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Évolution des noyaux et radioactivité

Le document traite de l'évolution temporelle des systèmes nucléaires, en abordant la stabilité des noyaux atomiques, la radioactivité et ses types, ainsi que la décroissance radioactive. Il explique les concepts de désintégration, de demi-vie et d'activité radioactive, ainsi que leurs applications en datation et en médecine. Enfin, il aborde les effets biologiques des rayonnements et les principes de radioprotection.

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Le document traite de l'évolution temporelle des systèmes nucléaires, en abordant la stabilité des noyaux atomiques, la radioactivité et ses types, ainsi que la décroissance radioactive. Il explique les concepts de désintégration, de demi-vie et d'activité radioactive, ainsi que leurs applications en datation et en médecine. Enfin, il aborde les effets biologiques des rayonnements et les principes de radioprotection.

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Thème I – Constitution et transformations de la matière B – Évolution temporelle d’un

système
Chapitre 06 : Évolution temporelle d'un système siège d'une transformation nucléaire

I. Stabilité et instabilité des noyaux atomiques


1. Composition d’un noyau atomique
 Un noyau atomique est constitué de nucléons, c’est à dire de protons de charge +e et de neutrons de charge nulle.
 Représentation symbolique :
On peut calculer le nombre
de neutrons :
Nombre de masse
N=A–Z

Nombre de charge
2. Isotopes
 Des isotopes sont des noyaux possédant le même nombre de protons mais des nombres de neutrons différents.
12 13 14
Exemples : isotopes du carbone : 6C : 98,9% 6C : 1,1% 6C : traces (radioactif)
3. Diagrammes (N,Z)
 La stabilité/instabilité d’un noyau atomique résulte de la compétition entre
l’interaction forte, responsable de l’attraction entre nucléons et l’interaction
électrique, responsable de la répulsion entre protons.
 Le diagramme (N,Z) regroupe les noyaux en fonction de Z (en abscisse) et de N (en
ordonnée). Voir extrait ci-contre et doc.2 et doc.5 p.152-153 du manuel.
 La stabilité/instabilité d’un noyau dépend de sa position dans le diagramme (N,Z).
 Les noyaux stables possèdent des nombres « équilibrés » de protons et neutrons.
Pour Z < 20, ils sont situés au voisinage de la bissectrice Z = N (ici en rouge) ;
 Des noyaux possédant trop de neutrons (en bleu) ou trop de protons (en jaune)
sont instables.
 Tous les noyaux possédant trop de nucléons (trop lourds) sont instables (Z > 83).

II. Radioactivité
1. Désintégration d’un noyau radioactif
 Un noyau ne vieillit pas. S’il est stable, il est… éternel ?
 Si un noyau atomique est instable, il se transforme en un autre noyau au cours d’une transformation nucléaire
spontanée appelée désintégration radioactive : NOYAU PÈRE  NOYAU FILS + PARTICULE
 La désintégration radioactive d’un noyau est :
 inéluctable : elle se produira forcément tôt ou tard et rien ne pourra l’empêcher ;
 imprévisible : on ne peut pas connaître la date de la désintégration d’un noyau donné ;
 aléatoire : pour un ensemble de noyaux identiques, on ne peut pas savoir lesquels seront désintégrés à une date
donnée.
2. Lois de conservation de Soddy
 Lors d’une transformation nucléaire, le nombre de masse A et le nombre de charge Z sont conservés.

A1 + A 2 = A3 + A4
Z1 + Z2 = Z3 + Z4

3. Types de radioactivité
a. Désintégration α
 Elle concerne les noyaux possédant trop de nucléons (trop lourds).
A A-4 4
ZX → Z-2Y + 2He Il y a émission d’une particule α : un noyau d’hélium 4. Exemple :
226 222 4
88 Ra → 86 Rn + 2He
b. Désintégration β-
 Elle concerne les noyaux possédant trop de neutrons.
A A 0 14 14 0
Z X → Z+1Y + -1e Il y a émission d’une particule β- : un électron. Exemple : 6C → 7 N + -1 e
1 1 0
 Elle correspond à la transformation d’un neutron en proton avec production d’un électron : 0n → 1 p + -1 e
c. Désintégration β+
 Elle concerne les noyaux possédant trop de protons.
A A 0
X → Z-1Y + +1 e
Z Il y a émission d’une particule β+ : un positron (ou positon). Exemple :
30 30 0
15 P → 14 Si + +1e
1 1 0
 Elle correspond à la transformation d’un proton en neutron avec production d’un positron : 1p → 0 n + 1e
d. Désexcitation γ
 Lors d’une désintégration α ou β, le noyau fils obtenu Y* est dans un état excité. Son retour à l’état fondamental
s’accompagne de l’émission d’un rayonnement électromagnétique de très faible longueur d’onde (λ < 10-12 m) : le
rayonnement γ (théorie ondulatoire).
A * A
Z Y → Z Y + γ Il y a émission d’un photon γ (théorie corpusculaire)

III. Décroissance radioactive


1. Évolution temporelle du nombre de noyaux radioactifs
a. Équation différentielle
 On peut prévoir l’évolution statistique d’un grand nombre de noyaux. Pour un échantillon contenant un seul type
de noyaux radioactifs, la variation moyenne ΔN du nombre de noyaux entre les instants t et t+Δt est
proportionnelle :
 au nombre N(t) de noyaux présents à l’instant t ;
 à la durée Δt.
On a : ΔN(t) = - λ x N(t) x Δt λ : constante radioactive en s-1.
∆N
=-λxN
∆t

dN dN
Si Δt  0 =-λxN ou + λN = 0 équation différentielle du premier ordre
dt dt
b. Résolution
La solution de l’équation est de la forme : N(t) = A.e-λt
On utilise la condition initiale : N(0) = N0 N0 = A.e0 = A d’où N(t) = N0.e-λt

 Loi de décroissance radioactive : Le nombre moyen de noyaux radioactifs dans un échantillon décroit de manière
exponentielle au cours du temps.
2. Constante de temps et demi-vie radioactive
 La constante de temps, notée τ (en seconde : s) est l’inverse de la
constante radioactive.
1
τ=
λ
Détermination graphique : voir ci-contre 
 Pour un type de noyaux radioactifs, la demi-vie (ou temps de demi-vie)
t1/2 (en seconde : s) est la durée au bout de laquelle la moitié des noyaux
radioactifs s’est désintégrée.
N0
N(t1/2) =
2
N(t1/2) = N0/2 = N0.e-λt1/2
e-λt1/2 = 1/2
-λt1/2 = - ln2
ln2
t1/2 = = τln2
λ

3. Activité d’un noyau radioactif


 L’activité A d’un échantillon représente le nombre moyen de
désintégrations par seconde dans cet échantillon.
d N( t )
A(t) = - A s’exprime en becquerel (Bq) : 1 Bq = 1 désintégration/s
dt
 D’après l’étude précédente,
A(t) = λN (t) = λN0.e-λt = A0.e-λt avec A0 = λN0

IV. Applications
1. Datation
 La loi de décroissance radioactive est exploitée pour dater des échantillons de matière contenant des isotopes
radioactifs naturels.
⇒ 1 N 1 A
N(t) = N0.e-λt t=- ln ( ) = - ln ( )
λ N0 λ A0
La détermination d’une date t nécessite donc :
 un échantillon contenant des noyaux radioactifs de constante radioactive λ connue ;
 la connaissance de la population N de noyaux radioactifs à la date t (ou de l’activité A à la date t) ;
 la connaissance de la population N0 de noyaux radioactifs à la date t = 0 (ou de l’activité A0 à la date t = 0).
 La détermination graphique d’une date est possible si on dispose de la courbe représentant N = f(t) ou A = f(t).
 L’isotope choisi doit avoir une demi-vie radioactive adaptée à l’âge probable de l’échantillon à analyser.
2. Dans le domaine médical
 Certaines techniques d’imagerie médicale utilisent des espèces radioactives appelées traceurs radioactifs qui
permettent de suivre le fonctionnement des cellules et organes étudiés.
 La radiothérapie utilise des particules ou des rayonnements pour détruire des cellules cancéreuses.

V. Effets biologiques des rayonnements ; radioprotection


 Les effets d’un rayonnement dépendent de leur intensité et de la durée de l’exposition.
 Lorsque les rayonnements sont absorbés, ils perdent leur énergie en ionisant la matière. La conséquence de cette
ionisation sur le vivant est une mutation ou une destruction des cellules.
 Les rayons α sont très peu pénétrants mais très ionisants.
 Les rayons β sont assez pénétrants mais peu ionisants.
 Les rayons γ sont très pénétrants mais très faiblement ionisants.

ou 20 cm de
plomb

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