastorale au niveau de
djebel Megress.
70%
60%
51,51%
48,48%
50%
40%
30%
24%
20%
10%
0%
Espèces annuelles Espèces vivaces
Les espèces annuelles, sont majoritaires pour les deux stations d’études. Cependant les
légumineuses de djebel Megress, sont mieux représentées avec ce type de morphologie (76%)
par rapport le massif forestier de Boutaleb (51.51%).
L’invasion des espèces annuelles à cycle de vie court, est favorisée par les pressions
anthropiques (Bindelle et al., 2013), et révèle une perturbation, et une régression de milieu,
causées par de multiples facteurs, tels que : l’aridité, les incendies, le surpâturage…
Face à ces conditions défavorables, les espèces annuelles avec un cycle de vie court,
développent des stratégies d’adaptation pour pouvoir y résister.
Les espèces vivaces, sont de loin, mieux représentés au niveau du massif forestier de
Boutaleb (48.48 %), par rapport au djebel Megress (24%), les besoins des ligneux vivaces,
sont plus importants en matiére hydriques et trophiques (Maamar et al., 2018).
104
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
Selon l’APG IV (2016), et selon les travaux de Lewis et al., (2005), toutes les espèces
de légumineuses inventoriées, au niveau de deux stations d’étude (Massif de Boutaleb et
djebel Megress), font partie de la sous famille des Faboideae (Papilionoideae), et se
répartissent entre six (6) tribus, à savoir :
- Fabeae, Galegeae, Genisteae, Hedysareae, Loteae et Trifolieae
Ordre : Fabale
Famille : Fabaceae
Sous Famille : Faboideae
Tribu Genre Espèce
Fabeae
105
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
Anthyllis tetraphylla L.
Anthyllis
Anthyllis vulneraria L.
Coronilla Coronilla scorpioides (L.) W.D.J. Koch
Coronilla minima L.
Hippocrepis Hippocrepis cyclocarpa Murb.
Loteae
Trifolium fragiferum L.
Trifolium angustifolium L.
Trifolieae
106
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
107
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
Régne : Plantae
Division : Angiospermes
Clade : Dicotyledones vraies
Clade : Superrosidées
Clade : Rosidées
Clade : Fabidées
Ordre: Fabales
Famille : Fabaceae (Leguminosae)
Sous famille : Faboideae
Tribu : Fabeae
- Espèce : Vicia sativa L.
Nom commun : «Nefel », « Djelban »
Caractéristique botanique : Plante herbacée annuelle ou bisannuelle à tige
Genre : dressée ou grimpante, à système racinaire pivotant, à feuilles paripennées de
20 à 30 mm de long et à 2 à 6 paires de folioles de forme ovale à rachis. Les
Vicia fleurs sont sessiles ou subsessiles, purpurines avec des ailes, et les gousses
sont à peu près cylindriques, comprimées, aplaties et déhiscentes.
Tribu : Galegeae
Espèce : Astragalus armatus Willd
Nom commun : « Gdaâ », «Goundal », « Chouk ed derban »
Caractéristique botanique : Plante vivace, arbuste de 20–50 cm, tige
ligneuse, plus ou moins diffuse, souvent épineuse, feuilles imparipennées à
3–8 paires de petites folioles, extrêmement caduques ; le rachis des feuilles se
transforme en épines extrêmement fortes ; les fleurs blanches rosées; les
gousses à deux loges déhiscentes ; enfermées dans le calice fortement
accrescent ; réticulé glabre.
Genre :
Espèce : Astragalus hamosus L.
Astragalus
Nom commun : « Bou cennara »
Caractéristique botanique : Plante herbacée annuelle avec des feuilles
imparipennées, des fleurs d’un blanc jaunâtre, l’inflorescence plutôt denses
en grappes allongées, les gousses glabres fortement incurvées.
Espèce : Astragalus monspessulanus L.
Nom commun : «Sella » «Djelban el Maza ».
Caractéristique botanique : Plante vivace, à tige herbacée, l’inflorescence
axillaires avec des fleurs purpurines ou violacées, les feuilles imparipennés
stipulées, les gousses arquées linaires.
108
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
109
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
110
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
111
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
Tribu : Trifolieae
- Espèce : Medicago ciliaris Kroch.
- Nom commun : /
Caractéristique botanique : Plante annuelle, les feuilles trifoliées et
pétiolées, stipulées, avec des folioles dentées sur le sommet ; Les fleurs sont
petites et de couleur jaune vif. les gousses sont contournées en hélice plus ou
moins épineuses de plus 10 mm.
Espèce : Medicago murex Wildd.
Nom commun : /
-
Caractéristique botanique : Plante herbacée annuelle, glabre, les feuilles
trifoliées et pétiolées, avec des folioles dentées au sommet, la gousse est
épineuse.
Genre :
Espèce : Medicago minima Grufb.
Medicago Nom commun : « Hassak »
- Caractéristique botanique : Plante annuelle, les feuilles trifoliées et
- pétiolées avec folioles dentées au sommet veloutées, les fleurs très petites
- (3-4 mm), sur un pédoncule aristé assez court, les gousses de 3-4 mm,
pubescentes, filiformes, dressées.
Espèce: Medicago orbicularis (L.) All
Nom commun : /
Caractéristique botanique : Plante herbacée annuelle, à tige couchée
ascendante ou décombonte glabre, les feuilles trifoliées et pétiolées, à
folioles larges, dentées au sommet, les fleurs jaunes très petites, réunies 1-3
sur un pédoncule aristé, les gousses aplaties à 3-5 tours de spire à bord plan
plus ou moins ondulées.
112
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
113
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
114
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
115
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
La Fig. 63, représente la carte de l’analyse canonique des correspondances, établie pour
la forêt de Boutaleb.
116
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
Les relevés : R2, R5, R6, R8, R9, R10, R14, R16, R17, R18 et R19 ; positivement
corrélés à l’axe1, présentent une pente modérée à forte (jusqu’à plus 35%).
Les relevés : R1, R3, R7, R12, R13 et R15 ; liées au facteur dominant la partie négative
de l’axe1 : la végétation herbacée (recouvrement herbacée), correspondant principalement à
des matorrals clairs : matorral bas clair de Juniperus oxycedrus L., et Juniperus phoenicia L.,
et des matorrals de Quercus ilex L.; en plus de pelouse et d’ermes, qui s’installe entre les
parties trouée de matorral. Ces sites, présentent une exposition principalement Nord, et une
pente ne dépasse pas 20%.
Les espèces à forte contribution pour la partie négative de cet axe sont :
Astragalus sesameus L., Hippocrepis multisiliquosa L., Medicago Murex Willd, Lotus
cretecus L., Lotus corniculatus L., Melilotus indicus (L.) All, Medicago orbicularis L.,
Medicago hispida Gaertn, Medicago sativa L., Astragalus armatus Willd., Argyrolobium
zanonii (Turra) [Link], Astragalus echinatus Murr, Retama raetam (Forssk) Webb.
117
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
Les sites : R1, R2, R4, R5, R6, R7, R15, R16, R17, R18 et R19, négativement corrélés
à l’axe 2, présentent une altitude qui ne dépasse pas 1509 m, et des pentes modérés de 10 % à
20% . Il s’agit principalement, des matorrals, plus au moins dense de chêne vert (Quercus
ilex L.) et de Pin d’alep (Pinus halepensis Mill ), mélangé par endroits de Juniperus
oxycedrus L.
Les espèces de légumineuses, qui contribuent à la partie négative de cet axe sont :
Genista microcephala Coss & Durieu, Retama sphaerocarpa (L.) Boiss, Retama raetam
(Forssk) Webb , Medicago sativa L., Ebenus pinnata L., Hippocrepis multisilicosa L.,
Coronilla minima L., Hedysarum perrauderianum Coss., Lotus corniculatus L., Medicago
murex Willd, Medicago orbicularis L, Melilotus indicus (L.) All., Calicotome spinosa (L.)
Link, Colutea arborescnet L., Lotus cretecus L., Ononis natrix L., Coronilla scorpioides (L.)
W.D.J. Koch., Astragalus echinatus Murr.
L’axe 2, sépare les espèces de Fabaceae, rencontrées à des altitudes élevées, et des
pentes fortes (Coté positif), aux espèces rencontrées aux plus faibles altitudes et pentes (Coté
négatif). La variable altitude, est liée aux variables : température et pluviométrie.
Abdelkefi et al., 1992, ont montré l’impact de l’altitude, parmi d’autre paramètres sur
la répartition du genre Medicago. Selon Abdelgherfi et Laouar (1999), Medicago minima L.
et Medicago orbicularis L., préfèrent les altitudes élevées, où elles sont plus fréquentes.
Cependant, Mediacgo ciliaris L. se développe à différentes altitudes, ce qui va avec notre
résultat.
118
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
119
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
120
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
Vers le côté négatif de l’axe 1, se rencontrent les relevés réalisés dans des pelouses et
des prairies, il s’agit de : R6, R9, R11, R12, R14, R15, R16, R17, R18, R28, R29 , R31, R32,
R33 ,R34, R36, R37, R41 ; dont l’exposition est principalement Sud, sur des pentes allant de
5% à 15%, avec des altitudes qui ne dépassent pas généralement les 1620 m , et un
recouvrement qui dépasse 60%.
Ce côté, est défini par les espèces suivantes : Calicotome spinosa (L.) Link, Lotus
ornithpoidie L., Lotus corniculatus L., Medicago polymorpha L., Trifolium glomeratum L.
Trifolium stellatum L., Trifolium repens L., Vicia sativa L., Trifolium resupinatum L.,
Trifolium tomentosum L., Trifolum fragiferum L., Trifloium pratens L.
L’axe 1, correspond à un gradient d’altitude, les altitudes sont plus élevés du coté
positif, par rapport du coté négatif. Ce facteur, est associé à d’autres facteurs climatiques
comme la pluviosité et la température.
Des travaux d’autoécologie, ont mis en exergue, l’effet de l’altitude, et de la
pluviométrie, sur la distribution des espèces de légumineuses.
En effet, Trifolium cherleri L., Trifolium arvens L., Trifolium campestre Schreber L., et
Trifolium lappaceum L., sont bien adaptées, dans les zones bien arrosées, et bien humides
(Abdelgherfi et al., 2006), et Medicago orbicularis L. et Trifolium angustifolium L. sont
plus fréquents aux fortes altitudes (Abdelgherfi & Laouar, 1999 ), ce qui s’accorde avec les
résultats de notre étude.
Cependant, Trifolium campestre Schreber L., Trifolium lappaceum L., Trifolium
pratense L. et Trifolium cherleri L., sont signalées à des altitudes variables (Zatout et al.,
1989).
Du côté positif de l’axe 2, lié au facteur pente, et exposition, se situent les relevés: R4,
R5, R7,R9, R12, R15, R16, R20, R26, R29, R34, R38, R39, R40, R41, qui occupent les
terrains à pente modéré à forte ( jusqu’à plus 25%), avec un recouvrement global dépassant
les 50% , l’exposition est principalement Sud, Sud Est .
Vers ce côté, les espèces à forte contribution sont : Anthyllis vulneraraia L., Trifolium
stellatum L., Lotus corniculatus L., Medicago orbicularis L., Medicago polymorpha L.,
Trifolium striatum L., Vicia sativa L., Trifoilium angustifolium L. et Trifolium lencothome L.
121
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
Du côté négatif du même axe, se concentre les relevés : R3, R6, R8, R10, R13, R14,
R17, R18, R19, R23, R25, R27, R31, R35, R36, R37, il s’agit des relevés rélaisés à une
exposition principalement Nord, Nord Est, et Est, avec des pentes faibles ( ne dépassent pas
10%) leur recouvrement dépassent généralement 50%.
Les espèces à forte contribution pour ce côté sont : Trifolium fragiferum L., Anthyllis
tetraphyal L., Calicotome spinosa (L.) Link., Lotus edulis L., Lotus ornithopoides L.,
Trifolium arvens L., Trifolium lappaceum L., Trifolium tomentosum L., Trifolium
glomeratum L. et Trifolium resupinatum L., Trifolium strictum L., Trifolium campestre
Schreber L.
L’axe 2 est lié à la variable pente, il sépare les espèces de Fabaceae, rencontrées à des
fortes pentes (Coté positif), aux espèces rencontrés aux plus faibles pentes (Coté négatif).
En effet, les sols de forte pente, semblent être les lieux, où Trifolium stellatum L. est
fréquent (Zatout et al., 1989), contrairement à : Trifolium angustifolium L., Trifolium
pratense L. et Trifolium striatum L. qui se développent sur des sols de pente variable
(Alvarez et Morey , 1974) .
Cette analyse, permet de comprendre l’écologie des légumineuses, et de définir les
facteurs impliqués dans leur distribution, notamment, l’altitude, la pente, l’exposition, ce qui
constitue un outil d’aide dans les processus de conservation de cette ressource végétale.
122
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
Les caractéristiques écologiques des sites de relevés au niveau de djebel Megress sont
représentées sur le tableau 35.
123
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
Conclusion
Á la lumière de l’analyse floristique, on a pu dresser une liste floristique des espèces de
légumineuses, présentes au niveau de notre secteur d’étude : djebel Megress et la forêt de
Boutaleb.
Notre zone d’étude, présente une forte diversité spécifique des légumineuses, où nous
avons comptabilisé 51 espèces et sous espèces, au niveau de deux stations d’étude (Forêt de
Boutaleb et Djebel Megress). L’analyse canonique des correspondances, a apporté une
approche autoécologique à l’étude, ce qui a permis de comprendre l’écologie, et la
distribution, de certaines espèces de Fabaceae recensées lors de l’étude.
124
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
2. Analyse Ethnobotanique
L’intérêt socio-économique des légumineuses, a été étudié à travers deux axes : le
premier, concerne les espèces de légumineuses, recensées au niveau de notre secteur d’étude.
Le deuxième axe, est une approche ethnobotanique, qui vise à valoriser une espèce
appartenant à cette famille botanique, il s’agit de : Ceratonia siliqua L.
Les résultats de l’entretient, ont indiqué que les espèces de légumineuses, sont bien
connues par les répondants, qui leurs affectent une dénomination traditionnelle (nom
vernaculaire). En effet, nous nous sommes intéressées aux divers noms vernaculaires
attribuées aux espèces de légumineuses recensées.
La dénomination des plantes, a toujours été pratiquée avec une grande précision, par les
populations indigènes du Nord de l’Afrique (Trabut, 1935). Le « phytonyme » ou nom de
plante, est un domaine d'une grande richesse, et d'informations socioculturelles, et les noms
vernaculaires, sont des concepts informatifs, liés à une vision particulière des
autochtones (Khoufache, 2019).
Les noms vernaculaires, des légumineuses identifiés par les informateurs, et la
nomenclature proposée par la flore Quezel et Santa (1962), pour certaines espèces de
légumineuses utilisées en Algérie, sont résumés dans le tableau 36.
Tableau 36: Noms vernaculaires et Noms scientifiques des Fabaceae (Quezel et Santa
1962/1963) (les noms vernaculaire enregistrés lors de l’enquête sont indiqués en gras).
125
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
Pour des résultats davantage intéressants, dans le cadre de l’ethnobotanique, une étude
sur les noms vernaculaires, attribués par les populations indigènes, aux différentes plantes,
mérite d’être approfondie.
Notre région d’étude, avec les deux stations investies (le massif forestier de Boutaleb et
djebel Megress), recèlent de belles associations Pastorales/fourragères naturelles, regroupant
plusieurs genres de légumineuses : Lotus, Trifolium, Medicago, Hedysarum, Vicia, Anthyllis,
Scorpirus, Melilotus, Ononis, Hippocrepis.…
En effet, la partie Nord Est de l’Algérie, est réputée par sa richesse en ressources
fourragères, cette potentialité fourragère naturelle, n’a qu’à être valorisée, d’autant plus, que
l’Algérie, est un pays à vocation pastorale, et fourragère par excellence (Abdelgherfi &
Laouar, 1999; Issolah, 2008).
126
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
Lors de l’entretient, les informateurs clés, et du fait de leurs connaissances sur la flore
spontanée, ont pu sélectionner et reconnaitre, plusieurs espèces de légumineuses, pastorales
pour l’élevage de bétails, tels que : Lotus corniculatus L., Medicago sativa L., Vicia sativa L.,
Scorpiurus vermiculatus L., Melilotus indicus L., Ononis natrix L., Anthyllis vulneraria L.,
Medicago polymorpha L., Medicago orbicularis (L.) Bartal, Medicago ciliaris Kroch.,
Medicago minima (L.) L., Astragalus armatus Willd., Trifolium repens L., Calicotome
spinosa (L.) Link….
Une variété d’espèces appétentes, à savoir : Trifolium repens L., Medicago polymorpha
L., Vicia sativa L., Lotus corniculatus L., Medicago sativa L. (Boulaacheb, 2009), est
identifiée au niveau de notre secteur d’étude.
Medicago sativa L., l’une des espèces, recensées à la forêt de Boutaleb, est une
légumineuse dont la culture est largement répandue (Bora & Sharma, 2011), elle figure parmi
les plus importantes espèces commerciales des Fabaceae (Garza, 2015). C’est une espèce
fourragère importante, en raison de sa teneur élevée en protéine, son apport alimentaire, et sa
digestibilité de la matière sèche, elle joue un rôle, également dans la fertilisation du sol, et son
enrichissement en azote (katoch, 2022) .
Les légumineuses, par leur composition principale en espèces d’intérêt pastoral et/ou
fourrager, sont une composante de la sécurité nutritionnelle du bétail (Katoch, 2022). Elles se
distinguent par leurs richesses en matière azotées totales, en protéines, et en certains
minéraux, notamment le calcium (Baumont et al., 2016). Les légumineuses, sont considérées
comme une importante source, alimentaire, protéiques, et nutritionnelles globales, pour la
consommation animale (katoch, 2022).
127
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
Idem pour la forêt de Boutaleb, où l’élevage, est parmi les activités agricoles, les plus
pratiquées, où 41560 têtes d’effectif ovin de cheptel, et 4545 têtes d’effectif bovin, sont
enregistrées, au niveau des communes, bordant le massif forestier de Boutaleb (DSA, 2020).
Ces chiffres, traduisent l’importance de l’activité de l’élevage dans la région, assurée
essentiellement, par les ressources pastorales, que recèlent le massif de Boutaleb (Sahraoui et
al., 2016), dont les légumineuses font partie intégrante, et constituent une ressource
fourragère importante, pour l’alimentation de bétail, au niveau de cette station.
De ce fait, les légumineuses inventoriées lors de notre étude, constituent une ressource
génétique pastorale / fourragère, d’une grande importance pour la région d’étude.
Cependant, il est à noter, que lors de l’entretient, quelques informateurs ont signalé le
genre Retama, comme toxique pour le bétail, à forte consommation.
128
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
développement normal des animaux. De plus, des rapports existent, indiquant la toxicité
potentielle du Retama raetam (Forssk) Webb, que ce soit pour l’homme ou pour le bétail
(Algandaby, 2015). Dans le même context, Kazi Tani (2014), a noté ainsi, la toxicité de
Coronilla scorpioides (L.) W.D.J. Koch, espèce recensée lors de notre étude.
Quatre (4) espèces de légumineuses, ont été reconnues, par les informateurs clés, lors de
l’entretient, par leur vertus médicinales. Il s’agit de : Calicotome spinosa (L.) Link , Anthyllis
vulneraria L., Retama raetam (Forssk) Webb, et Lotus corniculatus L. (Fig 67, Fig 68 Fig 69,
Fig 70). Le tableau 37, révèle les espèces avec leurs utilisations selon la réponse des
informateurs.
129
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
Tableau 37 : Les utilisations des espèces du Fabaceae dont le domaine médicinal selon les
résultats de l’enquête
130
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
Cependant, plusieurs études, ont rapporté l’usage des espèces de légumineuses, dans la
pharmacopée traditionnelle Algérienne.
Afin de sélectionner les espèces de Fabaceae, recensées lors de notre étude, qui sont
impliquées dan la catégorie médicinale, et déterminer leurs usages traditionnels, nous avons
utilisé comme référence, des travaux scientifiques ethnobotaniques, sur les plantes
médicinales en Algérie.
131
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
Rhumatisme, piqûres de
Retama retam Webb. scorpion, blessures (la partie Rebbas et al.,2014
aérienne)
Dépuratif, Fébrifuge,
Antispasmodique, employé
Trifolium pratense L. pour les problémes d’eczéma, et Baba-Aissa, 1991
de psoriasis, et d’acnés.
Antidiarhéque Hamel et al., 2018 .
Contre le diabète (décoction des
racines), l’Œdème, l’enflure. Rebbas et al., 2014
pour soigner les plaies.
Calicotome spinosa (L.) Link Pour les hémorroïdes,
douleurs à l'estomac Chermat & Gharzouli,2015
132
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
En effet, plusieurs genres de légumineuses, sont bien perçus par les informateurs,
comme plantes ornementales (Anthyllis, Calicotome, Hedysarum, lotus, Trifolium,
Colutea…), comme plante de lutte contre l’érosion de sol (Calicotome, Colutea, Genista,
Retama…)
Les légumineuses, sont considérées, comme composante pionnière, dont dépend la
végétation des forêts, et des prairies, de la majeure partie du monde (Douce, 2000). Cette
composante majeure de légumineuses, constitue un outil très efficace, pour la conservation
des sols contre l’érosion (Bermúdez, 1996 ; Roose, 1994) ; en plus de son rôle, autant
qu’approvisionneur d’azote ; ce qui traduit l’utilisation des légumineuses, comme
fertilisateurs du sol, en augmentant le taux de matière organique (Roose, 1994).
Cependant, les espèces : Mediacgo sativa L. et Vicia sativa L., recensées lors de notre
investigation sur terrain, sont mentionnées comme espèces cultivées, utilisées comme engrais
vert, et comme fourrage pour les animaux d’élevage ; les espèces sauvage apparentées aux
espèces cultivées, sont des ressources génétiques, d’une grande importance pour la recherche
scientifique, en apportant de nouveau gènes, afin d’améliorer les variétés cultivées en terme
de productivité, qualité du fourrage, et résistance aux maladies (Hunter, 2012).
Les légumineuses, sont également menacées par la sécheresse croissante, et par les
changements climatiques, qui peuvent affecter leur croissance, et leur reproduction ; d’autant
plus, que la température, et les précipitations, sont des facteurs climatiques, d’une grande
importance pour la végétation d’un site (Breckle and Rafiqpoor, 2022).
133
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
Á l’instar des montagnes en Algérie, djebel Megress présente une densité de population
appréciable, ce qui implique la soumission de ce milieu naturel, à une forte pression,
entrainant une fragmentation de l’habitat, une exploitation abusive, une pollution, et un
surpâturage (Laouar, 2010). En effet, djebel Megress, offre d’excellent parcours de pâturage
pour les troupeaux, toute l'année. Cependant le surpâturage, entraîne la détérioration du
couvert végétal, et la perte des ressources naturelles (Mueller-Harvey, 2001), notamment la
flore de légumineuses.
De plus, le site est un atout touristique, facilement accessible, ce qui accentue la
pression humaine sur ce milieu naturel riche et diversifié.
134
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
Il ressort du tableau 39, que les hommes, prédominent les enquêtés, avec une
représentation de 52.7 %. Suivant l’âge, la classe d’âge de 30 ans à 60 ans, est majoritaire
avec un pourcentage de 62.2%. Concernant le niveau d’étude des interviewés, les résultats
obtenus montrent que 33.3% des enquêtés, ont le niveau moyen, 25.0% ont le niveau
secondaire, 20.5% détiennent un niveau primaire, et 18.3% sont universitaire, et en dernier
2.7 % sont analphabètes.
Il ressort de l’enquête, que Ceratonia siliqua L., ou le caroubier, est connue par les
répondants, qui l’affectent comme nom vernaculaire : « Elkheroub ».
135
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
100% 92,70%
85,50%
90%
Fréquence de citation (%)
80%
70%
60%
50%
36,70%
40%
30% 26,60% 24,40% 22,20%
20% 15,50%
10%
0%
Catégorie d'usage
D’après la Fig.71, l’usage alimentaire, est le plus important, parmi les différents usages
mentionnés de Ceratonia siliqua L., avec une représentation de 92.7%, suivi de l’usage
médicinal (85.5%). Tandis que, les catégories d’usage fourragère et mellifère, représentent
24.4% et 36.7% respectivement. La catégorie commerciale, est représentée par 26.60%, et la
catégorie environnementale, est mentionnée par 22.2%, et en dernier « Autre usage » avec
15.5%.
L'espèce Ceratonia siliqua L., a été utilisée à diverses fins, depuis très longtemps et
plusieurs usages affirmés, remontent à la période précoloniale (Kaderi et al., 2015).
136
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
Tableau 40 : Relation entre les fréquences de citation des catégories d’usage de caroubier et
les caractéristiques sociodémographiques
Caractéristique sociodémographiques Chi-2 P-value
Sexe 10.63 0,100
Âge 19.70 0,349
Niveau d’instruction 9.16 0.688
137
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
Le fruit de Ceratonia siliqua L. (les caroubes), est la seule partie de l’espèce, employée
en médecine traditionnelle, où plus de 85%, ont affirmé cet usage.
Anémie 31,60%
Diabéte 26,10%
Hypercholesterolémie 12,20%
Les caroubes, sont largement utilisées, depuis l’antiquité pour ses vertus thérapeutiques
(Kaderi, 2015). Les vieillards, l’utilisent à nos jours, pour soulager les maux intestinaux.
Plus de 50% des enquêtés, ont citée l’usage des caroubes, dans le traitement des
problèmes intestinaux anti diarrhéique, et les troubles gastriques et digestifs.
Cependant, l’anémie est mentionnée par 31.60% des enquêtés, comme maladie qui se
soigne par le caroubier. 26.10 % des enquêtés, ont cité le traitement de diabète, et 15.50 % des
répondants, ont cité l’usage des caroubes, dans le traitement des problèmes respiratoires, alors
que 14.4%, estiment que les caroubes constituent,, un remède anti reflux et vomissement, et
12.2% des enquêtés, l’utilise dans les problèmes d’hypercholestérolémie.
De nombreuses recettes médicinales, avec plusieurs modes d’usage, ont été renseignées
lors de l’enquête.
138
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
11,11%
12,77%
Poudre
52,77% Cru
20,00% Décoction
Macération
Mélasse
42,22%
Figure 74 : Mode d’usage traditionnel des fruits de Ceratonia siliqua L. (Les Caroubes) en
phytothérapie
L’emploi des caroubes, sous forme de poudre ou farine est la plus courante en médecine
traditionnelle selon 52.77% des enquêtés ; les caroubes sont également utilisées, cru par
consommation directe (42.22%) ; tandis que la macération et l’infusion sont citées par 12.77%
et 20% des enquêtés respectivement ; et en dernier 11.11% des répondants ont cité l’usage des
caroubes sous forme de mélasse ou confiture, dans la pharmacopée traditionnelle.
L’emploie des caroubes dans la pharmacopée, est justifié par leurs richesse en fibres,
tanins, calcium, et antioxydants (Puhan et al., 1996 ; Berrougui, 2007). La teneur élevée en
fibres, leur apportent une propriété dans la régulation du taux de glucose dans le sang, et la
réduction du taux de cholestérol sanguin (Loeb et al., 1989).
139
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
Cependant, il est à noter que Ceratonia siliqua L., est une espèce forestière, qui se
trouve à l’état spontané, et même cultivé ; c’est une excellente essence forestière sylvo-agro-
pastorale (Benmahioule et al., 2011) .
Cependant, les facteurs qui peuvent affecter la survie de Ceratonia siliqua L., selon les
répondants sont représentés sur la Fig.75 :
140
CHAPITRE IV Résultats et Discussion
90%
79,10%
80%
67,70%
70%
60%
50%
40%
26,80%
30%
20% 11,10%
10%
0%
D’après la Fig.75, les feux de végétation, sont le premier facteur de menace sur
l’espèce, suivie par la surexploitation, qui comprend : la récolte des fruits avant leurs
maturités, et les coupes pour divers usages.
Les changements climatiques, avec les variations des précipitations et des températures,
peuvent affecter négativement l’espèce, selon les répondants.
La catégorie ‘Autre’, comprend : les maladies fongiques, les ravageurs et les insectes,
qui peuvent entrainer un affaiblissement de l’espèce, et la destruction de l’habitat naturel.
Ces différentes pressions exercées sur l’espèce, ont un impact négatif important, sur sa
survie, ce qui incite a adopter des pratiques, qui contribuent à atténuer certains de ces risques
et favoriser l’utilisation rationnelle de l’espèce, à travers une gestion durable.
Conclusion
Les légumineuses recensées, au niveau de notre secteur d’étude, possèdent une grande
importance, pour les populations locales, cette importance se voient tant sur le plan social
qu’économique.
D’un autre coté, l’étude ethnobotanique sur Ceratonia siliqua L., entamée au Nord de
la wilaya de Sétif, a prouvé le statut polyvalent de l’espèce, qui est à usages multiples, et la
bonne connaissance endogène détenue, sur cette espèce, prouve son utilité, et sa contribution
dans les activités socio-économiques de la population locale.
141
CONCLUSION GÈNÈRALE ET PERSPECTIVES
CONCLUSION GÉNÉRALE ET PERSPECTIVES
- Le premier volet, correspond à une étude floristique, menée au niveau de deux stations
d’étude : Djebel Megress, et le massif forestier de Boutaleb ; et qui vise à inventorier les
espèces de légumineuses y présentent, avec une analyse de type biologique, la chorologie, la
morphologie, et la systématique.
- Le deuxième volet, concerne l’importance socio-économique des légumineuses, il s’est
articulé, autours de deux points :
Le premier, est en rapport avec les espèces de légumineuses recensées, au niveau
des stations d’études, il avait pour but de dégager leurs importances, à travers, un
entretient, qui a ciblé les informateurs clés (les paysans, le personnel forestiers, les
agriculteurs, les éleveurs…..), associé à une recherche bibliographique.
Le deuxième point, est une étude ethnobotanique, menée au nord de la wilaya de
Sétif, qui vise à valoriser une espèce, appartenant à la famille de légumineuses :
Ceratonia siliqua L. et faire ressortir ses utilités, et importances, au profit de la
population locale, ce qui contribue à sa valorisation et sa gestion durable.
142
CONCLUSION GÉNÉRALE ET PERSPECTIVES
Les critères d’endémisme, sont bien marqués au niveau de la forêt de Boutaleb, avec
une représentation de 18.18%, de l’ensemble des espèces de légumineuses y recensées. Quant
aux espèces rares, on a noté la présence de 4 espèces rares, sensu Quezel et santa (1962).
143
CONCLUSION GÉNÉRALE ET PERSPECTIVES
Cependant, et à l’issue de cette étude floristique, il est nécessaire de noter, que des
signes de perturbations, ont été observés, dans plusieurs sites d’études, que ce soit au niveau
de djebel Megress, ou la forêt de Boutaleb, marqués essentiellement, par l’empreinte humaine
(surpâturage, les incendies, extractions de bois …), ce qui constitue une menace sur la flore de
légumineuses y présente.
144
CONCLUSION GÉNÉRALE ET PERSPECTIVES
Cette documentation, sur l’importance et l’utilité de Ceratonia siliqua L., constitue une
étape essentielle, dans le processus de sa gestion durable, sa valorisation et sa conservation.
Ces résultats, constituent une base de données, susceptible d’ouvrir des perspectives
intéressantes parmi lesquelles :
- Mettre en œuvre, une stratégie pour prévenir le surpâturage, par la mise en place d’une
gestion pastorale contrôlée, limitant le libre pâturage, à travers la restriction du nombre
d'animaux par zone de pâturage, et de ce fait, réduire la pression exercée sur les plantes,
notamment la flore de légumineuses, et conserver la qualité de l'habitat.
- Mener des études scientifiques, et des recherches phytochimiques, pour mieux comprendre
les vertus thérapeutiques, des espèces de légumineuses citées dans l'étude, et pour montrer la
valeur nutritive, et les caractéristiques biochimiques, de différents genres de légumineuses,
réputés par leur intérêts fourragers comme : Vicia, Lotus, Medicago, Trifolium, Hedysarrum..
145
CONCLUSION GÉNÉRALE ET PERSPECTIVES
- Impliquer les populations locales, dans les décisions concernant la conservation des
ressources naturelles, en tenant compte, de leurs différents besoins, et leurs perceptions sur les
menaces de survie de la végétation dans son ensemble.
- Sensibiliser les communautés locales, les éleveurs, les agriculteurs, les paysans, sur
l’importance des légumineuses, pour la biodiversité, et pour le maintient des sevices
écosystémiques, et encourager un développement rural approprié, en évitant la surexploitation
des ressources naturelles.
- Documenter les perceptions locales, sur l’importance économique, sociale et écologique, des
espèces de légumineuses réputées actives, afin de mettre en place des politiques de gestion, de
conservation et d'utilisation durable de cette ressource végétale.
Bien que, cette étude sur les légumineuses, dans la wilaya de Sétif, nous ait permis de
mieux connaître la diversité spécifique, de cette famille de plante, et ses intérêts socio-
économiques, il reste encore beaucoup de travail à faire, afin de dresser une liste exhaustive
de toutes les légumineuses présentes dans les écosystèmes du Sétifois, ainsi que celles
utilisées dans les différentes catégories.
Par conséquent, il est nécessaire de poursuivre les recherches, afin d’enrichir les
résultats de cette étude.
146
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ANNEXES
Annexe 01
163
Annexe 02
164
Annexe 03
Identification
Date :
Commune :
Lieu dit :
Couche Sociale :
Matériel Végétal
Nom scientifique :
Nom vernaculaire :
Quelle est l’importance et l’usage que vous connaissez de la plante ?
Cette espèce est elle cultivée ?
Aspect Médicinal
Quels sont les parties utilisées dans cette catégorie ?
Quels sont les symptômes et les maladies traitées sur la base de cette plante ?
Aspect Fourrager/Mellifère
Le fourrage de cette plante est - t'il de bonne qualité ?
Cette plante est elle une bonne espèce mellifère ?
Menace et facteur de risques
Á votre avis, quels sont les facteurs de menaces qui pèsent sur la végétation en général et
ces espèces en particulier ?
165
Annexe 04
Aspect Alimentaire
Quelle partie de l’espèce est consommée ?
Le mode de préparation ?
Aspect Thérapeutique
Quelles sont les maladies que vous soignez avec le caroubier?
Quelles sont les parties utilisez ?
Mode de préparation :
Aspect Fourrager et Mellifère
Le fourrage de cette plante est - t'il de bonne qualité ?
Si la réponse est oui pourquoi ?
Cette espèce est- elles cultivée? □ Oui □ Non
Comment évaluer l’intérêt apicole de l’espèce : □ Excellent □ Bon □ Médiocre
Aspect Commercial
Quels sont les produits ou sous produits de cette espèce qui sont vendus sur le marché ?
Quel est le prix de vente ?
Disponibilité et facteurs de menaces de Ceratonia siliqua L.
À votre avis, quel est l’état de disponibilté de l’arbre de caroubier dans votre région ?
Est ce qu’il est somis à des pressions ? □ Oui □ Non
Si la réponse est Oui, quelles sont ces facteurs de pression qui pésent sur l’espèce ?
166
Annexe 05
167
Annexe 05
168
Annexe 06
Annexe 06: Type biologique, Chorologie, Habitats et rareté des légumineuses de djebel
Megress (Quezel & Santa,1962)
169
Annexe 07
170
Annexe 07
N° de Relevé R1 R2 R3 R4 R5 R6 R7 R8 R9 R10 R11 R12 R13 R14 R15 R16 R17 R18 R19 R20
Genre et Espèce
Anthyllis vulneraria L. subsp. maura Becker +.2 +.1 +.1 +.1
Argyrolobium zanonii (Turra) [Link] +.1 +.1
Astragalus armatus Willd +.1 +.1 +.1 +.1 1.1 1.1 +.1 +.1
Astragalus hamosus L. +.1 +.1 +.1 +.1
Astragalus monspessulanus L. +.1 +.2
Astragalus sesameus L. +.1 +.1
Astragalus echinatus Murr. +.1
Calicotome spinosa (L.) Link 1.1 1.1 1.1 +.1 +.1
Colutea atlantica Browicz +.1
Coronilla minima L. +.1 +.1 +.1
Coronilla scorpioides (L.) W.D.J. Koch +.1
Ebenus pinnata L. +.1 +.1
Genista microcephala Coss & Duri 1.1 +.1 +.1 1.2 +.1 +.1 +.1
Genista tricuspidata ssp . eu tricuspidata. 1.1 +.1 2.2 +.1 +.1 1.2 +.1
Hedysarum perrauderianum Coss.& Durieu +.2
Hippocrepis atlantica Ball. +.1 +.1
Hippocrepis cyclocarpa Murb +.1
Lotus corniculatus L. +.1 +.2 +.2 +.1
Lotus creticus L. +.1 +.2
Lotus ornithopodioides L. +.1 +.2 +.1
Medicago ciliaris Kroch. +.2
Medicago minima L. +.2 +.1 1.2 +.1 +.1 +.2
Medicago murex Willd. +.1
Medicago orbicularis (L.) Bartal . +.2
Medicago polymorpha L +.1 +.1
Medicago sativa L. +.1
Melilotus indicus (L.) All. +.1 +.1
Ononis natrix L +.2 +.2
Retama raetam (Forssk) Webb. 1.1 +.1 1.1 +.1
Retama sphaerocarpa (L.) Boiss. +.1 +.1
Scorpiurus vermiculatus L. +.1 +.2
Trifolium campestre Screber +.2 +.1
Trifolium stellatum L . +.2
171
Annexe 08
172
Annexe 08
R1 R2 R3 R4 R5 R6 R7 R8 R9 R10 R11 R12 R13 R14 R15 R16 R17 R18 R19 R20 R21 R22 R23 R24 R25 R26 R27 R28 R29 R30 R31 R32 R33 R34 R35 R36 R37 R38 R39 R40 R41
Anthyllis tetraphylla L. +.1 +.1 +.1
Anthyllis vulneraria L. 1.2 +.1 1.1 +.1 +.2 +.2 +.1 +.1 +.1 +.1 +.1 1.2
Calicotome spinosa ( L.) Link +.1 1.1 +.1 +.1 +.1 +.1 +.1 1.1 +.1
Lotus corniculatus L. +.2 +.1 +.1 1.1 +.1 +.1 +.1 +.1
Lotus edulis L. +.1
Lotus ornithpoidie L. +.1
Medicago polymorpha L. +.1 +.1 +.2 +.1 +.1
Medicago orbicularis L. +.1
Trifolium arvens L. +.2 +.1
Trifolium fragiferum L. +.1 +.1 +.1
Trifolium angustifolium L 1.2 +.2 +.2 +.1 1.2 +.2 1.2 +.2 +.2
Trifolium campestre Schreber L.
+.3 1.2 1.2 +.2 +.2 1.3 +.2 1.2 +.2 +.1 +.2 +.2 1.2 +.2 +.1 1.2
Trifolium cherleri L. +.1 +.2 +.2 +.1 +.2 +.1
Trifolium glomeratum L. +.1 +.1 +.1
Trifolium lappaceum L. +.1 +.1
Trifolium lencanthum M.B +.1 +.1
Trifolium ochroleucum L. +.2 +.1 +.1
Trifolium pratense L. +.1 +.1 +.1
Trifolium repens L. +.2 +.2 +.1 +.1
Trifolium resupinatum L. +.2 +.1 +.1 +.1 +.1
Trifolium stellattum L. 1.2 1.2 +.2 1.2 +.1 1.2 +.1
Trifolium striatum L. +.1 +.1
Trifolium strictum L. 1.2 +.1 +.1 +.1 +.1
Trifolium tomentosum L. +.1 1.1 +.1 +.1
Vicia sativa L. +.1
173
Annexe 09
174
Annexe 09
175
Annexe 09
176
Annexe 09
177
Annexe 09
178
Annexe 09
179
ملخص
غابة بوطالب وجبل: تم إجراء جرد نباتي محدد في محطتين دراسيتين، و تثمين أنواع البقوليات في منطقة سطيف،من أجل المساهمة في حفظ
٪88 جنسًا ؛ والتي تمثل ما يقرب من81 موزعة على، نوعًا ونوعا فرعيا من النباتات من عائلة البقوليات51 تم وضع قائمة نباتية تضم.مجرس
،therophytes أظهر تحليل الطيف البيولوجي هيمنة نباتات. من أجناس البقوليات المحلية٪72 وحوالي،من أنواع البقوليات المتواجدة في الجزائر
بنسبة، فهناك سيطرة لعناصر البحر األبيض المتوسط، أما بالنسبة للكورولوجيا. في جبل مجرس٪46 و، في غابة بوطالب٪45.45 ممثلة بنسبة
4 حيث لوحظ وجود، معايير التوطن واضحة على مستوى غابة بوطالب. على مستوى جبل مجرس٪46 و، على مستوى غابة بوطالب٪54.54
موزعةPapillionnodea تنتمي البقوليات المحصاة إلى الفصيلة الفرعية. أنواع نادرة من البقوليات6 مع تسجيل،أنواع من البقوليات متوطنة
، أظهر التحليل العددي للبقوليات. كما أن أغلبية البقوليات المحصاة هي أعشاب سنوية، األكثر ثرا ًءاTrifoliaea وتعتبر فصيلة، فصائل4 على
والتي تعد، علفية/ على أنواع ذات إمكانات رعوية، تحتوي النباتات البقولية المحصاة.).. االنحدار، ( االرتفاع،نمط توزعها وفق متغيرات بيئية
تجدر اإلشارة إلى. و نباتات ذات أهمية بيئية، نباتات تستميل النحل، نباتات طبية: كما تحتوي على،أحد األصول لتطوير تربية الماشية في المنطقة
: تناول البحث دراسة عرقية حول، بهدف تحديد البقوليات ذات األولوية في التثمين. بما في ذلك الرعي المفرط،أن البقوليات تواجه ضغوطًا مختلفة
يساهم في تحسين الصحة والتغذية و دخل المجتمعات،و قد تبين أنه نوع له استخدامات متعددة،) (شجرة الخروبCeratonia siliqua L.
تحتوي على، منطقة سطيف هي موطن لتنوع بيولوجي مهم للنباتات من عائلة البقوليات. كما انه يؤدي وظائف إيكولوجية وبيئية مختلفة،المحلية
. ومن هنا تأتي الحاجة إلى وضع استراتيجيات إدارة وتنمية لهذا المورد الطبيعي، اجتماعية وبيئية استثنائية، إمكانات اقتصادية
Ceratonia siliqua L. ، األهمية االقتصادية واالجتماعية، جرد النباتات، سطيف، البقوليات:الكلمات المفتاحية
Résumé :
Afin de contribuer, à la conservation et la valorisation des espèces de légumineuses, dans la région de Sétif, un
inventaire floristique spécifique a été mené, au niveau de deux stations d’études : le massif de Boutaleb et djebel
Megress. Un bilan de 51 espèces et sous espèces, de légumineuses, est noté, réparties en 18 genres, ce qui
représente prés de 11% de la richesse spécifique, et prés de 27% de la richesse générique, des légumineuses de la
flore Algérienne. Le spectre biologique, montre une dominance des thérophytes, représentés par 45.45% à la
forêt de Boutaleb, et par 64% au djebel Megress. Quant à la chorologie, on constate une dominance des éléments
méditerranéens, avec 54.54% au niveau de Boutaleb, et 60 % pour djebel Megress. Les critères d’endémisme,
sont bien marqués au niveau du massif de Boutaleb, où on a enregistré 6 espèces de légumineuses endémiques.
Cependant, on a noté 4 espèces rares de légumineuses. Les légumineuses inventoriées, appartiennent à la sous
famille des Papillionnodea, et se répartissent entre 6 tribus, dont la tribu Trifoliaea, est la plus riche en espèces.
Sur le plan morphologique, la majorité des légumineuses identifiées, sont des espèces annuelles. L’analyse
numérique, nous a indiqué le schéma de distribution des légumineuses, suivant des variables environnementales
(altitude, pente..). Les légumineuses recensées, recèlent : des espèces à potentialité pastoral / fourragère,
constituant un atout pour le développement de l’élevage dans la région ; des espèces mellifères ; médicinales, et
des espèces à intérêt environnemental. Cependant, les légumineuses, font face à diverses pressions anthropiques,
notamment le surpâturage. Afin d’identifier les légumineuses prioritaires à valoriser, une étude ethnobotanique, a
concerné Ceratonia siliqua L. (Le caroubier). Cette espèce, s’est révélée à usages multiples, contribuant à
améliorer la santé, la nutrition, et le revenu des communautés locales, et elle remplit ainsi, diverses fonctions
écologiques. La région de Sétif, renferme une diversité spécifique des légumineuses importante, avec un
potentiel économique, social, et écologique exceptionnel, ce qui nécessite la mise en place des stratégies de
gestion, et de valorisation, de cette ressource naturelle.
Mots Clés : Les légumineuses, Sétif, Inventaire floristique, Importance socio-économique, Ceratonia siliqua L.
Abstract
With the aim of contributing to the preservation and valorization of legume species in the Sétif region, a specific
floristic inventory was conducted, at the level of two study stations: the Boutaleb forest and djebel Megress. A
global assessment of 51 species and subspecies of legumes, is noted, divided into 18 genera, which represents
about 11% of the specific richness, and about 27% of the generic richness, of the legumes of the Algerian flora.
The biological spectrum shows a dominance of therophytes, represented by 45.45% in the Boutaleb forest, and
by 64% in the djebel Megress. As for chorology, there is a dominance of Mediterranean elements, with 54.54%
at the level of Boutaleb, and 60% for djebel Megress. The criteria of endemism are well marked at the level of
the forest of Boutaleb, where 6 species of endemic legumes have been recorded. However, 4 rare species of
legumes have been recorded. The legumes inventoried belong to the Papillionnodea subfamily, and are divided
into 6 tribes, of which the Trifoliaea tribe is the richest in species. Morphologically, the majority of identified
legumes are annual species. The numerical analysis, showed us the distribution pattern of legumes, according to
environmental variables (altitude, slope..). The listed legumes contain: species with pastoral/ forage potential,
which are an asset for the development of livestock in the region; melliferous species; medicinal species, and
species of environmental interest. However, legume taxa face a variety of anthropogenic pressures, including
overgrazing. In order to identify the priority legumes to be valued, an ethnobotanical study concerned, Ceratonia
siliqua L. (The carob tree). This species, has proven to have multiple uses, contributing to improve the health,
nutrition, and income of local communities, and thus performs various ecological functions. The region of Sétif,
contains a specific diversity of legumes, with exceptional economic, social, and ecological potential, which
requires the implementation of strategies for the management, and valuation, of this natural resource.
Key words : Legume, Setif, floristic inventory, Socio-economic importance, Ceratonia siliqua L.
Acta Ecologica Sinica 43 (2023) 712–720
A R T I C L E I N F O A B S T R A C T
Keywords: The knowledge of the usefulness of plant species by the local population, is an important factor for their con
Ethnobotanical uses servation. Ceratonia siliqua L; The carob tree, or El Kharoub in Arabic, is a Mediterranean tree with many virtues.
Ceratonia siliqua L In Order to list the ethnobotanical knowledge, and the socio-economic importance, of Ceratonia siliqua L.
North East Algeria
(Fabaceae family); in the province of Setif (North-East of Algeria), individual ethnobotanical surveys, were
Socio-economic importance
Setif
organized, among the local population, using 180 questionnaire forms; the surveys collected sociodemographic
data (age, gender, education level) and traditional knowledge on Certaonia siliqua L. (part used, mode of use,
category of use, traditional recipe…)
The results, collected throughout the structured interview, were analyzed using quantitative indices, in terms
of: Use values (UV); Relative Citation Frequencies (RCF): Diversity indice (ID) and Equitability indice (IE) of the
respondent; and the Consensus Value of Use Type (Cs). In total, more than five categories of use of Ceratonia
siliqua L. were identified by the different groups of respondents; of which the most cited are the food category
(92.5%) and the medicinal category (85.5%); where nearly 15 diseases and symptoms are cured mainly by the
fruit of Ceratonia siliqua. L.
In terms of economic importance, the sale of the fruits of Ceratonia siliqua L. (carob) is a potential source of
income for the local population; it can provide up to 100,000 D.A per year.
The highest Use Value, are obtained among adults (UV = 5.82), men (UV = 5.74) and among the educated of
average level (UV = 5.15). For the whole, the total diversity value, as well as the equitability value, are
respectively 4.82 and 0.89, these values indicate a diversity and a homogeneity, of the knowledge of the pop
ulations, on the uses of the species. The results obtained, constitute a very valuable source of information, for the
development of conservation strategies, and sustainable use of the target species, in the study area, and its
products; and a database for future research in the field and for Ceratonia siliqua L.
1. Introduction anthropic) [4] moreover, the survival of many plant with endogenous
knowledge, of their use is threatened, and the risk of disappearance of
In the world, about a billion people derive their income from the use these endogenous knowledge, is very great, if they are not documented;
of wild natural resources [1]; Man in the search for wellness, has used hence the importance of highlighting our plant resources, through the
plants for food, health and to obtain income [2] Over the years, different realization of ethnobotanical research works, in order to document, and
peoples have developed interdependent relationships, with the sur thus to perpetuate the traditional knowledge, of plants reputed to be
rounding plant and animal species, which involve traditional knowledge active [5], among these plants, is. Ceratonia siliqua L (Carob tree) object
accumulated, and transmitted from generation to generation, forming of the present study, Mediterranean tree, of indisputable ecological,
the basis of valuation and exploitation of these resources by these industrial and ornamental importance. [6]
Communities. [3] The objective of this publication is to document the traditional
Algeria is one of the richest countries, in biodiversity, this biodi knowledge of Ceratonia siliqua L, and to evaluate the variation in the
versity is important for the Algerian economy; however, despite this level of traditional knowledge of the species according to the sex, the
importance, several threats weigh on this heritage, (natural and age, and the level of study; and to highlight, its socio-economic
* Corresponding author.
E-mail address: [Link]@[Link] (B. Asma).
[Link]
Received 18 June 2022; Received in revised form 3 October 2022; Accepted 5 December 2022
Available online 13 December 2022
1872-2032/© 2022 Ecological Society of China. Published by Elsevier B.V. All rights reserved.
B. Asma et al. Acta Ecologica Sinica 43 (2023) 712–720
importance, for the population in the North of Setif province; specif endogenous knowledge of the populations of Setif, on the various uses of
ically, the study aims at listing the ethnobotanical knowledge of Cera Ceratonia siliqua L.; in the perspective of an implementation of a global
tonia siliqua L, and analyze the ethnobotanical information using strategy of conservation, and management; compatible with the local
quantitative indices of use values (UV); Relative citation frequencies development of this resource.
(RCF): Diversity (DI) and Equitability Indices (IE) of the respondent; and
the Consensus value of Types of Use (Cs). 2. Materials and methods
However, specific studies on the ethnobotanical importance of this
species, have been little discussed; consequently its contribution to the 2.1. Study area
standard of living of the populations, and the economy remains little or
not known, that is why it is necessary in the optics of a sustainable The present study, was conducted in the province of Setif, located in
management, to carry out such an investigation, in order to enhance the the North East of Algeria (300 km from the capital Algiers). The province
Fig. 2. A Ceratonia siliqua L. plant on the right with its fruits (carobs) on the left.
713
B. Asma et al. Acta Ecologica Sinica 43 (2023) 712–720
Table 1 the same number of respondents (Table 1), who were surveyed indi
Distribution of survey forms according to Station. vidually, by means of a structured questionnaire, based on their socio
Station names Number of survey forms demographic profile, and ethnobotanical data, such as the categories of
use of the species, and the economic impact of its exploitation, the
Bouandas 30
Tizi N'Bechar 30 diseases treated, etc.
Bousselam 30 The software: Microsoft Excel 2016, IBM SPSS statistics 22, and R
Oued el Bared 30 were used for data processing and analysis.
Babor 30
M'zada 30
Study Area (North of Setif) 180
2.4. Data processing and analysis
of Setif is located in the high plains of Eastern Algeria, it occupies a Three different parameters were calculated:
central position and constitutes a crossroads surrounded by 6 provinces.
It covers an estimated area of 6549.64 km2, and it is composed of 60 2.4.1. Relative citation frequencies (RCF)
municipalities, divided into 20 Daïras. Its altitude is between 900 and Expressed as a percentage (%), given by the formula used by Dossou
2000 m [7]. It is characterized by a Mediterranean climate ranging from et al. (2012) [18].
humid to semi-arid [8]. S
The present study was conducted especially in the northern part of RCF = X 100.
N
the province of Setif, (the choice of the north is explained by the natural
presence of the species in question). Where:
The northern part of the province of Setif; presents a relatively S: the number of people, who provided a response for a given use.
rugged relief, dominated by forested mountains; the Babors chain is part N: the total number of people interviewed.
of it, with peaks reaching 2000 m (Djebel Babor). [9] The Chi-square test of independence, was carried out, to see if there
The study was carried up at the level of 6 communes namely: Tizi is a relationship of dependence or not, between the frequency of citation,
N'Bechar, Babor, Oued el Bared, Bouandas, M'zada, Bousselam. (Fig. 1). of the different categories, and the socio-demographic characteristics
(gender, age and education level).
2.2. Description of the species
2.4.2. Ethnobotanical use value
Ceratonia siliqua L. (Fig. 2) belongs to the legume family (Fabaceae), The calculation of the ethnobotanical use value, of the species for a
it is a typically Mediterranean species, widely distributed in Algeria, as given category, was done using the formula of Lykke and al. (2004) [19]:
spontaneous stands in coastal and semi-arid regions. [10] ∑n si
It is a tree, whose height can reach 7 to 20 m, the carob tree can live UV (i) = i n
until 200 years. [11] Its evergreen leaves are quite large (10 to 20 cm
With:
long), and consist of 4 to 10 opposite leaflets, oval or elliptical (3 to 7 cm
UV (i): the use value of the species (i) for a given category
long), the carob tree loses its leaves every two years, in the month of
Si: the use score given by the respondents
July.
n: the number of respondents for a category of use
This tree, develops a tap root system, which can reach 18 m depth
[12]. The carob tree is a dioecious species, and rarely monoecious [13],
2.4.3. Diversity index (DI) and equitability index (EI) of the repondent
the flowers are very small (6 to 16 mm length), they secrete nectarif
Shannon's Ecological Index of Diversity(1949) [20], was used to
erous substances, [14] The flowering appears in winter, the fructifica
estimate the diversity of uses of Ceratonia siliqua L. This index is calcu
tion, is between July and December, of the year following the flowering
lated by the following formula:
[12]., the fruit develops very long, in fact To reach maturity, the carob
generally requires between 9 and 10 months [11] The pulp and seeds are ∑(ni) (ni)
the two main components of the carob pod, and represent respectively ID = − ln ; ID ε [0, n]
N N
90% and 10% of its total weight. [15] The carob tree is a species, which
behaves as a species, very resistant to drought (200 mm of rain) but not According to this formula:
to cold. [16] ni: the number of uses cited by the respondent
N : the sum of ni
2.3. Sampling and data collection Diversity is low when ID < 3, high when ID > 4
A low value of the index, means that a small group of respondents,
A pre-survey was carried out with 30 people, at the end of this pre- has most of the knowledge about the species. If all the respondents have
survey about 87% of the people surveyed, have ethnobotanical knowl the same knowledge about the species, the value of the index is
edge about the target species, so the size « n » of the survey sample, is maximum, and equal to:
calculated according to the formula of Dagnelie (1988): [17]. IDmax = In (n)
2
U × P(1 − P)
n=
1− α/2
where
d2 n: the total number of respondents.
Where: The indice of Equitability of the respondent (IE), measures the degree
U 1-α/2 = 1.96 (value of the normal distribution for (α = 0.05), of homogeneity of respondents' knowledge [21], it is given by the
d: the allowed margin of error (5%). formula:
p: the proportion of people with ethnobotanical knowledge about
IE = ID/IDmax
Ceratonia siliqua L (here 0.87 according to the results of the pre-survey).
Thus, the sample size yielded 173.72, which we rounded up to 180, IE is between 0 and 1, if IE < 0.5: the diversity of the respondents'
at a rate of 30 respondents per commune, the sampling was random knowledge is not homogeneous, but if IE > 0.5, this diversity is
(stratified probabilistic); It consists of dividing the study area into homogeneous.
different strata, represented here by the 6 communes, and associating These indices, were calculated according to socio-demographic
714
B. Asma et al. Acta Ecologica Sinica 43 (2023) 712–720
Table 2 Table 3
Socio-demographic characteristics of respondents. Dependence between the frequency of citation of use categories and socio
Socio-professional category Number of respondents Proportion (%)
demographic characteristics (gender, age, level of education).
Socio-demographic characteristics Chi-2 P-value
Age class
20–30 years old 42 23.33% Gender 10.63 0,1003
30–60 years old 112 62.22% Age 19.70 0,349
> 60 years old 26 14.44% Level of education 9.16 0.688
Gender
Man 95 52.77% study with (52.77%), while the age group 30–59 years, is the most
Woman 85 47.22% important, in this study (62.22%). The predominance of this age group,
in our study, can be explained by the transmission of indigenous
Level of study knowledge, from one generation to another, allowing the conservation
University 33 18.33% of valuable ethnobotanical information in the future.
Secondary 45 25.02% As for the level of education, 33.33% of the informants who partic
Medium 60 33.33%
ipated in this study, had a medium level of education, followed by
Primary 37 20.55%
Illiterate 5 2.77% secondary level (25.02%) and primary level (20.55%) of education,
while university level, were represented with 18.33%, and lastly illit
erate with 2.77%.
The interviewees, represent the different categories of the civil so
100% 92.70%
ciety (herbalists, farmers, students, civil servants, housewives…)
90% 85.50%
It appears, that the species, is very well known, by the majority of the
80% respondents from the different sociodemographic groups.
Frequency of citaon (%)
70% 61.10%
60%
3.2. Categories of use of Ceratonia siliqua L
50%
40% Six (6) categories of use of Ceratonia siliqua L, were identified, among
26.60%
30% 22.20% the interviewees (Fig. 3), of which, three categories (human food, me
20% 15.50% dicinal, animal feed) were cited by more than 50% of the respondents
10% (the fruit of this tree, is the part mainly taken to different uses by the
0% local populations)
Human food use, is the most important (92.7%), followed by me
dicinal use (85.5%) and animal feed (61.1%), commercial use is repre
sented by nearly 27%, and environmental use by (22.2%). The present
study, allowed to show that Ceratonia siliqua L., is a species with multiple
Fig. 3. Proportions of responses related to the different categories of use of use in the North of Setif, indeed the use of carob tree for these multiple
Ceratonia siliqua L. interests; was affirmed for a long time in many countries, and in Algeria
[11–15]; since the precolonial period the carob tree is used in Algeria for
characteristics (age, gender and level of education). its multiple interests. [15]
The Chi-square test, of independence, shows that the frequency of
2.4.4. Consensus value of the types of use (Cs) citation, of the different categories of use of Ceratonia siliqua L, does not
It measures the degree of agreement, between the respondents induce a significant variation, from one sociodemographic stratum to
regarding the uses made of the species [22]: It is expressed by: another (p > 0.05) (Table 3). This indicates, that the target groups
surveyed, accord the same importance, to the species, with regard to its
Cs =
2ni
− 1 different forms of use.
n
Where 3.2.1. Food category
ni: the number of people using Ceratonia siliqua L. in a given use Ceratonia siliqua L. intervenes in the human food, indeed, the fruit of
category the species (the carob) is the only part consumed according to the results
n: the total number of interviewees. of survey, the carobs are consumed raw, directly, or reduced to powder
It is between [− 1 and 1]. (once dry, the carobs are crushed rid of their seeds), The carob powder
If: ni = 0; Cs = − 1 (Fig. 4 C) is used in the preparation of a traditional recipe, known as
If: ni = n; Cs = 1 “Tamine” or “Rouinet Elkheroub” which is very appreciated by the
This reflects the degree of consensus, among respondents on a population of the study area, it is also used as an ingredient, in the
particular use. preparation of bread (Fig. 4 A), in cakes, with milk (substitute for cocoa
in terms of color and taste), in sauces to make them smooth and thick;
3. Results and discussion The couscous of carob, an ancestral meal very little known by the re
spondents, which confirms that it is in the process of disappearing. The
The present study, reported on the species Ceratonia siliqua L. A total carobs are also consumed in the form of juice, or molasses which is also
of 180 individuals were surveyed, know the target species, and use it. used in the pharmacopoeia.
The importance of this species; in human food; is justified by the high
nutritional values of its fruits, in fact, the pulp of carob, has a high sugar
3.1. Socio-demographic profile of the respondents content (48–56%) and can even reach 72% [23], several Algerian va
rieties, revealed a total sugar richness of 37.5 to 45.3% [24], it also has a
The profile of the repondents, is summarized in Table 2. very high fiber content (27–50%) and a significant amount of tannins
It emerges from Table 2, that men predominate the survey in this (18–20%) [25].
715
B. Asma et al. Acta Ecologica Sinica 43 (2023) 712–720
Fig. 4. (A) Bread prepared with carob flour (B) Juice based on carob (C): Carob powder.
Table 4
Use of Ceratonia siliqua L. in the pharmacopoeia.
Disease and Symptom Frequency of Citation Organ Used Association Mode from Preparation Route of Administration
In dietary value, carobs are similar to most cereal seeds [26,27], The food recipes, this use was reported by Sbay 2006 [16], where he indi
mineral composition (in mg/100g of dry weight) is as follows: Potas cated the use of the flour obtained by drying, roasting and grinding the
sium = 970; Calcium = 300; Phosphorus= 71; Magnesium = 60; Iron = pods after having removed their seeds, especially in food processing.
1.88, Manganese= 1.29; Copper = 0.85; Zinc = 0.75 [23]. Note the [16], in the preparation of sweet juices, chocolate, cookies and as a
richness of the pulp in potassium and calcium, which is very interesting substitute for cocoa [28], the Kabyles make from the fruit, a dish called
for human and animal nutrition (More than double the Calcium of whole «Tomina » [29]. The number and diversity of uses also indicate the role
milk, which is 119 mg/100 g). of this species, in the lives of the populations surveyed. In addition, the
The carob powder, (obtained by grinding carobs) is used according to mineralogical analysis made by Puhan and Wielinga (1996), [30], on the
the results of the survey as an ingredient in the preparation of several pulp, revealed the presence of potassium, calcium, sodium, magnesium,
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Diarrhea 57.20%
Intesinal and gastric problems 51.10%
Anemia 31.60%
Diabetes 26.10%
persistent cough and breathing problems 15.50%
An reflux and voming 14.40%
Diseases and symptoms traited Hypercholesterolemia 12.20%
Overweight problem 10.50%
High blood pressure 8.80%
Osteoporosis 8.80%
Oral hygiene 5.50%
Cold and flu 3.80%
warts 3.30%
Migraine and Headache 3.30%
Sore throat 2.70%
Skin Ulcers 2.70%
Hemorrhoid 2.70%
Promotes lactaon… 2.70%
iron, zinc, manganese, among others, which are very important minerals nutritional deficiencies.
for a good functioning of the organism, which constitute a nutritional Indeed, many clinical studies, have highlighted the effectiveness of
richness for consumers. carob powder, in the treatment of acute infantile diarrhea. [34] In
The dietary value, of the species has already been distributed by addition, the consumption of carob fiber reduces the total cholesterol
Puhan and Wielinga (1996), [30], which revealed the presence on the level, and are used in the regulation of glucose levels in the blood [28],
pulp of the fruit of: Potassium, calcium, sodium, magnesium, iron, zinc, According to [35], the pulp is recommended against pulmonary tuber
manganese, which are very important minerals for a good functioning of culosis and bronchial diseases.
the body, in addition to the high content of sugar (48–56%) [23], fiber Scientific studies, have shown that this officinal plant, can treat
(27–50%) and a significant amount of tannins (18–20%) [30] which problems associated with overweight and obesity by inhibiting certain
constitute a nutritional richness for consumers and justifies the relative digestive enzymes thanks to a high content of tannins, and by creating a
importance of the consumption of the fruit by local populations. feeling of satiety [36].
In a process of valorization of the carob tree, toxicological, phyto
3.2.2. Medicinal category chemical, pharmacological and clinical studies, deserve to be deepened,
More than fifteen diseases and symptoms, are treated on the basis of in order to investigate, the effectiveness of the species, in the treatment
the organs of Ceratonia siliqua L. (Table 4). The fruit of Ceratonia siliqua L of the diseases and symptoms identified in this study.
(carob) is the organ essentially used in the pharmacopoeia (91.4%). The
most cited diseases are diarrhea (57.2%), gastric and intestinal problems 3.2.3. Animal feed category
(51.1%), anemia (31.6%). (Table 4) This domain is related to the consumption of food, for domestic and
In the medicinal category, the species involved in the treatment, of wild animals, vertebrates or invertebrates, 61.1% of the respondents,
more than 15 diseases and symptoms, including: diarrhea, gastric and revealed the use of Ceratonia siliqua L for livestock feeding, and as a
intestinal problems, cough and respiratory problems, anemia and dia honey tree.
betes, and hypercholesterolemia; are the first seven diseases treated by 2% of the respondents revealed the use of the leaves of Ceratonia
the carob tree. (Fig. 5) siliqua L as fodder, while 72.4% mentioned the use of the fruit of Cera
Indeed, the carob is widely used since the antiquity for its thera tonia siliqua L. as fodder
peutic virtues, in particular to remedy the digestive disorders, the old 78% of the respondents agree; on the good quality of carob as fodder,
women, who know it very well, use it to our days to relieve the intestinal they revealed the use of Ceratonia siliqua L. (mainly the fruits) for live
evils. It eliminates diarrhea and stops gastric reflux. stock feed, and as food for cattle, goats and sheep, in fact, the pods are
The fruit, is the part essentially used in the therapeutic field, the crushed and mixed with wheat bran, to constitute an excellent fodder for
administration of the medicinal recipes, includes several modes of cattle fattening, the leaves of this tree are a good food for goats.
preparation to know: the reduction of carob in powder, the chewing of This result, was affirmed by [37] who mentioned the use of the sweet
the fruits of carob directly (raw), the decoction, the maceration; They pulp of carob for a long time, as livestock feed, next to other foods such
are administered mainly by oral way, but also by local application. as barley flour. (goats in particular, consume the young leaves), more
Works carried out in Algeria: Maamar et al. (2020), Aribi (2012), over Ceratonia siliqua L. is a pastoral species; the fodder value of its
Azouaou et al. (2019) Lazli et al. (2019), [26,31–33] relate that diarrhea leaves and fruits is respectively 0.29 and 1.15 fodder units per kilogram
and intestinal problems, would rather be the diseases most treated by of dry matter, [38]
Ceratonia siliqua L. moreover, according to [23] The carob tree is a More than 85% of the interviewees, affirm that Ceratonia siliqua L. is
remedy advised in case of digestive disorders, gastric reflux, irritation of an excellent melliferous species; the carob tree also intervenes in the
the colon, vomiting, gastric acidity, hemorrhoids, anemia and protection of the bees, against the winds and the strong heat in summer.
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Table 5
Product and by-product of Ceratonia siliqua L sold.
Product sold Selling price Unit
During flowering, bees take advantage of it, to produce the honey of the
carob tree, in fact and according to Hariri 2009; “The flower is used by
beekeepers for the production of carob honey, while the leaves are
useful for animal feed.” [6], the carob flower is an excellent species to
feed bees. The carob tree is a melliferous plant, its honey is of good
quality [39].
Fig. 6. Ethnobotanical use values of Ceratonia siliqua L according to socio-
demographic characteristics of respondents.
3.2.4. Commercial category
Nearly 27% of the interviewees, mentioned the commercial char
acter of the carob tree; in fact the population of the study region, benefit
Table 6
from the commercialization of carobs (fruit of the carob tree), each tree Diversity and equitability of uses of Ceratonia siliqua L.
according to the interviewees, produce from 50 kg to 5 quintals of
Socio-demographic characteristics Ethnobotanical index
carobs, depending on the season, and the selling price of a quintal varies
from 15,000 DA to 25,000 DA, so a tree can generate an income that can ID: Diversity index IE: Equitability index
reach 100,000 D.A per year, which can constitute an important source of Gender
income. 76.6% of the respondents affirm that the existing carob trees in Man 4.32 0.94
their region grow naturally in the mountains (wild) (it is a legacy of Woman 3.04 0.95
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Table 7
Degree of consensus of respondents regarding types of use of Ceratonia siliqua L.
Socio-demographic group Categories of use
Age
Young people 0.61 0.38 0.43 − 0.55 − 0.86 − 0.16
Adults 0.67 0.78 0.65 − 0.50 − 0.72 0.01
Old 0.58 0.63 0.58 − 0.35 − 0.33 − 0.21
Gender
Men 0.71 0.58 0.31 − 0.36 − 0.58 0.06
Women 0.66 0.35 − 0.23 − 0.55 − 0.82 -0.57
Level of education
Primary 0.41 0.42 0 − 1 − 0.33 − 0.26
Medium 0.43 0.53 − 0.07 − 0.23 − 0.33 − 0.14
Secondary 0.53 0.33 0.08 − 0.53 − 0.69 0.07
University 0.32 0.29 0.01 − 0.83 − 0.73 − 0.38
3.4. Diversity and equitability of uses of Ceratonia siliqua L a strong drought, indeed the carob tree has a complex ecology: para
doxically, this tree, able to live and produce on poor and rocky soils,
The values of the diversity and equitability indices of the re could be threatened by the increase of the summer drought.
spondents' knowledge are presented in Table 6:
The overall value of diversity of uses of Ceratonia siliqua L. as well as 4. Conclusion
that of equitability of knowledge, are 4.82 bits and 0.89 respectively.
These values are high, indicating a high diversity of knowledge of local In sum, Ceratonia siliqua L is a multipurpose species, it occupies a
populations. prominent place in the livelihood of the populations of north of Setif,
This knowledge is also distributed within the different sociocultural this study has shown, that the fruits of Ceratonia siliqua L. contribute to
strata. The degree of homogeneity of knowledge of Ceratonia siliqua L improve health, nutrition, food security and income of local commu
has its high values among men (ID = 4.32 bits; IE = 0.94); This shows nities, the species could be further exploited in the region.
that men use the species in several categories of uses (food, medicinal, The various uses of Ceratonia siliqua L. indicate an endogenous
wood, fodder..), while women use it only in a few categories, in this case knowledge of the species, this knowledge is not influenced by gender,
the food one. Among adults (ID = 4.63 bits; IE = 0.94) and among age or education level.
middle educated people (ID = 4.34 bits; IE = 0.91). Based on the results obtained, it is necessary to extend the present
The diversity values, show that in general the species is used in study to other localities of occurrence of the species, in order to have
several use categories, within each sociodemographic group; with an sufficient information for a better valorization and conservation of
uniformity of distribution of knowledge, of the use of Ceratonia siliqua L Ceratonia siliqua L.
within the respondents. Complementary studies on the phytochemical, pharmacological,
The equitability index, indicates an equal distribution of knowledge, ecological and economic aspects, deserve to be deepened in order to
about the uses of the species. The values of the diversity and equitability research the effectiveness of the targeted species in the treatment of the
index, show that men hold more knowledge than women. diseases and symptoms listed in this study, and for the maintenance of
the biological diversity.
3.5. Consensus Use Value for Ceratonia siliqua L
Declaration of Competing Interest
The Consensus Use Values of Ceratonia siliqua L are represented in
Table 7: The authors declare no conflict of interest
There is a broad consensus on the food and medicinal uses of the
species. However, the consensus value remains low, among young References
people (0.38) and women (0.35), for the medicinal category, showing
[1] D. Pimentel, M. Mcnair, L. Buck, M. Pimentel, J. Kamil, The value of forests to
that they agree weakly on the value of the species in traditional medi
world food security, Hum. Ecol. 25 (1) (1997) 91–120, [Link]
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value of the species, and even as animal feed, the consensus among the [2] A. Uwamariya, Rapport de Mission de Suivi et Évaluation Scientifique/Projet"
respondents remains weak for the use of the species in the fuel and Savoirs Locaux et Gestion de la Biodiversité: Habitudes Alimentaires et Utilisation
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3.6. Threats to Ceratonia siliqua L
[4] S. Laouar, État de la biodiversité en algérie, in: Actes du Colloque International de
Paris. L’efficacité de L’évaluation Environnementale Pour l’atteinte des Objectifs
The species does not seem to be under much threat in the study area, de Développement Durable: Application à la Gestion de la Biodiversité 20, 2010,
according to 43.5% of the respondents, the stands of Ceratonia siliqua L pp. 3–8.
[5] K. Alloun, Composition Chimique et Activités Antioxydante et Antimicrobienne des
are stable, and the threats to the species are forest fires (79.1%), cutting Huiles Essentielles de L’aneth (Anethum graveolens L.), de la Sauge (Salvia officinalis
for various uses (39.5%), harvesting of the fruits before their maturity L.) et de la Rue Des Montagnes (Ruta montana L.), Doctorat Thesis, Ecole Nationale
(28.2%) and climate change (26.8%). Supérieure Agronomique El Harrach, Alger, 2013, p. 125.
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The threats to the species, according to the results of the survey certains ferments lactiques dans des milieux a base des extraits de caroube, Rev.
(although the species does not seem to be threatened) are natural Microbiol. Ind. San et Environ. (2009) 37–55.
(climate change) and anthropic (fire..), which is affirmed by Baumel. A,
[46] who suggests that the carob tree fears the cold, but does not support
719
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