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Optimisation de fonctions à une variable

Ce document traite de l'optimisation classique sans contrainte pour les fonctions d'une variable, en présentant les concepts et techniques mathématiques nécessaires à la détermination de l'optimum. Il aborde les conditions d'optimalité du premier et du second ordre, ainsi que l'analyse de convexité et les conditions d'optimalité d'ordre supérieur. L'objectif est de fournir une compréhension approfondie des méthodes pour identifier les minima et maxima d'une fonction réelle.

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Optimisation de fonctions à une variable

Ce document traite de l'optimisation classique sans contrainte pour les fonctions d'une variable, en présentant les concepts et techniques mathématiques nécessaires à la détermination de l'optimum. Il aborde les conditions d'optimalité du premier et du second ordre, ainsi que l'analyse de convexité et les conditions d'optimalité d'ordre supérieur. L'objectif est de fournir une compréhension approfondie des méthodes pour identifier les minima et maxima d'une fonction réelle.

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Optimisation classique sans contrainte: Cas de fonctions

d’une variable

Contents
1 Introduction 1

2 Conditions d’optimum du premier ordre 2

3 Condition d’optimum du second ordre 4

4 Analyse de convexité 4

5 Condition d’optimum d’ordre supérieur 4


5.1 Formule de Taylor-Young . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
5.2 Condition suffisante d’optimalité d’ordre supérieur . . . . . . . . . . . . . . . . . 5

Objectifs du cours
L’objectif de ce cours est de présenter les concepts, le définitions et les techniques mathématiques
nécessaires à la détermination de l’optimum d’une fonction d’une variable.

1 Introduction
En gestion, on est souvent confronté à des situations complexes devant lesquelles des décisions
doivent être prises. On utilise alors des modèles pour représenter la réalité, ce qui est appelé
modélisation mathématique.

On s’intéresse ici à la recherche de minimum ou maximum d’une fonction réelle

f : I ⊂ R −→ R.

Définition 1.1 (minimum global et local) Soit f une fonction définie sur I et a ∈ I.

• On dit que f admet un minimum (resp. maximum ) global sur I au point a, si pour tout
x ∈ I,
f (a) ≤ f (x) (resp f (a) ≥ f (x))

• On dit que f admet un minimum (resp. maximum ) local au point a, s’il existe un
intervalle ouvert J ⊂ I contenant a tel que pour tout x ∈ J,
Considérons le graphe de la fonction f définie par f (x) = x3 + 3x2 − 24x sur l’intervalle
] − 6, 8[.

On voit que

• f atteint un maximum absolu en x = 8 et un maximum local en x = −4.

• f atteint un minimum local en x = −6 et un minimum absolu en x = 2.

Un programme (P) de maximisation (respectivement minimisation) de f consiste donc à


déterminer un réel (optimum) qui maximise (respectivement minimise) f. On note

(P) : max f (x) ( respectivement (P) : min f (x))


x x

Résoudre (P) revient à chercher l’ensemble de réels qui réalisent l’optimum.

2 Conditions d’optimum du premier ordre


Un optimum peut se retrouver en 3 types de points:

i) Bornes: extrémités d’un domaine fermé


On a 0 = f (0) ≤ f (x) ≤ f (4) = 8, ∀x ∈ [0, 4]. Les points (0, 0) et (4, 8) sont les points
extrémums.

ii) Point critique ou point stationnaire: point où la dérivée s’annule.


f ′ (0) = 0 et 0 est un point extrémal donc un point critique ou stationnaire.
iii) Point où la dérivée n’existe pas.

0 est un point extrémal, puisque f (0) ≤ f (x), ∀x ∈ R mais f n’est pas dérivable en 0,
f ′ (0) n’existe pas.

Théorème 2.1 (Condition nécessaire d’optimum du premier ordre)


Si une fonction f de classe C 1 sur un intervalle I admet un optimum local (minimum local ou
maximum local) en a ∈ I alors on a nécessairement f ′ (a) = 0.
3 Condition d’optimum du second ordre
Théorème 3.1 (Condition suffisante d’optimalité du second ordre)
Soit f de classe C 2 sur un intervalle ouvert I vérifiant f ′ (a) = 0. Alors

(i) si f ′′ (a) > 0 alors f admet un minimum local en a;

(ii) si f ′′ (a) < 0 alors f admet un minimum local en a.

Remarque 3.1 Le cas où f ′ (a) = f ′′ (a) = 0 nécessite une étude des dérivations d’ordre
supérieures.

4 Analyse de convexité
Définition 4.1

• Une fonction f est dite convexe sur I si pour tout x, y dans I et tout λ dans [0, 1] on a

f (λx + (1 − λ)y) ≤ λf (x) + (1 − λ)f (y).

Lorsque l’inégalité est stricte on dit que f est strictement convexe.

• Une fonction f est dite concave si −f est convexe.

Théorème 4.1 Une fonction f de classe C 2 sur I est convexe si et seulement si f ′′ (x) ≥ 0
pour tout x ∈ I.

Pour les fonctions convexes on a le résultat suivant:

Proposition 4.1 Pour une fonction f de classe C 2 sur un intervalle ouvert I si f est convexe
sur I et f ′ (a) = 0 pour a ∈ I alors f admet un minimum global (ou absolu) en a sur I.

5 Condition d’optimum d’ordre supérieur


5.1 Formule de Taylor-Young
Théorème 5.1
Soit I un intervalle ouvert non vide de R et soit a un point de I. Soit f : I −→ R une fonction
et n un entier supérieur ou égal à 0. On suppose que f est n fois dérivable sur I. Alors, il existe
une fonction ε(x) définie sur I, qui tend vers 0 quand x tend vers a, telle que l’on ait pour tout
x∈I:
(x − a)2 ′′ (x − a)n (n)
f (x) = f (a) + (x − a)f ′ (a) + f (a) + ... + f (a) + (x − a)n ε(x)
2 n!

Démonstration. (Cf TD.)


5.2 Condition suffisante d’optimalité d’ordre supérieur
Théorème 5.2
Soit I un intervalle ouvert non vide de R et soit a un point de I. Soit f : I −→ R une fonction
de classe C k sur I avec k ≥ 2. On suppose que f ′ (a) = f ′′ (a) = ...f (k−1) (a) = 0 et f (k) (a) ̸= 0.
On a

• Si k est pair alors

– f (k) (a) > 0 implique que f admet un minimum local en a


– f (k) (a) < 0 implique que f admet un maximum local en a

• Si k est impair alors f admet un point d’inflexion en a.

Démonstration. La formule de Taylor Young est applicable:

(x − a)2 ′′ (x − a)k (k)


f (x) = f (a) + (x − a)f ′ (a) + f (a) + ... + f (a) + (x − a)k ε(x)
2 k!
avec lim ε(x) = 0. Puisque f ′ (a) = f ′′ (a) = ...f (k−1) (a) = 0 alors au voisinage de a on a
x→a

(x − a)k (k)
f (x) − f (a) ∼ f (a)
k!
(x − a)k (k)
Il en résulte que si k est pair et que f (k) (a) > 0 alors f (a) > 0 et par voie de
k!
conséquence f (x) − f (a) ≥ 0 au voisinage de a. Ce qui montre que f (a) est un minimum local.
(x − a)k (k)
De même que si k est pair et que f (k) (a) < 0 alors f (a) < 0 et par voie de conséquence
k!
f (x) − f (a) ≤ 0 au voisinage de a. Ce qui montre que f (a) est un maximum local.
(x − a)k (k)
Par ailleurs, si k est impair, on voit bien que le signe de f (a) varie selon que x > a
k!
ou non. D’où, au voisinage de a, le signe de f (x) − f (a) n’est pas constant. Donc f (a) n’est
pas un extrémum local mais plutôt f admet un point d’inflexion en a. □

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