i) La conductivité thermique est donnée par l'équation \( K = A e^{Bt} \),
avec \( K \) exprimée en \( \text{J}/(\text{s} \cdot \text{m} \cdot
\text{K}) \).
- Unité de \( B \) :
L'exponentielle \( e^{Bt} \) doit être sans dimension. Ainsi, le produit \(
Bt \) doit être sans dimension. Comme \( t \) est en degrés Celsius (\(
\text{°C} \)), l'unité de \( B \) est l'inverse de la température, soit :
\[
[B] = \text{°C}^{-1}
\]
- Unité de \( A \) :
Puisque \( e^{Bt} \) est sans dimension, \( A \) doit avoir les mêmes
unités que \( K \). Donc :
\[
[A] = \frac{\text{J}}{\text{s} \cdot \text{m} \cdot \text{K}}
\]
ii) La volume massique est donnée par l'équation \( \alpha = (A + Bt^2)
c \rho \), où \( \alpha \) est en \( \text{cm}^3/\text{g} \), \( t \) en \(
\text{°C} \), et \( \rho \) en \( \text{g}/\text{cm}^3 \).
Pour que l'équation soit dimensionnellement cohérente :
- Unité de \( A \) et \( B \) :
L'expression \( A + Bt^2 \) doit être homogène. Ainsi, les unités de \( A
\) et \( Bt^2 \) doivent être identiques. Supposons que \( c \) soit sans
dimension, alors :
\[
[A] \cdot [c] \cdot [\rho] = \frac{\text{cm}^3}{\text{g}}
\]
\[
[A] \cdot \frac{\text{g}}{\text{cm}^3} = \frac{\text{cm}^3}{\text{g}}
\]
\[
[A] = \frac{\text{cm}^6}{\text{g}^2}
\]
De même, pour \( B \) :
\[
[B] t^2 \cdot [c] \cdot [\rho] = \frac{\text{cm}^3}{\text{g}}
\]
\[
[B] \cdot (\text{°C})^2 \cdot \frac{\text{g}}{\text{cm}^3} =
\frac{\text{cm}^3}{\text{g}}
\]
\[
[B] = \frac{\text{cm}^6}{\text{g}^2 \cdot \text{°C}^2}
\]
- Unité de \( c \) :
Pour que l'équation soit cohérente, \( c \) doit être sans dimension :
\[
[c] = 1
\]
Résumé des unités :
\[
\begin{cases}
[A] = \dfrac{\text{cm}^6}{\text{g}^2} \\
[B] = \dfrac{\text{cm}^6}{\text{g}^2 \cdot \text{°C}^2} \\
[c] = 1
\end{cases}
\]
Nous voulons obtenir un engrais composé dont l’analyse élémentaire
(en masse) est « 10.8.17 », c’est‑à‑dire qu’une masse finale égale à 1
(par exemple 1 tonne) contient
– 10 % d’azote (N),
– 8 % de phosphore (P) et
– 17 % de potassium (K).
Les ingrédients employés sont trois engrais simples dont seuls
certains constituants apportent les éléments recherchés :
• L’urée, de formule \(\mathrm{CO(NH_2)_2}\) (masse molaire \
(M=60\,\mathrm{g/mol}\)) qui fournit l’azote. Dans la molécule, deux
atomes d’azote sont présents (masse totale \(2\times
14=28\,\mathrm{g}\));
la teneur massique en N dans l’urée est donc
\[
\frac{28}{60}\approx 0,4667\quad (46,67\,\%).
\]
• Le superphosphate (SSP) sous la forme \
(\mathrm{Ca(H_2PO_4)_2\cdot H_2O}\) (masse molaire \
(252\,\mathrm{g/mol}\)). Dans cette molécule, deux atomes de
phosphore sont présents (masse totale \(2\times
31=62\,\mathrm{g}\));
la teneur massique en P dans le SSP est ainsi
\[
\frac{62}{252}\approx 0,246\quad (24,6\,\%).
\]
• Le chlorure de potassium, \(\mathrm{KCl}\) (masse molaire \
(74\,\mathrm{g/mol}\)); il contient un atome de potassium de masse \
(39\,\mathrm{g/mol}\), ce qui donne une teneur en K de
\[
\frac{39}{74}\approx 0,527\quad (52,7\,\%).
\]
–––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––
1) Les différentes étapes de formulation
Pour fabriquer un engrais 10.8.17 à partir de ces trois engrais simples,
on procède de la manière suivante. On définit, pour former 1 unité de
masse finale (par exemple 1 tonne) :
– \(m_U\) : masse d’urée,
– \(m_S\) : masse de SSP,
– \(m_K\) : masse de \(\mathrm{KCl}\),
et éventuellement \(m_F\) une masse inerte (filler) pour compléter
jusqu’à 1.
Les apports en éléments essentiels sont uniquement dus aux trois
engrais simples :
• En azote (N) : seul l’urée intervient et apporte
\[
m_U\times\frac{28}{60}.
\]
On souhaite obtenir 10 % en N, soit
\[
m_U\times\frac{28}{60}=0,10.
\]
D’où
\[
m_U=0,10\times\frac{60}{28}\approx0,2143.
\]
• En phosphore (P) : seul le SSP intervient ; son apport est
\[
m_S\times\frac{62}{252}.
\]
On veut 8 % de P, c’est‑à‑dire
\[
m_S\times\frac{62}{252}=0,08.
\]
Donc
\[
m_S=0,08\times\frac{252}{62}\approx0,3252.
\]
• En potassium (K) : seul le \(\mathrm{KCl}\) intervient avec
\[
m_K\times\frac{39}{74}.
\]
Pour obtenir 17 % de K, il faut
\[
m_K\times\frac{39}{74}=0,17.
\]
D’où
\[
m_K=0,17\times\frac{74}{39}\approx0,3226.
\]
La somme des masses de ces trois engrais simples est
\[
m_U+m_S+m_K\approx0,2143+0,3252+0,3226\approx0,8621.
\]
Pour fabriquer 1 (tonne) d’engrais final, il faut compléter par une
fraction inerte
\[
m_F=1-0,8621\approx0,1379.
\]
–––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––
2) Les formes sous lesquelles se présentent N, P et K
– L’azote (N) est apporté par l’urée ; il se trouve sous forme d’atomes
incorporés dans le groupement amide (liaison \(\mathrm{-NH_2}\)) de
la molécule \(\mathrm{CO(NH_2)_2}\).
– Le phosphore (P) est introduit par le SSP. Dans \
(\mathrm{Ca(H_2PO_4)_2\cdot H_2O}\), le phosphore est présent
sous forme de groupements dihydrogénophosphate, \
(\mathrm{H_2PO_4^-}\).
– Le potassium (K) est fourni par le chlorure de potassium ; il apparaît
sous forme d’ion \(\mathrm{K^+}\).
–––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––
3) Les pourcentages massiques dans l’engrais final
Dans le produit final d’une masse totale normalisée à 1 (par exemple 1
tonne), les masses effectives des éléments apportés sont :
• Azote : l’apport est
\[
m_U\times\frac{28}{60}\approx0,2143\times0,4667\approx0,10,
\]
soit 10 %.
• Phosphore :
\[
m_S\times\frac{62}{252}\approx0,3252\times0,246\approx0,08,
\]
soit 8 %.
• Potassium :
\[
m_K\times\frac{39}{74}\approx0,3226\times0,527\approx0,17,
\]
soit 17 %.
Ces valeurs correspondent exactement aux indications 10.8.17.
–––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––
4) Calcul des masses de chacun des engrais simple par tonne
d’engrais 10.8.17
Pour 1 tonne (1000 kg) d’engrais 10.8.17, on a :
• Masse d’urée (U) nécessaire :
\[
1000\times m_U\approx1000\times0,2143\approx214\,\mathrm{kg}.
\]
• Masse de SSP nécessaire :
\[
1000\times m_S\approx1000\times0,3252\approx325\,\mathrm{kg}.
\]
• Masse de \(\mathrm{KCl}\) nécessaire :
\[
1000\times m_K\approx1000\times0,3226\approx323\,\mathrm{kg}.
\]
La somme de ces masses est environ
\[
214+325+323\approx862\,\mathrm{kg}.
\]
La masse restante, d’environ
\[
1000-862\approx138\,\mathrm{kg},
\]
correspond à la fraction inerte (filler) servant à ramener la masse
totale à 1 tonne et à diluer la concentration en éléments actifs jusqu’au
taux annoncé.
Les masses effectives en éléments dans 1 tonne d’engrais 10.8.17
sont alors :
– Azote (N) : 10 % de 1000 kg, soit 100 kg,
– Phosphore (P) : 8 % de 1000 kg, soit 80 kg,
– Potassium (K) : 17 % de 1000 kg, soit 170 kg.
–––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––
Résumé des réponses
1) Pour obtenir un engrais 10.8.17, on détermine les masses
nécessaires des trois engrais simples de sorte que
\(\displaystyle m_U\times\frac{28}{60}=0,10,\; m_S\times\frac{62}
{252}=0,08,\; m_K\times\frac{39}{74}=0,17.\)
On trouve approximativement
\(\displaystyle m_U\approx0,2143,\; m_S\approx0,3252,\;
m_K\approx0,3226,\)
et comme leur somme est environ 0,8621, un filler d’environ 0,1379 est
ajouté pour constituer la massetotale.
2) Les éléments se présentent ainsi dans le mélange :
– L’azote est apporté par l’urée sous forme de groupements amides,
– Le phosphore est présent dans le SSP sous forme de
dihydrogénophosphate,
– Le potassium provient du chlorure de potassium sous forme
d’ions \(\mathrm{K^+}\).
3) En intégrant ces apports dans la masse finale, on a dans l’engrais
10.8.17 exactement :
10 % d’azote, 8 % de phosphore et 17 % de potassium.
4) Par tonne d’engrais 10.8.17, les masses nécessaires sont :
– Urée : environ 214 kg (fournissant 100 kg de N),
– SSP : environ 325 kg (fournissant 80 kg de P),
– \(\mathrm{KCl}\) : environ 323 kg (fournissant 170 kg de K),
avec un complément inerte d’environ 138 kg pour obtenir 1000 kg de
produit.
Cette démarche permet ainsi de fabriquer l’engrais aux indications
10.8.17 en dosant précisément les trois engrais simples afin d’obtenir
les pourcentages massiques voulus en N, P et K.
Nous avons 20 kg d'eaux usées d'abattoir, dont 20 % sont des solides
et 80 % de l'eau. Ces eaux usées sont mélangées avec de l'eau pure (0
% de solides) pour obtenir des eaux usées finales contenant 5 % de
solides.
────────────────────────────────────────
i) Représentation schématique du procédé
On peut représenter ce procédé par le schéma suivant :
[20 kg d’eaux usées d’abattoir (20 % solides)]
↓
Mixeur (ajout d’eau pure)
↓
[Production d’eaux usées finales (5 % solides)]
────────────────────────────────────────
ii) Détermination de la quantité d’eaux usées finales produites
Le principe est que la quantité de solides reste constante lors du
mélange. La quantité de solides apportés par les eaux usées d’abattoir
est :
\[
20\,\text{kg} \times 0{,}20 = 4\,\text{kg}.
\]
Si on note \( M \) la masse totale des eaux usées finales, et sachant
qu’elles contiennent 5 % de solides, on a :
\[
0{,}05\,M = 4\,\text{kg}.
\]
D’où,
\[
M = \frac{4\,\text{kg}}{0{,}05} = 80\,\text{kg}.
\]
On produit donc \( 80\,\text{kg} \) d’eaux usées finales.
────────────────────────────────────────
iii) Calcul de la quantité d’eau pure ajoutée
La masse totale finale est la somme de la masse initiale des eaux
usées d’abattoir et de la masse d’eau pure ajoutée. Si on note \( W \) la
masse d’eau pure ajoutée, on a :
\[
20\,\text{kg} + W = 80\,\text{kg}.
\]
Ainsi,
\[
W = 80\,\text{kg} - 20\,\text{kg} = 60\,\text{kg}.
\]
────────────────────────────────────────
Réponse finale :
i) Le procédé se schématise ainsi :
[20 kg d’eaux usées d’abattoir (20 % solides)] → Mixeur (ajout
d’eau pure) → [80 kg d’eaux usées finales (5 % solides)].
ii) La quantité d’eaux usées produite est \( 80\,\text{kg} \).
iii) La quantité d’eau pure ajoutée est \( 60\,\text{kg} \).
1. Réponse : d) Processus continu
La commercialisation d'une réaction chimique implique sa mise à
l'échelle pour une production industrielle régulière et efficace. Un
processus continu est caractérisé par un flux ininterrompu de
matières premières et de produits finis, ce qui est essentiel pour la
fabrication en grande quantité. Contrairement aux processus par lots
qui opèrent par séquences discrètes, le processus continu permet une
meilleure optimisation, une réduction des coûts et une constance dans
la qualité du produit final.
2. Réponse : d) Cristallisation
Une opération unitaire est une étape fondamentale dans le
génie chimique qui implique des transformations physiques ou
chimiques simples. Parmi les options proposées :
- Les réactions de substitution, d'addition et d'élimination sont des
réactions chimiques, non des opérations unitaires.
- La cristallisation est une opération unitaire de séparation
utilisée pour isoler des solides purs à partir d'une solution. Elle
implique des changements physiques, tels que la formation de
cristaux, sans modifier la composition chimique des substances
impliquées.
3.
Réponse : a) un résolveur de problèmes
sociétaux
Les industries chimiques jouent un rôle crucial dans la
résolution de nombreux défis sociétaux. Elles développent des
matériaux innovants, des médicaments, des technologies écologiques
et des solutions énergétiques, contribuant ainsi à améliorer la qualité
de vie et à répondre aux besoins croissants de la société. Bien qu'elles
puissent parfois engendrer des problèmes environnementaux, leur
capacité à apporter des solutions innovantes les positionne
principalement comme des
résolveurs de problèmes sociétaux.
4. Réponse : b) Séchage
Un processus unitaire est une étape distincte dans la chaîne
de production industrielle qui réalise une transformation spécifique.
Parmi les options proposées :
- Les réactions de réarrangement sont des réactions chimiques.
- Le séchage est une opération unitaire visant à enlever l'humidité
d'un matériau, par des procédés physiques.
- La fusion est une transformation d'état physique.
- L'adsorption et l'absorption peuvent être considérées comme des
opérations unitaires, mais le séchage est plus directement identifié
comme tel dans ce contexte.
i) Résumé du processus de production d'acide
sulfurique par le procédé de Contact
Le procédé de Contact est la méthode industrielle principale pour la
production d'acide sulfurique (H\(_2\)SO\(_4\)). Il comprend les
étapes suivantes :
1. Brûlage du soufre :
Le soufre élémentaire est brûlé dans l'air ou sous oxygène pour former
du dioxyde de soufre (SO\(_2\)).
\[
\text{S} + \text{O}_2 \rightarrow \text{SO}_2
\]
2. Conversion du SO\(_2\) en SO\(_3\) :
Le dioxyde de soufre est oxydé en trioxyde de soufre (SO\(_3\)) en
présence d'un catalyseur (généralement V\(_2\)O\(_5\)) à haute
température.
\[
2\,\text{SO}_2 + \frac{1}{2}\,\text{O}_2 \rightarrow 2\,\text{SO}_3\quad
\Delta H° = -200\ \text{kJ}
\]
3. Absorption du SO\(_3\) :
Le SO\(_3\) est ensuite absorbé dans de l'acide sulfurique concentré
(oleum) pour former du disulfate d'oléum.
\[
\text{SO}_3 + \text{H}_2\text{SO}_4 \rightarrow
\text{H}_2\text{S}_2\text{O}_7
\]
4. Dilution pour obtenir l'acide sulfurique :
L'oleum est dilué avec de l'eau pour produire de l'acide sulfurique
concentré.
\[
\text{H}_2\text{S}_2\text{O}_7 + \text{H}_2\text{O} \rightarrow
2\,\text{H}_2\text{SO}_4
\]
Diagramme schématique du procédé de
Contact :
```
Soufre (S)
|
| Brûlage
v
SO₂ ──► Purification ──► Catalyseur V₂O₅ ──► SO₃
|
| Absorption
v
H₂SO₄ concentré
```
---
ii) Effet de :
a) La température
La réaction d'oxydation du SO\(_2\) en SO\(_3\) est exothermique (\
(\Delta H° = -200\ \text{kJ}\)). Selon le principe de Le Chatelier, une
augmentation de la température favorise la réaction endothermique
inverse, diminuant ainsi le rendement en SO\(_3\). À l'inverse, une
diminution de la température favorise la formation de SO\(_3\).
Toutefois, une température trop basse peut ralentir la vitesse de
réaction, nécessitant un compromis pour optimiser à la fois le
rendement et le taux de production.
b) La pression
La réaction globale est :
\[
2\,\text{SO}_2 + \frac{1}{2}\,\text{O}_2 \rightarrow 2\,\text{SO}_3
\]
Elle implique une diminution du nombre de moles gazeuses (de 2,5
moles de réactifs à 2 moles de produits). Augmenter la pression
favorise le sens de réduction du volume, c'est-à-dire la formation de
SO\(_3\). Ainsi, une pression élevée augmente le rendement de
l'oxydation du SO\(_2\) en SO\(_3\).
c) La concentration
Augmenter la concentration des réactifs (SO\(_2\) et O\(_2\)) favorise
la formation de produits selon le principe de Le Chatelier. Une
concentration élevée de SO\(_2\) et de O\(_2\) accélère la réaction
d'oxydation, augmentant ainsi le rendement en SO\(_3\).
Calcul de l'enthalpie de réaction :
À partir des enthalpies standards de formation :
\[
\Delta H°_f(\text{SO}_2) = -295\ \text{kJ/mol},\quad \Delta
H°_f(\text{SO}_3) = -395\ \text{kJ/mol}
\]
La variation d'enthalpie de la réaction est :
\[
\Delta H_{réaction}° = [2 \times \Delta H°_f(\text{SO}_3)] - [2 \times
\Delta H°_f(\text{SO}_2) + \frac{1}{2} \times \Delta H°_f(\text{O}_2)]
\]
Sachant que \(\Delta H°_f(\text{O}_2) = 0\) :
\[
\Delta H_{réaction}° = [2 \times (-395)] - [2 \times (-295)] = -790 + 590
= -200\ \text{kJ}
\]
La réaction étant exothermique confirme les effets observés de la
température et de la pression sur le rendement.
---
iii) Dissolution du SO\(_3\) dans l'acide
sulfurique concentré plutôt que dans l'eau
Le SO\(_3\) est extrêmement réactif avec l'eau, réagissant violemment
pour former de l'acide sulfurique :
\[
\text{SO}_3 + \text{H}_2\text{O} \rightarrow
\text{H}_2\text{SO}_4\quad \Delta H° = -80\ \text{kJ}
\]
Cette réaction dégage une grande quantité de chaleur, ce qui peut
entraîner une surchauffe et la formation d'un brouillard acidique
dangereux. Pour éviter ces risques, le SO\(_3\) est absorbé
directement dans de l'acide sulfurique concentré (oleum) :
\[
\text{SO}_3 + \text{H}_2\text{SO}_4 \rightarrow
\text{H}_2\text{S}_2\text{O}_7
\]
Cette méthode permet une absorption contrôlée et exothermique de
SO\(_3\), facilitant la production sûre et efficace d'acide sulfurique
sans les risques associés à une réaction directe avec l'eau.
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