SEC.
n°01 L’HYGIENE
PRESENTATION
1. Définition
2. Hygiène individuelle
3. Hygiène de l’eau
4. Hygiène collective
5. Vaccination
I DEFINITION
L’hygiène est la science qui étudie les principes individuels et collectifs qui visent à préserver ou à
favoriser la santé des êtres humains et à les soustraire à l’action nocive des microbes.
II HYGIENE INDIVIDUELLE
L’homme doit se laver tous les jours pour nettoyer sa peau, éliminer les poussières, les résidus de
sueurs et éviter les mycoses.
Le lavage des mains doit être systématique avant chaque repas.
Le linge, les sous-vêtements et les habits doivent être lavés fréquemment avec une eau propre.
Tous les fruits et légumes doivent être lavés avec de l’eau désinfectée (eau de javel ou
permanganate).
L’alimentation de tous doit être variée en qualité (protides, lipides, glucides, vitamines et sels
minéraux) mais la consommation de viande doit être avec précaution.
III HYGIENE DE L’EAU
Il faut admettre qu’à Madagascar l’eau destinée à la boisson est souillée par des microbes même si
l’eau du robinet est de qualité bactériologique satisfaisante. Elle doit être désinfectée soit par ébullition
pendant 30 minutes, soit chimiquement par eau de javel (02 gouttes par litre d’eau qu’il faudra laisser agir
pendant 01 heure puis battre afin d’éliminer le surplus de chlore.) ou par permanganate (01 comprimé pour
02 litres d’eau pour le rinçage des légumes – 01 comprimé pour 05 litres d’eau pour les boissons).
Il faut éviter les baignades dans les lacs et autres marigots car les maladies parasitaires graves
comme la bilharziose qui infecte les organes internes de l’homme y sont répandus.
IV HYGIENE COLLECTIVE
Le nettoyage et la désinfection (eau de javel) doit être une habitude :
Réfectoire,
Mess – cuisines,
Salles d’eau,
W.C.
Dortoirs et les domiciles.
Débroussaillage des casernements (alentours), curage des caniveau,
Assèchement des eaux stagnantes,
Utilisation du delta mètre (D.D.T.) pour tuer les cafards, les mouches et autres insectes,
Assurance d’un lavage à grande eau javellisée des W.C., garages et débarras.
V VACCINATION
Le premier et le plus efficace des moyens préservatifs contre les maladies est la vaccination.
Toutes les vaccinations doivent être faites avant l’âge de 12 mois (01 an) à savoir : le BCG, le Polio
et le DT COQ, Hépatite B. Les gendarmes doivent faire vacciner leurs familles selon l’Article 159 du R.S.I.
et encourager toutes celles de son entourage.
SEC. n°02 LE SECOURISME
1- Généralité
2- Définition
3- Rôle du Gendarme
I GENERALITE
La pratique du secourisme consiste à donner les premiers soins à un accidenté ou à un malade avant sa prise en
charge par des services spécialisés.
La vie, la mort, l’hospitalisation, l’infirmité ou la guérison dépendant souvent de la façon dont seront donné les
premiers soins, être secouriste, c’est donc :
Savoir prendre conscience du danger,
Posséder des éléments de défense face au danger,
Développer un état d’esprit,
Etre en mesure de répondre aux exigences des dispositions législatives.
II DEFINITION
Le secourisme est l’ensemble des gestes permettant de porter secours aux blessés ou malades isolés.
III ROLE DU GENDARME
CHAMP D’ACTION : le rôle de secouriste doit rester limité et temporaire en faisant un bilan de la situation en
assurant la sécurité immédiate du lieu de l’accident de la victime ou du malade dont il doit assurer la survie, éviter
l’aggravation de l’état et à qui il doit donner les premiers soins.
LES GESTES DE SURVIE :
PROTEGER : C’est assurer la sauvegarde des victimes d’un accident ou de tout autre événement.
C’est provoquer l’arrivée des secours adaptés sur les lieux de l’accident, ou en leur absence,
l’arrivée des personnels et des moyens supplémentaires permettant de palier les difficultés.
ALERTER : Alerter QUI- COMMENT- DE QUOI
QUI : en campagne La Gendarmerie
En ville La Police
Les pompiers
COMMENT : en campagne par message qui se rendra au village le plus proche
En ville par téléphone
DE QUOI : (message en 5 points)
Origine de l’appel (endroit)
Lieu de l’accident (situation géographique du sinistre)
Nature de l’événement (explosion, noyade, accident de circulation)
Nombre de victimes (tant de mort, tant de blessés gravement atteints, inanimés)
Risques particuliers (véhicule en feu, tombé dans la rivière, victimes incarcérées)
SECOURIR : Le secouriste doit :
Agir rapidement et dans le calme,
Analyser la situation (nombre de blessés, recherche aux alentours surtout la nuit)
Observer attentivement la personne à secourir,
Pratiquer la ventilation artificielle si le blessé ne respire plus.
Faire une compression s’il saigne,
Le placer en position latérale de sécurité s’il est inconscient,
Ne pas déplacer inutilement,
Réconforter le blessé et ne pas le laisser se refroidir,
Préserver la vie en ne faisant que l’indispensable (respiration, hemmoragie, inconscience).
DISPOSITIONS LEGALES OBLIGEANT DE SECOURIR :
L’art. 63 Al 2 du CP prévoit : « quiconque qui s’abstient volontairement de porter à une personne en péril
l’assistance, qui, sans risque pour lui ou pour les tiers, il pourrait lui prêter, soit par son action personnelle, soit en
provoquant un secours ».
L’art. 91 Al 01 du DS précise que le personnel de la Gendarmerie doit porter assistance à toute personne en
danger.
L’art 91 Al 02 du DS stipule que tout militaire de la Gendarmerie qui ne satisfait pas à cette obligation,
lorsqu’il a eu la possibilité, se constitue en état de PREVARICATION dans l’exercice de ses fonctions.
SEC. n°03 SOINS AUX BLESSES
PLAIES – INFECTIONS – BRULURES
PIQURES D’INSECTES
I LA PLAIE
1- Définition : C’est une section de la peau ou une déchirure des tissus.
2- Différentes sortes de plaies : Il y a 2 sortes de plaie : plaie simple et plaie grave.
Plaie simple : c’est une place peu étendue que la victime mais surtout le secouriste peut soigner seul.
Plaie grave : c’est une plaie étendue ou profonde avec présence de souillures ou de corps étrangers.
3- Conduite à tenir :
Matériel nécessaire : un morceau de toile (50 x 50), une boîte de compresses stériles, un flacon d’alcool à 90°,
une boîte de coton, des bandes de gaze, un rouleau de sparadrap, des épingles de sûreté, des ciseaux, garrots en latex.
a- Devant une plaie simple : lavez-vous soigneusement les mains, laissez saigner, enlevez les corps
étrangers, lavez la plaie avec de l’eau bouillante ou savonneuse ou autre antiseptique, nettoyez avec linge
propre ou compresse, gardez propre pour éviter l’infection : appliquez un antiseptique et fixez une compresse
avec du sparadrap.
b- Devant une plaie grave : découvrez la plaie (enlever les vêtements et la peau morte), recouvrez la plaie
avec un passement stérile : linge propre ou compresse stérile, placez le blessé en position latérale de sécurité, si
le malade est inconscient, l’évacuez vers le Centre Hospitalier le plus proche.
II INFECTION
1- Définition : C’est l’envahissement d’une plaie de l’organisme par les microbes.
2- TETANOS : C’est une maladie due à une microbe spécifique qui se trouve dans la terre, la boue ou le fumier.
Le tétanos est caractérisé par une contracture généralisée de tous les muscles de la bouche, face, cou, œsophage,
abdomen, thorax, et des membres (supérieur en flexion et inférieur en extension).
3- Protection contre l’infection : stérilisez la plaie ou la brûlure à l’aide d’eau bouillie ou javellisée. Utilisez un
antiseptique (dakin, teinture d’iode, eau oxygénée) et pour le tétanos, on utilise en plus le vaccin.
III BRULURES
1- Définition : C’est une lésion des tissus occasionnée par la chaleur de différents produits chimiques ou par des
rayonnements.
2- Type de brûlure suivant la surface atteinte :
1- Brûlures superficielles : brûlures qui atteignent uniquement la surface de la peau.
2- Brûlures graves : ce sont des brûlures qui atteignent toute l’épaisseur de la peau, les muscles et parfois
l’os.
3- Type de brûlure suivant l’agent causal :
1- Brûlures chimiques : Brûlure due au contact d’un produit chimique avec la peau.
2- Brûlure électrique : Brûlures occasionnées par l’électricité ou par le passage du courant.
4- Conduite à tenir
Brûlures superficielles : refroidissez la brûlure avec de l’eau propre et froide, appliquez une pommade
grasse, appliquez un antiseptique et protégez avec une linge propre ou compresse stérile, en cas de cloques percées,
appliquez une antiseptique, enlevez la peau morte avec des ciseaux et protégez avec une compresse stérile.
Brûlures graves : dégagez la victime du lieu du sinistre, évitez une contamination microbienne en
enlevant les vêtements du dessus sans arracher ceux qui collent aux brûlures, recouvrez la victime d’un linge très propre
ou stérile, allongez le brûlé (P.L.S.), évacuez vers un Centre Hospitalier ;
Brûlures électriques : emballez les parties brûlées avec des pansements ou des linges stériles, faîtes
évacuer dans un Centre Hospitalier.
IV PIQURES D’INSECTES
1- Définition : C’est une perforation de la peau faite par le dard de certains insectes (guêpes, abeilles, puces,…)
2- Conduite à tenir : retirez l’aiguillon avec une pince, tamponnez la piqûre avec de l’antiseptique ou du
vinaigre ou de l’ammoniaque, appliquez un crème anti-inflammatoire
Pour les piqûres dans la gorge : faîtes sucer de la glace et évacuez vers un Centre Hospitalier.
Pour les piqûres de puces, punaises, moustiques, utilisez un antiseptique et souvenez-vous que les meilleurs
remèdes sont l’hygiène et la prévention.
SEC. n°04 TRANSPORT DES BLESSES
I GENERALITE
Tout dégagement d’un blessé entraîne un risque de complication de certaines lésions, il faut donc respecter 04
règles :
II REGLES
a- alignement tête- cou- tronc : l’ensemble tête- cou- tronc doit constituer un tout rigide pour éviter
d’aggraver les traumatismes de la colonne vertébrale.
b- point de saisie : pour dégager un blessé de son emplacement, il faut le tirer par les pieds en respectant l’axe
tête- cou- tronc.
Pour le soulever, on peut s’aider de ses vêtements dont ou roule les bords antérieurs pour former une sorte
de poignée et le placer sur un brancard pour le transporter.
c- position d’atteinte : Si la victime est en état de choc, si elle se plaint de la colonne vertébrale ou si elle est
blessée à l’abdomen, il faut la placer en position horizontale sur le dos.
Si elle est atteinte au thorax, il faut la mettre en position demi assise sur le dos.
d- position latérale de sécurité : Toute personne sans connaissance qui respire et dont le cœur bat doit être
placée en P.L.S. strictement horizontale.
III DEGAGEMENT PAR UN SECOURISTE ISOLE
En principe, le secouriste isolé n’arrive pas à dégager un blessé, néanmoins, si un danger immédiat survient
(feu, explosion) il faut employer les techniques suivantes :
- Victime sur le dos : la dégager avec traction par les pieds sur une très courte distance. Utiliser une couverture
dans les autres cas
- Victime sur le ventre : tourner la sur le dos puis dégager la avec traction par les pieds.
IV DEGAGEMENT A PLUSIEURS SECOURISTES
- Victime assise dans une voiture : dégager la en tenant la tête sous traction menton- occipitale et en respectant
la rectitude tête- cou- tronc.
- Victime dans un local enfermé : un des secouristes doit rester à l’intérieur, s’assurer qu’il n’y ait pas de risque
d’explosion., se munir d’une lampe électrique, avancer courbé sur le sol, tirer la victime à l’intérieur avec traction par
les pieds.
V RELEVAGE SUR UN BRANCARD
1. Méthode du pont néerlandais
Après avoir dégagé la victime suivant les règles, on applique la méthode dite du pont néerlandais à 3
secouristes
Les 03 secouristes se placent jambes écartées au dessus de la victime, l’un à hauteur de la tête, les 02 autres lui
faisant face.
Lors du soulèvement du blessé, le 3é secouriste place son pied gauche sur le montant de la hampe du brancard
et prend appui sur l’épaule du secouriste de tête.
- Blessé couché sur le dos
Le secouriste de tête (chef d’équipe) tient la nuque du blessé avec une main et glisse l’autre sous ses
omoplates.
Celui du milieu glisse ses avant-bras sous la taille et accroche ses doigts les uns aux autres.
Le 3é passe l’avant-bras sous les cuisses et l’autre sous les mollets.
Le chef d’équipe pose la question « ETES-VOUS PRETS ? »
Les deux autres répondent « PRETS ».
Le chef d’équipe commande « ATTENTION POUR LEVER » - « LEVEZ » - « POSEZ ».
- Blessé en P.L.S.
La position des sauveteurs reste la même et les commandements sont identiques, seule la position des mains
change.
Le secouriste de tête passe une main sous la taille et accroche ses doigts les uns aux autres.
Le 3é engage ses 02 mains sous les genoux du blessé en veillant à ce que le pied de la jambe repliée reste
toujours sur le mollet de l’autre membre.
2. Brancard de fortune
- Brancard avec une couverture et deux bâtons solides :
Etendez une couverture à terre,
Placez un bâton au milieu dans le sens de la longueur et repliez une demi couverture sur le bâton,
Posez le deuxième bâton au milieu de la couverture,
Rabattez la couverture sur le 2é bâton.
- Brancard avec 02 vestes et 02 bâtons : il suffit de remplacer la couverture par 02 vestes de treillis retournés
boutonnées et manches relevées, puis s’enfiler les bâtons dans les manches.
- Autres brancards : vous pouvez également utiliser un lit de camp, des planches ou une échelle.
- Procédé de la chaise : vous pouvez encore utiliser une chaise ordinaire pour un blessé conscient.
VI TRANSFERT DE BLESSE
Le transfert d’un blessé par un seul secouriste (à dos d’homme) est fortement déconseillé. Nous avons donc
retenu le transfert sur brancard normalisé (ou de fortune) par deux brancardiers.
- Levage et transport
- 1er temps : un des équipiers se place à l’avant, l’autre à l’arrière. Ils se baissent tous les deux et saisissent
les poignets du brancard.
- 2é temps :
Le chef d’équipe (brancardier arrière) pose la question « ETES VOUS PRET ? »
Le brancardier répond « PRET ».
Le chef commande : « ATTENTION POUR LEVER – LEVEZ ».
Les deux brancardiers se lèvent en même temps.
- 3é temps : le chef commande « ATTENTION POUR MARCHER – MARCHEZ »
- Arrêt - pose
A l’arrivée, l’opération inverse se déroule,
Le chef commande « ATTENTION POUR ARRETER – ARRETEZ »,
Les deux équipiers s’arrêtent,
Le chef commande « ATTENTION POUR POSER – POSEZ »
SEC. n°06 FRACTURE – AUTRES FRACTURES – LUXATIONS
– ENTORSES – EXERCICE PRATIQUE
FRACTURE
Définition
C’est la cassure des os ou cartilages avec gonflement de la partie atteinte (appelée foyer de fracture) résultant
des fragments des muscles délacerés, des dépôts de sang de vaisseaux rompus et des débris osseux.
Types de fractures : il existe trois types de fractures :
Fracture fermée (il n’y a pas de plaie)
Fracture ouverte (il y a plaie et l’os fracturée apparaît dans la plaie)
Fracture compliquée (avec ou sans plaie) une partie de l’os cassé atteint un organe interne (muscle, poumons,
moelle épinière, cerveau,…)
Signes :
Impotence fonctionnelle,
Vive douleur à l’endroit précis de la fracture,
Enflure de la partie fracturée,
Bleuissement,
Déformation du membre atteint par rapport à un membre sain,
Présence de fragments osseux dans une fracture ouverte.
Conduite générale : En général, la vie du blessé n’est pas menacé, l’avenir de la fracture dépend des premiers
gestes. La conduite à tenir est toujours la suivante :
TOUTE FRACTURE DOIT ETRE IMMOBILISEE SUR PLACE
Empêcher la victime de remuer le membre cassé ou de se relever si elle est allongée,
Ne la déplacer qu’après avoir immobilisé la fracture,
Manipuler délicatement,
S’il s’agit d’une fracture ouverte, ne pas nettoyer la plaie,
Ne jamais essayer de remettre en place les bouts d’os apparents ou sortant de la plaie.
AUTRES FRACTURES
Colonne vertébrale :
C’est une fracture souvent indécelable par le secouriste qui doit y penser systématiquement quand :
La victime est tombée de haut (accident de travail)
Elle a subi un violent choc dorsal,
Elle souffre beaucoup du dos,
Elle ne peut remuer un bras ou une jambe ou si ses membres sont insensibles (atteinte de la moelle épinière)
Dans ce cas, vous devez redoubler de prudence pour éviter une paralysie définitive. N’oubliez pas
l’alignement.
Crâne :
Vous devez y penser quand :
La victime a reçu un coup ou est tombée sur la tête,
La victime saigne du nez ou des oreilles,
Elle vomit.
Si vous constatez ces signes :
Placez la personne en position latérale de sécurité,
Ne cherchez pas à arrêter les saignements,
Empêchez la de se moucher,
Ne lui donnez pas à boire,
Faites évacuer d’urgence.
Côtes :
Le blessé a mal à la poitrine en respirant et ressent une vive douleur en toussant.
Vous devez alors surveiller :
La ventilation,
Placez la victime en P.L.S. si elle est inconsciente ou sur la côte où elle se sent le mieux si elle n’a pas perdu
connaissance, faites évacuer.
Bassin :
La victime éprouve une vive douleur dans le bras du dos et généralement ne peut se tenir débout. Vous devez
réagir comme pour une fracture de la colonne vertébrale.
LUXATIONS
Définition :
C’est le déplacement d’une extrémité osseuse (os sorti de son logement articulation) sans cassure.
Conduite à tenir :
Immobiliser la luxation comme une fracture,
Ne jamais chercher à remette en place,
Diriger la victime chez un médecin
ENTORSES
Définition :
c’est le déchirement des ligaments d’une articulation sans déplacement de l’os et sans fracture. L’entorse
accompagne systématiquement la luxation.
Conduite à tenir :
Immobiliser l’articulation
En cas d’entorse à la cheville, éviter de faire marcher la victime.
EXERCICES PRATIQUES
Nous Venons de voir qu’en cas de fracture ou de luxations, le secouriste devait immobiliser la partie atteinte.
Pour ce faire, il existe deux moyens classiques qui sont les écharpes utilisées pour les membres supérieurs et les attelles
utilisées pour les membres inférieurs.
Echarpe simple :
Elle est formée d’un triangle de tissu d’une base de 1,70 m et de 1,20 m de côté. Elle est utilisée pour
immobiliser les fractures de l’avant bras.
Contre écharpe :
Elle est constituée par une deuxième écharpe placée horizontalement sur la première. Le sommet en bas est
fixé à l’écharpe simple à hauteur du coude. Les deux parties sont nouées sur le côté de la poitrine.
Attelles :
Plus lourds que les membres supérieurs, les membres inférieurs exigent une immobilisation soignée nécessitant
la pose d’attelles.
Attelle de jambe :
Immobiliser la jambe entre deux attelles, l’une à l’extérieur, l’autre à l’intérieur en allant du bas de cuisse
jusqu’au pied.
Réalisez une contention en roulant chaque attelle dans une couverture de façon à former une gouttière
Attelle de cuisse :
La plus longue, à l’extérieur, allant de l’aisselle (sous bras) au-delà du pied.
La plus courte, à l’intérieur, allant de l’aine au-delà du pied.
SEC. n°07 HEMMORAGIES
I DEFINITION
C’est l’écoulement du sang en dehors des vaisseaux sanguins dont la paroi a été perforée, déchirée ou rompue .
II TYPES D’HEMMORAGIE
Elles peuvent être externes, internes ou extériorisées.
Hemmoragies externes : le sang s’échappe hors du corps,
Hemmoragies internes : le sang s’écoule et se répand à l’intérieur du corps,
Hemmoragies extériorisées : c’est une hemmoragie qui s »’accompagne d’un écoulement sanguin à l’extérieur
du corps (nez, oreille, bouche)
III CARACTERES :
Hemmoragies artérielles : écoulement de sang rouge vif (pulsatif) en jet brutaux (le sang gicle par cascade).
Hemmoragies veineuses ou légères : écoulement de sang rouge foncé qui bave lentement de la plaie.
Hemmoragies diverses : présence de sang dans les selles ou dans l’urine.
IV CONDUITE A TENIR
1. Hemmoragies externes : victime doit être allongée sur le dos.
Compression directe : compression manuelle. Ne désinfectez pas et appliquez un bandage compressif.
Points de compression : à aplatir en un point précis le vaisseau qui saigne : 05 points sont à connaître :
a- au coup : ce point de compression ne doit être utilisé qu’en dernière solution car il ralentit la circulation
sanguine au cerveau.
b- dernière la clavicule : comprimer l’artère humérale en appuyant derrière l’extrémité interne de la
clavicule contre la première côte.
c- au bras : comprimer l’artère humérale contre l’humérus.
d- à l’aine : comprimer l’artère fémorale près de pli de l’aine contre l’os du bassin.
e- à la cuisse : comprimer l’artère fémorale sur la face interne de la cuisse contre le fémur.
2. Hemmoragies internes : le sang s’écoule et se répand à l’intérieur du corps. Il y a contusion mais pas de
plaie, c'est-à-dire, hématome ou ecchymose..
Hématome : épanchement important de sang sous la peau (bosse).
Ecchymose : épanchement léger de sang dans l’épaisseur de la peau (bleu).
Les signes : pâleurs, sueurs abondantes, extrémités froides, respirations rapides et haletantes,
bourdonnements de l’oreille, pouls rapide.
Ce que vous devez faire Allongez le blessé sur le dos ou en P.L.S.
Surveillez la vigilance et la ventilation,
Faites assurer l’évacuation de toute urgence.
3. Hemmoragies extériorisées :
Hemmoragie du nez : Faites asseoir la personne, la tête penchée en avant,
Comprimez la narine pendant 10 minutes environ,
Empêchez la de se moucher.
Hemmoragie de l’oreille : peut être le signe d’une fracture du crâne,
Couchez la victime du côté qui saigne pour faciliter l’écoulement,
Appliquez une compresse sans laver l’oreille.
Hemmoragie de la bouche : c’est le signe d’une hemmoragie digestive ou pulmonaire, le sang est noirâtre
Placez la victime en position latérale de sécurité,
Crachement de sang : le sang est rouge, clair et mousseux,
Placez l’intéressé en position demi- assise,
Dans les deux cas, veillez à ce que la victime reste immobile et n’absorbe aucun liquide.
SEC. n°08 LE PALUDISME
I DEFINITION
C’est une maladie parasitaire due aux hématozoaires (parasite du sang) du genre plasmodium (04 variétés : plasmodium
vivax, plasmodium ovale, plasmodium malariae et plasmodium falciparum)
II MODE DE TRANSMISSION
La transmission de la maladie se fait par la piqûre de moustique « ANOPHELE FEMELLE ».
Le plasmodium FALCIPARUM qui est le plus redoutable et qui tue. Il existe à Madagascar et sévit dans les régions
chaudes où il est endémique.
III DIFFERENTES SORTES DE PALUDISME
Paludisme de l’invasion,
Accès palustre,
Neuro-paludisme.
IV SIGNES CLINIQUES
Paludisme de l’invasion : malaise générale, fatigue, courbatures céphalées,, troubles digestifs.
Accès palustre : chaleurs, frissons, sueurs, céphalées importantes.
Neuro paludisme : conséquence de l’accès palustre non traité → obnubilations, délire, céphalées très importantes, coma, →
morts.
V PROPHYLAXIES :
Les traitements doivent être prescrits par des personnels de santé.
Pour éviter les convulsions chez l’enfant, celui-ci sera allégé de ses vêtements et des couvertures.
► Paludisme de l’invasion et accès palustre : chimiothérapie (comprimé) : Nivaquine 100 mg, chloroquine 150 mg.
► Neuro paludisme → quinimax ou quiniforme
La chimiothérapie est nécessaire dans les zones endémiques (10 mg/kg/semaine).
Les traitements doivent commencer à l’arrivée des signes de la maladie et se poursuivre durant 06 semaines.
VI PREVENTION
Mesures anti-larvaires
Assèchement des eaux stagnantes (destruction des gîtes larvaires),
Chaque gendarme doit s’appliquer à vivre dans un environnement sain en asséchant les points d’eau existants à proximité
de son domicile et en demandant à ses voisins d’adopter le même comportement,
Pulvérisation domiciliaire d’insecticide, débroussaillage, élagage,
Traitement anti-palustre (art. 159 RSI)
Protection individuelle (moustiquaire).
SEC. n°09 LES MALADIES DIARRHEIQUES
I DEFINITION
Les maladies diarrhéiques sont des maladies caractérisées par une augmentation du nombre de la quantité et par une
modification de la consistance des selles (selles >à 300 g/j, selles molles ou liquides)
II MODE DE TRANSMISSION : il est dû :
Au manque d’hygiène corporelle (maladie des mains sales),
Au manque de propreté des aliments consommés,
Au manque de latrines (W.C.)
III DIFFERENTES SORTES
Entérite : caractérisée par une inflammation de l’intestin (diarrhées, hémorragie)
Gastro – entérite : caractérisée par une inflammation de l’estomac et de l’intestin (vomissements, diarrhées),
Amibiase : caractérisée par une parasitose du gros intestin (diarrhées aigues, dysenterie)
IV COMPLICATION
Déshydratation : diminution de la quantité d’eau dans l’organisme,
Toxicose : déshydratation aigue chez le nouveau né ou le nourrisson pouvant entraîner la mort.
V CONDUITE A TENIR Donner fréquemment
Réhydratation par sérum (injection) ou solution sucrée par voie orale,
IRAY SY VALO : 1 cuillère à café de sel fin + 8 morceaux de sucre (8 cuillères à café de sucre) + 1 litre d’eau
ODIVA
SRO (Solution de Réhydratation Orale)
Intétrix,
Carottes (soupe), bananes
En cas d’amibiase chronique : Bactrim ou cotrimoxazole,
Ampicilline,
Metromidazole,
Evacuation à l’hôpital si les symptômes persistent
SEC. n°10 LA BILHARZIOSE
I DEFINITION
La bilharziose est une maladie d’infections parasitaires due à des vers plats appelés BILHARZIES ou
SCHISTOZOMA.
NOTA : les vers ont 2 hôtes : l’homme et les mollusques.
II DIFFERENTES SORTES DE BILHARZIOSE
Bilharziose urinaire,
Bilharziose intestinale,
Responsable de la bilharziose urinaire : SCHISTOZOMA HAEMATOBIUM
Responsable de la bilharziose intestinale : SCHISTOZOMA MANSONI.
III MODE DE TRANSMISSION (ou chaîne de contamination)
La maladie est transmise de manière transcutanée (par la peau) lors des baignades ou du travail en eau douce,
Une personne atteinte urine ou défèque dans l’eau,
Les urines ou selles contiennent des œufs de vers,
Les œufs vont croître et se développer dans les mollusques d’au douce, et devenir furocercaires (état des
larves)
Des larves quittent les mollusques et pénètrent à travers la peau des personnes en train de se baigner ou de
travailler dans l’eau contaminée. Les hommes sont malades à leur tour.
IV SYMPTOMES (signes)
Bilharziose intestinale
Au début : démangeaison au niveau d’une jambe puis diarrhée avec douleurs et ténesme (envie
continuelle d’aller à la selle)
Ensuite : diarrhées faites de selles glairo- sanguinolentes avec des douleurs abdominales aiguës.
Complications :
Circhose du foie avec ictère et ascite,
Hépatomégalie (augmentation du volume du foie),
Hémorragies digestives,
Insuffisance cardiaque,
Anémie, oedèmes.
Bilharziose urinaire
Au début : démangeaisons au niveau d’une jambe puis urines sanguinolentes surtout les dernières
gouttes.
Ensuite : complications urinaires, brûlure à uriner, douleurs au bas ventre et entre les cuisses, fièvre.
Complications :
Pyélonéphrite aiguë,
Tumeur de la vessie,
Stérilité ou avortement chez la femme.
V CONDUTE A TENIR
1/ PREVENTION : la meilleure prophylaxie est :
Ne jamais uriner ou déféquer dans l’eau ou à proximité,
Construire et utiliser des latrines,
Protéger les sources d’eau par clôture.
2/ TRAITEMENT
PRAZIQUANTEL (biltricide) : strictement sur ordonnance du médecin,
EVACUATION à l’hôpital pour surveillance médicale.