Cours de Statistiques Descriptives
Cours de Statistiques Descriptives
1
Cours TI: Statistiques Descriptives
#participants
n 40
Exemple 2.1. On considère la distribution des préférences de 100 personnes entre deux
produits A et B. 30
30
Modalité Préférence A Préférence B Sans opinions Total
Effectif 50 30 20 100
Fréquence 0.5 0.3 0.2 1 20
20
Exemple 2.2. 100 candidats se sont présentes à une même épreuve de statistique.
Les copies ont été corrigées par un même correcteurs.
Le tableau suivant donne la distribution des notes : 2.2.2 caractère continu
X 7 8 9 10 11 12 13.5 15.5 17.5 19 Total
ni 2 5 10 16 20 15 20 8 2 2 100 a- Présentation sous forme de tableaux
fi 0.02 0.05 0.1 0.16 0.2 0.15 0.2 0.08 0.02 0.02 1 Le tableau générale se présente sous la forme :
Classe Effectif Centre Amplitude Fréquence Classe [6.5; 9.5[ [9.5; 11[ [11; 12.5[ [12.5; 14[ [14; 17[ Total
e0 + e1 Effectif 11 12 19 9 9 60
[e0 , e1 [ n1 = c1 e1 − e0 = a1 f1 Amplitude 3 1.5 1.5 1.5 3
2 Centre 8 10.25 11.75 13.25 15.5
. . . . .
Fréquence 0.18 0.2 0.32 0.15 0.15 1
ei + ei−1
[ei−1 , ei [ ni = ci ei − ei−1 = ai fi Densité
2 ni
di = A
11
≈ 3.7 12
=8 19
≈ 12.7 9
=6 9
=3
. . . . . i
3 1.5 1.5 1.5 3
Le coefficient de proportionnalité k pour le calcul des hauteurs est ici déterminé par
Observations sur le tableau la hauteur des rectangles inchangés, il vaut donc k = 12 8 = 1.5 (on aurait pu choisir
n’importe quel coefficient).
-¿ lorsqu’on prend les centres de classe avec les effectifs correspondants, on obtient
un tableau statistique d’un caractère discret. – Cas 1 : Classes d’amplitudes égales
Sur l’histogramme de la figure (2), on aura donc les classes d’amplitudes égales
Exemple 2.4 (Classes d’amplitudes égales). en abscisse et les effectifs ou les fréquences en ordonnée.
Les salaires des ouvriers d’une entreprise de 200 salariés sont données par la dis-
tribution suivante :
50
Densité di
La première méthode est donc le calcul des densités (rapports effec-
tif/amplitude) puis dans l’application d’un coefficient de proportionnalité 10
(hauteur/densité) pour le calcul des hauteurs.
Sur l’histogramme de la figure (3), on aura donc les classes d’amplitudes
inégales en abscisse et les hauteurs en ordonnée. 5
La deuxième méthode est donc le calcul des densités (effectifs corrigés
20 0
0 2 4 6 8 10 12 14 16
Ancienneté des cadres X
15
Hauteur H
On appelle effectifs cumulés (fréquences cumulées) le total des effectifs (fréquences) d’une
classe avec ceux (celles) des classes antérieures.
∀x ∈] − ∞; x1 [⇒ F (x) = 0
i
2.3.1 Caractère discret X
∀i ∈ {1, · · · , k − 1}, ∀x ∈ [xi ; xi+1 [⇒ F (x) = fi
a- Présentation des données j=1
Soit x1 , · · · , xi , · · · , xn les valeurs de X rangées par ordre croissant et ∀x ∈ [xk ; +∞[⇒ F (x) = 1
0.6
F (x)
0.2
X
1 0 1 2 3 4 5
F (x) 0.75
0.5
1 Diagramme intégral
0.25
f1 X
X 16.518.5 25 30 40 45
0 e1 e2 e3 ek+1
Ce diagramme intégral est la représentation graphique d’une fonction de répartitions 3 Paramètres de position
de fréquences dans un intervalle [0; 1] pour tout x ∈ R
On distingue trois différentes types de paramètre qui résument les information d’une
F (x) = frequence de(X ≤ x) distribution statistique :
x
On remarque que les amplitudes des classes sont égales alors la classe modale est
[2.39; 2.54[ et M0 = l + a × d1d+d
1
2
= 2.39 + 0.15 × (29−18)+(29−25)
29−18
= 2.5
Figure 5 – Distrubition unimodale
Exemple 3.2. Une étude sur le budget consacré aux vacances d’été auprès de
ménages a donné les résultats suivants
y
X [800,1000[ [1000,1400[ [1400,1600[ [1600,2000[ [22000,2400[ [2400,2500[
• •
ni 3 9 18 29 25 16
Amplitude Ai 200 400 200 400 200 100
n
Densité Ai 0.015 0.0225 0.09 0.0725 0.125 0.16
i
La classe modale est [2400; 2500[ Les amplitudes des classes sont inégales. Dans ce
cas, pour calculer le mode, il faut appliquer la formule (1), mais la définition de d1
et de d2 change, car il faut remplacer les effectifs ni par les amplitudes corrigées
di = Ani
. •
i
ei = 150, ai = 50 fi−1
0
= 0.17, fi0 = 0.37, d’où Q1 = 170 – Lorsque Les observations sont connues individuellement, on applique la formule
(1) de la définition.
Q2 = M e = 235
– Lorsque les observations sont données sous forme de tableaux groupés alors
ei = 300, ai = 100 fi−1
0
= 0.70, fi0 = 0.83, d’où Q3 = 338
k k
n1 x1 + n2 x2 + · · · + nk xk X xi X
X̄ = = = fi xi (2)
n i=1
n i=1
Remarque 3.3. Pour réduire le volume des calculs on peut effectuer un changement -¿ Moyenne harmonique pondérée
d’origine et d’unité. On définit une nouvelle variable T dont les valeurs sont données
par : n 1
H = Pn ni = Pn fi
xi − a X̄ − a 1 xi
ti = aveca et b sont des valeurs constantes de plus b 6= [Link] T̄ = . 1 xi
b b Utilisation
Exemple 3.10. En 1990, dans le canton de Fribourg, on a sélectionné un échantillon On utilise cette dernière moyenne, à chaque fois que l’inverse de l’observa-
de ménages et l’on a compté le nombre de personnes dans le ménage : tion se prête à l’interprétation : rendement par unité monétaire, taux
d’équipement en unité de téléphone par habitant, vitesse parcourue
Nombre de personnes 1 2 3 4 5 6 7 8 Total .
Nombre de ménages 201 238 137 142 55 15 4 2 794 par km, pouvoir d’achat, . .
Exemple 3.12. Un coureur cycliste escalade une colline à une vitesse de 20
Donc km/h. Il la descend ensuite à 80 km/h . Quelle est sa vitesse moyenne, si l’on
1 × 201 + 2 × 238 + 3 × 137 + 4 × 142 + 5 × 55 + 6 × 15 + 7 × 4 + 8 × 2
X̄ = = 2.6 suppose que le kilométrage de la montée et celui de la descente sont égaux.
794 C’est une moyenne harmonique :
Exemple 3.11. Un relevé des durées des communications téléphoniques effectués dans
un central téléphonique a fourni les informations consignées dans le tableau suivant 1 1 1 1
= ( + ) ⇒ H = 32 km/h
(l’unité de durée est la minute) H 2 20 80
Exemple 3.13. On achète des Dollars une première fois pour 100 Euros au
Intervalle de durée [0 ;2[ [2 ;4[ [4 ;6[ [6 ;8[ [8 ;10[ [10 ;12[ Total cours de 0.87 Euro le Dollar, puis on en achète une seconde fois pour 100 Euros
Effectif 14 16 25 15 17 13 100 également mais au cours de 0.71 Euro le Dollars ; ainsi le montant total des
Dollars achetés lors de ces deux opérations est :
Donc
1 × 14 + 3 × 16 + 5 × 25 + 7 × 15 + 9 × 17 + 11 × 134 + 8 × 2 100 100
X̄ = = 5.88 minutes. + ' 0.78
100 0.87 0.71
Généralisation de la moyenne arithmétique Le cours moyen du Dollar pour l’ensemble de ces opérations est, par définition,
le cours de cm Euro le Dollar, qui aurait permis l’achat, en une seule fois, de
255.79 Dollars pour 200 Euros ; ainsi
* Moyenne quadratique
200 100 100
= + ' 255.79
cm 0.87 0.71
-¿ Moyenne quadratique simple
D’où
200
cm = ' 0.78
r Pn
2
Q= 1 xi 100 100
+
n 0.87 0.71
-¿ Moyenne quadratique pondérée Il apparaı̂t donc que cm est la moyenne harmonique des deux cours correspon-
r Pn dant aux deux opérations ; aussi, il est important de noter que cm est différent
ni x2i (strictement plus petit) de la moyenne arithmétique de ces deux cours, en effet
Q= 1
(0, 87 + 0, 71)
n cette dernière moyenne vaut = 0.79.
2
-¿ Moyenne harmonique simple
* Moyenne géométrique
n
H = Pn 1
1 xi
Elle est définie par la racine nème du produit des valeurs observées.
1
? L’écart absolu moyen par rapport à la médiane est la moyenne arithmétique des écarts
Utilisation à la médiane.
-¿ écart absolu moyen simple
Elle est utilisée chaque fois que le produit des observations ou leur puissance
se prête à une interprétation : taux de croissance, taux d’accroissement, k
1X
. eM e = |xi − M e|
taux d’intérêt, . . . n 1
Exemple 3.14. Une production P de 1000 individus, au temps t = 0, passe
à 1600 au temps t = 1, à 3200 au temps t = 2, à 8000 au temps t = 3. Le -¿ écart absolu moyen pondérée
taux d’accroissement est de 1.6 la 1ère année, de 2 la 2ème année et 2.5 la
3ème année. Le taux d’accroissement moyenne est une moyenne géométrique 1X
k
4.1 L’étendue 1X
k
eX̄ = ni |xi − X̄|
n 1
1- Définition
L’étendue d’une distribution statistique est la différence entre la plus grande et la
plus petite valeur du caractère :
4.4 L’écart-type ou écart quadratique moyen
E = xmax − xmin
1- Définition
2- Détermination
Elle est déterminée par une simple lecture sur le tableau statistique ou bien sur le • On appelle variance la moyenne arithmétique des carrées des écart des résultats
graphe. observés à la leur moyenne.
-¿ variance simple
n
1X
Var(X) = σ 2 = (xi − X̄)2
n 1
-¿ variance pondérés
n
1X i
Var(X) = σ 2 = n (xi − X̄)2
n 1
M 0 = X̄ = M e
X Si le caractère est discret, les xi sont les valeurs du caractère.
X Si le caractère est continu, les xi sont les centres de classe.
• On appelle écart-type la racine carrée positive de la variance -¿ Dissymétrique à gauche si mode<médiane<moyenne
σ= Var(X)
p
2- Détermination
On développe l’expression algébrique de Var(X), on obtient
n k
1X 2 X
Var(X) = xi − X̄ 2 ou Var(X) = fi x2i − X̄ 2
n 1 1
5 Paramètre de forme
X̄ Me M0
-¿ Symétrique si mode=médiane=moyenne
6 Le coefficient de variation qi ↑
S
7 Concentration
l’indice de concentration est une caractéristique de dispersion relative qui s’applique aux
variables statistiques continues à valeurs positives.
Pour mieux comprendre la notion de concentration, considérons la distribution groupée
des salaires d’une entreprise de 50 personnes. fi ↑
8.1.1 Tableaux La distribution est définie par des triplets (xi , yj , nij ) où
Pour chacun des ces individus le caractère X peut prendre k valeurs désignées par xi ? xi la iième valeur de la variable du caractère X, si elle est discrète. Si elle est
avec 1 ≤ i ≤ k et le caractère y peut prendre l valeurs désignées par yj avec 1 ≤ j ≤ l.A continue, c’est le centre de la iième classe.
partir de ces observations, on peut construire deux sortes de tableaux : ? yj la j ième valeur de la variable du caractère Y , si elle est discrète. Si elle est
continue, c’est le centre de la j ième classe.
a- Tableau des données ponctuelles ? nij l’effectif qui correspond au couple (xi , yj ).
A chaque observation, on associe la valeur de X et celle de Y et on obtient :
Exemple 8.2. Nous considérons 10 joueurs et soient :
Observation N ◦ Modalités X Modalités Y
1 x1 y1 • Y la variable qui représente le nombre de jeux auquel un joueur joue.
. . .
• X la variable qui représente le gain ou perte (+1 s’il gagne 10 Da et −1 s’il perd
i xi yi
10 Da et 0 sinon).
. . .
n xn yn Nous avons le tableau de contingence suivant,
Exemple 8.1. Le tableau suivant donne, pour sept années consécutives, l’évolution HH Y
de la production d’un certain type de pièces et des frais de publicité correspondants, H 1 2 3 4 ni .
X HH
dans une entreprise du secteur industriel.
−1 0 1 2 2 5
Production xi (en Frais de publicité yi 0 1 1 0 1 3
milliers)
(en milliers) (en milliers d’euros) 1 0 1 1 0 2
260 17 n. j 1 3 3 3
280 16
260 17
8.1.2 Notation et définition
310 19
300 22 8.1.3 Fonction effectif- fonction fréquence
350 23
340 26 Ce tableau établit une correspondance entre les couples (xi , yj ) des valeurs des caractère
et les effectifs nij . Il définit la fonction effectif de la distribution.
b- Tableau à double entrée
Si chaque couple (xi , yj ), on fait correspondre la proportion des individus ayant la valeur
xi du caractère X et la valeur yj du caractère Y , on définit la fonction de fréquence de la
La répartition des n observations ou distribution conjointe suivant les modalités nij
distribution combinée des deux caractères par fxi ,yj = avec N = ij nij (l’effectif
P
de X et Y , se présente sous la forme d’un tableau à double entrée appelé tableau N
contingence. On porte en ligne les valeurs de X et en colonne les valeurs de Y , total).
on obtient un ensemble de couples (xi , yj ). La somme des fréquence ainsi définies est toujours égale à 1
XX
H
HH Y fxi ,yj = 1
. .
P
y1 yj yl
X HH i j
8.1.5 Distributions marginales * L’indépendance statistique des variables X et Y signifie que les lignes (respective-
ment les colonnes) du tableau à double entrée sont proportionnelles.
Dans le tableau à double entrée ; on porte dans la dernière colonne le total des effectifs
figurant dans chaque ligne correspondant aux individus ayant une valeur xi du caractère * Dans le cas où les variables X et Y sont dépendantes. Pour avoir une idée sur la
ni. × n.j
X quelle que soit la valeur du caractère Y . dépendance entre X et Y , on compare les effectifs théoriques n0ij = et les
N
La distribution ainsi obtenue est appelée distribution marginal ou distribution totale effectifs observés nij .
de X dans la population observée est donnée par le tableau suivant On mesure l’écart définit par
Le problème général d’un tel ajustement se pose comme suite on dispose d’un ensemble Nous avons ainsi deux équations faisant intervenir les centres de gravité (x , y ) et
I I
d’observations (xi , yi ) (i = 1, 2, · · · , n) relatives à un couple de variable (X, Y ), on désire (x , y ) des deux régions
II II
ajuster ces points par une courbe données.
y I = axI + b
Soit y = f (x, a1 , a2 , · · · , an ) l’équation de cette courbe. a1 , a2 , · · · , an sont des paramètre y II = axII + b
inconnue à déterminer, de manière à faire passer ”au mieux” la courbe parmi les points.
y − yI
⇐⇒ y − y I = II (x − xI )
xII − xI
8.4.1 Ajustement linéaire
Le cas le plus simple est évidemment celui d’une courbe d’ajustement linéaire d’équation 8.4.4 Méthode de moindres carrés(MMC)
y = ax + b = f (x, a, b)
La méthode consiste à déterminer les paramètre a et b de manière à minimiser i δi2 = 0
P
Le critère choisi appelé critère de moindres carrés consiste donc à rechercher le minimum
8.4.2 Critère de Mayer d’une fonction des deux variables
n
On considère le point «observation» de coordonnées (xi , yi ). Il existe sur la droite d’ajus-
X
g(a, b) = (yi − b − axi )2
tement un point qui n’est généralement pas une observation de même abscisse xi et dont i=1
Une condition nécessaire pour avoir un minimum est que 2. Il mesure la dispersion autour la droite de régression.
∂g ∂g 3. Dans le partique, lorsque |r| ≥ 0.8, on considère qu’il y a une corrélation linéaire.
=0 =0
∂a ∂b
Remarque 8.2.
∂g Dans certains cas, la variable Y n’est pas ajustée par rapport à une droite mais plutôt
1- =0 à une fonction logarithmique (y = β + α log(x)) ou exponentielle (y = β + exp(αx) ou
∂b
1 X
X β
(yi − b − axi ) = 0 ⇐⇒ (yi − b − axi ) = 0 bien une fonction puissance (y = βxα ) ou une fonction de Gompertz y = αx log( )
i
N i x
1
1 X 1 X ou une fonction logistique y = . C’est généralement l’allure du nuage
←→ yi − a xi − b = 0 α + β exp(−x)
N i N i de points qui oriente l’utilisateur vers le choix adéquat.
y = ax + b
∂g
2- =0
∂a X 1 X
(yi − b − axi ).xi = 0 ⇐⇒ (yi − b − axi ).xi = 0
i
N i
1 X 1 X 2 1 X
←→ xi yi − a xi − b xi = 0
N i N i N i
Compte tenu de résultat en 1 en remplace b par y − ax on aura
1 X 1 X 2
xi yi − xy + ax2 − a x =0
N i N i i
d’où
cov(x, y)
cov(x, y) = aσx2 ⇐⇒ a =
σx2
et parsuite
cov(x, y)
b = y− x
σx2
cov(x, y)
a =
σx2
cov(X, Y )
r=
σX σY
Définition 8.2. 1. Le coefficient de corrélation est un nombre réel qui mesure le degré
de dépendance linéaire entre deux variables.