Les Paroles rapportées
Dans un texte, le narrateur peut interrompre le récit pour rapporter les paroles des personnages. On dit
alors que les paroles sont rapportées directement.
Ces paroles sont placées entre guillemets, la ponctuation est celle des dialogues. Exemple :
Frédéric déclara : « Je suis malade aujourd’hui. »
Le temps de référence est le présent même si le récit est au passé. Les temps s’organisent donc
autour du présent : passé composé ou imparfait pour une action passée, futur pour une action
future.
Exemple :
Frédéric déclara : « J’étais malade hier. Je vais mieux aujourd’hui, mais j’irai quand même chez le
médecin demain.
On dit que l’énoncé est ancré dans la situation d’énonciation car le narrateur et l’interlocuteur
sont impliqués dans la même situation d’énonciation. Les indices d’énonciation sont :
• Pronoms personnels et adjectifs possessifs : je, tu, nous, vous, mon, ton, nos, votre...
• Indices spatio-temporels : aujourd’hui, demain, maintenant, ici, là...
Exemple :
Margot dit : « Tu sais, je me suis bien amusée aujourd’hui. Demain je vais chez Elsa. »
Lorsque les paroles des personnages sont intégrées dans le texte, sans interrompre le récit, on dit que
les paroles sont rapportées indirectement.
Généralement, le contenu de ces paroles est retranscrit à l’aide d’une proposition subordonnée.
Exemple :
Frédéric déclara qu’il était malade depuis deux jours.
Les temps employés sont les temps du récit. Les temps de référence sont le passé simple et l’imparfait
autour duquel s’articulent le plus-que-parfait, le passé antérieur et le conditionnel présent.
Exemple :
Frédéric déclara qu’il avait été malade pendant une semaine mais qu’il irait mieux dans un jour ou
deux.