Gisements des Minéraux Utiles : Notions Clés
Gisements des Minéraux Utiles : Notions Clés
Un minéral est une substance naturelle qui présente les caractéristiques suivantes :
•Solide et plus ou moins homogène
•D'origine inorganique
•Composition chimique bien définie
•Propriétés physiques et chimiques constantes
Les minéraux sont les principaux constituants des roches et des minerais.
Bien que l'on connaisse environ 4 000 minéraux, seuls quelques-uns entrent de
manière significative dans la composition des roches.
La Classification des minéraux
Carbonates,les
1
Eléments natifs
or natif, argent
5 nitrates borates
natif, diamant, la calcite, le borax, la
graphite, etc. sidérose, etc.
Les silicates
4 Oxydes et hydroxydes 8
l’hématite, la magnétite, le quartz, le microcline,
etc.
la goethite, etc.
Galène avec chalcopyrite, Pyrite, Sphalérite
2-La paragenèse :
désigne l'association de minéraux formés sous les
mêmes conditions physiques et chimiques, au cours du
même processus géologique. Quelques exemples :
•Gisements exogènes : dépôts de gypse (CaSO4H2O),
sel gemme (NaCl), sylvine (KCl)
•Roches magmatiques : quartz, feldspaths, muscovite
Dans les gisements hydrothermaux, plusieurs paragenèses coexistent, révélant des périodes successives de formation
3. Le Minerai
Un minerai est un agrégat minéral contenant des éléments
valorisables en proportion suffisante pour justifier son
exploitation industrielle.
•Minerai simple : contient un seul élément ou minéral
(ex. : minerai de fer, graphite)
•Minerai complexe : renferme plusieurs éléments
métalliques ou minéraux (ex. : Pb, Zn, Cu, Ag ou quartz,
Bauxite du plateau de Limbiko, CBG feldspath, mica)
secteur
accumulé
substance minérale
4- Le Gisement processus géologiques
de Minéral Utile la qualité, la quantité et les conditions
de gisements
exploitation industrielle
Les facteurs liés au gisement sont : la situation géographique, le mode d’exploitation, les coûts métallurgiques
Gts résiduels
Gts d’altération
Gts d’infiltration
Gts exogènes Gts détritiques
Gts sédimentaires Gts chimiques
Gts biochimiques
Gisements métallifères
Gts des métaux rares : Sn, W, Mo, Co, Hg, Bi, Zr, Cs, Nb, Ta
Gts des métaux dispersés : Sc, Ga, Ge, Rb, Te, Cd, Hf, Re
Nids
Corps isométriques
Poches
Stockwerk
Corps tubulaires les dykes, les colonnes, les cheminées et les pipes
A- Les corps isométriques
Ils constituent des accumulations des substances minérales des dimensions égales ou
presque égales suivants toutes les directions. Ce sont : les stocks (amas), les nids, les
poches et les Stockwerks.
1- Les stocks (ou amas) de minerai : sont des gisements des dimensions plus ou moins
isométrique des substances minérales homogènes ou presque homogène. Les stocks ont des
dimensions des dizaines ou centaines de mètre. Exemple : les gisements de sel gemme.
2- Les Nids : sont des corps des matières utiles plus ou moins isométriques de dimensions autour
de 1m, maximum quelques mètres. Exemple : les nids des chromites les nids de plomb et zinc
3- Les Poches ou sacs : sont des corps plus ou moins isométriques spécifiques au
gisement de bauxite de type Karst.
4- Les Stockwerks : sont des corps relativement isométriques de roches renferment des
veinules chargées de substances minérales utiles.
B- Les corps tabulaires (ou corps plats)
Les corps tabulaires sont des corps de matières utiles qui ont (2) dimensions allongées
et une (3ème) dimension courte. Ce sont les couches et les filons.
1- les couches : les couches sont des corps de matières utiles typiques aux gisements
sédimentaires. Généralement les couches ont une grande longueur atteignent quelques Km.
L’épaisseur est assez variable. Des veinules à quelques centaines de mètres (m).
Exemple : l’épaisseur du gisement des sels de SOUKAMSK (en Sibérie) est de 500 m.
Simples : contient pas d’intercalations des roches
Les couches peuvent être
Complexes : il existe des roches intercalées
La longueur des filons varie beaucoup, des petits courts de 1 m jusqu’à une extension de 200 km.
Certains filons peuvent être à faible profondeur de la surface terrestre, tandis que d’autres sont
exploités jusqu’à 1500 m de profondeur.
D’après la morphologie des détails on distingue :
b- Le filon en chambre : il se caractérise par des renflements plus grands qui ressemblent à
des amas volumineux enfilés sur le joint conducteur.
c- Les filons en selle : ils se reforment pendant l’accumulation de la substance minérale dans
les charnières des plis.
d- Le filon lenticulaire : il se forme suite à la déformation d’un filon normal dans les schistes
cristallins.
e- Les filons parallèles : ils sont caractérisés par la présence de plusieurs filons ayant même
direction et même sens d’inclinaison.
f- Les filons conjugués : ce sont des filons qui ont même direction mais des inclinaisons
. différentes.
g- Filons à disposition radiale : ce sont des filons qui ont même sens d’inclinaison mais des
directions différentes.
h- Les filons en échelle (échelons) : ce sont les filons qui remplissent les cassures transversales
dans les couches ou dykes ou roches cassantes. La longueur de ses filons est limitée par
l’épaisseur des dykes.
i- Les filons type queue de cheval : est un filon simple qui se remplit à la partie terminale.
Exemple : le gisement de butte à Montana aux USA
Les corps tubulaires sont allongés d’après l’axe vertical qui, en section horizontale, ces corps
ont un contour circulaire, elliptique ou irrégulier.
Ils sont représentés par les colonnes, les cheminés et les pipes des minerais.
La hauteur d’une colonne varie de dizaine aux centaines de mètre rarement elle dépasse 1000
mètres. Le diamètre est de dizaine de mètre rarement il atteint 100 mètres.
Les colonnes, cheminées et pipes sont caractéristiquement aux gisements métasomatiques ils se
rencontrent également dans les gisements magmatiques purs.
A- Textures
B- Structures
A- TEXTURES
I- Définition
C’est le mode de disposition dans l’espace des associations minérales
La mégatexture Observée Affleurements
2- Structure le développement des gros grains minéraux au sein d’une masse à grains
hétérogranulaire fins ou inversement.
On distingue : S. porhyrique, S. poecilitique et la S. porphyroblastique
3- Structure lamellaire se distingue par la forme de lamelles de tous les grains de la
masse minérale
4- Structure zonale ou constituée par l’alternance zonale des bandes de minéraux apparus
concentrique du fait de leur dépôt successif ou de substitution aux minéraux
formés antérieurement par des nouveaux minéraux
Exemples de gisements :
a. Les gisements de diamant, disséminés dans les Kimberlites sont communs à Kimberly, à
Yakoutie.
b. Les gisements de platine (à l’état natif) disséminés dans les dunites en Oural, en Afrique du
sud.
c. Les gisements de chromites disséminés dans les dunites et les péridotites sont communs en
Oural, à Bushveld (Afrique du sud), en Roumanie, au Philippine, en Zambie.
d. Les gisements de magnétite, associés aux syénites, sont communs à Kiruna (Suède).
e. Les gisements de Pyrite et de Pyrrhotine-nickelifère : associés aux Gabbros et aux norites
sont connues à Norvège.
2. Les gisements magmatiques purs tardifs
les gisements magmatiques purs tardifs représentent des concentrations des matières
utiles qui se sont formés après la cristallisation à peu près intégrale des silicates qui
entrent dans la constitution de la roche mère.
La morphologie des gisements tardifs est sous forme de Dykes, de sills ou d’accumulation
irrégulière.
Exemples de gisements :
- Les gisements de chromite associé aux roches basiques et ultrabasiques sont connus en Oural,
au Caucase, en Afrique du sud, en Finlande, aux USA, en Inde.
- Les gisements de titanomagnétite sont associés aux norites-anorthites. Ils sont connus en
Oural, en Afrique du sud, au Canada, en Australie, en Inde, aux USA.
- Les gisements d’apatite-magnétites : associés au syénite. Ils sont connus à Kiruma en Suède, à
Marcado (au Mexique) à Algassobo (au Chili), à Adirordacs (USA).
3. Les gisements magmatiques purs de liquation
J.H. L. Vogt à démontrer qu’une fusion des silicates est miscible à des températures élevées
supérieures à 1600°C avec une fusion de sulfure de fer, de nickel et du cuivre. Par abaissement
de la température a lieu le processus de liquation par lequel les sulfures se séparent
graduellement des silicates.
D'après les données expérimentales, la pression au début de la formation des pegmatites pouvait
atteindre entre 800 MPa et 500 MPa, avant de diminuer progressivement pour atteindre une
valeur comprise entre 100 MPa et 120 MPa en fin de processus.
La formation des pegmatites se produit sur une large plage de températures. La présence de
biotite, cristallisant entre 760°C et 500°C, constitue une preuve de ces conditions. Les premières
émanations de quartz apparaissent entre 600°C et 500°C, tandis que la muscovite se forme entre
500°C et 435°C. Quant au béryl, sa cristallisation s'étend de 500°C à 400°C."
II- Classification
Le quartz, le feldspath et le mica forment des gisement exploitables seulement aux pegmatites.
- Hypothèse de A. Fersman
pegmatites se sont formés pendant la cristallisation de la fusion
résiduelle.
- Hypothèse de A. Zavaritski
Dans l’Archéen les pegmatites sont en Russie, en Australie Ouest, en Inde, en Afrique du Sud ;
Au Protérozoïque les pegmatites sont connues en Sibérie, en Afrique centrale, sur les
plateforme d’Amérique du Nord et du Sud, en Norvège, en Australie du sud-ouest.
Les pegmatites du cycle Baïkaliens (Protérozoïque supérieur PR3 et Ordovicien inférieur O1), en
Sibérie, en Afrique Occidentale, au Madagascar, en Australie centrale.
Au cycle Calédonien (Cambrien-Silurien) appartiennent les pegmatites du Sahara, du Maroc, de
l’Asie Centrale et du Brésil.
Au cycle Hercynien appartient les pegmatites d’Europe et d’Asie
Au cycle Cimmérien (T-J) appartient les pegmatites des montagnes rocheuses et des Andes
d’Amériques.
Les pegmatites les plus jeunes sont du cycle Alpin. Elles sont connues en Autriche, Albanie,
Grèce, Bulgarie, Italie et ex Yougoslavie etc.
V- Exemples de gisements
L’importance économique des pegmatites est remarquable, elles montrent une grande variété en
minéraux rares principalement des silicates, des phosphates et des oxydes qui sont souvent
propres à leurs processus de formation.
- Le quartz qui forme le gisement exploitable au Brésil, au Madagascar, au Mexique,
- L’Orthose, forme des gisements en Ukraine, en France, aux USA, en Russie.
- La Muscovite, forme des gisements au Brésil, aux USA, en Roumanie, Russie, etc.
- Le Spodumène, est connu en Russie, en Californie, au Canada, en France, en Roumanie, etc.
- Le Thorium, et les terres rares sont connus en Inde, au Brésil, aux USA, en Russie.
- Le Niobium et Tantale (Nb-Ta), sont connus en Australie, Nigeria, au Maroc, en Russie.
- La Topaze, la tourmaline sont connus en Oural et Sibérie, en Egypte, au Sri Lanka.
- La Cassitérite (étain) se rencontre en France en Indonésie, en Malaisie, au Nigéria .
- La scheelite (minérale de wolfram) est connue aux USA et en Algérie.
- L’Uranium est connu à Madagascar.
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Gisements des Minéraux Utiles
Chapitre VI : Gisements contacto-métasomatiques
Le métasomatisme de contact c’est l’ensemble des transformations provoquées par les effets
combinés de la chaleur et des actions chimiques des substances volatiles.
Endocontact Intrusion
L’auréole de contact se compose de 2 parties
Exocontact Roches encaissantes
Les skarns sont des roches à grains grossiers composées de silicates calciques d'Al, Fe, Mg ou
Mn. Elles se forment par un processus de remplacement métasomatique principalement siliceux
des roches carbonatées au contact d’une intrusion.
Les gisements en Skarns n’encadrent pas de façon continue les intrusions. Les gisements
skarniens se forment à l’endroit où le contact magmatique recoupe les roches favorables à la
skarnification.
Tous les chercheurs s'accordent à associer les skarns aux intrusions hypo-abyssales, situées à
faible profondeur (1 000 à 2 000 m), et à noter leur absence dans le cas des roches abyssales.
II- Types de Skarns
D’après la composition des roches originelles qui ont données naissance aux Skarns on distingue
trois (3) types :
1- Les Skarns calcaires : qui se forment par substitution aux calcaires. C’est le type de Skarns
le plus répandu.
3- Les Skarns silicatés : c’est les plus rares. Ils se forment par substitution des roches par
composition silicatée (granodiorite, syénite, etc.).
III- Types de gisements skarniens
Les gisements en skarns se développent aussi bien dans l’endocontact que dans l’exocontact
engendrant les endoskarns et les exoskarns.
Les endoskarns : ce sont des gisements en skarns qui se forment par substitution
métasomatique aux roches périphériques de l’intrusion (portions marginales).
Les exoskarns : constituent des gisements en skarns qui se disposent au sein des roches en
contact direct avec l’intrusion.
IV- Exemples de gisements
1. Les gisements de fer : sont connus en Oural, aux USA, en Norvège, en Suède, en Pologne,
en Roumanie, en Chine, en Australie, au Japon etc.
2. Les gisements ferro-cobaltifères : sont très rares. Ils sont connus au Canada, en Angleterre,
aux USA, en Namibie etc.
3. Les gisements de Cu : aux USA, au Mexique, au Canada, au Pérou, en Bolivie, etc
4. Les gisements de Wolfram : aux USA, au Canada, en Chine, au Japon, etc
5. Les gisements de Mo : sont connus au Maroc, au Chilie, au Brésil, en Iran,
6. Les gisements de Pb et Zn : se rencontrent aux USA, en Chine, en Afghanistan, etc
7. Les gisements d’or : sont connus aux USA, au Brésil, au Mexique, en Russie.
8. Les gisements d’étain : se rencontrent en Allemagne, en Russie, en Chine
9. Les gisements de Th et d’U : Sont connus au Canada, au Maroc, au Madagascar
[Link] gisements de Bore : se rencontrent en France, en Roumanie, en Russie, etc.
11. Les gisements de phlogopite : sont exploités en Russie, au Canada, au Sri Lanka
12. Les gisements d’asbeste : sont exploités en Sibérie, en Afrique d sud, aux USA.
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Gisements des Minéraux Utiles
Chapitre 7 : Gisements hydrothermaux
Donner les sources d’eau, le transport des composant utiles et le chimisme des
solutions hydrothermales
4- L’eau atmosphérique
3- L’eau de mer
1- L’eau magmatique
III- Transport des composants utiles
Le transfert des composants utiles depuis leur lieu d’origine jusqu’à leur lieu de dépôt demeure
une question non résolue. Plusieurs hypothèses ont été avancées, parmi lesquelles nous retenons
les suivantes :
Les composants utiles seraient transportés sous forme ionique ; la cristallisation interviendrait
progressivement à mesure que la température diminue et que la concentration augmente.
Toutefois, cette hypothèse se heurte à une difficulté majeure : la très faible solubilité de la plupart
des minéraux hydrothermaux
La solubilité des composants minéraux est des millions de fois plus élevée sous forme colloïdale
que sous forme véritable.
Cette hypothèse se heurte aux obstacles suivants :
- Les solutions colloïdales sont très sensibles aux modifications des paramètres physico-
chimiques du milieu.
- Les particules colloïdales sont plus grandes que les ions, atomes, molécules.
En 1933, l'Américain W. Lindgren a montré que la solubilité des sulfures alcalins doubles est
largement supérieure, ce qui explique, pour certains métaux, la formation de gisements de
minéraux utiles.
4- Le transport sous forme de complexes ioniques
Les complexes ioniques se composent d’un atome central chargé positivement, entouré de
nombreux ions négatifs ou de molécules. Selon Barton, ces complexes peuvent être plusieurs fois
plus solubles que les ions simples
Les sources d’information sur la chimie des solutions hydrothermales sont les suivantes :
Les inclusions fluides observées dans le quartz hydrothermal indiquent que ces solutions sont
généralement proches de la neutralité, avec un pH compris entre 4,3 et 8,6.
Par ailleurs, certains chercheurs soutiennent que le pH des solutions tend à diminuer avec
l’élévation de la température et l’augmentation de la pression.
Par Exemple : pour 100°C et une pression de 0,1 MPa le pH est égal à 6,1 ;
Pour la température égale 218°c et une pression de 2,3 Mpa, le pH est égal à 5,7.
D’autres chercheurs concidèrent que les solutions ont un large intervalle d’alcalinité et de
l’acidité avec le pH 5 à 10.
V- Altérations hydrothermales
La roche encaissante des gisements
hydrothermaux sont généralement altérés par les
solutions hydrothermales avec lesquels elles sont
en contact.
[Link]ération silicique :
caractérisée par la formation
de minéraux tels que quartz,
silice et calcédoine.
W. lindgren en 1907 a classifié pour la première fois les gisements hydrothermaux d’après la
tempéraure du phénomène et la profondeur de genèse. Il a distingué trois (3) grandes classes de
gisements hydrothermaux.
Ils se forment à grande sous haute pression et tension élevée (500°C – 300°C). Ils apparaissent
associés aux roches intrusives (granites, granodiorites, monzonites).
La profondeur de formation de ses gisements sont grandes puisqu’ils sont exploités à des
profondeurs supérieurs à 3000m ils ont été apporté à la surface par des processus hydrogéniques
et d’érosion. Ils sont plus abondants dans les roches précambriennes (schistes cristallins) ; ils se
localisent au voisinage des intrusions.
Exemples de gisements :
- les filons de quartz cassitérite : sont exploités et en France, Russie, Angleterre, etc.
- Les filons de quartz avec la Molybdènite : sont exploités en Sibérie, à Climax au Colorado,
en Norvège etc.
- Les filons de quartz aurifère: sont exploités à Collar (Inde), en Morrovelho (Brézil),
Porcuppine (Canada), à Motherlode (Californie) etc.
- Les filons de quartz Chalcopyrite : sont éxploités en Kouwad (Kazakstan), à Almalik
(Ouzbékistan), à Kadjawan (Arménie), aux USA, au Canada, etc
- Les filons de Plomb-zinc : sont rares. On les rencontre à Broken Hill (Australie).
2- les gisements mésothérmaux
Il se forment en moyenne profondeur sous haute pression et température moyenne (300 à 200°C).
Ils sont les plus importants des gisements hydrothermaux étant en même temps les plus
nombreux et les plus variés parmi les 2 autres classes. Ils se forment à des profondeurs autour de
3000m.
Les minéralisations sont localisés dans les roches magmatiques, métamorphiques et
sédimentaires.
Exemples de gisements :
- les gisements d’or : sont exploités à Bérezovsk (en Oural), à Bendingo (Australie), à Mother
Lode (Californie).
- Les gisements de cuivre : sont eploités à Butte (Montana), Kounrad (Kazakhstan), à
Allawerdi (Arménie).
- Les gissements d’uranium et de radium avec du cobalt, du nickel et Bismuth et argent :
sont exploités en RDC, à [Link]èque, au Canada.
- Les gisements de sidérite (Fe) : Sont exploités en Autriche, en Oural, en Allemagne
- Les gisements de barytine avec ou sans fluorine : Sont exploités en Roumanie et Russie.
- Les gisements Plomb-zinc : Sont exploités au Caucase (sardon) Freiberg (Allemagne), en
Missouri (USA), en Sallair (Russie) ;
Ils se forment à faible profondeur sous pression modérée et température basse (200°c à 50°c). Ils
sont répandus dans les régions à activités volcaniques récentes (tertiaire). Ils sont localisés dans
les roches effusives (andésites, dacites, rhyolites, …à chercher). S’ils sont nombreux on les
rencontre dans les roches environnantes (sédimentaires, métamorphiques et intrusives).
Exemples de gisement
- Les gisements d’or : Ils sont exploités en Roumanie, à Cripple Creek (USA) précissement à
Belaro Gora (Siberie) ;
- Les gisements de mercure : Sont explités en Espagne (Almadin), En Idria (Autriche), à Avala
(ex. Yougosavie) au Dombass (Russie).
- Les gisements d’antimoine : sont exploités en Hunan (Chine), à Ilba (Roumanie), à Allémont
(France) et en Afrique du sud.
- Les gisements d’argent : sont exploités à Veta Madre et Pachuca (au Mexique) ; au Colorado
et Nevada (USA), à Sardaigne (Italie).
- Les gisements de cuivre : sont exploités en RDC, en Zambie, au Lac Supérieur USA;
- Les gisements de plomb-zinc : sont exploités en Roumanie, Pologne, Kazakhstan.
LICENCE 3 GENIE GEOLOGIQUE/ MINIER
Gisements des Minéraux Utiles
Chapitre 8 : Gisements métamorphogènes
I- Caractéristiques
II- Age géologique
III- Classification
I- Caractéristiques
Les gisements métamorphogènes désignent l’ensemble des concentrations de minéraux utiles
résultant des transformations métamorphiques affectant les roches ou des gisements préexistants.
Parmi les formes des corps des gisements métamorphisés nous avons : les couches ou strate, les
lentilles et les filons.
Les dimensions de ses corps sont le plus souvent considérables variant des 1ers kilomètres aux
1ères centaines de Km avec des épaisseurs jusqu’au centaine de mètre.
Les associations minérales caractéristiques du processus métamorphogènes sont celles du faciès
métamorphique, car le métamorphisme est capable d’anéantir les minéraux et les GMU
radicalement en les transformant et en créant des nouveaux types.
Les minéraux et minerais sensibles à haute température sont plus enclins (sensibles) à la
disparition.
Les gisements métamorphogènes d’origine locale peuvent avoir des âges très divers depuis l’âge
le plus ancien jusqu’à l’âge le plus récent.
Parmi les gisements du métamorphisme régional prédominent nettement les gisements d’âge
Précambrien (AR, PR). Dans certaines régions du globe sont connus des gisements
métamorphogènes d’âge Paléozoïque inférieur.
- Les gisements de marbre : formés par transformation des calcaires (plus rare que le diamant)
sont très cher et c’est la pierre de parement ;
- Les gisements de schistes ardoisiers : formés à la suite de métamorphisme peu intense des
schistes argileux (Guinée à Labé) ;
Il se sont des gisements qui ont été transformés simultanément avec les terrains encaissants.
Les gisements métamorphisés se divisent en (2) sous-groupes :
Les gisements métamorphisés au contact et les gisements métamorphisés régional
Les transformations produites sous l’effet thermique des intrusions sont d’ordre minéralogique.
Ils se trouvent tous dans les terrains métamorphiques Précambrien, ces gisements sont :
- les gisements de fer : qui sont très répandus dans les terrains précambriens et sur toutes les
plateformes du globe terrestre.
Les gros gisements de fer se trouvent dans les plateformes. Dans ses minerais se rencontre la
majeure partie des réserves mondiales de fer (80% des gisements métamorphisés).
Ils sont représentés par les quartzites ferrugineux ou itabirites (retrouvés pour la première fois au
Brésil dans la région Itabira).
Ces gisements sont connus en Russie, aux USA, Canada, au Brésil, en Chine, en Australie, en
Afrique du sud, en Inde, en Corée du nord, en République de Guinée (Simandou, Nimba,
Faranah, Forécariah), etc.
- Les gisements de manganèses : sont connus en Inde, Brésil, Roumanie, Afrique du sud ;
- Les gisements d’or avec ou sans uranium : sont connus en Afrique du sud (Wit waterstand),
au Ghana, au Gabon, en Tanzanie, en Inde, au Canada, etc.
A- GISEMENTS D’ALTERATION
La croûte d’altération est une formation géologique continentale spécifique qui se développe sous
l’influence des agents atmosphériques et biologiques.
Selon Vernadsky, la croûte d’altération est une enveloppe thermodynamique caractérisée par une
basse température et une faible pression.
La limite inférieure de cette enveloppe coïncide avec le niveau piézométrique qui se situe environ
60 à 100m rarement jusqu’à 200m et dans les cas de fissuration jusqu’à 1500m.
Les gisements d’altération se forment sous l’action combinée des agents et facteurs d’altération.
I- Agents d’altération
Les principaux agents d’altération sont : l’eau, l’O2, le CO2, les organismes, les acides, la
température.
1- L’eau
2- L’oxygène
L’oxygène joue un rôle essentiel dans la formation des croûtes altérées. L’oxydation dépend d’un
fort potentiel en oxygène, lequel diminue avec la profondeur. Ainsi, les minéraux formés en
profondeur, pauvres en oxygène, s’oxydent lorsqu’ils remontent à la surface.
3- Le gaz carbonique
Le dioxyde de carbone joue un rôle actif dans les processus d’oxydation, en transformant
certains silicates en carbonates. Cette transformation peut impliquer le CO₂ atmosphérique ainsi
que celui dissous dans l’air.
4- Les acides minéraux et organiques
Ces acides intensifient la désintégration des roches. Parmi les acides minéraux, le plus important
est l’acide sulfurique, produit par l’oxydation des sulfures. Les acides organiques, quant à eux,
sont principalement représentés par les acides humiques, issus de la décomposition des débris
végétaux à la surface du sol.
5- Les organismes
Les organismes vivants accentuent le processus d’altération des roches. Ce sont principalement
les végétaux et les bactéries qui contribuent à leur transformation, notamment à proximité de la
surface terrestre.
6- La température
La température, bien que peu variable dans l’écorce d’altération, joue un rôle important dans la
décomposition des roches. Elle influence la vitesse des réactions chimiques, notamment
l’hydrolyse, dont la cadence peut doubler ou même être multipliée par 2,5 pour chaque
augmentation de 10 °C. Cette élévation favorise aussi le lessivage des composés solubles.
II- Facteurs d’altération
La formation des croûtes d’altération contenant des minéraux utiles dépend de plusieurs facteurs
naturels, notamment le climat, le relief, la composition des roches en place, les conditions
hydrogéologiques, ainsi que la durée du processus de formation
1- Le climat
Les principaux facteurs climatiques influençant la désintégration des roches en place sont la
température de l’air et du sol, ainsi que la quantité des précipitations.
Les climats les plus favorables à la formation des croûtes altérées renfermant des gisements de
minéraux utiles se rencontrent dans les régions tropicales, où règnent des températures élevées
toute l’année et une humidité du sol durable sur de longues périodes.
2- Le relief
Les conditions idéales pour la formation des gisements d'altération se rencontrent dans les zones
de moyennes montagnes à relief de plateaux, où l'infiltration des précipitations jusqu’au niveau
piézométrique est assurée, favorisant un échange actif des eaux.
3- La nature des roches en place
Les roches ultrabasiques et basiques où prédominent les minéraux fémiques se décomposent plus
vite que les roches acides et constituent la croûte d'altération le plus facilement.
4- L’hydrogéologie
Les gisements d'altération se forment dans la zone d'aération, située au-dessus du niveau
piézométrique. Leur développement dépend fortement du degré de perméabilité des roches aux
eaux atmosphériques s'infiltrant depuis la surface vers les profondeurs.
5- La durée de formation
La formation d’une croûte d’altération mature, épaisse et bien structurée, contenant d’importants
gisements de minéraux utiles, requiert un long laps de temps. Ce temps est nécessaire pour
permettre la décomposition et le lessivage même des composés les plus facilement altérables, tels
que certains sulfures, sulfates ou chlorures.
III- Stades d'altération
Le stade initial de l’altération se déroule dans un milieu alcalin, où les sels solubles (sulfates,
chlorures, carbonates) et la silice sont lessivés. Ce processus s’accompagne de l’hydrolyse des
silicates, menant à l’accumulation d’aluminium, de fer et de manganèse.
2. Le stade tardif d'altération
À un stade plus avancé, l’altération devient acide, entraînant la mobilisation et l’évacuation des
hydroxydes d’aluminium, de fer et de manganèse. Ce processus provoque la transformation
progressive des minéraux en place, passant par une série de composés intermédiaires jusqu’aux
produits finaux de la désagrégation des roches. Durant cette altération, ces produits —
intermédiaires ou finaux — peuvent se dissoudre et être emportés par les eaux de surface, sous
forme de suspensions, de solutions colloïdales ou vraies.
Séries de migration d'éléments au cours de l'altération, d'après B. Polynov et A. Perelman (dans V. Smirnov).
Le profil d’une croûte d’altération est déterminé en fonction du degré de désagrégation des
silicates issus de la roche-mère, lui-même évalué selon l’intensité du lessivage de la silice. Ce
lessivage dépend du rapport silicium/aluminium dans la masse minérale de la croûte altérée
Caractériser les processus se déroulant dans l'écorce d'altération, le plus important est le
comportement des composés de l'aluminium, du silicium, du fer, du manganèse.
1- L'aluminium (Al) : appartient aux éléments les moins mobiles dans l'écorce terrestre lesquels
est contenu cet élément dans les roches d’altération.
2- Le silicium (Si) : appartient au groupe d'éléments faiblement migrants dans l'écorce
altération. Son oxyde (SiO2) appartient au groupe des éléments mobiles dans la croûte altérée.
3- Le fer (Fe) : est un élément faiblement migrant de la croûte d'altération. Il est renfermé dans
les minéraux primaires et accessoires des roches-mères.
La majorité des composés sulfurés des métaux est instable dans la zone d’oxydation. Sous
l’action des eaux contenant l’O2 et le CO2 dissous ainsi que de H2SO4 et Fe2(SO4)3 et
partiellement du Cu(SO4), s’y trouvant dans la zone d’oxydation des gisements sulfurés, les
sulfures passent en sulfate
Le sulfate ferrique a un rôle essentiel dans la transformation des sulfures par ce qu’il entraine
l’O2 de l’atmosphère jusqu’à la profondeur à laquelle celui-ci ne arriver par autre voie.
Le groupe de gisements d'altération comprend deux sous-groupes : les gisements résiduels et les
gisements d'infiltration.
Les gisements résiduels sont de gisements qui se localisent sur les roches ou les gisements
préexistants dont l'altération leur a donné naissance. Ce sont, entre autre :
d- Les gisements de manganèse : ils se forment par altération de roches renfermant les
carbonates de manganèse se décomposent le plus facilement, en se transformant en psilomélane.
Ils sont connus dans les croûtes altérées anciennes etrécentes au Cuba, en Inde, au Gabon, au
Ghana, au Brésil, etc.
e- Les gisements de bauxites : La genèse de tous les gisements de bauxites est étroitement liée
aux croûtes altérées. Une partie se forme aux dépens du dépôt de produits des croûtes altérées en
milieux aqueux dans les bassins et se rapporte aux gisements sédimentaires, l'autre se concentre
in situ et constitue les gisements résiduels.
Parmi les gisements résiduels de bauxites, suivant les conditions de mise en place, on distingue
deux types : latéritiques et karstiques.
Les bauxites latéritiques recouvrent les roches en place dont 1'altération leur a donné naissance.
Ils sont connus en République de Guinée, en Russie, en Inde, en Irlande du Nord, aux U.S.A.,
etc.
Les bauxites karstiques remblayent les cavités de roches carbonatées karstifiées. Ils sont connus
en Espagne, France, Grèce, Turquie, ex. Yougoslavie, en partie Autriche, etc.
2- Les gisements d'infiltration
Les gisements d'infiltration sont des gisements d'altération dont la substance minérale est
transportée par les eaux souterraines et redéposée dans d'autres roches situées au voisinage ou
dans les horizons profonds de la croûte. A ces gisements appartiennent les gisements d'uranium,
de cuivre et de fer.
Un rôle déterminant dans leur formation est joué par les barrières géochimiques constituées par
des secteurs de variation brusque des conditions de migration.
Les gisements d'infiltration de cuivre sont généralement associés aux assises rouges de roches
sédimentaires. On les appelle Red Beds (bancs rouges).
Ils sont connus aux Etats-Unis., en Bolivie, en Russie, au Chili, etc.
c- Gisements de fer
Les gisements de fer par infiltration sont très rares. En guise d'exemple, on peut ci gisements
d'Alapaevsk sur le flanc occidental de l'Oural.
LICENCE 3 GENIE GEOLOGIQUE/MINIER
Gisements des Minéraux Utiles
Chapitre 9 : Gisements Exogènes
B- Gisements Sédimentaires
Ils se sont formés à la suite de l’accumulation progressive de dépôts (ou débris) au fond d’un
bassin, dans le cadre du processus général de formation des roches sédimentaires et des
gisements de minéraux utiles qui y sont associés
- stade sédimentogenèse
- stade de catagenèse
altération
-l’étape de mobilisation de substance
érosion
sédimentation mécanique
sédimentation biochimique
2. Le stade de diagenèse
La diagenèse commence dès le dépôt des sédiments. Elle correspond à la transformation d’une
boue gorgée d’eau et saturée de bactéries et des parties fines de vases en roche cohérente (dure).
3. Le stade de catagenèse
Il correspond à la transformation ultérieure des sédiments, il est en rapport avec leur enfoncement
en profondeur, l’accroissement de la pression jusqu’à 80 - 90 MPa et de la température jusqu’à
90-100°C.
Il se produit une lithification finale des roches avec des modifications minéralogiques
insignifiantes. Dans ce cas, l’eau libérée se décharge des chlorocalciques et interagit avec la
roche en déposant dans les pores du gypse, de l’anhydrite, de fluorine, de célestine.
II. Classification des gisements sédimentaires
Appelés aussi placers, sont des gisements formés par l'altération chimique et le transport de
roches, conduisant à la concentration de minéraux lourds et stables. Ils ont une forte valeur
économique grâce à leur richesse en métaux précieux, métaux communs et pierres précieuses.
Pour qu’un gisement important se forme, il faut un apport constant en minéraux utiles, ce qui
nécessite une altération intense ainsi qu’un relief favorable au transport des matériaux désagrégés
vers les rivières ou les zones côtières.
Exemples de gisements
1- Les alluvions aurifères : se trouvent dans tous les continents. Parmi les plus importants on
peut citer : les alluvions de Sibérie, de Californie et d’Alaska (USA), d’Australie, de la Bolivie,
du Chili, d’Afrique (R.D.C, Angola, Afrique du Sud, République de Guinée, etc.) ;
2- Les alluvions diamantifères : sont exploités en Afrique du Sud, en R.D.C (2/3 des réserves
mondiales des diamants industriels), en Inde, au Brésil, en Angola, etc. ;
5- Les alluvions de monazite : sont exploités au Brésil, en Inde, aux USA, etc.
Les gisements sédimentaires chimiques comprennent ceux formés à partir de solutions vraies
(sels, gypse, anhydrite, borates, baryte) et ceux issus de solutions colloïdales, comme les
minerais de fer, de manganèse, d’aluminium (bauxites) et certains métaux non ferreux ou rares.
1. Gisements d'évaporites
Les substances solubles issues de l’altération chimique des roches sont dissoutes par les eaux de
surface et transportées vers les bassins lacustres et marins. L’évaporation de l’eau dans ces
bassins entraîne la formation de gisements industriels de sels tels que les chlorures, sulfates et
carbonates de sodium, potassium, magnésium, et calcium.
le climat
Les facteurs qui conditionnent la formation la concentration
des gisements d’évaporites sont
le temps
Dans les bassins marins isolés soumis à l’évaporation, la concentration en sels augmente au fur
et à mesure que l’eau diminue. La cristallisation des sels dépend de la composition de l’eau, de
leur solubilité, de la température et du temps d’évaporation. Les gisements d'évaporites sont
souvent composés principalement de gypse et de sel gemme (halite), avec parfois peu ou pas de
sels de magnésium et de potassium. Ils se forment dans des zones en subsidence continue,
comme à Solikamsk (Russie, 700 m d'épaisseur) et Stassfurt (Allemagne, 800 m). La halite y est
généralement dominante, accompagnée d’anhydrite, de gypse et de matériaux carbonato-
argileux.
Exemples de gisements
- Les gisements de sel gemme (halite) : se sont formés par évaporation de l’eau de mer dans des
bassins marins ou lacustres sous un climat chaud et sec. Présents dans des formations
sédimentaires datant du Silurien au Tertiaire, ils sont exploités dans de nombreux pays comme la
Roumanie, la Russie, la Pologne, les États-Unis, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni,
l’Espagne, le Portugal, et le Pakistan.
- Les gisements de gypse et d’anhydrite : se présentent sous forme de strates pouvant atteindre
300 à 400 m d’épaisseur, souvent associés aux sels ou à d'autres roches sédimentaires. Le gypse
est largement utilisé, contrairement à l’anhydrite, moins prisée en raison de sa lente absorption
d’eau. Cette dernière se transforme progressivement en gypse, rendant les dépôts souvent mixtes.
Ces gisements, datés du Paléozoïque au Tertiaire, sont répandus en Europe (Italie, France,
Espagne, Allemagne, etc.) et ailleurs (États-Unis, Canada, Mexique, Tunisie, Maroc, Pakistan,
Russie, etc.).
- Les gisements de sels de potassium et de magnésium : se forment dans des lacs ou golfes
soumis à une évaporation complète, sous un climat chaud et sec — des conditions rares,
expliquant la limitation de ces gisements. Des dépôts importants se trouvent en ex-URSS, en
France, en Allemagne (Stassfurt), en Espagne, aux États-Unis et en Roumanie.
- Les gisements de carbonate et de sulfate de sodium : se forment dans les lacs arides à forte
évaporation, où la salinité est souvent supérieure à celle des mers. Le carbonate de sodium est
abondant en ex-URSS, Égypte, Iran, Kenya, Inde, Chine et États-Unis. Le sulfate de sodium
naturel existe sous forme de thénardite (anhydre) et de mirabilite (hydratée), avec d'importants
gisements au Kazakhstan, Caucase, Crimée, Argentine, Mexique et États-Unis.
2. Gisements de fer, de manganèse et d'aluminium
- Les gisements sédimentaires de fer : sont similaires à ceux du manganèse en raison de leurs
propriétés chimiques proches, présentent souvent une texture oolithique. Ils se forment en strates
de grande dimension, avec d’importantes réserves. Ces gisements sont présents en France,
Allemagne, Italie, Portugal, États-Unis, Algérie, etc.
- Les gisements de manganèse : se présentent en couches, lentilles allongées et nids, avec des
dimensions importantes : certaines couches s'étendent sur des dizaines de kilomètres, avec une
largeur de quelques kilomètres et une épaisseur de plusieurs mètres.
Ces gisements sédimentaires sont les principales sources de manganèse, offrant des réserves
significatives et une haute teneur. Ils se rencontrent à différentes époques géologiques, du
Paléozoïque au Tertiaire, et se trouvent dans des régions comme le Kouzbass en Sibérie, ainsi
qu'en Grande-Bretagne, en Belgique, en Afrique du Sud, aux États-Unis et au Brésil.
- Les gisements d'aluminium ou bauxites : se présentent sous forme de couches, de lentilles et
de nids, atteignant plusieurs kilomètres en longueur et en largeur, avec une épaisseur pouvant
aller jusqu'à plusieurs dizaines de mètres. Souvent, leur surface est complexe et karstifiée.
On distingue plusieurs types de bauxites en fonction de leur structure : pisolithiques-oolithiques,
bréchiques, gréseuses, conglomératiques, graveleuses et pélitiques. Leur texture peut varier, étant
meubles, compactes, pierreuses ou caverneuses.
La composition des bauxites est : gibbsite, boehmite, diaspore, hématite, goethite, de la silice liée
à la kaolinite et plus rarement, à d'autres minéraux, ainsi que le rutile. Il existe deux formes
principales de bauxites selon le mode d'isolation de l'alumine : monohydratée et trihydratée.
Ces gisements sédimentaires se trouvent dans des pays tels que la Jamaïque, la République
Dominicaine, Haïti, l'Australie, l'Inde, les États-Unis et la République de Guinée, entre autres.
C- Gisements sédimentaires biochimiques
Le charbon est une roche sédimentaire stratifiée, servant de combustible, le plus souvent noire,
organogène et essentiellement formée de débris végétaux. Donc, les gisements de charbons sont
des formations phytogènes liés à l'activité d'anciens végétaux.
Dans la formation des charbons, on peut
distinguer deux phases principales :
- La tourbière : se forme dans un milieu de
dépôt végétal, où la décomposition par des
micro-organismes anaérobies (bactéries,
champignons) produit la tourbe, matériau de
base des charbons.
Les gisements de charbon existent dans les dépôts de l'écorce terrestre, du Silurien jusqu'au
Quaternaire. À la surface du globe, on distingue trois grandes aires principales d’accumulation de
charbon.
Les aires d'accumulation Permienne et Jurassique couvrent l’est de l’Asie, l’Australie, les
régions polaires australes et boréales, ainsi que le sud-est de l’Afrique et de l’Amérique du Sud.
Elles regroupent environ 27 % des réserves mondiales de charbon.
Les principales catégories de charbons, rangées dans l'ordre d'une évolution croissante, sont les
suivantes :
- La tourbe : représente la première étape de formation du charbon. Elle est brune, légère, à forte
teneur en eau (70-95%) et possède un faible pouvoir calorifique (environ 2000 kcal/kg). Sa
composition chimique est : 50-60% de carbone, 5-6% d’hydrogène, 33-38% d’oxygène, et de
l’azote. En raison de sa faible qualité comme combustible, elle est surtout utilisée dans le domaine
domestique et comme engrais, rarement pour fabriquer du coke. Les principaux gisements se
trouvent en ex-URSS, en Allemagne, aux États-Unis et en Roumanie.
- Le lignite : est un charbon de qualité inférieure, juste au-dessus de la tourbe. De couleur brun-
noir et terne, il conserve souvent une structure boisée visible, d'où son nom issu du latin lignum
(bois). Il contient 70 à 75 % de carbone, entre 7 et 47 % de cendres, et environ 60 % de matières
volatiles. Sa puissance calorifique varie de 2600 à 4100 kcal/kg, pouvant atteindre 6600 kcal/kg
pour certaines variétés. Il produit un coke pulvérulent.
Le lignite est principalement utilisé comme charbon énergétique dans les centrales thermiques. Il
sert aussi au chauffage domestique, au transport, et plus récemment, à la production de gaz
combustibles par transformation.
Les plus grands gisements de houille se trouvent dans l’hémisphère Nord (ex. U.R.S.S., Chine,
U.S.A., grande Bretagne, Allemagne, France, Pologne, République Tchèque, Slovénie,
Roumanie, etc.
- L'anthracite : est un charbon humique supérieur, avec le degré le plus avancé de carbonisation.
Elle a une couleur noire avec un éclat métallique (brillant), ne tachant pas les doigts, et une
cassure angulaire ou conchoïdale. Elle s'allume et brûle difficilement, avec une courte flamme
bleue pâle, sans fumée.
La puissance calorifique de l'anthracite est de 8200 à 9200 kcal/kg ; elle contient 92-95% de
carbone, très peu d'eau (environ 1%) et de cendre (3-3,5%), les matières volatiles est de 0-8%.
L'anthracite ne se prête pas à la cokéfaction. Elle est utilisée juste comme combustible et
réducteur dans l'industrie du zinc.
A travers le monde, tous les pays détenteurs de grandes réserves de houille ont également
d'importants gisements d'anthracite.
3- Gisements de pétrole et de gaz
a- Généralités
Les gisements de pétrole, de gaz naturel et des bitumes solides sont étroitement liés
génétiquement et spatialement.
n : 1 à 4, sont à l'état gazeux
Paraffiniques ou saturés (CnH2m+2) n : 5 à 15, sont à l'état liquide
n : 16 à 70, sont des vaselines
et des paraffines.
C3H6 et C4H8 sont à l'état gazeux
Trois (3) groupes
Naphténiques ou cycliques (CnH2n)
hydrocarbures
Tous les autres sont des liquides
Benzène C6H6
Aromatiques ou benzéniques (CnH2n-6)
Toluène C7H8
Xylène C8H10
Le gaz combustible naturel se compose d'hydrocarbures gazeux, tels que le méthane, l'éthane le
propane et le butane, parfois mélangés aux impuretés d'hydrocarbures liquides haut bouillants :
pentane, hexane, etc.
b- Genèse du pétrole et du gaz
- Roches couvertures : sont des roches peu
perméables recouvrant et représentant une
barrière aux accumulations de pétrole et de
gaz on rattache de telles roches, les argilites,
les aleurolites argileuses, les argiles, les
calcaires, les sels, les gypses, les anhydrites.
Le réservoir-naturel, d'après I. Brod, est un réceptacle naturel de pétrole, de gaz et d'eau au sein
duquel ces derniers peuvent circuler et dont la forme est fonction du rapport entre la roche-
magasin et les roches encaissantes peu perméables qui l'entourent.
- Le réservoir tabulaire (en couche) : est le type le plus courant de réservoir naturel ; c'est une
roche-magasin de grande expansion en surface, limitée au toit et au mur par des roches peu
perméables.
- Réservoirs naturels massifs (ou en amas) : se présentent sous forme d'une assise épaisse de
roches perméables recouvertes au toit par des terrains peu perméables.
- Les réservoirs par changement de faciès sont des zones de porosité (ou de fissuration) élevée
et, partant, de perméabilité élevée, intercalées dans des terrains peu perméables ou des formations
sableuses entourées de tous les côtés par des roches pratiquement étanches (roches argileuses).
d- Pièges à pétrole et à gaz
On appelle pièges à pétrole et à gaz les réservoirs naturels ou leurs parties où grâce à dislocations
structurales, à des barrières stratigraphiques et lithologiques et aux changement de faciès il se
crée des conditions à l'accumulation de pétrole et de gaz.
Les pièges sont engendrés par des déformations tectoniques du réservoir naturel ou ont pour
origine des conditions de sédimentations et de dénudation spécifiques des roches composant le
réservoir.
L’architecture des pièges définit les formes, la distribution ainsi que les dimensions des
gisements de pétrole et de gaz mis en place.
Plis anticlinaux : anticlinaux simples,
faillés et complexes.
Pièges structuraux
ils résultent de déformations ou Failles : failles normales et
d'accidents affectant les roches inverses, faille simple et horst
On distingue réservoirs et leurs couvertures Diapirs : dômes de sel et anticlinaux
deux groupes diapirs
principaux de
pièges Pièges stratigraphiques: sont provoqués par de multiples facteurs d'ordre
paléogéographique ou lithologique tels que les discordances, les biseaux, les
variations de faciès, les barres, les lentilles sableuses, etc.
e- Eaux de gisement de pétrole et de gaz
L’eau qui se trouve dans la même couche que le pétrole et le gaz s'appelle eau de gisement ou de
formation.
Les eaux de gisement peuvent être sous la forme de l'eau de bordure (périphérique), de la nappe
d'eau inférieure (aquifère inférieur) et de l'eau des intercalations. Ils sont des compagnons
ordinaires du pétrole et du gaz.
Toutes les eaux de gisement contiennent des sels (de sodium, de potassium, de magnésium),
d’ions, des colloïdes et des gaz dissous.
La teneur globale dans l’eau d'ions de sels et de colloïdes dissous est dénommée minéralisation
générale de l'eau.
Eaux douces avec la teneur en sels inférieure à 1g/l,
D'après le degré de
minéralisation, les eaux de Eaux saumâtres avec une minéralisation de 1-10g/l
gisement forment quatre Eaux salées avec une minéralisation de 10-50g/l
groupes
Eaux de saumures avec une minéralisation supérieure à 50g/l.
La quantité d'eau qui vient de la couche avec le pétrole ou le gaz n'est pas constante,
généralement, elle croît progressivement et vers la fin de l'exploitation, elle peut dépasser 95%.
f- Migration du pétrole et du gaz
on appelle migration de pétrole et de gaz les différentes formes de mouvement de ces fluides au
sein des assises de roches. On distingue la migration primaire et la migration secondaire.
- La migration primaire est le déplacement des fluides (pétrole et gaz) à partir des assises, où
les hydrocarbures se sont formés, vers la roche-réservoir la plus proche.
Les causes de la migration sont multiples, mais parmi elles la plus importante est le tassement de
la roche mère, ayant directement pour conséquences la réduction du volume des vides et
l'expulsion des fluides de ces derniers.
L’essorage de l'eau dans les sédiments argileux est très intense à des petites profondeurs et il se
réduit progressivement avec l'enfouissement toujours plus grand du sédiment
D'après les données fournies par A. Kozlov, la pente de 1-2 m par 1 km est suffisante pour
déclencher le déplacement du pétrole et du gaz.
Les accumulations de pétrole et de gaz se concentrent en groupes serrés sur des vastes territoires
constituant des régions ou provinces pétrolifères et gazifières d'extension suffisamment
individualisée. EX: la province de l'Oural-Volga
Elles sont sous le contrôle des régions du globe ayant subi une longue subsidence avec
accumulation de puissants dépôts appelés bassins sédimentaires.
Les bassins sédimentaires présentant des accumulations exploitables de pétrole et de gaz sont
appelés bassins pétrolifères et gazifières. EX: le bassin de la Transylvanie en Roumanie d'âge
Miocène supérieur-Pliocène.
La carte de répartition des gisements de pétrole et de gaz sur le globe terrestre, nous montre que
les structures pétrolifères se superposent aux zones de grande mobilité de l'écorce, situées
spécialement dans 1'ancienne aire de la mer Téthys et à la limite de celle-ci avec la terre ferme.
Les plus grands gisements de pétrole (gaz) sont localisés le long de cette aire : de la Californie au
Golfe du Mexique, dans la mer du Nord, en Allemagne, dans les Carpates, au Caucase, au Moyen
Orient, en Asie Centrale (dans l'hémisphère Nord) ; dans la mer des Caraïbes, au Nord de
l'Afrique jusqu'au Golfe Persique et en Indonésie (dans l'hémisphère sud).
h- Les pays producteurs de pétrole (et de gaz) du monde
i- Réserves de pétrole (et de gaz)
j- Autres gisements biochimiques
La matière organique est supérieure ou égale à 60%, les réserves mondiales récupérables de
schistes bitumineux, dans lequel on obtient 43 litres de pétrole par tonne de schistes bitumineux,
s'élevaient à 912 milliards de tonnes.
Les plus grands dépôts de schistes bitumineux sont connus aux Etats-Unis d'Amérique, avec 326
milliards de tonnes contenu en pétrole, au Brésil avec 120 milliards de tonnes contenu en pétrole,
au Canada avec 23 milliards de tonnes, en République Démocratique du Congo avec 15 milliards
de tonnes, en Italie avec 5,5 milliards de tonnes, en Chine avec 4 milliards de tonnes
- Les roches carbonatées : les calcaires, sont des roches sédimentaires formées exclusivement de
carbonate de calcium (CaCO3) sous forme de calcite ou d'aragonite (rarement).
Ils peuvent être purs ou impurs, mélangés aux argiles, aux silices, aux oxydes de fer, au carbonate
de magnésium, à des substances bitumineuses, etc. Et fonction de la teneur, ils peuvent avoir des
couleurs différentes : du blanc, quand ils sont purs, au jaune-rougeâtre jusqu'au noir.
Parmi le groupe des calcaires, la plus importante catégorie est celle des calcaires organogènes.
Ceux-ci sont de roches sédimentaires qui contiennent 75-90% CaCO3, accumulées dans des
bassins marins, lagunaires-saumâtres ou lacustres.
les zones océaniques saturées en CO2 et en CaCO3 sont celles tropicales, où les températures
sont élevées, la pression basse, la vie étant extrêmement riche aussi bien dans les zones peu
profondes peuplées de plancton, que sur le fond de ces bassins
Les calcaires organogènes peuvent être répartis en : calcaires récifaux, les rhodolites, les bancs
calcaires avec des restes organiques, les lumachelles, ou brisés, les faluns, les calcaires
granulaires (calcarénites) et les calcaires microconglomératiques (calcirudites).
- Les roches siliceuses : à la formation de ces roches participent les diatomées, les radiolaires, les
spongiaires, les silicoflagellidé et autres organismes. Parmi ces roches on distingue : les
radiolarites, les diatomites, les tropolis, les gaizes.
- Les asphaltes : ce sont des produits noirs d’aspect brillant qui peuvent être confondus avec
certains charbons. Ils résultent de l’oxydation des huiles naphténiques ou mixtes. Il se présentent
sous forme de petites mouchetures disséminées dans la roche qui les contiennent, soit sous forme
de ciment imprégnant totalement les pores des roches réservoirs sableuses ou calcaires.
Les asphaltes sont très répandus dans les régions pétrolifères puissamment faillées, tels sont les
asphaltes d’athabasca dans les régions Sud-ouest Canadien ; les grès calcaires asphaltiques du
Congo, de Syrie et des U.S.A (Colorado, Utah et Montana).
- Les paraffines : ce sont des teintes jaunâtre ou grisâtre, qui se présentent sous forme de
microcristalline appelé « OZOCERITE » et, beaucoup plus rarement sous forme de
macrocristalline appelé « HATCHETTITE ». Elles proviennent de l’oxydation des pétroles
paraffiniques.
Elles peuvent constituées des filonnets plus ou moins important remplissant des fractures des
roches de couvertures et certains gisements, comme cela se produit à Boryslav (Pologne) et en
Pennsylvanie (U.S.A).
Elles peuvent également se présenter à l’état de petits amas, de filonnets disséminés n’offrant
aucun lieu avec le gisement et pouvant correspondre au résidu en place d’anciennes îles
paraffines, c’est le cas des calcaires de Grenoble (France).
schistes combustibles roches carbonatées