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Potentiel et applications de l'hydrogène

Cours h2

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Potentiel et applications de l'hydrogène

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Sommaire

• Contexte énergétique

• Propriétés physico-chimiques de l’Hydrogène

• Production d’Hydrogène

• Stockage & Transport

• Piles à combustible

• Applications sectorielles

• Études de cas africaines

• Mini-projet & Evaluation


1
Contexte Energétique

2
Pourquoi l’hydrogène ?
L’hydrogène au cœur des enjeux de demain

Nous le savons, l’un des enjeux majeurs pour le futur de notre civilisation se trouve dans
l’énergie, dont l’accessibilité et l’utilisation sont au cœur des débats écologiques, mais aussi
géopolitiques.

La population mondiale augmente


Malgré les efforts visant à diminuer nos consommations énergétiques, les besoins en
énergie poursuivent leur croissance.

Il est impératif de continuer à optimiser le mix énergétique, de considérer toutes les options,
notamment les alternatives abondantes.

3
L’hydrogène, c’est quoi ?
L’hydrogène, c’est avant tout la source de l’univers. Notre soleil est
principalement constitué d’hydrogène, et l’on retrouve ce même
hydrogène à la source de la formation des étoiles ! Ainsi l’hydrogène est
l’élément le plus abondant de l’univers.

Le soleil est principalement composé d'hydrogène et d'hélium pour les


raisons suivantes:
Pendant Le Big Bang, l'événement qui a créé l'univers, a produit une grande
quantité d'hydrogène et d'hélium, l'hydrogène étant l'élément le plus
abondant. Ces éléments ont formé les éléments constitutifs initiaux de
toutes les étoiles, y compris notre soleil.

Et pourtant, à l’état naturel, on en trouve très peu sur notre planète Terre.

Exploité dès le 19e siècle, on le retrouve de façon abondante dans


l’industrie où il sert notamment de matière de base pour la production
d’ammoniac et de méthanol, et pour le raffinage des produits pétroliers,
carburants et biocarburants.

4
L’hydrogène, c’est quoi ?

5
Découverte de l’hydrogène

C’est en le synthétisant, par le plus pur des hasards, que l’hydrogène a été observé pour la
première fois en 1700 par Paracelse, un alchimiste-philosophe.

C’est qu’à l’époque, travailler avec des gaz, ces composants invisibles et fuyants, n’était
guère chose facile. Il fallut donc attendre plus d’un siècle pour que le brillant chimiste et
physicien irlandais, Robert Boyle, ne parvienne pour la première fois à récolter dans une
petite fiole ce gaz nouveau.

Cependant, l’énigme persistait : Boyle n’était pas capable de distinguer l’hydrogène de l’air
ambiant. Année après année, les savants de l’époque vont souligner que ce gaz, dont on ne
connaissait toujours pas la structure et qui ne portait toujours pas de nom, pouvait
s’enflammer et même exploser au contact d’une flamme.

Il a fallut attendre le Siècle des Lumières pour que le chimiste Antoine Lavoisier en 1783 lui
donna le nom d’hydrogène, après avoir observé que ce gaz libérait de l’eau quand il
réagissait avec l’oxygène.

6
Découverte de l’hydrogène

7
Découverte de l’hydrogène

Cependant, à l’aube du 21e siècle, dans un contexte de préoccupations environnementales et


énergétiques croissantes, elle allait redevenir un sujet d’étude essentiel pour les chercheurs
contemporains, à la recherche d’une source d’hydrogène « verte » et vertueuse.

Figure 3. Évolution du nombre


d’articles scientifiques publiés
depuis la moitié du
19ème siècle jusqu’à nos jours
et en lien avec l’hydrogène
(source : SciFinder, base de
données consultées en
octobre 2025).

8
Un fort potentiel à plusieurs niveaux

Vecteur énergétique d’avenir et substitut possible aux hydrocarbures, elle


présente plusieurs avantages conséquents :

• sa combustion génère une forte quantité d’énergie (environ 3 fois plus que l’essence à
poids constant) ;
• elle est très abondante sur Terre sous forme atomique (eau, hydrocarbures, etc.). Le
dihydrogène existe aussi à l'état naturel (les premières sources naturelles d’hydrogène
ont été découvertes au fond des mers dans les années 1970 et plus récemment à terre) ;
• sa combustion peut être non carbonée (pas d’émission de CO2 lorsqu’il est issu de
sources renouvelables) ;
• elle est stockable et peut constituer un moyen efficace de stockage de l’électricité sur des
durées longues.

9
Applications et usages de l'hydrogène

L’hydrogène peut être converti en électricité, en chaleur ou en force motrice selon l’usage final.
Il a l’avantage de présenter une capacité de stockage (problématique avec l’électricité) et de
pouvoir être produit sans émission de CO2 (même si ce n'est très majoritairement pas le cas
aujourd'hui comme indiqué précédemment).
En tant que vecteur énergétique, il trouve ainsi :

• des applications stationnaires :


• des applications mobiles :
• des applications industrielles :

10
Applications et usages de l'hydrogène

11
Différentes formes d’hydrogène

L’hydrogène (H₂) n’est pas une ressource naturellement disponible sous forme moléculaire
exploitable. Il est principalement lié à d’autres éléments (eau : H₂O, hydrocarbures : CH₄).
Sa production nécessite donc un apport d’énergie. Selon la source d’énergie utilisée et le
procédé chimique mis en œuvre, l’empreinte environnementale de l’hydrogène varie
considérablement.
On classe souvent l’hydrogène par couleurs, qui indiquent la méthode de production et son
impact carbone :

12
Différentes formes d’hydrogène

13
Différentes formes d’hydrogène

Couleur Procédé Source d’énergie Emissions CO₂


Gris Reformage du gaz naturel Fossile Élevées
Bleu Reformage + CCUS Fossile + Capture du CO₂ Réduites
Faibles (mais dépend
Turquoise Pyrolyse du méthane Chaleur / Plasma
énergie)
Vert Électrolyse de l’eau Énergies renouvelables Très faibles
Électrolyse nucléaire /
Rose / Jaune Nucléaire / mix réseau Faibles à moyennes
réseau
Noir / Brun Gazéification du charbon Charbon Très élevées

L'hydrogène « blanc » (ou hydrogène naturel) est l'hydrogène naturellement présent dans les
gisements souterrains, bien qu'encore rarement exploité directement.

14
L’hydrogène blanc

Définition
L’hydrogène blanc (ou hydrogène naturel) désigne l’hydrogène présent
naturellement dans la croûte terrestre, sous forme gazeuse libre ou dissoute dans
les roches.
Contrairement à l’hydrogène « vert », « bleu » ou « gris », l’hydrogène blanc n’a pas
besoin d’être produit, mais extrait, comme le gaz naturel.

→ C’est une ressource primaire, potentiellement renouvelable dans certains


contextes géologiques.

Le premier gisement a été découvert au Mali en 1987, lors du forage d’un puits
d’eau. Depuis, les découvertes de gisements s’enchaînent dans le monde. Les
géologues ne savent pas encore déterminer son origine exacte. Plusieurs
phénomènes sont évoqués pour expliquer sa formation :

15
L’hydrogène blanc
Origine et formation naturelle de l’hydrogène
L’hydrogène blanc est généré par des réactions géologiques profondes. Les principaux mécanismes sont :
Mécanisme Description Réaction simplifiée Milieu typique
Réaction entre l’eau et
Dorsales océaniques,
Sérpentinisation des roches ultramafiques Fe²⁺ + H₂O → Fe³⁺ + H₂
zones ophiolitiques
riches en fer
Oxydation du fer Oxydation de minéraux Roches basiques /
FeO + H₂O → Fe₂O₃ + H₂
(Ferruginisation) ferreux → libération d'H₂ manteau supérieur
Rayonnement naturel
(uranium, thorium, Roches anciennes
Radiolyse de l’eau H₂O → H₂ + O
potassium) cassant la (boucliers précambriens)
molécule d’eau
Migration d’H₂ du Zones volcaniques et
Dégazage mantellique H₂ libéré par convection
manteau vers la surface failles profondes
Décomposition de Thermolyse ou
Hydrocarbures → H₂ +
matière organique (moins fermentation à haute Gisements sédimentaires
résidus
fréquent) pression

16
L’hydrogène blanc

Méthodes d’Exploration
L’hydrogène blanc n’est pas encore exploité à grande échelle, mais ses méthodes d’exploration reposent
sur :
Indices de surface
Présence de cirques d’effondrement (« fairy circles ») → Burkina Faso, Mali, USA
Mesure de flux gazeux naturels
Prospection géologique
Étude des formations ultrabasiques
Cartographie des ophiolites et failles profondes
Mesures géophysiques
Sismique / imagerie du sous-sol
Forages d’exploration
Utilisation des mêmes techniques que le gaz naturel
Tuyaux et puits adaptés pour éviter les fuites (H₂ = très diffusif)

17
L’hydrogène blanc
Méthodes d’Exploitation

L’extraction est similaire aux techniques pétrolières et gazières :

Méthode Description Avantages Limites


Extraction du gaz dissous Risque de pertes par
Forage vertical classique Technologie maîtrisée
en profondeur diffusion
Suivi des veines riches en
Forage dirigé (horizontal) Rendement plus élevé Coût plus élevé
H₂
Dépressurisation du Création de gradient de Peut provoquer des afflux
Simple
réservoir pression d’eau
Récupération assistée Injection pour pousser le Améliore les volumes Risques géologiques à
(CO₂, azote) gaz récupérés maîtriser

Le défi principal : éviter la fuite de l’hydrogène car sa molécule est très légère et diffuse.

18
L’hydrogène blanc
Gisements Connus dans le Monde

Pays / Région Lieu Statut Remarques


Premier puits d’H₂
En production depuis
Mali Bourakébougou exploité → alimente un
2012
village
Indice : « fairy circles » en
États-Unis Kansas, Nebraska Exploration active
surface
Projets miniers + permis Pays très avancé sur le
Australie Pilbara & South Australia
d’exploration dossier
Russie Bouclier de Kola Flux naturels très élevés Potentiel gigantesque
Alpes, Pyrénées, Massif Cartographie active → Puits d’essai en cours
France
Central BRGM (2024–2025)
Radiolyse dans roches
Canada Ontario & Québec Potentiel théorique élevé
anciennes
Indices structuraux → Candidat exploratoire
Burkina Faso Région du Nord / Soum
proches du Mali prometteur

Le potentiel africain est majeur, car le Mali et le Burkina Faso possèdent des contexte
géologiques similaires (ophiolites + failles profondes). 19
L’hydrogène blanc

Avantages et Enjeux
Avantages
•Source naturelle (pas besoin d’énergie pour produire)
•Zéro carbone à l’extraction
•Potentiellement renouvelable (production continue dans le sous-sol)
•Compatible stockage géologique naturel

Limites
•Ressource mal cartographiée
•Forte diffusivité → stockage difficile
•Cadre réglementaire encore inexistant dans plusieurs pays
•Manque de retour d’expérience industriel

20
Méthodes de production de l’hydrogène

Production à partir d’hydrocarbures


Reformage à la vapeur du méthane (Steam Methane Reforming - SMR)
C’est la méthode la plus utilisée (≈ 70 % de la production mondiale).

Réaction principale :

CH4 + H2O → CO + 3H2


Puis conversion du CO en CO₂ :
CO+H2O→CO2+H2

Énergie utilisée : chaleur issue de combustibles fossiles


•Hydrogène produit : H₂ gris
•Émissions : CO₂ important

21
Méthodes de production de l’hydrogène

Hydrogène vert

•Électricité provenant des énergies renouvelables (solaire,


éolien, hydraulique)
•Très faible émission carbone
•→ Idéal pour la transition énergétique
Hydrogène jaune / rose
•Jaune : électrolyse avec électricité réseau (mix variable)
•Rose : électrolyse alimentée par nucléaire
→ Faibles émissions mais dépend acceptabilité sociétale.

22
Méthodes de production de l’hydrogène
Production par électrolyse de l’eau

2H2O → 2H2+O2

On sépare l’hydrogène de l’oxygène grâce à un courant électrique.

Types d’électrolyseurs

Type Electrolyte Température Avantages Limites


:
PEM (membrane Métaux rares (Ir, Pt),
Solide 50–80°C Flexible, compact
polymère) coût
Moins flexible,
Alcalin Solution KOH/NaOH 60–90°C Mature, peu cher
moins compact
Très haut Durée de vie faible,
SOEC (oxyde solide) Céramique 600–900°C
rendement R&D

23
La production d'hydrogène dans le monde

La production industrielle mondiale


d’hydrogène gazeux a avoisiné 97
millions de tonnes en 2023, soit une
hausse de 2,5% par rapport à 2022
selon les dernières données de
l'Agence internationale de l'énergie(1).
La Chine compte à elle seule pour
environ 30% de la production
mondiale.
Cette production était issue à près des
deux tiers du gaz naturel (sans
captage, stockage et utilisation de
CO2) et à environ 20% du charbon ;
près de 15% de l'hydrogène mondial
étant par ailleurs un coproduit dans les
raffineries et l'industrie chimique.

24
Le coût de production d'hydrogène dans le monde

Avec la chute des prix


notamment dans la filière
solaire, l'AIE estime dans
son scénario NZE
(neutralité carbone) que
le coût de production de
l'électrolyse (alimentée
par des centrales
renouvelables) pourrait
chuter à près de 2 $ par
kg H2 d'ici 2030 dans
certaines régions avec
un fort ensoleillement
(Afrique, Australie, Chine,
Moyen-Orient).

25
Comparaison des moyens de production de l'hydrogène dans le monde

Procédé Maturité Coût Émissions CO₂ Commentaire


Aujourd’hui
SMR (H₂ gris) 💯 Industrielle Faible Élevées
majoritaire
SMR + CCUS (H₂
Élevée Moyen Réduites Transition possible
bleu)
Pyrolyse (H₂
En déploiement Moyen Faibles Dépend énergie
turquoise)
Électrolyse H₂ vert En croissance Plus élevé Très faibles Solution durable
Gazéification
Mature Moyen Très élevées Non durable
charbon

26
Les applications de l’hydrogéne

27
Stockage & Transport

L’hydrogène comme vecteur énergétique


Un vecteur énergétique peut stocker et transporter de
l’énergie.

• Aspects négatifs :

✓ N’existe pas naturellement à l’état pur.


✓ Difficile à stocker en raison de sa faible densité énergétique.
✓ Inflammable et explosif.
✓ Mauvaise acceptabilité auprès du public.
• Aspects positifs :

✓ Élément chimique le plus abondant sur Terre.


✓ Combustion propre (eau et chaleur).
✓ Haute valeur énergétique (1 kg d’H₂ contient trois fois plus
d’énergie qu’1 kg d’essence).

28
Stockage & Transport

Comment Stocker l’hydrogène ?


Le mode de stockage de l’hydrogène dépend fortement de la manière dont il est conditionné.
Trois grandes formes sont utilisées : liquide, gazeuse ou solide.
[Link]ène liquéfié (LH₂) – à -253 °C
L’hydrogène peut être refroidi jusqu’à son point d’ébullition (-253 °C) pour passer à l’état liquide.
Avantages :
•Densité énergétique volumique plus élevée que la forme gazeuse.
•Adapté au transport de grandes quantités (navires, camion-citerne).
Contraintes :
•Nécessite un système cryogénique pour maintenir cette très basse température.
•Demande une isolation thermique très performante pour limiter l’évaporation (boil-off).
•Processus énergivore (30–40 % de l’énergie peut être perdue lors de la liquéfaction).

29
Stockage & Transport

2. Hydrogène gazeux sous pression (GH₂) – de 10 à 700 bar

C’est la forme la plus courante aujourd’hui.


Pressions typiques :
•10–50 bar : stockage industriel.
•200–300 bar : transport par camions-tube.
•350–700 bar : stations de recharge pour véhicules à hydrogène.

Avantages :
•Technologie maîtrisée.
•Utilisation d’équipements disponibles sur le marché.
Contraintes :
•Nécessite des réservoirs épais, résistants et coûteux.
•Densité énergétique volumique faible : il faut de grands volumes
pour transporter beaucoup d’hydrogène.

30
Stockage & Transport

Contraintes liées au conditionnement :


✓ Faible densité énergétique volumique
→ Par exemple : 62 kg H₂/m³ à 700 bar
→ Il faut donc comprimer à très haute pression pour réduire le
volume nécessaire.
✓ Exemple pou0r un véhicule :
•Autonomie visée : 600 km
•Besoin : 5 à 6 kg d’H₂ à 700 bar
•Volume de stockage nécessaire : 85 à 150 litres
✓ Coût des réservoirs haute pression :
•Réservoir 700 bar : très coûteux, car il utilise une structure en fibre
de carbone + une couche d’acier pour éviter les fuites → ≈ 6 000 € /
kg d’H₂ stocké
•Réservoir 500 bar : ≈ 700 € / kg d’H₂
•Réservoir classique 200 bar : ≈ 500 € / kg d’H₂

31
Stockage & Transport

[Link]ène en stockage solide (par absorption ou adsorption)

L’hydrogène est capté par certains matériaux, par exemple :


hydrures métalliques, matériaux poreux (MOFs), nanostructures.
Avantages :
•Sécurité accrue : faible pression et risque réduit d’explosion
•Très bonne densité volumique : 100 à 200 kg H₂/m³.

Contraintes :
•Matériaux souvent lourds → réduit la densité massique.
•Absorption/désorption nécessite souvent de chauffer ou
refroidir le matériau.
•Technologies encore coûteuses et en développement.

32
Stockage & Transport

Par pipeline
✓Hydrogène gazeux, transporté à des pressions allant de 4 à 100 bar.
✓ Permet un stockage de très grande capacité dans le réseau de conduites.

Caractéristiques :
Pression typique : 4 à 100 bar selon la distance et le diamètre de la conduite.
Adapté au transport continu et à grande échelle.
Peut servir à la fois de moyen de transport et de stockage massif, car le volume des
conduites offre une capacité tampon.
Avantages :
Faible coût d’exploitation une fois l’infrastructure installée.
Transport sûr et continu.
Peut alimenter directement l’industrie, les stations ou les réseaux urbains.
Limites :
Investissement initial très élevé.
Problème potentiel de fragilisation de l’acier par l’hydrogène.
Besoin d’un réseau spécifique si celui du gaz naturel n’est pas compatible.
33
Stockage & Transport
Par pipeline
✓ Hydrogène gazeux, transporté à des pressions allant de 4 à 100 bar.
✓ Permet un stockage de très grande capacité dans le réseau de conduites.

34
Stockage & Transport

Transport de l’hydrogène par CAMION

1. Sous forme gazeuse (GH₂ – 200 à 700 bar)


•Transport le plus courant aujourd’hui.
•Capacité : 250 à 1 200 kg H₂ selon la pression.
•Avantages : simple, flexible, livraison directe aux stations.
•Limites : faible densité → beaucoup de trajets, coût élevé sur
longues distances.

2. Sous forme liquide (LH₂ – –253 °C)


•Capacité : 3 à 4 tonnes H₂ par camion.
•Avantages : densité volumique élevée, moins de trajets.
•Limites : liquéfaction très coûteuse, pertes de boil-off, citerne
cryogénique chère.

3. Sous forme solide (LOHC, NH₃…)


•LOHC : transport dans citernes standard, très sûr.
•Limites : déshydrogénation énergivore.

35
Stockage & Transport

Transport de l’hydrogène par BATEAU


1. Sous forme liquéfiée (LH₂ – –253 °C)
•Pour transport intercontinental.
•Capacité : plusieurs milliers de m³ (ex : Suiso Frontier).
•Avantages : grands volumes, long trajet.
•Limites : liquéfaction chère, pertes par boil-off, technologie
encore jeune.

2. Sous forme d’ammoniac (NH₃)


•Le vecteur le plus prometteur.
•Avantages : liquide à –33 °C → transport facile avec
infrastructures existantes.
•Grande densité énergétique volumique.
•Limites : toxicité + nécessité de craquage pour retrouver H₂.

3. Sous forme de méthanol (CH₃OH)


•Avantages : liquide → transport très simple.
•Limites : reformage nécessaire (CO₂ sans CCUS).
36
Electrolyse de l’eau

Histore

Découverte de l’électrolyse de l’eau en 1800


✓ William Nicholson (1753–1813), chimiste anglais.
✓ Met en place une pile électrique en s’inspirant des travaux scientifiques de
Volta → immersion des extrémités de conducteurs électriques dans l’eau.
✓ Déploiement industriel au cours du XXᵉ siècle.

✓ 40 ans plus tard → découverte de la réaction inverse : la pile à combustible


(Fuel Cell).

Electrolysis

37
Electrolyse
Technologies
Opération
L’H₂ est produit grâce à un courant électrique traversant l’eau.

ysis
• Constitution
✓ Composant électrochimique → deux électrodes séparées par un électrolyte.
✓Réaction d’oxydoréduction.
✓ Selon le type d’électrolyte, trois technologies existent :

•Alcaline : la technologie la plus développée et la plus mature.


•PEM (Proton Exchange Membrane) : membrane échangeuse de protons.
•SO (Solid Oxide) : technologie fonctionnant avec de la vapeur d’eau à haute
température.
38
Electrolyse
Technologies

Principe de fonctionnement de l’électrolyse alcaline : avantages


et inconvénients

Avantages :
✓ Utilisation d’un catalyseur peu coûteux (nickel).
✓ Catalyseurs moins sensibles à l’empoisonnement.
✓ Moins de contraintes sur la qualité de l’eau.
✓ Moins de problèmes de corrosion → équipements auxiliaires
moins coûteux.

Inconvénients :
✓ Fonctionnement à basse pression.
✓ Besoin d’une tension d’alimentation très stable → pas
compatible avec l’intermittence de l’éolien et du solaire.

39
Electrolyse
Technologies

Principe de fonctionnement d’un électrolyseur PEM (Proton


Exchange Membrane Water Electrolysis – PEMWE)

✓ Membrane : électrolyte solide servant aussi de séparateur


pour éviter la recombinaison entre H₂ et O₂ → augmentation
de la résistance ohmique.
✓ Les protons H⁺ se déplacent de l’anode vers la cathode.
✓ Transfert d’eau de l’anode vers la cathode.
✓ Faible densité de courant à cause d’une fine couche de gaz à
la surface de l’électrode.
✓ Problèmes de corrosion dans un milieu acide.

40
Electrolyse
Technologies

41
Electrolyse

Les recherches en cours

Augmentation de la pression de sortie


✓ Évite plusieurs étages de compression.
✓ Augmente l’efficacité globale.
Augmentation de la capacité
Nouveaux procédés innovants
✓ Systèmes hybrides PEM / alcalin.

42
Piles à combustible

Piles à combustible

43
Piles à combustible

Hydrogen & Fuel Cell Technology

…mais après les mines européennes, qui seront bientôt exploitées plus en profondeur grâce à de
nouvelles machines, les mines américaines et australiennes pourvoiront encore longtemps aux
besoins du commerce. Pendant combien de temps ? […] Pendant au moins deux cent cinquante ou
trois cents ans. Voilà qui nous rassure, mais c’est un sombre horizon pour nos arrière-petits-enfants
! […] Et que brûleront-ils à la place du charbon ? […] De l’eau décomposée en ses éléments
primitifs…
«The Mysterious Island », Jules Verne, 1875
44
Piles à combustible

Définition
Un dispositif électrochimique qui convertit en continu l’énergie
chimique d’un combustible et d’un comburant en énergie électrique
(DC), chaleur et autres produits de réaction. Le combustible et le
comburant sont typiquement stockés à l’extérieur de la pile et
transférés dans la pile au fur et à mesure que les réactifs sont
consommés.
…je crois que l ’eau sera un jour employée comme
combustible, que l’hydrogène et l’oxygène, qui la constitue,
utilisés isolément ou simultanément, fourniront une source
de chaleur et de lumière inépuisables et d ’une intensité
que la houille ne saurait avoir … »
"L’île mystérieuse" , Jules Verne, 1875

Les piles utilisent couramment :


 combustible hydrogène
 comburant oxygène
45
Piles à combustible

46
Piles à combustible

Piles à combustible classification

47
Technologie des piles à combustible

Cellule élémentaire d’une pile à combustible

Une cellule élémentaire de pile à combustible est l’unité de base de production


d’électricité. Elle fonctionne comme un générateur électrochimique capable de
fournir une faible tension (environ 0,6 à 0,7 V en fonctionnement nominal pour une
PEMFC).
Chaque cellule est constituée d’un assemblage de composants assurant la
conduction ionique, électronique et l’acheminement des réactifs.

48
Technologie des piles à combustible
Cellule élémentaire d’une pile à combustible
Constitution d’une cellule de pile à combustible
Une cellule individuelle comprend :
•Un électrolyte
Il s’agit d’une membrane polymère échangeuse de protons (PEM).
Elle permet le passage des ions H⁺ de l’anode vers la cathode, tout en étant isolante vis-à-vis des électrons et
étanche aux gaz.
•Deux électrodes
• L’anode, où l’hydrogène est oxydé en protons et électrons.
• La cathode, où l’oxygène est réduit et réagit avec les protons et les électrons pour former de l’eau.
Les électrodes sont généralement constituées de carbone poreux supportant un catalyseur (souvent du
platine).
•Deux couches de diffusion de gaz (GDL)
Elles assurent :
• l’acheminement homogène des gaz réactifs vers les électrodes,
• la conduction électronique,
• l’évacuation de l’eau produite,
• le maintien mécanique de l’assemblage.
49
Technologie des piles à combustible

Cellule élémentaire d’une pile à combustible

Constitution d’une cellule de pile à combustible


Deux plaques bipolaires
Elles permettent :
la distribution des gaz (via des canaux gravés),
la collecte et la conduction du courant électrique entre cellules adjacentes,
l’évacuation des effluents (eau, chaleur),
l’étanchéité et la rigidité mécanique du stack.

50
Technologie des piles à combustible

Cellule élémentaire d’une pile à combustible

Une cellule seule ne permet pas de fournir une puissance


suffisante pour des applications pratiques.
C’est l’empilement (stack) de plusieurs cellules en série qui
permet d’atteindre les niveaux de tension et de puissance
requis pour les applications stationnaires, mobiles ou
embarquées.

51
Technologie des piles à combustible
Pile à combustible à électrolyte polymère

Anode : H₂ → 2H⁺ + 2e⁻


Cathode : ½ O₂ + 2H⁺ + 2e⁻ → H₂O
Réaction globale : H₂ + ½ O₂ → H₂O + électricité + chaleur

52
Technologie des piles à combustible

Structure Pile à combustible à oxyde solide

53
Technologie des piles à combustible
Pour fonctionner, une pile à combustible doit être
entourée d’au moins 5 circuits :
•Source d’H₂
•Source d’O₂
•Système de gestion thermique
•Charge électronique
•Traitement des gaz d’échappement
Circuit Fonction
Alimente l’anode en hydrogène
Source d’H₂ pour produire protons et
électrons
Apporte l’oxygène à la cathode
Source d’O₂
pour former l’eau
Contrôle la température et
Gestion thermique
évite la surchauffe
Transporte et utilise le courant
Charge électronique
produit
Évacue l’eau, les gaz résiduels
Traitement des effluents
et assure la sécurité 54
Technologie des piles à combustible
Système complet de la pile à combustible

Système multiphysique complexe


entraînant diverses pertes

55
Technologie des piles à combustible
Quelques idées concernant les valeurs numériques …
Rendement électrique maximal d’un stack de pile à combustible : ≈45 %
Dans les générateurs actuels à pile à combustible, jusqu’à 40 % de l’énergie produite est consommée
par les auxiliaires.
Le volume du stack représente environ 30 % du volume total du système pile à combustible (les 70 %
restants sont liés aux auxiliaires).
Le prix du stack est approximativement égal au prix des auxiliaires.

56
Technologie des piles à combustible
Quelques idées concernant les valeurs numériques
Courant
Densité de courant (A/cm²)
• Directement liée aux performances des matériaux du stack de pile à combustible (membrane, qualité
des électrodes, diffusion des gaz…).
• Typiquement entre 0,5 et 1 A/cm² (PEMFC) → limité à 250 cm².
Surface active
• Pour un type de cellule donné, augmenter le courant implique d’augmenter la surface des
électrodes.

Tension
Par cellule :
• Limite thermodynamique : 1,18 V à pression atmosphérique et à 80 °C.
• Tension à vide (OCV) : généralement 0,9 V par cellule.
• Tension nominale : 700 mV par cellule.
• Tension minimale : environ 400 mV par cellule.
La tension totale est liée au nombre de cellules montées en série → limité à 200 cellules.

57
Technologie des piles à combustible

Quelques idées concernant les valeurs numériques

Puissance et énergie spécifiques


• 1 kW/l à 1,35 kW/l (stack uniquement) — ex. : Ballard System FCvelocity.
• La densité énergétique dépend du stockage de l’hydrogène.

58
Exercice

Considérons cette PEMFC :


Puissance nominale : Pₙₒₘ = 5 kW
Surface active : 250 cm²
Tension par cellule : U_cell = 0,745 V pour une densité de courant j = 0,3
A/cm²
Calculer le nombre de cellules dans le stack.
Calculer la masse d’hydrogène et d’oxygène à stocker à bord pour un
fonctionnement de 3 heures si le stack délivre sa puissance nominale.
On donne :
Facteur stœchiométrique côté cathode : F_SC = 1,2
Masse molaire atomique de l’hydrogène : M_H = 1 g
Masse molaire atomique de l’oxygène : M_O = 16 g
Constante de Faraday : F = 96 485 C

59
Formules

60
Applications sectorielles

Applications dans la mobilité (H₂ comme carburant)

Véhicules légers (FCEV)


•Toyota Mirai, Hyundai Nexo
•Avantages : autonomie 500–700 km, ravitaillement rapide
•Limites : coût, infrastructure
Bus, camions, trains
•Bus : projets CUTE, JIVE, Toyota/Hyundai
•Camions longue distance : Nikola, Hyundai Xcient
•Trains hydrogène : Alstom Coradia iLint (Allemagne)
Maritime
•Ferries H₂0
Aviation
•Airbus ZEROe (2035)
•Drones H₂
61
Applications sectorielles

62
Applications sectorielles
Puissance électrique pour les applications automobiles (PAC)

🔹 Sans hybridation
•75–80 kW : véhicules particuliers
•≈ 200 kW : véhicules lourds (bus, camions)

🔹Avec hybridation (selon le % d’hybridation)


•15–30 kW fournis par la pile à combustible
•Complément assuré par :
batteries
Super condensateurs
autres systèmes de stockage

🔹Densité de puissance des stacks (exemples Ballard)


•Mark 700 : 1 kW/L
•Mark 900 : 1,35 kW/L

63
Applications dans la mobilité

Objectif : un véhicule propre, sûr, silencieux et efficace


Deux types de véhicules électriques basés sur des piles à
combustible existent :

Véhicule hybride à pile à combustible


Véhicule entièrement à pile à combustible batterie
64
Applications dans la mobilité

Hyundai Nexo (version récente)


•Puissance : 190 kW.
•Autonomie annoncée : 826 km (WLTP) pour la version très récente dans
certains marchés.
•Catégorie : SUV à hydrogène, étapes technologiques avancées.

65
Applications dans la mobilité

Ce qu’on y voit
•Le système de stockage d’hydrogène : modules sur le plancher/partie basse ou toit, selon version.
•Le stack de la pile à combustible : souvent situé dans le compartiment moteur ou légèrement
décalé vers l’arrière pour meilleure répartition de poids.
•La batterie et le moteur : intégrés dans l’architecture globale du train de traction électrique.
À retenir
•L’architecture est pensée pour maximiser l’espace intérieur tout en maintenant le volume
nécessaire pour l’hydrogène et la pile.

66
Applications dans la mobilité

•Autonomie : ~ 650 km (selon NEDC données anciennes) pour la génération


précédente.
•Motorisation : environ 184 chevaux (HP) pour certaines versions.
•Catégorie : berline à hydrogène, technologie éprouvée.

67
Applications dans la mobilité

Ce qu’on y voit
•Le réservoir d’hydrogène : généralement situé sous le
plancher ou dans une partie centrale/arrière du véhicule.
•La pile à combustible (stack) : typiquement sous le capot ou
proche de la partie avant, reliée à un convertisseur.
•Le système électrique (moteur électrique, batterie tampon,
convertisseur) : fait partie intégrante du train de traction.
•Le système de refroidissement et gestion thermique autour
de la pile et des composants de puissance.
À retenir
•Le Mirai utilise des réservoirs à 70 MPa (≈ 700 bar) pour
l’hydrogène.
•L’architecture regroupe la pile, les réservoirs et les composants
auxiliaires de façon compacte pour réduire le volume et poids.

68
Applications dans la mobilité

Transport Urbain Propre

Objectifs clés
•Tester les bus à pile à combustible dans des conditions réelles d’exploitation urbaine.
•Évaluer l’intégration d’une infrastructure hydrogène (production, distribution,
ravitaillement).
•Vérifier la fiabilité, l’acceptation du public, la certification selon les pays.
•Collecter des données de performance (consommation, maintenance, disponibilité) pour
préparer des déploiements futurs.

69
Applications dans la mobilité

Caractéristiques techniques

Les bus sont équipés de deux stacks de pile à combustible


totalisant environ 250 kW de puissance et stockant 40 kg
d’hydrogène à 350 bar.
•Le réservoir d’hydrogène était généralement situé sur le toit
du bus (cylindres composites haute pression) pour libérer
l’espace intérieur.

70
Applications dans la mobilité

Buses : CUTE (Clean Urban Transport for Europe) Project,

Résultats et enseignements
•Les bus ont parcouru presque 865 000 km
pendant la phase opérationnelle.
•Le rendement “pile à combustible + bus
auxiliaires” se situait entre 36 % et 41 % selon
l’analyse.
•Malgré cela, la consommation d’hydrogène
était plus élevée que celle des bus diesel
équivalents à l'époque, en partie à cause du
poids, des auxiliaires, et de la technologie
encore en phase de démonstration.

71
Applications dans la mobilité

3. Applications industrielles

L’industrie est le premier consommateur d’hydrogène dans le monde.


Raffinage du pétrole
•Désulfuration des carburants
•Reformatage d’hydrocarbures
Production d’ammoniac (NH₃)
•Procédé Haber-Bosch
•70 % de l’hydrogène mondial
Sidérurgie – Acier bas carbone
•Réduction directe du minerai de fer (DRI)
•Remplacement du coke (charbon)
•Projets : HYBRIT (Suède), H2GreenSteel
Chimie
•Méthanol
•Polymères
•Synthèses organiques

72
Applications dans la mobilité

. Applications énergétiques
Production d’électricité (Fuel Cells) et stockage d’énergie renouvelable
Chaîne Power-to-Power :

[Link]-to-H₂ : électrolyse (solaire, éolien)

[Link] de l’hydrogène (réservoirs, cavernes)

3.H₂-to-Power : pile à combustible → électricité

Utilisation pour le chauffage et chaleur industrielle

73
Applications dans la mobilité

Applications émergentes

Hydrogène dans le spatial


•Fusées : hydrogène liquide + oxygène liquide
•Ariane, SpaceX (rapports partiels)

Production de carburants synthétiques


•e-fuels : H₂ + CO₂ → CH₄, méthanol, kérosène synthétique

Data centers & continuité électrique


•Groupes hydrogène + SOFC/PEM haute puissance

74
Applications dans la mobilité

L’hydrogène est utilisé depuis plus de 60 ans dans les fusées, les satellites, et
certaines technologies embarquées.

On distingue deux grands usages :

1. Comme source d’électricité (pile à combustible)

2. Hydrogène comme CARBURANT (propulsion fusée)

75
L’hydrogène vert en Afrique

L’Afrique possède un potentiel très important


pour la production d’hydrogène vert : fort
ensoleillement, vents, surfaces, coûts de
certaines ressources :

•Une alliance dédiée, Africa Green Hydrogen


Alliance (AGHA), a été créée pour promouvoir
cette filière. Green Hydrogen Organisation

•Le continent vise non seulement la


consommation locale mais aussi l’export.

76
L’hydrogène vert en Afrique

Quelques projets notables

Project NOUR Green Hydrogen Plant – Mauritanie

•Localisation : Mauritanie, deux zones terrestres totalisant ~ 5 000 km². Energy Capital & Power+1

•Objectif : capacité d’électrolyse jusqu’à 10 GW, première phase ~ 400 MW. Energy Capital & Power

•Enjeu : exploiter le vent + solaire dans une zone peu utilisée, exporter éventuellement l’H₂ ou l’ammoniac.

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L’hydrogène vert en Afrique

AMAN Project – Mauritanie

•Objectif annoncé : ~1,7 million tonnes par an de H₂ vert ou ~10 millions tonnes d’ammoniac vert.
Energy Capital & Power

•Énorme échelle, ambition exportatrice.


78
L’hydrogène vert en Afrique

Project – Tunisie

•Partenariat entre TotalEnergies / VERBUND et la Tunisie.

•Objectif : produire ~200 000 tonnes de H₂ par an dès la phase initiale, montée à 1 million tonnes/an possible.

•Transport vers l’Europe via le “SoutH(2) Corridor”.

79
L’hydrogène vert en Afrique
Morocco Green Hydrogen Mega Projects – Maroc

•Le Maroc a approuvé des projets d’hydrogène vert d’une valeur de 319 milliards de
dirhams (~32,5 milliards $).

•Objectifs dans les domaines de l’ammoniac, de l’acier, des carburants industriels.

•Offre de terrains (jusqu’à 30 000 hectares) pour le développement.

80
L’hydrogène vert en Afrique

WASCAL

•WASCAL est une organisation intergouvernementale ouest-africaine qui regroupe plusieurs pays de la
CEDEAO.
•Siège à Accra (Ghana).
•Son champ d’action : climat, usage des terres, changements environnementaux, capacités de
recherche & formation.

Son lien avec l’hydrogène vert

•WASCAL propose un programme de master intitulé “International Master Programme in Energy and Green
Hydrogen (IMP-EGH)” pour les pays ouest-africains : Benin, Burkina Faso, Cabo Verde, Côte d’Ivoire, Gambie,
Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Liberia, Mali, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone, Togo.

L’objectif : « préparer la prochaine génération à relever les défis de l’énergie et de l’hydrogène vert dans le
contexte ouest-africain »

81
L’hydrogène vert en Afrique

Quelques projets clés au Burkina

•Le projet PV2H-Burkina (« Optimizing Solar PV for Green Hydrogen


Production in West Africa ») a été lancé officiellement à Ouagadougou
en août 2022:

• Il vise à optimiser les centrales photovoltaïques dans des


conditions sahéliennes, en vue de produire de l’hydrogène vert.
• Il se base notamment sur la centrale PV de 33 MW à Zagtouli
comme site d’étude.

•Le projet de bilan baptisé BIO2H-Burkina (« Sector Assessment for


Production of Green Hydrogen from Bioenergy in Burkina Faso ») est
aussi en cours. Il étudie le potentiel hydrogène à partir de la biomasse.

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L’hydrogène vert en Afrique

Ain Sokhna (Égypte)

•Ce site est présenté comme la première usine de production


d’hydrogène vert en Afrique.

•Elle est localisée dans la zone économique du canal de Suez, en


Égypte.

•Le projet prévoit une électrolyse de 100 MW alimentée par 260


MW de solaire + éolien, produisant environ 15 000 tonnes
d’hydrogène vert par an dans la phase initiale.

•Statut : démonstrateur, première phase d’un projet plus large.

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L’hydrogène vert ( Plateforme Myrte)

La plateforme de recherche, MYRTE (Mission Hydrogène Renouvelable pour l’intégration au Réseau


Électrique) a été inaugurée en 2012 au Centre de recherche scientifique Georges Peri à Ajaccio.
Elle est constituée :
• Champ photovoltaïque d'une puissance de 560 kWc
• Une unité de production d'hydrogène par électrolyse composée de deux électrolyseurs de
technologie PEM produisant 10 Nm3/h et 13 Nm3/h sous 35 bars de pression (respectivement de 50
kW et 57 kW).
• Deux piles à combustible H2/O2 PEM (100 kW et 50 kW) d'une puissance maximale de 150 kW
L'hydrogène et l'oxygène produits sont stockés sous forme gazeuse dans deux réservoirs différents de 28
m3 chacun pour un total de 1,75 MWh d'énergie.

84
L’hydrogène vert ( Plateforme Myrte)

Fonctionnement : Pendant les périodes de faible production d'électricité,


l'hydrogène stocké est utilisé pour produire de l'électricité à l'aide de deux piles à
combustible. L'électricité produite est ensuite réinjectée dans le réseau électrique.
Ce mix énergétique permet de réduire les pics de demande sur le réseau et les
variations des sources de production renouvelables dues aux perturbations
climatiques.

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L’hydrogène vert ( Plateforme Myrte)

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L’hydrogène vert ( Plateforme Myrte)

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L’hydrogène vert ( Plateforme Myrte)

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Exercice
Exercice : comparer un véhicule essence et un véhicule à hydrogène
On considère deux véhicules :
•Véhicule A : voiture thermique à essence
•Véhicule B : voiture électrique à hydrogène (FCEV)

🔹 Données du véhicule essence (A)


•Consommation : 6 L/100 km
•Pouvoir calorifique inférieur (PCI) de l’essence :
8,9 kWh
•Rendement global moteur thermique : 30 %
•Facteur d’émission de CO₂ :
2,3 kg CO2/L
•Prix de l’essence : 800 fcf/L
Données du véhicule hydrogène (B – FCEV)
•Consommation : 1 kg H₂/100 km
•PCI de l’hydrogène :
33,33 kWh/kg
Rendement pile à combustible : 55 %
Rendement moteur électrique : 90 %
Prix de l’hydrogène : 9000 fcf /kg
•On suppose 0 émission de CO₂ au pot d’échappement . 89
Exercice

❓Travail demandé
[Link] l’énergie chimique consommée par chaque véhicule (kWh/100 km).
[Link] déduire l’énergie utile aux roues (kWh/100 km) pour chaque véhicule.
[Link] les émissions de CO₂ par 100 km pour le véhicule essence.
[Link] le coût pour 100 km pour chaque véhicule.
[Link] sur :
•l’efficacité énergétique,
•le coût d’usage,
•les émissions locales de CO₂.

90

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