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MPO:OCorrigéUDevoirOsurveilléOn 4
Exercice 1:
1 1 1
1.a La famille ( ) est sommable car elle est à termes positifs et ∑ 2 converge. Ainsi la famille ( 2 2 ) est
𝑛2 𝑛∈ℕ∗ 𝑛 𝑝 𝑞 (𝑝,𝑞)∈A
1 1
sommable en tant que produit des deux familles sommables ( 2 ) et ( 2 ) . De plus
𝑝 𝑝∈ℕ∗ 𝑞 𝑞∈ℕ∗
+∞ 2
1 1 π4
∑ 2 2
= (∑ 2 ) =
(𝑝,𝑞)∈A
𝑝 𝑞 𝑛=1
𝑛 36
1 1
1.b On remarque que pour tout (𝑝, 𝑞) ∈ A, ≥ ≥ 0. On peut alors partitionner A =
⨆ 𝑛
I avec I𝑛 =
𝑝2 + 𝑞2 (𝑝 + 𝑞)2
𝑛≥2
{(𝑝, 𝑞) ∈ A, 𝑝 + 𝑞 = 𝑛}. De plus, pour tout 𝑛 ≥ 2,
1 𝑛−1
∑ =
(𝑝,𝑞)∈I𝑛
(𝑝 + 𝑞)2 𝑛2
𝑛−1 1
Comme la série ∑ 2
diverge, la famille ( ) n’est pas sommable d’après le théorème de sommation
𝑛≥2
𝑛 (𝑝 + 𝑞)2 (𝑝,𝑞)∈A
1
par paquets. La famille ( 2 ) n’est donc pas sommable non plus.
𝑝 + 𝑞2 (𝑝,𝑞)∈A
2.a Soit (𝑖, 𝑗) ∈ J1, 𝑛K2 . Alors
| 𝑛 | 𝑛 𝑛
||(AB)𝑖,𝑗 || = | ∑ A𝑖,𝑘 B𝑘,𝑗 | ≤ ∑ |A𝑖,𝑘 |B𝑘,𝑗 | ≤ ∑ N(A)N(B) = 𝑛N(A)N(B)
|𝑘=1 | 𝑘=1 𝑘=1
Par conséquent, N(AB) ≤ 𝑛N(A)N(B).
2.b Récurrence évidente. Faites la quand même.
2.c Pour tout 𝑝 ∈ ℕ∗
A𝑝 N(A𝑝 ) 𝑛𝑝−1 N(A)𝑝 1 (𝑛N(A))𝑝
0 ≤ N( )= ≤ = ⋅
𝑝! 𝑝! 𝑝! 𝑛 𝑝!
(𝑛N(A))𝑝 A𝑝
Or ∑ est une série convergente (série exponentielle ou règle de d’Alembert) donc ∑ N ( )
𝑝! 𝑝!
A𝑝
converge également. Autrement dit ∑ converge absolument. Comme ℳ𝑛 (ℂ) est de dimension finie,
𝑝!
A𝑝
∑ converge.
𝑝!
3.a Un calcul montre que A2 = 4A − 3I.
3.b P = X2 − 4X + 3 est un polynôme annulateur de A. On effectue alors la division euclidienne de X𝑝 par
P : il existe deux polynômes P et Q dans ℝ[X] tels que
X𝑝 = PQ + R et deg(R) < deg(P) = 2
En évaluant cette égalité en les racines de P, à savoir 1 et 3, on obtient R(1) = 1 et R(3) = 3𝑝 . Comme
3𝑝 −1 3−3𝑝
deg R < 2, il existe (α𝑝 , β𝑝 ) ∈ ℝ2 tel que R = α𝑝 X + β𝑝 . On trouve α𝑝 = et β𝑝 = . Par
2 2
conséquent,
A𝑝 = P(A)Q(A) + R(A) = R(A) = α𝑝 A + β𝑝 I
3.c +∞ +∞ +∞
A𝑝 α𝑝 β𝑝 𝑒3 − 𝑒 3𝑒 − 𝑒3
exp(A) = ∑ = (∑ )A + (∑ )I = A+ I
𝑝=0
𝑝! 𝑝=0
𝑝! 𝑝=0
𝑝! 2 2
1/6
2
Problème 1
1
1 La série ∑ 𝑥 est une série de Riemann qui converge si et seulement si 𝑥 > 1. Le domaine de définition de ζ est donc
𝑛
]1, +∞[.
(−1)𝑛−1 1
2 Si 𝑥 ≤ 0, la série ∑ diverge grossièrement. Si 𝑥 > 0, la suite de terme général 𝑥 est décroissante de limite
𝑛𝑥 𝑛
(−1)𝑛−1
nulle de sorte que ∑ converge en vertu du critère spécial des séries alternées. On en déduit que le domaine de
𝑛𝑥
définition de F est ℝ+ .
∗
3 3.a En utilisant le développement limité classique ln(𝑢) = 𝑢 + 𝒪(𝑢2 ),
𝑢→0
𝑛−1 1 1 1
ln(𝑛) − ln(𝑛 − 1) = − ln ( ) = − ln (1 − ) = + 𝒪( 2)
𝑛 𝑛 𝑛→+∞ 𝑛 𝑛
3.b Posons 𝑢𝑛 = H𝑛 − ln(𝑛). D’après la question précédente,
1 1
𝑢𝑛−1 − 𝑢𝑛 = ln(𝑛) − ln(𝑛 − 1) − = 𝒪( )
𝑛 𝑛→+∞ 𝑛2
On en déduit que la série télescopique ∑ 𝑢𝑛−1 − 𝑢𝑛 converge. Par conséquent, la suite (𝑢𝑛 ) converge vers un réel γ.
Autrement dit
H𝑛 = ln(𝑛) + γ + 𝑜(1)
𝑛→+∞
𝑛 𝑘−1
(−1)
3.c Notons S𝑛 = ∑ de sorte que lim S𝑛 = F(1). Remarquons que
𝑘=1
𝑘 𝑛→+∞
2𝑛 𝑛
1 − (−1)𝑘−1 2
H2𝑛 − S2𝑛 = ∑ =∑ = H𝑛
𝑘=1
𝑘 𝑘=1
2𝑘
car les termes d’indices impairs de la somme sont nuls. Alors
S2𝑛 = H2𝑛 − H𝑛 = ln(2𝑛) + γ − ln(𝑛) − γ + 𝑜(1)
𝑛→+∞
= ln(2) + 𝑜(1)
𝑛→+∞
Ainsi
F(1) = lim S2𝑛 = ln(2)
𝑛→+∞
4 Pour tout 𝑥 ∈ [2, +∞[,
1 1
|𝑓𝑛 (𝑥)| = ≤ 2
𝑛𝑥 𝑛
1
Or la série ∑ converge donc ∑ 𝑓𝑛 converge normalement sur [2, +∞[.
𝑛2
Notamment, ∑ 𝑓𝑛 converge uniformément sur [2, +∞[. Comme pour tout 𝑛 ∈ ℕ∗ , lim 𝑓𝑛 = δ𝑛,1 , le théorème d’interver-
∞
sion série/limite permet d’affirmer que +∞
lim F = ∑ lim 𝑓𝑛 = 1
+∞ +∞
𝑛=1
ln 𝑡
5 5.a Posons φ𝑥 (𝑡) = = ln(𝑡)𝑒−𝑥 ln 𝑡 . La fonction φ𝑥 est bien dérivable sur ℝ∗+ et
𝑡𝑥
1 − 𝑥 ln(𝑡) −𝑥 ln 𝑡
∀𝑡 ∈ ℝ∗+ , φ′𝑥 (𝑡) = ⋅𝑒
𝑡
2/6
3
ln 𝑛
La fonction φ𝑥 est donc croissante sur ]0, 𝑒1/𝑥 ] et décroissante sur [𝑒1/𝑥 , +∞[. On en déduit que la suite ( ) est décrois-
𝑛𝑥
sante à partir du rang ⌈𝑒1/𝑥 ⌉.
ln 𝑛
5.b Remarquons que 𝑓𝑛 est de classe 𝒞 1 sur ℝ∗+ et que pour 𝑥 > 0, 𝑓𝑛 (𝑥) = (−1)𝑛−1 𝑒𝑥 ln 𝑛 puis 𝑓𝑛′ (𝑥) = (−1)𝑛−1 𝑥 .
𝑛
ln 𝑛
Fixons 𝑥 > 0. Comme la suite de terme général 𝑥 est décroissante à partir d’un certain rang (d’après la question
𝑛
précédente) de limite nulle (croissances comparées), ∑ 𝑓𝑛′ (𝑥) converge d’après la critère spécial des séries alternées.
Ainsi ∑ 𝑓𝑛′ converge simplement sur ℝ∗+ .
ln 𝑛
En posant N = ⌈𝑒1/𝑎 ⌉, pour 𝑥 ≥ 𝑎, la suite 𝑥 est décroissante à partir du rang N (en effet ⌈𝑒1/𝑥 ⌉ ≤ ⌈𝑒1/𝑎 ⌉). Le critère
𝑛
spécial des séries alternées permet alors d’affirmer que, pour 𝑛 ≥ N et 𝑥 ≥ 𝑎,
| +∞ ′ | ′ ln(𝑛 + 1) ln(𝑛 + 1)
| ∑ 𝑓𝑛 (𝑥)| ≤ |𝑓𝑛+1 (𝑥)| = ≤
|𝑘=𝑛+1 | (𝑛 + 1)𝑥 (𝑛 + 1)𝑎
ln(𝑛 + 1)
Comme lim = 0, la suite des restes de la série ∑ 𝑓𝑛′ converge uniformément vers 0 sur [𝑎, +∞[. On en déduit
𝑛→+∞ (𝑛 + 1)𝑎
que ∑ 𝑓𝑛′ converge uniformément sur [𝑎, +∞[.
Finalement, ∑ 𝑓𝑛 converge simplement sur [𝑎, +∞[, les 𝑓𝑛 sont de classe 𝒞 1 sur [𝑎, +∞[ et ∑ 𝑓𝑛′ converge uniformément
sur [𝑎, +∞[. Ainsi F est de classe 𝒞 1 sur [𝑎, +∞[ pour tout 𝑎 > 0, ce qui implique que F est de classe 𝒞 1 sur ℝ∗+ .
6 Soit 𝑥 > 1.
+∞
(−1)𝑛−1 − 1
F(𝑥) − ζ(𝑥) = ∑
𝑛=1
𝑛𝑥
Les termes d’indices pairs sont nuls donc
+∞ +∞
2 1 1
F(𝑥) − ζ(𝑥) = − ∑ 𝑥
= − 𝑥−1 ∑ 𝑥 = −21−𝑥 ζ(𝑥)
𝑛=1
(2𝑛) 2 𝑛=1
𝑛
ou encore
F(𝑥) = (1 − 21−𝑥 )ζ(𝑥)
On peut également écrire
1
ζ(𝑥) = F(𝑥)
1 − 21−𝑥
Or lim 1 − 21−𝑥 = 1 et on a vu à la question 4 que lim F = 1, donc lim ζ = 1.
𝑥→+∞ +∞ +∞
𝑛
(−1)
7 7.a Si 𝑥 > 1, la série ∑ converge absolument donc le produit de Cauchy de cette série par elle-même converge
𝑛𝑥
elle-même absolument. De plus,
+∞ +∞ 2
(−1)𝑛
∑ 𝑐𝑛 (𝑥) = ( ∑ ) = F(𝑥)2
𝑛=2 𝑛=1
𝑛𝑥
7.b Soit 𝑥 > 0. Pour tout 𝑛 ≥ 2,
𝑛−1 𝑛−1
(−1)𝑘 (−1)𝑛−𝑘 1
𝑐𝑛 (𝑥) = ∑ 𝑥
⋅ 𝑥
= (−1)𝑛 ∑
𝑘=1
𝑘 (𝑛 − 𝑘) 𝑘=1
(𝑘(𝑛 − 𝑘))𝑥
Tous les termes de la somme étant positifs,
𝑛−1
1
|𝑐𝑛 (𝑥)| = ∑
𝑘=1
(𝑘(𝑛 − 𝑘))𝑥
𝑛2 𝑛 2 𝑛2
De plus, pour tout 𝑘 ∈ ⟦1, 𝑛 − 1⟧, 𝑘(𝑛 − 𝑘) = 𝑛𝑘 − 𝑘2 = − ( − 𝑘) ≤
4 2 4
donc
𝑛−1
1 (𝑛 − 1)4𝑥
|𝑐𝑛 (𝑥)| ≥ ∑ =
𝑘=1
(𝑛2 /4)𝑥 𝑛2𝑥
(𝑛 − 1)4𝑥 1
De plus, ∼ 4𝑥 𝑛1−2𝑥 de sorte que, si l’on suppose 0 < 𝑥 ≤ , 1 − 2𝑥 ≥ 0 et la suite de terme général
𝑛2𝑥 𝑛→+∞ 2
(𝑛 − 1)4𝑥
ne converge pas vers 0. A fortiori, la suite de terme général 𝑐𝑛 (𝑥) ne converge pas vers 0. La série ∑ 𝑐𝑛 (𝑥)
𝑛2𝑥 𝑛≥2
diverge donc grossièrement.
3/6
4
8 8.a On trouve sans difficulté :
1 1 (𝑛 − X) + X 1 1 1
= ⋅ = ( + )
X(𝑛 − X) 𝑛 X(𝑛 − X) 𝑛 X 𝑛−X
Ainsi
𝑛−1 𝑛−1
1 (−1)𝑛 1 1 2(−1)𝑛 H𝑛−1
𝑐𝑛 (1) = (−1)𝑛 ∑ = ∑ + =
𝑘=1
(𝑘(𝑛 − 𝑘)) 𝑛 𝑘=1 𝑘 𝑛 − 𝑘 𝑛
8.b Pour tout entier 𝑛 ≥ 2,
H𝑛 H 1 1 1
− 𝑛−1 = (𝑛H𝑛 − (𝑛 + 1)H𝑛−1 ) = (𝑛(H𝑛 − H𝑛−1 ) − H𝑛−1 ) = (1 − H𝑛−1 ) ≤ 0
𝑛+1 𝑛 𝑛(𝑛 + 1) 𝑛(𝑛 + 1) 𝑛(𝑛 + 1)
H𝑛−1
La suite ( ) est donc décroissante.
𝑛
8.c Remarquons que
H𝑛−1 H 1
= 𝑛− 2
𝑛 𝑛 𝑛
H𝑛 1 H𝑛−1
D’après la question 3.b, H𝑛 ∼ ln(𝑛) donc lim = 0. Comme lim 2 = 0, lim = 0. On rappelle que
𝑛→+∞ 𝑛→+∞ 𝑛 𝑛→+∞ 𝑛 𝑛→+∞ 𝑛
2(−1)𝑛 H𝑛−1
𝑐𝑛 (1) =
ln(𝑛)
H𝑛−1
La suite ( ) est décroissante de limite nulle, donc, d’après le critère spécial des séries alternées, ∑ 𝑐𝑛 (1) converge.
𝑛
9 9.a Comme F est dérivable en 1, on peut écrire
F(𝑥) = F(1) + F ′ (1)(𝑥 − 1) + 𝑜(𝑥 − 1)
𝑥→1
Or on a vu à la question 3.c que F(1) = ln(2) donc
F(𝑥) = ln(2) + F ′ (1)(𝑥 − 1) + 𝑜(𝑥 − 1)
𝑥→1
Par ailleurs, 21−𝑥 = 𝑒− ln(2)(𝑥−1) donc, en utilisant le développement limité de l’exponentielle,
ln(2)2
21−𝑥 = 1 − ln(2)(𝑥 − 1) + (𝑥 − 1)2 + 𝑜 ((𝑥 − 1)2 )
𝑥→1 2
puis
ln(2)2
1 − 21−𝑥 = ln(2)(𝑥 − 1) − (𝑥 − 1)2 + 𝑜 ((𝑥 − 1)2 )
𝑥→1 2
9.b On a vu à la question 6 que, pour 𝑥 > 1,
F(𝑥) = (1 − 21−𝑥 )ζ(𝑥)
Ainsi
F(𝑥)
ζ(𝑥) =
1 − 21−𝑥
ln(2) + F ′ (1)(𝑥 − 1) + 𝑜(𝑥 − 1)
=+ ln(2)
𝑥→1
ln(2)(𝑥 − 1) (1 − (𝑥 − 1) + 𝑜(𝑥 − 1))
2
1 ln(2)
= (ln(2) + F ′ (1)(𝑥 − 1) + 𝑜(𝑥 − 1)) (1 + (𝑥 − 1) + 𝑜(𝑥 − 1))
𝑥→1+ ln(2)(𝑥 − 1) 2
1 ln(2)2
=+ (ln(2) + (F ′ (1) + ) (𝑥 − 1) + 𝑜(𝑥 − 1))
𝑥→1 ln(2)(𝑥 − 1) 2
1 F ′ (1) ln(2)
=+ + + + 𝑜(1)
𝑥→1 𝑥 − 1 ln(2) 2
1
10 10.a Soient 𝑛 ≥ 1 et 𝑥 ∈ [1, 2]. La fonction 𝑡 ↦ 𝑥 est donc décroissante sur [𝑛, 𝑛 + 1] i.e.
𝑡
1 1 1
∀𝑡 ∈ [𝑛, 𝑛 + 1], ≤ 𝑥 ≤ 𝑥
(𝑛 + 1)𝑥 𝑡 𝑛
puis, par croissance de l’intégrale,
𝑛+1
1 d𝑡 1
≤∫ ≤ 𝑥
(𝑛 + 1)𝑥 𝑛
𝑡𝑥 𝑛
4/6
5 M.P
𝑛
Par conséquent,
1 1
0 ≤ 𝑣𝑛 (𝑥) ≤ −
𝑛𝑥 (𝑛 + 1)𝑥
1 1
10.b Soit 𝑥 ∈ [1, 2]. La suite de terme général 𝑥 converge (vers 0). On en déduit que la suite télescopique ∑ 𝑥 −
𝑛 𝑛
1
converge également. Par comparaison de séries à termes positifs, la série ∑ 𝑣𝑛 (𝑥) converge également.
(𝑛 + 1)𝑥
Remarquons que
𝑛 𝑛 𝑛 𝑘+1 𝑛+1
1 d𝑡 d𝑡 1
∑ 𝑣𝑘 (1) = ∑ −∑∫ = H𝑛 − ∫ = H𝑛 − ln(𝑛 + 1) = H𝑛 − ln(𝑛) − ln (1 + )
𝑘=1 𝑘=1
𝑘 𝑘=1 𝑘
𝑡 1
𝑡 𝑛
1
Or lim ln (1 + ) = 0 et on a vu à la question 3.b que lim H𝑛 − ln(𝑛) = γ donc
𝑛→+∞ 𝑛 𝑛→+∞
+∞ 𝑛
∑ 𝑣𝑛 (1) = lim ∑ 𝑣𝑘 (1) = γ
𝑛→+∞
𝑛=1 𝑘=1
10.c Soit 𝑥 ∈]1, 2].
𝑛 𝑛 𝑛+1 𝑛
1 d𝑡 1 1 1
∑ 𝑣𝑘 (𝑥) = ∑ 𝑥
−∫ =∑ 𝑥+ (1 − )
𝑘=1 𝑘=1
𝑘 1
𝑡𝑥 𝑘=1
𝑘 1 − 𝑥 (𝑛 + 1)𝑥−1
En passant à la limite, on obtient :
+∞
1
∑ 𝑣𝑛 (𝑥) = ζ(𝑥) +
𝑛=1
1−𝑥
10.d On sait déjà que la série ∑ 𝑣𝑛 converge simplement sur [1, 2]. De plus, d’après la question 10.a,
+∞ +∞
1 1 1 1
∀𝑥 ∈ [1, 2], 0 ≤ ∑ 𝑣𝑘 (𝑥) ≤ ∑ 𝑥
− 𝑥
= 𝑥
≤
𝑘=𝑛+1 𝑘=𝑛+1
𝑘 (𝑘 + 1) (𝑛 + 1) 𝑛 + 1
Ainsi le reste de la série ∑ 𝑣𝑛 converge uniformément vers la fonction nulle sur [1, 2]. On en déduit que ∑ 𝑣𝑛 converge
uniformément sur [1, 2].
10.e Montrons tout d’abord que
lim 𝑣𝑛 (𝑥) = 𝑣𝑛 (1)
𝑥→1+
On pourrait pour cela appliquer le théorème de convergence dominée mais on peut également raisonner comme suit.
1 1
∀𝑥 >∈]1, 2], 𝑣𝑛 (𝑥) = − ((𝑛 + 1)1−𝑥 − 𝑛1−𝑥 )
𝑛𝑥 1 − 𝑥
1 1
Tout d’abord, lim+ = . De plus
𝑥→1 𝑛𝑥 𝑛
(𝑛 + 1)1−𝑥 − 𝑛1−𝑥 = 𝑒(1−𝑥) ln(𝑛+1) − 𝑒(1−𝑥) ln(𝑛) = (1 − 𝑥) (ln(𝑛 + 1) − ln(𝑛)) + 𝑜(1 − 𝑥)
𝑛→+∞
donc
1
lim ((𝑛 + 1)1−𝑥 − 𝑛1−𝑥 ) = ln(𝑛 + 1) − ln −𝑛)
𝑥→1+ 1−𝑥
puis
1
lim+ 𝑣𝑛 (𝑥) = − (ln(𝑛 + 1) − ln(𝑛)) = 𝑣𝑛 (1)
𝑥→1 𝑛
Comme ∑ 𝑣𝑛 converge uniformément sur ]1, 2], on peut appliquer le théorème d’interversion série/limite :
+∞ +∞
lim+ ∑ 𝑣𝑛 (𝑥) = ∑ lim+ 𝑣𝑛 (𝑥)
𝑥→1 𝑥→1
𝑛=1 𝑛=1
Autrement dit, d’après la question 10.c,
+∞
1
lim+ ζ(𝑥) + = ∑ 𝑣 (1) = γ
𝑥→1 1 − 𝑥 𝑛=1 𝑛
ou encore
1
ζ(𝑥) = + + γ + 𝑜(1)
𝑥→1 𝑥−1
5/6
6 M.P
11 On a montré que F était de classe 𝒞 1 sur ℝ∗+ à la question 5.b. De plus,
+∞ +∞
(−1)𝑛−1 ln(𝑛)
∀𝑥 ∈ ℝ∗+ , F ′ (𝑥) = ∑ 𝑓𝑛′ (𝑥) = − ∑
𝑛=1 𝑛=1
𝑛𝑥
En particulier,
+∞
(−1)𝑛−1 ln(𝑛)
∑ = −F ′ (1)
𝑛=1
𝑛
De plus, on a montré aux questions 9.b et 10.e que
1 F ′ (1) ln(2)
ζ(𝑥) = + + + + 𝑜(1)
𝑥→1 𝑥 − 1 ln(2) 2
et que
1
ζ(𝑥) = + + γ + 𝑜(1)
𝑥→1 𝑥−1
Ainsi
1 F ′ (1) ln(2)
lim+ ζ(𝑥) − = + =γ
𝑥→1 𝑥−1 ln(2) 2
de sorte que
ln(2)2
−F ′ (1) = − γ ln(2)
2
Finalement,
+∞
(−1)𝑛−1 ln(𝑛) ln(2)2
∑ = −F ′ (1) = − γ ln(2)
𝑛=1
𝑛 2
6/6