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Analyse du postambule d'Olympe de Gouges

Le document analyse le postambule de La Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne d'Olympe de Gouges, mettant en lumière son appel à la prise de conscience des femmes sur leur situation après la Révolution. À travers une argumentation structurée en trois mouvements, l'auteure exhorte les femmes à revendiquer leurs droits et critique les injustices des législateurs. Elle conclut en soulignant l'importance de la volonté et de la raison pour atteindre une véritable égalité entre les sexes.

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Analyse du postambule d'Olympe de Gouges

Le document analyse le postambule de La Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne d'Olympe de Gouges, mettant en lumière son appel à la prise de conscience des femmes sur leur situation après la Révolution. À travers une argumentation structurée en trois mouvements, l'auteure exhorte les femmes à revendiquer leurs droits et critique les injustices des législateurs. Elle conclut en soulignant l'importance de la volonté et de la raison pour atteindre une véritable égalité entre les sexes.

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K.D.

Analyse linéaire n°13

Olympe de Gouges, postambule

INTRODUCTION

• Situation dans le programme : analyse linéaire n°13, dans le cadre de l’objet d’étude La
littérature d’idée du XVIème au XVIIIème siècle et de l’étude de l’œuvre intégrale La Déclaration
des Droits de la Femme et de la Citoyenne d’Olympe de Gouges.

• L’auteur et le texte : Olympe de Gouges est une auteure engagée du XVIIIème siècle dont
les écrits reflètent les nombreux combats pour l’égalité entre les hommes et les femmes. En 1791,
elle rédige la DDFC en s’appuyant sur la DDHC adoptée en 1789 et qui, selon elle, a oublié la
place et le rôle actif des femmes dans la société française de la Révolution. Outre une adresse à la
reine et une adresse aux hommes, son œuvre contient un préambule, 17 articles et un
postambule. C’est le début de ce postambule qui est à analyser. Tandis qu’au début de son
ouvrage, l’adresse aux hommes était destinée à les convaincre du bien-fondé de sa démarche, ce
postambule (dont l’analyse porte sur le premier paragraphe), qui reprend les mêmes procédés
oratoires, s’adresse cette fois-ci aux femmes qui, selon l’auteure, ont également besoin d’être
convaincues.

• Lecture orale expressive

• Projet de lecture : une analyse linéaire montrera comment le début de ce postambule


invite les femmes à prendre conscience qu’elles ont à revendiquer les droits qui leur reviennent
naturellement en vue d’une égalité réelle entre les hommes et les femmes.

• Composition de l’extrait : le passage est constitué majoritairement de discours


argumentatif à dominante polémique et oratoire, en vue de convaincre les lecteurs et surtout les
lectrices auxquelles le texte est destiné.

• Structure : Dans ce premier paragraphe de son postambule, Olympe de Gouges


développe une argumentation en 4 étapes :
o L.1-9, « Femme […] l’homme » : l’exhortation à une prise de conscience des
femmes ;
o L.9-14, « La réclamation […] répondre » : la critique des législateurs et du mariage ;
o L. 14-20, « s’ils […] le vouloir » : les solutions pour lutter contre l’injustice ;
o L. 20-23, « Passons […] femmes » : en conclusion, l’espoir d’un changement des
mentalités et des lois.

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K.D. Analyse linéaire n°13

ANALYSE LINEAIRE :
• Premier mouvement (l.1-9) : Olympe de Gouges se livre à une véritable exhortation afin
que les femmes prennent conscience de l’état dans lequel elles se trouvent après la
Révolution et combien, alors qu’ils ont œuvré pour la liberté, les hommes sont
demeurés totalement injustes envers elles :
 L’interpellation « Femme » ouvre le texte : au singulier et sans article, elle désigne la
femme par opposition à l’homme et fait écho au début de son ouvrage où elle dit « Homme,
es-tu capable d’être juste ? ». Elle établit d’emblée un rapprochement en tutoyant ses
principales destinataires (« toi », « tes », « tiennes ») auxquelles elle s’adresse sur une
modalité injonctive à travers deux impératifs : « réveille-toi » et « reconnais ». C’est un
appel à la conscience et à l’action que lance l’auteure, estimant que la conscience des
femmes s’est endormie.
 La métaphore du « tocsin de la raison » : en même temps qu’elle est censée proposer un
réveil en fanfare, elle expose la cause pour laquelle la femme doit se mettre à agir. Le
« tocsin » (cloche d’alarme qui retentissait en cas de danger) associé au verbe
« entendre » renvoie à une sensation sonore censée produire le réveil de la femme. Mais
c’est bien un réveil de la conscience de la femme qu’exige l’auteure, par un appel à la
« raison » qui « se fait entendre dans tout l’univers » : la faculté de raisonner est le propre
de l’être humain, donc aussi bien de la femme que de l’homme ; par ailleurs, le verbe
« entendre » renvoie aussi aux facultés intellectuelles, dans le sens de « comprendre » ;
enfin, le déterminant indéfini « tout » renforce l’hyperbole du nom « univers » pour montrer
que cet appel à la raison dépasse les frontières de la France et s’étend aux femmes du
monde entier.
 2ème phrase : « le puissant empire de la nature » : allusion à l’époque d’ancien-régime qui
précède la Révolution ; le passé composé « n’est plus », qui s’oppose au présent
d’énonciation de la phrase précédente montre ce qui a dirigé l’humanité jusqu’alors mais
qui n’existe plus : « préjugés, fanatisme, superstition, mensonges ». L’énumération de la
ligne 2-3 renvoie aux fausses valeurs d’autrefois, sur lesquelles reposaient notamment la
politique et la religion, remplacées aujourd’hui par la « raison »
 La métaphore du « flambeau de la vérité » (l.3) : elle initie une métaphore filée d’ordre
météorologique, dans laquelle la « vérité » de la raison est comme un soleil qui efface les
« nuages » de la « sottise et de l’usurpation ». Ainsi, les deux métaphores font référence de
manière symbolique au mouvement des Lumières qui, au XVIIIème siècle — fondé sur la
« raison » — éclaire la conscience des êtres humains.
 La révolte de l’homme (l.4-5) : le champ lexical de l’esclavage et de la révolte (« esclave,
forces, briser ses fers, libre ») montre comment l’homme, éclairé par la raison et la vérité, a
pu se libérer des contraintes politiques et religieuses énumérées ligne 2-3. Mais, ce faisant,
il est devenu « injuste envers sa compagne », qu’il a utilisée pour se libérer (« a eu besoin
de recourir aux tiennes ») et qu’il a laissée emprisonnée en ne lui reconnaissant pas autant
de droits qu’à lui-même (la femme n’ayant pas acquis, notamment, le droit de vote).
 L.5-9 :
▪ un changement de ton s’opère, et celui-ci devient plus expressif et
polémique, à travers l’apostrophe « Ô femmes ! femmes ». Le pluriel remplace le singulier
qui ouvrait le texte car l’auteur s’adresse à présent à toutes les femmes. L’interjection
pathétique « Ô », l’exclamation et la répétition du mot « femme » servent à traduire
l’indignation de l’autrice. La question rhétorique « quand cesserez-vous d’être aveugles ? »
fait écho au « réveille-toi » initial, en même temps qu’il lance une accusation aux femmes,
celle de se laisser encore guider par une autre voix que celle de la raison.

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K.D. Analyse linéaire n°13

▪ Le changement de ton est également repérable dans la ponctuation


expressive, notamment les deux questions rhétoriques qui suivent : la 1ère concerne les
« avantages » obtenus par les femmes dans la Révolution, à laquelle l’auteure répond par
une phrase nominale fondée sur un parallélisme de construction : « un mépris plus marqué,
un dédain plus signalé » : les termes « mépris » et « dédain », quasi-synonymes et référant
à un grand manque de considération, créent un effet d’insistance sur la négativité des
« avantages ».
▪ L’évocation du passé : l’allusion aux « siècles de corruption » renvoie à la
société d’ancien-régime et à ce qui a parfois permis aux femmes d’avoir un semblant de
pouvoir : « la faiblesse des hommes » ; la négation restrictive « ne… que… » sert à
manifester le peu de pouvoir que les femmes ont pu obtenir à cette occasion (« Le
gouvernement français, surtout, a dépendu, pendant des siècles, de l’administration
nocturne des femmes » écrit plus loin Olympe de Gouges, en faisant allusion aux
maîtresses royales honnies par les révolutionnaires).
▪ L.8-9 : la condition féminine depuis la révolution : « Votre empire est détruit ;
que vous reste-t-il donc ? » : nouvelle question rhétorique, suivie de la réponse de
l’auteure : « la conviction des injustices de l’homme ». L’emploi du nom pluriel « les
injustices » complété par le groupe prépositionnel au singulier « de l’homme » dans cette
phrase nominale sert ici à renforcer le caractère négatif de l’attitude des hommes envers
les femmes, en même temps qu’il renvoie, par polyptote, à l’adjectif « injuste », ligne 5, qui
servait déjà à qualifier péjorativement le comportement masculin.
Ce premier mouvement s’avère donc être une véritable exhortation à ce que les femmes
prennent conscience de leur situation et réclament leurs droits, dans lequel l’auteure s’attache
d’abord à les convaincre en faisant appel à divers arguments, puis en employant un ton plus
persuasif et en faisant appel à leurs sentiments.

• Deuxième mouvement (l.9-14) : Par trois questions rhétoriques suivies d’une unique
réponse monosyllabique, à travers un champ lexical juridique (« réclamation,
patrimoine, décrets, législateur » x2), Olympe de Gouges se livre à une critique des
législateurs et du mariage qui sont, selon elle, deux des « injustices » les plus notoires
des hommes vis-à-vis des femmes :
 Dans sa 1ère question, elle montre aux femmes qu’elles devraient exiger ce qui leur revient
de droit : « la réclamation de votre patrimoine », notamment en matière de biens comme
l’expose dans la suite de l’ouvrage la Forme du contrat social de l’homme et de la femme,
conformément aux « sages décrets de la nature » : ici l’adjectif « sages » qualifiant les
décrets de la nature sous-entend que les décrets pris par les hommes ne le sont pas ;
 La 2ème question revêt implicitement une critique de l’institution du mariage à travers
l’allusion au « bon mot du législateur des noces de Cana », qui renvoie à un épisode de
l’Évangile selon Saint Jean au cours duquel le Christ aurait accompli son premier miracle
en changeant l’eau en vin. Ce que critique ici l’auteure, c’est le Christ vu comme un
législateur en matière de religion — qui aurait répondu à sa mère venu le déranger lors des
noces : « Femme, que me veux-tu ? » — et le poids de la religion jusque dans le mariage
(« le mariage est le tombeau de l’amour et de la confiance » écrit Olympe de Gouges plus
loin dans le postambule), qui renvoie au « fanatisme » d’ancien-régime (l.3) et qui
jusqu’alors a relégué la femme à un rôle très subalterne.
 La 3ème question, par l’anaphore du terme « législateurs » (nom masculin qui souligne que
les lois sont faites par des hommes), reprend la deuxième, mais pour l’actualiser et montrer
que le temps de la crainte est révolu : « correcteurs de cette morale longtemps accrochée
aux branches de la politique » renvoie au fait que, depuis la Révolution, la religion n’a plus

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à interférer avec la politique et que, désormais, les pouvoirs sont séparés. Ainsi, les
femmes n’ont pas plus à craindre la justice divine que la justice des hommes car cela
« n’est plus de saison ».
 La réponse : si les hommes leur disaient « Femmes, qu’y a-t-il de commun entre vous et
nous » — sous-entendant qu’elles n’auraient pas les mêmes qualités qu’eux — la réponse
à leur apporter tient en un seul mot, le pronom indéfini de totalité « Tout ». La brièveté de la
réponse, assortie au conditionnel « auriez » montre que, dans l’esprit de l’auteure, une telle
situation est assez improbable, mais que les femmes seraient tout à fait en mesure d’offrir
une réponse pertinente qui s’oppose au point de vue des législateurs masculins.

Ainsi, ce 2ème mouvement, tout en appelant les femmes à réclamer leurs droits, constitue un
blâme des hommes et notamment des législateurs.

• Troisième mouvement (l.14-20) : L’autrice expose comment les femmes peuvent résister
aux hommes, notamment aux législateurs, en faisant preuve de volonté et en utilisant la
raison comme arme :
 Le passage s’ouvre sur une longue phrase à période qui crée un effet d’attente en
repoussant la réponse en fin de période (« et vous verrez bientôt… »).
 La phrase s’ouvre sur une hypothèse incluse dans une subordonnée de condition introduite
par « si ». Le pronom anaphorique « ils » reprend le groupe nominal « nos législateurs
français » et envisage la possibilité qu’ils refusent aux femmes l’égalité qu’ils ont eux-
mêmes promue comme valeur première dans la DDHC (cf article 1 « Les hommes naissent
et demeurent libres et égaux en droit ») : « en contradiction avec leurs principes ».
 L’auteure lance ensuite un véritable appel à la résistance en exposant trois conseils dans
trois propositions juxtaposées scandées par trois impératifs « opposez », « réunissez-
vous », « déployez » :
▪ Dans le 1er conseil, elle leur demande de d’adopter une attitude de résistance
(« courageusement ») et de faire preuve de « raison » pour vaincre la pseudo-supériorité
des hommes qu’elle considère comme une « faiblesse » infondée : « vaines prétentions » ;
▪ Dans le 2ème conseil, elle montre ce qui doit guider les femmes, « les étendards de
la philosophie » : on retrouve ici l’esprit des Lumières et le fait que c’est la pensée et l’esprit
critique qui doivent guider la réflexion et l’action.
▪ Le 3ème conseil, qui renvoie à l’injonction qui ouvrait le texte, appelle les femmes à
faire preuve de personnalité et fait écho au courage évoqué ligne 15 : « déployez toute
l’énergie de votre caractère ».
 La 2ème moitié de la phrase envisage positivement les conséquences qui s’ensuivraient :
▪ Elle déploie un champ lexical religieux : « orgueilleux » (qui renvoie à l’un des sept
péchés capitaux et caractérise une fierté excessive), « adorateurs », « Être suprême » ;
▪ L’auteure ne prône pas une inversion des rôles, marquée par la structure syntaxique
« non… mais… » et ne souhaite pas une domination des hommes par les femmes (« non
serviles adorateurs rampants à nos pieds »), mais une véritable égalité des sexes, induite
par le verbe « partager » : « fiers de partager avec vous les trésors de l’Être suprême ».
 La phrase qui conclut le passage (l.19-20) rappelle aux femmes que leur liberté dépend
d’elles-mêmes, à travers le nom « pouvoir » et le verbe de volonté « vouloir », et qu’elles
sont donc en mesure de vaincre toute opposition : « quelles que soient les barrières qu’on
vous oppose »

Dans ce 3ème mouvement, l’auteure insiste donc sur la volonté dont doivent faire montre les
femmes face aux hommes, tout en usant de la raison pour y parvenir.

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• Quatrième mouvement (l.20-23) : En une phrase, ce dernier mouvement formule la


conclusion du 1er paragraphe du préambule en même temps qu’il annonce la suite du
texte, à travers un concentré temporel allant du passé à l’avenir :
 Il faut noter d’abord que, après s’être adressée aux femmes à travers les pronoms « tu » et
« vous », l’auteure s’inclut dans la 1ère personne du pluriel « Passons » / « voyons »,
exposant qu’elle est également concernée par ce qui va suivre.
 L’auteure annonce d’abord qu’elle va revenir, dans la suite du texte, sur la condition des
femmes sous l’ancien-régime et dont elle va dresser un portrait peu flatteur : « Passons
maintenant à l’effroyable tableau de ce que vous avez été dans la société ». L’emploi du
passé composé à valeur accomplie marque le souhait de l’auteure que ces temps soient
révolus.
 La 2ème partie de la phrase rappelle au présent d’énonciation (« il est question ») l’actualité
dont est en train de débattre l’Assemblée Constituante au moment où l’auteure écrit : « une
éducation nationale ».
 La fin de la phrase exprime un souhait, à travers le futur à valeur prospective
« penseront ». C’est un appel lancé aux « législateurs » dont il était déjà fait mention ligne
12, mais cette fois qualifiés de « sages » (en écho aux « sages décrets de la nature », ligne
10) et dont l’auteure espère qu’ils « penseront sainement » quant à « l’éducation des
femmes » alors que les débats en cours n’envisageaient que l’éducation des hommes. Par
ailleurs, si le texte d’Olympe de Gouges s’adresse d’abord aux femmes, les législateurs
sont des hommes (il n’y a pas de femmes à l’Assemblée Nationale) et elle les appelle donc
à la lire avant de prendre des décisions.

Dans ce 4ème mouvement conclusif, l’auteure appelle donc les hommes, et en particulier les
législateurs, à faire preuve de sagesse quant à la place des femmes dans la société et à leur
éducation, qu’elle souhaite égale à celle des hommes.

CONCLUSION

• Rappel des étapes d’analyse : Cette analyse linéaire a montré qu’Olympe de Gouges
déployait, dans ce 1er paragraphe de son postambule, une argumentation destinée à
convaincre les femmes de défendre leurs droits, d’abord en les exhortant à une prise de
conscience de leur situation face aux hommes, puis en se livrant à une critique des législateurs
et du mariage, avant de leur prodiguer des conseils sur la meilleure manière de procéder puis
en concluant sur un vœu faisant appel à la sagesse des hommes.
• Réponse à la problématique : Ce début de postambule use de beaucoup de moyens,
notamment à travers son caractère très oratoire et son registre polémique, afin de susciter
chez les femmes une véritable prise de conscience, en même temps qu’il constitue un véritable
appel à l’action pour une égalité réelle entre les hommes et les femmes.
• Ouverture : Avant Olympe de Gouges, Nicolas de Condorcet avait déjà dénoncé l’injustice des
hommes et plaidé la cause des femmes dans son essai Sur l’admission des femmes au droit
de cité (1790), qui déclarait : « les droits des hommes résultent uniquement de ce qu’ils sont
des êtres sensibles, susceptibles d’acquérir des idées morales, et de raisonner sur ces idées ;
ainsi les femmes ayant ces mêmes qualités, ont nécessairement des droits égaux ».

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