[20/01 22:34] Madame Mindset: Introduction : La Procédure Collective Internationale
1. L'Accroche
À l'heure de la mondialisation des échanges, il est rare qu'une entreprise d'envergure limite ses activités,
ses actifs ou ses créanciers à un seul territoire national. Lorsqu'une telle entreprise entre en état de
défaillance, le droit se heurte à une difficulté majeure : la souveraineté des États. Chaque pays a
tendance à vouloir appliquer ses propres lois pour protéger ses emplois et ses créanciers locaux, créant
ainsi un risque de "démantèlement" sauvage des actifs.
2. Définition du sujet
La procédure collective internationale désigne l'ensemble des règles juridiques applicables lorsqu'une
entreprise en difficulté possède des éléments d'extranéité. Cela arrive quand le siège social, les actifs
(usines, comptes bancaires) ou les créanciers sont répartis dans différents pays. Elle vise à coordonner
les actions judiciaires pour assurer un traitement équitable des créanciers et, si possible, la survie de
l'entreprise à l'échelle mondiale.
3. La Problématique
Le défi central est de choisir entre deux visions opposées :
• Le territorialisme : Chaque pays ouvre sa propre procédure sur les biens situés sur son sol. C'est
simple, mais cela condamne souvent toute chance de redressement global.
• L'universalisme : Une seule procédure unique, ouverte au lieu du siège social, produit ses effets
partout dans le monde. C'est l'idéal théorique, mais il est difficile à faire accepter aux États jaloux de leur
souveraineté.
4. Le Cadre Juridique (Les sources)
Pour traiter ce sujet, il faut s'appuyer sur trois piliers majeurs :
• Au niveau européen : Le Règlement (UE) 2015/848, qui repose sur la notion de "Centre des Intérêts
Principaux" (COMI).
• Dans l'espace OHADA : L'Acte Uniforme portant organisation des procédures collectives (AUPCAP), qui
organise la reconnaissance des décisions entre les États membres africains.
• Au niveau mondial : La Loi type de la CNUDCI (Commission des Nations Unies pour le droit commercial
international), qui sert de modèle pour la coopération entre pays n'appartenant pas à une même zone
régionale.
Ce que nous pourrions développer ensuite deux points clés :
1. Le critère du COMI (Center of Main Interests) : Comment déterminer quel tribunal est compétent
pour diriger la "danse" ?
2. La distinction entre procédure principale et procédures secondaires : Comment s'organise la
collaboration entre les juges de différents pays ?
[20/01 22:36] Madame Mindset: Chapitre 1 : La détermination de la compétence juridictionnelle
internationale
L’ouverture d’une procédure collective à caractère international ne peut se faire de manière arbitraire.
Pour éviter les conflits de juridiction (où plusieurs juges se déclareraient compétents en même temps),
le droit international a érigé un critère moteur.
Section 1 : La théorie du Centre des Intérêts Principaux (COMI)
Le COMI (acronyme anglais pour Centre of Main Interests) est le critère de rattachement supranational
utilisé pour désigner le tribunal qui aura la "supériorité" sur les autres. Cette notion, bien que
d’apparence simple, cache des subtilités juridiques majeures.
A. La genèse et la définition conceptuelle du COMI
Le COMI n'est pas une invention purement nationale ; il a été popularisé par le Règlement (UE)
2015/848 et la Loi-type de la CNUDCI.
1. Le critère de la visibilité par les tiers : Selon la jurisprudence de la Cour de Justice de l’Union
Européenne (CJUE), le COMI doit être déterminé selon des critères à la fois objectifs et vérifiables par les
tiers (notamment les créanciers). On ne regarde pas seulement où se trouve le patron, mais où le
monde extérieur voit l'entreprise agir.
2. La gestion des intérêts : Il s'agit du lieu où le débiteur gère de manière habituelle ses intérêts. Cela
inclut la direction administrative, la gestion financière et le lieu où les contrats majeurs sont négociés.
B. Le système des présomptions et leur renversement
Le droit cherche l'efficacité. Pour ne pas paralyser la procédure, il pose des présomptions, mais celles-ci
sont "réfragables" (on peut prouver le contraire).
• La présomption du siège social : Pour une personne morale (société), le COMI est présumé être le lieu
du siège statutaire (celui inscrit au registre du commerce). C'est la solution de facilité.
• Le renversement de la présomption : Si le siège est "fictif" ou purement administratif (une simple boîte
aux lettres), la présomption tombe.
• Exemple : Une société a son siège à Dublin (pour des raisons fiscales), mais toute sa production, ses
salariés, sa direction et ses banques sont à Paris. Le juge français pourra écarter la présomption du siège
irlandais pour se déclarer compétent, en prouvant que le COMI est en France.
• Le cas des groupes de sociétés : C’est la grande difficulté. Chaque filiale a son propre siège. Cependant,
si une société mère pilote tout de façon centralisée, la jurisprudence a parfois tendance à vouloir
regrouper les procédures là où se trouve la "tête" du groupe, bien que le principe reste l'indépendance
juridique de chaque entité.
C. La lutte contre le "Forum Shopping" abusif
Le législateur international craint le détournement de la loi. Le Forum Shopping consiste à déplacer son
COMI vers une juridiction plus "clémente" (ex : une loi qui permet d'effacer les dettes plus facilement ou
de licencier sans frais).
1. Le contrôle de la période suspecte : Le droit moderne impose une vigilance temporelle. Si une
entreprise déplace son siège social dans les 3 mois (pour les particuliers) ou 6 mois (pour les entreprises)
précédant la déclaration de cessation des paiements, la présomption de compétence liée au nouveau
siège est automatiquement écartée.
2. La souveraineté du juge saisi : Le juge doit désormais motiver spécialement sa compétence s'il
constate un déplacement récent du siège. Il doit s'assurer que les créanciers n'ont pas été pris par
surprise par ce changement de juridiction.
D. Les effets de la reconnaissance du COMI : L'universalité de la procédure
Dès que le tribunal du COMI se prononce, il ouvre une procédure principale.
• Effet de dessaisissement : En théorie, tous les actifs du débiteur situés dans les autres États membres
(ou signataires de traités) sont gelés et passent sous le contrôle de l'organe de la procédure principale
(le liquidateur ou l'administrateur).
• Portée mondiale (ou régionale) : La décision d'ouverture doit être reconnue sans formalités dans les
autres États. C'est le principe de la confiance mutuelle. Le jugement produit ses effets partout : les
poursuites individuelles des créanciers sont suspendues, même à l'autre bout de la zone géographique
concernée.
[20/01 22:36] Madame Mindset: Section 2 : La compétence d'exception : La notion d'établissement et
les procédures secondaires
Si la procédure principale (liée au COMI) a une vocation universelle, elle ne peut pas toujours répondre
aux spécificités locales ou aux attentes des créanciers d'un pays étranger. C'est ici qu'intervient la notion
d'établissement, qui permet l'ouverture de procédures dites "secondaires" ou "territoriales".
A. Le critère matériel : La définition stricte de l'établissement
Pour qu'un tribunal autre que celui du COMI puisse se déclarer compétent, il ne suffit pas que
l'entreprise possède un compte bancaire ou un simple bien immobilier dans le pays. Il faut un
établissement.
1. La présence de moyens humains et matériels : Selon le Règlement Européen, l'établissement est
défini comme tout lieu d'opérations où le débiteur exerce une activité économique non transitoire avec
des moyens humains et des biens.
2. La stabilité de l'activité : Il doit y avoir une certaine permanence. Une présence éphémère ou
purement juridique ne suffit pas. Il faut que les tiers puissent identifier une structure capable de
contracter et de générer une activité propre sur le territoire local.
B. La procédure secondaire : Un outil de proximité
Lorsqu'un établissement est identifié dans un État différent de celui du COMI, le tribunal de cet État
peut ouvrir une procédure secondaire.
1. L'objectif de protection locale : Ces procédures servent souvent à protéger les créanciers locaux
(salariés, fisc, fournisseurs locaux) qui pourraient avoir du mal à faire valoir leurs droits devant le
tribunal "principal" situé à l'étranger, parfois à des milliers de kilomètres et dans une langue différente.
2. La limitation géographique des effets : Contrairement à la procédure principale qui est universelle, la
procédure secondaire est purement territoriale. Ses effets sont limités aux actifs du débiteur qui se
trouvent sur le territoire de l'État où elle est ouverte.
3. Nature de la procédure : Traditionnellement, les procédures secondaires ne pouvaient être que des
procédures de liquidation. Aujourd'hui, pour favoriser le sauvetage, le droit international permet
qu'elles soient aussi des procédures de restructuration (sauvegarde ou redressement).
C. L'articulation impérative entre procédure principale et secondaire
C'est le point le plus complexe : comment éviter que les deux procédures ne se court-circuitent ? Le
droit impose une coordination stricte.
1. La primauté de la procédure principale : Le syndic (ou liquidateur) de la procédure principale exerce
une surveillance sur les procédures secondaires. Il a le droit de présenter des propositions sur la
manière dont les actifs locaux doivent être liquidés ou réorganisés.
2. Le devoir de coopération et d'information : Les praticiens (administrateurs, juges) de chaque pays ont
l'obligation légale de communiquer. Ils doivent s'échanger les informations sur les créances et les actifs
pour éviter les fraudes ou les doubles paiements.
3. Le mécanisme de "l'engagement" (Synthetics) : Pour éviter d'ouvrir une multitude de procédures
secondaires coûteuses, le liquidateur principal peut prendre l'engagement de traiter les créanciers
locaux comme s'ils étaient dans une procédure secondaire. Cela permet de garder une procédure
unique (plus simple) tout en respectant les droits de priorité locaux.
D. L'enjeu de la "Cessation des paiements" locale
Une question doctrinale forte est de savoir si l'établissement doit être lui-même en état de cessation des
paiements pour ouvrir une procédure secondaire.
• La réponse est généralement non : l'état de défaillance globale de l'entreprise (constaté au niveau du
COMI) suffit à justifier l'ouverture de procédures partout où se trouvent des établissements, afin de
sécuriser les actifs avant qu'ils ne disparaissent.
[20/01 22:37] Madame Mindset: Chapitre 2 : La circulation internationale des jugements et l'efficacité
des procédures
L’enjeu ici est d’éviter que le jugement d'ouverture ne reste une "lettre morte" dès qu’il franchit une
frontière. On passe d’une logique de compétence à une logique de pouvoir et de reconnaissance.
Section 1 : Le principe de la reconnaissance automatique et l'exécution des décisions
Dans un système idéal, un jugement rendu à Paris ou à Kinshasa devrait produire les mêmes effets à
New York ou à Bruxelles. Cependant, la réalité juridique est plus nuancée et repose sur le principe de la
confiance mutuelle.
A. La levée de l'exequatur : La reconnaissance de plein droit
Traditionnellement, pour qu'un jugement étranger soit appliqué, il fallait passer par une procédure
longue et coûteuse appelée l'exequatur.
1. L'automatisme dans les zones intégrées (UE & OHADA) : Pour les procédures collectives
internationales au sein d'espaces comme l'Union Européenne ou l'espace OHADA, la règle est la
reconnaissance automatique. Dès que le jugement est rendu par le tribunal du COMI, il produit ses
effets dans tous les autres États membres sans qu'aucune formalité ne soit nécessaire.
2. La preuve de la décision : Pour agir dans un autre État, le syndic ou le liquidateur doit simplement
présenter une copie certifiée conforme du jugement et, si nécessaire, une traduction. Le but est la
célérité, car en matière de faillite, chaque jour compte pour éviter le détournement d'actifs.
B. L'étendue des effets du jugement reconnu
La reconnaissance automatique ne concerne pas seulement le papier du jugement, mais tous les effets
juridiques qui en découlent :
1. Le dessaisissement du débiteur : C'est l'effet le plus puissant. Dès que le jugement est reconnu, le
dirigeant de l'entreprise perd le droit de disposer de ses biens, même ceux situés à l'étranger. S'il tente
de vendre une usine dans un autre pays, la vente pourra être annulée.
2. L'arrêt des poursuites individuelles : C'est le "gel" des dettes. Aucun créancier étranger ne peut plus
saisir les comptes bancaires ou les immeubles de l'entreprise pour se faire payer individuellement. La
procédure devient le seul canal de paiement.
3. La suspension des actions en justice : Tous les procès en cours contre l'entreprise dans les pays tiers
sont suspendus pour permettre au liquidateur de faire l'inventaire complet de la situation.
C. Les pouvoirs de l'organe de la procédure (Syndic / Administrateur)
Une fois la décision reconnue, le représentant de la procédure (souvent appelé syndic, mandataire ou
liquidateur) acquiert une stature internationale.
1. Le droit d'agir à l'étranger : Il peut exercer sur le territoire de tous les États concernés les mêmes
pouvoirs que dans l'État d'ouverture. Il peut déplacer des actifs, récupérer des stocks, ou intenter des
actions en justice pour le compte de l'entreprise.
2. La mission d'information : Il a l'obligation d'informer les créanciers connus résidant à l'étranger pour
qu'ils puissent déclarer leurs créances. La reconnaissance du jugement implique donc aussi une
protection des droits des créanciers "distants".
D. La limite absolue : L'exception d'ordre public
Aucun État n'accepte de reconnaître une décision étrangère "les yeux fermés" si celle-ci heurte ses
principes fondamentaux.
1. La notion d'ordre public international : Un État peut refuser de reconnaître ou d'exécuter une
procédure collective si les effets de celle-ci sont manifestement contraires à sa Constitution ou à ses lois
fondamentales.
2. L'interprétation restrictive : La jurisprudence est très stricte : on ne peut pas invoquer l'ordre public
juste parce que la loi étrangère est différente. Il faut une violation grave.
• Exemple : Si une procédure étrangère ne prévoit aucune information des créanciers ou bafoue
totalement les droits de la défense, un juge local pourra bloquer l'exécution du jugement sur son sol
pour protéger l'ordre public.
[20/01 22:37] Madame Mindset: Section 2 : La détermination de la loi applicable et le sort des créanciers
internationaux
Une fois la procédure reconnue (vu en Section 1), le juge et les praticiens doivent déterminer les règles
de fond qui vont régir le dossier. C’est ici qu’intervient le conflit de lois.
A. Le principe cardinal : La Lex Fori Concursus
Le principe général en droit international des procédures collectives est l'application de la loi de l'État
d'ouverture (Lex Fori Concursus).
1. La souveraineté de la loi du for : En clair, c'est la loi du pays où la procédure a été ouverte qui
détermine presque tout :
• Quelles sont les créances admises ?
• Quelles sont les conditions de validité d'un plan de redressement ?
• Comment sont répartis les produits de la vente des actifs ?
2. L'unité de la loi : Ce principe est essentiel pour l'unité de la procédure. Si on appliquait une loi
différente pour chaque actif situé dans un pays différent, la procédure deviendrait un casse-tête
ingérable. On applique donc une seule loi (celle du COMI) à l'ensemble du patrimoine mondial.
B. Les exceptions nécessaires (Les droits réels et les contrats de travail)
Appliquer la loi du siège à tout le monde serait parfois injuste pour les tiers locaux. Le droit international
prévoit donc des "soupapes de sécurité" où la loi locale reprend le dessus.
1. Les droits réels (Sûretés immobilières) : Si une banque dispose d'une hypothèque sur un immeuble
situé en Espagne, c'est la loi espagnole qui régira cette sûreté, même si la procédure principale est
ouverte en France. On veut protéger la sécurité juridique des transactions immobilières locales.
2. Les contrats de travail : C'est un point social crucial. Le sort des salariés (licenciement, indemnités,
salaires super-privilégiés) reste régi par la loi de l'État membre applicable au contrat de travail. On ne
peut pas imposer à un salarié allemand les règles de licenciement françaises sous prétexte que le siège
de sa boîte est à Paris.
3. La compensation : Un créancier peut invoquer la compensation de sa créance si la loi qui régit son
contrat le permet, même si la loi de la procédure l'interdirait.
C. Le régime de la production et de l'admission des créances
C’est le nerf de la guerre pour les créanciers. Dans une procédure internationale, comment s'assurer que
tout le monde est traité équitablement ?
1. Le droit d'information universel : Le mandataire a l'obligation légale d'avertir individuellement tous les
créanciers connus, même s'ils résident à l'autre bout du monde. Cet avis doit être clair et, souvent,
traduit dans une langue compréhensible par le créancier.
2. La déclaration des créances : Tout créancier (social, fiscal ou commercial) a le droit de produire sa
créance dans la procédure principale. Il n'a pas besoin d'être un national du pays pour être payé.
3. L'égalité de traitement (Pari Passu) : C’est un principe fondamental. Un créancier étranger ne doit pas
être "moins bien payé" qu'un créancier local simplement parce qu'il est étranger. La procédure
collective internationale vise à briser les barrières nationales pour une répartition juste de l'actif.
D. La règle du "paiement à chaud" (The Hotchpot Rule)
Pour éviter qu'un créancier ne profite de la situation en étant payé deux fois (une fois dans une
procédure secondaire et une fois dans la principale), le droit applique la règle du Hotchpot.
• Le mécanisme : Un créancier qui a déjà reçu un dividende dans une procédure secondaire ne pourra
recevoir un paiement dans la procédure principale que lorsque les autres créanciers de même rang
auront reçu un pourcentage équivalent. On rétablit ainsi l'équilibre financier global.
[20/01 22:39] Madame Mindset: Conclusion
La procédure collective internationale s'est imposée comme un mécanisme indispensable pour encadrer
la défaillance des acteurs économiques dont l'activité transcende les frontières. Ce TP a permis de
mettre en lumière l'équilibre délicat entre la souveraineté des États et la nécessité d'un traitement
unifié de l'insolvabilité.
Le premier chapitre a démontré que la réussite d'une telle procédure repose avant tout sur une
détermination rigoureuse de la compétence judiciaire. Le critère du COMI (Center of Main Interests) est
apparu comme l'élément pivot, permettant de désigner un centre de décision unique et d'éviter les
dérives du forum shopping. Toutefois, cette centralisation est intelligemment tempérée par la notion
d'établissement, qui autorise l'ouverture de procédures secondaires. Ce système garantit que, tout en
maintenant une direction globale, les réalités locales et les actifs territoriaux bénéficient d'une gestion
de proximité adaptée.
Le deuxième chapitre a souligné que la compétence n'a de valeur que si elle s'accompagne d'une
efficacité internationale réelle. Le principe de la reconnaissance automatique des jugements constitue ici
une avancée majeure, transformant une décision nationale en une mesure exécutoire à l'échelle d'une
zone géographique (comme l'UE ou l'OHADA). Cette efficacité est renforcée par l'application de la Lex
Fori Concursus, qui unifie les règles de la faillite, tout en respectant des exceptions cruciales pour
protéger les droits réels et les salariés locaux. Enfin, le principe d'égalité de traitement des créanciers,
soutenu par des mécanismes de coordination comme la règle du Hotchpot, assure qu'aucune barrière
nationale ne vienne briser l'équité de la répartition.
En conclusion, la procédure collective internationale ne se contente pas de traiter une crise financière ;
elle organise une coopération judiciaire mondiale. Elle passe d'une vision purement territoriale à un
universalisme pragmatique, indispensable pour sécuriser les investissements et stabiliser les marchés
dans une économie globalisée.
[20/01 22:40] Madame Mindset: PLAN DU TRAVAIL
INTRODUCTION
• L'accroche : L'entreprise face à la mondialisation et au conflit de souveraineté.
• Définition de la procédure collective internationale et des éléments d'extranéité.
• Problématique : Entre territorialisme et universalisme.
• Annonce du cadre juridique (Règlement UE, OHADA, Loi-type CNUDCI).
CHAPITRE 1 : LA DÉTERMINATION DE LA COMPÉTENCE JURIDICTIONNELLE INTERNATIONALE
• SECTION 1 : La théorie du Centre des Intérêts Principaux (COMI)
• A. Définition conceptuelle et critère de visibilité par les tiers.
• B. Le système des présomptions légales et leur renversement.
• C. La lutte contre le "Forum Shopping" abusif.
• D. L'universalité de la procédure principale.
• SECTION 2 : La compétence d'exception : La notion d'établissement et les procédures secondaires
• A. Le critère matériel : Définition de l'établissement (moyens humains et matériels).
• B. La procédure secondaire comme outil de protection des intérêts locaux.
• C. L'articulation et la coordination impérative entre les procédures.
• D. L'autonomie de l'ouverture face à la cessation des paiements locale.
CHAPITRE 2 : LA CIRCULATION INTERNATIONALE DES JUGEMENTS ET L'EFFICACITÉ DES PROCÉDURES
• SECTION 1 : Le principe de la reconnaissance automatique et l'exécution des décisions
• A. La levée de l'exequatur dans les zones intégrées (Confiance mutuelle).
• B. L'étendue des effets du jugement (Dessaisissement et arrêt des poursuites).
• C. Les pouvoirs internationaux de l'organe de la procédure (Syndic/Administrateur).
• D. La limite de l'ordre public international.
• SECTION 2 : La détermination de la loi applicable et le sort des créanciers internationaux
• A. Le principe cardinal de la Lex Fori Concursus.
• B. Les exceptions nécessaires (Droits réels, contrats de travail et sûretés).
• C. Le régime de production et d'admission des créances étrangères.
• D. La règle d'équité du "Hotchpot" (Paiement à chaud).
CONCLUSION
• Synthèse de la compétence (COMI vs Établissement).
• Synthèse de l'efficacité (Reconnaissance et Loi applicable).
• Ouverture sur l'avenir de l'harmonisation du droit des affaires.