CHEMIN DE LA REUSSITE
CHAPITRE I. DOCUMENTS DE VENTE ET D'ACHAT
Après avoir pris connaissance du prix de la marchandise qu'il désire
avoir, le client passe sa commande. Il établit à cet effet un document
appelé "Bon de Commande". La livraison de cette marchandise par
le vendeur (fournisseur) donne lieu à un "Bon de livraison et de
Réception".
Enfin, le vendeur demande le payement de la marchandise livrée,
généralement par la "facture" ou la "Note", dans le commerce de
détail.
1.1. BON DE COMMANDE
De manière générale, le bon de commande comprend deux parties :
l’entête et le corps.
1) L'entête
L’entête contient les éléments suivants :
a) L’identité de l'entreprise propriétaire du bon, soit :
- le nom de l’entreprise ;
- le numéro de registre de commerce et de crédit mobilier
(RCCM);
- le numéro de téléphone ;
- les numéros des comptes bancaires; - l’adresse géographique;
- la boîte postale ; - la boîte électronique (mail).
- numéro d’impôt, car en cas de non indication du numéro impôt
sur la facture, la sanction légale est le paiement d’une amende
de FC. 1.000.000.
2 CHEMIN DE LA REUSSITE
b) L’identité du client, soit :
- le nom du client, - la date d’émission, - le numéro d'ordre du
bon.
2) Le corps du bon de commande comprend :
a) le détail des marchandises à acheter : nombre, poids, prix
unitaire, prix total;
b) les conditions de livraison, de réception et de payement.
Notons qu’il n’existe pas de modèle universel de bon de commande.
Exemple :
Mr Mboyo, Av. Ango n° 20, Yolo-Nord, Kinshasa/Kalamu, passe
une commande de sucre et de riz auprès de la Société d'Exploitation
de Produits Agricole au Congo "S.E.P.A.C." :
- condition de livraison : franco domicile, transport
supporté par le fournisseur;
- délai de livraison : deux semaines; - conditions de
réception : habituelles; - commande :
1.500 kg de sucre Kwilu-Ngongo, à 10.000 FC le kg ;
2.000 kg de riz Bumba, à 30.000 FC le kg mode de
paiement : par chèque, à 30 jours.
Le bon de commande, pour ce cas, est le suivant :
Document N° 1 : Exemple de bon de commande
SOCIETE D’EXPLOITATION DE PRODUITS
AGRICOLES AU CONGO
(SEPAC)
Iden. Nat. N° Z 02346 T IMPORT
R.C. N° 84 847 EXPORT
B.P. 2275 KIN. I BON DE COMMANDE N° 4560
Tél. +243998301542
Télex : 21 Kinshasa, le 13/10/2023
DE / MBOYO, Avenue Ango, N° 20, Yolo-Nord, Kin./Kalamu
Colis Pieces Articles P.U. TOTAL
Sac 1.500 KG SUCRE Kwulu-Ngonto, 10000 15.000.000
Sac 2.000 Kg Riz Bumba, 30000 60.000.000
CHEMIN DE LA REUSSITE
Documents Économiques 3
Livraison franco domicile, dans 2 semaines
Conditions de réception : habituelles
Notre règlement : par chèque dans 30 jours
Signature
M. MBOYO
Le Bon de commande est le document qui donne au fournisseur les
informations sur le désire du client de telle ou telle autre marchandise
; il aide le fournisseur à préparer la facture proforma ainsi que le son
Bon de livraison.
1.2. BON DE LIVRAISON
Le bon de livraison est un document qui accompagne l’expédition
des marchandises. Il donne les renseignements sur la nature et la
quantité des marchandises livrées. Il est préparé par le fournisseur,
signé par lui et gardé par le client qui pourra le comparer à la facture.
Appelé aussi « Bordereau d’expédition, le bon de livraison comporte
les trois signatures ci-après :
- la signature du vendeur;
- la signature du transporteur; - la signature du client.
En voici le modèle, d'une manière générale.
Document N° 2 : Exemple de bon de livraison
SOCIETE D’EXPLOITATION DE PRODUITS AGRICOLES
AU CONGO
BON DE LIVRAISON
(Bordereau d’Expédition)
N° Bon…………
N° Dossier …...
Date de sortie : Nom
du chauffeur : N°
du véhicule :
Magasin :
A MBOYO, Avenue Ango, N° 20, Yolo-Nord, Kin./Kalamu
Nbre de colis Nature marchandises Observation
Sacs : 1.500 Sucre cristallisé Kwilu-Ngongo Néant
Sacs marqués
Sacs , : 2.000 Riz Bumba AD 31 0 50
4 CHEMIN DE LA REUSSITE
Le Vendeur Le Transporteur Le Client
1.3. BON DE RECEPTION
Le bon de réception est un document qui énumère les marchandises
reçues. Il est préparé par le livreur (vendeur ou fournisseur), signé
par le client et gardé par le vendeur, comme preuve que le client a
réellement reçu les marchandises livrées. Il est séparé du bon de
livraison habituellement par des pointillés
(.................).
Document N° 3 : Exemple du bon de réception
BON DE RECEPTION
N° 2001, Kinshasa, le 15/06/2010
RECUES CE JOUR,
Les marchandises ci-dessous détaillés livrées par KAMBALE,
KINSHASA
Nombre Poids Désignation
130 saces 1.600 kg Sucre
50 sacs 1.000 kg Maïs
150 sacs 8.000 kg Riz
Signature
1.4. LA FACTURE
1.4.1 Définition
La facture est un document commercial, comptable et juridique
détaillant la nature, la quantité et les conditions des achats et ventes
de marchandises ou prestations de services.
Elle est établie par toute structure juridique (société, association,
microentreprises etc.)
Document commercial : elle donne une description détaillée de la
transaction réalisée entre le vendeur et l’acheteur, définit les
conditions contractuelles entre l’acheteur et le vendeur.
Documen.t juridique : elle constitue la preuve juridique de la réalité
de la prestation rendue, de la marchandise ou du produit vendu et
constate le droit du vendeur d’exiger le paiement d’une somme
d’argent. Elle donne droit de créance au vendeur ou prestataire.
CHEMIN DE LA REUSSITE
Documents Économiques 5
Document comptable : elle sert des pièces justificatives comptables
dans l’établissement de livre journal, le grand livre et le livre
d’inventaire.
La facture est un élément de preuve d’une opération commerciale et
revêt donc une valeur juridique importante.
La facture a plusieurs fonctions, elle matérialise une transaction
financière, elle constitue un justificatif comptable et elle sert de
support à l’exercice des droits sur la TVA (collecte et déduction).
1.4.2 Rôles :
1) Elle peut remplacer le bon de commande, le bon de livraison
et le bordereau d’expédition. Si le client achète directement
chez le vendeur sans bon de commande, la facture joue le rôle
de contrat entre les deux parties.
2) La facture est un instrument de crédit, du fait que la loi
autorise son escompte, son gage et sa transmission par
endossement.
3) Elle sert de preuve, en cas de contestation des conditions de
vente.
4) Elle formalise la demande de paiement dans les conditions
fixées et précisées dès le début d’une relation commerciale.
5) Elle sert aussi de base aux opérations comptables et fiscales.
1.4.3 L’agent de facturation : il est en charge de rédiger les factures
de l’entreprise et de garantir le paiement. Il intervient dans la
rédaction des factures et le suivi de leur paiement.
Dans sa présentation, la facture comprend deux parties :
- L’en-tête et le corps. L’entête doit comprendre
obligatoirement les informations ci-après :
- Raison social de la société ; - adresse
physique ;
- Numéro d’identification nationale ;
- Numéro de registre de commerce et crédit mobilier
(RCCM) ;
- Numéro d’identification fiscale (NIF) ou numéro
impôt, car en cas de non indication du numéro impôt
sur la facture, la sanction légale est le paiement d’une
amende de FC. 1.000.
6 CHEMIN DE LA REUSSITE
Le corps contient les éléments ci-après :
- les spécifications des marchandises (marques, nature,
qualité et quantité) ;
- les décomptes (poids, déduction sur le poids, ou sur
le prix);
- une communication éventuelle au
client
(modification de clauses de vente) ; par exemple :
Stock insuffisant, prix modifié.
La facture est souvent accompagnée d'un écrit qui indique le poids
de chaque colis pris isolement. Cette écriture se passe parfois au bas
de la facture.
Document N° 4 : Modèle général de facture
En-tête
FACTURE
Monsieur ……………………………………………………….
doit pour ce qui suit :
Quantité Désignation P.U. P.T.
Net à payer
Nous disons F.C. ………………
Expéditions à vos risques et périls.
La facture doit être comparée au bon de livraison ; car c'est en
fonction de ce bon que le fournisseur a établi cette facture.
Expédition à vos risques et périls : le fournisseur n’écrit cette clause
que si le client n'a pas précisé le mode de livraison dans le bon de
commande.
CHEMIN DE LA REUSSITE
Documents Économiques 7
1.4.4 Sortes de facture
Il existe principalement deux catégories de factures : les factures
ordinaires et factures spéciales.
A. Les factures ordinaires ou courantes :
Les factures ordinaires sont celles éditées à chaque vente de produit
ou service.
Il y a trois sortes :
1) Les factures simples (ou facture sur place). Ce sont des
factures établies quand il y a livraison directe des
marchandises. La simplification résulte de l'absence des
mentions relatives au transport et au délai.
2) Les factures d'expédition. Elles se rapportent aux
marchandises envoyées au client, par l'intermédiaire d'un
transporteur.
3) Les mémoires. Ce sont des factures des entreprises de
travaux (électriciens, menuisiers, peintres architectes...).
Les mémoires se présentent comme un état détaillé de divers travaux
effectués avec leur prix. Couramment, on les appelle "devis".
B. Les factures spéciales
Il en existe 9 sortes :
1) La facture à la commission. Elle est établie par un
commissionnaire à l'adresse de son client, appelé
commettant. Cette facture est spécialement appelée
« Compte d'Achat » ou « compte de vente », selon que
l'intermédiaire a effectué une opération d'achat ou de vente pour
son client qui peut être le vendeur ou l’acheteur.
2) La facture proforma : est un document similaire à un devis
délivré par le vendeur, mais avec un caractère plus officiel et
précède une vente. Elle est émise à titre informatif pour le
client.
Le terme PROFORMA provient du latin et signifier « POUR LA
FORME ».
Son emploi peut être envisagé, soit pour présenter à un acheteur
éventuel les décomptes précis du prix qu'il aurait à payer, si la vente
8 CHEMIN DE LA REUSSITE
était conclue ; soit pour permettre à l'acheteur éventuel (potentiel) de
justifier, vis-à-vis de son banquier, d'un crédit nécessaire à une
importation de marchandise, par exemple.
(Justification de la demande d'octroi de crédit au banquier).
3) La facture de doit : est un document original attestant d’une
transaction commerciale et entérinant l’existence d’un dû
entre un client et son fournisseur.
4) La facture à condition (conditionnelle). C'est une facture
provisoire, rédigée lors d'une vente « conditionnée ». Elle ne
devient ferme que si le client, qui a reçu les marchandises, ne
les restitue pas à l'expiration du délai fixe (délai
d’acceptation).
5) La facture protestable : elle ne concerne que des clients
commerçants. Elle doit indiquer les modalités et le délai de
règlement. Le créancier non payé, dans le délai prévu, peut
dresser un protêt (un acte extra-juridique constatant
officiellement le non-paiement à l'échéance).
6) La facture d'avoir : si, après avoir envoyé la facture à son
client, le fournisseur constate qu'il y avait une erreur de
calcul ou une omission, il lui fera connaître le montant de sa
créance par un document appelé "facture d'avoir".
Anciennement, on l'appelait "note de crédit" ou « note de
débit », selon le cas (la sous-facturation ou la surfacturation).
7) La facture d’acompte : c’est le constat d’une partie de cette
convention écrite permettant le versement à l’avance d’une
partie de la commande. Tout assujetti, est dans l’obligation
d’émettre une facture d’acompte pour tout versement reçu
avant la réalisation complète du contrat.
La facture d’acompte n’est pas obligatoire, elle peut être utile pour
les entreprises qui effectuent des transactions importantes. Elle
permet de s’assurer que les deux parties sont d’accord sur le montant
à payer et le produit ou le service à fournir.
Différence entre facture d’avance et facture d’acompte :
Facture d’avance est établie pour le paiement avant tout
commencement d’exécution d’une commande tandis que la facture
d’acompte est établie pour le paiement effectué dès lors que la
commande commence à être exécutée.
8) La note (ou facture comptant ou facture cash). Les
documents rédigés par les détaillants, les petits artisans et
les personnes exerçant une profession libérale, pour constater
CHEMIN DE LA REUSSITE
Documents Économiques 9
une vente ou un travail exécuté, ne s'appelle pas facture, mais
« note ». Dans ce cas, le payement s'effectue au comptant.
Elle est souvent sous forme manuscrite.
9) La note des frais : est un document établi par un salarié, pour
demander le remboursement des frais professionnels engagés
dans l’intérêt de l’[Link] s’agit des dépenses engagées
par le salarié pour les besoins d’une activité professionnelle.
CHAPITRE II. DOCUMENTS DE PAIEMENT
2.1 Documents de preuve de paiement
Celui qui réclame l’exécution d’une obligation doit la prouver,
réciproquement celui qui se prétend libéré doit également justifier le
paiement qui a produit l’extinction de son obligation.
Cette preuve se donne par les documents ci-après : l’acquit, la
quittance et le reçu.
1) L'acquit : c'est la reconnaissance écrite d’un paiement,
mentionnée au bas des factures, au dos d’un chèque par les mots
"Pour acquit", suivis de la date et de la signature de celui qui a
reçu le paiement. Parfois, on omet la date, on garde seulement
la mention "Pour acquit" et la signature ; ou seulement la
signature du créancier.
On dira par exemple :
a) Pour acquit, b) Pour acquit ; c) MAYELE Makiese
Kin., le 30/08/2010 MAYELE Makiese
MAYE MAKIESE
N.B.: Il est conseillé de ne pas signer la facture ou la note, lors de la
rédaction ; car la signature pourrait être interprétée comme un
acquit.
2) La quittance : la quittance est l’écrit par lequel un créancier
déclare qu’il a perçu de son débiteur une somme d’argent en
paiement de tout ou partie de la dette dont ce dernier était
redevable.
10 CHEMIN DE LA REUSSITE
La quittance comporte obligatoirement les mentions suivantes :
a) L’affirmation du paiement par le mot "Reçu de";
b) Le nom du débiteur suivi, si possible, de son adresse
géographique;
c) La somme payée en toutes lettres;
d) Une des mentions ci-après :
- En règlement de (si toute la dette est payée); notre
facture ;
- À valoir sur (si une partie de la dette est payée); notre
facture ;
- Pour solde de (quand la dernière tranche de la dette
est payée) notre facture.
e) La date et lieu de paiement;
f) La signature du créancier.
Nous en présentons, ci-dessous, un modèle général.
Document N° 5 : Modèle général de quittance
QUITTANCE N° ………
BOULANGERIE MATA
56, Avenue Bolobo, Bandundu
Reçu de ………………………….
La somme de …………………………………………………
espèces/chèque n°……… ………………………………….
En règlement de notre facture n° ……………………………
à valoir sur notre facture n° …………………………………
pour solde de notre facture n° ………………………………
Du ……………………………………………
Kinshasa, le…………
Signature (créancier)
2. Le reçu : est un document par lequel on reconnait avoir reçu
quelque chose. Il s’agit d’une facture ou d’une copie de la
facture remise par le vendeur pour l’acheteur et affichant la
mention « livré » ou « payé ».
La quittance que nous venons d'étudier ne peut être confondue avec
le reçu, qui est un autre document, rédigé dans les mêmes termes,
mais qui ne constate pas l'acquit ou l'extinction d'une dette.
Le reçu, signé par le débiteur, est un document qui constate la remise
(versement) d'une somme ou d'un objet, et qui crée, par conséquent,
CHEMIN DE LA REUSSITE
Documents Économiques 11
une obligation de la part du débiteur. Il comporte obligatoirement
les mentions suivantes :
1) L’affirmation du versement par la mention "Reçu de";
2) Le nom du créancier ;
3) La valeur reçue, en toutes lettres ;
4) Le motif de l'opération (justification) ;
5) La date de versement ; 6) la signature du débiteur.
Exemple :
- Frais académiques versés par un étudiant ;
- Garantie locative, ou loyer anticipatif ; - Acomptes sur
commande.
N.B.: De même que la quittance, le reçu est ordinairement extrait
d'un carnet à souches. Ces dernières reproduisent brièvement les
indications portées sur le volant.
Exemple :
M. Kakule, Directeur commercial de la SEPAC, reçoit des mains de
M. Kabongo la somme de 150.000 FC, pour achat des vivres. M.
Kakule devra signer un reçu pour Kabongo, dont voici le modèle :
Document N° 6 : Exemple chiffré de reçu
RECU N° ……… F.C. 150.000
SEPAC
B.P. 2275 – KIN. I
Tél.: 23.345
Reçu de Monsieur KABONGO,
La somme de Francs Congolais, cent cinquante mille, pour
achat des vivres.
Kinshasa, le 05 décembre 2009
Signature / débiteur)
Comparons le reçu à la quittance :
1) Le reçu émane du débiteur (il est signé par le débiteur); alors
que la quittance émane du créancier ;
2) Le reçu ne suppose donc pas une dette ; alors que là 3) Le
reçu crée une obligation ; alors que la quittance en constate
l'extinction, l'acquittement ou le règlement.
12 CHEMIN DE LA REUSSITE
2.2. Documents de paiement par la Banque
Le titulaire d'un compte auprès d'une banque peut payer ses
dettes, ou se faire payer de la part de ses débiteurs, soit par émission
des chèques, soit par les opérations de virement et transfert.
1) LE CHEQUE
A. Définition du chèque
Le chèque est donc un document par lequel, une personne (physique
ou morale) appelée Tireur (émetteur), donne à une autre personne
(généralement une banque ou une institution financière non
bancaire) appelée Tiré, chez laquelle elle a des fonds disponibles,
l'ordre de payer à vue (sans délai, immédiatement) une somme
déterminée, au profit d’un tiers (Bénéficiaire) ou à elle-même.
Soit la situation suivante :
Monsieur Ngongo dispose d'une somme de 5000.000 FC dans son
compte bancaire auprès de la RAWBANK. Il doit payer à son
fournisseur, M. Kalala, une somme de 1.500.000 FC. Pour régler
cette situation. M. Ngongo donne l'ordre à sa banque de payer cette
somme à M. Kalala. Cet ordre peut se donner par un document appelé
"Chèque".
Comme nous le remarquons, trois personnes sont concernées dans
cette situation :
1. M. Ngongo qui donne l'ordre de payer en tirant un chèque
sur sa banque. Il est appelé "Tireur ou Émetteur".
2. La RAWBANK, sur laquelle le chèque, a été tiré et qui doit
payer à M. Kalala. Elle est appelée "Tiré".
3. M. Kalala qui doit toucher ce chèque est appelé
"Bénéficiaire". Toutefois, si Ngongo avait tiré ou émis ce
chèque pour lui-même, il serait à la fois le tireur et le
bénéficiaire.
B. Mentions légales d'un chèque
Le chèque est tiré d'un carnet à souches appelé "Chéquier"
contenant 25 ou 50 chèques, aux formats différents, selon les
banques. Il contient les mentions suivantes :
CHEMIN DE LA REUSSITE
Documents Économiques 13
1. La mention du terme « chèque » ;
2. Le numéro : il est généralement imprimé déjà sur le chèque.
Deux chèques ne peuvent jamais porter le même numéro.
3. La somme à payer : elle est écrite une fois en chiffres et une
fois en lettres.
La somme en lettres est la seule valable, en cas de différence (car, il
y a possibilité d'oubli et de falsification de la somme en chiffres).
Bien que dans ce cas, le chèque soit valable, la plupart des banques
refusent de payer un tel chèque.
4. Le nom du tiré : en général, le nom du tiré est imprimé en
gros caractères sur le chèque.
5. L'ordre de payer : cet ordre devant comporter le mot
"chèque" est pur et simple, c'est-à-dire, il ne peut
s'accompagner, ni d'une condition (payez si...), ni d'un délai
(Payer à telle date...). Le chèque doit être payé à vue
(immédiatement). Cet ordre est généralement imprimé :
"payez contre ce chèque...".
6. Le nom du bénéficiaire : il peut ou ne pas figurer sur le
chèque ; c'est le cas du chèque au porteur, ou du chèque blanc
(ni mention au porteur, ni nom du bénéficiaire). Si le nom du
bénéficiaire est écrit sur le chèque, le cas du chèque
nominatif, il doit correspondre à celui qui est sur les pièces
officielles d'identité.
7. Le lieu de paiement : c'est une des succursales ou agences du
tiré (Banque). Si le chèque est payable dans la ville où se
trouve la succursale ou agence, le chèque est dit "direct",
dans le cas contraire, il est indirect.
8. La date de création du chèque. La date de création indiquée
sur le chèque est une mention particulièrement importante,
car elle détermine le délai de la présentation du chèque au
paiement. Si le tireur n'est pas lui-même bénéficiaire, il est
conseillé d'écrire la date en toutes lettres, pour réduire les
risques de falsification. On dira par exemple, le 07 janvier
2010.
9. La signature du tireur : c'est la mention la plus importante
du chèque. Sa présence seule, suffit pour que le chèque soit
utilisable par un voleur ou un faussaire. Toutefois, les autres
mentions peuvent être imprimées ou dactylographiées, mais
la signature est obligatoirement manuscrite; un cachet de
signature n'a pas la valeur de signature, en matière de chèque.
C. Sortes de chèques
Selon la désignation du bénéficiaire (il est désigné ou non), on
distingue : le chèque nominatif, le chèque à ordre, le chèque au
porteur et le chèque-guichet.
14 CHEMIN DE LA REUSSITE
1) Le chèque nominatif
Dans ce chèque, l’ordre est donné de payer à une personne
dénommée : « Payez contre ce chèque à Monsieur Kundu Tatu ».
2) Le chèque à ordre :
Dans ce chèque, le tireur demande au tiré (banque) de payer à l’ordre
du bénéficiaire. Ce chèque est donc libellé de la manière suivante : «
Payez contre ce chèque à l’ordre de… ». Il peut être nominatif, au
porteur ou blanc.
3) Le chèque au porteur
Ici, le nom du bénéficiaire n’est pas inscrit dans le chèque ; à la place
du bénéficiaire, on écrit simplement au porteur : « Payez contre ce
chèque au porteur ». Ce chèque est payable auprès de quiconque le
présenterait à l’encaissement (la banque paye). Il est donc
transmissible d’une personne à une autre, sans aucune formalité ;
alors que le chèque précédent ne peut passer, d’une personne à une
autre, que par endossement. Un chèque blanc est au porteur.
4) Le chèque-guichet
Les banques mettent à la disposition des titulaires des comptes en
banque, un chèque appelé « chèque-guichet ». Ce chèque est toujours
disponible au guichet de la banque. Les titulaires le remplissent sur
place. Le chèque guichet est toujours à l’ordre du titulaire lui-même,
ou d’un autre bénéficiaire qui, dans ce cas, doit nécessairement être
présent à la banque avec le titulaire ; car le chèque-guichet ne quitte
jamais le guichet de la banque.
N.B. : Le bénéficiaire d’un chèque signe sur le dos (ou au verso) du
chèque, à l’endroit prévu pour acquit : Signature, date, N° d’identité,
adresse géographique ; ou tout simplement la signature. Nous
présentons ci-dessous le modèle d’un chèque.
Document N° 7 : Modèle général du chèque
CHEMIN DE LA REUSSITE
Documents Économiques 15
N.K. 4.568.367 N.K. 4.568.367
FC
Date : ………
EQUITY BCDC SA
Payez contre ce chèque à l’ordre de………….
Ordre………… …………………………………………………
………………. La somme de …………………………………
FC …………. Payable à Kinshasa, le ……………
Signature Compte N° ………………………………
Signature
La souche reprend les informations nécessaires (date,
signature, montant, bénéficiaire, N°).
Remarque :
Pour un chèque-guichet, la mention « chèque-guichet » est imprimée
entre le N° du chèque et le montant en chiffre.
D. L’endossement d’un chèque
Le bénéficiaire d’un chèque à ordre peut en transmettre, par
endossement, la propriété à une autre personne. Il va donc écrire au
verso du chèque ce qui suit : « Payez à l’ordre de » ……… (adresse
géographique) ……………. (Date) ………….
Le bénéficiaire qui cède la propriété du chèque par endossement
s’appelle « Cédant » ou « Endosseur » ; la personne à qui le chèque
est cédé s’appelle « Cessionnaire » ou « Endossataire ».
L’endossement consiste donc en une mention écrite au verso du
chèque, mention par laquelle le bénéficiaire (ou l’endosseur) cède la
propriété du chèque à ordre, à une autre personne (cessionnaire ou
endossataire).
Selon la nature (statut) de l’endossataire ou cessionnaire, on
distingue :
1. L’endossement à titre de propriété : ici, le chèque est cédé
à une autre personne. On dira par exemple : Payez à l’ordre
de M. Kalonji, 134, Av. Buta, Commune de Lubunga, à
Kisangani, le 30/11/2005.
16 CHEMIN DE LA REUSSITE
2. L’endossement pour encaissement : ici, le chèque n’est pas
cédé, mais il doit être encaissé par la banque du bénéficiaire,
à son compte auprès de cette banque.
En voici, ci-après, le modèle.
END
O
ENDOS
Payez à l’ordre
………………
Payez à l’ordre de l’UBA pour encaissement
compte n° …………………. Où
Goma, le ……
A porter en compte n° ………….
Goma, le ………………….
Sign
a Signature
Exemple : M. Kalala qui a un compte à la EQUITY BCDC, donne à
cette dernière l’ordre, par endossement, d’encaisser un chèque dont
il est bénéficiaire et d’en porter le montant au crédit de son compte.
Il écrira au verso :
1. A porter en compte N° 00243, Kin., le 12/07/2023.
Signature
M. KALALA
2. Payez à l’ordre de la EQUITY BCDC pour
encaissement, compte n° 00243, Kinshasa, le
12/07/2023.
Remarques :
1. L’endossement se fait toujours au verso (dos) du chèque. ou sur
une feuille collée au verso du chèque qu’on appelle « allonge ».
mais jamais par un acte séparé.
2. L’endossement peut consister simplement en la signature du
cédant (ou endosseur). C’est ce qu’on appelle « endossement en
CHEMIN DE LA REUSSITE
Documents Économiques 17
blanc ». Un chèque endossé en blanc devient un chèque au
porteur, transmissible, de main en main, sans aucune autre
formalité.
3. L’endossement au porteur « payez au porteur … » vaut
l’endossement en blanc et produit les mêmes effets.
E. La provision d’un chèque
La provision d’un chèque est le montant du solde créditeur du
compte sur lequel le chèque a été émis. Un solde créditeur est égal
au moins au montant indiqué sur le chèque. La provision doit être :
1. Préalable : c’est-à-dire, elle doit exister au moment de
l’émission du chèque ; car le chèque peut être encaissé
immédiatement. Le fait que le chèque soit post-daté (on émet un
chèque le 07 janvier 2004, mais il porte la date du 30/01/2004)
ne fait pas obstacle à sa présentation à l’encaissement.
2. Disponible : c’est-à-dire elle doit être liquide et exigible, au
point où le bénéficiaire doit disposer de cette somme dès qu’il
se présente au guichet de la banque.
Remarques :
1. La provision d’un chèque appartient au bénéficiaire ; le
tireur ne peut plus en disposer, en la bloquant ou en la retirant
; de même, le tiré ne peut en refuser le paiement.
Toute personne qui émet un chèque sans provision, c’est-
2. adire pour lequel le tiré n’est pas ou est insuffisamment
provisionné au moment de la présentation dans les délais
légaux, est punie d’une peine de 5 à 10 ans de servitude
pénale et d’une amende pécuniaire.
F. Le paiement du chèque
Le chèque, nous l’avons dit, est payable à vue, c’est-à-dire sans
délai ou immédiatement. Ainsi, le chèque émis et payable en RDC
doit être présenté au payement dans un délai de 60 jours, jours non
ouvrables compris ; alors que le chèque émis à l’étranger et payable
en RDC, doit être présenté au paiement dans un délai de 120 jours,
jours non ouvrables compris ; et cela, à partir de la date d’émission.
Si le dernier jour du délai est un jour férié légal, le délai du
chèque est alors prolongé jusqu’au jour ouvrable qui suit
l’expiration. La révocation d’un chèque n’a d’effet qu’après
18 CHEMIN DE LA REUSSITE
l’expiration (après 60 ou 120 jours). Ni le décès du tireur, ni son
incapacité survenue après l’émission du chèque, ne touchent aux
effets du chèque.
G. Le barrement d’un chèque (chèque barré)
1) Modalité
Le barrement s’effectue au moyen de deux barres parallèles
apposées ou tracées au recto du chèque. Le barrement est « spécial
», si le nom d’une banque est inscrit entre les deux barres
parallèles. Par contre, le barrement est « général », s’il n’y a rien
qui est inscrit entre les deux barres. Le barrement général peut être
transformé en barrement spécial, mais le contraire est impossible.
N.B. : Le barrement n’est pas d’application dans le cas d’un chèque
guichet.
2) Conséquences (effets) du barrement
Un chèque à barrement général ne peut être payé, par le tiré, qu’au
banquier (à la banque) du bénéficiaire. Le chèque à barrement
spécial ne peut être payé, par le tiré, qu’au banquier désigné.
Si l’on ne veut pas que le chèque soit payé en espèce, on écrit entre
les deux lignes parallèles, la mention « à porter en compte », ou tout
simplement le numéro du compte à créditer. Dans ce cas, le chèque
ne peut donner lieu qu’à un règlement par écriture (crédit en compte,
virement ou compensation). Cela concerne un chèque qui,
initialement n’était pas barré.
Le biffage de la mention « à porter en compte » est réputé non avenu
(nul).
Document N° 9 : Modèles de barrement
Barrement général barrement spécial
EQUITY BCDC
Chèque à porter en compte chèque à porter en compte
N° 002113 A porter
CHEMIN DE LA REUSSITE
Documents Économiques 19
H. Aval
L’aval est l’acte par lequel une personne s’engage comme garant
d’une signature d’un chèque. Celui qui garantit ainsi un chèque
s’appelle « donneur d’aval ou avaliseur ».
Un avaliseur est toute personne (physique ou moral) capable de
s’obliger, à titre gratuit, à payer le montant du chèque, sauf le tiré.
L’aval se donne par l’expression « Bon pour aval » ou par une
simple signature apposée au dos du chèque. Le but de l’aval est
d’augmenter la confiance en le tireur, de la part du bénéficiaire ; c
’est-à-dire de rendre le tireur plus crédible aux yeux de son
bénéficiaire.
Remarques :
1. L’aval n’est pas d’application pour le chèque-guichet.
2. L’avaliseur est poursuivi, de la même manière que le tireur.
L’avaliseur pourrait donc être tenu à payer le chèque qu’il a
avalisé.
I. Chèque perdu et volé : protestation et opposition En cas de
perte d’un chèque, son bénéficiaire conserve tous les droits par un
acte de protestation. Cet acte de protestation doit être fait au plus
tard le surlendemain de l’expiration du délai de la présentation. Il
doit être notifié au tireur et à l’endosseur par lettre recommandée
dans les 4 jours ouvrables suivant la date où le chèque est perdu.
En cas de vol d’un chèque, son propriétaire le frappe
d’opposition. Cette dernière a pour but d’empêcher le tiré de payer à
un porteur illégitime.
L’opposition est faite, par téléphone, mail ou lettre recommandée,
au tiré et aux autres succursales et agences du tiré, en indiquant
les noms du tireur et du bénéficiaire.
N.B. : Le porteur d’un chèque peut exercer ses recours contre les
endosseurs, le tireur et les autres obligés (avaliseurs), si le chèque
présenté à temps utile n’a pas été payé.
2) TRANSFERT ET VIREMENT (ordre de paiement)
Le montant d’un chèque barré, à porter en compte, doit être viré ou
transféré dans un autre compte bancaire.
Le virement bancaire est le transport (passage) d’une somme d’un
compte à un autre, sans mouvement d’argent liquide, dans une même
banque. Ici, le débiteur et son créancier ont des comptes dans une
20 CHEMIN DE LA REUSSITE
même banque. Dans le cas contraire, on parlera de transfert qui est le
passage d’une somme d’un compte à un autre compte, dans une autre
banque.
L’ordre de virement ou de transfert peut être donné par une simple
lettre dont le contenu peut, par exemple, être le suivant : « Objet :
ordre de virement. Veuillez débiter mon compte N° 482857 chez
vous, pour le crédit du compte N° 759824 de M. Kambale, montant
: 300.000 FC (Trois cent mille), mention : règlement facture du
09/01/96. Veuillez agréer… ».
Cependant, pour éviter une diversité de forme de virement pouvant
créer de confusion, les banques mettent à la disposition de leurs
clients des formules imprimées appelées : « Bon de Virement ou de
Transfert ». Mais le nom le plus couramment utilisé est : « ordre de
paiement », en abrégé « O.P. » Ces formules sont extraites d’un
carnet à souches ou à duplicata au papier carbone. Elles se présentent
de la manière suivante :
Document N° 10 : Modèle de l’ordre de paiement
Réservé à 1a Banque ORDRE DE PAIEMENT N°….
Adresse …………………
Compte n° ………………
A la RAWBANK à ……………(ville)
Nom, prénom ou raison sociale et
adresse du bénéficiaire.
Banque et N° compte du bénéficiaire
Montant à payer (en chiffres et
lettres)
Communication ou références
Réservé à la Banque Kinshasa, le ………………
Vérifié : signature, pouvoirs et
Provision (Cachet et signature autorises)
Outre le chèque et l’O.P. (ordre de paiement) pour virement
ou transfert, deux autres documents de paiement émanent encore de
la banque. Il s’agit de : l’accréditif et de lettre de crédit.
CHEMIN DE LA REUSSITE
Documents Économiques 21
3) L’accréditif
C’est un document par lequel une banque donne l’ordre à
l’une de ses succursales ou agences, de payer au comptant et à vue,
à une personne désignée ou à son ordre, une somme versée à la caisse
de la succursale ou de l’agence concernée.
4) La lettre de crédit
C’est un document sous forme de lettre missive par lequel une
banque demande à un ou plusieurs correspondants de payer au
porteur de la lettre, nominalement désigné, et sur vérification de son
identité, les sommes dont il pourra avoir besoin, jusqu’à concurrence
d’un montant déterminé et pendant un temps fixé. Comme nous le
constatons, une lettre de crédit est personnelle (elle ne peut être payée
qu’à l’accrédité et payable par acomptes successifs). L’accrédité
n’est pas tenu d’en toucher le montant en une seule fois.
La lettre de crédit n’ayant pas d’échéance fixe, l’accrédité
encaisse quand il veut, mais dans le délai stipulé dans la lettre. Les
lettres de crédit sont surtout émises pour les voyageurs. Elles leur
évitent l’ennui d’emporter des espèces qu’ils pourraient perdre ou se
laisser voler. A l’étranger, elles leur évitent les embarras de change.
A l’heure actuelle, les lettres de crédit sont de plus en plus
remplacées par les « chèques de voyage » et le paiement électronique.
Nous en donnons, ci-après, un exemple.
Lettre de crédit
Document N° 11 : Exemple de la lettre de crédit
N° ……………. Banque Commerciale du Congo
Registre de commerce n° 15438
à Kinshasa
Kinshasa, le 1er mars 2005.
A la BELGOLAISE
Nous avons l’honneur de vous informer que nous avons accrédité auprès
de vous M. SELEMANI MALU, porteur de la carte d’identité N° 8476,
délivrée à Kinshasa, pour une somme de $ 30.000 (Trente mille dollars),
que vous voudrez lui payer, par acomptes successifs, jusqu’à concurrence
du montant disponible et contre quittance en double exemplaire, jusqu’au
31/07/2005.
(Cachet et signature)
22 CHEMIN DE LA REUSSITE
5) L'assignation (chèque sur débiteur)
Il existe une sorte de chèque sur débiteur appelé "assignation" qui,
en fait, est un chèque tiré sur toute autre personne qu'une banque,
chèque par lequel, un créancier prie son débiteur de verser, à une
banque désignée, une somme déterminée. L'assignation permet donc
aux créanciers de faire encaisser leurs créances par les banques. En
voici, ci-dessous, un modèle.
Assignation (chèque sur débiteur)
Document N° 12 : Modèle du chèque sur débiteur
N°
N° CHEQUE (sur débiteur)
Date ……………
……………………… Kinshasa, le …………….
Motif ……………… A vue, M. ……………, Av. ………….
……………………… Kinshasa, payera à l’ordre de la TMB, la somme
..…………………… de ………………………………… Pour
………………………………………
Signature Sé/Créancier
6) Paiement électronique
A. Paiement par ordinateur
Le paiement électronique est un message, par ordinateur ou
téléphone, par lequel une personne (le tireur) donne à un organisme
financier (le tiré) l’ordre de payer à une tierce personne, une somme
déterminée de son compte.
Le procédé du transfert diffère ici de celui du chèque, où l’on emploie
un écrit, pour donner l’ordre de payer.
Néanmoins, l’opération de paiement est fondamentalement la même,
à savoir payer autrement qu’en espèces.
L’électronique va plus loin en ce sens qu’elle permet de payer sans
émettre un chèque.
Ce n’est pas aujourd’hui qu’on peut payer sans avoir à faire de
transaction écrite. Les banquiers utilisent depuis des années la
télégraphie et le téléphone pour transmettre l’ordre de payer.
L’électronique, cependant, permet à chacun d’avoir accès à des
moyens plus rapides et plus économiques pour effectuer des
paiements.
CHEMIN DE LA REUSSITE
Documents Économiques 23
B. Quelques renseignements sur les cartes bancaires
Une carte de débit est :
1) Un moyen de paiement en plastic que le client peut utiliser
pour accéder immédiatement à l’argent se trouvant dans son
compte courant ;
2) Un moyen de paiement rapide, facile et commode en
remplacement du cash et des chèques.
La carte de débit permet à son détenteur de :
1) Acheter des biens et services aux terminaux de paiement
électronique (TPE) ;
2) Avoir accès immédiat au cash à travers le monde entier dans
les DAB ;
3) Payer des biens et services lors d’un voyage à l’étranger ;
4) Obtenir des devises étrangères et des avances en cash, lors
de voyage.
Pour les banques, la carte de débit constitue :
1) Une nouvelle source de revenu ;
2) Une opportunité de donner une image de marque à la banque
;
3) Un moyen de réduire le coût de transactions en cash par
chèque ;
4) Un moyen de contrôle de risque au travers de hauts niveaux
d’autorisation ;
5) Une opportunité de faire des affaires plus rentables et un
instrument permettant de rendre les clients plus attachés à la
banque. Les banques offrent encore un autre moyen de
paiement :
« La carte VISA Électron » qui est :
1) Une carte de débit international ;
2) Un rapide et commode moyen de payer au lieu d’émettre
un chèque de voyage ; un outil remplaçant « le chèque
de voyage » ;
3) Un moyen d’obtenir de l’argent de n’importe quel DAB
avec VISA à travers le monde ;
4) Acceptée partout où est affiché le signe VISA Électron.
24 CHEMIN DE LA REUSSITE
Les banques ont mis à la disposition de leurs clients, plusieurs
sortes de cartes, par exemples :
1) Pour PROCREDIT BANK
- La carte visa
- La procard
2) Pour RAWBANK
- Classic
- Gold
- Platinum
3) Pour BIAC
- La carte Raka-Raka
- La carte de débit immédiat
- Les cartes internationales : VISA et MASTER
CARD.
1.2.3 Documents de paiement par poste
Il est légalement interdit d'introduire, dans les envois postaux, des
billets de banque et des objets spéciaux (or, bijoux...). Si quelqu'un
voudrait expédier de l'argent par voie postale, il doit le faire par un
document appelé Mandat poste.
1) Le mandat poste
C'est un document par lequel l'Administration postale
s'engage à payer, à la personne désignée sur le mandat, une somme
qui lui a été versée, dans l'un des bureaux postaux du pays.
Le mandat-poste comprend les 4 parties suivantes:
1. Le reçu remis à l'envoyeur (expéditeur) en cas de réclamation
;
2. Le mandat proprement dit qui est remis par la poste au
destinataire pour lui permettre d'en toucher le montant ;
3. Le talon de contrôle qui est réservé à l'Administration des
postes ;
4. Le coupon qui peut être détaché et conservé par le
destinataire ;
En RDC, les mandats-postes sont valables pendant 3 mois, à dater
de leur émission. Après 3 mois, le mandat-poste ne peut être payé
qu'avec autorisation de l'Administration postale. Si pendant 5 ans,
CHEMIN DE LA REUSSITE
Documents Économiques 25
le montant envoyé, par mandat-poste, n'est pas encore réclamé par
les ayants-droits, il est définitivement acquis à l'État.
2) Le chèque postal
Il existe, au sein de l'Administration postale, un service de chèques
et des virements postaux. Il ouvre aux clients (particuliers ou
entreprises) des compte-chèques postaux (C.C.P) qui, comme les
banques, servent à protéger les clients contre les risques de perte ou
de vol.
Le compte-chèques est alimenté (crédité) de transferts et de
versements effectués à son profit. Il est débité des transferts et des
paiements ordonnés par le titulaire du compte. L'Administration
postale met à la disposition des titulaires de compte deux types de
chèques que nous avons déjà analysés :
- chèque nominatif et
- chèque au porteur.
Ces chèques sont payables à tous les bureaux de poste, mais ils ne
sont pas toujours à vue ; car ils peuvent être soumis au délai de
paiement, si le bureau auquel ils s'adressent ne dispose pas de fonds
disponibles nécessaires. Ces chèques sont valables pendant 6 mois,
à compter du lendemain de l'émission (1 jour après l'émission).
L'Administration des postes peut, à tout moment, supprimer
un compte chèque, si le titulaire en fait usage abusif. Par exemple,
l'émission d'un chèque sans provision.
CHAPITRE III. DOCUMENTS DE CREDIT
Les affaires sont généralement fondées sur le crédit. Les grossistes
vendent à crédit aux semi-grossistes. Ceux-ci le font également aux
détaillants qui parfois accordent aussi des délais de paiement à leurs
clients. Ces grossistes, semi-grossistes et détaillants vendent à crédit
et veulent disposer immédiatement de ces fonds, pour traiter d'autres
affaires. Ils se tournent, pour cela, vers les banques pour se faire
octroyer des crédits. Ils leur vendent les documents représentant les
créances qu’ils ont sur leurs clients. Ces documents sont
principalement la lettre de change (ou la traite) et le billet à ordre.
3.1 La lettre de change (ou la traite)
26 CHEMIN DE LA REUSSITE
A. Définition et présentation
M. Landu de Matadi a vendu le 08/12/2023, des marchandises pour
8.500.000 FC, à Madame Kiadi Matondo, avenue des Martyrs n° 45
à Boma, payables dans 3 mois. M. Landu tire une lettre de change
sur sa cliente (Kiadi Matondo) à l'ordre de M. Luzolo de Matadi,
avenue du Port n° 26.
Comme nous le constatons, trois personnes sont concernées dans la
lettre de change :
1. Le tireur : celui qui crée et signe la lettre de change. Il est le
créancier (M. Landu).
2. Le tiré : celui qui doit payer le montant à l'échéance.
Il est le débiteur (Mme Kiadi M.)
3. Le bénéficiaire : celui au profit de qui la lettre de change est
payée (M. Luzolo).
Nous voyons bien qu'une lettre de change est un document par lequel,
une personne appelée "tireur", donne l'ordre à une autre "tiré", de
payer à une tierce personne, "bénéficiaire" ou à l'ordre de cette
dernière, une somme, à un temps et à un lieu déterminé.
Suivant l'exemple ci-dessus, la lettre de change peut se libeller de la
manière suivante :
Document N° 13 : Exemple de lettre de change
Matadi, le 08 décembre 2019
Veuillez payer, contre cette lettre de change, le 08 mars prochain,
à l’ordre de M. Luzolo, 26 avenue du Port à Matadi, la somme
de 8.500.000 FC (Francs Congolais quatre-vingt-cinq mille).
Madame KIADI Matondo M. LANDU
Av. Martyrs, n° 45
Boma (RDC)
B. Mentions indispensables
Selon l'exemple précédent, nous voyons bien qu'une lettre de change
doit comporter les mentions suivantes, sous peine de sa nullité :
1. La date et le lieu d’émission, (Matadi, le 08/12/2019);
2. L’indication de l'échéance, (le 08/03/2020);
3. La dénomination "lettre de change »,
CHEMIN DE LA REUSSITE
Documents Économiques 27
4. Le nom du bénéficiaire, avec ou sans mention : "à l'ordre de"
(même si la mention "à l'ordre de" n'y est pas, la lettre est
endossable), (M. Luzolo);
5. La somme à payer en lettres et en chiffres, de préférence,
(85.000 FC);
6. La signature du tireur.
C. Échéance d'une lettre de change
L'échéance d'une traite est la date (ou l'époque) à laquelle elle est
payable. Selon le cas, l'échéance peut s'indiquer de plusieurs
manières :
1. À jour fixe : Ex. Veuillez payer le 1er février 2006.
2. À vue : (au moment de sa présentation au tiré, sans délai, ni
condition). Ex. Veuillez payer contre cette.... Dès sa
présentation...
3. À un certain délai après la date de sa création. On dira
par exemple : "Payez contre cette lettre de change, dans 30
jours, la somme de... à Monsieur...";
4. à un certain délai de vue : (à partir de la date de
présentation). Ex.: Veuillez payer.... 10 jours après sa
présentation.
D. Provision et endossement d'une lettre de change La provision
d'une lettre de change est la somme ou la valeur que le tiré doit au
tireur à l'échéance. (85.000 FC).
La propriété d'une lettre de change peut-être cédée par endossement,
même si la mention : "à l'ordre de" ne figure pas dans le texte.
Remarques :
1. Le tireur et le tiré désignent encore la lettre de change par le
mot TRAITE.
2. Les propriétaires successifs d'une lettre de change
l'appellent REMISE.
E. Acceptation et domiciliation d'une traite
Le bénéficiaire ou les cessionnaires d'une lettre de change peuvent
demander au tiré de l'accepter. Par acceptation, le tiré prend
l'engagement de payer la traite à l'échéance. Ainsi, il en devient le
28 CHEMIN DE LA REUSSITE
principal débiteur. L'acceptation ordinaire se formule par le mot
"ACCEPTE", suivi de la signature du tiré. Cependant, la simple
signature du tiré vaut acceptation. Quand la traite est à un certain
délai de vue, le tiré est tenu de dater son acceptation.
Normalement la traite est payable au domicile du tiré.
Cependant, ce dernier peut la faire domicilier (la rendre
payable) ailleurs qu'à son domicile, généralement à la banque où il a
un compte. Dans ce cas, il prie le tireur d'indiquer le nom de cette
banque dans la traite. (Veuillez payer à M. BAKU, la somme de
250.000 FC, auprès de la BCDC, le 20/11/2009).
F. Paiement et garantie d'une traite
Si à l'échéance le tiré paie, le porteur acquitte la traite et la remet au
tiré. Si par contre, le tiré ne paye pas à l'échéance, le porteur doit
faire constater ce refus par un acte juridique appelé "PROTET"
(faute de paiement) auprès d'un huissier. S'il néglige de faire
protester la traite dans le délai légal, il perd tous les droits de recours
contre les endosseurs et même contre le tireur.
Si à l'échéance la traite n'est pas payée, le porteur, après
l'avoir fait protester, peut s'adresser à un des endosseurs ou au tireur
; car tous ceux qui ont signé, accepté ou endossé la traite sont
solidairement responsables du paiement à l'échéance.
En général, le porteur retourne la traite impayée à son cédant
(endosseur) et lui réclame le remboursement du montant de la traite,
augmenté des frais de protêt. Le cédant agit de même vis-à-vis de
l'endosseur précédent, ainsi de suite jusqu'au tireur. Si aucune
solution à l'amiable n'est trouvée, le porteur peut traduire en justice
l'un ou quelques-uns d'entre-deux (les plus solvables).
Remarques
1. La traite peut, comme le chèque, être avalisée par une tierce
personne, mais ici l'aval peut aussi être donné sur un acte séparé.
2. On prévoit à gauche de la traite, une place pour acceptation et/ou
aval ; et en dessous du nom du tiré, on prévoit la place Pour
domiciliation. (Payable à ...)
3.2 LE BILLET A ORDRE
A. Définition
Le billet à ordre est un document de crédit par lequel, une personne
(souscripteur) s'engage de payer à l'ordre d'une autre personne
CHEMIN DE LA REUSSITE
Documents Économiques 29
désignée (preneur ou bénéficiaire), une certaine somme, à une date
et dans un délai déterminé. Il se présente de la manière suivante :
Document N° 14 : Modèle de billet à ordre
Kinshasa, le ……/2015 B.P. FC
Au …………………. 2015………. Je paierai, contre ce billet à
ordre, à l’ordre ……………………… la somme de
……………………………….
Aval preneur Signature du souscripteur
Payable à Kinshasa, le …………
B. Mentions obligatoires
Comme on le constate, le billet à ordre comporte
obligatoirement les mentions suivantes :
1. Lieu et date de création ;
2. Échéance (si elle n'est pas précisée, le billet est à vue);
3. Promesse de payer "je paierai ou je m'engage à payer..." qui
est généralement imprimée ;
4. Dénomination "contre ce billet à ordre", sinon le titre (le
doc.) devient une simple promesse et par conséquent non
négociable ;
5. Nom du bénéficiaire, avec ou sans clause "à l'ordre de" ;
6. La somme à payer (en chiffres et en lettres);
7. La signature du souscripteur, suivie éventuellement de son
adresse.
Remarques :
1. Les dispositions concernant l'échéance, l'endossement, la
solidarité, l'aval, le paiement et le non-paiement d'un billet à
ordre sont les mêmes que celles d'une traite.
2. Le billet à ordre diffère essentiellement de la traite en ce qu'il
est une promesse de paiement faite par le souscripteur. Il n'est
donc nullement besoin de l'accepter, ni de faire provision.
30 CHEMIN DE LA REUSSITE
CHAPITRE IV. LES DOCUMENTS DE TRANSPORT
COMMERCIAL
4.1 Définition des documents de transport
Le contrat de transport se constate par tous les moyens de droit. Ce
contrat est généralement constaté par un document écrit qui peut être
:
1. Lettre de voiture ou lettre de transport, pour les transports
terrestres (routes, rails);
2. Connaissement, pour les transports maritimes (fluviaux et
lacustres);
3. Lettre de transport aérien (avion);
4. Ticket, pour le transport des personnes.
A. Transport Aérien
Le transport de marchandise par avion est effectué via trois types
d’appareils :
- Les avions cargos ;
- Les avions passagers
- Les combi-avions
Chacun de ces types d’aéronefs est conçu pour répondre à des
besoins spécifiques.
Documents : Lettre de Transport Aérien LTA
Air Way Bill (AWB)
Sur chacun de ces documents, il est mentionné les conditions du
contrat de transport comme :
1. L’identité des parties (noms et adresses) liées par le contrat;
2. L’identité (nature, poids, caractéristiques) de marchandises;
3. Le mode de rémunération du transporteur;
4. Le délai de réalisation du transport ; 5. le lieu et la date de
chargement;
6. le mode de transport.
4.2 Les catégories d'intermédiaires
Pour le transport en général, on retrouve trois catégories
d'intermédiaires :
1. Les voituriers;
2. Les commissionnaires-expéditeurs;
3. Les courtiers maritimes.
CHEMIN DE LA REUSSITE
Documents Économiques 31
1) Les voituriers
Ce sont des intermédiaires qui interviennent dans les transports
terrestres (routes, rails). Ils effectuent des transports, pour le compte
des autres. Ils ont la responsabilité de faire arriver les objets
transportés, dans le délai convenu, à la destination. Ils assurent aussi
la responsabilité des avariés et des pertes subies pendant le transport.
2) Les commissionnaires-expéditeurs
Ces intermédiaires sont le trait d'union entre les expéditeurs et
voituriers dans toutes les opérations nécessaires aux transports de
marchandises. Auprès des voituriers ils agissent en leur nom, mais
sur ordre et pour le compte des expéditeurs. Leur rémunération se
fait par commission.
3) Les courtiers maritimes ou courtiers de navires.
Ces intermédiaires s'interposent entre d'une part, les expéditeurs et
d'autre part, les armateurs et les capitaines. Ils cherchent du fret au
nom et pour le compte des armateurs. Ils sont rémunérés par
courtage.
Ce métier nécessite la connaissance de la terminologie comme :
- Armement = l'action d'armer un navire, de le pourvoir de tous
les moyens nécessaires à sa navigation.
- Armateur = propriétaire ou locataire qui se livre à
l'exploitation commerciale d'un navire.
- Fréteur = celui qui donne un navire ou un avion en location,
- Affréteur = celui qui prend un navire ou un avion en
location. 4.3 Le connaissement ou Bill of landing (B/L)
Le connaissement est un document écrit par lequel, le capitaine d'un
navire ou la société de navigation, en son nom, reconnaît avoir reçu
les marchandises qui y sont détaillées et s'engage à les transporter
aux conditions convenues, dans un lieu déterminé, moyennant
paiement du fret stipulé (si ce dernier n'a pas été réglé au départ). Il
est établi en 4 exemplaires originaux dont l'un pour le destinataire,
l'un pour le capitaine, l'un pour l'armateur et l'un pour l’expéditeur.
Le connaissement comprend :
- Le nom et le domicile du chargeur et du destinataire éventuel;
- Le nom du navire et du capitaine;
- Les lieux de départ et de destination;
32 CHEMIN DE LA REUSSITE
- La nature et la quantité des objets à transporter;
- Les marques et les numéros des colis ainsi que le décompte
du fret;
- Le nombre des exemplaires négociables qui ont été délivrés.
Ex.: de connaissement (B/L)
(Anvers)
Destination : MATADI (RD Congo) Document
N° 15 : Exemple de connaissement
Navire : KASA-VUBU : chargement à Anvers pour Matadi CDA/N°
266176
Colis marques et nos Nbre Nature Poids brut
Emballage Contenu En kg
N° 1 à 20 DDM 20 Sacs Riz 1.000 720
N° 21 à 60 RS 39 Casiers Sardines
Dédouanement par : AGETRAF
Transport payé jusqu’à : MATADI
Autres frais payables à CMC
Entrepôt/Matadi.
Documents Économiques 45
46
Documents Économiques 47 EXERCICES NON
RESOLUS
1. Mme NKUKU tire sur sa banque, la BCDC/KIBN, un chèque
le 06/02/2011 de 930.000 FC à l’ordre de M. NSIMBA, son
créancier. Cinq jours après, le bénéficiaire l’endosse à son
offreur, M. TITO, qui l’encaisse à son compte n° 00856B
auprès de la BIC/KIN. Sachant que ce chèque n’est pas barré,
répondez aux questions suivantes : 1) Dans cette situation :
a) M. TITO est ………………………………
b) La BCDC est ……………………………
c) M. NSIMBA est …………………………
2) Ce chèque :
a) A été endossé le ……………………………
b) A eu pour échéance le …………………….
c) A été encaissé le ……………………………
2. M. SAIBA, un commerçant, fait par écrit une promesse de
paiement à M. KATEMBO, son fournisseur, d’une somme de
980.000 FC payable dans deux mois. Une semaine après, M.
KATEMBO transmet par endossement sa créance à son
livreur, (Offreur) M. KUDA qui la négocie à sa banque, la
BCDC/GOMA, le lendemain. Sachant que la promesse de
paiement a été signée le 08/09/2003, répondez aux questions
ci-après :
1) Dans ce cas :
a) M. KATAMBO est …………………………
b) M. SAIBA est ………………………………
c) M. KUDA est ………………………………
2) Ce document :
a) A été émis le ………………………………
b) A eu pour échéance le ……………………
c) A été escompté le …………………………
3) Présentez le verso de ce document.