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Arguments et mécanismes de l'évolution

Le document traite de la théorie de l'évolution biologique, fondée par Darwin, qui postule que toutes les espèces dérivent d'un ancêtre commun. Il présente des arguments en faveur de cette théorie, notamment l'étude des fossiles, les organes homologues, et les similitudes embryonnaires, ainsi que les mécanismes d'évolution tels que les mutations et la sélection naturelle. Enfin, il aborde la spéciation, qui est le processus par lequel de nouvelles espèces apparaissent par isolement reproductif.

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Arguments et mécanismes de l'évolution

Le document traite de la théorie de l'évolution biologique, fondée par Darwin, qui postule que toutes les espèces dérivent d'un ancêtre commun. Il présente des arguments en faveur de cette théorie, notamment l'étude des fossiles, les organes homologues, et les similitudes embryonnaires, ainsi que les mécanismes d'évolution tels que les mutations et la sélection naturelle. Enfin, il aborde la spéciation, qui est le processus par lequel de nouvelles espèces apparaissent par isolement reproductif.

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Thème n°3 :……………………………………………………………….

Introduction et problématique :
L’évolution biologique est une théorie fondée par Darwin selon laquelle toutes les espèces
d’êtres vivants actuels dérivent par évolution d’une seule espèce originelle appelée « ancêtre
commun ».
Quels sont les arguments qui plaident en faveur de cette théorie ?
Quels sont les mécanismes de l’évolution biologique ?

I/ Les arguments en faveur de la théorie de l’évolution biologique

4 arguments permettent d’établir les relations phylogénétiques entre les groupes d’êtres
vivants.

A //………………………………………………………. (Rappel)

- L’étude des fossiles a démontré que les différents groupes d’êtres vivants sont apparus
successivement au cours du temps ; d’abord les formes simples puis les formes complexes
(procaryotes puis eucaryotes), (unicellulaires puis pluricellulaires), (invertébrés puis vertébrés).
………………………………………………………………………………………………

- Les formes aquatiques sont apparues avant les formes terrestres.

-La succession d’apparition des groupes de vertébrés dans le temps est représentées par le
diagramme suivant :
………...
…………. …………… ……………… …………...

-450 MA -360 MA -300 MA -200 MA -150 MA

Rq : Certains fossiles présentent des caractéristiques appartenant à la fois à 2 groupes


successifs dans le temps. Ils sont appelés formes intermédiaires.

Exemple :

L’archéoptéryx est un fossile qui


présente aussi bien des caractéristiques du
groupe des reptiles (doigts à griffes, dents
pointues) que des caractéristiques du groupe
des oiseaux (plumes, bec, ailes). Ceci permet
de penser que les oiseaux dérivent des
reptiles. Ainsi il existe entre ces deux
groupes une filiation ou phylogénie et par
suite une espèce d’êtres vivant
considérée « ancêtre commun ».

1
Actuel Poissons Amphibiens Reptiles Mammifères Oiseaux
actuels actuels actuels actuels actuels

Dinosaures Archéoptéryx…..
……..
Reptilesprimitifs

Amphibiensprimitifs

Temps anciens – 450 Poissons primitifs = espèce « ancêtre commun »


MA
Phylogénie des vertébrés

B//…………………………………………………………….

1- Notion d’organes homologues.


Doc 1 : Poisson

Reptile

Amphibien

Oiseau

Mammifère
Mammifère ; humain

Comparaison des squelettes des membres antérieurs des vertébrés terrestres (tétrapodes) et des poissons.
Ressemblances Groupes Différences
d’êtres
Formes Fonctions
vivants
Poissons Nageoires Nager

…………………………………………………. Amphibiens, Pattes Marcher


reptiles et
…………………………………………………. mammifères
………………………………………………….
Oiseaux Ailes voler
…………………………………………………..
Mammifères Membre Prendre ….
humains antérieur
(main)
2
Doc2 : Comparaison des cœurs de vertébrés : Groupe de Nombre de loges du cœur
Cette comparaison montre aussi
………………………. vertébrés oreillettes ventricules
………………………………………………………………… Poissons
………………………………………………………………… Amphibiens
………………………………………………………………… Reptiles
Mammifères
…………………………………………………………………
………
Conclusion :………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………

Rq : En se basant sur l’étude des organes homologues, les spécialistes de l’anatomie


comparée ont établi des phylogéniessemblables aux phylogénies obtenues par les
paléontologues.

C//……………………………………………………………………………………………..

F F Au 1er stade du développement



embryonnaire, les embryons de
Stade 1 F
Stade 2 tous les vertébrés ………………
…...............................................................
Stade 3 ...................................................................
...................................................................
.............................................
…………………………………..

Poissons Amphibiens Reptile Oiseaux Mammifères


s


Du 2ème au 3ème stade, il y a  Du 2ème au 3ème stade, il y a ..…………..


…………………………………. ………………………………………………
…......................................................... ………………………………………………

.............................................................. ………………………………………………
………………………………………………
..............................................................
……………………………………………… 3
.............................................................
Conclusion :
*Les similitudes entre les embryons du 1er stade ……………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
*Les différences qui apparaissent au fur et à mesure du développement embryonnaire chez les
vertébrés attestent qu’il y a eu évolution. Ainsi plus la forme finale du groupe est
différente de la forme embryonnaire du 1er stade, plus l’espèce est évoluée.
………………………………………………………………………………………………

D//………………………………………………………..
Activité 3 page 146 : Comparaison des séquences en acides aminés de la myoglobine
(protéine des muscles de vertébrés)
-Les séquences en acides aminés des 4 protéines de ces 4 espèces …………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
-Les séquences en acides aminés sont déterminées par des séquences de bases azotées au
niveau de l’ADN…………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
-Les quelques différences observées sont le résultat de ……………………….apparues au
hasard et qui s’accumulent au cours du temps au niveau de l’ADN ancestral et qui a eu pour
conséquences des modifications de séquences d’où la diversité actuelle.
Couples d’espèces Nombre d’acides aminés différents
.
.
.
Principe : Plus le nombre de différences est grand, plus l’ancêtre commun aux deux espèces
comparées est éloigné dans le temps (degré de parenté faible).

En appliquant ce principe on peut établir l’arbre phylogénétique suivant :


Actuel

Actuel

Temps
anciens
4

Temps
II/ Les mécanismes de l’évolution :
Plusieurs mécanismes sont proposés notamment des mécanismes d’ordre génétiques

A/……………………………………………………
1- Les mutations géniques
-doc 6 page 148
Le polymorphisme observé au sein d’une même espèce est la conséquence de ………………
………………..qui forment des nouveaux allèles.
Par le brassage de l’IG au cours de la méiose et la fécondation (reproduction sexuée),
………………………….. ……………………………………………………………. …
-doc 7 page 149
Si des mutations géniques cumulées touchent
un gène responsable du développement d’un
organe, ce dernier est modifié au cours du
temps. Il s’agit d’une variation.
L’accumulation de ces variations fait que des
individus initialement de même espèce ne
sont plus interféconds et …………………..
…………………………………………….
……………………………………………
Conclusion :
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………
2- Les mutations chromosomiques

a- …………………………………………. :

Etude d’un exemple : Doc 9 page 151 : La fusion chromosomique chez la drosophile.
Analyse : -les 4 espèces de drosophiles (A, B, C et D) diffèrent par le nombre de
chromosomes mais elles possèdent la même information génétique (= même alignement des
gènes).
En prenant l’espèce A (virilis) 2n=12 comme espèce ancestrale, on passe à l’espèce B par
fusion des deux paires de chromosomes 3 et 4, deux à deux. On obtient 2n=10 (espèce B).
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
Déduction :…………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………

5
b- ……………………………………………
Etude d’un exemple: La polyploïdie chez le blé.
On connait plusieurs espèces de blé ayant un nombre de chromosomes différents.
Espèce n°1 :Triticummonococcum, 2n=14 chromosomes homologues deux à deux (……….)
Espèce n°2 :Triticumdurum : 4n=28 chromosomes homologues 4 à 4 (………..)
Espèce n°3 :Triticumaestivum : 6n=42 chromosomes homologues 6 à 6 (…………)

L’observation attentive de ces caryotypes montre qu’il n’y a que n=7 types de chromosomes
chez les 3 espèces. Ceci s’explique par la fécondation de gamètes polyploïdes (non haploïdes)
suite à un mauvais fonctionnement de la méiose (pas de séparation des chromosomes
homologues en AI).
Rq : La polyploïdie engendre des êtres viables chez les végétaux mais pas chez les animaux.

c- …………………………………
Etude d’un exemple : L’hémoglobine des vertébrés.

Doc8a : L’hémoglobine des vertébrés est composée d’1 à 4 chaînes polypeptidiques identiques 2 à 2 appelées
globines.
Chez l'homme plusieurs types de chaines d’hémoglobine (α, β, γ et δ)se succèdent au cours de la vie.
Chaque chaîne est codée par un gène différent.
Le gène alpha(α) est situé dans la région distale du chromosome n° 16 et les gènes de la famille bêta sur le
chromosome n° 11. La famille bêta en compte trois : un gène fœtal (gamma γ) et deux gènes adultes (bêta β et
delta δ).
δ γ β
Chromosome n°11
Chromosome n°16
α

Analyse dun°11
Chromosome
γ
document 8a : δLes globines sont β………………………………….. , par suite
leurs gènes n°16
Chromosome respectifs ont des séquences en bases azotées similaires ;
α
……………………………………………………………………………………………….

Déduction :…………………………………………………………………………………

…………… …………………………………………………………………………………

6
Doc8b : On retrouve certaines de ces chaînes dans l’hémoglobine des autres vertébrés.

Temps en MA δ γ β α Mammifères (homme)

-50 MA

Temps en MA δ γγ β α Mammifères
Reptiles (homme)
-300
-50MA
MA
β α Amphibiens
γ β α Reptiles
-300 MA α Poissons primitifs
-450 MA
β α Amphibiens

Analyse du document 8b : Le groupe des reptiles qui est plus ancien que les mammifères ne
possèdent que 3 gènes (α,MAβ et γ), le groupe des amphibiens
-450 α n’ont que
Poissons les gènes (α et β) et le
primitifs
groupe des poissons les plus primitifs (agnathes) n’ont qu’un seul gène (α).
Déduction :………………………………………………………………………………….
.………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………

Définition de l’amplification génique :


…………………………………………………………….......
………………………………………………………………………………………………
…………….…………………………………………………………………………………
………………………….

Mécanisme de l’amplification génique.


δ γ β
Mammifères
α
…………………………
γ γ β
δ γ β
Mammifères α
α …………………………
Reptiles γ …………………………
β
α γ γ β
α …………………………
β β
…………………………
Reptiles α γ β
…………………………
α β
…………………………
α β β
……………………………………..
Amphibiens α
α β …………………………
β …………………………
α
……………………………………..
α α
Amphibiens …………………………
Poissons primitifs α β …………………………
αgène ancestral
7
α α
…………………………
Poissons primitifs Diagramme représentatif de l’amplification génique
αgène ancestral
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………

B/………………………………………………

I/Etude d’un exemple : La phalène du bouleau


La phalène du bouleau (Bustonbetularia) est un papillon essentiellement nocturne. Il
passe la journée immobile, posé, ailes ouvertes, sur les troncs d’arbres. Il constitue ainsi la
proie facile des oiseaux prédateurs. La forme commune présente une couleur blanchâtre
parsemée de taches grises irrégulières (forme typique). Cette forme se confond avec l’écorce
du bouleau et est moins visible. En 1848 est apparue une nouvelle forme sombre ; la forme
Carbonaria.

Une étude statistique a montré qu’en Angleterre, dans les régions industrialisées où la
pollution a éliminé les champignons clairs (lichens) des troncs d’arbres devenus sombres, 90%
des phalènes ont la couleur sombre (forme Carbonaria). Dans les régions de campagnes non
industrialisées les troncs d’arbres sont couverts de lichens clairs et les phalènes de formes
typiques claires prédominent.
Explication des statistiques :
8
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………

Définition de la sélection naturelle


La sélection naturelle est un mécanisme de l’évolution des populations ; il s’agit
d’un choix opéré par les conditions du milieu d’un phénotype qui présente des
caractères adaptatifs favorables et qui permet aux individus de se reproduire
activement.

C/……………………………………………………………….
-Rappel : Définition de l’espèce : Une espèce est un groupe de populations d’individus qui se
ressemblent entre eux et qui sont capables de se reproduire entre eux (interfécond) en donnant des
descendants fertiles.

Définition de la spéciation : La spéciation est l’ensemble des processus qui aboutissent à


l’apparition de nouvelles espèces par isolement reproductif.
-Rappel : Définition de l’espèce : Une espèce est un groupe de populations d’individus qui se
1- La spéciation
ressemblent entre eux par
et quiisolement géographique
sont capables de se reproduire entre eux (interfécond) en donnant des
Etude d’un exemple
descendants fertiles. :Les pinsons des îles Galápagosdocument 10 page 152 du MS.
Evènements clés :
1-Espèce ancestrale continentale.3- Adaptation des descendants (mutations et sélection naturelle)
2- Colonisation des différentes îles. 4- Rencontre des descendants avec isolement reproductif.
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
9
Nouvelle espèce
« A1 » Nouvelle espèce
« A2»

Temps actuels Nouvelle espèce Acquisition de l’isolement


Nouvelle espècereproductif (observé après
une rencontre entre les
Nouvelle descendants des 2 groupes)
espèce

Acquisition de l’isolement
reproductif (observé après un
Divergences
retour au milieu génétiques
initial)
(mutations et sélection)
Milles ans

Divergences génétiques
(mutations et sélection)

Arrêt des échanges alléliques


(pas de brassage)

Arrêt des échanges


Isolement alléliques
géographique
(pas de brassage)

Espèce ancestrale
«A»

Temps anciens Nouvelle espèce


Spéciation allopatrique
Nouvelle espèce

2- Autres types d’isolement reproductif


Spéciation aboutissant à la spéciation :
allopatrique
L’isolement reproductif peut être la conséquence :
-d’un isolement saisonnier : il y a décalage de la période d’accouplement.
-d’un isolement écologique : certains mâles et femelles ne peuvent plus se rencontrer car ils
occupent des niches écologiques différentes (par exemples ne se nourrissent plus de la même
nourriture)
-d’un isolement éthologique ou comportemental : Ils se comportent différemment et ne
s’accouplent plus.
-d’un isolement génétique : les caryotypes se différencient et les chromosomes ne
s’apparient plus d’où la stérilité.
Conclusion : La spéciation peut se faire aussi dans le même milieu, on parle de spéciation
sympatrique.

10

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