Introduction au Management Stratégique
Introduction au Management Stratégique
S6 Management
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Introduction
Le management est devenu actuellement une activité humaine indispensable pleine d’un certain
nombre d’enjeux dans un contexte marqué par une forte mondialisation, une grande
financiarisation, une révolution technologique sans précédent et une transformation des modes de
travail.
Le management est ainsi une discipline récente qui occupe de plus en plus une place importante
au sein des entreprises privées et même publiques, il est aussi appliqué au niveau de divers
secteurs comme le sport, la culture…
Notre objectif dans le cadre de ce cours est de mettre en lumière le concept de management,
montrer ses différents types et ainsi présenter son processus et ses étapes (diagnostic stratégique,
choix stratégique, déploiement stratégique) et aussi le changement stratégique
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Chapitre I : le diagnostic stratégique
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Introduction
Le concept management vient du terme anglais « manager » qui veut dire gérer et diriger qui est
venu aussi du mot italien « maneggiare » qui signifie conduire et gérer, en français le mot
management tire ses racines du terme « ménagement » qui veut dire l’art de conduire, diriger,
manier, l’action de bien régler.
Selon Alfred Chandler1 « manager consiste à mener un bras de fer entre l’entreprise incarnée par
la main visible de son manager et la concurrence symbolisée par la main invisible du marché,
telle que théorisée par le père fondateur de l’économie Adam Smith en 1776 ».
Le management permet de prévoir les buts et les moyens, organiser les moyens et les méthodes
d’atteindre les objectifs, commander et donner des directives, coordonner les actions et les
fonctions et contrôler les différentes actions menées et comparer les résultats aux objectifs.
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Chandler(A) (1977) : » la main visible des managers »
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Thiétart (R.A) (1981) : »la stratégie mixte et ses syndromes »Harvard l’expansion, n°22
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Le management est une discipline qui nécessite l’adoption d’une démarche rigoureuse qui
comprend trois phases : la fixation des objectifs, la mobilisation des ressources et l’évaluation des
résultats.
Les objectifs fixés par l’entreprise doivent être en cohérence avec la finalité de l’entreprise, sa
mission et sa raison d’être.
L’évaluation des résultats permet à l’entreprise de vérifier est ce que les objectifs déjà fixés ont
été atteints, si non l’entreprise doit opter pour des mesures correctives, la recherche de l’efficacité
c’est-à-dire la réalisation des objectifs et de l’efficience (optimisation des ressources) s’avère
indispensable dans cette phase d’évaluation.
La planification
La planification est parmi les activités les plus importantes, elle consiste à déterminer des
objectifs à atteindre en prenant en considération les ressources existantes et les contraintes et
opportunités de l’environnement. Ansoff a fait la distinction entre les décisions stratégiques, ce
sont des décisions qui se prennent par l’administration sur une longue période et qui déterminent
le cheminement stratégique de l’entreprise, les décisions tactiques qui engagent l’entreprise sur le
moyen terme et les décisions opérationnelles qui exécutent sur une courte période les décisions
stratégiques. Dans le cadre de cette activité management il ne faut pas uniquement prévoir, il faut
aussi planifier et surtout piloter3 la performance de l’entreprise sur une longue période.
L’organisation
L’organisation est la deuxième activité du management qui consiste à déterminer les moyens
organisationnels nécessaires à la réalisation des objectifs de l’entreprise comme la structure de
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Le Pilotage de la performance s’inscrit dans la vision de l’entreprise et vise à vérifier la réalisation des objectifs de
l’entreprise à travers des indicateurs quantifiables.
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l’entreprise, la définition et la répartition des tâches entre les membres de l’entreprise et surtout
veiller à assurer une certaine coordination entre les différentes tâches réalisées au niveau de
l’entreprise.
La direction
Il s’agit dans le cadre de cette activité de mobiliser les ressources humaines nécessaires à la
réalisation des objectifs de l’entreprise par la motivation, la formation et l’évaluation.
Le contrôle
L’entreprise doit dans le cadre de cette activité vérifier et suivre les résultats, analyser les écarts
entre les objectifs et les réalisations et déterminer et mettre en œuvre des plans des différentes
actions correctives.
1. Le management stratégique
a. La segmentation stratégique
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La segmentation stratégique4 est une phase préalable et indispensable dans tout processus
stratégique, elle consiste à diviser l’ensemble des activités de l’entreprise en domaines d’activités
que le manager peut intégrer dans ses plans stratégiques.
Les domaines d’activités stratégiques constituent les unités d’analyse sur lesquelles s’appuie le
raisonnement stratégique, elles regroupent des sous-ensembles d’activités qui ont les mêmes
facteurs clés de succès 5et les mêmes concurrents.
b. Le diagnostic stratégique
Le diagnostic interne
Le diagnostic externe
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La segmentation stratégique concerne la division des activités de l’entreprise en sous ensemble d’activités
homogènes, elle est différente de la segmentation marketing qui consiste à diviser les consommateurs en groupes
homogènes.
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Un facteur clé de succès est un élément qui a une valeur pour les acheteurs et/ou un savoir-faire et /ou un
avantage de coût qui permet de créer un avantage concurrentiel pour l’entreprise.
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Le diagnostic interne se fait au niveau des ressources matérielles, humaines, financières et
immatérielles de l’entreprise comme suit :
Les principaux outils stratégiques utilisés au niveau du diagnostic interne sont « la chaine de
valeur » de M Porter et » l’analyse concurrentielle ».
La chaine de valeur6 se compose des activités de base ou primaires et des activités de soutien
ou d’accompagnement :
- les activités primaires de base regroupent l’ensemble des activités qui participent
directement à la fabrication et à la vente des produits comme la logistique d’entrée
(réception des intrants et leur stockage), les opérations de production qui consistent en
la transformation des inputs en outputs, la logistique de sortie qui permet la
distribution des produits finis auprès des clients, la mercatique et la vente qui visent à
utiliser des moyens pour inciter le client à acheter les produits et les services liés aux
produits c'est à dire le service après-vente assuré par l’entreprise au client.
- Les activités d’accompagnement et de soutien se composent des activités qui
permettent de soutenir les activités principales imbriquées dans le cycle de production
comme l’approvisionnement, la gestion des ressources humaines, la recherche-
développement et l’infrastructure de la firme (les activités de direction générale, de
finance et de comptabilité).
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La chaine de valeur est un outil de diagnostic stratégique crée par M. Porter.
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L’ensemble de ces activités permet à l’entreprise de créer de la marge qui est équivalente
à la marge crée – les coûts, dans un système concurrentiel, la valeur crée par les activités
de base et celles de soutien n’est réelle et durable que si l’entreprise réussit mieux que ses
concurrents en termes d’activité créatrice.
Les facteurs clés de succès : ce sont les avantages concurrentiels dont dispose une entreprise et
que les autres entreprises n’ont pas, il s’agit en fait de l’ensemble des éléments stratégiques
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L’analyse concurrentielle est un outil de diagnostic stratégique qui permet de déterminer les forces et faiblesses
des différentes fonctions de l’entreprise et de les comparer avec les forces et les faiblesses des différents
concurrents de l’entreprise.
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qu’une organisation doit maitriser afin d’assurer sa pérennité et surpasser ses concurrents.
L’analyse des facteurs clés de succès se mène en trois temps : FCS d’hier, FCS d’aujourd’hui et
FCS de demain.
Le diagnostic interne aura plus de valeur s’il est comparé avec le diagnostic des autres entreprises
concurrentes et notamment les meilleures du secteur.
b. Le diagnostic externe
Le micro environnement est constitué de l’ensemble des acteurs qui entretiennent des
relations de proximité avec l’entreprise comme les clients, les fournisseurs, les banques…
Le principe du diagnostic du micro environnement consiste à savoir quelles sont les opportunités
offertes par cet environnement à l’entreprise et quelles sont les menaces de cet environnement sur
le fonctionnement de l’entreprise.
Le principal outil utilisé dans ce type d’environnement est l’analyse concurrentielle de M. Porter,
il s’agit d’identifier les forces en présence dans l’environnement concurrentiel et leurs intensités,
adapter la stratégie de l’entreprise pour obtenir un avantage concurrentiel et ainsi réaliser des
profits supérieurs à la moyenne du secteur.
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Porter a élargi la notion de concurrence (rivalité) à 5 autres acteurs : l’intensité de la concurrence
entre entreprises du secteur, la menace de nouveaux entrants, la menace des produits de
substitution, le pouvoir de négociation des fournisseurs et le pouvoir de négociation des clients.
Le macro environnement est composé des éléments qui ont un impact au sens large sur
l’entreprise comme l’environnement politique, économique, socioculturel, technologique,
écologique et légale( PESTEL), il s’agit d’analyser chaque composante du PESTEL8 et
déterminer les opportunités ou les menaces qu’elle offre à l’entreprise dont elle doit tenir
compte pour définir son positionnement stratégique.
Le tableau suivant illustre des exemples des opportunités et menaces du macro environnement.
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PESTEL est un outil de diagnostic stratégique qui permet de soulever les opportunités et les menaces des
différentes composantes de l’environnement macro-économique de l’entreprise.
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consomme plus consomme moins
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Chapitre 2 : le déploiement stratégique
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L’entreprise qui évolue dans un contexte changeant et évolutif doit absolument choisir avec soin
ses différentes stratégies qu’elle va déployer sur une longue période et pour ce faire, elle doit
évaluer les différentes alternatives stratégiques pour pouvoir prendre les bonnes décisions
stratégiques.
Les choix stratégiques de l’entreprise peuvent se situer à deux niveaux : l’un au niveau global
où il est question de définir les voies de développement futur de l’entreprise, et l’autre au
niveau de chaque domaine d’activité de l’entreprise où il sera question de définir les
manœuvres stratégiques nécessaires pour lutter contre les concurrents
Fixer une stratégie revient à choisir une méthode parmi d’autres permettant d’obtenir un
avantage concurrentiel sur le marché dans un DAS particulier. De ce fait, les stratégies
concurrentielles ont pour objectif, en situation de libre concurrence, d’assurer à l’entreprise un
avantage compétitif durable sur l’ensemble de ses concurrents, dans un domaine d’activité
particulier. Ces stratégies concurrentielles jouent un rôle décisif dans la détermination du
niveau global de performance de l’entreprise ; en effet, c’est de sa capacité à lutter
efficacement contre ses concurrents dans chacun des métiers où elle a choisi de se développer
que dépend en définitive très largement la compétitivité d’ensemble d’une entreprise.
Afin de faire face à la concurrence dans un DAS particulier, Porter identifie 3 stratégies qui
peuvent être adoptée : Il s’agit de la stratégie de domination par les coûts, la stratégie de
différenciation et la stratégie de focalisation.
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Stratégie de domination par les coûts
La stratégie de domination par les coûts est une stratégie qui oriente de façon prioritaire tous
les efforts de l’entreprise vers un objectif considéré comme primordial : la minimisation de
ses coûts complets. Ceux-ci incluent, outre le coût direct de fabrication d’une unité de produit,
les coûts de conception, de marketing, de distribution, ainsi que les coûts administratifs et
financiers.
La stratégie de coût est fondée sur le postulat suivant lequel l’entreprise la plus compétitive
est celle qui a les coûts les plus bas ; en d’autres termes, c’est de la capacité de l’entreprise à
minimiser ses coûts que dépend son avantage concurrentiel. Cette stratégie consiste donc à
proposer une offre dont la valeur perçue est comparable à celle des offres des concurrents
mais à un prix plus faible.
Les économies d’échelles : Lorsque le coût unitaire d’un produit diminue suite à une
augmentation des quantités produites (étalement des frais fixes sur un plus grand nombre de
produits.
Les effets d’apprentissage : lorsqu’au fur et à mesure que les quantités cumulées d’un bien
augmentent dans le temps, le savoir-faire commercial ou technique s’accroit. Ainsi,
l’accumulation de l’expérience perm et d’apporter des modifications aux produits afin
d’éliminer les éléments superflus qui pèserait sur les coûts.
Les investissements dans l’innovation qui permettent une diminution des prix : l’innovation
permettra de simplifier le processus de production qui peut favoriser la diminution des coûts.
La stratégie de domination par les coûts n’est toutefois pas dépourvue de risques. Les plus
importants sont :
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L’effet d’apprentissage supérieur qu’obtiennent les tard-venus dans le secteur, en raison
du phénomène d’imitation ou de possibilité qu’ils ont d’investir dans des installations
plus modernes ;
Les manœuvres des concurrents qui, par une politique de différenciation, réussissent à
segmenter le secteur ;
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Une rivalité qui peut dégénérer en guerre des prix et rendre la stratégie ruineuse.
La stratégie de différenciation
La stratégie de différenciation consiste pour une entreprise à donner à son offre une spécificité
différente de celle de ses concurrents. Elle cherche donc à fonder l’avantage concurrentiel de
l’entreprise sur la spécificité de l’offre qu’elle produit, cette spécificité étant reconnue et
valorisée par le marché ou par une partie suffisante du marché. La différenciation ainsi créée
permet à l’entreprise d’échapper à une concurrence directe par les prix, et donc les coûts, en
rendant son offre difficilement comparable à celle de ses rivaux.
La qualité L’esthétique
Pour réussir, la différenciation doit être significative et perçue comme telle par le
marché. Pour mettre l'entreprise à l'abri des attaques de ses concurrents elle doit être
défendable. La différenciation peut être soit par le haut, soit par le bas.
La différenciation par le haut : l’offre se distingue de celle des concurrents par sa valeur
supérieure (les grande marque de luxe Dior, Chanel etc.)
La différenciation par le bas : l’entreprise fait une offre dont la valeur perçue par le marché
est plus faible mais qui est proposé à un prix plus bas.
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innover pour maintenir sa différence.
Enfin, tous les produits ne sont pas différenciables : pour certains produits (eau, clous…),
cette stratégie est difficile à envisager.
- La stratégie de focalisation
La stratégie de focalisation (de concentration ou de niche) consiste, pour l’entreprise, à limiter
son activité à un segment de marché très spécifique. L’entreprise se concentre sur un groupe
de clients particuliers, un segment de la gamme de produits ou un marché géographique bien
spécifique.
Si elle constitue la troisième stratégie concurrentielle, elle ne vise pas comme les deux autres à
attirer l’ensemble de la clientèle d’un secteur. Moins ambitieuse, cette stratégie consiste pour
l’entreprise à refuser la confrontation directe avec les concurrents, en proposant une offre très
particulière qui ne peut attirer qu’une partie de la clientèle (ex. : vêtements pour femmes
enceintes, voiturettes sans permis…).
L’entreprise présente sur une niche peut être confrontée à des concurrents. Elle optera alors,
sur ce segment de marché limité, pour une stratégie de prix ou une stratégie de différenciation.
La mise en œuvre réussie d'une stratégie de focalisation implique une combinaison des
compétences et ressources nécessaires à chacune des deux grandes stratégies concurrentielles,
orientée vers la cible stratégique particulière retenue.
La stratégie de niche permet d’éviter la concurrence des grandes entreprises. Elle permet à une
entreprise de servir sa cible stratégique plus efficacement ou en consommant moins de
ressources que ses concurrents qui luttent dans un domaine plus large.
La stratégie de focalisation doit, pour être efficace, respecter un certain nombre de conditions :
le marché doit être suffisamment réduit pour ne pas attirer de concurrents puissants ;
la niche doit être protégée. Le produit offert doit s’appuyer sur des actifs spécifiques afin
que les concurrents qui s’adressent au marché général ne puissent pas utiliser leurs ressources
pour intervenir sur la niche ;
le segment de clientèle doit être bien identifié. Il est important de bien connaître sa taille,
ses besoins et d’anticiper ses évolutions.
La stratégie de focalisation, si elle protège contre les concurrents puissants, est par nature
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limitée. Elle est adoptée par certaines PME et par la plupart des nouvelles entreprises afin de
ne pas subir les assauts des entreprises concurrentes établies. Toutefois, elle offre peu de
perspectives de croissance. L’entreprise qui fait ce choix stratégique et qui perdure dans cette
voie est obligée de conserver une taille modeste.
Selon M. Porter, le choix d'une voie médiane entre ces trois types de stratégies
concurrentielles (ex. : une stratégie à mi-chemin entre la domination par les coûts et la
différenciation) est déconseillé. Il conduirait l'entreprise à s'enliser dans des logiques et des
exigences contradictoires et conduirait de manière quasi certaine à une faible rentabilité.
Néanmoins, la tendance à la globalisation des marchés pousse les firmes à tenter de concilier
valeur et coût. La différenciation retardée (différencier un produit standard à la fin du
processus productif) ou la conception modulaire (assemblage original de composants
standard) permettent d'y parvenir. De la même manière, une bonne image auprès du public
accroît la valeur perçue par le client et crée un pouvoir de négociation permettant de mieux
négocier certains tarifs. Les entreprises qui réussissent disposent d'un avantage, soit en termes
de coûts, soit en termes de valeur, voire les deux. Passer de l'un à l'autre est toujours possible
mais comporte des risques (turbulences organisationnelles, perte d'identité de la marque, etc.).
Pour se développer, une entreprise doit faire un choix quant à la stratégie qu’elle devrait
adopter. On distingue dans ce cadre la stratégie de spécialisation, la stratégie de
diversification, la stratégie d’intégration verticale, la stratégie de désengagement, la stratégie
d’internationalisation et les différentes stratégies de croissance et de développement en
partenariat.
La stratégie de spécialisation
C’est la stratégie par laquelle une entreprise limite son activité à des produits fondés sur une
technologie unique. L’entreprise concentre tous ses efforts sur un domaine d’activité
particulier. Elle cherche à atteindre le meilleur niveau de compétence possible et d’en faire un
avantage concurrentiel décisif. Ainsi, la spécialisation se définit de plus en plus en termes de
compétences, au détriment de l’approche traditionnelle en termes de produit et de marché.
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L’entreprise spécialisée est donc celle qui concentre son activité et ses ressources sur un
métier défini comme un ensemble homogène de compétences. Elle est présente sur un seul
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domaine d’activité stratégique, et va dans ce domaine, choisir une des trois stratégies
génériques présentées précédemment (domination par les coûts, différenciation,
concentration).
En termes de cycle de vie, la stratégie de spécialisation se rencontre plutôt dans les phases de
lancement et de croissance. C’est en effet au cours de ces phases que la concentration des
compétences et des ressources sur une seule activité est la plus nécessaire et la plus efficace.
Dans les phases de maturité et déclin, la stratégie de spécialisation ne permet plus d’assurer à
l’entreprise la croissance du chiffre d’affaires, et devient plus risquée. En effet, lorsque
l’activité de l’entreprise est en phase de maturité ou surtout en phase de déclin, l’entreprise
doit chercher des segments encore rentables. Si l’activité de base n’est plus rentable et n’a plus
de perspectives d’évolution, le développement de l’entreprise n’est plus possible par une
stratégie de spécialisation. Elle devrait adopter une stratégie de diversification (pour aborder
une nouvelle activité).
La stratégie de spécialisation est généralement optée par les entreprises dans une situation
particulière de leur développement et est mise en place pour les raisons suivantes :
La recherche d’une taille suffisante dans une optique de croissance (c’est un tremplin
au développement) ;
L’entreprise qui adopte la stratégie de spécialisation peut, pour se développer dans son
domaine d’activité stratégique, opter soit pour un développement géographique, soit pour un
développement commercial par l’élargissement des gammes. Il ne s’agit pas ici de
diversification car le métier demeure le même. Cependant, la spécialisation peut masquer une
diversification rampante. C’est le cas par exemple d’une extension géographique ou d’un
élargissement de la gamme de produit qui peut progressivement conduire à gérer des circuits
de distribution nouveaux pour l’entreprise, nécessitant de ce fait l’acquisition de savoir-faire
et de compétences différentes. L’entreprise se sera alors diversifiée sans s’en rendre compte.
2
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Sa réussite dépendra de sa capacité d’apprentissage des compétences nouvelles pour
elle.
La stratégie de diversification
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La diversification concentrique : est, quant à elle, assez multiforme. Il peut s'agir
de fabriquer des produits ou des services semblables pour des clients différents. Il peut
s'agir également de fabriquer des produits ou des services nouveaux pour des clients
identiques, ou encore des produits différents pour des clients différents. Il peut s'agir en
fin de méthodes de production identiques mais de produits différents avec des réseaux de
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distribution différents.
Les objectifs poursuivis par une stratégie de diversification sont de nature différente
25
L’émergence de nouveaux pôles de croissance tel que l’Asie du Sud-Est constitue un
facteur important explicatif de l’internationalisation de certaines entreprises. La
globalisation financière constitue également un facteur non négligeable dans le choix de
l’internationalisation de certaines entreprises.
La recherche de la compétitivité
L’arrivée à maturité de certains secteurs poussent les entreprises à opter pour des
stratégies d’internationalisation afin d’échapper à l’augmentation de la concurrence dans
le pays d’origine. La diminution, de plus en plus importante, du cycle de vie de certains
produits, notamment dans les secteurs de haute technologie est due à la rapide évolution
technologique. Cette réalité pousse les entreprises à opter pour des stratégies
d’internationalisation afin de rentabiliser les gros investissements effectués dans la
recherche et développement. Les économies d’échelles permises par les stratégies
d’internationalisation constituent un facteur important de l’internationalisation des
entreprises, leur permettant une diminution des coûts unitaires moyens de production via
l’accroissement du volume.
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diminuer la pression concurrentielle, ce qui d’un autre côté augmente la concurrence, à
l’échelle internationale.
Investissement Direct à
l’Etranger ; Accords de
coopération ;
Diminution des coûts : avec les économies d'échelle, les coûts de main d'œuvre, les
coûts de transport, les coûts de la matière première, plus faibles etc.
Contournement des barrières douanières (tarifaires et non tarifaires). Recherche de
gains fiscaux et de change.
c- La formulation stratégique
La formulation stratégique passe par trois phases : la recherche des choix possibles,
l’évaluation des choix possibles et la sélection des choix définitifs.
Cette recherche consiste à formuler les options stratégiques possibles qui se situent à deux
niveaux : sur le niveau globale, on a des stratégies dites stratégies globales qui déterminent
les voies de développement futur de l’entreprise et le niveau relatif aux domaines d’activité
stratégique de l’entreprise appelés les stratégies par domaines d’activité stratégique où il sera
important de déterminer les manœuvres stratégiques nécessaires.
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L’évaluation des choix possibles
L’évaluation des options stratégiques se fait en comparant au niveau de chaque stratégie ses
avantages et ses inconvénients, le manager doit retenir uniquement les optiques stratégiques
qui représentent plus d’avantages que d’inconvénients tout en prenant en considération les
critères suivants :
adéquation aux objectifs : les choix stratégiques doivent être cohérents avec les
objectifs stratégiques fixés par l’entreprise.
la faisabilité : les stratégies soulevées doivent être réalisables par des ressources
financières, humaines, technologiques et organisationnelles suffisantes.
l’acceptabilité : le personnel de l’entreprise doit accepter les différentes stratégies
choisies
La sélection des choix définitifs
Une fois les critères d’évaluation des choix stratégiques sont réunis, l’entreprise peut retenir
les stratégies choisies.
Les objectifs du management opérationnel sont souvent liés avec ceux fixés dans le cadre du
management stratégique et sont d’ordre financier, commercial et économique.
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Il s’agit d’agrandir les parts de marché de l’entreprise, fidéliser la clientèle, élargir les
gammes de produits fabriqués par l’entreprise.
L’entreprise doit chercher à assurer une bonne qualité à ses produits, à maitriser sa
production et à offrir des produits très demandés au niveau du marché.
La planification stratégique
Le concept de planification stratégique9 s’est développé avec I. Ansoff10 au cours des années
1960- 1970, la planification stratégique est, selon P Drucker11, un instrument d’action qui
permet à l’entreprise d’agir sur le futur, c’est aussi un moyen de motivation qui incite chaque
membre de l’entreprise à s’impliquer et à collaborer pour faire réussir le projet de l’entreprise.
9
La planification n’est pas la prévision, c’est un instrument de cohérence qui assure les ajustements entre les
personnes, les divisions et les échéances
10
I Ansoff a été parmi les premiers auteurs de la firme et a insisté sur la formalisation du processus stratégique.
11
Pour Drucker la planification stratégique est le processus continu de réalisation des décisions
entrepreneuriale comportant une prise de risque.
29
dans le cas de l’existence des décalages entre réalisations et objectifs, l’entreprise doit
mener des actions correctives.
Le contrôle
Le contrôle stratégique consiste à mesurer les écarts qui peuvent apparaitre entre les objectifs
stratégiques définis par les dirigeants et les résultats réels obtenus lors du déploiement
stratégique, le contrôle stratégique permet aussi d’évaluer les stratégies appliquées et de
proposer les corrections à apporter.
Le manager doit prendre en considération tous ces leviers stratégiques et les intégrer dans son
processus stratégique et plus précisément au niveau de l’élaboration et de la formulation des
stratégies.
La stratégie ne prend son sens qu’au travers de son déploiement, qui passe nécessairement
par les hommes et les femmes qui animent et incarnent les organisations. Leur savoir et leur
expérience peuvent être des leviers fondamentaux de succès, mais aussi des freins à
l’innovation.
La fonction ressources humaines doit être capable, à travers ses politiques ressources
humaines, de répondre aux enjeux économiques et financiers de l’entreprise, en recrutant un
personnel qualifié compétent dynamique, en fidélisant ses meilleurs talents et en assurant à
ses Hommes des cycles de formation continue adéquats avec les orientations stratégiques de
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l’entreprise .La capacité à créer un climat dans lequel les individus seront motivés peut se
révéler essentielle au succès
Le management de l’information
Cependant, avec cet intérêt croissant se développe un danger, les systèmes d’information
risquent de devenir une discipline à part entière déconnectée de la stratégie.
La dimension financière est parmi les leviers stratégiques les plus déterminants, elle consiste à
anticiper l’évolution des ressources financières sur plusieurs années et à élaborer une stratégie
financière adaptée.
Le management de la technologie
L’entreprise actuelle est confrontée à un certain nombre de défi en matière stratégique comme
la maitrise des coûts, l’optimisation des ressources, la grande avancée technologique…., dans
ce cadre l’entreprise doit privilégier la gouvernance informatique et la planification
stratégique afin de bien gérer les priorités stratégiques.
Conclusion
Pour faire réussir le management opérationnel au sein de l’entreprise, il faut faire réunir un
certain nombre d’éléments comme la bonne déclinaison des stratégies en actions,
l’engagement sérieux de la direction dans la phase du déploiement stratégique, la bonne
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communication des objectifs et des stratégies de l’entreprise à l’ensemble du personnel, la
formation continue assurée aux managers opérationnels qui permettra de les rendre plus
autonomes et capables de s’adapter sur le terrain et surtout savoir conduire le changement en
cas de nécessité.
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Chap 3 : Le changement stratégique
33
Introduction
L’entreprise évolue dans un environnement qui change rapidement, elle doit donc essayer de
s’adapter et de changer, le changement stratégique s’impose ainsi comme une grande
nécessité pour l’entreprise qui veut rester compétitive.
La conduite du changement consiste à anticiper les risques, définir et mettre en œuvre une
démarche de création d’un nouveau projet dans des conditions optimales.
Le changement stratégique
C’est le mouvement donné dans l’entreprise pour passer de son état actuel vers un état futur
en créant de la valeur et en améliorant les conditions actuelles.
Le changement peut être défini comme l’acte par lequel une organisation se modifie dans ses
pratiques ou dans son comportement, le changement peut aussi être essentiellement une
affaire de contenu stratégique et de processus dans la transformation de la relation de
l’organisation avec son environnement.
Le changement est une nécessité pour l’entreprise pour assurer sa survie dans un
environnement turbulent
Le changement stratégique est un processus complexe qui passe par plusieurs étapes .il
s’accompagne généralement par des risques ; des résistances, des difficultés techniques et
humaines. C’est pourquoi un pilotage stratégique s’avère indispensablement pour réussir ce
changement.
34
II Les facteurs du changement stratégique :12
Les facteurs externes sont généralement associés à l’environnement dans lequel se trouve
l’organisation ou à des éléments qui lui sont extérieurs et qui changent.
Les chercheurs ont identifié six facteurs externes principaux, facteurs qui sont aussi des motifs
de changement : le marché, la concurrence, les innovations technologiques, 1'évolution de la
législation et de la réglementation, la modification de l'actionnariat et enfin 1’évolution de la
société, des modes de vie et des modes de pensée.
Les facteurs internes sont associés à l'organisation elle-même. Ils peuvent apparaitre dans
une organisation tout entière ou dans une de ses composantes, unités ou services. Ils sont
aussi généralement reliés aux facteurs externes qui agissent alors comme déclencheurs de
changements comme : le développement de l'entreprise et sa croissance et la vision du
dirigeant
La révolution stratégique
Il faut souvent des événements dramatiques (pertes abyssales, accident majeur, échec retentissant)
pour que la dérive stratégique apparaisse au grand jour et débouche sur des changements profonds.
Dans l’entreprise, certains acteurs saisissent alors l’occasion de provoquer les changements
auxquels ils aspirent, ainsi qu’à l’extérieur, parmi les actionnaires et autres parties prenantes. Un
processus de changement radical – une révolution stratégique – peut alors s’enclencher.
12
[Link]
35
Le changement de logique stratégique est souvent causé par des difficultés. Mais il ne faut pas
nécessairement que l’entreprise connaisse une crise mortelle pour qu’elle enclenche un processus
de réorientation stratégique.
Le diagnostic est fait d’une série d'activités qui permettent d'avoir une vision plus
juste de la situation. Il aide à clarifier une situation. Le diagnostic touche tout autant le
contenu que les processus qui l'accompagnent. Il s'agit de procéder à une étude
systématique afin de trouver les solutions appropriées, d’analyser les processus pour
en dégager les particularités et trouver les moyens et les modalités d'action adéquats.
La planification consiste simplement à établir une stratégique ou une hypothèse de
travail, qui demandera souvent une réévaluation en cours d’expérience. Elle porte tout
autant sur le contenu que sur les processus. Le contenu se ramène essentiellement à
«clarifier les composantes des solutions trouvées, à concevoir et à élaborer les outils
ainsi que les instruments nécessaires pour pouvoir appliquer les
solutions» . Quant au processus, il faut trouver la façon d'introduire et d'implanter des
solutions adéquates.
Comme le diagnostic, la planification est une activité continue. II est donc utopique de vouloir
établir une planification définitive surtout dans une perspective à long terme, car plusieurs
événements peuvent survenir et changer la donne.
La troisième étape est celle de l’exécution. C'est le moment de réaliser le plan d'action
Finalement, vient l’étape de l‘évaluation des résultats, qui est en fait un nouveau diagnostic.
Elle permet de décrire les résultats obtenus et de mesurer l’écart entre la situation initiale et
celle désirée. L’évaluation à surtout deux fonctions :
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Responsabiliser les collaborateurs (empowerment) : une fois l'organisation mise sous
tension, supprimer les obstacles au changement, faire évoluer les systèmes et structures
qui brouillent la vision, encourager la prise de risque et les idées, les initiatives et les
actions originales.
Planifier et obtenir des réussites à court terme : la transformation stratégique peut
prendre des années, mais les individus ont besoin de voir rapidement des résultats.
Consolider les améliorations et provoquer de nouveaux changements : lorsque la
crédibilité du changement est établie, il faut changer encore plus de structures, de
systèmes et de politiques et promouvoir ceux qui peuvent mettre en œuvre la vision.
Ancrer le changement dans la culture de l'entreprise : lorsque le changement prend
forme, il faut montrer comment il a contribué à la performance et institutionnaliser les
nouvelles approches.
Pilotage stratégique :
Surmonter les obstacles du changement de l’entreprise est une nécessité dictée par les
exigences de l’environnement externe et interne. Pour ce faire les acteurs de l’entreprise
doivent anticiper les événements et développer une réactivité collective.
Pour réaliser une telle volonté, l’entreprise doit faire le changement, c'est-à-dire le créer le
stimuler, le guider, l’entretenir…. Pour cela il faut prendre en considération en permanence la
complexité du réel afin de tenter de le maitriser, elle va ainsi chercher à piloter son
changement.
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• L'intervention d'une autorité : une autorité (équipe projet ou groupe dédié) coordonne
le processus de changement, mais en délègue la mise en œuvre. Elle prend en charge certaines
phases du processus de changement : recherche et propositions d'idées nouvelles, récolte de
données, planification détaillée...
Le tableau suivant présente les différents types du changement stratégique selon les
auteurs :
Grouard et Meston (1998)13 donnent deux types de changements, ceux qui sont provoqués et
ceux qui sont subis.
Le changement provoqué, ou changement choisi, souhaité, volontaire, etc., est celui qui «est
décidé alors que les performances de l'entreprise demeurent bonnes et n'exigent donc pas, à
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priori, d'actions de redressement : la part de marché et la rentabilité correspondent aux
objectifs, la satisfaction des clients est bonne, le fonctionnement est satisfaisant et la
technologie utilisée est performante.
le changement radical
Demers parle de changement radical14, c’est a dire «un changement global et rapide plutôt
que graduel et à la pièce». Un tel type de changement serait nécessaire afin de briser l'inertie,
de minimiser les risques d'incohérence et de réduire les coûts liés au passage d’une
configuration à une autre. Ce type de changement est généralement initié par des dirigeants
dans les situations de crise.
le changement spontané
Quant à Dupuis et Kuzminski (1998), ils parlent de changement planifié par opposition au
changement spontané ou non planifié15. Selon eux, le changement planifié est celui qui «vise
à des objectifs précis pour ce qui est de son contenu, bien que ceux i ne soient pas toujours
atteints. Ils sous-tendent un projet explicite, des intentions formulées, des objectifs à
atteindre, tandis que, dans le cas du changement spontané, ces éléments sont absents la
plupart du temps»
Conclusion
Une bonne stratégie de changement repose beaucoup plus sur une question d’attitude et
d’ouverture à l’incertitude que sur la mise en place d’une méthodologie et une planification
serrées. Pour tout projet de transformation qu’il s’agisse de repositionnement stratégique, de
changement de processus, d’harmonisation de pratiques, d’alignement stratégique de sites ou
d’intégration de normes…l’entreprise doit prendre en compte divers éléments pour réussir à
diffuser sa stratégie et à la mettre en œuvre. Parmi ces éléments, il est indispensable de
chercher à identifier les leviers d’amélioration possibles et de clarifier les plans de progrès.
Provoquer ou subir le changement nécessite une nouvelle réorganisation et structuration et
aussi à une nouvelle redéfinition de la stratégie globale de l’entreprise, ce qui amène les
leaders des entreprises et managers des organismes à appliquer et travailler sur le célèbre
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slogan de Winston Churchill « il faut prendre le changement par la main avant qu’il ne vous
prenne à la gorge ».
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