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Utilisations et analyses des argiles

Le document traite des argiles, définies comme des matières rocheuses naturelles à base de silicates et aluminosilicates, et explore leurs propriétés, méthodes d'analyse, et diverses applications. Les argiles sont essentielles en agriculture, en construction, et dans des usages médicinaux et cosmétiques. Le texte souligne également leur importance dans la formation des sols et leur rôle en tant que barrières aux hydrocarbures.

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Utilisations et analyses des argiles

Le document traite des argiles, définies comme des matières rocheuses naturelles à base de silicates et aluminosilicates, et explore leurs propriétés, méthodes d'analyse, et diverses applications. Les argiles sont essentielles en agriculture, en construction, et dans des usages médicinaux et cosmétiques. Le texte souligne également leur importance dans la formation des sols et leur rôle en tant que barrières aux hydrocarbures.

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Sommaire

I. Introduction ...................................................................................... 2
II. Définition des argiles ......................................................................... 2
III. preparation des échantillons pour des analyses des
diffractométrie ....................................................................................... 4
1) La diffraction des rayons X (D.R.X.) .............................................. 4
2) Analyse thermique différentielle ................................................... 5
3) La spectrométrie d'absorption infrarouge...................................... 5
IV. Determination des minéraux argileux ............................................. 6
V. L’importances et l usage des argiles .................................................. 9
1. importance des argils ................................................................... 10
i. Jardin et champs aux sols argileux, agriculture ......................... 10
ii. . Les argiles, barrières aux hydrocarbures. ................................. 10
2. L’argile, des usages variés ............................................................ 11
a. usages cosmétiques
masque pour le visage bien entendu, seul ou en association avec
d’autres produits naturels (pour réduire le sébum, adoucir la peau,
lutter contre les boutons, lutter contre les cernes, etc.) .................... 11
b. usages santé ................................................................................ 11
c. usages médicinales :.................................................................... 12
VI. CONCLUSION ............................................................................ 12
VII. BIBLIOGRAPHIE ...................................................................... 13

1
Introduction
Ce sujet est particulièrement vaste, car les argiles, on le
verra, constitue une famille de minéraux très diversifiée, et leurs
utilisations, surtout aujourd'hui, sont tout aussi variées. On n'en
indiquera ici que quelques-unes. Mais on peut noter immédiatement que
les argiles, en tant que matériau d'origine des poteries et des briques,
représente sans doute, après la pierre taillée ou polie, et le bois, l'un des
tout premiers matériaux naturels utilisé par l'espèce humaine.
Il nous faudra d'abord définir les argiles, ce qui peut déjà se faire de
plusieurs manières selon que l'on parle d'argiles en tant que minéraux ou
en tant que roches contenant majoritairement lesdits minéraux. La
description des minéraux argileux permettra d'en dégager les principales
propriétés, qui éclaireront les utilisations de ces matériaux. On abordera
ensuite leurs modes de formation, en remarquant que les minéraux
argileux sont exclusivement cantonnés à la partie la plus superficielle de
la croûte terrestre. Ce n'est qu'ensuite que l'on détaillera certains intérêts
des argiles.

I. Définition des argiles


L'argile désigne une matière rocheuse naturelle à base de
silicates et/ou d'aluminosilicates hydratés de structure lamellaire,
provenant en général de l'altération de silicates à charpente
tridimensionnelle, tels que les feldspaths. Elle peut être une matière
localement abondante, très diverse, traitée et/ou raffinée avant

2
emploi, à la fois meuble ou plastique (souvent après addition d'eau)
ou à pouvoir desséchant, absorbant ou dégraissant, voire à propriétés
collantes ou encore réfractaires, pour servir par exemple autrefois
selon des usages spécifiques, souvent anciens, au potier et au
briquetier, au maçon et au peintre, au teinturier et au drapier, au
verrier et à l'ouvrier céramiste.
En réalité, le terme issu du latin argilla peut s'appliquer au
choix à un minéral argileux et à un ensemble de minéraux argileux,
ainsi qu'à diverses roches composées pour l'essentiel de ces minéraux.
Les roches de la classe des lutites peuvent être l'argilite, l'argilolite ou
argilotite, les shales à l'exclusion des schistes métamorphisés. Les
argiles sont des roches sédimentaires clastiques.
Lorsqu'elles renferment du calcaire, trois sous-classes sont
définies entre le pôle argile et le pôle calcaire en fonction de
l'augmentation de la teneur en calcaire : argile calcaire puis marne et
enfin calcaire argileux. Les argiles riches en silice gélatineuse,
soluble dans les alcalis, se nomment gaizes. Le limon ou le lehm
désignent des argiles renfermant des particules siliceuses et
accessoirement des pigments minéraux comme la limonite ou la
goethite. Le lœss est un dépôt de couleur jaunâtre d'origine
paléoglaciaire composé principalement d'argiles et de fines particules
calcaires et [Link] un sens étendu, il s'agit aussi d'un
sédiment composé de particules fines issues de l'altération de diverses
roches, parfois des roches sédimentaires argileuses métamorphisées
en schistes. C'est pourquoi le monde paysan conscient de cette
matière divisée fondamentale pour le développement de la vie par sa
rétention d'eau qualifiait d'argiles au sens générique les limons et les
terres grasses ou dégraissantes, molles ou malléables suivant leur
degré d'humidité, susceptibles de se durcir à sec en plaques qui se

3
rétractent et fendillent au soleil ou bien de libérer au vent ou par
grattage léger de fines poussières de cette matière devenue friable et
cassable, de s'amollir à l'eau et de générer en milieux humides après
tassements répétées des boues colorées plus ou moins liquides, plus
ou moins salissantes, plus ou moins collantes. Il savait que
l'adjonction d'argiles rend plus ou moins rapidement les terres
imperméables, au contraire du sable fin perméable. Une terre
argileuse peut être lourde et compacte, résistante et difficile au
labour, se durcissant en croûtes épaisses parfois plus ou moins
craquelées lors des sécheresses.

II. preparation des échantillons pour des analyses


des diffractométrie
1) La diffraction des rayons X (D.R.X.)
La diffraction des rayons X est une méthode adaptée à
l’identification de la compositionminéralogique des assemblages
argileux. Elle consiste à appliquer un rayonnement d’une
longueurd’onde du domaine des rayons X (entre 0.1 et 10 nm) sur un
échantillon orienté ou non. L’analyse desphases cristallines est rendue
possible grâce aux périodicités de l’arrangement atomique des cristaux.
Les analyses par DRX ont été, soit fournies par le BRGM (données
traitées dans le cadre de laréalisation des cartes d’aléa retrait-gonflement
des départements de la région Midi-Pyrénées), soitréalisées au LMTG.
Elles portent sur des minéraux de référence et sur des sols de la région
Midi-Pyrénées.
Dans le premier cas, la diffraction des rayons X permet une vérification
de la monominéralitéde ces minéraux dits « purs ». Dans le deuxième
cas, la diffraction des rayons X sert deméthode de référence. Elle est

4
utilisée comme moyen de détermination et de semi-quantification
desphases minérales argileuses contenues dans les sols. Dans le but
d’améliorer cette « quantification »des minéraux argileux, les analyses
par DRX réalisées au LMTG sont associées aux données dechimie des
éléments majeurs.
2) Analyse thermique différentielle
On mesure la variation du comportement de l'argile pendant
sa cuisson de 0 à 1000°C, soit en analyse thermique gravimétrique
(A.T.G.), soit en analyse thermique différentielle (A.T.D.).
A.T.G. : courbe de perte de poids, mesurée par micro-balance.
Pour la kaolinite :
0 - 200°C --> départ eau en surface du minéral
450 - 550°C --> départ eau "structurale" = OH des octaèdres Al (OH)3.
A.T.D. : courbe de variation de température de
l'argile par rapport à un oxyde "inerte »
-pics endothermiques = réaction
avec absorption de chaleur
-pics exothermiques = réaction avec
émission de chaleur.
La kaolinite montre deux pics
endothermiques : vers 100°C = départ d'eau de
surface, et vers 550°C = départ des OH
structuraux, et un pic exothermique : vers
950°C = recristallisation en un nouveau silicate, la Mullite.
Ces deux réactions, endothermique à 550°C et exothermique à 950°C
caractérisent la kaolinite.
3) La spectrométrie d'absorption infrarouge

5
Certaines bandes (fréquences) des rayons infrarouges sont
absorbés par certains éléments du réseau cristallin.
Les valeurs en fréquence de ces bandes sont caractéristiques du
minéral.
Pour la kaolinite :
Bandes de liaison Al-OH vers 3700, 3660 et 3625 cm-1
Bandes de liaison Si-O vers 1100, 800-760, 460-435 cm-1
Bandes de liaison Al-OH vers 1000 et 920 cm-1.

III. Determination des minéraux argileux


Les minéraux argileux sont constitués de silicium,
d'aluminium, d'oxygène et d'ions hydroxyles OH, organisés en
couches, de deux types selon que les oxygènes ou hydroxyles sont
associés en tétraèdre ou en octaèdres. Les couches de tétraèdres sont
dominées par Si 4+ et O- (figure-3-). Celles d'octaèdres sont dominées
soit par Al3+ (= couches di octaédriques, 2 atomes suffisent pour

6
occuper les 6 sites des sommets de l'octaèdre) et OH-, soit par Mg2+(=
couches trioctaédriques,3 atomes de magnésium sont nécessaires à
l'équilibre des charges des octaèdres).
Les couches d'octaèdres et de tétraèdres s'accolent selon des plans, par
mise en commun d'O et d'OH, d'où la structure en feuillets séparés par
des espaces interfoliaires.
Du fait de possibles substitutions partielles de Si4+ par Al3+ dans les
tétraèdres, de Al3+ par Mg2+, Fe2+ou Fe3+, dans les octaèdres, il peut
apparaître des déficits de charges positives, déficits qui sont alors
compensés par l'insertion de cations ou d'eau dans les espaces
interfoliaires.
De tout cela découle une formule générale conventionnelle des
minéraux argileux, du type :
Si4-x Alx) O10 (Al2-y Mgy) (OH)2 ) Kx+yCouche tétraédrique couche
octaédrique cation compensateur

Figure-3- Structure tétraédrique du Silicium figure-4- : Structure octaédrique de Al(OH)6

Les argiles sont classées selon différents paramètres. La


combinaison des feuillets assemble une couche octaédrique à une
couche tétraédrique T/O ou 1/1 (exemple du Kaolin) (figure-4-). Les

7
feuillets peuvent également s’assembler selon une couche octaédrique
prise entre deux couches tétraédriques T/O/T ou 2/1 (cas de l’Illite)
(figure-6-). En fonction du lieu et du type de formation, le nombre de
feuillets formant le cristal d’argile est variable, pouvant aller d’un à
plusieurs dizaines (figure-7-). Le cation présent au centre de l’octaèdre
peut varier. Les feuillets sont unis entre eux par des ions. La charge de
ces ions plus ou moins forte modifie les propriétés des argiles. L’espace
interfoliaire peut renfermer différentes matières (eau, ions, impuretés,),
caractérisant les argiles

Figure-5- : Feuillet T/O figure-6- :Feuillet T/O/T

8
Figure-7- : Structure de différentes argiles

Le silicium, minéral à la base de la structure de l’argile, est


également un oligo-élément à la base de la structure du corps humain.
Indispensable à notre organisme, cet élément, qui est le deuxième
élément de la croute terrestre (28%), est présent dans la composition de
nombreux tissus. Avec l'âge la concentration en silicium diminue, il faut
donc, pour prévenir certaines pathologies, consommer par voie orale du
silicium. La composition riche de l'argile en fait un formidable
réservoir. L’ensemble des roches contenant du silicium, associé à des
molécules d’oxygène sous forme de silice puisque jamais pur, sont
appelés silicates. Le silicium est le 14e élément du tableau périodique
des éléments de Mendeleïev. Il est placé dans la 4e colonne, sous le
carbone et au-dessus du germanium et à la 3e ligne avec le sodium, le
magnésium, l’aluminium à sa gauche et le phosphore, le soufre, le
chlore et l’argon de l’autre côté. Les constituants de l’argile sont donc
voisins dans le tableau de Mendeleïev (figure-8-), tous les éléments de
la 4éme colonne possèdent la même réactivité chimique de part la
présence de 4 électrons sur la couche électronique périphérique, la seule
couche à intervenir dans les réactions chimiques. Ils vont donc capter ou
rejeter des électrons pour arriver au nombre de 8 afin de trouver une
stabilité. Les éléments de la 4eme colonne sont particuliers dans le sens
où ils ont le choix entre perdre ou capter 4 électrons pour arriver à une
couche périphérique de 8 électrons. Ces éléments vont donc former
quatre liaisons pour être stables.

IV. L’importances et l usage des argiles


Parmi tous les matériaux naturels que nous trouvons sur la
face de la Terre, les argiles sont parmi les plus fascinants. La fertilité du
sol est déterminée en grande partie par la présence d’argile. Au-delà de

9
son importance agricole, l’argile est utilisée depuis des millénaires en
tant que matériau de construction (briques), pour la poterie, les soins du
corps (masques et bains de boue) et même pour des utilisations
médicales ; encore aujourd’hui il est possible d’acheter des produits
d’argile à consommer.
1. importance des argils
i. Jardin et champs aux sols argileux, agriculture
Les argiles peuvent être modélisées comme des
colloïdes constituées de fines particules (micelles) portant chacune une
charge électrique de même signe en suspension dans un milieu, l'autre
colloïde du sol étant l'humus. Ces deux éléments s'associent grâce en
particulier à l'action des lombrics pour former le complexe argilo-
humique qui est la base du système permettant aux racines des plantes
de puiser les éléments nourriciers du sol (cf. double-circuit descendant
et ascendant de la sève).
ii. . Les argiles, barrières aux hydrocarbures.
Les compagnies pétrolières, dans leurs prospections,
accordent une grande importance à la localisation des bancs argileux
dans les séries sédimentaires : en effet, ces couches peuvent
correspondre à des roches-mères de pétroles ou de gaz (issues d'une
boue riche en matière organique déposée en conditions anoxiques ou
hypoxiques), mais, surtout, elles représentent d'excellentes roches de
couverture, c'est-à-dire des couches imperméables, susceptibles d'avoir
stoppé les hydrocarbures lors de leur remontée depuis leur roche-mère
sous-jacente, (du fait de leur faible densité).L'imperméabilité des roches
argileuses s'explique facilemen par la compaction subie lors de la
diagénèse, qui aligne les feuillet des minéraux argileux, d'où une fort
réduction de la porosité de la formation. Les particularités des argile
expliquentaussi les critères définis pour les localiser sur les sondages.

10
2. L’argile, des usages variés
a. usages cosmétiques
masque pour le visage bien entendu, seul ou en association avec
d’autres produits naturels (pour réduire le sébum, adoucir la peau, lutter
contre les boutons, lutter contre les cernes, etc.)
masque pour les cheveux (pour les revitaliser, les adoucir, etc.)

b. usages santé
comme cataplasme ou dans le bain contre les crampes, les
rhumatismes, la fatigue .en usage interne avec précautions pour

11
soigner un mal de gorge, certains problèmes intestinaux ou des
crampes d’estomac, sans chercher à remplacer un traitement suivi par
un médecin .
c. usages médicinales :
Différents types d'argiles (verte, blanche et rouge
principalement), notamment pour leurs propriétés couvrantes et
adsorbants, sont utilisés pour leurs propriétés thérapeutiques (en cas de
lésions, d'infections, d'aérophagie, etc.). Les Smectites sont utilisées
pour calmer les muqueuses intestinales ou dermiques irritées.
La terre-argile est un terme ésotérique associé notamment à
l'emploi de l'argile pour ses propriétés thérapeutiques.
La géophagie (consommation de terre argileuse) est courante chez
certaines espèces de Psittacidés, ici dans le parc national de Yasuni en
Équateur.

V. CONCLUSION
A travers ce devoir, on a pu mettre en évidences les
singularités des argiles, tant sur les plans structuraux et génétiques que
pour les bénéfices que l'Homme peut tirer de leur exploitation.

12
Sur le plan géologique, leur localisation spécifique dans le domaine
superficiel de la planète, et leur sensibilité aux paramètres des milieux
(cf. les argiles des sols), en fait des marqueurs de choix des
environnements actuels ou passés, que ne surpasse dans ce rôle que les
organismes actuels ou fossiles.
Sous des aspects plus pratiques, si l'emploi des argiles en tant que
matériaux de construction de base tend à diminuer dans les sociétés
industrialisées, elles représentent encore une matière première aux
usages multiples, certains tous récents (dans l'industrie chimique par
exemple). De plus, on s'y intéresse actuellement pour leurs capacités à
piéger les métaux lourds et pour leur imperméabilité, et par conséquent
pour leur emploi dans le stockage de déchets hautement toxiques ou
radioactifs, ou, plus simplement, pour éviter le lessivage des fluides,
issus de l'évolution d'une décharge d'ordures, susceptibles d'aboutir à la
pollution des nappes phréatiques ou des alimentations urbaines.
Mais leurs usages se sont maintenant multipliés, du fait de leur diversité
naturelle bien sûr, mais aussi grâce à la possibilité actuelle
de synthétiser artificiellement des matériaux argileux aux propriétés
contrôlées.

VI. BIBLIOGRAPHIE
[Link]
[Link]

[Link]
[Link]#toc34

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