CHAPITRE V : MYCOPLASMES, SPIROPLASMES
ET RICKETTSIES PHYTOPATHOGENES
5.1. Définitions
Les Mycoplasmes représentent les plus petits micro-organismes
connus capables de développement en milieu acellulaire.
Synonymes : on connaît ces mycoplasmes chez les animaux
(Pneumonie).
• Chez les plantes ils ont pris le nom de M.L.O. = Mycoplama
Like Organism.
• De même on aura : R.L.O. = Rickettsies Like organism
CHAPITRE V : MYCOPLASMES, SPIROPLASMES
ET RICKETTSIES PHYTOPATHOGENES
5.1. Définitions
En Français ce sont :
- O.T.M. = Organisme de Type Mycoplasme
- O.T.R. = Organisme de Type Rickettsie.
• Les mycoplasmes identifiés ~ 200 espèces de plantes
• Les Rickettsies => 30 espèces différentes.
COCOTIERS INFECTES DE MYCOPLASME
SYMPTOMES TYPES DE MYCOPLASME
CHAPITRE V : MYCOPLASMES, SPIROPLASMES
ET RICKETTSIES PHYTOPATHOGENES
5.2. Historique
• Premières découvertes sur les plantes en 1967 par des
chercheurs japonais : Doi et al. (1967).
Ces maladies identifiées étaient :
- Aster Yellows (= jaunisses),
- Phyllodie du trèfle ;
- Stolbur de la tomate (fleurs plus grosses que d’habitude).
Maladies transmisses par des cicadelles.
CHAPITRE V : MYCOPLASMES, SPIROPLASMES
ET RICKETTSIES PHYTOPATHOGENES
5.3. Caractéristiques de Mycoplasmes
O.T.M. :
Dépourvus de parois cellulaires mais entourés d’une membrane
cytoplasmique.
Ils vivent dans le phloème c’est-à-dire dans le tube criblé et les
cellules annexes.
Morphologie caractérisée par des structures sphériques,
globulaires et filamenteuses dans les cellules infectées
Diamètre : 60 à 100nm, => structures d’aspect granulaire.
.
MYCOPLASMES
CHAPITRE V : MYCOPLASMES, SPIROPLASMES
ET RICKETTSIES PHYTOPATHOGENES
5.3. Caractéristiques de Mycoplasmes
Spiroplasmes
Caractérisés par de structures hélicoïdales de 3000 à 25000nm
de longueur sur 100 à 200 nm de diamètre.
Ces structures en hélices attachées à des structures sphériques.
Ces structures spiralées peuvent prendre toute sorte de forme :
pléomorphisme.
Ils sont très mobiles.
SPYROPLASMES
CHAPITRE V : MYCOPLASMES, SPIROPLASMES
ET RICKETTSIES PHYTOPATHOGENES
5.3. Caractéristiques de Mycoplasmes
O.T.R. :
Caractérisés par des structures en bâtonnet dans la cellule
infectée ;
Dimensions : 200 à 500 nm de largeur sur 1000 à 3000 nm de
longueur.
Cellules OTR généralement entourées d’une paroi bien définie,
+ la membrane plasmique.
.
CHAPITRE V : MYCOPLASMES, SPIROPLASMES
ET RICKETTSIES PHYTOPATHOGENES
5.4. Milieu de culture
O.T.M. :
Il est difficile de le cultiver de façon constante sur un milieu de
culture nutritif.
Spiroplasme :
On a pu cultiver Spiroplasma citri (attaquant les agrumes) sur un
milieu in vitro.
O.T.R. :
On est parvenu à les cultiver sur un milieu artificiel.
.
CHAPITRE V : MYCOPLASMES, SPIROPLASMES
ET RICKETTSIES PHYTOPATHOGENES
5.5. Symptômes
O.T.M. :
Ils causent chez les plantes infectées différents symptômes :
- Le jaunissement du feuillage => diminution de chlorophylle
- Virescence => la phyllodie. Allongement du pistil => transforme
en pousse feuillée
- Les bourgeons axillaires se développent anormalement, donnant
naissance à des balais de sorcière.
- Les plantes infectées restent naines et parfois meurent.
- Le nanisme, polyphyllie, jaunisse, perturbation de couleur, de la
morphologie des fruits et des fleurs.
- Le bois souple, observé chez les plantes fruitières
CHAPITRE V : MYCOPLASMES, SPIROPLASMES
ET RICKETTSIES PHYTOPATHOGENES
5.6. Transmission
Les mycoplasmes peuvent être transmis d’une plante malade à une
plante saine par :
- Greffe ;
- Cuscutes (plantes parasites) qui s’anastomosent à la plante
saine par les tissus conducteurs ;
- Les vecteurs (cicadelles) qui s’alimentent sur les plantes
infectées, acquièrent les particules de mycoplasmes qu’ils
transmettent aux plantes saines sur lesquelles ils s’alimentent
ensuite.
CHAPITRE V : MYCOPLASMES, SPIROPLASMES
ET RICKETTSIES PHYTOPATHOGENES
5.7. Méthodes d’identification
Le diagnostic des OTM n’est pas toujours aisé pour les raisons
suivantes :
- la localisation de l’infection à une partie de la plante
- les symptômes masqués des températures élevées.
L’identification des mycoplasmes se base sur :
- Observation correcte des symptômes,
- Observation des structures polymorphes au microscope
électronique ;
- la coloration de Feulgen mettant en évidence l’ADN.
Identification des OTM par méthode d’immunofluorescence
CHAPITRE V : MYCOPLASMES, SPIROPLASMES
ET RICKETTSIES PHYTOPATHOGENES
5.8. Moyens de lutte
Différents moyens sont utilisés pour lutter contre les mycoplasmes,
les spiroplasmes. On pourra :
- Lutter contre les vecteurs => les cicadelles ;
- Les antibiotiques. Mais pratique est interdite pour car :
* les antibiotiques tuent les micro-organismes dans le sol,
* Possibilité de développement de souches résistantes.
CHAPITRE VI : MALADIES NON PARASITAIRES
6.1 Généralités
6.1.1 Définition
Les maladies non parasitaires résultent d’une action défavorable d’un ou
plusieurs facteurs physico-chimiques du milieu ambiant sur le végétal.
6.1.2 Synonymes
- On les appelle maladies fonctionnelles ou physiologiques car
perturbant le fonctionnement normal ou la physiologie de la plante
- On les appelle aussi maladies de carence
- Maladies abiotiques d’une façon générale
CHAPITRE VI : MALADIES NON PARASITAIRES
6.1 Généralités
6.1.3 Causes
Elles sont multiples. Elles peuvent être
- Climatiques : température, lumière, HR, eau
- Edaphiques : pH, éléments minéraux, O2
- Accidentelles : émanations d’usines, poussière, gaz, pollution
atmosphériques, traitements antiparasitaires
Elles sont difficiles à identifier
CHAPITRE VI : MALADIES NON PARASITAIRES
6.1 Généralités
[Link] Causes climatiques
[Link].1 Lumière
a) Manque de lumière
Les semis trop denses => déficite de lumière=> étiolement, rabougrissement des plants
b) Excès
Destruction des chloroplastes => pas de photosynthèse. Cause de sécheresse
[Link].2 Température
-Influence du froid sur la végétation
Chaque plante a ses exigences vis-à-vis de la température pour l’initiation florale et son
développement. => certaines plantes poussent en pays tempérés et non tropical;
a) Manque
- Pas de germination pour certaines graines, craquellement ou fendillement surtout chez
les plantes ligneuses
CHAPITRE VI : MALADIES NON PARASITAIRES
6.1 Généralités
[Link] Causes climatiques
[Link].2 Température
a) Manque
- Pas de germination pour certaines graines, craquellement ou fendillement surtout
chez les plantes ligneuses
b) Excès de température
D’une façon générale les plantes supportent les températures élevées à condition d’y
être soumises progressivement
- L’excès => des troubles graves chez les plantes
Exemple : croissance retardée de la plante, Manque de floraison, Brulure de
jeunes rameaux, fanaison de feuilles, échaudage chez certaines céréales
(déformation, mauvais remplissage des grains)
CHAPITRE VI : MALADIES NON PARASITAIRES
6.1 Généralités
[Link] Causes climatiques
[Link].2 Température
c) Thermopériodisme
- Influence de la température sur le photopériodisme
Le comportement photopériodique des plantes peut varier en fonction de la
temepérature à laquelle on les cultive.
Exemple : cas des allium ; Elles peuvent être sensibles à l’action des jours longs pour ce
qui concerne la formation des bulbes. A une température > à 18-20°C avec une durée de
lumière, on a des plantes de jour long=>il y a formation de bulbe.
- Thermopériodisme saisonnier :
* vernalisation: si on stocke des bulbes d’oignon à des températures >à 30°C et on les
plantes prochaine il y a risque de ne pas avoir de hampes florales.
CHAPITRE VI : MALADIES NON PARASITAIRES
6.1 Généralités
[Link] Causes climatiques
[Link].2 Température
- Thermopériodisme journalier :
Exemple pour la floraison et la fructification il faut :
• Une température max ≤30°C-33°C,
• une température minima ≥16°C-18°C
• Ecart thermique ≥ 6°C-8°C
• Si cet écart n’est pas respecté => avortement des fleurs