Augmentation des IST : enjeux et facteurs
Augmentation des IST : enjeux et facteurs
- « MST » : remplacé par IST de par la prévalence élevée des Particularités - Facteurs de risque -
asymptomatiques qui entretiennent la transmission Homme Femme Femme < 25 ans ↗ du risque de transmission du VIH si présence
- Incidence en ↗ : ↗ syphilis pour HSH (> 80%), ↗ d’une IST (+++ si ulcération)
gonocoque pour hétéro et HSH (++) ; ↗ C. Trachomatis • Atteinte : urètre ; • Âge jeune (≤ 25
• Cavité vaginale : flore physiologique (de Döderlein) + flore • Bas niveau
(cervicites et urétrites génotype D à K chez les femmes < 25 ans ++ ; épididyme et testicule ; • Forte ans) et rapports
transitoire d’origine dig (entérobactéries) ou oro-pharyngée socio-
lymphogranulomatose vénérienne génotype L chez les HSH ++) prostate ; gland prévalence : C. précoces
- Estimations épidémiologiques difficiles car ne sont pas toutes à (streptocoques, anaérobies) économique
• Ulcérations : possibles Trachomatis (≠ • Tabac, drogue OH
déclaration obligatoire et 1/10 IST à déclaration obligatoire est déclarée • Cavité endocervicale : Φ bactéries commensales à l’état • ≥ 2 partenaires
sur la muqueuse de la femme • Prostitution
- Les + fréquentes : IST virales (HPV puis HSV) physiologique = barrière entre le vagin et l’utérus (verrou cervical) dans l’année
balanopréputiale + ménopausée) ; • Incarcération
- IST bactériennes : C. Trachomatis > gonocoque > syphilis • 3 types d’infection : vaginales (vaginite, vaginose) ; cervicales HPV • Rapports non
pénis, testicules +/- • ATCD IST
- Trichomonose : Afrique et Caraïbes ++ (cervicites) ; hautes (endométrite, salpingite) protégés
marge anale, rectite • Violences sexuelles
Ulcérations génitales - Urétrite - Orchiépididymite -
• Ecoulement méatique en dehors des mictions +/- purulent ; • Fièvre progressive ou brutale, variable selon le pathogène
ou symptômes moins francs = écoulement seulement matinal • Signes locaux variables : douleurs scrotales intenses
Clinique
• Perte de substances muqueuses et/ou cutanée localisée aux OGE, unique ou multiple • Prurit canalaire ; SG le + souvent absents (Φ fièvre) irradiant le long du cordon ; induration douloureuse
• Diag : CLINIQUE ; difficile si siège profond • Brûlures mictionnelles, dysurie ; méatite +/- balanite épididyme
• Distinction clinique difficile • Risques : abcédation ; ischémie testiculaire ; infertilité (si
• Association 2 agents infectieux 15-50% bilatérale)
Infectieuses Non infectieuses
• HSV2 (HSV1 pour 1/3 des cas) : douloureuses ; syphilis
• N. Gonorrhoeae : urétrite aigüe d’incubation courte
• Lymphogranulomatose vénérienne (LGV : maladie de • Caustique, mécanique, physique
• C. Trachomatis, M. Genitalium : infection subaigüe • Forme du sujet jeune : vénérien (gonocoque, chlamydia) +/-
Nicolas Favre = C. Trachomatisgénotype L1 à L3) : anorectite, • Toxidermie (Stevens-Johnson, Lyell)
Etiologies
recommandé en 1e intention) + recueil 1er jet urinaire pour TAAN • TAAN pour C. Trachomatis et gonocoque sur 1er jet
• Herpès : TAAN sur prélèvement de l’ulcération (si diag clinique douteux)
• Cytologie + microbiologie : ED (état frais pour T. Vaginalis, après urinaire
• LGV : TAAN avec génotypage (centre national de référence)
Gram pour gonocoque), culture (gonocoque), TAAN (C. Trachomatis • ECBU sur 2e jet urinaire
• Syphilis : sérologies SYSTEMATIQUE
et N. Gonorrheae en 1e, puis M. Genitalum en 2e) • Etiologies : selon anamnèse = âge ; contage ; ATCD uro
• Cervicite : leucorrhée ; pesanteur pelvienne, travers le col ; asymptomatique ++ à évolution progressive IST : gonocoque, chlamydia
Faible niveau socio-économique
signes d’urétrite associés (brulures, pollakiurie) – vers séquelles tubaire (stérilité, douleurs pelviennes chroniques) Flore vaginale et périnéale : streptocoques,
Manœuvre endo-utérine ; pose de DIU (transitoire à le port de DIU
majoritairement asymptomatique Femme en âge de procréer ++ anaérobies, entérobactéries
n’est PAS associée à une fréquence + élevée)
162 – INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES
• Vulvo-vaginite : prurit et œdème vulvaire ; Endométrite Salpingite
dyspareunie ; leucorrhées
• Fièvre : élevée le + souvent • Fièvre : inconstante
• Pas de fièvre (sauf complications) • Leucorrhées pathologiques
• Douleur pelvienne spontanée ↗ par la mobilisation • Douleurs pelviennes (notamment hypogastre) +/-
• Inspection au spéculum : inflammation vaginale • Aspect inflammatoire de l’endocol = endocervicite
utérine au TV mal systématisées bilatérales ; dyspareunies
+/- endocol, avec écoulement à l’orifice cervical • Douleur et/ou masse latérale au TV
• Ecoulement +/- louche au niveau du col utérin • Métrorragies peu abondantes
• Inflammation cervicale (cervicite) : IST
• Inflammation uniquement vaginale : vaginose
Etiologies
(PAS UNE IST) bactérienne (pertes frises peu • Germes responsables d’IST
abondantes malodorantes) ; fongique (Candida) ; • Germes pathogènes opportunistes : streptocoques, staphylocoques, entérocoques, entérobactéries (E. Coli, Klebsiella, anaérobies, bactéroïdes fragilis) ; tuberculose, bilharziose
vulvovaginite (S. Pyogenes ; oxyurose) ; hormonale ;
néoplasique (leucorrhées +/- métrorragies)
• NFS, CRP (normaux si non compliquée) ; b-HCG (pour éliminer GEU) ;
BU +/- ECBU (éliminer PNA)
• Sérologies IST (Chlamydia, Gonocoque) par PCR sur prélèvement • Autres :
• Cervicite : prélèvement endocervical sous
Paraclinique
endocervical (+/- vaginal); +/- selon risque, recherche syphilis, VIH o TDM TAP +/- IRM si doute sur autres pathologies douloureuses (abcès, appendicite…)
spéculum = bactério (ED et culture) + recherche
1 et 2, VHB et VHC o Biopsie endométriale : recherche signes histologiques endométrite
Chlamydia (TAAN) et gonocoque (TAAN et culture) +
• Si DIU : retrait et mise en culture uniquement dans les formes o Coelioscopie : référence MAIS seulement si incertitude diagnostic ou absence
recherche levures et T. Vaginalis + recherche clue-
compliquées ou mauvaise évolution amélioration sous traitement – SYSTEMATIQUE a distance pour bilan infertilité ou
cells (Gardnerella vaginalis)
• Echo pelvienne (endovaginale et abdominale) SYSTEMATIQUE : douleurs pelviennes chroniques
signes directs atteinte tubaire = épaississement, aspect roue
dentée
Abcès pelviens Pelvipéritonite Court et moyen terme
• Douleurs pelviennes importantes vomissements, diarrhées +/- arrêt transit • A long terme : phénomènes immuno-
• Troubles du transit intestinal • Défense +/- contracture région sous-ombilicale inflammatoires tubaires = lésions tubopelviennes
• TV : douloureux ; masse pelvienne latéro-utérine • TV : douleurs diffuses, + marquées au niveau du cul- définitives (obstructions, destructions pariétales,
fixée uni ou bilatérale (collée à l’utérus le + souvent) de-sac rétro-utérin - +/- masse adhérences) à GEU, stérilité tubaire ; infertilité ;
- Bio : SIB avec CRP souvent > 100 - TDM AP : confirme diagnostic douleurs pelviennes chroniques ; récidive
- ECHO pelvienne : collection liquidienne pelvienne - Chirurgie pour exploration au moindre doute
- Hospitalisation pour traitement
• Alternative 1 : OFLOXACINE et METRONIDAZOLE PO 10 jours +/- C3G IM DU • CEFTRIAXONE IM DU + DOXYCYCLINE + METRONIDAZOLE IV +/- GENTAMICINE si
• Selon étiologies • Alternative 2 : LEVOFLOXACINE (pas d’AMM mais efficace) et METRONIDAZOLE PO +/- sévère – 14-21 jours
C3G IM DU • Alternative 1 : DOXYCYCLINE + CEFOXITINE
• Alternative 3 : MOXIFLOXACINE (AMM mais allonge le Qt) PO 10 jours +/- C3G IM DU • Alternative 2 : OFLOXACINE + METRONIDAZOLE
- Mesures associées : retrait éventuel de DIU ; repos ; antalgiques ; protection rapports • +/- drainage collection abcédée si collection > 3-4cms formes IV puis PO
- Contrôle PCR systématique à 2-3 mois du traitement
DEPISTAGE A PROPOSER SYSTEMATIQUEMENT SI CONTEXTE -
• SERO VIH + VHB • Chlamydia et gonocoque : PCR urinaire ou génitale +/- PCR pharyngée selon pratiques sexuelles
• Syphilis : TT • Envisager PrEP (Prophylaxie Pré-Exposition contre le VIH) si prise de risque régulière
162 – INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES
CHLAMYDIA - GONOCOQUE (10%) -
- Chlamydia : BGN intracellulaire obligatoire, immobile
• Trachomatis : infections uro-génitales, plusieurs sérotypes • Neisseria gonorrhoeae
o A / C = trachome (infection prolongée de la conjonctive) • Diplocoque encapsulé GN, intra et extra-cellulaire
Germes o D / K : infections uro-génitales • Association chlamydia et gonocoque (15-50%)
o L1 / L2 / L3 = lymphogranulomatose vénérienne (LGV), maladie de Nicolas Favre • Résistances : pénicilline (production de bêta-lactamases : 15%) ; cyclines (20%) ; ciprofloxacine (40%)
• Pneumoniae : PNP non bactériennes • N’EST PLUS A DECLARATION OBLIGATOIRE
• Psittaci : zoonoses, PNP
• 1e cause d’IST bactérienne dans les pays industrialisés ; 50x + fréquent que le gonocoque
• Incidence en ↗ ; + élevée chez les hommes et en Ile de France
Epidémiologie - • Prévalence : 10% ; fort portage asymptomatique +++
• Âge moyen : H 31 ans, F : 22 ans
• Âge médian : 20-39 ans (H) ; 15-34 ans (F)
Incubation Quelques jours / mois 2-7 jours
Typique • Urétrite ; asymptomatique • Urètre ++ - tableau BRUYANT le + souvent mais peut être asymptomatique
Clinique homme
Atteinte o Examen col : fragilité col, sécrétion mucopurulentes, ectropion friable et hémorragique
• Oropharyngite : même caractéristiques que pour l’homme
• IGH :
• Septicémie gonococcique : fièvre, atteinte cutanée (purpura pétéchial, papules ou papulo-pustules acrales ou
o Endométrite = métrorragies minimes et intermittentes
péri-articulaires) ; atteinte articulaires (mono ou oligo-arthrites, ténosynovites)
o Salpingite : douleurs pelviennes + syndrome infectieux (inconstant)
• Salpingite (50%) ++ ; silencieuse = cause importante de stérilité
• Endométrite, salpingite : aigue, avec fièvre, douleurs pelviennes et leucorrhées purulentes à
Complications - • Stérilité tubaire (70%) ++, GEU ; algies pelviennes inflammatoires
pyosalpinx, abcès tubo-ovarien et péri-hépatite (syndrome de FITZ-HUGH-CURTIS, CF à gauche)
• Syndrome de Fitz-Hugh-Curtis (CHLAMYDIA et GONOCOQUE) : périhépatite (cholecystite alithiasique) +
• Algies pelviennes inflammatoires
péritonite localisée de l’hypocondre droite faisant suite à une salpingite (diffusion via liquide péritonéal
• Stérilité tubaire ; GEU (moins fréquent que pour les chlamydia)
= uniquement les femmes) à adhérences péri-hépatiques « en corde de violon »
• Syndrome oculo-uréthro-synovial (SYNDROME DE FIESSINGER-LEROY-REITER) : polyarthrite aigüe ou
• ORL : pharyngite (portage asymptomatique fréquent, chez les homosexuels et bisexuels à recherche systématique
subaigüe réactionnelle ASEPTIQUE ; urétrite ; conjonctivite bilatérale ; balanite circinée ;
si partenaires multiples et rapports orogénitaux réceptifs non protégés)
Manifestations extra- kératodermie palmoplantaire psoriasiforme
• Cutanée : purpura pétéchial ; papules ou papulo-pustuleuses acrales et/ou périarticulaires
génitales • Œil : kérato-conjonctivite
• Articulations : arthrite septique ou réactionnelle ; ténosynovites
• Articulations : arthrite réactionnelle
• Rarement : fièvre ; péri-hépatite (aspect en corde de violon) ; EI ; méningite
• Nouveau-né : kérato-conjonctivite, pneumopathie
Dépistage Diagnostic Dépistage Symptomatique
• Ecouvillonnage vaginal par auto- • Auto-écouvillonage vaginal > • Auto-écouvillonage
Femme Femme • Prélèvement écoulement urétral spontané
prélèvement : PCR prélèvement par pro : PCR vaginal pour PCR
• Si Φ d’écoulement :
• 1er jet urinaire à H+2 de
o 1er jet d’urine à H+2 dernière miction
Diagnostic Homme • 1er jet urinaire au moins H+2 de la dernière miction : PCR Homme la dernière miction
o Prélèvement endo-urétral
pour PCR
• Dépistage recommandé : femme 18-25 ans ; hommes sexuellement actifs avec FDR quelque soit
• ED : diplocoques GN « en grains de café » intracellulaire
l’âge ; femmes sexuellement actives avec FDR > 25 ans ; femmes consultant pour IVG sans limite
d’âge • Culture sur gélose sang cuit (« gélose chocolat ») systématique : confirme le diag + antibiogramme
162 – INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES
• 1èreintention : DOXYCYCLINE PO 7 jours ou
• Traitement « minute » sur le lieu de la
AZITHROMYCINE PO DU (risque résistance, effet • IGB guérissent en 8j dans 80% des cas
consultation : CEFTRIAXONE IM DU
retard de 8j) • Règles générales : pas de relations non • Règles générales : pas de relations non protégées
• Allergie : dose UNIQUE = AZITHROMYCINE PO
• Allergie : ERYTHROMYCINE PO 7 jours ou protégées pendant 7 jours ; traitement des pendant 7 jours ; traitement des partenaires ;
; GENTAMICINE IM ; CIPROFLOXACINE PO
OFLOXACINE PO 7 jours partenaires ; • Toujours associé à un traitement anti-chlamydia
• Femme enceinte : quinolones, cyclines et
Traitement - • Femme enceinte : AZITHROMYCINE 1g DU - • Dépistage des autres IST (mixte dans 15%) = DOXYCYCLINE 7 jours
aminosides contre-indiqués à CEFTRIAXONE
contrôle PCR SYSTEMATIQUE à 1 mois • Contrôle PCR : pas trop précoce (débris • Dépistage des autres IST
ou CEFIXIME PO DU
• Orchi-épididymite : DOXYCYCLINE 10 jours cellulaires dans les 4s du traitement = FP) = à 3-6 • Contrôle CLINIQUE systématique à J7
• Orchiépididymite : CEFTRIAXONE, CEFIXIME
• Nouveau-né : ERYTHROMYCINE 14 jours mois chez les patients à haut risque de • Contrôle bio à proposer à J15 si asymptomatique
• Septicémie, EI, méningite, endométrite,
• Endométrite, salpingite : DOXYCYCLINE IV ou réinfection
salpingite : CEFTRIAXONE +/- hospit
PO 14 jours
TRICHOMONAS VAGINALIS -
Clinique Paraclinique Traitement
• Homme : asymptomatique le + souvent ;
o Urétrite subaigüe ou balanoposthite ; écoulement urétral matinal ; prurit • Diagnostic : ED (parasite mobile) ; PCR
• Protozoaire flagellé, anaérobie
• Femme : asymptomatique le + souvent ; • Prélèvement :
• Réservoir naturel : vagin • METRONIDAZOLE PO DU ou
o Vulvo-vaginite ou cervico-vaginite ; prurit vulvaire INTENSE ; dyspareunie et o Homme : urètre antérieur si
• Transmission : presque uniquement sexuelle, en 2x / jour pendant 7 jours
signes urinaires ; leucorrhées abondantes, spumeuses, malodorantes, écoulement présent ; ou 1er jet
milieu humide • Ou SECNIDAZOLE DU
verdâtres urinaire
• Incidence : faible en France ; similaire F/H • Traitement simultané du
o Vulve œdématiée ; BRULURES o Femme : cul-de-sac vaginal
• Incubation : 4-28 jours (7-10 jours en parasito) partenaire
o Examen du col : colpite punctiforme (« léopard ») : vulve rouge vif avec postérieur et glande de
exsudat, introduction douloureuse du spéculum à muqueuse vaginale rouge Bartholin
écarlate avec piqueté hémorragique
AUTRES IST -
• Hépatites
• VIH
• Infection à herpès
• Phtiriase (inguinalis = morpion) et scabiose
• Bactéries : streptocque, E. Coli, staphylocoque, Mycoplasma ureaplasma
SYPHILIS -
Différents tests diagnostiques Interprétation des tests
• TREPONEMA PALLIDUM (sphirochète de la famille des tréponématoses non cultivable)
• TT « + » et TNT « + » : syphilis non guérie à détermination du stade
• Incidence en ↗ ces dernières années (depuis 2000), avec tendance à la régression • Test tréponémiques (EIA, ELISA = TT, TPHA) : témoin de l’infection,
selon clinique
récemment – 80% HSH (co-infection 40% avec le VIH) mais pas de l’activité – pas d’intérêt pour le suivi (reste positif après
• TT « + » et TNT « - » : syphilis guérie (cicatrice sérologique) ou très
• Durée d’incubation de 3 à 4 semaines guérison) à Cinétique « + » entre 7e et 10e jour
récente
• Précoce si < 1 an, tardive si > 1 an ; si non symptomatique : latente • Test non tréponémique (TNT : VDRL, RPR) : non spécifiques ;
• TT « - » et TNT « + » : FP du TNT (SAPL, certaines MAI)
• Transmission : muqueuse (génitale, anale, buccale) ; transplancentaire (dès 16SA, T2 ++) variations liées à l’activité de l’infection (« + » si syphilis non traitée,
• TT « - » : TNT « - » : pas de syphilis ou sérologie trop précoce à
• Gravité : syphilis congénitale – certaines localisations (SNC dont œil) ↘ puis se négative en cas de guérison)
répéter sérologie à 1-2s si forte suspicion
Clinique Bio DD Traitement
- Chancre d’inoculation • Herpès : ulcérations - PENICILLINE G forme retard 1
- Stratégie de dépistage par sérologie
• Témoin de la réplication du tréponème au niveau de la porte d’entrée douloureuses injection IM (benzathine
Précoce < 1 an
• « Crêtes-de-coq » : • Maculo-papules • Lésions pré-cancéreuses : • Femme : condylomes possibles partout ; formes multifocales (vagin ; périnée ;
CLINIQUE
masses charnues isolées, en nappe ou évolution possible vers CE région péri-anale à dépistage par FCU ou test HPV)
Si lésions génitales : frottis cervico-vaginal +/-
hérissées de petites en mosaïque ; • Associées à tous les types d’HPV • Homme : pubis ; face interne du prépuce ; sillon et frein balano-préputial ;
colposcopie ou test HPV si > 30 ans
vérucosités couleur rosée oncogènes ou non gland ; fourreau de la verge
Si lésions anales : examen proctologique complet
kératosiques 0.2-1cm • Parfois difficile à • Localisation : cervicales ; • Enfant : contaminations manuportée depuis verrues vulgaires ou linges
Biopsie uniquement si doute ou suspicion néoplasie
• Quelques-unes à visualiser à l’œil nu = valvulaire ; anales ; péniennes domestiques ; contamination mère enfant ; sévices sexuels
plusieurs dizaines acide acétique • Grade : HSIL ou LSIL
162 – INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES
Traitement Prévention -
• Pas de traitement curatif
- Destruction CHIMIQUE : • Objectif : disparition des
- Destruction PHYSIQUE : risque cicatriciel • Dépistage des autres IST :
• Podophyllotoxine = résine naturelle appliquée - Destruction IMMUNOLOGIQUE lésions macroscopiques
• Cryothérapie : application d’azote liquide avec dans 25% des cas
par le patient, matin et soir pendant 3 jours • IMIQUINOD : molécule immunomodulatrice • Risque de récidive : 30%
un coton-tige (douloureux = petites lésions) • Dépistage généralisé selon
consécutifs jusqu’à guérison entraînant la synthèse de cytokines pro- (persistance du virus dans
• Laser CO2 : sous anesthésie modalités HAS
• Peu adapté aux lésions valvulaires et inflammatoires antivirales (IFNγ, TNFα, IL-1, IL-6) l’épiderme sain)
• Electrocoagulation (AL) : destruction des lésions • Vaccination: CF item 301
intravaginales (caustique) • Irritation possible • Suivi évolutif : M1, M3 et
ou prélèvement histologique
• Contre-indication : femme enceinte et enfants jusqu’à guérison
• Examen du partenaire +++
LEUCORRHEES -
Ecoulements vaginaux anormaux sur IG haute ou basse ; à distinguer des leucorrhées physiologiques
PHYSIOLOGIE
Leucorrhées physiologiques Ecosystème vaginal
Absence irritation, inodore – Φ polynucléaires – gêne possible si ectropion cervical • Flore dominante : bacille de Döderlein (lactobacille tapissant • Evolution de la flore selon :
muqueuse cervicale) à transformation du glycogène contenus o Âge : ↘ bacilles avant puberté et après
• Desquamation vaginale : laiteuse, peu abondante, opalescente ; ↗ en période prémenstruelle dans cellules vaginales et cervicales en acide lactique via ménopause
• Secrétions de glaire cervicale par cellules cylindriques de l’endocol : ↗ de J8 à J15 – aspect translucide, imprégnation oestrogénique à pH acide à protection contre o Cycle : ↘ des aérobies avant et après les règles
cristallisation en feuille de fougères pullulation microbienne o Contraception : ↗ anaérobies si DIU
EXAMEN
Interrogatoire Clinique Indication prélèvement vaginal
• Examen région vulvaire, vestibulaire, périnéale : recherche inflammation vulvaire, lésions de grattage, vésicule,
• Signes cliniques atypiques
• Caractéristiques : couleur, abondance, odeur ; récent ou ancien ulcérations
• Nombreux leucocytes à l’ED sans
• Signes fonctionnels : prurit (mycose) ; brulures (trichomonas ou germe • Examen au spéculum : analyse écoulement, aspect glaire cervical, état épithélium vaginal et cervical – frottis
agent identifié
banal) ; métrorragies, douleurs pelviennes (IGH, pathologie cervicale) ; seulement si patient non / mal suivie
• Signes d’IGH
circonstances de survenue (après ATB = mycose ; pendant grossesse = • ED au microscope : visualisation trichomonas, fragments mycéliens, leucocytes • Urétrite chez le partenaire
physiologique, mycose ; DIU = vaginose bactérienne, mycose) ; terrain • Test à la potasse (sniff test) : ajout d’une goutte de potasse à 10% sur le prélèvement à lyse des corps cellulaires à
• Echec 1er traitement ou récidive
favorisant (diabète, CTC, ID) ; ATCD IST, changement de partenaires meilleure visualisation des éléments mycosique + dégagement odeur poisson pourri (évocateur présence conjuguée
• Leucorrhées ayant motivées des
• Signes chez le partenaire : rougeur, brûlures, écoulement, irritation anaérobies + Gardnerella vaginalis = vaginose bactérienne)
consultations ultérieures
• TV : recherche douleur à la palpation / mobilisation utérus et annexes
ETIOLOGIES
Tout ce qui peut perturber l’équilibre vaginal, modifier l’activité sécrétoire des cellules cervicales
Leucorrhées Signes locaux Signes associés
Candida - Blanches, caséeuses - Prurit +++ - Vulvite ++ ; anite ++
Pyogènes - Purulentes - Brûlures
Trichomonas - Vertes, spumeuses, abondantes et nauséabondes (odeur de plâtre frais) - Prurit, brûlures - Urétrite – odeur de moisi
Vaginose bactérienne - Grisatres, peu abondantes - Rare prurit ou irritation - Odeur de poisson pourri (sniff test)
Leucorrhées Autres symptômes Spéculum et ED Traitement
• Leucorrhées verdâtres, mousseuses, • Vagin rouge, col framboise - 2 partenaires :
• Prurit variable
Trichomonas spumeuses ; abondantes ; nauséabondes • ED au microscope (pas d’intérêt à faire une • METRONIDAZOLE DU ou
Infectieuse
HERPES GENITAL CHANCRE SYPHILITIQUE SYPHILIDES CONDYLOMES CONDYLOMES (crête de cou, PILLY 2023 p. 171) SYPHILIDES PAPULEUSES (dermato, p. 161)