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Inégalités et Comparaisons en Mathématiques

Le document présente des concepts fondamentaux sur les majorations, minorations, inégalités et encadrements dans un contexte mathématique, en se concentrant sur des manipulations algébriques et des comparaisons à zéro. Il inclut des exercices pratiques pour appliquer ces concepts, ainsi que des sections sur la croissance des fonctions, les inégalités des accroissements finis et la convexité. Le tout est destiné à des étudiants de MPSI au lycée Pierre de Fermat pour l'année scolaire 2022/2023.

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Inégalités et Comparaisons en Mathématiques

Le document présente des concepts fondamentaux sur les majorations, minorations, inégalités et encadrements dans un contexte mathématique, en se concentrant sur des manipulations algébriques et des comparaisons à zéro. Il inclut des exercices pratiques pour appliquer ces concepts, ainsi que des sections sur la croissance des fonctions, les inégalités des accroissements finis et la convexité. Le tout est destiné à des étudiants de MPSI au lycée Pierre de Fermat pour l'année scolaire 2022/2023.

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Lycée Pierre de Fermat 2022/2023

MPSI Savoir-faire (devoir en classe)

Majorations, minorations, inégalités & encadrements. . .


Pour l’ensemble de ce TD, nous nous plaçons dans un ensemble ordonné.
Dans la plupart des exercices, il s’agit de comparer des éléments de R.

1 Réflexes de manipulations algébriques


1.1 Comparaisons et manipulations grossières
Les règles de calculs suivantes correspondent aux premiers réflexes à avoir.
On notera que les premières règles ne donnent pas des équivalences entre inégalités. Elles sont parfois suffisantes
mais souvent elles doivent être localement améliorées.
Ainsi, lorsqu’après une série de calculs, on obtient une inégalité pas assez précise, il faut penser à revenir aux
exploitations
 de telles règles : c’est toujours là qu’on peut faire mieux !
a6b
— =⇒ a + a0 6 b + b0
a 0 6 b0

a6b
— =⇒ λa 6 λb.
λ>0
√ √
— Si a, b > 0, alors : a < b ⇐⇒ a < b.
Si a, b > 0, alors : a < b ⇐⇒ a2 < b2 .
Si a, b < 0, alors : a < b ⇐⇒ a2 > b2 .
1 1
Si a, b > 0, alors : a < b ⇐⇒ >
a b
1 1
Si a, b < 0, alors : a < b ⇐⇒ >
a b
1 1
En revanche, on ne peut rien dire entre et si a < 0 < b.
a b
Ces dernières inégalités seront généralisées plus loin. . .

. Exercice 1.1.
1. Si on veut majorer a − b, quelles majorations/minoration cherche-t-on à exploiter ?
2. Si on veut majorer λa, avec λ < 0, quelles majorations/minoration cherche-t-on à exploiter ?
a
3. Si on veut majorer , quelles majorations/minoration cherche-t-on à exploiter ?
b
. Exercice 1.2.

26a63 2
1. Démontrer que =⇒ 2 6 a2 − 6 8
16b62 b
2

2. Ordonner les nombres x, x , x.
1 1
3. Donner l’exemple de nombres a, b ∈ R tel que a < b et <
a b
. Exercice 1.3.
√ √
1. Donner les propositions équivalentes à a 6b et à b 6 a.
p
2. Démontrer que pour tout x ∈ R, a ∈ R, x − x2 + a2 6 0.
p
3. Quel est le signe de x + x2 + a2 ?
√ p
4. Résoudre les inéquations x − 2 6 x − 1 et x2 − 4 6 x − 4.

1.2 Comparaison à zéro


Une première idée, simple, mais à laquelle on ne pense pas souvent : revenir à une comparaison à zéro. Cette
règle peut se présenter dans les deux situations suivantes (avec équivalence)
— a 6 b ⇐⇒ 0 6 b − a

1
k
X
— Si ∀ i ∈ Nk , ai > 0, alors ai = 0 (⇐) ⇒ ∀ i ∈ Nk , ai = 0
i=1

√ x+y
. Exercice 1.4. Montrer que pour tout x, y ∈ R+ , xy 6 .
2
2 √
. Exercice 1.5. Montrer que pour tout x, y ∈ R+ , 1 1 6 xy.
x + y
n n
1X 2 X
. Exercice 1.6. Montrer que pour tout n ∈ N, (ai + b2i ) > ai bi .
2 i=1 i=1
A quelle(s) condition(s) y a-t-il égalité ?

1.3 Inégalités et manipulation de valeurs absolues


On rappelle que pour a réel : |a| = max(a, −a).
1. En premier réflexe, on peut commencer par se débarasser des valeurs absolues :

|a| 6 h ⇐⇒ −h 6 a 6 h

2. On peut aussi rencontre des problèmes du type |f (x)| 6 |g(x)|, il suffit alors de faire une étude par
intervalles : trouver les intervalles I+,+ où f > 0 et g > 0, I+,− où f > 0 et g < 0, I−,+ où f < 0 et g > 0
et I−,− où f < 0 et g < 0. On réalise ensuite une étude sur chacun des intervalles I où l’on remplace |f |
par f ou −f . . .
3. Pour une addition (ou soustraction) de plusieurs nombres dans une même valeur absolue, on exploite
souvent l’inégalité triangulaire

∀ a, b ∈ R, |a| − |b| 6 |a ± b| 6 |a| + |b|

4. Pour un produit, la règle est simple : |a × b| = |a| × |b|


v
n
X
u n
uX
. Exercice 1.7. Pour x = (xi ) ∈ Rn , on note N1 (x) = |xi |, N2 (x) = t |xi |2 et N∞ (x) = max |xi |.
i∈Nn
i=1 i=1
n
Démontrer que pour tout x ∈ R , N∞ (x) 6 N2 (x) 6 N1 (x) 6 nN∞ (x).

. Exercice 1.8. Résoudre |x2 + 2x − 3| + |x + 1| 6 |x − 3|


. Exercice 1.9. On suppose que 2 6 |a| 6 4 et 5 6 |b| 6 6.
a2 |b + 1|
Encadrer |a + b|, |a + 2b|, |a − 2b|, .
|a − 2b|

1.4 Inégalités et parties entières


On note bxc la partie entière de x, c’est-à-dire le plus grand parmi les entiers plus petit que x.
On note θ(x) = x − bxc sa partie décimale (ou fractionnaire). On exploite très souvent l’encadrement :

∀ x ∈ R, x − 1 < bxc 6 x < bxc + 1

Parfois, il est plus pratique de raisonner sur la partie décimale :

∀x∈R θ(x) ∈ [0, 1[

Notons l’identification possible (par unicité d’écriture) : si x = a + b avec a ∈ Z et b ∈ [0, 1[, alors a = bxc et
b = θ(x).
. Exercice 1.10.
1. Montrer que pour tous réels x : bx + 1c = bxc + 1.
2. Montrer que pour tous réels x, y : bxc + byc 6 bx + yc.
3. Montrer que pour tous réels x, y : bxc + byc + bx + yc 6 b2xc + b2yc.
bxc + b2xc · · · + bnxc
. Exercice 1.11. Soit x ∈ R. Déterminer lim .
n→+∞ n2

2
2 Manipulations fonctionnelles
2.1 Croissance de f
Si f est croissante sur I alors : a 6 b(∈ I) =⇒ f (a) 6 f (b)
Si f est strictement croissante sur I alors : a < b(∈ I) =⇒ f (a) < f (b)

On peut améliorer en comparant deux fonctions :


Si (f − g)0 > 0 sur I = [a, b] et pour x0 ∈ I, f (x0 ) = g(x0 )
alors f (x) 6 g(x) sur [a, x0 ] et f (x) > g(x) sur [x0 , b].

Pour démontrer ce dernier résultat, on peut exploiter le premier résultat dans le cas f − g croissante sur [a, b],
nulle en x0 , donc négative sur [a, x0 ] et positive sur [x0 , b].

. Exercice 2.1. A-t-on l’équivalence : f est croissante sur I ⇐⇒ a 6 b(∈ I) =⇒ f (a) 6 f (b)

x2
. Exercice 2.2. Montrer que pour tout x ∈ R+ , x − 6 ln(1 + x) 6 x
2
3 3
x x x5
Montrer que pour tout x ∈ R+ , x − 6 sin x 6 x − + .
6 6 120

2.2 Inégalité des accroissements finis, ou inégalité de la moyenne


Z b
Si f est continue sur I = [a, b]. Alors min f × (b − a) 6 f (t)dt 6 max f × (b − a)
[a,b] a [a,b]
Nous verrons en cours, que si f est continue sur [a, b], alors les notations min f et max f ont bien un sens
[a,b] [a,b]

De manière presqu’équivalente :
Si f dérivable sur ]a, b[, continue sur [a, b], et que m 6 f 0 6 M , alors m × (b − a) 6 f (b) − f (a) 6 M (b − a).
Avec des valeurs absolues :
Si f dérivable sur ]a, b[, continue sur [a, b], et que |f 0 | 6 M , alors |f (b) − f (a)| 6 M |b − a|.
1 1
. Exercice 2.3. Démontrer que ∀ k ∈ N, 6 ln(k + 1) − ln k 6 .
k+1 k

. Exercice 2.4. Démontrer que ∀ a, b ∈ R, | sin a − sin b| 6 |a − b|.


3

3 1
. Exercice 2.5. Démontrer que si 0 < a < b, 1+b− 1+a6 (b − a).
3

. Exercice 2.6. En utilisant l’inégalité des accroissements finis, démontrer qu’il existe une réel C tel que :

1 1 √
∀ u ∈ [0, 1[, √ −p 6C 1−u
1−u2 2(1 − u)

2.3 Convexité de f
Si f est convexe (dont une condition suffisante est f 00 > 0) sur I :
alors ∀ a 6 b(∈ I), λ ∈ [0, 1], on a f (λa + (1 − λb)) 6 λf (a) + (1 − λ)f (b) (Inégalité des cordes)
Si f est convexe, derivable, on a également l’inégalité des tangentes :
alors ∀ a, b ∈ I, on a f 0 (a) × (b − a) 6 f (b) − f (a) (Inégalité des tangentes)
. Exercice 2.7. Montrer que pour tout x ∈] − 1, +∞[, x > ln(1 + x)
Montrer que pour tout x ∈ R, x 6 ex
Montrer que pour tout x ∈ R+ , x 6 shx.

. Exercice 2.8. Encadrer x2 sur [0, 1] par sa tangente en 1 et sa corde. Encadrer 1 + x sur [0, 1] par sa
tangente et sa corde en 0 et en 1.

3
3 Inégalités avec des suites
3.1 Retour du téléscopage
On rappelle l’inégalité suivante vu sur la fiche du télescopage :
n−1
X
∀ n ∈ N, un+1 − un 6 αn =⇒ un 6 u0 + αk
k=0

n  !
Y k
. Exercice 3.1. En exploitant une égalité vue plus haut (exercice ??), calculer la limite de (Pn ) = 1+ 2 .
n
k=1 n

3.2 Conservation de l’inégalité par passage à la limite


(un ) et (vn ) convergentes et ∀ n > N : un 6 vn =⇒ lim(un ) 6 lim(vn ).

n
X 1
. Exercice 3.2. On pose pour n ∈ N∗ , Sn = .
k2
k=1
1. Démontrer que la suite (Sn ) est croissante.
1 1 1
2. Démontrer que pour tout entier k > 2 : 2 6 −
k k−1 k
3. La suite (Sn ) est-elle convergente ?

3.3 Exploiter une inégalités


Cette dernière règle est plutôt « l’ » exploitation des inégalités qu’une façon de les démontrer.
(un ) et (wn ) convergentes et ∀ n > N : un 6 vn 6 wn
Et lim(un ) = lim(wn ) =⇒ (vn ) converge et lim(vn ) 6 lim(un ).

2n+1
X 1
. Exercice 3.3. Soit un = √, pour n ∈ N.
k=1
+k n2
Encadrer un et en déduire la convergence de (un ) et sa limite.

4 Inégalités avec plusieurs variables inconnues


Ce qui caractérise les inégalités suivantes c’est qu’elles reposent sur un grand nombre de points x1 , x2 , . . . xn ,
sans que l’un ne soit particulièrement spécifié.

4.1 Retour de la convexité


Si f est convexe sur I ⊂ R (cf 2.4.), on a
n n
! n
X X X
n
∀ x1 < x2 < · · · < xn ∈ I, ∀ (λ1 , . . . λn ) ∈ [0, 1] tel que λi = 1, f λi xi 6 λi f (xi )
i=1 i=1 i=1

On appelle cette inégalité, l’inégalité de Jensen.


Elle peut se démontrer, par récurrence à partir de l’inégalité de convexité simple.
On rappelle que si f est dérivable deux fois, il faut et il suffit que f 00 > 0 sur I pour affirmer que f est convexe.
. Exercice 4.1. Démontrer l’inégalité de Jensen
∗ 1 1
. Exercice 4.2. Soient p, r ∈ ÷R+ tels que + = 1.
p q

1. En exploitant la concavité du logarithme, démontrer l’inégalité de Hölder :


n n
!1/p n
!1/q
X X X
∀ (a1 , . . . an , b1 , . . . bn ) ∈ R2n
+ ai bi 6 api bqi
i=1 i=1 i=1

4
2. En déduire, par récurrence sur n l’inégalité de Minkowski :

n
!1/p n
!1/p n
!1/q
X X X
∀ (x1 , . . . xn , y1 , . . . yn ) ∈ R2n
+ (xi + yi )p 6 xpi + yiq
i=1 i=1 i=1

4.2 Inégalités classiques


Voici trois inégalités assez classiques. La première est, d’une certaine façon la mère de toutes.
Seules les deux suivantes figurent au programme de MPSI/MP.
1. Inégalité de réarrangement.
Pour tout a = (a1 , . . . an ) ∈ Rn+ , b = (b1 , . . . bn ) ∈ Rn+ , rangés dans l’ordre croissant.
X n X n n
X
Pour tout permutation σ de Nn : ak bn−k 6 ak bσ(k) 6 a k bk .
k=1 k=1 k=1

2. Inégalité arithmético-géométrique.
√ a1 + a2 + · · · + an
Pour tout a = (a1 , . . . an ) ∈ Rn+ , n a1 a2 · · · an 6 .
n

3. Inégalité de Cauchy-Schwarz. v v
n
X
u n u n
uX uX
Pour tout a = (a1 , . . . an ) ∈ Rn , b = (b1 , . . . bn ) ∈ Rn , ai bi 6 t 2
ai t b2i .
i=1 i=1 i=1
Z sZ sZ
Pour tout f, g ∈ C(I), f (t)g(t)dt 6 f 2 (t)dt g 2 (t)dt.
I I I

. Exercice 4.3. Soit n ∈ N∗ .


On considère deux suites finies de réels positifs : a1 , a2 , . . . , an et b1 , b2 , bn .
On suppose que ces suites sont ordonnées : a1 < a2 < a3 · · · < an−1 < an et b1 < b2 < b3 · · · < bn−1 < bn .
On considère une permutation de (bi ), que l’on note (ci ).
Autrement écrit ; à tout i de [1, n]], correspond un unique j de [1, n]] tel que bi = cj
Avec les (ci ), nous avons perdu l’ordre de (bi ).
X n
Par la suite, on considère : Sc = ai ci = a1 c1 + a2 c2 + · · · + an cn
i=1
1. Combien existe-t-il de telles suites (ci ) possible ?
2. On suppose que i et j sont tels que bn = cj et bi = cn .
Quel est le signe de aj cj + an cn − an bn − aj bi ?
3. On considère la permutation (c0i ) obtenue à partir de (bi ) par : ∀ h ∈
/ {j, n}, c0h = ch , c0j = bi et c0n = bn .
(Il s’agit bien d’une permutation, car comme h 6= n, ch 6= cn = bi . On peut prendre c0j = bi ).
Xn n
X
Montrer que ak ck < ak c0k
k=1 k=1
4. (*) Démontrer alors, par récurrence sur n > 2, le résultat suivant :
pout toute permutation (ci ) de (bi ), on a
n
X n
X n
X
ai bn−i+1 < ai ci < ai bi
i=1 i=1 i=1
| {z } | {z } | {z }
=S−b =Sc =Sb

Pn Pn Pn
ak bk ak k=1 bk
. Exercice 4.4. Démonter l’inégalité de Tchebychev : k=1
6 k=1
× , pour (a1 , . . . an ) ∈ Rn ,
n n n
(b1 , . . . bn ) ∈ Rn , rangés dans l’ordre croissant
. Exercice 4.5. Démontrer l’inégalité arithmético-géométrique à partir de l’inégalité de réarrangement, en
√ x1 x2 . . . xk 1
prenant c = n x1 . . . xn , puis ak = et bk = .
ck ak
. Exercice 4.6. Démontrer l’inégalité de Cauchy-Schwarz à partir de l’inégalité de réarrangement
On verra une démonstration plus classique au cours de l’année.

5
5 Problèmes d’application
3
. Exercice 5.1. Montrer que pour tout (t, x) ∈ [0, 1] × [−1, 1], 2 − x − xt2 > (1 − x)
2
u1 + u2 + · · · + un
. Exercice 5.2. Soit (un ) une suite réelle. On définit la suite (vn ) par : ∀ n ∈ N, vn = .
n
1. Montrer que si (un ) est croissante, alors (vn ) est également croissante.
2. Montrer que si (un ) est majorée, alors (vn ) est également majorée.
3. Montrer que si (un ) est bornée, alors (vn ) est également bornée.
1
. Exercice 5.3. 1. Démontrer que pour tout x ∈ [0, 1], x(1 − x) ∈ [0, ].
4
2. Soit a un réel positif. Quel est le maximum du produit xy, où x et y sont deux réels positifs dont la somme
vaut a ?
n
Y
3. Soient a ∈ N∗ , (x1 , x2 , . . . xn ) ∈ [0, a]n . Montrer que l’un au moins des produits Pn = xi et Qn =
i=1
n
Y  a n
(a − xi ) est inférieur à
i=1
2

xn xn+1
. Exercice 5.4. On note pour tout entier n ∈ N, fn : R+ → R, x 7→ − .
n! (n + 1)!
1. Calculer Mn = sup fn (x). Quelle est la limite de (Mn ) ?
x∈R
2. On fixe A > 0. Calculer Rn = sup fn (x). Quelle est la limite de (Rn ) ?
x∈[0,A]

x
. Exercice 5.5. 1. Démontrer que pour tout réel positif x et pour tout entier n ∈ N∗ : 0 6 x−n ln(1+ ) 6
n
x2
.
2n
2. Démontrer que, pour tout couple (u, v) de réels tels que u 6 v, 0 6 ev − eu 6 (v − u)ev .
x x2 x
3. En déduire que pour tout x ∈ R, et pour tout n ∈ N∗ , 0 6 ex − (1 + )n 6 e .
n 2n
 x n

4. En déduire lim 1 + .
n→+∞ n
xyz 3
. Exercice 5.6. Minimiser f (x, y, z) = sur (R∗+ ) .
(x + y)(y + z)(x + z)
r r
a2 + b2 + c2 + d2 3 abc + abd + acd + bcd
. Exercice 5.7. Montrer que, pour a, b, c, d > 0, > .
4 4

6
6 Exercices supplémentaires

7
Correction des exercices
. Corrigé de l’exercice 1.1
1. Il faut majorer a et minorer b afin de majorer −b.
Puis on applique la règle de l’addition.
2. Comme λ < 0, le sens de l’inégalité sera inversé lors de la multiplication par λ.
Donc on cherche à minimise a.
a
3. L’application b 7→ est décroissante donc, il faut minorer b par bp rime (par exemple) et majorer a par
b
B.
a a A
On a alors 6 0 6 0 .
b b b
. Corrigé de l’exercice 1.2 emph
1. On a donc, puisque a est positif (a > 2 > 0) : 4 6 a2 6 9.
1 1 2 2
De même : b est positif (b > 1 > 0) : 1 > > et donc −2 6 − 6 − = −1.
b 2 b 2
2
Par addition : 4 − 2 = 2 6 a2 − 6 9 − 1 = 8
b
2

2. Si x > 1 : x > x > x. √
Si x ∈]0, 1[ : x2 < x < x. √
Si x < 0, alors x < 0 < x2 et x n’a pas de sens.
1
3. Par décroissance de t 7→ sur R− et sur R+ , pour trouver une solution, nous ne pouvons pas nous placer
t
uniquement sur l’un ou l’autre de ces intervalles.
1 1
Donc prenons a < 0 < b, on a alors < 0 <
a b
. Corrigé de l’exercice 1.3
1. Sans information
√ supplémentaire sur le signe de a et b, on peut supposer b > 0, sinon on ne pourrait pas
écrire b. √ 2
On a alors la première équivalence : a 6 b ⇐⇒ √ a 6 b ou a < 0.
En effet, il suffit que a < 0 pour avoir a 6 b et sinon, on peut composer par x 7→ x2 , croissante sur
R+ . √
Et la seconde équivalence : b 6 a ⇐⇒ b 6 a2 et 0 6 b et 0 6 a.
En
√ effet, ces deux dernières conditions sont nécessaires. Et elles sont suffisantes pour pouvoir composer
par ·.
p
2. Si x < 0, alors px − x2 + a√ 2 est l’addition de deux nombres négatifs. Donc ce nombre est négatif.
p
Si x > 0, alors x + a > x2 = x, donc x − x2 − a2 6 0.
2 2
p √ p
3. x2 + a2 > x2 = |x|, donc x2 + a2 + x > |x| + x > −x + x = 0
4. • Pour la première équation, l’ensemble de définition est [1, +∞[.√
Si x > 2, alors x − 2 < 0 et donc nécessairement
√ x − 2 6 x − 1.
Si 1 6 x 6 2, on a l’équivalence : x − 2 6 x − 1 =⇒ (x − 2)2 6 x − 1,
par composition avec u 7→ u2 , croissante sur R+ . Et donc :
√  √ 


2 2 5− 5 5+ 5
x − 2 6 x − 1 ⇐⇒ x − 4x + 4 6 x − 1 ⇐⇒ x − 5x + 5 = x − x− 60
√ √ √ 2 2
5− 5 5+ 5 5− 5
⇐⇒ x ∈ [ ; ] ∩ [1, 2] = [ ; 2]
2 2 2

5− 5 √ √
car 6 2 ⇐⇒ 5 − 5 6 4 ⇐⇒ 1 6 5 6 VRAI
2√
5+ 5 √ √
car > 2 ⇐⇒ 5 + 5 > 4 ⇐⇒ 1 > − 5 6 VRAI
2 √ √
5− 5 5− 5
L’ensemble des solutions est donc [ ; 2] ∪ [2; +∞[= [ ; +∞[
2 2
• Pour la seconde équation, l’ensemble de définition p est ] − ∞, −2] ∪ [2, +∞[.
Si x < 4, alors x − 4 < 0 et donc
p nécessairement x2 − 4 > x − 4.
Si x > 4, on a l’équivalence : x − 4 6 x − 4 ⇐⇒ x2 − 4 6 (x − 4)2 = x2 − 8x + 16 ⇐⇒ 8x 6 20,
2
5
par composition avec u 7→ u2 , croissante sur R+ . Et donc x ∈ [4, +∞[∩] − ∞; ] = ∅ :
2
L’ensemble des solutions est donc ∅

1
. Corrigé de l’exercice 1.4 Pour tout x, y ∈ R+ ,
√ x+y √ √ √
xy 6 ⇐⇒ 0 6 x + y − 2 xy = ( x − y)2
2
2
. Corrigé de l’exercice 1.5 Pour tout x, y ∈ R+ , en composant par t 7→
décroissante sur R+
t
 2
2 √ 1 1 2 1 1
1 1 6 xy ⇐⇒ + > √ ⇐⇒ √ − √ >0
x + y
x y xy x y

. Corrigé de l’exercice 1.6 Pour tout i ∈ Nn , a2i + b2i − 2ai bi = (ai − bi )2 .


n n n
1X 2 X X
(ai + b2i ) > ai bi ⇐⇒ (ai − bi )2 > 0
2 i=1 i=1 i=1

La somme de termes positifs est nulle si et seulement si tous les termes sont nuls : ∀ i ∈ Nn , ai − bi = 0 i.e.
ai = bi
n
X
. Corrigé de l’exercice 1.7 Pour tout i ∈ Nn , |xi | 6 N∞ (x) et donc en sommant : N1 (x) = |xi | 6
i=1
n
X
N∞ (x) = nN∞ (x).
i=1
n
!2 n n
X X X X
2
N1 (x) = |xi | = |xi |2 + 2 |xi ||xj | > |xi |2 = N2 (x)2 .
i=1 i=1 i<j i=1

On peut composer par · croissante sur R+ : N2 (x) 6 N1 (x).
Enfin, il existe i0 tel que |x√i0 | = N∞ (x), on a donc N2 (x)2 > |xi0 |2 = N∞ (x)2 .
On peut composer par · croissante sur R+ : N∞ (x) 6 N2 (x).
Notons également
v (maisv cela n’est pas demandé) : d’après l’inégalité de Cauchy-Schwarz (voir 4.2.) : N1 (x) =
n u n u n
X uX
2
uX √
|xi |1 6 t |xi | t 1 = nN2 (x).
i=1 i=1 i=1

. Corrigé de l’exercice 1.8 On note f : x 7→ |x2 + 2x − 3| + |x + 1| − |x − 3| On étudie le signe de chacune


des expressions dans les valeurs absolues :

x2 + 2x − 3 = (x + 3)(x − 1) 6 0 ⇐⇒ x ∈ [−3, 1]

On peut donc revenir à l’étude sur les intervalles suivants.

−∞ −3 −1 1 3 +∞
|x2 + 2x − 3| x2 + 2x − 3 | −x2 − 2x + 3 −x2 − 2x + 3 | x2 + 2x − 3 x2 + 2x − 3
|x + 1| −x − 1 −x − 1 | x+1 x+1 x+1
|x − 3| −x + 3 −x + 3 −x + 3 −x + 3 | x−3
f (x) x2 + 2x − 1 | −x2 − 4x + 7 | −x2 − 2x + 7 | x2 + 2x + 1 | x2 + 4x − 5

Il reste à résoudre chacune des inéquations f (x) 6 0 sur chacun des 5 intervalles.√ √
• Sur ] − ∞, −3] : x2 + 2x − 1 a pour discriminant ∆ = 8, les racines sont √ −1 − √2 et 1 + 2.
Les solutions acceptables, ici sont les éléments de ] − ∞, −3] ∩ [−1 − 2, 1 + 2] = ∅. √ √
• Sur [−3, −1] : −x2 − 4x + 7 a pour discriminant ∆ = 16 + 28 =  44, les racines sont −2 − 11 et −2+ 11.
√ √
Les solutions acceptables, ici sont les éléments de [−3, −1] ∩ ] − ∞, −2 − 11] ∪ [−2 + 11, +∞[ = ∅.
√ √
• Sur [−1, 1] : −x2 − 2x + 7 a pour discriminant ∆ = 32, les racines sont −1 − 2 2 et −1 + 2 2. 
 √ √
Les solutions acceptables, ici sont les éléments de [−1, 1] ∩ ] − ∞, −1 − 2 2] ∪ [−1 + 2 2, +∞[ = ∅.
• Sur [1, 3] : x2 + 2x + 1 = (x + 1)2 > 0
Les solutions acceptables, ici sont les éléments de [1, 3] ∩ {−1} = ∅
• Sur [3, +∞[ : x2 + 4x − 5 a pour discriminant ∆ = 36, les racines sont −5 et 1.
Les solutions acceptables, ici sont les éléments de [3; +∞[∩[−5; 1] = ∅.
Finalement, il n’y a pas de solution à cette inéquation.

2
. Corrigé de l’exercice 1.9 • Par inégalité triangulaire : |a + b| 6 |a| + |b| 6 4 + 6 = 10 (exact pour la
situation possible a = 4 et b = 6).
Et de même |a + b| = |b − (−a)| > |b| − | − a| = |b| − |a| > 5 − 4 = 1 (exact pour la situation possible b = 5 et
a = −4). • Par inégalité triangulaire : |a + 2b| 6 |a| + 2|b| 6 4 + 12 = 16 (exact pour la situation possible a = 4
et b = 6).
Et de même |a + 2b| = |2b − (−a)| > 2|b| − |a| > 10 − 4 = 6 (exact pour la situation possible b = 6 et a = 2). •
Par inégalité triangulaire : |a − 2b| 6 |a| + 2|b| 6 4 + 12 = 16 (exact pour la situation possible a = 4 et b = −6).
Et de même |a − 2b| = |2b − a| > 2|b| − |a| > 10 − 4 = 6 (exact pour la situation possible b = 6 et a = −2). •
Pour le dénominateur, on exploite le résultat précédent.
Pour le numérateur : 16 = 4 × 4b=−5 6 a2 |b + 1| 6 16 × 7 = 112.
16 a2 |b + 1| 112 56
On trouve donc 1 = 6 6 = .
16 |a − 2b| 6 3
On notera que cet encadrement n’est pas optimal, puisque le numérateur est maximal lorsque b est maximal alors
que le dénominateur est minimal pour b minimal. Il doit donc exister une situation optimale pour une valeur
a2 (t + 1)
intermédiaire de b. On pourrait faire une étude de fonction fa : t 7→ ...
a − 2t
. Corrigé de l’exercice 1.10
1. Soit x ∈ R. x = bxc + θ(x) et donc x + 1 = bxc + 1 + θ(x).
Or bxc + 1 ∈ Z et θ(x) ∈ [0, 1[.
On a donc écrit la décomposition de x + 1 en partie entière plus partie décimale.
Ainsi pour tout réel x : bx + 1c = bxc + 1.

2. Soient x, y ∈ R. x = bxc + θ(x) et y = byc + θ(y).


Donc x+y = bxc+θ(x)+byc+θ(y) = bxc+byc+θ(x)+θ(y) Or bxc+byc ∈ Z et θ(x)+θ(y) ∈ [0, 2[.
Donc si θ(x) + θ(y) < 1, on a bx + yc = bxc + byc.
et si θ(x) + θ(y) ∈ [1, 2[, on a bx + yc = bxc + byc + 1 Dans tous les cas : pour tout réel x, y :
bxc + byc 6 bx + yc.
3. Comme précédemment : bxc = x − θ(x), byc = y − θ(y), bx + yc = x + y − θ(x + y),
b2xc = 2x − θ(2x) et b2yc = 2y − θ(2y) On a alors l’équivalence : bxc + byc + bx + yc 6
b2xc + b2yc ⇐⇒ θ(2x) + θ(2y) 6 θ(x) + θ(y) + θ(x + y).
Montrer que pour tout réel x, y : bxc + byc + bx + yc 6 b2xc + b2yc.

. Corrigé de l’exercice 1.11 Notons x = bxc + θ(x).


Soit h ∈ Nn , hx = hbxc + hθ(x). Or hbxc ∈ Z et hθ ∈ [0, h[.
Donc bhxc = hbxc + m avec m ∈ [[0, h − 1]].
Par conséquent :
n n n
X n(n + 1) X X n(n + 1)
(hbxc) = bxc 6 bhxc 6 (hbxc + h − 1) = bxc+
2 2
h=1 h=1 h=1

AMELIORER LA MAJORATION

. Corrigé de l’exercice 2.1 Oui, à condition d’associer nécessairement un ∀ a, ∀ b dans la partie de droite
(sinon, il n’y a pas équivalence)

. Corrigé de l’exercice 2.2

. Corrigé de l’exercice 2.3

. Corrigé de l’exercice 2.4

. Corrigé de l’exercice 2.5

. Corrigé de l’exercice 2.6

. Corrigé de l’exercice 2.7

. Corrigé de l’exercice 2.8

. Corrigé de l’exercice 3.1

. Corrigé de l’exercice 3.2

3
. Corrigé de l’exercice 3.3

. Corrigé de l’exercice 4.1

. Corrigé de l’exercice 4.2

. Corrigé de l’exercice 4.3


1. Il existe autant de suite ci que de permutation de {1, 2, . . . n}, les indices de (bi ).

Donc il y a n! suites (ci ) possible.

Pour s’en convaincre, si on ne connait pas les factorielles, il suffit de penser au la méthode de construction
des suites (ci ).
1. b1 peut être donné au n ci : n possibilités
2. puis b2 peut être donné au n − 1 ci qui restent : n − 1 possibilités
3. puis b3 peut être donné au n − 2 ci qui restent : n − 2 possibilités
k. . . .
n. puis bn peut être donné au dernier ci qui reste : 1 possibilités
Le décompte total est obtenu par multiplication (puis)
2. On suppose que i et j sont tels que bn = cj et bi = cn .
Quel est le signe de aj cj + an cn − an bn − aj bi ? On a donc

aj cj + an cn − an bn − aj bi = aj bn + an bi − an bn − aj bi = (aj − an )(bn − bi )

Or par croissance : aj < an et bn > bi , donc aj − bn < 0, (bn − bi ) > 0.

Ainsi aj cj + an cn − an bn − aj bi < 0

3. On considère la permutation (c0i ) obtenue à partir de (bi ) par : ∀ h ∈ / {j, n}, c0h = ch , c0j = bi et c0n = bn .
(Il s’agit bien d’une permutation, car comme h 6= n, ch 6= cn = bi , ce qui justifie que l’on puisse prendre
c0j = bi ).
Alors
Xn n
X
ak ck − ak c0k = aj cj + an cn − aj c0j − an c0n = aj cj + an cn − an bn − aj bi < 0
k=1 k=1

n
X n
X
Donc ak ck < ak c0k
k=1 k=1

4. Posons, pour tout entier n > 2,

Pn : ´ pour toute permutation (ci ) de (bi ), alors Sc 6 Sb ˇ

— a1 < a2 et b1 < b2 , alors (a1 b2 + a2 b1 ) − (a1 b1 + a2 b2 ) = (a1 − a2 ) (b2 − b1 ) < 0.


| {z } | {z }
<0 >0
Donc P2 est vraie.
— Soit n > 3. On suppose que Pn−1 est vraie.
Soit (ci ), une permutation de (bi ) et (c0i ) définie comme en question 3.
En réalité, comme c0n = bn , (c01 , . . . c0n−1 ) est une permutation de (b1 , . . . bn−1 ).
n−1
X n−1
X
Donc on peut applique Pn−1 : ak c0k 6 ak bk .
k=1 k=1
n
X n
X
Si on ajoute de part et d’autre an bn = an c0n : ak c0k 6 ak bk .
k=1 k=1
n
X n
X
Puis, d’après la question précédente : ak ck 6 ak c0k .
k=1 k=1
Et donc par transitivité : Sc 6 Sb .

4
On a montré, par récurrence, une seule inégalité. Pour la seconde, nous allons exploiter la première.
Notons, pour tout k ∈ Nn , bk = bn − bk , donc la suite bk est positive est strictement décroissante.
Soit (ci ), une permutation de (bi ), alors (ci = bn − bi ) est une permutation de (bi ).
Donc d’après le résultat démontré par récurrence, (comme (bn−k )k est croissante) :
n
X n
X n
X n
X n
X
ak ck 6 ak b0n−k = ak (bn − bn−k ) = ak bn − ak bn−k
k=1 k=1 k=1 k=1 k=1

Donc
n
X n
X n
X n
X n
X
ak bn−k 6 ak bn − ak ck = ak (bn − ck ) = ak ck
k=1 k=1 k=1 k=1 k=1

Et ainsi S−b 6 Sc .

n
X n
X n
X
Pout toute permutation (ci ) de (bi ), on a ai bn−i+1 < a i ci < ai bi
i=1 i=1 i=1
| {z } | {z } | {z }
=S−b =Sc =Sb

. Corrigé de l’exercice 4.4 On considère (ai ) et (bi ) deux suites finies de nombres réels positifs croissantes.
     
n
X n
X n
X n
X Xn Xn Xn Xn Xn
ai × b0j = ai × bj = ai bj = a1  bj  + a2  bj  + · · · + an  bj 
i=1 j=1 i=1 j=1 i=1 j=1 j=1 j=1 j=1


bi + k si i+k 6n
Notons, pour tout i, k ∈ Nn , ci,k =
bi + k − n si i+k >n

ci,j−i si j >i
i.e. pour tout i, j ∈ Nn , bj = (j = i + k ⇔ k = j − i) Donc,
ci,j−i+n si j 6i
   
n
X i
X n
X i
X n
X
ai bj = ai  bj + bj  = ai  ci,n−i+j + ci,j−i 
j=1 j=1 j=i+1 j=1 j=i+1

n
X
= ai (ci,n−i+1 + + · · · + ci,n + ci,1 + . . . ci,n−i ) = ai ci,k
k=1

Donc
n
X n
X X n
n X n X
X n
ai × bj = ai ci,k = ai ci,k
i=1 j=1 i=1 k=1 k=1 i=1

Or, à k fixé, (ci,k ) est aussi une permutation de (bj ), donc d’après l’inégalité de réarrangement :
n
X n
X
ai ci,k 6 a i bi
i=1 i=1

En sommant pour k de 1 à n :
n
X n
X n
X n
X n
X
ai × bj 6 ai bi 1=n a i bi
i=1 j=1 i=1 k=1 i=1

En divisant par n2 :

a1 b1 + · · · an bn a1 + a2 + · · · + an b1 + b2 + · · · + bn
∀ (ai ), (bi ) ∈ (R∗+ )n croissantes : 6 ×
n n n

. Corrigé de l’exercice 4.5 On considère x1 , . . . xn ∈ R+ .


√ x1 x2 · · · xi
En notant m = x1 x2 . . . xn , puis Ai =
n
,
mi
1
(ai ) = (Ak ) ordonnée par ordre croissant et enfin (bi ) tel que bi = .
ai

5
Par conséquent ces suites sont à valeurs positives, (ai ) est croissant et (bi ) décroissante.
On a donc pour toute permutation (ci ) de (bi ),
n
X n
X
ai bi 6 ai ci
i=1 i=1
n
X
Or ai bi = 1, donc ai bi = n.
i=1
Puis avec ci permutation de (bi ) tel que :
1 1 mk mk−1 1
— si bi = = = (k > 2), alors ci = = .
ai Ak x1 x2 · · · xk x1 x2 · · · xk−1 Ak−1
Ak xk
Et donc dans ce cas ai ci = =
Ak−1 m
1 1 m1 mn
— si bi = = = , alors ci = = 1, le dernier bj non considéré.
ai A1 x1 x1 x2 · · · xk · · · xn
x1
Alors, dans ce cas, ai ci = A1 × 1 =
m
n n
X X xk
Ainsi : a i ci = > n.
i=1
m
k=1

√ x1 + x2 + · · · + xn
∀ (x1 , x2 , . . . xn ) ∈ (R∗+ )n n
x1 × x2 × · · · × xn 6
n

. Corrigé de l’exercice 4.6 Les calculs donnent :


n X
X n n X
X n
(a1 b1 + · · · an bn )2 = ai bi aj bj (a21 + a22 + · · · + a2n ) × (b21 + b22 + · · · + b2n ) = a2i b2j
i=1 j=1 i=1 j=1
2
Il faut différencier ces n nombres ajoutés :
ai bj = ck avec la transformation bijective : k − 1 = (i − 1) + n(j − 1)
(division euclidienne de k − 1 par n : i − 1 est le reste, j − 1 est le quotient).
On a : k = 1 ⇔ (i, j) = (1, 1) / k = 2 ⇔ (i, j) = (2, 1) / . . . / k = n ⇔ (i, j) = (n, 1)
k = n + 1 ⇔ (i, j) = (1, 2) / k = n + 2 ⇔ (i, j) = (2, 2) / . . . / k = 2n ⇔ (i, j) = (n, 2)
..
.
k = n2 − n + 1 ⇔ (i, j) = (1, n) / k = n + 2 ⇔ (i, j) = (2, n) / . . . / k = n2 ⇔ (i, j) = (n, n)
Notons donc pour tout k ∈ [[1, n2 ]], dk = ck .
Les deux suites (identiques) (ck ) = (dk ) se rangent exactement dans le même ordre.
Donc pour toute permutation (d0k ) de (dk ) :
2 2
n
X n
X n X
X n
ck d0k 6 ck d k = a2i b2j
k=1 k=1 i=1 j=1

Or avec la permutation : d0k


= d0(i−1)+n(j−1)+1
= aj bi = d(j−1)+n(i−1)+1 ,
0
on a ck dk = ai bj aj bi , avec (i, j) défini par la relation : k − 1 = (i − 1) + n(j − 1).
2
n X
X n n
X n
X n X
X n
ai bi aj bj = ck d0k 6 ck dk = a2i b2j
i=1 j=1 k=1 k=1 i=1 j=1

(a1 b1 + · · · an bn )2 6 (a21 + a22 + · · · + a2n ) × (b21 + b22 + · · · + b2n )

. Corrigé de l’exercice 5.1


. Corrigé de l’exercice 5.2
. Corrigé de l’exercice 5.3
. Corrigé de l’exercice 5.4
. Corrigé de l’exercice 5.5
. Corrigé de l’exercice 5.6
. Corrigé de l’exercice 5.7

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