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Premier jour de Malik au café

Malik commence son nouveau travail de serveur au Café des Deux Ponts un lundi froid de février, où il se sent à la fois stressé et enthousiaste. Au fil de la journée, il apprend à prendre des commandes, à interagir avec les clients et à gérer le rythme du café, tout en recevant des encouragements de sa patronne, Claire. À la fin de sa première journée, bien qu'épuisé, il se sent heureux et prêt à continuer cette nouvelle aventure.

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Premier jour de Malik au café

Malik commence son nouveau travail de serveur au Café des Deux Ponts un lundi froid de février, où il se sent à la fois stressé et enthousiaste. Au fil de la journée, il apprend à prendre des commandes, à interagir avec les clients et à gérer le rythme du café, tout en recevant des encouragements de sa patronne, Claire. À la fin de sa première journée, bien qu'épuisé, il se sent heureux et prêt à continuer cette nouvelle aventure.

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C’était un lundi de février, froid et gris, quand Malik a commencé son nouveau travail.

Il avait trouvé un poste de


serveur dans un petit café du centre-ville, "Le Café des Deux Ponts". Ce n’était pas son job de rêve, mais après
plusieurs mois de recherches et de petits boulots, il était content d’avoir enfin un contrat. En plus, il aimait parler
avec les gens, alors il se disait que ce travail pouvait être intéressant.

Il arrive vingt minutes en avance, avec un peu de stress. La patronne, Claire, une femme d’une quarantaine
d’années avec un sourire rapide, l’accueille.
— Salut Malik, t’es en avance, c’est bien. Tu es prêt ?
— Oui, enfin j’espère, répond-il en riant.
Claire lui montre le comptoir, la machine à café, l’endroit pour les verres propres, la petite cuisine où un cuisinier
prépare les plats du midi. Elle parle vite, mais pas trop. Malik fait attention à chaque phrase.

— Ici, on fait surtout des cafés, des thés, des chocolats chauds le matin. À midi, on a un plat du jour, un dessert
maison. Et l’après-midi, beaucoup de gens viennent pour travailler avec leur ordinateur.
— D’accord. Et je note les commandes sur ce carnet ?
— Oui, ou directement dans la caisse, mais on va commencer simple. Tu regardes d’abord, tu observes, et ensuite
tu essaies. Pas de pression.

Les premiers clients arrivent. Des habitués, visiblement. Ils disent "Bonjour Claire" comme à une vieille amie. Malik
les regarde, essaie de retenir leurs habitudes : l’homme au journal commande toujours un expresso, la femme avec
le pull rouge prend un grand café crème, sans sucre. Claire écrit vite, parle, plaisante, encaisse. Ensuite, elle laisse
Malik prendre la commande d’une petite table.

Deux jeunes femmes installent leurs sacs, sortent leurs téléphones.


— Bonjour, dit Malik, un peu tendu. Qu’est-ce que je peux vous servir ?
— Pour moi, un latte vanille, s’il vous plaît, dit la première.
Il hésite. Il connaît "latte", mais "vanille", c’est en sirop ? Il regarde Claire, qui lui fait un signe discret et ouvre la
bouche.
— Un latte vanille et un thé menthe, répète Malik. Sur place ?
— Oui, sur place, merci.
Il écrit, se dépêche au comptoir. Claire lui montre les bouteilles de sirop.
— Tu vois, là, c’est vanille. Tu mets un peu, pas trop, sinon c’est écœurant.
Il regarde, répète le geste, fait attention à ne rien renverser.

Petit à petit, le café se remplit. Malik fait des allers-retours entre les tables et le comptoir. Il oublie parfois qui a
commandé quoi, se trompe de boisson une fois, mais les clients restent gentils. Une dame âgée lui parle lentement,
comme si elle sentait qu’il était nouveau.
— C’est ton premier jour, hein ?
— Oui, ça se voit ?
— Un peu, mais tu t’en sors bien. Tu verras, après une semaine, tu feras ça les yeux fermés.

À midi, le rythme change. Les gens arrivent par groupes : collègues de bureau, étudiants, touristes perdus. Il faut
expliquer le plat du jour : "lasagnes aux légumes avec salade verte". La première fois, Malik cherche ses mots,
mélange "lasagne" et "lasagna", mais tout le monde comprend. Il apprend aussi une nouvelle expression : "menu
complet". Entrée, plat, dessert, boisson — ça fait beaucoup d’informations. Il commence à répéter la même phrase,
comme une petite chanson dans sa tête.

Vers 14 heures, le calme revient. Malik s’assoit cinq minutes avec un verre d’eau. Claire vient le voir.
— Ça va ? Pas trop fatigué ?
— Si, un peu, mais ça va. J’ai peur d’oublier des choses.
— C’est normal. Tu as été très bien pour un premier jour. Le plus important, c’est ton sourire et le fait que tu dis
toujours "bonjour" et "merci".
— Oui, dans mon ancien travail, personne ne disait bonjour, c’était bizarre.
— Ici, les gens viennent aussi pour l’ambiance. Un café, on en trouve partout. Une bonne ambiance, c’est plus rare.
L’après-midi, deux touristes anglophones entrent. Malik hésite : il parle un peu anglais, mais pas très bien.
Pourtant, il se lance. Il explique le menu en mélangeant français et anglais. Ils rient, cherchent leurs mots eux
aussi. Finalement, ils commandent deux chocolats chauds et un gros cookie à partager. Malik se sent fier : il vient
de gérer sa première commande bilingue.
Quand il range les tables à la fin de la journée, il est épuisé, mais étrangement heureux. Ses pieds lui font mal, sa
chemise sent le café, mais il a l’impression d’avoir vécu une journée pleine de petites histoires. Des bonjours, des
sourires, des petites phrases simples, des "Ça va ?", "Merci, à bientôt", qui, ensemble, créent une vraie vie.
En sortant du café, il envoie un message vocal à sa mère :
— Maman, mon premier jour s’est bien passé. C’était dur, mais j’ai appris plein de choses. Demain, j’y retourne
sans peur.
Il range son téléphone, relève un peu son écharpe contre le vent, et marche vers l’arrêt de bus, avec la sensation
de commencer enfin quelque chose de stable.

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