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Manuel sur les installations frigorifiques

Le manuel d'apprentissage sur les installations frigorifiques, élaboré par le Ministère de la Formation Professionnelle, vise à aligner les formations aux besoins économiques du Sénégal. Il présente des concepts théoriques et pratiques, des exercices d'application, et des informations pour les formateurs, tout en intégrant l'approche par compétences. Ce document est le résultat d'un processus collaboratif et a pour objectif d'améliorer la qualité de l'enseignement dans le secteur de la formation professionnelle.

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Manuel sur les installations frigorifiques

Le manuel d'apprentissage sur les installations frigorifiques, élaboré par le Ministère de la Formation Professionnelle, vise à aligner les formations aux besoins économiques du Sénégal. Il présente des concepts théoriques et pratiques, des exercices d'application, et des informations pour les formateurs, tout en intégrant l'approche par compétences. Ce document est le résultat d'un processus collaboratif et a pour objectif d'améliorer la qualité de l'enseignement dans le secteur de la formation professionnelle.

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ÉQUIPE DE RÉDACTION REMERCIEMENTS

Rédaction : Le Ministère de la Formation Professionnelle,


Amadou Warore de l’Apprentissage et de l’Artisanat (MFPAA)
remercie la Coopération Sénégal-Luxembourg
Mamadou Kane pour le soutien apporté à l’élaboration de
ce manuel, dans le cadre des Programmes
Amadou Diouf d’appui à la formation et à l’Insertion
professionnelles – SEN/024 et SEN/028.
Mamadou Cissé

Relecture technique :
Moussa Diarra Le ministère remercie, en outre, toutes les
personnes physiques ou morales qui ont
Révision/relecture d’épreuve : contribué, de près ou de loin à la conception
Marie Françoise Ngom Boissy et à la réalisation de ce manuel jusqu’à
l’édition finale.
Ousmane Sène

Coordination de la rédaction et édition :


Mariame Kanté Afin de participer à l’amélioration de ce
manuel, l’ONFP invite tous les utilisateurs à
Conception graphique : lui transmettre toute remarque pertinente en
écrivant à l’adresse suivante : onfp@[Link]
Arona Ndiaye

Mise en page et Travaux pré impression :


Thialow Niang

Appui technique :

Avertissement
Il est possible que ce guide contienne des
imprécisions ou des omissions. En outre, les
informations contenues dans ce document sont
exclusivement de nature générale et ne sont pas
destinées à se rapporter à la situation spécifique
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d’omissions.
Dépôt légal – Archives nationales du Sénégal
PRÉFACE
Le Ministère de la Formation Professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat
(MFPAA) met en œuvre l’option du Gouvernement visant à arrimer les formations aux
besoins de l’Economie de notre pays.

C’est dans cette perspective que la loi n° 2015-01 du 06 janvier 2015, portant orientation
de la Formation professionnelle et technique a institué le partenariat public privé
comme principe fondamental de pilotage et de gestion des structures de Formation
professionnelle et technique et l’approche par compétences (APC) comme modalité
pédagogique d’enseignement-apprentissage.

Dès lors, s’est engagé un processus d’écriture et de réécriture des programmes de


formation selon cette nouvelle modalité.

C’est ainsi que l’édition et la diffusion de manuels scolaires s’avèrent indispensables


pour accompagner et compléter l’écriture des référentiels de formation selon l’APC,
contribuer à l’amélioration de la qualité des apprentissages et combler le déficit en
matériels didactiques de nos établissements de formation.

Ce présent manuel constitue un document de référence qui s’adresse aussi bien aux
apprenants qu’aux formateurs. Il traduit les intentions pédagogiques de la réforme
curriculaire engagée dans la formation professionnelle et technique.

En facilitant la compréhension et l’appropriation, ce manuel présente les approches


pédagogiques du programme du BT Agent qualifié en Froid et Climatisation,
des exercices d’application ainsi que des situations problèmes significatives et
représentatives à but d’intégration ou d’évaluation formative.

Il apporte aussi aux formateurs de l’information académique tenant compte de l’évolution


des connaissances et des concepts. Il permet une formation didactique continue,
fournit les indications nécessaires pour le déroulement d’activités d’enseignement
-apprentissage en proposant des pistes de travail tout en laissant aux formateurs une
marge de liberté ou d’initiative.

Pour l’apprenant, ce présent manuel aborde des concepts, des règles, des formules,
des conventions, des faits…

Il y trouvera de l’aide pour développer ses compétences, évaluer et consolider ses


acquis, intégrer des ressources et s’approprier des valeurs positives.

La production de ce manuel est le fruit d’un long processus de travail collaboratif


dans une démarche itérative et participative qui a vu la mobilisation de formateurs
disciplinaires, de lecteurs, de relecteurs, de photographes, de méthodologues,
d’inspecteurs de spécialités, d’infographistes et de professionnels du métier.

Le programme SEN/028 de la coopération Sénégal-Luxembourg, mis en œuvre par le


MFPAA, a contribué au processus d’édition de ce manuel.

Installations frigorifiques : 3
de la théorie à la pratique de base
L’expertise du Centre d’Elaboration des Moyens d’Enseignement du Québec (CEMEQ)
a permis aux acteurs nationaux de capitaliser en matière de bonnes pratiques liées à
la production et à l’édition de manuels de formation professionnelle et technique.

Nous remercions et félicitons tous les acteurs ayant pris part à ce processus pour la
qualité et la richesse du document produit.

Nous espérons que la diffusion de cette première version de ce manuel de formation


en Froid et Climatisation renforcera la qualité des enseignements-apprentissages dans
tous les établissements de formation professionnelle et technique.

Par Mamadou TALLA


Ministre de la Formation Professionnelle,
de l’Apprentissage et de l’Artisanat

4 Installations frigorifiques :
de la théorie à la pratique de base
INTRODUCTION
Le Gouvernement du Sénégal a entrepris une réforme de son système de Formation
Professionnelle et Technique (FPT). Cette nouvelle vision, fondée sur les conclusions
des Assises de 2001, positionne le sous-secteur de la formation professionnelle et
technique comme véritable levier de développement de la performance de l’économie
nationale.

Par conséquent, la réforme mise en œuvre par le Ministère de la Formation


Professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat consiste à orienter les formations
vers une réponse adéquate aux besoins du marché du travail en ressources humaines
qualifiées.

Dans ce cadre, la nouvelle orientation a conduit à la révision et à l’élaboration de


nouveaux programmes. Ces programmes centrés sur le développement de compétences
s’inscrivent dans un processus d’ingénierie systémique. Ainsi, des manuels sont écrits
pour accompagner les programmes. Le manuel ne peut pas supplanter le formateur.
Cependant il aide le formateur pour le déroulement des enseignements-apprentissages.
Il donne des indications sur le plan de cours. Il précise aussi des contenus structurés
liés aux leçons et vise des objectifs précis et réalistes. Le présent manuel résulte d’un
processus de construction, de partage. Il fait appel à l’expérience des formateurs pour
une exploitation optimale.

Ce manuel est un outil d’aide à l’appropriation de la démarche de l’approche par


compétences(APC), il est aussi un canevas de travail pour tous les acteurs impliqués
dans le déroulement des enseignements-apprentissages.

Installations frigorifiques : 5
de la théorie à la pratique de base
TABLE DES MATIÈRES
CHAPITRE 1 Notions de physique appliquées au froid........................... 11
1.1 Chaleur.....................................................................................................................................12
Chaleur sensible.....................................................................................................................13
Chaleur massique..................................................................................................................13
Chaleur latente. ......................................................................................................................14
Enthalpie...................................................................................................................................15
Froid...........................................................................................................................................15
1.2 Autres grandeurs physiques. .........................................................................................15
Température. ...........................................................................................................................15
Pression....................................................................................................................................16
Puissance.................................................................................................................................16
1.3 Changement d’état de la matière .................................................................................17
1.4 Transferts thermiques . .....................................................................................................19
Conduction ..............................................................................................................................19
Convection ..............................................................................................................................19
Rayonnement..........................................................................................................................20
Isolants thermiques...............................................................................................................20
Exercice théorique 1.1 ..........................................................................................................25
Exercice théorique 1.2 ..........................................................................................................25
Exercice théorique 1.3 ..........................................................................................................26
Exercice théorique 1.4 ..........................................................................................................26
Exercice théorique 1.5 ..........................................................................................................26
Exercice théorique 1.6 ..........................................................................................................27
Exercice théorique 1.7 ..........................................................................................................27
Exercice théorique 1.8 ..........................................................................................................27

CHAPITRE 2 Principe de production de froid avec un système


frigorifique à compression mécanique....................................................................29
2.1 Cycle frigorifique. ................................................................................................................31
Compression...........................................................................................................................31
Condensation..........................................................................................................................32
Détente......................................................................................................................................32
Evaporation..............................................................................................................................32
Evolution du fluide dans le circuit frigorifique. ...............................................................32
Surchauffe................................................................................................................................34
Sous refroidissement ...........................................................................................................35
2.2 Fluides frigorigènes............................................................................................................36
Définition et rôle du fluide frigorigène. .............................................................................36
Relation pression-température...........................................................................................36
Classification des fluides frigorigènes . ...........................................................................40
Nomenclature des fluides frigorigènes............................................................................43
Fluides frigorigènes de substitution par application.....................................................44

6 Installations frigorifiques :
de la théorie à la pratique de base
Risques liés à l’utilisation des fluides frigorigènes.......................................................44
Précautions d’emploi des fluides frigorigènes ..............................................................45
2.3 Diagramme enthalpique de Mollier...............................................................................46
Utilisation .................................................................................................................................46
Lecture du diagramme . .......................................................................................................46
Exemple de tracé d’un cycle dans le diagramme de Mollier ....................................47
Exercices..................................................................................................................................52

CHAPITRE 3 Principaux types d’installations frigorifiques..................57


3.1 Principes généraux d’alimentation des évaporateurs..........................................58
Alimentation des évaporateurs par injection directe....................................................58
Alimentation des évaporateurs par regorgement.........................................................58
3.2 Installations frigorifiques à saumure...........................................................................59
Description d’une installation à saumure........................................................................59
Préparation de la saumure .................................................................................................60
3.3 Installations frigorifiques bi-étagées...........................................................................62
Principes de la compression bi-étagée. ..........................................................................62
Choix de la pression intermédiaire. ..................................................................................66
3.4 Installations frigorifiques en cascade.........................................................................66

CHAPITRE 4 Compresseurs frigorifiques..........................................................69


4.1 Classification des compresseurs. ................................................................................70
Classification suivant le mode de compression ...........................................................70
Classification suivant l’association moteur électrique–compresseur......................75
4.2 Huiles frigorifiques..............................................................................................................77
4.3 Techniques de lubrification des compresseurs .....................................................78
Lubrification sans pompe à huile.......................................................................................79
Lubrification forcée par pompe à huile. ...........................................................................79
Systèmes de contrôle d’huile. ............................................................................................80
Exercice théorique 4.1 .........................................................................................................83
Exercice théorique 4.2 .........................................................................................................84
Exercice théorique 4.3 .........................................................................................................85

CHAPITRE 5 Condenseurs – Détendeurs - Evaporateurs......................87


5.1 Condenseurs. ........................................................................................................................88
Condenseurs à air ................................................................................................................88
Condenseurs à eau...............................................................................................................90
Condenseurs atmosphériques ..........................................................................................94
5.2 Détendeurs ............................................................................................................................95
Détendeurs capillaires .........................................................................................................96
Détendeurs thermostatiques. .............................................................................................96
5.3 Evaporateurs. ......................................................................................................................104
Evaporateurs refroidisseurs d’air . ..................................................................................104
Evaporateurs refroidisseurs de liquide..........................................................................107

Installations frigorifiques : 7
de la théorie à la pratique de base
Exercice théorique 5.1 ....................................................................................................... 111
Exercice théorique 5.2 ....................................................................................................... 112
Exercice théorique 5.3 ....................................................................................................... 113
Exercice théorique 5.4 ....................................................................................................... 114
Exercice théorique 5.5 ....................................................................................................... 115

CHAPITRE 6 Appareils annexes et d’Automatisme.................................. 117


6.1 Appareils annexes............................................................................................................. 118
Voyants de liquides. ............................................................................................................ 118
Filtres déshydrateurs ......................................................................................................... 118
Bouteille anti-coup de liquide. ..........................................................................................121
Séparateur d’huile................................................................................................................122
Echangeur de chaleur liquide-vapeur............................................................................123
6.2 Composants frigorifiques d’automatisme...............................................................125
Electrovanne. ........................................................................................................................125
Vanne à pression constante. ............................................................................................126
Clapet anti-retour. ................................................................................................................128
Vanne d’étranglement thermostatique...........................................................................128
Vanne à eau pressostatique.............................................................................................130
Régulateur de capacité. .....................................................................................................131
Détendeur thermostatique d’injection. ...........................................................................132
Régulateur de démarrage. ................................................................................................134
Vanne à servocommande..................................................................................................135
Exercice théorique 6.1 .......................................................................................................138
Exercice théorique 6.2 .......................................................................................................139
Exercice théorique 6.3 .......................................................................................................140

CHAPITRE 7 Pressostats et Thermostats........................................................141


7.1 Pressostats. .........................................................................................................................142
Pressostats basse pression..............................................................................................142
Pressostats haute pression...............................................................................................144
Pressostats combinés. .......................................................................................................146
Pressostats différentiels d’huile (pdh)............................................................................147
Réglage des pressostats...................................................................................................149
7.2 Thermostats.........................................................................................................................151

CHAPITRE 8 Composants électriques................................................................155


8.1 Départs moteur...................................................................................................................156
Sectionneur............................................................................................................................156
Fusibles...................................................................................................................................158
Contacteurs. ..........................................................................................................................159
Relais thermique. .................................................................................................................161
Disjoncteur magnétothermique........................................................................................164
Choix des composants d’un départ moteur..................................................................166

8 Installations frigorifiques :
de la théorie à la pratique de base
Exemple de choix de composants .................................................................................168
8.2 Composants électriques de commande...................................................................172
Boutons poussoirs...............................................................................................................172
Boutons tournants................................................................................................................173
Boutons « coup de poing » d’arrêt d’urgence..............................................................174
Blocs auxiliaires temporisés. ............................................................................................175
Blocs auxiliaires instantanés. ...........................................................................................177
8.3 Voyants lumineux. .............................................................................................................178
Exercice théorique 8.1 .......................................................................................................179
Exercice théorique 8.2 .......................................................................................................182

CHAPITRE 9 Schémas électriques industriels.............................................183


9.1 Décodage du schéma électrique.................................................................................184
Dossier....................................................................................................................................184
Folios.......................................................................................................................................184
Renvois de folios..................................................................................................................185
Repérage des composants...............................................................................................185
Repérage des bornes des composants.........................................................................186
Repérage des contacteurs et relais................................................................................187
Repérage des conducteurs (équipotentiel)..................................................................187
9.2 Symboles des composants électriques...................................................................188
9.3 Démarrage de moteur asynchrone triphasé...........................................................193
Démarrage direct de moteurs asynchrones triphasés..............................................193
Démarrage étoile - triangle de moteurs asynchrones triphasés. ...........................197

CHAPITRE 10 Régulation des installations frigorifiques......................203


10.1 Types de régulation. .........................................................................................................204
Régulation par thermostat – tout ou rien (tor). ............................................................204
Régulation par protection minimum................................................................................206
Régulation par tirage au vide automatique « automatique pump down »...........207
Régulation par tirage au vide unique « single pump down »..................................208
10.2 Dégivrage des évaporateurs......................................................................................... 211
Dégivrage des chambres froides à température positive......................................... 211
Dégivrage des chambres froides à température négative.......................................212
Exercice théorique 10.1 .....................................................................................................218
Exercice théorique 10.2 .....................................................................................................220

CHAPITRE 11 Travail du tube frigorifique........................................................221


11.1 Diamètre d’un tube frigorifique....................................................................................222
11.2 Coupage d’un tube frigorifique....................................................................................224
11.3 Ebavurage.............................................................................................................................224
11.4 Dudgeonnage......................................................................................................................226
11.5 Evasage ...............................................................................................................................227
Evasage avec pince à évaser. .........................................................................................228

Installations frigorifiques : 9
de la théorie à la pratique de base
Evasage avec matrice et étrier .......................................................................................229
11.6 Cintrage. ................................................................................................................................230
Calcul de la longueur de tuyauterie................................................................................230
Méthode de cintrage avec la côte placée à gauche..................................................231
Méthode de cintrage avec la cote placée à droite......................................................231
Mode opératoire de cintrage d’un tube..........................................................................231
11.7 Brasage..................................................................................................................................235
Exercice théorique 11.1 .....................................................................................................240
Exercice théorique 11.2 .....................................................................................................240

10 Installations frigorifiques :
de la théorie à la pratique de base
1
NOTIONS DE
PHYSIQUE
APPLIQUÉES AU
FROID
La compréhension du principe de la production du froid requiert forcément la maîtrise
de certaines notions de physique traitant entre autres la chaleur, l’état de la matière,
les changements d’état physique des corps, les modes de transmission de la chaleur,
la relation pression-température...

Dans ce chapitre, nous traitons les principales grandeurs physiques et leur notion
avant d’entamer l’étude de la production du froid.

Installations frigorifiques :
Chapitre 1 : Notions de physique
appliquées au froid
de la théorie à la pratique de 11
base
1.1 CHALEUR
Tout d’abord, nous allons rappeler ce qu’est la matière avant de définir la notion de
chaleur.

Les trois états les plus classiques de la matière sont l’état solide, l’état liquide, l’état
gazeux.

Exemple de matières :

Figure 1.1 Eau à l’état solide Figure 1.2 Eau à l’état liquide Figure 1.3 Vapeur d’eau
(glace)

La matière occupe de l’espace et possède une masse. La plus petite partie de la


matière qui est divisée s’appelle la molécule. Celle-ci est constituée d’un assemblage
de particules élémentaires appelées atomes. L’atome est le constituant de base de la
matière élémentaire.

Exemple : La matière eau est formée de molécules d’eau (H2O) qui elle est formée de
deux atomes d’hydrogène (H) et d’un atome d’oxygène (O).

La chaleur est une forme d’énergie échangée entre deux corps. Cette énergie est
appelée énergie calorifique. Ce transfert s’effectue sous forme d’énergie mécanique
microscopique, correspondant au degré d’agitation des molécules. Ainsi, lorsqu’un
corps reçoit de la chaleur, l’agitation de ses molécules a tendance à s’intensifier, ce
qui se traduit la plupart du temps par une augmentation de la température de ce corps.
Cependant, un apport de chaleur peut également provoquer un changement d’état : si
on chauffe un glaçon, il fond progressivement tout en restant à 0 °C.

Entre deux corps, la chaleur se propage spontanément du corps ayant la température


la plus élevée vers celui ayant la température la plus basse, élevant donc généralement
la température de ce dernier, tout en abaissant la température du premier. On dit alors
que le premier corps est refroidi.

Quand un corps perd de la chaleur, il devient froid.

Un corps peut recevoir ou fournir de la chaleur sous deux formes différentes :


■■ Sous forme sensible ;

Installations frigorifiques :
12 de la théorie à la pratique de Chapitre 1 : Notions de physique
appliquées au froid
base
■■ Sous forme latente.

CHALEUR SENSIBLE
L’absorption de la chaleur sous cette forme se manifeste par une élévation de la
température du corps ; si le corps, au contraire, fournit de la chaleur sa température
baisse.

L’absorption ou la fourniture de la chaleur sensible ne provoque pas de changement


d’état physique du corps.

CHALEUR MASSIQUE
Une des caractéristiques physiques d’un corps est sa capacité thermique massique.

La capacité thermique d’un corps appelée chaleur massique, représente la quantité


de chaleur qu’il faut ajouter ou retirer à un kilogramme de ce corps pour modifier sa
température de 1K.

La chaleur massique de l’eau est de 4,185 KJ/kg°C (≈ 4,19 KJ/kg°C).

La chaleur massique de la glace est de 2,09 kj/kg°C.

Exemple:

Figure 1.4 1 Kg d’eau a 0ºC + 4,19KJ Figure 1.5 1Kg d’eau a 1ºC

On peut observer à l’aide d’un thermomètre la montée progressive de la température


pour modifier la température de l’eau, il faut lui apporter ou retirer 4,19 kJ/kg.K, si on
veut chauffer 5 litres d’eau (5 kg) de 5 °C à 40 °C, il faudra ajouter à l’eau 5´ 4,185 ´
(40 –5) = 732,3 kJ.

Nous venons d’appliquer la relation :

Q = m x C x ∆θ

Dans laquelle nous avons :

Q : quantité de chaleur en kJ à fournir à un corps pour élever sa température d’une


valeur initiale θ1 à une température finale θ2.

C : chaleur massique du corps considéré en kJ/kg.K.

m : masse du corps considéré en kg.

Installations frigorifiques :
Chapitre 1 : Notions de physique
appliquées au froid
de la théorie à la pratique de 13
base
∆θ : Différence de température (θ2 - θ1) en °C ou K.

CHALEUR LATENTE
L’absorption de la chaleur par un corps sous cette forme (ou la fourniture de chaleur
par ce corps) se caractérise par une constance de la température du corps et par un
changement d’état physique.

La chaleur latente d’un corps représente la quantité de chaleur qu’il faut ajouter ou
retirer à un kilogramme de ce corps pour le faire changer d’état physique, ce phénomène
s’opère à température constante.

Pour changer l’état d’un corps, la quantité de chaleur qu’il faut ajouter ou retirer à ce
corps est proportionnelle à la masse.

Nous avons :

Q = m × CL

Avec : Q = quantité de chaleur (kJ), m= masse du corps (Kg)

CL = chaleur latente du corps (kJ/kg)

Chaleur latente de fusion de la glace = 335kJ/kg

Chaleur latente de vaporisation de l’eau = 2257 kJ /kg

Figure 1.6 1 Kg de glace à 0ºC + 335 KJ Figure 1.7 1Kg d’eau à 0ºC.

Si nous fournissons une quantité de chaleur de 335 kJ à un bloc de glace de 1 kg à


0°C, nous constatons que la glace fond progressivement tout en conservant la même
température (0°C) jusqu’à obtenir 100% d’eau à 0°C.

L’unité légale est le Joule (J) mais la kcal (kilocalorie) est également utilisée.

Une kcal est la quantité de chaleur qu’il faut fournir à 1kg d’eau pour augmenter sa
température de 1°C.
Conversion d’unités

1Kcal = 4,185 KJ = -1 Fg (frigorie)

1thermie (Th) = 1000 Kcal = 4185 KJ

1BTU = 1,053 kJ (BTU: British thermal Unit)

Installations frigorifiques :
14 de la théorie à la pratique de Chapitre 1 : Notions de physique
appliquées au froid
base
ENTHALPIE
C’est une grandeur thermodynamique égale à la somme de l’énergie interne et du
produit de la pression par le volume. Cette grandeur est utilisée pour calculer l’énergie
échangée lors d’un changement d’état.

Figure 1.8 Mise en évidence de l’enthalpie

Nous avons vu qu’il fallait apporter 2257 kJ de chaleur à 1Kg d’eau pour l’évaporer et
donc la convertir en 1kg de vapeur à 100°C. Si nous ajoutons les 419 kJ nécessaires
pour chauffer 1kg d’eau de 0 à 100°C, on obtient alors 2676 kJ, la quantité de chaleur
totale ou enthalpie d’1 kg de vapeur saturée à 100°C. (Le point 0 de l’échelle d’enthalpie
est fixé à une température de matière de 0°C).

FROID
Le froid est la sensation que fait éprouver l’absence, la perte ou la diminution de la
chaleur. Par comparaison, le froid est à la chaleur ce que l’obscurité est à la lumière.
Froid et obscurité sont des termes négatifs. Ils indiquent simplement l’absence ou la
diminution, soit de la chaleur, soit de la lumière.

1.2 AUTRES GRANDEURS


PHYSIQUES
TEMPÉRATURE
La température caractérise le niveau auquel la chaleur se trouve dans un corps,
permettant ainsi de dire qu’un corps est plus ou moins chaud qu’un autre. Les
températures dans le Système International d’Unité (S.I) sont exprimées en °C (degrés
Celsius) mais on a aussi les degrés Fahrenheit (°F) et les degrés Kelvin (K).

Conversion entre les différentes unités de températures.

Installations frigorifiques :
Chapitre 1 : Notions de physique
appliquées au froid
de la théorie à la pratique de 15
base
PRESSION
L’unité légale de la pression est le Pascal (Pa) qui est égal à la pression uniforme
exercée par une force de 1 N (Newton) sur une surface de 1 m2.

L’unité de pression couramment utilisée par les frigoristes est le Bar et il faut distinguer :
■■ Les appareils de mesure des pressions (appelés manomètres) sur les systèmes
frigorifiques qui sont gradués généralement en pression relative (par rapport à la
pression atmosphérique)
■■ Les appareils de mesures du vide (appelés vacuomètres) sur les systèmes
frigorifiques qui sont gradués en pression absolue (par rapport au vide absolu).
Conversion d’unités

1 bar = 105 Pa = 1,02 Kgf/cm2 = 0,986 atm = 760 mmHg

1 bar = 14,54 PSI = 10,2 mCE (mètre de colonnes d’eau)

PSI : Pound per Square Inch (Livre par Pouce carré)

Figure 1.9 Manomètre du frigoriste Figure 1.10 Vacuomètre

PUISSANCE
Ajouter la définition de l’énergie thermique.

La puissance est le rapport de l’énergie fournie ou absorbée sur l’unité de temps.


L’unité légale est le Watt (W).

Installations frigorifiques :
16 de la théorie à la pratique de Chapitre 1 : Notions de physique
appliquées au froid
base
Nous avons :

P : puissance en watt (W)

W : Energie en joule (J)

t : temps en seconde (s)

Conversion d’unités

1 kW = 860 kcal/h

1 kcal/h = -1 Fg/h = 1,163 W

1 cv (cheval vapeur) = 736 W

1.3 CHANGEMENT D’ÉTAT DE LA


MATIÈRE
Le changement d’état se définit comme la phase de transformation de la matière d’un
état physique vers un autre.

La figure 1.1 donne les différents changements d’état possibles de la matière.

Figure 1.11 Changements d’état de la matière.

A titre d’exemple, nous rappelons les changements d’état pour l’eau (cf. figure 1.1) :

Ces changements sont les suivants :


■■ le passage de l’état solide (exemple la glace) à l’état liquide, appelé la fusion ;
■■ le passage de l’état liquide à l’état solide (glace), appelé la congélation (ou
solidification) ;

Installations frigorifiques :
Chapitre 1 : Notions de physique
appliquées au froid
de la théorie à la pratique de 17
base
■■ le passage de l’état liquide à l’état gazeux, appelé la vaporisation ;
■■ le passage de l’état vapeur à l’état liquide, appelé la liquéfaction (ou
condensation).

Ainsi sont définis les termes suivants :

La chaleur latente de congélation ou chaleur latente de fusion suivant qu’on passe de


la phase liquide vers la phase solide ou vice versa ; pour l’eau cette chaleur latente est
de 334.8 kJ/kg (80 kcal/kg) à la pression atmosphérique, la température de congélation
étant de 0°C à cette pression.

La chaleur latente de vaporisation ou de condensation suivant qu’on passe de la phase


liquide à la phase vapeur ou vice versa ; pour l’eau cette chaleur latente est de 2255kJ/
kg (539 kcal/kg) à la pression atmosphérique, la température d’évaporation étant
de 100°C à cette pression.

Figure 1.12 Changement d’état de l’eau (1 kg)

Température
C

az
G
D Vaporisation E
100
Condensation
e
id
qu
Li

B Fusion C
0 de
oli Solidification
A S
-20 Quantité
de chaleur

41,8 Kj 335 Kj 419 Kj 2255 Kj 1,9 Kj


(Kj)

De A à B : A cette étape l’apport de chaleur est de 41,8 KJ. La température de la


glace augmente régulièrement jusqu’à 0°C. Cette chaleur est de la chaleur sensible.
La température varie.

En B : On a un bloc de glace de 1kg à 0°C.

De B à C : A 0°C, la 1ère goutte d’eau apparaît et la glace continue à fondre.


Pendant toute la fonte de la glace, le mélange liquide/solide aura une température
rigoureusement égale à 0°C. La chaleur apportée est de 335 kJ, c’est de la chaleur
latente (la température reste constante).

En C : On a 1kg d’eau entièrement liquide à 0°C.

Installations frigorifiques :
18 de la théorie à la pratique de Chapitre 1 : Notions de physique
appliquées au froid
base
De C à D : A cette étape l’apport de chaleur est de 419 KJ. La température de la glace
augmente régulièrement jusqu’à 100°C. Cette chaleur est de la chaleur sensible. La
température varie.

En D : Nous avons du liquide saturé (1kg d’eau liquide à 100°C).

De D à E : nous continuons à apporter de la chaleur, l’eau se met à bouillir et la


première molécule de vapeur apparaît. C’est le début de l’évaporation. La température
reste constante pendant tout le changement d’état. Quand la dernière goutte de liquide
s’évapore, le changement d’état sera terminé, nous aurons apporté 2257 kJ de chaleur
latente.

En E : Nous avons 1kg de vapeur à 100°C, c’est de la vapeur saturée.

Après E : Si on continue à chauffer la vapeur, la température continue d’augmenter


nécessitant 1,9 kJ/Kg.K.

1.4 TRANSFERTS THERMIQUES


La chaleur se transmet par 3 modes :
■■ conduction ;
■■ convection ;
■■ rayonnement.

CONDUCTION
C’est la transmission de la chaleur au sein de la masse d’un corps solide lorsque
ses parties ont des températures différentes ou entre deux corps solides ayant des
températures différentes et étant en contact, (par suite du contact des particules entre
elles et sans déplacement apparent de matière.)

La propagation de la chaleur par conduction dépend essentiellement du matériau


considéré.

Exemple : Transmission de la chaleur à travers une paroi, dont les températures des
deux faces sont différentes.

La chaleur se propage de la face la plus chaude vers la face la moins chaude.

CONVECTION
C’est la transmission de la chaleur suite au mouvement d’un fluide.

Exemple : Transmission de la chaleur de l’air chaud en mouvement à une paroi moins


chaude placée dans son flux.

Installations frigorifiques :
Chapitre 1 : Notions de physique
appliquées au froid
de la théorie à la pratique de 19
base
Si le mouvement du fluide est causé par la différence de densité, due à des variations
de température, la convection est dite naturelle.

Exemple : Echange de chaleur entre l’évaporateur non ventilé d’un congélateur et l’air
enfermé dans le congélateur.

Si le mouvement du fluide est provoqué par un moyen mécanique, la convection est


dite forcée.

Exemple : Echange de chaleur entre l’air réfrigéré d’un local mécaniquement ventilé et
les denrées qui y sont entreposées.

RAYONNEMENT
C’est la transmission de la chaleur d’un corps à un autre moins chaud, par ondes
électromagnétiques, à travers l’espace qui les sépare.

Exemple : Le soleil transmet la chaleur à la terre par rayonnement.

Figure 1.13 Modes de transmission de la chaleur

ISOLANTS THERMIQUES
Le froid est très couteux à produire. Il est donc indispensable d’isoler les enceintes à
refroidir pour éviter au maximum les entrées de chaleur.

Ces isolants seront souvent utilisés pour la construction des chambres froides. Si
l’isolation est mal faite, le temps de marche du compresseur va augmenter et dépasser
la normale.

Propriétés générales des isolants


Les isolants thermiques sont des matériaux caractérisés par une faible conductivité
thermique, (qui se laisse difficilement traverser par la chaleur). Ils sont utilisés pour
réduire les échanges thermiques entre deux milieux ayant des températures différentes.

Installations frigorifiques :
20 de la théorie à la pratique de Chapitre 1 : Notions de physique
appliquées au froid
base
Le meilleur isolant thermique est le vide. L’air sec, immobile est aussi un bon isolant.

Exemples
Les matériaux isolants les plus utilisés dans l’industrie frigorifique sont : le liège, la
fibre de verre, le polystyrène expansé, le styrofoam, la mousse de polyuréthane, les
caoutchoucs mousse, la laine de roche, le klégecell, le verre cellulaire (ou foamglass).

Liège

Le liège est produit à partir de l’écorce du chêne-liège. Il est utilisé sous forme de
plaque. Son coefficient de conductibilité thermique est de 0,044 W/m.K.

Figure 1.14 Liège en panneau

Fibre de verre (laine de verre)

C’est un matériau fibreux, très léger. Il est fourni en panneaux rigides ou semi-rigides.

Son coefficient de conductibilité thermique est de 0,035 W/m.K.

Figure 1.15 Fibre de verre

Installations frigorifiques :
Chapitre 1 : Notions de physique
appliquées au froid
de la théorie à la pratique de 21
base
Polystyrène expansé

Le polystyrène expansé est un matériau obtenu à partir du polystyrène en granulés.


C’est un isolant de qualité permettant d’obtenir, avec une réduction de 30% en épaisseur
le même résultat qu’avec le liège expansé.

Son coefficient de conductibilité thermique est de 0,029 W/m.K.

Figure 1.16 Panneaux de polystyrène expansé

Styrofoam

Pour sa fabrication, on utilise les mêmes matières premières de base que pour fabriquer
le polystyrène expansé mais les procédés de fabrication sont différents.

Son coefficient de conductibilité thermique est de 0,032 W/m.K.

Figure 1.17 Styrofoam en panneau

Mousse de polyuréthane

Le polyuréthane est commercialisé en panneaux mais l’expansion peut aussi être

Installations frigorifiques :
22 de la théorie à la pratique de Chapitre 1 : Notions de physique
appliquées au froid
base
réalisée sur site, dans des moules ayant la forme de l’appareil à isoler ou de la pièce à
isoler. Cette expansion est obtenue soit par coulage, soit par pulvérisation.

Coefficient de conductibilité thermique λ = 0,024 W/m.K

Figure 1.18 Réalisation de l’isolation avec mousse de polyuréthane

Caoutchoucs mousses

Le plus connu d’entre eux est l’armaflex qui est généralement fabriqué sous forme de
gaines de diamètre intérieur égal au diamètre extérieur des tubes de cuivre ou d’acier
à calorifuger. L’armaflex peut être commercialisé sous forme de plaques.

Coefficient de conductibilité thermique λ = 0,030 W/m.K

Figure 1.19 Armaflex en tube (a), en bande autocollant (b)

a b

Installations frigorifiques :
Chapitre 1 : Notions de physique
appliquées au froid
de la théorie à la pratique de 23
base
La laine de roche

La silice est le matériau de base pour la fabrication de la laine de roche. On peut la


trouver sous forme de plaques, de bourrelets ou de coquilles.

Coefficient de conductibilité thermique λ = 0,093 W/m.K.

Figure 1.20 Laine de roche

Chlorure de polyvinyle

C’est des mousses rigides, qui sont très utilisées pour la confection des panneaux
sandwiches destinés aux carrosseries des camions frigorifiques.

Coefficient de conductibilité thermique λ = 0,031 W/m.K.

Figure 1.21 Chlorure de polyvinyle

Installations frigorifiques :
24 de la théorie à la pratique de Chapitre 1 : Notions de physique
appliquées au froid
base
Le verre cellulaire (ou foamglass)

Foamglass est l’appellation commerciale du verre cellulaire. Il est obtenu à partir de


poudre de verre.

Coefficient de conductibilité thermique λ = 0,054 W/m.K.

Figure 1.22 Verre cellulaire en panneau

Exercice théorique 1.1


Compléter le tableau ci-après

Frigorie (fg) BTU KJ


5Frigories 5
3BTU 3
18KJ 18

Exercice théorique 1.2


Compléter le tableau ci-après

Comparer les températures des corps A et B dans les cas suivants :

1er cas : θA = 36°F ; θB = 26°C

2ème cas : θA =200°C ; θB = 300K

3ème cas : θA = 42°F ; θB = 146K

Installations frigorifiques :
Chapitre 1 : Notions de physique
appliquées au froid
de la théorie à la pratique de 25
base
Exercice théorique 1.3
Quelle puissance frigorifique permet de refroidir 7litres d’eau de 24°C à 5°C en 6
secondes ?

__________________________________________________________________

Exercice théorique 1.4


On a utilisé une résistance électrique de 1KW pour dégivrer l’évaporateur d’une
chambre froide. Le givre est à la température de ─ 10°C et représente une masse
de 4Kg ;

Combien de temps mettra cette résistance pour réaliser ce dégivrage ?

On donne : Cglace = 2,09 Kj/Kg.°C

Lfglace = 335Kj/Kg

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

Exercice théorique 1.5


Un système est constitué d’une masse de 100g de cuivre (C= 385,5J/Kg.°C)
initialement à 100°Cet de 100g d’eau initialement à 0°C.

Calculer la température d’équilibre prise par ce système.

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

Installations frigorifiques :
26 de la théorie à la pratique de Chapitre 1 : Notions de physique
appliquées au froid
base
Exercice théorique 1.6
On fournit 105J à un système et sa température s’élève de 80°C.

Calculer la masse d’eau qui verrait aussi s’élever sa température de 80°C avec 105J.

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

Exercice théorique 1.7


Combien de temps faut-il à une résistance électrique de 500W pour amener un litre
d’eau pris à 20°C jusqu’à 100°C?

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

Exercice théorique 1.8


On considère un glaçon de masse m1 = 50g sortant d’un congélateur à la température
1 = -18°C. A l’air libre, il se transforme totalement en eau à 0°C. On admet que le
récipient qui le contient ne participe pas aux échanges de chaleur.

Quelle quantité de chaleur a-t-il reçu de la part de l’air ambiant ?

On donne :

Chaleur massique de l’eau : ce=4185 [Link]-1.K-1

Chaleur massique de la glace : cg=2090 [Link]-1.K-1

Chaleur latente de fusion de la glace : Lf=3,34.105 [Link]-1

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

Installations frigorifiques :
Chapitre 1 : Notions de physique
appliquées au froid
de la théorie à la pratique de 27
base
Installations frigorifiques :
28 de la théorie à la pratique de Chapitre 1 : Notions de physique
appliquées au froid
base
2
PRINCIPE DE
PRODUCTION
DE FROID AVEC
UN SYSTÈME
FRIGORIFIQUE
À COMPRESSION
MÉCANIQUE

Chapitre 2 : Principe de production de Installations frigorifiques :


froid avec un système frigorifique à de la théorie à la pratique de 29
compression mécanique base
Naturellement nous constatons que la chaleur se déplace du corps le plus chaud vers
le corps le plus froid, c’est-à-dire de l’endroit où la température est la plus élevée vers
l’endroit où la température est plus basse.

Ce transfert de chaleur devient nul quand les deux endroits ont des températures
identiques (égalité des températures).

Figure 2.1 : Exemple de transfert de chaleur à travers les parois d’une enceinte

35 C
- 18 C

Chaleur

Si l’on veut que la température d’une chambre n’atteigne pas la valeur de la température
extérieure par exemple il faudra alors avoir un système qui nous permettra de faire le
transfert de la chaleur du milieu à refroidir vers l’extérieur.

Le circuit frigorifique assure le transfert de la chaleur du milieu à refroidir vers


l’extérieur. Ce transfert est obtenu à l’aide d’un agent transporteur de chaleur appelé
fluide frigorigène.

Figure 2.2 : Exemple de transfert de chaleur de l’intérieur d’un local vers l’extérieur par une machine
frigorifique

35 C
Milieu extérieur
- 18 C
Chaleur
Air frais Air chaud

Paroi de
l’enceinte
Circuit d’une
machine frigorifique

Les fluides frigorigènes ont la particularité d’avoir, sous la pression atmosphérique,


une température d’ébullition très faible. Cette propriété est utilisée pour maintenir
l’évaporateur (un des principaux organes du circuit frigorifique) à une température
inférieure à celle du milieu à refroidir.

Exemple : L’évaporateur d’une chambre froide est rempli de R134a étant à une pression
de 1.90 Bar et la température de la chambre est égale à +25°C avant la mise en service

Installations frigorifiques : Chapitre 2 : Principe de production de


30 de la théorie à la pratique de froid avec un système frigorifique à
base compression mécanique
de l’installation. Dans ces conditions, le R134a se vaporise à une température de 0°C.

Pendant tout le temps de marche de l’installation, le fluide frigorigène(R134a) absorbe


une partie de la chaleur contenue dans le local tout en ayant une température de 0°C.
Ainsi, la température du local s’abaissera régulièrement tant que le fluide continue à
s’évaporer.

Remarque : l’évaporation s’effectue à température constante uniquement pour les


corps purs !

2.1 CYCLE FRIGORIFIQUE


La machine frigorifique est basée sur la propriété des fluides frigorigènes de s’évaporer
à des températures inférieures aux températures ambiantes habituelles et de se
condenser à des températures supérieures à la température ambiante en fonction leur
pression.

Figure 2.3 : Circuit frigorifique simple à compression mécanique

35 C
Milieu extérieur
- 18 C
Chaleur
Air frais Air chaud

Paroi de
l’enceinte
Circuit d’une
machine frigorifique

Tout système frigorifique à compression mécanique comprend principalement 4


éléments :
■■ compresseur (1) ;
■■ condenseur (2) ;
■■ détendeur (3) ;
■■ évaporateur (4).

Il faut noter qu’à l’intérieur du circuit formé par ces 4 éléments, il y a le fluide frigorigène.

COMPRESSION
Effectuée par un compresseur qui permet de véhiculer le fluide frigorigène il aspire
les vapeurs basses pression de l’évaporateur, les comprime avant de les refouler à
haute pression vers le condenseur. Il est considéré comme le « cœur » du système.
La compression augmente simultanément la pression et la température des vapeurs.

Chapitre 2 : Principe de production de Installations frigorifiques :


froid avec un système frigorifique à de la théorie à la pratique de 31
compression mécanique base
CONDENSATION
Elle s’effectue au sein d’un condenseur dans lequel entre le fluide frigorigène surchauffé
et en haute pression qui, au contact d’un fluide appelé médium de refroidissement (air
et/ou eau), cède sa chaleur pour devenir du fluide liquide en haute pression.

DÉTENTE
Contrairement à la compression, la détente fait chuter brusquement la pression du
fluide frigorigène liquide provenant du condenseur pour la faire passer de la pression
de condensation à la pression d’évaporation.

EVAPORATION
Elle s’effectue au sein de l’évaporateur dans lequel le fluide frigorigène en provenance
de l’organe de détente circule. Ainsi le fluide frigorigène en basse pression s’évapore
en absorbant la chaleur du milieu à refroidir.

EVOLUTION DU FLUIDE DANS LE CIRCUIT FRIGORIFIQUE


Pour étudier l’évolution du fluide frigorigène à son passage dans les quatre composants
principaux du circuit frigorifique, nous prenons l’exemple du fluide frigorigène R404A.

Dans l’évaporateur
Le fluide frigorigène liquide entre en ébullition et s’évapore en absorbant la chaleur du
fluide à refroidir (liquide, air, etc.). Dans un deuxième temps, le gaz formé continue à
absorber de la chaleur du milieu ambiant, c’est ce qu’on appelle la phase de surchauffe
(entre 7 et 1).

Figure 2.4 : Evolution du fluide frigorigène dans l’évaporateur

Dans le compresseur
Le compresseur va aspirer les vapeurs de fluide frigorigène à basse pression et à
basse température (1) et les comprime par un dispositif mécanique qui lui est propre.
L’énergie mécanique apportée par le compresseur va permettre d’élever la pression et
la température de la vapeur de fluide frigorigène.

Installations frigorifiques : Chapitre 2 : Principe de production de


32 de la théorie à la pratique de froid avec un système frigorifique à
base compression mécanique
Figure 2.5 : Evolution du fluide frigorigène dans le compresseur

Dans le condenseur
Le gaz chaud provenant du compresseur va céder sa chaleur au médium de
refroidissement (air et/ou eau). Les vapeurs de fluide frigorigène se refroidissent
(«désurchauffe»), avant l’apparition de la première goutte de liquide (point 3). Puis
la condensation s’effectue jusqu’à la disparition de la dernière bulle de vapeur (point
4). Le fluide liquide peut alors se refroidir de quelques degrés (sous-refroidissement)
avant de quitter le condenseur et même continuer à se refroidir jusqu’à l’entrée du
détendeur tout en ayant la même pression.

Figure 2.6 : Evolution du fluide frigorigène dans le condenseur

Dans le détendeur
La différence de pression entre le condenseur et l’évaporateur nécessite d’insérer
un dispositif «abaisseur de pression» dans le circuit. C’est le rôle du détendeur. Le
fluide frigorigène se vaporise partiellement dans le détendeur (15 à 20% environ) pour
abaisser sa température.

Chapitre 2 : Principe de production de Installations frigorifiques :


froid avec un système frigorifique à de la théorie à la pratique de 33
compression mécanique base
Figure 2.7 : Evolution du fluide frigorigène dans le détendeur

Le cycle est fermé, le fluide frigorigène évolue sous l’action du compresseur dans les
quatre éléments principaux constituant la machine frigorifique.

Figure 2.8 : Cycle frigorifique élémentaire

SURCHAUFFE
La surchauffe est un renseignement important sur les conditions de fonctionnement du
circuit frigorifique.

La surchauffe représente la différence entre la température mesurée au thermomètre


au bulbe du détenteur et la température d’évaporation lue au manomètre BP, (relations :
pression /température).

On considère que les pertes de charge des tuyauteries sont négligeables; si celles-
ci sont importantes il sera nécessaire de mettre une prise de pression en sortie
d’évaporateur pour avoir une lecture fiable. En fonctionnement normal, elle doit être
comprise entre 5 et 8°C.
Surchauffe trop importante :

Une surchauffe trop grande signifie que la dernière gouttelette de liquide se vaporise

Installations frigorifiques : Chapitre 2 : Principe de production de


34 de la théorie à la pratique de froid avec un système frigorifique à
base compression mécanique
beaucoup trop tôt dans l’évaporateur et donc que celui-ci ne contient pas suffisamment
du liquide.
Surchauffe trop faible :

Une surchauffe trop faible signifie toujours que l’évaporateur contient beaucoup plus
de liquide qu’il n’est capable d’en vaporiser.

Figure 2.9 : Schéma de principe de mesure de températures sur l’évaporateur

Pression lue au
manométre BP

Température
prise au
thermométre

SOUS REFROIDISSEMENT
Le sous-refroidissement représente la différence entre la température de condensation
lue au manomètre HP (relations : pression / température) et la température mesurée à
la sortie du condenseur.

La valeur du sous-refroidissement est comprise entre 4 et 7 °C.

Figure 2.10 : Schéma de principe de mesure de températures sur le condenseur

Pression lue au
manométre HP

Température
prise au
thermométre

Chapitre 2 : Principe de production de Installations frigorifiques :


froid avec un système frigorifique à de la théorie à la pratique de 35
compression mécanique base
Sous-refroidissement trop élevé :

Un sous-refroidissement trop élevé signifie qu’il y a beaucoup trop de liquide dans le


condenseur. Ce qui peut être synonyme d’un excès de charge.

Sous-refroidissement trop faible :

Un sous refroidissement trop faible signifie un manque de liquide dans le condenseur.


Ce qui peut être synonyme d’un manque de charge.

2.2 FLUIDES FRIGORIGÈNES


Une machine constituée uniquement de détendeur, d’évaporateur, de compresseur et
de condenseur n’est qu’une unité mécanique. La production de froid due à l’absorption
de chaleur à l’évaporateur est effectuée par un fluide appelé réfrigérant ou fluide
frigorigène.

DÉFINITION ET RÔLE DU FLUIDE FRIGORIGÈNE


Un fluide frigorigène est un composé chimique facilement liquéfiable, dont on utilise la
chaleur latente de vaporisation pour produire du froid.

Les fluides frigorigènes obéissent à une classification qui permet une désignation
précise de chaque fluide.

Cette classification est effectuée sur la base de critères différents suivant la famille ou
la sous famille de fluides considérés.

RELATION PRESSION-TEMPÉRATURE
Analysons les forces mises en jeu dans une bouteille de fluide frigorigène R134a :

Figure 2.11 : Bouteille de fluide frigorigène (vanne fermée)

Vanne fermée :

la vapeur et le liquide sont


en équilibre (Fe=Fi)

Installations frigorifiques : Chapitre 2 : Principe de production de


36 de la théorie à la pratique de froid avec un système frigorifique à
base compression mécanique
Dans une bouteille de fluide frigorigène R134a, la surface du fluide est soumise à
l’action de deux forces :

Fe = force externe exercée par la vapeur de fluide frigorigène sur la surface du liquide.

Fi = force interne exercée par le liquide sur sa surface.

Naturellement, le fluide frigorigène établit un équilibre entre ces deux forces. C’est à
dire qu’il maintient Fe=Fi.

La bouteille étant fermée, la quantité de vapeurs contenue dans celle-ci engendre une
force Fe qui compense celle interne au liquide... Rien ne se passe dans la bouteille.

Figure 2.12 : Bouteille de fluide frigorigène (vanne ouverte)

En ouvrant la vanne de la bouteille, des vapeurs s’échappent. La pression exercée


par ces vapeurs sur la surface du liquide diminue. La force Fe qu’elles engendrent
diminue aussi. Elle devient alors inférieure à Fi. Le fluide frigorigène se met à bouillir
afin de fournir des vapeurs pour rétablir l’équilibre naturel. Malheureusement, comme
les vapeurs s’échappent de la bouteille, l’ébullition du liquide ne permet pas de rétablir
l’équilibre...

Ainsi, nous pouvons conclure que le fluide frigorigène bout si Fe devient inférieur à Fi.

Figure 2.13 : Mesure de la pression du fluide dans la bouteille

Vanne ouverte

Vanne fermée

Un mélange liquide-gaz de R134a à 20°C a une pression de 4,7 bars.

Chapitre 2 : Principe de production de Installations frigorifiques :


froid avec un système frigorifique à de la théorie à la pratique de 37
compression mécanique base
C’est la relation pression-température pour le mélange liquide-gaz de R134a. Chaque
fluide possède sa propre relation pression-température. Ainsi, un mélange liquide-gaz
de R22 à 20°C aura une pression de 8,1bar qui est différente de celle du mélange
liquide-gaz de R134a.

Connaissant la température d’un mélange liquide-gaz d’un fluide, on peut connaître sa


pression et vis-versa.

C’est pourquoi sur les manomètres utilisés par les frigoristes, il y a une échelle de
pression et des échelles de température pour des fluides donnés.

Il est aussi possible de faire la correspondance pression-température pour un mélange


liquide-gaz à l’aide d’une réglette de conversion.

Figure 2.14 : Réglette de correspondance Pression -Température

Figure 2.15 : Mesure de la pression du fluide dans la bouteille

6,6
bar

Si la température augmente de 10°C, l’agitation moléculaire va augmenter dans


le liquide. La force interne Fi deviendra supérieure à la force externe Fe. Le fluide
frigorigène va donc essayer de rétablir l’équilibre entre son liquide et sa vapeur. Pour
cela, une faible quantité de liquide va s’évaporer pour fournir des vapeurs. Cette quantité
de vapeurs supplémentaire permet à Fe de croître aussi, et dans la même proportion
que Fi. Grâce à l’évaporation de la faible quantité de liquide, le fluide frigorigène a
réussi à rétablir l’équilibre entre la force exercée par sa vapeur et celle exercée par son
liquide. On retrouve alors Fe=Fi.

Comme on retrouve plus de vapeurs, la pression augmente... 6,6 bars, c’est la pression

Installations frigorifiques : Chapitre 2 : Principe de production de


38 de la théorie à la pratique de froid avec un système frigorifique à
base compression mécanique
d’un mélange liquide-gaz de R134a à 30°C.

Figure 2.16 : Mesure de la pression du fluide dans la bouteille

6,6
bar

Il suffit d’une goutte de liquide pour que la relation pression-température soit applicable.
Ici la condition est réalisée. Nous pouvons donc dire : 6,6 bars, c’est la pression d’un
mélange liquide-gaz de R134a à 30°C.

Pression forte ---> température d’ébullition élevée,

Pression faible ---> température d’ébullition basse.

Toute modification de la pression entraine une modification de la température d’ébullition


et vice versa.

Vapeur saturante : C’est une vapeur qui est en contact avec le liquide qui lui a donné
naissance. La pression de vapeur saturante est indépendante du niveau de liquide ;
elle ne dépend que de la température.

Vapeurs surchauffées

Figure 2.17 : Mise en évidence de la surchauffe

Si nous plaçons la bouteille précédente dans une ambiance à + 40°C, l’agitation


moléculaire augmente dans la goutte de liquide qui s’évapore. Malheureusement, elle

Chapitre 2 : Principe de production de Installations frigorifiques :


froid avec un système frigorifique à de la théorie à la pratique de 39
compression mécanique base
ne fournit plus suffisamment de vapeurs pour faire augmenter la pression. Celle-ci
reste égale à 6,6 bars. La force exercée par la pression de vapeur Fe ne peut donc
plus augmenter. L’élévation de la température ambiante à 40°C a fait évaporer tout le
liquide. Il n’y a donc plus relation pression-température.

6,6 bars était la pression d’un mélange liquide-gaz de R134a à 30°C. Ici nous avons
des vapeurs à 40°C.

Elles sont donc surchauffées de 40°C - 30°C= 10°C

CLASSIFICATION DES FLUIDES FRIGORIGÈNES


Les fluides frigorigènes peuvent être classés en deux grandes familles :
■■ les composés organiques (les corps purs, les mélanges, les hydrocarbures;)
■■ les composés inorganiques.

Corps purs
C’est la série de 10 à 200. Ils sont néfastes pour la couche d’ozone et/ou sont des
fluides à effet de serre. Les plus utilisés dans les installations frigorifiques sont :
■■ le R22 (CHCLF2) qui est un HCFC - Hydrogène Chlore Fluor Carbone (Hydro
chlorofluorocarbone);
■■ le R134a (CH2FCF2) qui est un HFC - Hydrogène Fluor Carbone
(Hydrofluorocarbone).

Mélanges zéotropes
Les mélanges zéotropes sont des mélanges de corps purs qui présentent des
glissements de température dans les zones de changement d’état. Ils sont désignés
par la série des 400.

Exemple : R404A est composé 52% de R143a, de 44% de R125, et de 4% de R134.

On peut citer entre autres le R407C, R410A.

Glissement de température

Ebullition

A pression constante, pendant toute la durée de l’ébullition, la température d’ébullition


augmente. Cette variation de température est appelée glissement de température ou
glide
■■ la température de début d’ébullition est appelée température de bulle;
■■ la température de fin d’ébullition est appelée température de rosée.

Installations frigorifiques : Chapitre 2 : Principe de production de


40 de la théorie à la pratique de froid avec un système frigorifique à
base compression mécanique
Figure 2.18 : Mise en évidence du glissement à l’évaporateur

Condensation

A pression constante, pendant toute la durée de la condensation, la température de


condensation diminue. Cette variation de température de condensation est appelée
glissement de température ou glide
■■ la température de début de condensation est appelée température de rosée;
■■ la température de fin de condensation est appelée température de bulle.

Figure 2.19 : Mise en évidence du glissement au condenseur

Mélanges azéotropes
Les mélanges azéotropiques sont des mélanges qui se comportent comme des corps
purs. Ils sont désignés par la série des 500.

Hydrocarbures
Les hydrocarbures sont désignés par la série des 600.

Exemple : R 600 le butane, R 600a l’isobutane

Chapitre 2 : Principe de production de Installations frigorifiques :


froid avec un système frigorifique à de la théorie à la pratique de 41
compression mécanique base
Composés inorganiques
Les réfrigérants de composés inorganiques sont désignés par la série des 700.

Exemple : R717 l’ammoniac NH3.

Autres classifications des fluides frigorigènes


HCFC : hydrogène chlore fluor carbone (Hydrochlorofluorocarbone) R22, R123, R124,
R401A, R401B,

HFC : hydrogène fluor carbone (Hydrofluorocarbone) R134a, R404A, R407C

Principaux fluides frigorigènes

Nom Formule Désignation Propriétés


Composés inorganiques
Ammoniac NH3 R717 Toxicité, Inflammabilité
Eau H2O R718
Dioxyde de carbone CO2 R744 Toxicité
Hydrocarbures
Cyclopropane C3H6 RC270 Inflammabilité élevée
Propane C3H8 R290 Inflammabilité élevée
Butane C4H10 R600 Inflammabilité élevée
Isobutane i-C4H10 R600a Inflammabilité élevée
Propylène C3H6 R1270 Inflammabilité élevée
CFC
Trichlorofluorométhane CCL3F R11
Dichlorodifluorométhane CCL2F2 R12
Trichlorotrifluoroéthane CCL2F-CCLF2 R113
Chloropentafluoroéthane CCLF2-CF3 R115
R22+R115 R502

HCFC
Dichlorofluorométhane CHCL2F R21
Chlorodifluorométhane CHCLF2 R22
Dichlorotrifluoroéthane CF3-CHCL2 R123 Toxicité hépatique
Chlorotétrafluoroéthane CF3-CHCLF R124
Chlorodifluoroéthane CCLF2-CH3 R142b Inflammabilité
R22+R152a+R124 R401A
R22+R125+R290 R402A
R22+R143a+R125 R408A
R22+R124+R142b R409A

Installations frigorifiques : Chapitre 2 : Principe de production de


42 de la théorie à la pratique de froid avec un système frigorifique à
base compression mécanique
HFC
Difluorométhane CH2F2 R32 Inflammabilité
Pentafluoroéthane CHF2-CF3 R125
Tétrafluoroéthane CH2F-CF3 R134a
Trifluoroéthane CH3-CF3 R143a Inflammabilité
Difluoroéthane CH3-CHF2 R152a Inflammabilité
R125+R143a+R134a R404A
R32+R125+R134a R407C
R32+R125 R410A
R125+R143a R507
Autres
Etherdiméthylique CH3-O-CH3 Inflammabilité élevée
Etherdiéthylique C2H5-O-C2H5 Inflammabilité élevée
Méthylamine CH3NH2 R630
Ethylamine C2H5NH2 R631
Méthanol CH3OH Inflammabilité élevée,
toxicité
Ethanol C2H5OH Inflammabilité élevée
Bromochlorodifluorométhane CBrCLF2 R12B1
Bromotrifluorométhane CBrF3 R13B1

NOMENCLATURE DES FLUIDES FRIGORIGÈNES


La désignation des fluides frigorigènes est basée sur la règle suivante :

R : Réfrigérant

Chiffre des unités : nombre d’atomes de fluor

Chiffre des dizaines : nombre d’atomes d’hydrogène + 1

Chiffre des centaines : nombre d’atomes de carbones – 1

Les atomes des molécules de fluide frigorigène par :

C : Carbone

H : Hydrogène

F : Fluor

Cl : Chlore

Chapitre 2 : Principe de production de Installations frigorifiques :


froid avec un système frigorifique à de la théorie à la pratique de 43
compression mécanique base
FLUIDES FRIGORIGÈNES DE SUBSTITUTION PAR APPLICATION
Fluides frigorigènes alternatifs au CFC par application.

Fluides de
Applications Remarques
remplacement
. Amélioration des
R134a compresseurs
Froid domestique
R600a (isobutane) . Introduction de
nouveaux lubrifiants
Froid commercial
R134a ; R404A
. Petites et moyennes
R404A
puissances 1 à 10 Kw
R404A ; R134a
. Froid positif
Procédés agro-
l’utilisation de
alimentaires et autres R404A
l’ammoniac
procédés industriels
Groupes refroidisseurs
d’eau
P < 10 kw
R22 Ammoniac
R407C; R410A; R404A
100 Kw < P < 1 Mw
R22 Pas de remplaçant
P >1Mw
R22 R134a

Changement de
Climatisation Air/Air R22 R410A; R407C; R134a
lubrifiant

RISQUES LIÉS À L’UTILISATION DES FLUIDES FRIGORIGÈNES


L’utilisation des fluides frigorigènes est liée à des risques d’ordre sanitaire et
environnementaux.

Installations frigorifiques : Chapitre 2 : Principe de production de


44 de la théorie à la pratique de froid avec un système frigorifique à
base compression mécanique
Risques pour la santé
La mise en œuvre des fluides frigorigènes peut présenter des risques pour la santé,
principalement en cas de contact cutané ou d’inhalation.

Des gelures sévères, des brûlures chimiques ou une irritation peuvent être entrainés
par le contact cutané avec les composés organiques, les hydrocarbures.

Risques environnementaux
Les CFC et HCFC contribuent à la destruction de la couche d’ozone stratosphérique.
Leurs remplaçants, les HFC, ne participent pas à cette destruction mais par contre,
contribuent à l’effet de serre.

Les hydrocarbures (butane, propane…) ne sont pas répertoriés comme polluants pour
l’atmosphère stratosphérique; cependant ils peuvent contribuer à l’effet de serre.

PRÉCAUTIONS D’EMPLOI DES FLUIDES FRIGORIGÈNES


■■ En cas de manipulations ou d’interventions, lorsque des projections sont
possibles (fuite de liquide, ouverture de circuit sous pression…), l’opérateur devra
porter :
–– une protection oculaire adéquate : lunettes de protection, masque facial
respiratoire, lunette-masque ;
–– une protection cutanée adaptée : vêtements de protection, gants de
protection contre le froid pour éviter toute brûlure.
■■ Un système ayant contenu un C.F.C. ou un H.C.F.C. ne peut en aucun cas être
rechargé avec un H.F.C. sans avoir pris un certain nombre de précautions :
–– Récupérer le fluide et l’emmener dans une structure spécialisée;
–– Rincer les composants du circuit avec des fluides appropriés ;
–– Choisir une huile compatible avec le nouveau fluide ;
–– Prendre des précautions particulières vis-à-vis de l’humidité ;
–– Obturer les liaisons frigorifiques en attendant leur montage ;
–– Remplacer le déshydrateur, l’organe de détente et le compresseur ;
–– Ajuster les réglages des pressostats aux nouvelles conditions de
fonctionnement.

La couche d’ozone est un gaz formé de molécules O3 situé dans l’atmosphère au


niveau de la stratosphère entre 15 et 40 Km au-dessus du niveau de la mer. Cette
couche d’ozone absorbe les rayons ultraviolets B (UVB) du soleil. Les UVB sont
responsables de maladies de la peau, de la cataracte, etc.

Chapitre 2 : Principe de production de Installations frigorifiques :


froid avec un système frigorifique à de la théorie à la pratique de 45
compression mécanique base
2.3 DIAGRAMME ENTHALPIQUE DE
MOLLIER
UTILISATION
Le frigoriste utilise le diagramme enthalpique pour représenter l’évolution du fluide
frigorigène dans un circuit. Ainsi, il peut connaitre toutes les caractéristiques du
fluide frigorigène en tout point du circuit frigorifique et déterminer si les éléments
de l’installation se comportent correctement ou sont bien dimensionnés. En effet ce
diagramme permet de calculer rapidement la puissance des éléments du circuit et de
déterminer le coefficient de performance d’une installation.

Chaque fluide frigorigène dispose d’un diagramme de Mollier qui lui est propre.

LECTURE DU DIAGRAMME
Le diagramme de Mollier se présente sous forme de graphe à plusieurs familles de
courbes dont chaque famille représente une caractéristique du fluide.

La figure 2.20 représente une simplification du diagramme de Mollier sur laquelle


chaque famille de courbes est représentée par une seule.

Figure 2.20 : Courbes constitutives du diagramme

Le diagramme est constitué des familles de courbes suivantes :


■■ Les Isobares sont des droites parallèles à l’axe des abscisses. Ils représentent
les pressions absolues. Leurs valeurs se lisent sur l’axe des ordonnées graduées
à l’échelle logarithmique.
■■ Les Isenthalpes sont des droites parallèles à l’axe des ordonnées. Ils
représentent les enthalpies. Leurs valeurs se lisent sur l’axe des abscisses.
L’unité de l’enthalpie est le kJ/kg.

Installations frigorifiques : Chapitre 2 : Principe de production de


46 de la théorie à la pratique de froid avec un système frigorifique à
base compression mécanique
■■ La courbe de saturation (voir figure 2.20) divise le diagramme en trois zones. En
tout point qui se situe à gauche de la courbe de saturation, le fluide frigorigène est
à l’état liquide. En tout point qui se trouve à l’intérieur de la courbe de saturation,
le fluide frigorigène est en phase de mélange liquide + vapeur. En tout point à
droite de la courbe de saturation : le fluide frigorigène est à l’état gazeux. Au-
dessus de la courbe de saturation, le fluide est dans la zone critique, (au cours du
cycle frigorifique le fluide n’atteint pas cette zone).
■■ Les Isothermes sont des courbes verticales dans la zone liquide. Ils changent
de direction et deviennent horizontaux dans la zone de mélange liquide-vapeur
et changent encore de direction pour devenir des courbes descendantes dans
la zone gazeuse. Le long d’un isotherme, la température est constante (°C). Les
valeurs se lisent sur l’isotherme à l’intérieur de la courbe de saturation.
■■ Les Isochores sont des courbes ascendantes vers la droite qui débute à l’intérieur
de la courbe de saturation. Le long d’une isochore, le volume est constant (m3/
kg). La valeur d’un isochore se lit au bout de la courbe à droite du diagramme.
■■ Les Isotitres sont des courbes à l’intérieur de la courbe de saturation. Le long d’un
isotitre, le titre en vapeur est constant (sans unité). Le titre est la proportion de
vapeur dans un mélange liquide+vapeur.
■■ Les Isentropes sont des courbes ascendantes vers la droite se trouvant
uniquement à droite de la courbe de saturation. Elles sont aussi appelées
adiabates. Le long de cette courbe le fluide ne reçoit pas de chaleur extérieure.

EXEMPLE DE TRACÉ D’UN CYCLE DANS LE DIAGRAMME DE MOLLIER

Rappel du cycle du fluide dans une installation

Figure 2.21 : Evolution du fluide aux différents points du cycle

Chapitre 2 : Principe de production de Installations frigorifiques :


froid avec un système frigorifique à de la théorie à la pratique de 47
compression mécanique base
Identification des éléments du circuit frigorifique
Repère Désignation
A Compresseur
B Condenseur
C Bouteille-réservoir
D Détendeur
E Evaporateur

1 à 2 : Compression

2 à 3 : Désurchauffe

3 à 4 : Condensation

4 à 5 : Sous refroidissement

5 à 6 : Détente

6 à 7 : Evaporation

7 à 1 : Surchauffe

Etat du fluide frigorigène dans le circuit frigorifique


Point Etat Température Pression
1 Vapeur surchauffée q1 > q0 p0
2 Vapeur surchauffée q2 > qk pk
3 Vapeur saturée qk pk
4 Liquide+vapeur qk pk
5 Liquide sous-refroidi q5<qk pk
6 Liquide+vapeur q0 p0
7 Vapeur saturée sèche q0 p0

Utilisation de relevés et tracé du cycle


Exemple de relevés en vue de tracer le cycle

Sur une installation au R22 en fonctionnement on a relevé aux manomètres :

pk = 14 bar

p0 = 4 bar

Au thermomètre à contact : t1 = 10°C t5 = 30°C.

Les manomètres nous indiquent des pressions relatives, hors le diagramme est gradué
en pression absolue, il convient donc de transformer :

Installations frigorifiques : Chapitre 2 : Principe de production de


48 de la théorie à la pratique de froid avec un système frigorifique à
base compression mécanique
abs = 14 + 1 = 15 bar

abs = 4 + 1 = 5 bar

Nous pouvons repérer sur le diagramme les deux isobares sur lesquels le fluide va
évoluer. Chaque point du cycle sera situé sur l’un ou l’autre des isobares.

Point 1 : Ce point est à une température de 10°C et à la pression, le point sera donc
situé à l’intersection de l’isotherme 10°C et l’isobare 5bar.

Point 2 : Ce point est la fin de compression, la compression est adiabatique, il faudra


donc suivre l’adiabate passant par le point 1, le point 2 sera situé à l’intersection de
cette adiabate et de l’isobare 15bar.

Point 3 : Ce point est le début de la condensation, il sera donc situé à l’intersection de


la courbe de saturation (coté vapeur) et de l’isobare 15 bar.

Point 4 : Ce point est la fin de la condensation, il sera donc situé à l’intersection de la


courbe de saturation (côté liquide), et l’isobare 15 bar.

Point 5 : Ce point est l’entrée au détendeur, il est à la température de 30°C, il sera donc
situé à l’intersection de l’isotherme 30°C et de l’isobare 15bar.

Point 6 : Ce point est la sortie du détendeur, la détente étant isenthalpique (à enthalpie


constante) il faudra suivre l’isenthalpe qui passe par le point 5 et le point 6 sera à
l’intersection de cette isenthalpe avec l’isobare 5bar.

Point 7 : Ce point est la fin de l’évaporation, il est donc situé à l’intersection de la


courbe de saturation (côté vapeur) et de l’isobare 5bar.

Figure 2.22 : Tracé du cycle

Chapitre 2 : Principe de production de Installations frigorifiques :


froid avec un système frigorifique à de la théorie à la pratique de 49
compression mécanique base
Exploitation du diagramme
Bilan de l’évaporateur :

La puissance de l’évaporateur Ф0 est donnée par la relation :

Ф0= qm x (h1 - h6)

La puissance théorique du compresseur Pth est donnée par la relation :

Pth = qm x (h2 - h1)

La puissance du condenseur Фk est donnée par la relation :

Фk =qmx (h2 - h5)

qm étant le débit massique du fluide aspiré exprimé en kg/s

Ф ou P étant la puissance calculée exprimée en kW

Le coefficient de performance théorique (cop) de l’installation est le rapport de


l’enthalpie du froid produit au travail de compression soit

Débit masse aspiré (qm)

qm = C.n.N.ρ. ηv

Avec : C= volume d’un cylindre

n= vitesse de rotation

N= nombre de cylindre

ρ= masse volumique du fluide aspiré

ηv = rendement volumétrique du compresseur

Débit de volume aspiré (qva)

qva = qm×v1 v1 = volume massique de vapeur aspiré

Volume balayé par le piston (qvb)

qvb = ηv = rendement volumétrique du compresseur

Installations frigorifiques : Chapitre 2 : Principe de production de


50 de la théorie à la pratique de froid avec un système frigorifique à
base compression mécanique
ηv = 1- 0,05

Avec = taux de compression

Taux de compression

et sont des pressions en bar absolu

Les puissances au compresseur

La puissance à fournir sur l’arbre (P)

Avec :

ηi= rendement indiqué (rendement volumétrique)

ηm= rendement mécanique

La puissance électrique absorbée par le moteur

Pa= P/ ηélect

Avec :

ηélect : rendement électrique.

COP réel = Ф0/Pa =

Chapitre 2 : Principe de production de Installations frigorifiques :


froid avec un système frigorifique à de la théorie à la pratique de 51
compression mécanique base
EXERCICES

Exercice théorique 2.1


Le schéma ci-dessous représente une installation qui fonctionne au R22.

Tae = température entrée air

Tas = température sortie air

1. Déterminer la température d’évaporation et la température de condensation

2. Donner les valeurs des pressions qui règnent aux points A, B, et C.

3. Calculer la surchauffe et le sous-refroidissement. Les valeurs de la surchauffe


et du sous-refroidissement trouvées sont – elles normales ?

Installations frigorifiques : Chapitre 2 : Principe de production de


52 de la théorie à la pratique de froid avec un système frigorifique à
base compression mécanique
Exercice théorique 2.2
1. En combien de zones est divisé l’évaporateur ?

Faire un schéma de l’évaporateur indiquant les différentes zones et le sens de


circulation du fluide frigorigène.

2. Préciser la forme de la chaleur (sensible ou latente) absorbée par le fluide


frigorigène dans chaque zone de l’évaporateur.

3. En combien de zones est divisé le condenseur ?

Faire un schéma du condenseur indiquant les différentes zones et le sens de


circulation du fluide frigorigène.

4. Préciser la forme de la chaleur (sensible ou latente) cédée par le fluide


frigorigène dans chaque zone du condenseur.

5. Un apport de chaleur latente à un corps va-t-il modifier la température de ce


corps ?

6. Quel est le rôle du filtre déshydrateur ?

7. Le détendeur est un échangeur de chaleur. Vrai ou Faux ?

Vrai Faux

Chapitre 2 : Principe de production de Installations frigorifiques :


froid avec un système frigorifique à de la théorie à la pratique de 53
compression mécanique base
Exercice théorique 2.3
Soit une installation fonctionnant au R134a, avec les conditions suivantes :
■■ Température d’évaporation : -15°C
■■ Température de condensation : 30°C
■■ Surchauffe à l’évaporateur : 5°C
■■ Surchauffe dans la ligne d’aspiration : 10°C
■■ Sous refroidissement fonctionnel : 5°C
■■ Sous refroidissement dans la ligne liquide : 5°C
■■ Température entrée eau au condenseur : 24°C
■■ Température sortie eau au condenseur : 35°C
■■ Température entrée eau évaporateur : -5°C
■■ Température sortie eau évaporateur : -10°C
■■ La compression est isentropique
■■ Puissance frigorifique : 10KW
■■ Rendement mécanique : 0,85

On vous demande de trouver les valeurs des paramètres suivants :

1- Débit masse de fluide frigorigène en circulation___________________________

2- Débit volumique de fluide aspiré par le compresseur_______________________

3- Volume horaire balayé par le piston du compresseur______________________

4- Puissance à fournir sur l’arbre du compresseur__________________________

5- Puissance électrique absorbée par le compresseur_______________________

6- Cop réel de l’installation_____________________________________________

7- Puissance rejetée au condenseur_____________________________________

Installations frigorifiques : Chapitre 2 : Principe de production de


54 de la théorie à la pratique de froid avec un système frigorifique à
base compression mécanique
Exercice théorique 2.4
Une installation fonctionnant au R404A est équipée d’un échangeur de chaleur.

Avant que cet échangeur ne soit en place on a effectué les relevés suivants :
■■ Température d’évaporation = - 28°C
■■ Température d’aspiration = - 15°C
■■ Température de refoulement = 60°C
■■ Température de condensation = 40°C
■■ Température entrée détendeur = 30°C

1. Tracer le cycle frigorifique sur le diagramme enthalpique


Après le montage de l’échangeur de chaleur sur l’installation, la surchauffe à
l’aspiration du compresseur a augmenté de 12°C et le sous refroidissement a
augmenté de 8°C.

2. Calculer les nouvelles températures d’aspiration et d’entrée au détendeur.

3. Tracer le nouveau cycle frigorifique sur le même diagramme que précédemment


mais en changeant la couleur et en précisant le cycle avec échangeur et sans
échangeur.

Chapitre 2 : Principe de production de Installations frigorifiques :


froid avec un système frigorifique à de la théorie à la pratique de 55
compression mécanique base
Installations frigorifiques : Chapitre 2 : Principe de production de
56 de la théorie à la pratique de froid avec un système frigorifique à
base compression mécanique
3
PRINCIPAUX TYPES
D’INSTALLATIONS
FRIGORIFIQUES

Le type d’installation dépend principalement du mode d’alimentation des évaporateurs,


du fluide à refroidir ou tout simplement du nombre d’étage de compression.

Installations frigorifiques :
Chapitre3 : Principaux types
d’installations frigorifiques
de la théorie à la pratique de 57
base
3.1 PRINCIPES GÉNÉRAUX
D’ALIMENTATION DES
ÉVAPORATEURS
L’alimentation des évaporateurs peut s’effectuer de plusieurs manières.

Généralement, les évaporateurs sont alimentés soit par injection directe, soit par
regorgement.

ALIMENTATION DES ÉVAPORATEURS PAR INJECTION DIRECTE


L’alimentation s’effectue par le détendeur thermostatique ; c’est-à-dire que le fluide
frigorigène, à la sortie du détendeur, entre directement dans l’évaporateur.

La surchauffe des vapeurs à la sortie de l’évaporateur est alors contrôlée par le


détendeur thermostatique.

Figure 3.1 : Schéma fluidique injection directe

ALIMENTATION DES ÉVAPORATEURS PAR REGORGEMENT


L’évaporateur est alimenté à partir d’une bouteille de grande capacité appelée bouteille
basse pression, par circulation forcée à l’aide d’une pompe ou par gravité.

Ce système est utilisé en congélation pour les installations de grande puissance dans
les usines et dans les chalutiers.

Le niveau de fluide frigorigène liquide est maintenu constant dans la bouteille grâce à
un régulateur détendeur électrique ou à flotteur.

Installations frigorifiques : Chapitre 3 : Principaux types


58 de la théorie à la pratique de d’installations frigorifiques
base
Figure 3.2 : Schéma fluidique alimentation par regorgement
compresseur

condenseur

bouteille BP
régulateur
évaporateur détendeur
bouteille de liquide HP

pompe à fluide
frigorigéne

3.2 INSTALLATIONS FRIGORIFIQUES


À SAUMURE
Dans ce type d’installation, l’évaporation du fluide frigorigène dans l’évaporateur fournit
des « frigories » à un liquide incongelable (saumure) obtenu par dissolution de certains
sels (exemple : le chlorure de calcium) dans l’eau douce.

DESCRIPTION D’UNE INSTALLATION À SAUMURE


La saumure froide est envoyée dans les serpentins des locaux à refroidir par une
pompe. Le réglage de la température des chambres froides s’effectue en étranglant
plus ou moins les sectionnements de retour ou par des électrovannes commandées
par des thermostats d’ambiance. Le réglage peut être manuel ou automatique.

Sur le circuit de retour une caisse en charge permet de compenser les fuites éventuelles
de saumure. La pompe à saumure froide et les canalisations qui véhiculent un liquide
à basse température (jusqu’à -50°C) doivent être entièrement calorifugées.

Pour assurer le dégivrage un circuit spécial fait circuler de la saumure chaude dans
les serpentins. Le givre accumulé sur les tubes fond et se détache, ce qui améliore
le coefficient global de transmission de chaleur de l’échangeur de chaleur appelé
frigorifère.

Le circuit de fluide frigorigène est identique au circuit d’une installation à détente directe.

Installations frigorifiques :
Chapitre3 : Principaux types
d’installations frigorifiques
de la théorie à la pratique de 59
base
Figure 3.3 : Exemple de circuits d’une installation à saumure

pressostat pressostat caisse d’appoint


séparateur
d’huile HP BP
légumes
viande poissons
soupape fruits
de sureté
compresseur
eau de
filtre
refroidissement
échangeur
de chaleur pompe chambre froide
prise de à saumure
pression froide
réservoir de
liquide

deshydrateur
bac de dégivrage
vapeur chaude

filtre légume
évaporateur filtre pompe viande poisson
à saumure
chaude
détendeur fruits

PRÉPARATION DE LA SAUMURE
La préparation de la saumure (fluide caloporteur) et le plein du circuit des frigorifères
se font de la manière suivante :
■■ dissoudre les paillettes de chlorure de calcium dans l’eau douce (voir tableau
pour le dosage) ;
■■ ajouter à la solution 1 kg de soude caustique pour 100 kg de chlorure de calcium
afin d’atténuer la corrosion des bacs et des tuyauteries ;
■■ verser cette solution dans le bac de remplissage en la filtrant au travers d’un
tamis métallique à maille fine (1 à 2 mm) ou à travers un tissu fin (étamine) pour
arrêter les impuretés et préserver les pompes à saumure ;
■■ mettre la pompe à saumure en service ; faire le plein du circuit (entre 1 et 2 bar)
et purger l’air ;
■■ vérifier l’étanchéité du circuit ;
■■ compléter le niveau du bac de remplissage de telle manière que les serpentins
des évaporateurs soient toujours complètement immergés ;
■■ terminer en faisant le plein du circuit de réchauffage utilisé pour le dégivrage.

Installations frigorifiques : Chapitre 3 : Principaux types


60 de la théorie à la pratique de d’installations frigorifiques
base
Solution de chlorure de calcium (Ca Cl2)
Point de Teneur en sel en % Kg de sel par 100l
Densité à 15°C
congélation (°C) de la solution d’eau
0 1,00 0,1 0,1
- 0,6 1,01 1,3 1,3
- 1,2 1,02 2,5 2,6
- 1,8 1,03 3,6 3,7
- 2,4 1,04 4,8 5,0
- 3,0 1,05 5,9 6,3
- 3,7 1,06 7,1 7,6
- 4,4 1,07 8,3 9,0
- 5,2 1,08 9,4 10,4
- 6,1 1,09 10,5 11,7
- 7,1 1,10 11,5 13
- 8,1 1,11 12,6 14,4
- 9,1 1,12 13,7 15,9
- 10,2 1,13 14,7 17,3
- 11,4 1,14 15,8 18,8
- 12,7 1,15 16,8 20,2
- 14,2 1,16 17,8 21,7
- 15,7 1,17 18,9 23,3
- 17,4 1,18 19,9 24,4
- 19,2 1,19 20,9 26,5
- 21,2 1,20 21,9 28
- 23,3 1,21 22,8 29,6
- 25,7 1,22 23,8 31,2
- 28,3 1,23 24,7 32,9
- 31,2 1,24 25,7 34,6
- 34,6 1,25 26,6 36,2
- 38,6 1,26 27,5 37,9
- 43,6 1,27 28,4 39,7
- 50,1 1,28 29,4 41,6

Installations frigorifiques :
Chapitre3 : Principaux types
d’installations frigorifiques
de la théorie à la pratique de 61
base
3.3 INSTALLATIONS FRIGORIFIQUES
BI-ÉTAGÉES
Figure 3.4 : Installation frigorifique bi-étagée

injection
partielle

PRINCIPES DE LA COMPRESSION BI-ÉTAGÉE


Quand un milieu demande à être refroidi à une très basse température, la pression
d’évaporation de la machine devient considérablement faible. Ce qui conduit à un
rapport entre pressions de condensation et d’évaporation (taux de compression) trop
élevé ; occasionnant ainsi, un rendement énergétique faible et une température en fin
de compression élevée.

Pour pallier à cette contrainte, on peut diviser la compression en plusieurs paliers ou


étages quand le taux de compression dépasse 9.

Il existe plusieurs méthodes de compression bi étagée.

Deux configurations sont possibles :


■■ Dans le même compresseur, nous avons les cylindres (Haute Pression) HP et BP
(Basse Pression). Ce sont les compresseurs compound.
■■ La compression se fait avec deux compresseurs, le compresseur BP (ou booster)
et le compresseur HP.

Principe par refroidissement dans une compression bi – étagée


Les vapeurs issues de l’évaporateur sont comprimées dans un compresseur basse
pression (premier étage), puis refoulées vers la bouteille intermédiaire dans laquelle
elles seront refroidies. Ces vapeurs ayant atteint la pression requise (pression
intermédiaire) sont aspirées par le compresseur haute pression qui les comprime et
les refoule vers le condenseur.

Installations frigorifiques : Chapitre 3 : Principaux types


62 de la théorie à la pratique de d’installations frigorifiques
base
Figure 3.5 : Schéma de principe d’une machine à compression étagée

Compresseur
Condenseur haute
pression

Compresseur
basse
pression
Evaporateur

Figure 3.6 : Cycle bi étagé- refroidissement intermédiaire

In(P)

Machines à injection partielle

Figure 3.7 : Circuit frigorifique d’une machine à injection partielle

injection
partielle

Principe

Le principe repose sur l’abaissement de la température des vapeurs issues de


l’étage basse compression, ainsi que le sous refroidissement du liquide provenant du
condenseur. Cet abaissement de température se fait grâce à une détente isenthalpique
allant jusqu’à la vaporisation partielle du fluide occasionnant ainsi une production de
froid.

Installations frigorifiques :
Chapitre3 : Principaux types
d’installations frigorifiques
de la théorie à la pratique de 63
base
Le liquide issu du condenseur est séparé en deux parties :

L’une passe par un détendeur auxiliaire R2 où elle est détendue de la pression de


condensation Pk à la pression intermédiaire Pi. Ce mélange liquide -vapeur est injecté
dans une bouteille intermédiaire où il rencontre les vapeurs issues de la compression
basse. Or la température des vapeurs issues de R2 est inférieure à la température
des vapeurs issues de la compression basse. Cette portion de fluide qui ne subit pas
de changement d’état, sert à refroidir les vapeurs issues de la compression du premier
étage (voir figure ci-dessous).

L’autre partie du liquide passe dans un serpentin situé dans la partie basse de la
bouteille intermédiaire afin de subir un sous refroidissement.

Figure 3.8 : Schéma de principe de la machine à injection partielle

Figure 3.9 : Cycle bi étagé injection partielle

Le débit du détendeur R2 est déterminé de façon à ce que les vapeurs issues de B1


soient refroidies jusqu’à la courbe de condensation.

La température des vapeurs issues de la compression basse (point B1) est supérieure
à la température du mélange issu du détendeur R2. La bouteille intermédiaire provoque
donc un refroidissement des vapeurs B1B2 et une évaporation du mélange B3 B2.

Installations frigorifiques : Chapitre 3 : Principaux types


64 de la théorie à la pratique de d’installations frigorifiques
base
Machines à injection totale

Figure 3.10 : Circuit frigorifique d’une machine à injection totale

Salle de machines
évaporateur Bouteille extérieur
séparation MP
Bouteille
séparatrice BP

évaporateur

Principe

Il est aussi possible de choisir l’option d’utiliser la production de froid issue de


l’évaporation à l’étage intermédiaire B3B2. Pour cela, l’injection du fluide dans la
bouteille intermédiaire ne sera plus partielle mais plutôt totale. Dans les machines à
injection totale, la totalité du liquide est détendue dans la bouteille.

Figure 3.11 : Schéma de principe d’une machine à injection totale

Compresseur
Condenseur Haute
pression

Compresseur
basse
presssion

Evaporateur Evaporateur

Figure 3.12 : Cycle bi étagé de la machine à injection totale

Installations frigorifiques :
Chapitre3 : Principaux types
d’installations frigorifiques
de la théorie à la pratique de 65
base
CHOIX DE LA PRESSION INTERMÉDIAIRE
Le rendement de la machine dépend du choix de la pression intermédiaire.

Le choix pour un meilleur rendement se fait comme suit :

Il est possible d’abaisser davantage la température de vaporisation du fluide en


augmentant le nombre d’étages. Mais le volume massique augmente rapidement ce
qui peut conduire à des volumes considérables. L’abaissement de la température de
vaporisation, nous rapproche aussi du point triple (point du diagramme de phase qui
correspond à la coexistence de trois états (liquide, solide et gazeux) d’un corps pur. Les
machines en cascades permettent d’abaisser la température de vaporisation du fluide
tout en restant éloigné du point triple. Elles sont constituées de plusieurs machines
frigorifiques utilisant des fluides différents.

3.4 INSTALLATIONS FRIGORIFIQUES


EN CASCADE
Les cycles bi-étagés utilisent un seul fluide frigorigène. Ce dernier doit donc posséder
une pression de saturation au condenseur compatible avec les pressions maximales
d’utilisation des composants.

Au niveau de l’évaporateur, on préfère en principe maintenir des pressions supérieures


à la pression atmosphérique, pour éviter tout risque d’introduction d’humidité dans le
circuit. La température minimale d’évaporation étant égale à la température d’ébullition :
on peut ainsi descendre jusqu’à - 46 °C avec le R404A, - 51°C pour le R410A et - 33°C
pour l’ammoniac. D’autres fluides (le R23 et le R508B, par exemple) possèdent des
températures d’ébullition beaucoup plus basses, mais comme leur point critique est très
bas, leur température de saturation coté HP ne permettra pas leur condensation avec
de l’air ou de l’eau (à 28 bars, la température de saturation du R23 est de 4 °C, et celle
du R508B est à peu près de 0°C).

On met donc en œuvre des installations comprenant deux circuits mono étagés (ou
cellules) utilisant deux fluides frigorigènes différents, travaillant à des niveaux de
températures différents et couplés thermiquement au niveau d’un échangeur particulier
appelé évapo-condenseur : l’évaporateur de la cellule haute température sert à refroidir
le fluide frigorigène du condenseur de la cellule basse température.

Installations frigorifiques : Chapitre 3 : Principaux types


66 de la théorie à la pratique de d’installations frigorifiques
base
Figure 3.13 : Schéma de principe du cycle cascade

Dans une application des cascades, un HFC (R23 ou R508B) est utilisé dans la cellule
BT (Basse Température), ce qui permet d’atteindre des températures d’évaporation
avoisinantes 80 à -85°C.

La cellule HT (haute température) utilise souvent du R404A.

Une autre application pour les cascades concerne des températures d’évaporation plus
élevées (-50 °C), domaine couvert par les cycles bi-étagés utilisant un HFC comme
le R404A. Dans les cascades, le CO2 est utilisé dans la cellule BT, et le R404A ou
l’ammoniac sont utilisés dans la cellule HT.

Puisqu’on utilise deux fluides différents, on ne peut pas représenter le cycle sur un
seul diagramme. Par contre, la superposition des cycles mono étagés parcourus par
chacun des deux frigorigènes permet d’illustrer l’échange de chaleur entre les deux
cellules au niveau de l’évapo-condenseur, comme le montre la figure suivante.

Figure 3.14 : Illustration du cycle cascade

Cellule base température Cellule haute température

Cette solution de fluide à cascade utilisant deux cycles indépendants peut fonctionner
jusqu’à -85 °C avec le R508B et éventuellement -90°C avec l’éthane ou même - 100
°C avec l’éthylène.

Installations frigorifiques :
Chapitre3 : Principaux types
d’installations frigorifiques
de la théorie à la pratique de 67
base
Installations frigorifiques : Chapitre 3 : Principaux types
68 de la théorie à la pratique de d’installations frigorifiques
base
4
COMPRESSEURS
FRIGORIFIQUES
Le compresseur est le moteur du circuit frigorifique.

L’énergie mécanique est transformée en énergie de pression.

Le compresseur a pour rôle de faire circuler le fluide frigorigène dans le circuit fermé
et de faire passer ce même fluide de la basse pression à la haute pression (par
compression) ; basse pression à l’aspiration et haute pression au refoulement.

Pour un fonctionnement correct et durable du compresseur, le fluide frigorigène ne


doit se présenter pendant la compression qu’en phase vapeur car le liquide de fluide
frigorigène est incompressible.

La compression de liquide de fluide frigorigène peut endommager le compresseur


(clapets cassés ou déformés, etc.).

Installations frigorifiques :
Chapitre 4 : Compresseurs frigorifiques de la théorie à la pratique de 69
base
4.1 CLASSIFICATION DES
COMPRESSEURS
Les compresseurs peuvent être classés suivant le mode de compression ou bien selon
l’association moteur électrique et compresseur proprement dit.

CLASSIFICATION SUIVANT LE MODE DE COMPRESSION


Suivant ce classement, on distingue deux grandes catégories : les compresseurs
volumétriques et les compresseurs centrifuges.

Compresseurs volumétriques :
Ce sont des compresseurs dans lesquels le fluide est comprimé par la variation de
volume d’une capacité dans laquelle il a été préalablement aspiré. On distingue :
■■ les compresseurs alternatifs à pistons ;
■■ les compresseurs rotatifs à spirales (ou compresseurs scroll) ;
■■ les compresseurs à vis ;
■■ les compresseurs rotatifs à palettes.

Compresseurs alternatifs à pistons

On rencontre des compresseurs à piston de type ouvert, semi-hermétique et hermétique.

Le principe de fonctionnement d’un compresseur de type alternatif à piston est


comparable mécaniquement à un moteur de véhicule, il est basé sur le principe d’un
entraînement rotatif par un moteur souvent électrique transformé en mouvement de
translation (alternatif) par un ensemble de pièces mécaniques.

Ces pièces sont :


■■ Le moteur électrique, chargé d’apporter le mouvement de rotation du vilebrequin ;
■■ le vilebrequin, chargé de transformer le mouvement de rotation en translation par
son excentrique (maneton) ;
■■ La bielle (montée sur le maneton), chargée de transmettre le mouvement au
piston ;
■■ le piston, chargé de comprimer le fluide frigorigène dans le cylindre pendant sa
montée lorsque les deux clapets sont fermés.

Installations frigorifiques :
70 de la théorie à la pratique de Chapitre 4 : Compresseurs frigorifiques
base
Figure 4.1 : Compresseur alternatif à piston

refoulement clapet d’aspiration


clapet de refoulement

bielle moteur éléctrique


cylindre

aspiration

piston

vilebrequin huile frigorifique

Compresseurs rotatifs à spirales

La spirale mobile est entrainée par le moteur du compresseur. Elle est emboîtée dans
la spirale fixe et décrit un mouvement orbital (voir figure 4.2).

Par rapport au compresseur à piston, le succès du compresseur à spirales (scroll)


est en particulier dû à l’absence de clapet d’aspiration et de refoulement ainsi qu’à
la diminution du nombre de pièces en mouvement. Ces deux critères augmentent
la fiabilité mécanique du scroll, réduisent les vibrations ainsi que le niveau sonore si
important surtout en climatisation individuelle.

Figure 4.2 : Compresseur scroll

refoulement refoulement Aspiration

spirale mobile

spirale fixe

aspiration

Spirale Spirale
mobile Fixe

Compresseurs rotatifs à palettes

On rencontre des compresseurs rotatifs monocellulaires, bicellulaires et multicellulaires.


Le nombre de cellules étant déterminé par celui des palettes.

Installations frigorifiques :
Chapitre 4 : Compresseurs frigorifiques de la théorie à la pratique de 71
base
Les compresseurs rotatifs à palettes sont surtout utilisés en froid commercial ; mais
leur utilisation s’étend à d’autres domaines comme la climatisation.

Figure 4.3 : Compresseur rotatif à palettes multicellulaire

refoulement
aspiration

corps

rainure dans
le rotor

volume aspiré

palettes

Principe de fonctionnement (exemple des compresseurs monocellulaire)

Le fonctionnement du compresseur à palettes est basé sur la rotation d’un arbre


solidaire à un rotor cylindrique muni de palettes équidistantes.

Le rotor tourne dans une chambre de section elliptique. La palette maintenue contre
les parois, par force centrifuge définit un volume qui à chaque demi-tour passe par les
orifices d’admission du fluide frigorigène.

La forme spécifique de la chambre (lunule) et le positionnement du rotor avec la palette


engendrent une diminution progressive du volume lors de la rotation de cet ensemble,
d’où la compression du fluide frigorigène.

Avantages de ce type de compresseur : moins de pièces en mouvement et plus grande


souplesse de fonctionnement (variation de vitesse et vitesse rotation importante).

Les compresseurs à palettes n’ont pas de clapet d’aspiration. Ils sont cependant
équipés de clapet de refoulement s’ils sont de type monocellulaire.

Installations frigorifiques :
72 de la théorie à la pratique de Chapitre 4 : Compresseurs frigorifiques
base
Figure 4.4 : Phases durant le fonctionnement du compresseur à palette

palette
aspiration refoulement aspiration
clapet de
refoulement fluide frigorigéne
enveloppe BP

stator

fluide frigorigéne noyau excentrique


HP

début de compression - début début de refoulement - d’aspiration en


d’aspiration cours

refoulement en cours - aspiration fin de refoulement -fin d’ aspiration


en cours

Compresseurs à vis

Ce compresseur est très utilisé dans le domaine de la réfrigération industrielle où la


charge de réfrigérant est très élevée.

On distingue les compresseurs mono vis (mono rotor) et les compresseurs double vis
(bi rotors)

Figure 4.5 : Compresseur à vis

Vis rotor Huile


Aspiration
Piston déquilibrage butée
accouplement

Garniture
Huile

Tiroir de puissance Refoulement

Carter stator

Installations frigorifiques :
Chapitre 4 : Compresseurs frigorifiques de la théorie à la pratique de 73
base
La compression du fluide frigorigène se fait à l’aide de vis. Le réfrigérant à basse
pression pénètre à une extrémité (stade A) pour être acheminé à l’autre extrémité
en vapeur haute pression (stade B). C’est la réduction progressive de l’espace inter
lobaire entre les deux vis qui élève la pression du fluide frigorigène.

Avec les compresseurs à vis, nous avons les avantages suivants :


■■ faible encombrement pour une grande puissance ;
■■ on ne craint pas les coups de liquide du fait de l’absence de clapets ;
■■ faible niveau sonore ;
■■ pratiquement pas de travaux de maintenance du fait de la robustesse du
mécanisme.

Ce type de compresseur requiert plusieurs accessoires pour son bon fonctionnement.


Le système de lubrification est très complexe et un séparateur d’huile doit être
installé ainsi qu’un refroidisseur d’huile dans certains cas, ce qui entraîne des coûts
d’installation exorbitants.

Compresseurs centrifuges :
Appelés également turbocompresseurs dans lesquels la compression résulte de la
force centrifuge obtenue par entraînement dynamique au moyen d’une roue à aubes,
c’est un type de compresseurs destiné à des applications de grandes puissances
frigorifiques et utilisant des fluides à masse molaire élevée.

Figure 4.6 : Compresseur centrifuge

Installations frigorifiques :
74 de la théorie à la pratique de Chapitre 4 : Compresseurs frigorifiques
base
CLASSIFICATION SUIVANT L’ASSOCIATION MOTEUR ÉLECTRIQUE–COM-
PRESSEUR
Lorsqu’on parle de compresseur, on sous-entend moto compresseur, le compresseur
étant la partie mécanique entraînée par un moteur électrique.

Suivant le type de liaison ou d’association entre les deux parties, on distingue :


■■ Les compresseurs hermétiques ;
■■ Les compresseurs ouverts ;
■■ Les compresseurs semi- hermétiques ou hermétiques accessibles.

Compresseurs hermétiques

Figure 4.7 : Compresseur hermétique

vilebrequin piston
bielle clapet d’aspiration
clapet de
refoulement
refoulement

cylindre

aspiration

huile frigorifique
moteur
éléctrique
arbre

Le moteur électrique et le compresseur sont enfermés dans la même enveloppe sans


possibilité d’accès « en principe » à chacune des parties de manière isolée, l’ensemble
est supporté généralement par des ressorts pour éviter la transmission des vibrations.

Le compresseur aspire les vapeurs de fluide frigorigène à l’intérieur de l’enveloppe et


le refoulement est effectué au travers d’une tuyauterie souple brasée à la chambre de
refoulement.

Le refroidissement des enroulements du moteur électrique assuré par les vapeurs


aspirées de l’évaporateur.

Le moteur électrique est alimenté par des fils reliés à des bornes étanches.

Ce type de compresseur est utilisé pour les petites et moyennes puissances (appareils
ménagers, refroidisseurs de liquides, froid commercial, etc.).

Installations frigorifiques :
Chapitre 4 : Compresseurs frigorifiques de la théorie à la pratique de 75
base
Compresseurs ouverts

Figure 4.8 : Compresseur ouvert

Le moteur électrique et le compresseur sont associés par un organe de liaison qui peut
être un manchon d’accouplement ou une ou plusieurs courroies.

L’accès aux différents éléments du compresseur de même que ceux du moteur


électrique est possible.

Dans ce type de compresseur, la vitesse de rotation et partant, la puissance frigorifique


peuvent être modifiées par le changement du diamètre des poulies ou en utilisant un
moteur avec un système de variation de vitesse de rotation. Un dispositif d’étanchéité
tournant (garniture rotative ou boite d’étanchéité) assure l’étanchéité entre le carter
et l’extérieur. Ce type de compresseur est utilisé pour une large plage de puissances.

Installations frigorifiques :
76 de la théorie à la pratique de Chapitre 4 : Compresseurs frigorifiques
base
Compresseurs semi-hermétiques

Figure 4.9 : Compresseur semi-hermétique

Le moteur électrique et le compresseur sont montés sur un arbre commun et sur le même
bâti avec la possibilité d’accès à chaque élément, ce qui fait que ces compresseurs
sont également appelés compresseurs hermétiques « accessibles ». L’accessibilité
est réalisée par des plaques jointées et boulonnées sur le bâti. Ce type bénéficie des
avantages du groupe ouvert (accès au mécanisme) et du groupe hermétique (pas de
pièces mobiles sortant du carter).

Ils sont utilisés pour les moyennes puissances et leur refroidissement est assuré par
les vapeurs aspirées.

4.2 HUILES FRIGORIFIQUES


L’huile est un élément important dans le fonctionnement des compresseurs frigorifiques,
elle assure la lubrification des pièces en mouvement pour :
■■ diminuer l’usure par frottement ;
■■ diminuer l’échauffement entre les parties en mouvement ;
■■ diminuer le niveau sonore du compresseur ;
■■ Assurer l’étanchéité entre la zone basse pression et haute pression du
compresseur ;

Elle permet également d’améliorer la bonne tenue des garnitures d’étanchéité rotatives
des compresseurs ouverts.

Dans l’industrie frigorifique, on trouve


■■ les huiles minérales pour les CFC et HCFC ;
■■ les huiles semi-synthétiques (mélange huile minérale et huile synthétique) pour
les CFC et HCFC ;
■■ les huiles synthétiques (chimiques) pour les CFC et HCFC ;

Installations frigorifiques :
Chapitre 4 : Compresseurs frigorifiques de la théorie à la pratique de 77
base
■■ les huiles polyalkyléneglycol (PAG) pour la climatisation automobile et ester pour
HFC.

Ces huiles subissent un raffinage spécial pour travailler à des températures extrêmes
et permettre une lubrification à vie des pièces en mouvement.

Du fait de leur non miscibilité avec les nouveaux fluides comme le R134a ou le
R404A (HFC), les huiles minérales sont obligatoirement remplacées par des huiles de
synthèse de type ester.

Les huiles traditionnelles du type minéral qui sont le produit d’une distillation du pétrole
brut ou les huiles semi-synthétiques comme les Alkybenzenes étaient parfaites compte
tenu de leur miscibilité avec les HCFC, mais les nouveaux fluides frigorigènes (HFC)
nécessitent l’utilisation d’une nouvelle huile appelée Ester (POE) ; contrairement
aux huiles minérales, les huiles Ester ont un pouvoir de rétention d’eau très élevé
(hygroscopie élevée); et, de ce fait les précautions suivantes sont à prendre :
■■ Eviter de laisser l’huile dans un récipient non fermé pendant une longue période ;
■■ Monter obligatoirement un déshydrateur anti-acide sur le circuit frigorifique ;
■■ Tirer au vide le circuit frigorifique avant la charge en fluide frigorigène.

Tableau 4.1 : Correspondances de fluides frigorigènes et huiles frigorifiques

FLUIDES FRIGORIGENES HUILES FRIGORIFIQUES


R401
R409
HCFC R402 Minérales et Alkylbenzène
R408
R22
R134a
R404A
HFC R407C Ester
R410A
R507

4.3 TECHNIQUES DE LUBRIFICATION


DES COMPRESSEURS
Les compresseurs doivent être lubrifiés à des points précis tels que les paliers, les
têtes de bielle, les pieds de bielle, les cylindres et la garniture d’étanchéité.

L’huile assure la lubrification des pièces en mouvement de même qu’elle contribue


au refroidissement (évacuation de la chaleur due aux frottements) et participe à
l’étanchéité du système. On distingue la lubrification avec ou sans pompe à huile.

Installations frigorifiques :
78 de la théorie à la pratique de Chapitre 4 : Compresseurs frigorifiques
base
LUBRIFICATION SANS POMPE À HUILE

Lubrification par barbotage


Les têtes de bielles plongent dans l’huile et la projette à l’intérieur du carter lors des
remontées. Cette technique convient pour des petits compresseurs dont la vitesse
de rotation ne dépasse pas 800 tr/mn. Pour des vitesses supérieures, on constate la
formation d’émulsion d’huile formée par l’agitation créée par le fouettement des têtes
des bielles.

Lubrification des compresseurs hermétiques


Les compresseurs hermétiques disposent d’un dispositif de lubrification sans barbotage
des têtes de bielle, ni pompe à huile.

L’arbre creux muni d’une rainure hélicoïdale plonge dans l’huile et c’est par la
capillarité et sous l’effet de la force centrifuge que l’huile remonte le long de l’arbre (en
empruntant la rainure hélicoïdale) et lubrifie les organes essentiels du compresseur
(paliers, bielles…). En bout d’arbre, l’huile est finalement projetée dans la cloche en
fines gouttelettes, refroidissant ainsi le moteur et retombant ensuite dans le bas de la
cloche, ce dispositif fonctionne quel que soit le sens de rotation (réversible).

LUBRIFICATION FORCÉE PAR POMPE À HUILE


Une pompe à huile placée en bout d’arbre assure la lubrification des points essentiels
du compresseur.

Figure 4.10 : Système de lubrification par pompe à huile

Vers axes de pistons


Pompe à huile

Huile

Palier AR. Filtre Palier AV .

Un circuit classique de lubrification sous pression comporte :


■■ Un filtre d’aspiration à l’entrée du circuit disposé dans l’huile ;
■■ Une pompe à huile entraînée par l’arbre vilebrequin ;
■■ Un filtre de refoulement à mailles fines (chez certains constructeurs) ;
■■ Un dispositif de contrôle de la pression de lubrification (pressostat d’huile).

Installations frigorifiques :
Chapitre 4 : Compresseurs frigorifiques de la théorie à la pratique de 79
base
L’huile retourne ensuite dans le carter de diverses manières (fuites internes des
paliers et manetons, fuite permanente de la garniture, raclage des parois internes des
cylindres, chambres d’aspiration, retour de la soupape de décharge). La pompe à huile
doit délivrer une pression supérieure à la pression régnant dans le carter pour que la
lubrification soit correcte.

Lorsque le compresseur est équipé d’une pompe à huile, le montage et le raccordement


électrique corrects d’un pressostat d’huile s’imposent.

SYSTÈMES DE CONTRÔLE D’HUILE


Dans le compresseur, une certaine quantité d’huile frigorifique se mélange avec le
fluide frigorigène et est inévitablement entrainée par ce dernier par le refoulement.
Ainsi, il est nécessaire de séparer l’huile du fluide frigorigène de la restituer au carter
du compresseur pour assurer en permanence une bonne lubrification.

Figure 4.11 : Schéma fluidique du dispositif de contrôle de l’huile

huile

Refoulement

Réservoir d’huile
Séparateur d’huile

Filtre à huile
vers aspiration

Pressostat HP
Pressostat HP

Pressostat BP Pressostat BP

Compresseur Régulateur de niveu


d’huile

Réservoir d’huile
Sur les installations ayant plusieurs compresseurs, il est nécessaire d’installer un
réservoir d’huile dans lequel est stockée l’huile provenant du séparateur d’huile
avant d’être restituée aux différents compresseurs par des lignes de retour d’huile
individuelles. Le réservoir d’huile permet une compensation instantanée des variations
d’entrainement d’huile aux compresseurs.

Installations frigorifiques :
80 de la théorie à la pratique de Chapitre 4 : Compresseurs frigorifiques
base
1 : réservoir

2 : robinet d’arrivée d’huile

3. robinet de sortie d’huile

4 : voyant

5. raccord avec clapet taré

Régulateur de niveau d’huile


Le rôle du régulateur de niveau d’huile est d’assurer la surveillance et le maintien
automatique d’un niveau d’huile dans le carter de chaque compresseur. Il permet
un fonctionnement indépendant de chaque compresseur. Le niveau d’huile dans le
régulateur correspond à celui du carter du compresseur. Il est doté d’un voyant à
travers lequel le niveau d’huile dans le compresseur est contrôlé.

Figure 4.12 : Régulateur de niveau d’huile

L’utilisation du régulateur de niveau d’huile s’impose sur une installation lorsque


nous avons des compresseurs montés à des niveaux différents ou de puissances
frigorifiques différentes.

Installations frigorifiques :
Chapitre 4 : Compresseurs frigorifiques de la théorie à la pratique de 81
base
L’huile séparée et récupérée dans le réservoir d’huile est envoyée dans le carter du
compresseur lorsque le niveau d’huile est insuffisant.

Le niveau d’huile dans le régulateur est contrôlé par un flotteur qui, lorsque ce niveau
est au-dessus d’un certain seuil réglé, libère la vanne pointeau à travers laquelle l’huile
est envoyées dans le carter du (ou des) compresseur (s) jusqu’à rétablissement du
niveau optimal.

Il existe également des régulateurs électroniques de niveau d’huile dont l’admission


d’huile est effectuée par une électrovanne. La détection du niveau d’huile est faite
grâce à un système électromagnétique.

Installations frigorifiques :
82 de la théorie à la pratique de Chapitre 4 : Compresseurs frigorifiques
base
Exercice théorique 4.1

La figure ci-dessous représente un compresseur frigorifique

1. On considère l’association moteur-compresseur.

a. Identifier le type de compresseur

b. Citer les autres types de compresseur

c. Quel est l’avantage du compresseur de la figure 1 par rapport autres cités


en b ?

2. Identifier le type de compresseur en considérant la manière dont la compression


est obtenue et citer deux autres types de compresseur appartenant à la même
famille.

3. Identifier les éléments : a, b, c, d, e, f, g, h, i.

4. Donner le rôle des éléments : c, d, e, i

5. Décrire le principe de fonctionnement de ce compresseur.

Installations frigorifiques :
Chapitre 4 : Compresseurs frigorifiques de la théorie à la pratique de 83
base
Exercice théorique 4.2

La figure ci-dessous représente la vue en coupe d’un compresseur scroll.

refoulement

spirale mobile

spirale fixe

aspiration

1. Quel est le rôle de l’huile dans le compresseur ?


__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

2. Quelle est la technique de lubrification utilisée pour ce compresseur ?


__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

3. Décrire le principe de cette technique de lubrification.


__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

4. Citer les autres techniques de lubrification utilisées pour les compresseurs


frigorifiques.
__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

Installations frigorifiques :
84 de la théorie à la pratique de Chapitre 4 : Compresseurs frigorifiques
base
Exercice théorique 4.3

Compléter à partir de la légende ci-dessous la compatibilité des lubrifiants aux


réfrigérants.

Légende :

√ Approprié

Application limitée

x Non approprié

Lubrifiants appropriés
Réfrigérant
Huiles Huiles Polyol
Huiles minérales
alkylbenzenes Esters
CFC -11

CFC-12

R-502

HCFC-22

HCFC-123

HFC-134a

HFC-404A

HFC-407C

HFC-410A

HFC-507A

HC-600a

HC-290

R-717 (NH3)

Installations frigorifiques :
Chapitre 4 : Compresseurs frigorifiques de la théorie à la pratique de 85
base
Installations frigorifiques :
86 de la théorie à la pratique de Chapitre 4 : Compresseurs frigorifiques
base
5
CONDENSEURS
– DÉTENDEURS -
EVAPORATEURS
Dans ce chapitre, nous allons étudier trois composants principaux du circuit frigorifique
à savoir le condenseur, le détendeur et l’évaporateur.

Rappel :

Sous l’effet de la compression, la pression et la température du fluide frigorigène


augmentent. Dans le condenseur qui est un échangeur thermique, le fluide frigorigène
est refroidi par un fluide (air, eau, etc.) et se liquéfie (condensation).

Le fluide frigorigène est ensuite injecté dans l’évaporateur par le détendeur dont le
rôle est de créer une perte de charge entre le condenseur et l’évaporateur. Cette
perte de charge va entraîner une chute de la pression du fluide frigorigène et donc
simultanément une baisse de sa température.

Chapitre 5 : Condenseurs – Détendeurs - Installations frigorifiques :


Evaporateurs de la théorie à la pratique de 87
base
Dans l’évaporateur qui est aussi un échangeur thermique, le fluide frigorigène liquide
à basse température va s’évaporer en absorbant la chaleur du local.

5.1 CONDENSEURS
Un condenseur est un échangeur de chaleur qui assure, grâce à un médium de
refroidissement, air et/ou eau l’évacuation de la quantité de chaleur prélevée au milieu
à refroidir par l’évaporateur et la quantité de chaleur du travail du compresseur qui sont
contenues dans les vapeurs de fluide frigorigène. Il permet ainsi au fluide frigorigène
gazeux de se liquéfier en cédant sa chaleur au médium de refroidissement.

Nb : lorsque la tuyauterie d’aspiration est mal calorifugée (isolée thermiquement), la


chaleur absorbée par le gaz s’ajoute à la quantité de chaleur que doit normalement
évacuer le condenseur.

On peut distinguer :
■■ Les condenseurs à refroidissement par air
■■ Les condenseurs à refroidissement par eau
■■ Les condenseurs mixtes (à air et à eau).

CONDENSEURS À AIR
L’air est un fluide dont on peut disposer gratuitement et en quantité illimitée, c’est
donc à lui qu’en premier on fera recours pour le refroidissement des condenseurs.
Malheureusement, l’air a une très faible chaleur massique (c=1 kJ/Kg d’air sec),
et d’autre part, le coefficient global de transmission thermique entre une vapeur
condensant et un gaz est également faible.

Cela implique des appareils très encombrants avec un niveau sonore élevé et explique
pourquoi en règle générale, les condenseurs à air n’équipent que des machines
frigorifiques de puissance égale ou inférieure à 6000 W, toutefois, étant donné le prix
du mètre cube d’eau de ville, certains condenseurs dans les installations industrielles
peuvent atteindre des échanges de chaleur allant jusqu’à 2000 kW.

Nous allons seulement étudier les condenseurs air à ventilation forcée, destinés aux
installations de froid commercial et industriel.

Condenseurs à circulation d’air naturelle.


On rencontre ce type de condenseur sur tous les réfrigérateurs et congélateur armoire.
Le condenseur statique est généralement fixé parallèlement à la paroi arrière du
meuble. Il est constitué de tube en acier avec des lamelles intermédiaires en tôle qui
augmentent la surface d’échange thermique.

Installations frigorifiques : Chapitre 5 : Condenseurs – Détendeurs -


88 de la théorie à la pratique de Evaporateurs
base
Figure 5.1 : Réfrigérateur doté de condenseur statique

Condenseur à ventilation
naturelle d’air

Condenseurs à circulation d’air forcée


Emploi :

Sur les installations de petites puissances jusqu’aux installations de plusieurs milliers


de kW du fait de la gratuité de l’air.

Ils sont placés sur le socle du groupe compresseur (petites et moyennes puissances),
l’hélice ou la turbine de circulation d’air est soit entraînée par courroie dans le cas
de compresseur ouvert, soit par moteur électrique indépendant dans le cas de
compresseurs hermétiques, ou semi-hermétiques.

Dans le cas de grandes puissances, plusieurs ventilateurs sont nécessaires. Les


condenseurs à air de grandes puissances peuvent être refroidis par de grandes
turbines entrainées par des courroies à l’aide d’un moteur de puissance appropriée.

Le faisceau de condensation est constitué par un certain nombre de tubes à ailettes,


le sertissage des ailettes pouvant être réalisé par différents procédés.

Chapitre 5 : Condenseurs – Détendeurs - Installations frigorifiques :


Evaporateurs de la théorie à la pratique de 89
base
Figure 5.2 : Condenseurs à air à ventilation forcée

CONDENSEURS À EAU
Le rôle dévolu à un condenseur à eau est identique à celui que remplit le condenseur à
air, cependant, le choix de son utilisation va dépendre de plusieurs facteurs importants :
■■ la puissance de l’installation frigorifique ; la chaleur massique de l’eau étant
environ 4 fois plus importante que celle de l’air, la taille du condenseur en sera
réduite.
■■ la disponibilité du fluide échangeur, proximité d’une source, d’un puits ou d’un
cours d’eau pouvant servir de point de puisage, dans ce cas, l’utilisation de l’eau
comme fluide de refroidissement sera intéressante à condition de disposer d’un
débit suffisant et d’avoir l’autorisation de puiser ou de capter cette eau en fonction
de la réglementation.
■■ le moyen d’échange utilisé :
–– à eau perdue ;
–– à eau recyclée en utilisant une quantité d’eau minimum (utilisation d’une
tour de refroidissement).

Condenseurs coaxiaux et contre-courant


Afin d’augmenter la vitesse de l’eau au contact de la paroi du tube dans lequel circule
le fluide, on a recours à une solution simple qui consiste à placer concentriquement
deux tubes.

Le fluide circulant dans l’espace extérieur et l’eau dans le tube intérieur.

Il est conseillé de faire circuler les deux fluides à contre-courant.

Installations frigorifiques : Chapitre 5 : Condenseurs – Détendeurs -


90 de la théorie à la pratique de Evaporateurs
base
Figure 5.3 : Vue en coupe d’un condenseur coaxial

Eau
fluide
frigorigéne

Quel que soit le modèle utilisé, ces condenseurs nécessitent la présence sur le circuit
d’une bouteille réservoir de liquide (voir figure 5.4), cette bouteille permet d’accumuler
une certaine quantité de liquide frigorigène qui, sans la présence de celle-ci, engorgerait
les dernières spires du condenseur et diminuerait d’autant la surface libre pour la
condensation du fluide.

Figure 5.4 : Condenseur coaxial avec bouteille de liquide

entrée fluide frigorigéne


gazeux

sortie eau de
refroidissement

entrée eau de
refroidissement

sortie fluide frigorigéne


sortie liquide
bouteille entrée
bouteille

bouteille de
liquide

Condenseurs multitubulaires horizontaux


Ils comprennent (voir figure ci-dessous) :
■■ un corps cylindrique (1) appelé calandre et réalisé en tube d’acier étiré sans
soudure, ou si le diamètre est trop important, par une virole en tôles d’acier
roulées et soudées.

Chapitre 5 : Condenseurs – Détendeurs - Installations frigorifiques :


Evaporateurs de la théorie à la pratique de 91
base
■■ aux extrémités de la calandre deux plaques de fond (2) en acier soudées sur la
calandre et comportant autant de trous que le faisceau tubulaire comporte de
tubes.
■■ un faisceau tubulaire (3) réalisé en tubes d’acier étiré sans soudure, soudés sur
les plaques de fond.
■■ les tubulures d’entrée et de sortie du fluide frigorigène situées à chaque extrémité
de la calandre et en opposition l’une de l’autre (4).
■■ des fonds en fonte (5) ou formés chacun par une bride en acier et un fond en
acier embouti soudé sur la bride.

Figure 5.5 : Vue en coupe d’un condenseur multitubulaire

1 . Corps (calandre)
2 . plaque de fond
3 . faisceau tubulaire
4 . tubulures entrée et
sortie fluide frigorigéne
5 . fond
E . entrée eau
S . sortie eau

Figure 5.6 : Condenseur à eau multitubulaire

entrée fluide f.
condenseur sortie eau HP

entrée eau

sortie fluide frigorigéne

Le condenseur à eau multitubulaire, de par sa conception, joue en même temps le rôle


d’un réservoir de liquide.

Tours de refroidissement
Dans les petites installations frigorifiques, on utilise des condenseurs à eau perdue.

Par contre, sur les installations plus puissantes, pour des raisons économiques, on

Installations frigorifiques : Chapitre 5 : Condenseurs – Détendeurs -


92 de la théorie à la pratique de Evaporateurs
base
utilise de l’eau recyclée pour refroidir les condenseurs à eau. La tour de refroidissement
(à circuit fermé ou à circuit ouvert) est utilisée dans ce circuit d’eau de refroidissement
du condenseur afin de permettre l’abaissement de la température de l’eau sortant du
condenseur et permettre en toutes saisons d’assurer une température régulière de
l’eau arrivant au condenseur.

Figure 5.7 : Tour de refroidissement

Principe :

L’eau en circulation dans le condenseur par l’intermédiaire d’une pompe, absorbe la


chaleur de condensation. Cette eau est envoyée dans la tour de refroidissement où, par
un système de pulvérisation, elle est répartie sur toutes les surfaces de pulvérisation
pour tomber ensuite par ruissellement au fond de la tour. On favorise ainsi l’évaporation
d’une partie de l’eau en augmentant la surface de contact avec l’air. Cette eau va se
refroidir par vaporisation au contact de l’air. Une ventilation à contre-courant du sens
de ruissellement de l’eau est utilisée pour augmenter l’échange de chaleur.

Par rapport à un condenseur à eau perdue, la consommation d’eau est moindre. La


consommation se limite à l’évaporation et à la purge de déconcentration.

Tours de refroidissement à circuit fermé

La circulation d’eau dans le circuit se fait en circuit fermé. Le condenseur a un rendement


constant car il n’y a pas de dépôts de boues ni de calcaire et seule la tour doit être
nettoyée du calcaire qui se dépose à l’extérieur des tubes de l’échangeur.

L’eau d’appoint doit être traitée et un traitement anti-algue et anticorrosion par


l’utilisation de certains produits chimiques est souvent nécessaire.

Chapitre 5 : Condenseurs – Détendeurs - Installations frigorifiques :


Evaporateurs de la théorie à la pratique de 93
base
Figure 5.8 : Tour de refroidissement à circuit fermé

tour de refroidissement

condenseur

Tours de refroidissement à circuit ouvert

L’eau est pulvérisée devant un ventilateur et le refroidissement est alors renforcé par
la vaporisation partielle de cette eau. Après refroidissement, cette eau sera conduite
vers le condenseur à eau se trouvant près du compresseur.

Figure 5.9 : Tour de refroidissement à circuit ouvert

tour de refroidissement

condenseur

compresseur pompe

CONDENSEURS ATMOSPHÉRIQUES
Parmi les condenseurs atmosphériques, les condenseurs à évaporation forcée ou
condenseurs évaporatifs sont plus récents que les condenseurs à ruissellement. Ils
permettent, d’une part, de réduire dans les mêmes conditions la consommation d’eau
et d’autre part la circulation forcée de l’air sur le faisceau de condensation permet de
réduire énormément l’encombrement de l’appareil.

Le coffrage métallique nécessaire à la bonne circulation de l’air, en empêchant les

Installations frigorifiques : Chapitre 5 : Condenseurs – Détendeurs -


94 de la théorie à la pratique de Evaporateurs
base
éclaboussures extérieures d’eau, rend possible l’installation du condenseur dans une
salle de machines, le mettant ainsi à l’abri des intempéries; l’évacuation de l’air chaud
saturé se faisant à l’extérieur du bâtiment à l’aide d’une gaine métallique inoxydable.
Conception et réalisation :

Leur conception est semblable à celle des condenseurs à ruissellement, nous y trouvons
toutefois un dispositif de pulvérisation qui remplace les rampes de ruissellement et en
plus d’un ensemble de ventilation comportant un ou plusieurs ventilateurs centrifuges,
l’ensemble est complété par un séparateur de gouttelettes.

Figure 5.10 : Condenseur évaporatif

5.2 DÉTENDEURS
L’alimentation automatique en fluide frigorigène de l’évaporateur d’une installation
nécessite un appareillage qui aura pour rôle de n’injecter à l’évaporateur que la quantité
de fluide frigorigène juste nécessaire pour absorber l’apport calorifique en provenance
du milieu à refroidir.

Pour réaliser ce besoin, nous avons à notre disposition plusieurs types d’appareils
fonctionnant suivant des principes différents. Lors de son passage à travers le
rétrécissement ou l’orifice calibré, le fluide frigorigène subit une chute importante de
pression et se vaporise partiellement. C’est cette vaporisation partielle qui refroidit le
liquide restant.

Chapitre 5 : Condenseurs – Détendeurs - Installations frigorifiques :


Evaporateurs de la théorie à la pratique de 95
base
DÉTENDEURS CAPILLAIRES
Ils sont constitués d’un tube de cuivre de petit diamètre et relativement long ; diamètre
compris entre 0,6 et 1mm.

Ce type de détendeur est généralement utilisé sur les équipements frigorifiques de


petite puissance (réfrigérateur, congélateur, climatiseur, etc.).

Il part du filtre déshydrateur jusqu’à l’évaporateur en contact ou à l’intérieur de la


tuyauterie d’aspiration.

Figure 5.11 : Tube capillaire

Important : Le capillaire doit être en bon contact avec la tuyauterie d’aspiration sur une
grande longueur. Le plus souvent le tube capillaire est enfilé dans le tube d’aspiration,
réalisant ce que l’on appelle un échangeur. Ceci permet d’améliorer la production
frigorifique.

Conseil : en cas d’intervention sur le circuit frigorifique, ne jamais raccourcir le tube


capillaire ; cela peut entrainer un déséquilibre du circuit frigorifique.

DÉTENDEURS THERMOSTATIQUES
Le détendeur thermostatique est l’organe de détente le plus couramment utilisé
dans les installations frigorifiques, il règle l’injection de liquide frigorigène de façon à
maintenir constante la surchauffe des vapeurs sortant de l’évaporateur dans une plage
compatible avec l’alimentation optimale de l’évaporateur.

Installations frigorifiques : Chapitre 5 : Condenseurs – Détendeurs -


96 de la théorie à la pratique de Evaporateurs
base
Figure 5.12 : (a) : Détendeurs thermostatiques à égalisation de pression interne b) : Détendeurs
thermostatiques à égalisation de pression externe

Détendeur thermostatique à égalisation de pression interne

Utilisation

Ce type de détendeur est bien adapté lorsque la perte de charge entre l’aval du
détendeur et la sortie de l’évaporateur est faible, ce qui est le cas la plupart du temps
sur les installations frigorifiques de faible puissance dont l’évaporateur est équipé
d’une ou deux sections seulement.

Figure 5.13 : Détendeur thermostatique à égalisation de pression interne

(1) membrane déformable


Entrée (2) bulbe
Evap
(3) corps
(4) ressort
Entrée
Détendeur

Chapitre 5 : Condenseurs – Détendeurs - Installations frigorifiques :


Evaporateurs de la théorie à la pratique de 97
base
Fonctionnement

Figure 5.14 : Schéma de fonctionnement du détendeur thermostatique à égalisation de pression


interne

4,6 bar (+4 C)


6 bar Fb
R22
4,6 bar
FO

1,4 bar Fr 11 C
6bar

4 C 11 C

Le détenteur est en équilibre quand Fb = Fo + FR

Fb est la force d’ouverture due à la pression régnant dans le bulbe qui s’exerce de haut
en bas sur le dessus de la membrane (point b).

Fo est la force de fermeture due à la pression d’évaporation Po et qui s’exerce de bas


en haut sur le dessous de la membrane (point o)

Fr est la force de fermeture due au ressort de réglage (point r) qui s’exerce de bas en
haut sur le pointeau du détendeur.

Si Po = 4,6bar et que le ressort de réglage exerce une pression de 1,4bar, ces deux
pressions s’additionnent pour exercer une pression de fermeture de 6bar. Le détendeur
ne pourra donc commencer à ouvrir que lorsque la pression d’ouverture due au bulbe
sera supérieure à 6bar, c’est-à-dire lorsque la température du R22 contenu dans le
bulbe atteindra 11°C.

Si la température du bulbe devient supérieure à 11°C, la pression d’ouverture Fb


dépasse 6bar et le détendeur ouvre.

Si la température du bulbe s’abaisse en dessous de 11°C, la pression d’ouverture Fb


devient inférieure à 6bar et le détendeur ferme.

Ainsi la pression de 1,4 bar exercée par le ressort de réglage permet de maintenir en
permanence un écart de 7°C entre la température d’évaporation et la température du
bulbe (c’est la surchauffe). Si on modifie la pression exercée par le ressort, on modifie
également la surchauffe.

Installations frigorifiques : Chapitre 5 : Condenseurs – Détendeurs -


98 de la théorie à la pratique de Evaporateurs
base
Détendeur thermostatique à égalisation de pression externe

Utilisation

Dans une installation frigorifique dont les pertes de charge (différence de pression)
entre la sortie du détendeur et la sortie de l’évaporateur sont importantes, il est
préférable d’utiliser un détendeur à égalisation de pression externe.

La conception générale de ce détendeur est la même que celle du détendeur à


égalisation interne de pression, cependant, deux particularités dans la conception de
ce détendeur sont à signaler :
■■ le passage de la tige de liaison reliant soufflet et pointeau doit être rendue
étanche par presse-étoupe;
■■ l’emprunt de pression fait à la sortie de l’évaporateur est acheminé jusqu’au
détendeur par un tube spécialement prévu à cet effet et amené sous la
membrane (ou le soufflet) par un raccord spécial existant sur le corps du
détendeur.

Figure 5.15 : Détendeur thermostatique à égalisation de pression externe

Sortie
Evap

(1) membrane déformable


(2) bulbe
Entrée
Evap (3) corps
(4) ressort
(5) prise de pression d’aspiration
Entrée
Détendeur

Fonctionnement

Le fonctionnement de ce type de détendeur est identique à celui du détendeur


thermostatique à égalisation interne de pression décrit précédemment.

Les forces agissant sur le pointeau de détente sont d’une part la pression du train
thermostatique et d’autre part la pression exercée par le ressort de réglage et la
pression d’évaporation à la sortie de l’évaporateur.

Chapitre 5 : Condenseurs – Détendeurs - Installations frigorifiques :


Evaporateurs de la théorie à la pratique de 99
base
Le montage sur un évaporateur d’un détendeur à égalisation externe de pression exige
que :
■■ le piquage de prise de pression soit fait de telle façon qu’aucun entraînement de
liquide frigorigène ou d’huile dans la tête du détendeur ne soit à craindre.
■■ le raccordement de l’égalisation externe soit réalisé même si l’évaporateur ne
présente pas de pertes de charge appréciables.

Si l’évaporateur est divisé en plusieurs sections, l’utilisation d’un distributeur de liquide


ayant le même nombre de sorties que de sections est obligatoire.

Les tubes de liaison entre le distributeur et l’évaporateur doivent avoir la même longueur
et le même diamètre.

Figure 5.16 : Schéma de fonctionnement du détendeur thermostatique à égalisation de pression


externe

4,6 bar (+4 C) 3,6 bar (- 2 C)

5 bar Fb
3,6 bar
3,6 bar Fo

1,4 bar Fr

R.22
Surchauffe
-2C 5 bar (6 C)
8C

Charge des trains thermostatiques

Charge en liquide

Le train thermostatique contient le même fluide frigorigène que l’installation.

Avec la charge en liquide, le corps du détendeur doit rester en permanence plus chaud
que le bulbe.

Si le corps devient plus froid que le bulbe, le liquide va migrer dans la tête du détendeur.
A ce moment, c’est la température du liquide dans la tête du détendeur qui décidera de
la pression régnant dans le train thermostatique. C’est dire que le détendeur ne pourra
plus ouvrir normalement et l’installation donnera tous les symptômes d’un détendeur
trop petit.

Installations frigorifiques : Chapitre 5 : Condenseurs – Détendeurs -


100 de la théorie à la pratique de Evaporateurs
base
Figure 5.17 : Train thermostatique

Charge en liquide

Si le corps du détendeur est


plus froid que le bulbe,le liquide
migre dans la tête

Charge à adsorption

Dans ce type de charge, le train thermostatique est rempli de gaz inerte, incondensable
aux températures usuelles et le bulbe contient un corps absorbant solide.

Quand la température du bulbe augmente (la surchauffe a augmenté), il libère du gaz,


ce qui provoque une augmentation de la pression dans le train thermostatique et une
ouverture du détendeur.

A l’inverse, en se refroidissant (la surchauffe a diminué), le bulbe absorbe du gaz,


ce qui provoque une diminution de la pression dans le train thermostatique et une
fermeture du détendeur.

Chapitre 5 : Condenseurs – Détendeurs - Installations frigorifiques :


Evaporateurs de la théorie à la pratique de 101
base
Figure 5.18 : Train thermostatique avec Charge à absorption

Bulbe chaud

Charbon actif Gaz inerte


le bulbe chaud rejette du gaz. la pression augmente
dans le bulbe et le détendeur ouvre

Bulbe froid

le bulbe froid absorbe du gaz . la pression diminue


dans le bulbe et le détendeur ferme

La charge M.O.P

Les initiales M.O.P signifient Maximum Operating Pressure (pression maximum de


fonctionnement) ou encore Motor Overload Protection (protection du moteur contre
les surcharges).

Dans un train thermostatique classique possédant une charge en liquide, plus la


température du bulbe augmente et plus la pression en son sein augmente.

Un train thermostatique MOP contient une charge limitée de liquide prévue par le
fabricant de sorte qu’au-dessus d’une certaine température appelée température MOP
tout le liquide contenu dans le bulbe soit vaporisé (point 5).

Passé cette température MOP, si la température du bulbe continue d’augmenter, la


pression dans le bulbe ne varie pratiquement plus puisqu’il ne contient plus de liquide.

Installations frigorifiques : Chapitre 5 : Condenseurs – Détendeurs -


102 de la théorie à la pratique de Evaporateurs
base
Figure 5.19 : Fonctionnement de la charge MOP

P CHARGE EN LIQUIDE

Plus le 0 augmente, plus la pression


dans le bulbe augmente.

P CHARGE MOP

La derniére La pression
molécule de n’augmente
liquide se plus dans le bulbe.
vaporise.

0 MOP

Le détendeur fonctionne
tout à fait normalement.

Utilisation :

Lorsqu’une installation équipée d’un détendeur thermostatique peut être amenée à


travailler avec une température d’évaporation très supérieure à la normale (par exemple
après un dégivrage), pendant toute la durée de l’augmentation de la BP, la puissance
absorbée par le compresseur augmentera et il y aura des risques de coupure au relais
thermique ou aux sécurités internes du moteur et la puissance rejetée au condenseur
augmentera également (risque de coupure en sécurité HP).

Dans ce cas de figure, l’utilisation d’un détendeur MOP serait une bonne solution pour
éviter les problèmes cités ci-haut.

Détendeurs électriques
L’injection du fluide frigorigène dans l’évaporateur se fait grâce à un régulateur
électronique qui commande le servomoteur du détendeur.

Chapitre 5 : Condenseurs – Détendeurs - Installations frigorifiques :


Evaporateurs de la théorie à la pratique de 103
base
Figure 5.20 : Evaporateur alimenté en fluide frigorigène par un détendeur électrique

1. corps du détendeur
2. moteur
3. régulateur
4. sonde sortie évaporateur
5. sonde entrée évaporateur
6. sonde air sortie évaporateur
7. sonde air entrée vaporateur

Le régulateur électronique enregistre la différence de température du fluide frigorigène


à l’entrée et à la sortie de l’évaporateur. Il tient compte des pressions de condensation
et d’évaporation dans le circuit frigorifique et des variations de la charge thermique
dans l’enceinte refroidie ; il maintient une surchauffe très précise à l’évaporateur.

En résumé, la mise en place d’un tel détendeur comprend trois éléments :


■■ Le détendeur électrique lui-même
■■ Le régulateur
■■ Les capteurs

5.3 EVAPORATEURS
L’évaporateur est un échangeur thermique. Il permet au fluide frigorigène détendu,
circulant en son sein de s’évaporer en récupérant du milieu où il se trouve la chaleur
nécessaire à son évaporation et donc d’abaisser la température de ce milieu.

Les évaporateurs sont classés selon les fonctions qui leur sont dévolues : on distingue
les évaporateurs refroidisseurs d’air et les évaporateurs refroidisseurs de liquide.

EVAPORATEURS REFROIDISSEURS D’AIR


Les évaporateurs refroidisseurs d’air sont des évaporateurs dont l’échange thermique
se fait entre le fluide frigorigène et l’air à refroidir.

Evaporateurs à circulation d’air naturelle.


Les évaporateurs à circulation d’air naturelle sont utilisés sur les installations de petite
puissance.

Installations frigorifiques : Chapitre 5 : Condenseurs – Détendeurs -


104 de la théorie à la pratique de Evaporateurs
base
Conception :

Ils sont, de façon générale, réalisés en tubes à ailettes, rarement en tubes lisses.

La réfrigération de l’air est obtenue par radiation et par convection naturelle de l’air sur
le faisceau réfrigérant. Il est possible d’améliorer cette circulation à l’aide de chicanes
formant égouttoir.

Ils sont fixés au plafond des locaux froids qu’ils réfrigèrent. La batterie est constituée
par des tubes de cuivre et des ailettes (écartement 8mm environ) aluminium planes.

Figure 5.21 : Evaporateur à circulation naturelle d’air

Evaporateurs à circulation d’air forcée


Ce type d’évaporateur est utilisé sur les installations de moyenne et grande puissance.
Type :

Il existe deux types principaux :


■■ évaporateurs plafonniers fixés au plafond des chambres froides ;
■■ évaporateurs muraux placés contre et fixés sur les parois des chambres froides.

Evaporateurs plafonniers

Ils sont constitués par un faisceau de tubes à ailettes enfermé dans une carrosserie
métallique, une tôle de fermeture placée à la partie supérieure et un égouttoir (bac) à
la partie inférieure. L’air est canalisé puis pulsé par un ou plusieurs ventilateurs.

Ces ventilateurs peuvent être placés soit sur la façade de l’évaporateur, soit sur des
écrans inclinés ou en dessous de l’évaporateur.

Chapitre 5 : Condenseurs – Détendeurs - Installations frigorifiques :


Evaporateurs de la théorie à la pratique de 105
base
Figure 5.22 : Evaporateur plafonnier

Evaporateurs muraux

Lorsque la hauteur des chambres froides ne permet pas d’utiliser des évaporateurs
plafonniers, on choisit des évaporateurs muraux.

Figure 5.23 : Evaporateur mural

Installations frigorifiques : Chapitre 5 : Condenseurs – Détendeurs -


106 de la théorie à la pratique de Evaporateurs
base
EVAPORATEURS REFROIDISSEURS DE LIQUIDE

Evaporateurs à immersion
Ce sont les plus anciens évaporateurs utilisés dans l’industrie frigorifique, ils sont de
type serpentin et sont entièrement immergés dans le liquide à refroidir.

La réalisation de ces évaporateurs est obtenue en enroulant des longueurs courantes


de tubes de commerce raboutées par soudure, soit en forme d’épingle, soit sous forme
de spirale ou encore sous forme rectangulaire. Il y a lieu lors de la réalisation de tels
évaporateurs, de tenir compte du fait que la longueur de tube nécessaire à la réalisation
de la surface d’échange corresponde à la puissance frigorifique. Une longueur exagérée
de tube peut provoquer une perte de charge excessive dans l’évaporateur. Cette perte
de charge est préjudiciable au bon rendement thermodynamique de la machine.

Figure 5.24 : Evaporateur en forme d’épingle

Figure 5.25 : Evaporateur en forme de spirale

Figure 5.26 : Evaporateur sous forme rectangulaire

Chapitre 5 : Condenseurs – Détendeurs - Installations frigorifiques :


Evaporateurs de la théorie à la pratique de 107
base
Figure 5.27 : Evaporateur à épingle placé dans un bac agitateur

Evaporateur à plaques
Les parois de faible épaisseur sont généralement des plaques en acier inoxydable. La
plaque d’extrémité mobile, constituant l’enveloppe extérieure, rattachée à la plaque
de fond qui est fixe, reçoit les entrées et les sorties du fluide et permet de maintenir
stables les plaques intermédiaires.

Figure 5.28 : : Evaporateur à plaques

Sur le schéma de principe ci-dessus, le fluide frigorigène entre en 1 et ressort en 2.


L’eau entre en 3 et ressort en 4.

Evaporateur multitubulaire
On utilise un faisceau de tubes en cuivre montés en parallèle. Les tubes sont fixés sur
les plaques de tête en acier.

Sur les évaporateurs de petite et moyenne puissance, c’est le fluide frigorigène qui
circule à l’intérieur des tubes.

Pour que l’échange de chaleur soit optimum, un système de chicanes oblige l’eau
d’effectuer plusieurs passages dans l’évaporateur.

Les tubes sont regroupés par lot appelés passes. L’évaporateur de la figure ci-dessous
possède trois passes. Le fluide frigorigène qui sort du détendeur entre dans les tubes
de la première passe. Au fur et à mesure de l’évaporation du liquide, il y a de plus en
plus de vapeur qui occupe un volume de plus en plus important. Pour éviter une trop
grande vitesse des gaz dans les tubes,(et donc une trop grande perte de charge), le
nombre de tubes par passe augmente quand on s’approche du collecteur d’aspiration.

Installations frigorifiques : Chapitre 5 : Condenseurs – Détendeurs -


108 de la théorie à la pratique de Evaporateurs
base
Figure 5.29 : Evaporateur multitubulaire

sortie
eau
entrée
eau

évaporateur

Figure 5.30 : Vue en coupe d’un évaporateur multitubulaire

sortie d’eau Entrée d’eau

Evaporateur coaxial
C’est un évaporateur à double tube. Un tube à ailette est glissé dans une virole.
L’évaporateur a généralement la forme d’une spirale. Le fluide frigorigène circule dans
le tube à ailette et le fluide à refroidir circule à contre - courant entre les deux tubes.

Il est utilisé pour le refroidissement d’un fluide frigoporteur.

Figure 5.31 : Evaporateur coaxial

Chapitre 5 : Condenseurs – Détendeurs - Installations frigorifiques :


Evaporateurs de la théorie à la pratique de 109
base
Figure 5.32 : Vue en coupe d’un évaporateur coaxial

fluide à refroidir aillettes

fluide frigorigéne

Installations frigorifiques : Chapitre 5 : Condenseurs – Détendeurs -


110 de la théorie à la pratique de Evaporateurs
base
Exercice théorique 5.1

La figure ci-dessous représente un condenseur

1. Identifier le type de condenseur.


__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

2. Pourquoi pour ce type de condenseur, il est nécessaire de lui associer un


réservoir de liquide ?
__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

3. Quel est l’avantage du condenseur à eau par rapport au condenseur à air ?


__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

Chapitre 5 : Condenseurs – Détendeurs - Installations frigorifiques :


Evaporateurs de la théorie à la pratique de 111
base
Exercice théorique 5.2

La figure ci-dessous représente un condenseur.

1. Identifier le type de condenseur.


__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

2. Est-il nécessaire avec ce type de condenseur, d’installer un réservoir de liquide ?


__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

3. Pourquoi avons-nous l’entrée de l’eau de refroidissement en a ?


__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

Installations frigorifiques : Chapitre 5 : Condenseurs – Détendeurs -


112 de la théorie à la pratique de Evaporateurs
base
Exercice théorique 5.3

La figure ci-dessous montre une partie d’une installation frigorifique qui fonctionne
correctement.

Les flèches montrent le sens de circulation du fluide frigorigène.

1. Identifier les composants 2 et 3 et l’élément 1.


__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

2. Donner l’état du fluide aux points A et B (état physique – haute température ou


basse température –haute pression ou basse pression)
__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

3. Vrai ou faux : je perds le fluide frigorigène du circuit frigorifique si je coupe


l’élément à la position indiquée par la pince.

Vrai

Faux

Chapitre 5 : Condenseurs – Détendeurs - Installations frigorifiques :


Evaporateurs de la théorie à la pratique de 113
base
Exercice théorique 5.4

La figure ci-dessous représente une partie d’une installation frigorifique au R134a en


fonctionnement standard (le détendeur est à l’équilibre et la surchauffe = 6°C) avec
une température d’évaporation θ0 égale à ─2°C.

bar
C

Aspiration Pb = ?bar
compresseur
Pe = ?bar
0 asp ?
Pr = ?bar
R134a
Surchauffe = 6 C Liquide HP

1. Donner les valeurs des paramètres de fonctionnement (Pb, Pe, θasp)


__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

2. Imaginons qu’il y ait une fuite au niveau du train thermostatique et que la charge
du train thermostatique est soit perdue.

a. Quelle va être la valeur de Pb après cette fuite ?


__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

b. Comment réagira le détendeur ?


__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

Installations frigorifiques : Chapitre 5 : Condenseurs – Détendeurs -


114 de la théorie à la pratique de Evaporateurs
base
Exercice théorique 5.5

La figure ci-dessous représente un évaporateur.

1. Identifier le type d’évaporateur.


__________________________________________________________________

2. L’entrée de l’eau à refroidir sera-t-elle en a ou en b ? dites pourquoi.


__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

3. Quel est le nombre de passes ?


__________________________________________________________________

4. Pourquoi le nombre de tubes dans une passe augmente quand on s’approche


du collecteur d’aspiration ?
__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

5. Identifier l’élément x

6. En effet il y a dans cet évaporateur 3 éléments x, quel est le rôle de ces éléments ?

Chapitre 5 : Condenseurs – Détendeurs - Installations frigorifiques :


Evaporateurs de la théorie à la pratique de 115
base
Installations frigorifiques : Chapitre 5 : Condenseurs – Détendeurs -
116 de la théorie à la pratique de Evaporateurs
base
6
APPAREILS
ANNEXES ET
D’AUTOMATISME
Une machine frigorifique composée seulement des quatre éléments principaux que
sont le compresseur, le condenseur, le détendeur et l’évaporateur va permettre de
produire du froid. Cependant, une telle machine fonctionnera dans des conditions où
la sécurité de ses composants, dont principalement le compresseur n’est pas assurée
mais aussi sans possibilité de régulation du système. Des composants dits annexes
et d’automatisme sont alors montés sur le circuit fluidique pour prendre en charge la
sécurité et la régulation.

Installations frigorifiques :
Chapitre 6 : Appareils annexes et d’Automatisme de la théorie à la pratique de 117
base
6.1 APPAREILS ANNEXES
Les équipements annexes appelés également équipements de ligne sont des
composants qui jouent des rôles très importants dans le bon fonctionnement d’une
installation frigorifique.

Ces composants participent à la régulation et au contrôle du bon fonctionnement


de l’installation mais aussi et surtout à la sécurité de cette dernière. Dans un circuit
frigorifique, certains de ces équipements augmentent la performance de l’installation.

VOYANTS DE LIQUIDES
Le voyant, placé sur la tuyauterie de liquide après le déshydrateur permet de déceler
la présence de bulles de vapeur dans la tuyauterie causées par une mauvaise
condensation ou par la présence de gaz non condensables. Il permet également de
déceler une éventuelle présence d’humidité par une pastille dont la couleur change en
présence d’humidité.

Il permet aussi d’apprécier la charge de fluide frigorigène par la disparition progressive


des bulles pendant la charge et de mettre en évidence l’obstruction du circuit.

Généralement le vert indique un circuit frigorifique exempt d’humidité alors que le


jaune montre la présence de l’humidité.

Figure 6.1 : Voyants de liquide

FILTRES DÉSHYDRATEURS
Pour qu’une installation frigorifique fonctionne de façon optimale, il faut en premier lieu
la maintenir propre et sèche à l’intérieur.

Avant la mise en route, il faut éliminer toute l’humidité du circuit en assurant un tirage
au vide de l’installation.

En fonctionnement, il faut en permanence capter et éliminer les impuretés et l’humidité,


à cet effet, on installe un déshydrateur dont la cartouche solide, comparable à une

Installations frigorifiques :
118 de la théorie à la pratique de Chapitre 6 : Appareils annexes et d’Automatisme
base
éponge, permet l’absorption et la rétention de l’eau.

Conséquence des problèmes d’humidité :

A court terme, blocage du pointeau de l’appareil de détente par formation de glaçon,


et à plus long terme, une hydrolyse du fluide frigorigène et une action sur les huiles.

En présence d’eau, les fluides frigorigènes halogénés libèrent des acides fluorés et
des acides chlorés.

Les métaux constitutifs de l’installation agissant comme des catalyseurs accélèrent cette
réaction ; ces acides forment avec les métaux de l’installation, des sels métalliques et
des oxydes se déposant sur les surfaces des tubes du condenseur et de l’évaporateur
(boues métalliques), réduisant ainsi les échanges thermiques.

Ils peuvent également détruire l’isolant du moteur électrique, grippage des pistons,
usure générale anormale, etc.

Figure 6.2 : Filtre déshydrateur à cartouche solide non remplaçable

Figure 6.3 : Filtres déshydrateurs à cartouche solide remplaçable

Installations frigorifiques :
Chapitre 6 : Appareils annexes et d’Automatisme de la théorie à la pratique de 119
base
Figure 6.4 : Vue en coupe d’un filtre déshydrateur à cartouche non remplaçable

Filtre déshydrateur non démontable.


1 2 3 4 6 7 8

Repére Désignation
1 Entrée du fluide frigorigéne
2 Ressort
3 Cartouche solide déshydratante
4 Filtre
6 Grille
7 Sortie du fluide frigorigéne
8 Capuchon de protection

Figure 6.5 : Vue en coupe d’un filtre déshydrateur à cartouche remplaçable.


9 1 2 3 4 5 6 7 8 10

Repére Désignation
1 Boulon
2 Bride d’accés
3 Joint
4 Vis papillon
5 Ressort de blocage
6 Filtres
7 Cartouches solides
8 Tige de maintien
9 Fixation
10 Enveloppe extérieure

Installations frigorifiques :
120 de la théorie à la pratique de Chapitre 6 : Appareils annexes et d’Automatisme
base
BOUTEILLE ANTI-COUP DE LIQUIDE
Le rôle de la bouteille anti-coup de liquide est de protéger les compresseurs d’une
éventuelle migration de liquide par la conduite d’aspiration qui causerait des dégâts
dans le mécanisme du compresseur.

Inconvénients de l’aspiration de liquide par le compresseur :

L’inconvénient majeur de cette accumulation de liquide et de son entraînement vers


le compresseur est évidemment le classique coup de liquide dont les effets peuvent
aller de la déformation permanente des clapets de refoulement et les rendant non
étanches, à la rupture de ces même clapets ou à des accidents matériels plus graves
encore et intéressant l’ensemble bielle piston.

Cet organe est très utile dans les climatiseurs réversibles ; au moment de l’inversion
de cycle, le compresseur aspire brusquement du liquide de ce fait le risque de coup de
liquide est important. Cette bouteille est aussi largement utilisée dans les installations
à faible surchauffe.

La bouteille anti-coup de liquide est placée sur la tuyauterie d’aspiration de l’installation,


le plus près possible du compresseur.

La bouteille assure la réévaporisation du liquide piégé avant son entrée dans le


compresseur.

Le liquide qui tombe dans le fond de la bouteille par l’entrée se vaporisant petit à petit
au contact de la bouteille, d’une part et d’autre part par la diminution brusque de sa
vitesse due à l’augmentation de volume ; elle possède une canne d’aspiration qui est
percée à son extrémité basse ; ce trou est appelé «orifice de retour d’huile». On peut
améliorer la réévaporation du fluide frigorigène en entourant la bouteille d’une ceinture
chauffante ou en faisant passer la ligne liquide par le fond de la bouteille Anti-coup
de liquide (ACL). Cette deuxième méthode présente l’avantage d’augmenter le sous
refroidissement et donc de diminuer les risques de prédétente.

Figure 6.6 : Vue en coupe d’une bouteille anti-coup de liquide (ACL)

1 . Entrée (venant de
l’évaporateur)
2 . sortie (vers le
compresseur)
3 . orifice de retour
d’huile

Installations frigorifiques :
Chapitre 6 : Appareils annexes et d’Automatisme de la théorie à la pratique de 121
base
SÉPARATEUR D’HUILE
Empêcher au maximum la circulation de l’huile dans le circuit frigorifique, la piéger et
la renvoyer au carter du compresseur. Il est monté verticalement, au refoulement, le
plus près du compresseur.
Description

Le séparateur se décompose en deux parties :


■■ La partie haute sert à séparer l’huile du fluide frigorigène;
■■ La partie basse sert de réservoir d’huile. L’huile contenue dans ce réservoir devra
retourner au compresseur par un orifice de retour d’huile contrôlé par un robinet à
flotteur.

Figure 6.7 : Séparateur d’huile

Sortie

entrée retour
d’huile

1 . Flotteur
2 . Réservoir d’huile
3 . Robinet à pointeau
4 . Ressort
5 . Joint entre tubulure et boitier
6 . Joint d’orifice
7 . Orifice
8 . Tubulure de retour d’huile
9 . Siege
10 . Tubulure de raccordement
11 . Dispositifs de séparation d’huile
12 . Diaphragme
13 . Collier de fixation

Installations frigorifiques :
122 de la théorie à la pratique de Chapitre 6 : Appareils annexes et d’Automatisme
base
Figure 6.8 : Schéma de principe du séparateur d’huile

vapeur séche
vers condenseur

filtre
huile
flotteur vapeur pollué
venant du compresseur

pointeau
retour d’huile
au compresseur

Procédé de séparation
■■ Par changement brusque de direction et de vitesse
■■ Par choc sur les parois
■■ Par force centrifuge

ECHANGEUR DE CHALEUR LIQUIDE-VAPEUR


Dans une installation frigorifique nous avons besoin :
■■ d’une conduite d’aspiration réchauffée, pour que le compresseur n’aspire pas
des gouttelettes de liquide. Un fonctionnement en régime humide diminue le
rendement volumétrique du compresseur et présente des risques de coup de
liquide ;
■■ d’un fluide liquide avant détendeur le moins chaud possible, car la chaleur
absorbée par la vaporisation du fluide dans l’évaporateur est égale à la chaleur
totale (enthalpie) de la vapeur à la température de vaporisation du fluide, moins la
chaleur totale du liquide qui arrive au détendeur ;
■■ d’un fluide liquide totalement exempt de vapeur en amont du détendeur.

A partir de ces considérations nous devons essayer d’avoir une conduite liquide tiède
à une température légèrement supérieure à la température ambiante, une conduite
d’aspiration froide mais sans risque de coup de liquide au compresseur. Il suffit donc
de créer un échangeur de chaleur entre ces deux conduites, ce qui va surchauffer les
vapeurs dans la conduite d’aspiration et refroidir le liquide dans la conduite liquide.

Un échangeur de chaleur peut aussi servir de condenseur auxiliaire pour des


installations frigorifiques refroidies par air.

Installations frigorifiques :
Chapitre 6 : Appareils annexes et d’Automatisme de la théorie à la pratique de 123
base
En installant un échangeur de chaleur, on améliore la production frigorifique car, le
refroidissement du liquide avant son entrée au détendeur diminue la vaporisation
partielle et améliore l’alimentation de l’évaporateur.
Montage :

L’échangeur de chaleur doit être monté à contre-courant sur la conduite de liquide et


d’aspiration.

Il peut être monté dans toutes les positions, il faut cependant veiller à ce qu’il soit placé
de manière à ne pas former un piège à huile.

L’emplacement le plus intéressant est au plus près de l’évaporateur car à cet endroit,
on trouve les vapeurs d’aspiration les plus froides.

Bien entendu le bulbe doit être monté impérativement entre l’évaporateur et l’échangeur.

Figure 6.9 : Vue en coupe d’un échangeur de chaleur


sortie fluide entrée fluide
frigorigéne liquide frigorigéne liquide

entrée fluide sortie fluide frigorigéne


frigorigéne vapeur vapeur

Figure 6.10 : Schéma de principe d’une installation avec échangeur de chaleur

échangeur
de chaleur compresseur

évaporateur

condenseur

détendeur

Installations frigorifiques :
124 de la théorie à la pratique de Chapitre 6 : Appareils annexes et d’Automatisme
base
6.2 COMPOSANTS FRIGORIFIQUES
D’AUTOMATISME
La régulation et la protection d’une installation frigorifique imposent la surveillance de
nombreux paramètres, notamment la température et la pression.

Nous allons nous limiter à la régulation ou à la surveillance de ces grandeurs importantes


pour une installation frigorifique. De ce fait nous allons étudier les composants
frigorifiques suivants :

La vanne à pression constante, le clapet anti-retour, la vanne d’étranglement


thermostatique, la vanne à eau pressostatique, le régulateur de capacité, le détendeur
thermostatique d’injection, le régulateur de démarrage, la vanne à servocommande.

La figure 2.1 indique l’emplacement de certains de ces composants frigorifiques.

ELECTROVANNE
C’est une vanne électrique placée sur le circuit frigorifique liquide ou gazeux. Elle est
aussi appelée vanne solénoïde ou vanne électromagnétique.

Une électrovanne est installée sur la ligne liquide pour, à l’arrêt de l’installation :
■■ Eviter l’accumulation de fluide frigorigène dans l’évaporateur.
■■ Eviter la migration du fluide frigorigène dans le carter du compresseur.

Pour cela, la vanne peut être fermée à l’arrêt du compresseur (protection minimum)
ou alors fermée lorsqu’on atteint la température de consigne (par la coupure de son
alimentation par l’appareil de régulation de température), le compresseur continuant à
tourner pour diminuer la basse pression avant de s’arrêter (par l’ouverture du pressostat
BP) afin de vider l’évaporateur de son fluide frigorigène (pump down).

Cette électrovanne peut servir aussi :


■■ au dégivrage de l’évaporateur avec une alimentation de gaz chauds ;
■■ sur le retour d’huile d’un séparateur d’huile ;
■■ en commande de vanne d’inversion de cycle ;
■■ alimentation de plusieurs évaporateurs par un seul compresseur ou une centrale
frigorifique.

Installations frigorifiques :
Chapitre 6 : Appareils annexes et d’Automatisme de la théorie à la pratique de 125
base
Figure 6.11 : Electrovanne

capot mobil

bobine

plongeur

raccordement
électrique
entrée sortie

siege de soupape poussoir de soupape

Fonctionnement

Une bobine excitée attire dans son champ magnétique la masselotte de fer doux, sur
lequel se trouve le clapet qui provoque l’ouverture ou la fermeture de la vanne. Le
clapet reprend sa position initiale quand le courant est coupé, grâce à un ressort de
rappel.

L’impulsion électrique commandant la vanne peut être fournie, par exemple, par un
thermostat ou un commutateur ou un contact auxiliaire d’un contacteur.

Sur un circuit frigorifique cette vanne doit être le plus souvent sur la tuyauterie liquide,
après le déshydrateur et avant l’organe de détente. Les électrovannes doivent
généralement être montées horizontalement et de telle manière que l’écoulement du
fluide se fasse dans le sens de la flèche.

Il y a des vannes pour courant continu (DC) et des vannes pour courant alternatif (AC).

Remarque :

A noter qu’il ne faut jamais alimenter une bobine d’électrovanne quand elle est
désaccouplée du corps de vanne car elle risque de se détériorer rapidement par
échauffement du bobinage. Si l’on y est obligé, on passera, par exemple, la tige non
isolée d’un tournevis, dont le manche servira en même temps de butée, dans le trou
de la bobine.

Selon l’application, on peut choisir des électrovannes fermées ou ouvertes au repos.

VANNE À PRESSION CONSTANTE


Cette vanne est un régulateur de pression d’évaporation destiné à maintenir dans
l’évaporateur une pression déterminée réglable. Elle est principalement employée
pour les évaporateurs de refroidissement d’eau. Il est dans ce cas impératif de ne pas
descendre la température en dessous de 1°C, sinon il y a risque de congélation de
l’eau et d’éclatement des tuyaux de l’évaporateur.

Installations frigorifiques :
126 de la théorie à la pratique de Chapitre 6 : Appareils annexes et d’Automatisme
base
Elle est aussi utilisée en régulation sur des installations comportant plusieurs
évaporateurs à températures différentes.
Fonctionnement

En marche normale, la pression d’évaporation maintient la vanne ouverte en


comprimant le soufflet 6 et le ressort 4 (voir figure 6.12).

Si la pression d’évaporation diminue, le ressort 4 ferme le passage 8 de la vanne,


supprimant l’action du compresseur sur l’évaporateur.

La vanne peut comporter un manomètre qui indique la pression de fonctionnement ; il


sera branché au raccord 10 (voir figure 6.12).

Figure 6.12 : Vanne à pression constante

1 . Capuchon protecteur
2 . Joint
3 . Vis de réglage
4 . Ressort principal
5 . Corps de vanne
6 . Soufflet égalisateur
7 . Clapet de vanne
8 . Siége de vanne
9 . Dispositif amortisseur
10 . Prise manométrique
11 . Capuchon
12 . Joint
13 . Cartouche

Figure 6.13 : Schéma d’implantation de la vanne à pression constante

Installations frigorifiques :
Chapitre 6 : Appareils annexes et d’Automatisme de la théorie à la pratique de 127
base
CLAPET ANTI-RETOUR
Le clapet anti-retour (ou clapet de retenue ou encore clapet de non-retour) est
principalement employé pour les applications suivantes :
■■ Sur une installation avec un seul compresseur et plusieurs évaporateurs ayant des
températures différentes. On doit mettre les clapets à la sortie des évaporateurs
les plus froids pour éviter, à l’arrêt du compresseur, un retour des vapeurs
provenant de l’évaporateur qui a la température la plus élevée ; lesquelles en se
condensant créent les conditions favorables à un coup de liquide ;
■■ Sur une installation ayant plusieurs compresseurs ; pour éviter un retour de
pression sur le compresseur à l’arrêt ; ce qui peut créer des difficultés lors du
démarrage de ce compresseur ;
■■ Sur les installations avec dégivrage par inversion de cycle.
Fonctionnement

Le clapet anti-retour (clapet de retenu) ne laisse passer le fluide que dans un seul
sens, celui indiqué par la flèche portée sur le corps. L’étanchéité peut être assurée par
une bille. Un ressort de faible tarage aide la fermeture du clapet.

Figure 6.14 : Clapet anti-retour

type de clapet
clapet en coupe

Figure 6.15 : Schéma d’implantation du clapet anti-retour

VANNE D’ÉTRANGLEMENT THERMOSTATIQUE

Installations frigorifiques :
128 de la théorie à la pratique de Chapitre 6 : Appareils annexes et d’Automatisme
base
Cette vanne permet de contrôler d’une façon très précise la température d’un local.

En effet le bulbe d’un détendeur thermostatique tient compte de la température des


vapeurs à la sortie de l’évaporateur mais ne permet pas de contrôler la température
d’un local, d’où l’utilité de la vanne d’étranglement thermostatique.

Cette vanne est employée dans le cas de plusieurs évaporateurs sur un même
compresseur.

Elle est montée à la sortie de l’évaporateur et son bulbe placé dans l’ambiance à
contrôler. Elle ferme progressivement suivant l’abaissement de la température du local
jusqu’à la fermeture totale quand la température désirée est atteinte.
Fonctionnement

Elle fonctionne sur le même principe qu’un détendeur thermostatique sans la fonction
détente.

La vanne d’étranglement thermostatique peut être comparée à la vanne à pression


constante mais assurant un contrôle de température plus fin.

Figure 6.16 : Vanne d’étranglement thermostatique sur vanne pilote

Installations frigorifiques :
Chapitre 6 : Appareils annexes et d’Automatisme de la théorie à la pratique de 129
base
Figure 6.17 : Schéma d’implantation de la vanne d’étranglement thermostatique (V.E.T)

VANNE À EAU PRESSOSTATIQUE


Cette vanne placée sur l’arrivée d’eau d’un condenseur à eau permet par ses
corrections de débit de maintenir en toute saison et quelle que soit la température de
l’eau à l’entrée du condenseur, une pression de condensation normale.

La circulation d’eau va être coupée lorsque le groupe frigorifique est à l’arrêt.


Fonctionnement

Le soufflet , élément moteur de cette vanne modulante est raccordé au circuit HP de


l’installation. Quand cette HP augmente pour une raison quelconque, le soufflet va
pousser sur la tige de transmission, libérant davantage le passage de l’eau ; si au
contraire la HP diminue, la vanne s’étrangle et diminue le passage de l’eau.

Figure 6.18 : Schéma d’implantation de la vanne à eau pressostatique

Vis de réglage

Clapet Ressort

Eau
Tige de
transmission
Tuyauterie Soufflet
HP

Installations frigorifiques :
130 de la théorie à la pratique de Chapitre 6 : Appareils annexes et d’Automatisme
base
Figure 6.19 : Schéma d’implantation de la vanne à eau pressostatique

vanne à eau
pressostatique
Compresseur

eau

condenseur
sortie F.F du
condenseur

RÉGULATEUR DE CAPACITÉ
Il s’utilise sur les installations dans lesquelles le compresseur n’est déjà pas équipé
d’un dispositif de réduction de puissance.

Fonctionnement
Le régulateur de capacité s’ouvre lorsque la pression d’aspiration tombe en dessous
de la valeur de réglage ; ainsi les gaz chauds du refoulement passent dans la
conduite d’aspiration. Une partie des gaz du refoulement retournant à l’aspiration du
compresseur, la puissance frigorifique diminue.

Figure 6.20 : Régulateur de capacité

Ressort

HP

BP
1 . Capuchon protecteur 6 . Soufflet égalisateur
2 . Joint 7 . Clapet de vanne BP
3 . Vis de réglage 8 . Siége de vanne
4 . Ressort principal 9 . Dispositif amortisseur
5 . Corps de vanne

Installations frigorifiques :
Chapitre 6 : Appareils annexes et d’Automatisme de la théorie à la pratique de 131
base
Figure 6.21 : Schéma d’implantation du régulateur de capacité

DÉTENDEUR THERMOSTATIQUE D’INJECTION


Lorsque l’on utilise un régulateur de capacité, la conduite d’aspiration véhicule des
vapeurs surchauffées qui provoquent une élévation de température inadmissible au
refoulement.

Pour éviter cet inconvénient, le détendeur thermostatique d’injection injecte la quantité


exacte de liquide dans la conduite d’aspiration de sorte que la surchauffe excessive
des vapeurs soit supprimée ou limitée.

Figure 6.22 : Détendeur thermostatique d’injection

Installations frigorifiques :
132 de la théorie à la pratique de Chapitre 6 : Appareils annexes et d’Automatisme
base
Figure 6.23 : Schéma d’implantation du détendeur thermostatique d’injection

Fonctionnement

Le détendeur thermostatique d’injection (repère1-figure 6.23) contrôle la température


des vapeurs aspirées par l’intermédiaire de son bulbe (repère2) et injecte du liquide
détendu dans l’aspiration (repère3) de sorte à désurchauffer le plus efficacement
possible les gaz aspirés par le compresseur.

Ainsi, lorsque la BP diminue, ce qui entraine l’ouverture du régulateur de capacité, le


bulbe du détendeur d’injection détecte l’élévation de température et injecte aussitôt
du liquide de façon à maintenir la température des vapeurs aspirées à une valeur
raisonnable permettant le refroidissement normal du moteur du compresseur.

Remarque

Selon les modèles, le bulbe du détendeur thermostatique d’injection peut être


prévu pour un montage sur l’aspiration (repère2) ou sur le refoulement (repère4) du
compresseur.

La vanne manuelle (repère5) permet de régler le débit de fluide frigorigène liquide


injecté dans l’aspiration de sorte à éliminer toute possibilité de coup de liquide au
compresseur, même quand le détendeur thermostatique d’injection est ouvert à fond.

Un filtre (repère6) est souvent installé sur la ligne du détendeur d’injection afin de
protéger le montage d’éventuelles impuretés.

Une électrovanne (repère7) permet d’éviter une injection de liquide dans l’aspiration
à l’arrêt du compresseur.

Installations frigorifiques :
Chapitre 6 : Appareils annexes et d’Automatisme de la théorie à la pratique de 133
base
RÉGULATEUR DE DÉMARRAGE
Le régulateur de démarrage permet de protéger le moteur du compresseur contre les
surcharges d’intensité au redémarrage des installations à basse température après un
arrêt prolongé ou après un dégivrage.

En effet à cet instant, la température d’évaporation est élevée avec une pression
d’aspiration forte qui va augmenter de façon anormale le travail de compression.

Le régulateur de démarrage est placé le plus près possible de l’aspiration du


compresseur.

Il ne s’ouvrira que lorsque la pression d’aspiration tombe en dessous de la valeur de


réglage.

Figure 6.24 : Régulateur de démarrage

1 . Capuchon protecteur
2 . Joint
3 . Vis de réglage
4 . Ressort principal
5 . Corps de vanne
6 . Soufflet égalisateur
7 . Clapet de vanne
8 . Siége de vanne
9 . Dispositif amortisseur

Conception

Fonctionnement

Par construction, la surface du soufflet et celle du clapet sont identiques. Soit BP.E la
pression coté évaporateur et BP.C la pression coté compresseur.

La BP.E applique une force de fermeture (vers le haut) sur le soufflet et une force
d’ouverture (vers le bas) sur le clapet (voir figure 6.24). Etant donné que la surface du
soufflet et celle du clapet sont identiques, ces deux forces s’annulent et la position du
régulateur de démarrage ne dépend absolument pas de la pression côté évaporateur.

Il reste alors deux forces en présence : la force d’ouverture due au ressort et la force
de fermeture due à la BP coté compresseur.

Pour un réglage donné du ressort, si la BP.C augmente, le régulateur ferme. A ce


moment, le compresseur continuant d’aspirer, la BP.C diminue. Quand la force du
ressort redevient prépondérante, le régulateur ouvre, et ainsi de suite jusqu’à trouver

Installations frigorifiques :
134 de la théorie à la pratique de Chapitre 6 : Appareils annexes et d’Automatisme
base
une position d’équilibre.

Ainsi la BP.C ne pourra pas dépasser la valeur réglée par l’intermédiaire du ressort,
même si l’augmentation de la BP veut se faire alors que le compresseur est à l’arrêt.

A l’inverse, tant que la BP.C reste inférieure au réglage du ressort (ce qui est le cas
en marche normale), le régulateur est ouvert en grand et il n’intervient plus sur le
fonctionnement de l’installation.

Figure 6.25 : Schéma d’implantation du régulateur de démarrage

BP.E
détendeur

évaporateur

régulateur de
démarrage
BP.C

compresseur

VANNE À SERVOCOMMANDE
Cette vanne est utilisée sur des tuyaux de diamètre supérieur à 20mm, car un capteur
de pression ou de température ne permet pas de fournir l’énergie nécessaire à la
manœuvre d’un clapet de forte section.

L’énergie sera obtenue par amplification de la force grâce à un piston de grande section
appelé servo-piston.

Installations frigorifiques :
Chapitre 6 : Appareils annexes et d’Automatisme de la théorie à la pratique de 135
base
Fonctionnement

En l’absence de signal de la vanne pilote, la vanne à servocommande est fermée, la


pression au-dessus du servo-piston est tombée par le trou d’équilibrage et le clapet est
maintenu en position fermée par le ressort.

Si la vanne pilote s’ouvre, la pression en amont agit par le tuyau de pilotage sur le
servo-piston qui amplifie la force et permet l’ouverture du clapet.

La vanne pilote peut être tout organe de régulation habituel tel que : l’électrovanne, la
vanne à pression constante, la vanne d’étranglement thermostatique, etc.

Certaines installations de régulation et d’automatisme poussées combinent plusieurs


vannes pilotes sur une même vanne à servocommande.

Toutes les vannes à servocommande sont équipées d’une commande manuelle


permettant l’ouverture du clapet en cas de défaut de la régulation.

Figure 6.26 : Vanne à servocommande


pilotage
commande
manuelle
servo piston

vanne trou
pilote
d’équilibrage

clapet

principe

réalisation

Installations frigorifiques :
136 de la théorie à la pratique de Chapitre 6 : Appareils annexes et d’Automatisme
base
Figure 6.27 : Schéma d’implantation de la vanne à servocommande

Installations frigorifiques :
Chapitre 6 : Appareils annexes et d’Automatisme de la théorie à la pratique de 137
base
Exercice théorique 6.1

La figure1 représente le schéma de principe du circuit frigorifique d’une chambre


froide.

1. Identifier les éléments 1, 3, 4, 5, et indiquer le rôle de chacun d’eux.


__________________________________________________________________

2. Réaliser sommairement un schéma de la vue en coupe de la bouteille anti-coup


de liquide.

3. Préciser le rôle de la bouteille anti-coup de liquide.


__________________________________________________________________

4. Est-il nécessaire d’équiper cette installation d’une bouteille de liquide ? Justifier


votre réponse.
__________________________________________________________________

5. Pourquoi le nombre de tubes dans une passe augmente quand on s’approche


du collecteur d’aspiration ?
__________________________________________________________________

Installations frigorifiques :
138 de la théorie à la pratique de Chapitre 6 : Appareils annexes et d’Automatisme
base
Exercice théorique 6.2

La figure ci-dessous représente une installation de froid.

1. Quel est le nombre d’évaporateur sur cette installation ?


__________________________________________________________________

2. Identifier les composants suivants : KVP, KVL, NRV.


__________________________________________________________________

3. Justifier l’installation du composant KVP sur cette installation.


__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

4. Décrire le fonctionnement (schéma de principe à l’appui), du composant KVL.


__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

Installations frigorifiques :
Chapitre 6 : Appareils annexes et d’Automatisme de la théorie à la pratique de 139
base
Exercice théorique 6.3

La figure ci-dessous représente une installation de froid.

1. L’évaporateur de l’installation est –il destiné à refroidir du liquide ou de l’air ?


__________________________________________________________________

2. Quel est le type de condenseur employé sur cette installation ?


__________________________________________________________________

3. Identifier le composant WVFX monté sur cette installation.


__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

4. Donner le rôle du composant WVFX et décrire son fonctionnement.


__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

Installations frigorifiques :
140 de la théorie à la pratique de Chapitre 6 : Appareils annexes et d’Automatisme
base
7
PRESSOSTATS ET
THERMOSTATS
Un pressostat est un organe dont la position des contacts est commandée par une
variation de pression du fluide contenu dans l’installation sur laquelle il est monté.

Il est branché en série avec la bobine du contacteur qui alimente le moteur ; il peut
jouer le rôle de protection ou de régulation selon les applications.

Un thermostat est un organe dont la position du ou des contacts change en fonction


d’une variation de température préalablement réglée (rôle d’interrupteur électrique). Le
thermostat en mode régulation permet l’arrêt automatique d’une machine frigorifique,
lorsque la température désirée est atteinte et sa mise en marche lorsque cette
température est remontée à une valeur prédéterminée.

Installations frigorifiques :
Chapitre 7 : Pressostats et thermostats de la théorie à la pratique de 141
base
7.1 PRESSOSTATS
Le pressostat est composé :
■■ D’un entraînement mécanique ;
■■ D’un interrupteur électrique commandé par le mécanisme ;
■■ D’un détecteur qui transmet les renseignements au mécanisme.

Il existe plusieurs types de pressostats :


■■ Les pressostats basse pression (PBP) ;
■■ Les pressostats haute pression (PHP) ;
■■ Les pressostats combinés (HP et BP) ;
■■ Les pressostats différentiels d’huile.

Les pressostats peuvent être utilisés comme protection contre une pression d’aspiration
trop basse ou une pression de refoulement trop élevée. Ils peuvent également être
utilisés soit pour réguler la température en commandant le fonctionnement ou l’arrêt du
compresseur (pressostat BP), soit en commandant la marche ou l’arrêt des ventilateurs
des condenseurs à air pour réguler la température de condensation θk.

PRESSOSTATS BASSE PRESSION


La prise de pression (le détecteur) du pressostat basse pression est placée à l’aspiration
du compresseur. Nous avons principalement les pressostats BP de régulation et les
pressostats BP de sécurité.

Pressostats basse pression de régulation


Le pressostat BP de régulation est utilisé avec le système de régulation « pump-
down ». Ce type de régulation consiste à couper l’alimentation de l’électrovanne
par le thermostat de régulation. Ainsi la fermeture de l’électrovanne provoque une
chute rapide de la pression d’aspiration et le pressostat BP s’ouvrira pour arrêter le
compresseur lorsque sa pression de coupure est atteinte.

Figure 7.1 : Pressostat BP de régulation

Vis de réglage du Vis de réglage


point de consigne du différentiel

Raccordement
fluidique

Installations frigorifiques :
142 de la théorie à la pratique de Chapitre 7 : Pressostats et thermostats
base
Figure 7.2 : Schéma de principe de la régulation pump do

Pressostats basse pression de sécurité


Le pressostat BP arrêtera le compresseur si la pression du circuit côté basse pression
descend en dessous de la valeur de coupure préréglée. Il protégera de cette façon le
circuit frigorifique et plus particulièrement le compresseur contre une éventuelle entrée
d’air humide.

L’arrêt de l’installation en cas de chute anormale de la pression d’aspiration évite entre


autres l’échauffement du compresseur, la remontée de l’huile dans le circuit engendrant
une mauvaise lubrification et un mauvais rendement des échangeurs thermiques…

Les pressostats BP de sécurité sont en général des appareils à réarmement manuel.

Figure 7.3 : Pressostat BP de sécurité

Installations frigorifiques :
Chapitre 7 : Pressostats et thermostats de la théorie à la pratique de 143
base
Figure 7.4 : Schéma de principe de commande par pressostat

PRESSOSTATS HAUTE PRESSION


La prise de pression (le détecteur) du pressostat haute pression est placée au
refoulement du compresseur. Nous avons principalement les pressostats HP de
sécurité et les pressostats HP de régulation.

Pressostats haute pression de sécurité


Ces pressostats sont raccordés au refoulement du compresseur et ils assurent une
fonction de sécurité : par exemple l’arrêt du compresseur en cas de pression de
refoulement trop élevée.

Figure 7.5 : Pressostat HP de sécurité

Réarmement
Vis de réglage manuel

Raccordement
électrique

Raccordement
fluidique

Installations frigorifiques :
144 de la théorie à la pratique de Chapitre 7 : Pressostats et thermostats
base
Figure 7.6 : Schéma électrique de principe

Voyant ou alarme

compresseur
P

Ces pressostats sont à différentiel fixe (3 à 4 bars) et ont une vis de la pression d’arrêt
( stop ou cut-in ou range ). Et ils sont à réarmement manuel.

Pressostats haute pression de régulation


Le pressostat HP de régulation est généralement utilisé pour la régulation de la pression
de condensation par la mise en arrêt ou en marche automatique des ventilateurs du
condenseur.

Figure 7.7 : Pressostat HP de régulation

Vis de réglage du Vis de réglage


point de consigne du différentiel

Raccordements
éléctriques

Raccordement
fluidique

Figure 7.8 : Schéma de principe - Pressostat régulant un ventilateur 0 ou 100 % (arrêt ou marche)

Installations frigorifiques :
Chapitre 7 : Pressostats et thermostats de la théorie à la pratique de 145
base
Figure 7.9 : Schéma de principe - Pressostat régulant un ventilateur 2 vitesses 50 ou 100 %
vitesse 2
commun
vitesse 1
moteur ventilateur
P

Figure 7.10 : Schéma de principe - Pressostat électronique régulant la tension d’un ventilateur 0 à
100% (0 à 220volts)
Régulateur Moteur ventilateur

PH
220volts
N
0 à 220 volts M

PRESSOSTATS COMBINÉS
Le pressostat combiné assure les fonctions des pressostats BP et HP et permet
d’assurer la régulation et /ou la sécurité en haute ou en basse pression. Les contacts
électriques des deux parties (BP et HP) sont montés en série. Il peut être à réarmement
manuel ou à réarmement automatique.

Figure 7.11 : Pressostat combiné

Raccordement électrique : la position du contact électrique dans le schéma de


commande est la suivante :

Installations frigorifiques :
146 de la théorie à la pratique de Chapitre 7 : Pressostats et thermostats
base
Figure 7.12 : Schéma de principe de raccordement

PRESSOSTATS DIFFÉRENTIELS D’HUILE (PDH)


Egalement appelés Pressostats de sécurité d’huile, ils évitent les dommages liés à une
pression insuffisante de l’huile pour les compresseurs comportant une pompe à huile.

Ils mesurent en permanence la différence de pression existant entre la pression de


lubrification (refoulement de la pompe à huile) et la pression à l’aspiration de la pompe,
c’est-à-dire la pression dans le carter (BP).

Le PDH arrête le compresseur au bout d’un certain temps si la différence de pression


est inférieure à la valeur préréglée. Il est à réarmement manuel.

Figure 7.13 : Pressostat différentiel d’huile raccordé sur un compresseur

PDH

OIL

refoulement pompe
à huile

raccordé au carter du compresseur

Installations frigorifiques :
Chapitre 7 : Pressostats et thermostats de la théorie à la pratique de 147
base
Figure 7.14 : Schéma de principe de fonctionnement du pressostat d’huile
Pression
BP

bimétal
Pression
huile
élément chauffant
pour délais

S’il y a défaut de lubrification, c’est-à-dire si le différentiel descend en dessous de


la consigne, le pressostat d’huile coupe l’alimentation du compresseur après une
temporisation d’environ 120 secondes.

Cette temporisation de 120 secondes permet au compresseur, lors du démarrage,


d’établir la pression normale de lubrification sans être arrêté par le pressostat d’huile.

Exemple de réglage du pressostat d’huile


■■ Pression de coupure : 0,63 bar
■■ Pression d’enclenchement : 0,90 bar

Avec ce réglage, le pressostat va couper l’alimentation du compresseur lorsque la


valeur du différentiel d’huile (différence entre la pression de refoulement de la pompe
à huile et la pression au carter du compresseur) est inférieure à 0,63 bar.

Remarques importantes
■■ Le réglage d’un pressostat s’effectue sur deux paramètres par l’intermédiaire de
vis de réglage :
–– La pression de consigne
–– Le différentiel de pression.
■■ Le réarmement d’un pressostat signifie la manière par laquelle le contact
électrique se remet en position initiale après une action de détection.

D’une manière générale, les pressostats utilisés en sécurité sont à réarmement


manuel et ceux utilisés en régulation sont à réarmement automatique.

Installations frigorifiques :
148 de la théorie à la pratique de Chapitre 7 : Pressostats et thermostats
base
Figure 7.15 : Schéma de branchement du pressostat différentiel d’huile

RÉGLAGE DES PRESSOSTATS


Le réglage d’un pressostat s’effectue sur deux paramètres par l’intermédiaire de vis
de réglage.
■■ la pression de consigne
■■ le différentiel de pression.

On désigne par :

CUT_IN : la pression d’enclenchement (fermeture du contact électrique)

CUT_OUT : la pression de déclenchement (ouverture du contact électrique)

DIFF : le différentiel réglé sur le pressostat

Réglage des pressostats BP


Avant de commencer votre réglage l’installation doit être arrêtée après un tirage au
vide.

Pour pouvoir régler votre pressostat de régulation vous devez vous poser certaines
questions :

Installations frigorifiques :
Chapitre 7 : Pressostats et thermostats de la théorie à la pratique de 149
base
■■ Quelle sera la valeur d’enclenchement de mon pressostat ?
■■ Quelle sera sa valeur de coupure et par conséquent quelle sera la valeur de mon
différentiel ?
Enclenchement du pressostat

Le pressostat devra enclencher votre compresseur pour une pression au minimum


égale à la pression d’évaporation de votre installation.
Coupure du pressostat : Deux cas
■■ Si votre installation est munie d’un pressostat BP de sécurité alors le pressostat
de régulation devra couper avant celui-ci. Dans ce cas, votre BP de régulation
sera réglé sur une coupure à 0.5 bar.
■■ Si votre installation n’est pas munie de BP de sécurité, vous pouvez vous
permettre une coupure à 0.2 bar.
Réglage du point d’enclenchement

Fermez le robinet départ liquide afin que l’installation s’arrête après un tirage au vide.
■■ afficher sur l’échelle du « cut in » (ou Start) une valeur supérieure à laquelle
vous voulez régler le démarrage (je souhaite régler mon pressostat BP pour un
enclenchement à 3.5 bar dans ce cas j’affiche 4.5 bar)
■■ ouvrir le robinet départ liquide
■■ vérifier sur le manomètre l’augmentation de pression
■■ lorsque la pression est proche de votre valeur d’enclenchement actionner la vis
de réglage de façon à vous rapprocher de la valeur d’enclenchement
■■ répéter l’opération afin d’obtenir un réglage précis.
Réglage du différentiel
■■ Afficher sur l’échelle du différentiel (diff) une valeur supérieure à celle que vous
voulez régler (je souhaite régler mon différentiel à 3 bar dans ce cas j’affiche 4
bar).
■■ Fermer le robinet départ liquide.
■■ Lorsque la pression est proche de votre valeur de coupure actionner la vis de
réglage (il faut être très rapide !).
■■ Contrôler l’exactitude des réglages en provoquant à nouveau une chute rapide de
la BP.
■■ Répéter l’opération (éventuellement) pour obtenir le différentiel voulu.

Réglage des pressostats HP

Point de coupure = Pression de condensation + une marge de sécurité de 4bar


(attention à ne pas atteindre la PMS (pression maximale de service) du groupe).

Afficher sur l’échelle « stop » une valeur supérieure à celle que vous voulez régler (je

Installations frigorifiques :
150 de la théorie à la pratique de Chapitre 7 : Pressostats et thermostats
base
souhaite régler mon pressostat pour qu’il coupe à une pression de 15 bar dans ce cas
j’affiche 20 bar par exemple).
■■ Obstruer le condenseur en plaquant un carton ou autre à l’entrée de l’air ou
arrêter son ventilateur (dans le cas du condenseur à eau, arrêter l’alimentation en
eau).
■■ Vérifier sur le manomètre HP l’augmentation de pression.
■■ Lorsque la pression est proche de votre valeur de coupure actionner la vis de
réglage.
■■ Procéder à un essai de coupure en provoquant l’augmentation rapide de la HP.
■■ Répéter l’opération éventuellement afin d’obtenir un réglage précis (généralement
le réglage est assez facile).

7.2 THERMOSTATS
Le thermostat le plus rencontré est le thermostat mécanique qui est composé :
■■ d’un bulbe qui plonge dans le milieu à refroidir ou qui est placé dans ce milieu;
■■ d’un train thermostatique composé d’un tube capillaire et d’un soufflet.

Cet ensemble est rempli d’un gaz et d’une petite quantité de liquide en équilibre avec
sa vapeur, la variation de température se traduit par une variation de pression qui est
transmise au soufflet puis au mécanisme.

Figure 7.16 : Thermostat d’ambiance

Suivant le milieu ou l’ambiance à contrôler, on distingue plusieurs types de bulbes :


■■ bulbe cylindrique à distance

Installations frigorifiques :
Chapitre 7 : Pressostats et thermostats de la théorie à la pratique de 151
base
■■ bulbe d’ambiance
■■ bulbe de gaine
■■ tube capillaire.

Les thermostats peuvent assurer plusieurs fonctions différentes :


■■ De régulation : (Il provoque l’arrêt du compresseur d’une installation lorsque la
température désirée dans l’enceinte est atteinte et il le remet en service lorsque la
température remonte d’une valeur préréglée.
■■ De sécurité : il provoque l’arrêt de l’alimentation des résistances électriques
de dégivrage d’un évaporateur lorsque la température de l’évaporateur est trop
élevée pendant le dégivrage ou l’arrêt du compresseur lorsque la température de
refoulement est élevée.
■■ Antigel : pour éviter la congélation dans les évaporateurs à eau et le givrage des
évaporateurs en climatisation.
■■ De dégivrage : lorsque l’évaporateur est fortement givré, la température
d’évaporation chute et provoque la fermeture du contact du thermostat qui, à son
tour met en service le système de dégivrage.
■■ De fin de dégivrage : lorsque le dégivrage est terminé avant la durée préréglée,
le contact du thermostat s’ouvre pour interrompre le processus du dégivrage et la
marche « froid » reprend.

Le réglage des thermostats de régulation s’effectue sur deux paramètres par


l’intermédiaire de vis de réglage.

Généralement on doit régler :


■■ La température de consigne (T_CONS)
■■ Le différentiel de température (DIFF)

Les thermostats sont en général munis d’un contact inverseur.

Suivant les constructeurs et le type de thermostat, la température de consigne réglable


sur le thermostat peut être :
■■ La température en dessous de laquelle le contact électrique s’ouvre (cas 1)
■■ La température au-dessus de laquelle le contact électrique s’ouvre (cas 2)
■■ La température moyenne désirée dans l’enceinte à contrôler (cas 3)

Le tableau suivant donne les conditions d’ouverture et de fermeture du contact (normal)


des thermostats ainsi que les fonctions assurées.

Installations frigorifiques :
152 de la théorie à la pratique de Chapitre 7 : Pressostats et thermostats
base
Cas 1 Cas 2 Cas 3
Fonction assurée Régulation Sécurité Régulation
Lorsque la température
Ouverture du contact Lorsque la température Lorsque la température
descend à T=CONS –
électrique du thermostat descend à T=CONS monte à T=CONS
DIFF
Lorsque la température Lorsque la température
Fermeture du contact Lorsque la température
remonte à T=CONS + redescend à T=CONS -
électrique du thermostat remonte à T=CONS
DIFF DIFF

Dans le cas 1, le thermostat assure une fonction de régulation, le contact électrique


va se refermer alors lorsque la température contrôlée remonte à la température
d’enclenchement soit T=CONS + DIFF.

Il existe des thermostats à différentiel préréglé et fixe.

Il existe aussi des thermostats électroniques, les capteurs de température sont alors :
■■ soit des thermocouples,
■■ soit des thermistances (on distingue les CTN « coefficient de température négatif
» pour lesquels la résistance diminue lorsque la température augmente et les
CTP « coefficient de température positif » pour lesquels la résistance augmente
lorsque la température augmente),
■■ soit des résistances métalliques telles que le nickel ou le platine,
■■ soit des bilames.

Installations frigorifiques :
Chapitre 7 : Pressostats et thermostats de la théorie à la pratique de 153
base
Installations frigorifiques :
154 de la théorie à la pratique de Chapitre 7 : Pressostats et thermostats
base
8
COMPOSANTS
ÉLECTRIQUES
Dans ce présent chapitre, l’étude est faite sur les principaux composants électriques
des circuits de puissance, de commande et de signalisation des installations électriques
industrielles d’application frigorifique.

Installations frigorifiques :
Chapitre 8 : Composants électriques de la théorie à la pratique de 155
base
8.1 DÉPARTS MOTEUR
Les départs moteurs sont des composants électriques de sécurité (fusibles, relais
thermique, disjoncteur, sectionneur) et de commande (sectionneur, contacteur) pour
le moteur électrique.

Figure 8.1 : Composants départs moteur

SECTIONNEUR
Le sectionneur assure la séparation d’une installation de toute source d’énergie. Cette
séparation, effectuée manuellement de façon pleinement apparente, est vérifiée par
l’ouverture des contacts avec une distance d’ouverture largement dimensionnée.

Le sectionnement contribue à garantir la sécurité des personnes qui doivent effectuer


des travaux de réparation ou de recherche de panne.

Figure 8.2 : Sectionneurs

Installations frigorifiques :
156 de la théorie à la pratique de Chapitre 8 : Composants électriques
base
Symbolisation normalisée

Figure 8.3 : Représentation du sectionneur

Contact(s) de pré coupure


Lorsque l’on manœuvre un sectionneur, le ou les contacts de pré coupure (13-14,23-
24) s’ouvrent d’abord, puis les contacts principaux en fin de manœuvre.

Insérés dans le circuit de commande, les contacts de pré coupure interrompent, en


s’ouvrant, l’alimentation de la bobine du contacteur. Les contacts de puissance du
contacteur s’ouvrent et coupent l’alimentation du récepteur. En fin de manœuvre, les
contacts de puissance du sectionneur s’ouvrent sans passage de courant. Il n’y a plus
de risque de création d’arc électrique au niveau des contacts.

Recommandations
Il ne faut jamais ouvrir un sectionneur lorsque les contacts de puissance sont
traversés par le courant absorbé par le récepteur car il a un faible pouvoir de coupure
contrairement au contacteur de puissance ou au disjoncteur.

Il est recommandé d’insérer le contact de pré coupure en série avec le circuit auquel
il est associé.

Si le sectionneur n’est pas associé à un contacteur, il est obligatoire de s’assurer qu’il


sera manœuvré sans présence de courant.

En utilisation industrielle, le sectionneur peut être équipé d’un système de verrouillage


par cadenas sur la poignée de commande (contacts ouverts) qui doit être utilisé lors
d’une intervention.

Si le sectionneur n’est pas pourvu de ce dispositif, il faut ôter les fusibles et laisser le
sectionneur en position ouverte.

Sectionneur porte fusible


Le sectionneur porte fusibles est un composant qui joue deux rôles différents dans un
circuit électrique .

*Il joue le rôle de sectionneur, c’est-à-dire qu’il permet d’isoler l’installation du réseau

Installations frigorifiques :
Chapitre 8 : Composants électriques de la théorie à la pratique de 157
base
d’alimentation électrique.

*Comme il est aussi muni de fusibles, il protège l’installation contre les courts-circuits.

Ce composant n’a aucun pouvoir de coupure donc il doit être actionné à vide.

Figure 8.4 : Représentation du sectionneur porte fusible

FUSIBLES
Un fusible est un appareil de protection dont la fonction est d’interrompre le circuit par
la fusion d’un élément calibré lorsque le courant (intensité) qui le traverse dépasse la
valeur de son calibre.

La fusion est causée par un point faible dans le circuit grâce à un conducteur dont la
nature, la section et le point de fusion sont prédéterminés par le constructeur.

Symbole et formes commerciales

Figure 8.5 : Symbole du fusible

Figure 8.6 : Formes commerciales du fusible

Installations frigorifiques :
158 de la théorie à la pratique de Chapitre 8 : Composants électriques
base
Figure 8.7 : Vue en coupe du fusible

Tube isolant en céramique


Fil fusible en alliage
métalique (AL, Cu Zn,
Ni, Ag ) Matiére inerte en
poudre : silice magnésie

Zones de contact

Types de fusibles
*Classe gI (encore appelé gG) : Ce sont des fusibles d’usage général, ils protègent
contre les surcharges et les courts-circuits.

*Classe aM : Ce sont des fusibles d’accompagnement moteur prévus uniquement


pour la protection contre les courts-circuits. La protection contre les surcharges doit
être assurée par un autre dispositif (relais thermique).

* Classe g II (anciennement G T) : Fusible d’usage général temporisé.

CONTACTEURS
Le contacteur moteur est un composant qui permet de fermer et d’ouvrir un circuit de
puissance en charge.

De par sa conception assez complexe, il est conçu pour résister mieux que tout autre
composant à l’arc électrique à chaque ouverture ou fermeture .

Figure 8.8 : Contacteur

Installations frigorifiques :
Chapitre 8 : Composants électriques de la théorie à la pratique de 159
base
Figure 8.9 : Symbolisation normalisée

Figure 8.10 : Partie puissance du contacteur (contacts principaux)

Symbole indiquant qu’’il s’agit


d’un contacteur.

Les pointillés signifient que les 3 pôles


sont reliés mécaniquement.

Figure 8.11 : Partie commande du contacteur

Un contact normalement ouvert est un contact


normalement fermé.
Sur les anciens modéles il y a un seul contact
qu’il faut choisir.

Fonctionnement
Lorsque la bobine du contacteur est alimentée, les contacts de la partie puissance et
ceux de la partie commande changent d’état simmultannément.

Lorsque la bobine du contacteur n’est plus alimentée, les contacts de la partie puissance
et ceux de la partie commande reviennent en position initiale simultanément.

La fermeture des contacts s’effectue grâce à un circuit électro-magnétique mais


leur ouverture est assurée par un puissant ressort qui devient prépondérant lorsque
l’alimentation de la bobine est coupée.

Le contacteur auxiliaire (relais)


Le contacteur auxiliaire est en fait un petit contacteur à faible pouvoir de coupure
permettant à partir d’un appareil de régulation unipolaire (thermostat, pressostat,
pendule de dégivrage, hygrostat…) de commander plusieurs autres appareils
directement, ou par l’entremise de contacteurs ou de discontacteurs. Il peut être à

Installations frigorifiques :
160 de la théorie à la pratique de Chapitre 8 : Composants électriques
base
3-4-5-6 directions, à ouverture ou à fermeture instantanée à la mise sous tension de
sa bobine.

Lorsqu’un contacteur auxiliaire est utilisé dans un schéma de régulation, on peut l’appeler
« relais du rôle qu’il joue dans le schéma » : relais temporisé, relais d’automaticité,
relais de dégivrage, relais de fin de dégivrage, etc.

RELAIS THERMIQUE
Le rôle d’un relais de protection thermique est de protéger les récepteurs (généralement
un moteur triphasé) contre les surcharges faibles et prolongées.

Figure 8.12 : Relais thermique

Figure 8.13 : Symbolisation normalisée

Fonctionnement
Le relais thermique utilise la propriété d’un bilame formé de deux lames minces de
métaux ayant des coefficients de dilatation différents. Il s’incurve lorsque sa température
augmente. Pour ce bilame on utilise un alliage de Ferronickel.

Installations frigorifiques :
Chapitre 8 : Composants électriques de la théorie à la pratique de 161
base
Figure 8.14 : Bilame du relais thermique

Choix d’un relais thermique

Installations frigorifiques :
162 de la théorie à la pratique de Chapitre 8 : Composants électriques
base
Réglage du relais thermique
Il s’effectue à l’aide d’un curseur qui doit être amené sur la valeur exacte de l’intensité
nominale du moteur ou 1,15 fois l’intensité nominale du moteur à protéger.

Exemple : Moteur triphasé de 1.5KW et de In = 3.9A

Intensité de déclenchement (Id) = 3.9 x 1.15 = 4.48A

Plage de réglage : de 4 à 6A.

Contacts de commande

Ces contacts situés sur la face avant sont :

* Un contact à ouverture (NF) repéré 95-96 (inséré dans le circuit commande pour
couper celui-ci en cas de surcharge électrique) ;

* Un contact à fermeture (NO) repéré 97-98 (permet de signaler le défaut).

La protection du moteur sera assurée totalement en combinant l’emploi d’un relais de


protection thermique avec des fusibles de type aM.

Installations frigorifiques :
Chapitre 8 : Composants électriques de la théorie à la pratique de 163
base
DISJONCTEUR MAGNÉTOTHERMIQUE

Figure 8.15 : Disjoncteur magnétothermique

Rôle

Le disjoncteur assure comme les cartouches fusibles, la protection des circuits


(conducteurs et appareillages) contre les surcharges et les courts-circuits.

Ils servent également d’appareil de commande et de sectionnement.

Principe de fonctionnement
Le disjoncteur magnétothermique est composé de deux dispositifs déclencheurs en
cas de défaut :
■■ Déclencheur thermique

En cas de surcharge, un bilame s’infléchit et provoque l’ouverture du disjoncteur. Plus


le courant est important et plus le déclenchement sera rapide.

W=R.I2.t

(W : énergie en joule, R : résistance du bilame en ohm, I : courant en Ampère et t : le


temps en seconde).
■■ Déclencheur magnétique

En cas de court-circuit, un dispositif électromagnétique ouvre le disjoncteur en un


temps très court, de l’ordre de quelques millièmes de seconde.

Installations frigorifiques :
164 de la théorie à la pratique de Chapitre 8 : Composants électriques
base
Figure 8.16 : Schéma de principe – composition interne du disjoncteur magnétothermique

Borne de
raccordement
Boîtier de soufflage de l’arc
Contact fixe Contact mobile

Levier avec mécanisme à


biellette à passage de
point mort

Ressort de pression
pour l’ouverture
du disjoncteur

Relais magnétique
Relais thermique

Borne de
raccordement

Caractéristiques d’un disjoncteur


Les indications portées sur le disjoncteur constituent les principales caractéristiques
du disjoncteur :

Figure 8.17 : Caractéristiques du disjoncteur

Le type : il traduit les conditions de fonctionnement du


déclencheur magné[Link] un type U, le disjoncteur va
déclencher pour I = 5 à 10ln.

Intensité nominale (In) : Calibre du disjoncteur,C’est


l’intensité maximale que peut supporter le disjoncteur

Pouvoir de coupure (3000) : C’est la plus grande intensité


que peut interrompre le disjoncteur ; elle doit être au
moins égale au courant de court-circuit de l’installation.
Le disjoncteur doit être capable, aprés coupure de ces
courants importants de fonctionner normalement

Tension nominale : c’est la valeur de tension maximale


sous laquelle le disjoncteur peut être utilisé.

Choix d’un disjoncteur


Le choix du disjoncteur s’effectue en fonction :
■■ De la section des conducteurs
■■ De son pouvoir de coupure
■■ De la tension et l’intensité nominale
■■ Du nombre de pôle (uni, bi, tri, tétra polaire)
■■ Du type de récepteur
■■ Du type de protection qu’il doit assurer, liée aux appareils adjoints
■■ De l’environnement, etc.

Installations frigorifiques :
Chapitre 8 : Composants électriques de la théorie à la pratique de 165
base
CHOIX DES COMPOSANTS D’UN DÉPART MOTEUR
Il existe quatre possibilités de choix de départ moteur

Départ moteur avec 4 composants :


■■ Sectionneur porte-fusibles.
■■ Fusibles type aM.
■■ Contacteur.
■■ Relais thermique.

Figure 8.18 : Composants départ moteur

Départ moteur avec 3 composants


■■ Disjoncteur moteur magnétique.
■■ Contacteur.
■■ Relais thermique.

Figure 8.19 : Composants départ moteur

Installations frigorifiques :
166 de la théorie à la pratique de Chapitre 8 : Composants électriques
base
Départ moteur avec 2 composants
■■ Disjoncteur moteur magnétothermique.
■■ Contacteur.

Figure 8.20 : Composants départ moteur

Installations frigorifiques :
Chapitre 8 : Composants électriques de la théorie à la pratique de 167
base
Départ moteur avec 1 composant
Contacteur disjoncteur intégral.

Figure 8.21 : Composants départ moteur

EXEMPLE DE CHOIX DE COMPOSANTS


Pour effectuer le choix des composants, il faut connaître l’intensité nominale et la tension
d’alimentation du moteur, ou la puissance. Si on ne connaît pas les caractéristiques du
moteur, il faut regarder sur la plaque signalétique.

Prenons l’exemple d’un moteur asynchrone triphasé d’une puissance de 4 KW sous


une tension de 400V.

Etape n°1 : déterminer l’intensité du moteur

Lecture du tableau des intensités

Installations frigorifiques :
168 de la théorie à la pratique de Chapitre 8 : Composants électriques
base
Figure 8.22 : Tableau des intensités

Si on lit l’intersection de la colonne tension 400V et la ligne puissance 4KW, on obtient


l’intensité nominale du moteur qui est de 8,1 A.

Etape n°2 : choisir le relais thermique

Pour choisir le relais thermique, il faut connaître l’intensité du moteur. Ce relais


thermique est un composant que l’on doit régler à l’intensité nominale du moteur et
donc il possède une plage de réglage.

Le choix se fera donc pour que la valeur de l’intensité à régler se situe si possible vers
le milieu de la plage de réglage.

Installations frigorifiques :
Chapitre 8 : Composants électriques de la théorie à la pratique de 169
base
Lecture du tableau des relais thermiques

Figure 8.23 : Tableau de choix du relais thermique

Etape n°3 : choisir les fusibles

Nous savons maintenant que les fusibles doivent avoir une dimension de 10 / 38, que
ce sont des fusibles accompagnements moteur aM et que leur calibre doit être de 12A.

Lecture du tableau des fusibles

Figure 8.24 : Tableau de choix du fusible

Installations frigorifiques :
170 de la théorie à la pratique de Chapitre 8 : Composants électriques
base
Etape n°4 : choisir le sectionneur porte-fusibles

Nota : nous choisirons un sectionneur porte-fusible sans contact de pré coupure.

Lecture du tableau des sectionneurs porte-fusibles

Figure 8.25 : Tableau de choix du sectionneur

(Rappel : 10/38 veut dire que le corps du fusible a un diamètre de 10 mm et une


longueur de 38mm).

Le sectionneur est conçu pour supporter une intensité maximum de 25A, ce qui est
largement suffisant pour notre moteur (8,1 A).

La référence est donc : LS1 D323

Etape n°5 : choisir le contacteur

Nous allons choisir maintenant le contacteur, pour cela il nous faut connaître la
puissance, la tension d’alimentation du moteur ainsi que la tension d’alimentation de
la bobine du contacteur qui se situe dans la partie commande.

Puissance = 4KW.

Tension d’alimentation du moteur 400 V.

Tension d’alimentation de la bobine = 24 V ˜ 50/60 Hertz.

Installations frigorifiques :
Chapitre 8 : Composants électriques de la théorie à la pratique de 171
base
Lecture du tableau des contacteurs

Figure 8.26 : Tableau de choix du contacteur

On cherche la colonne 400V et la ligne où il y a 4KW, ce qui nous donne une première
référence incomplète qui est : LC1 D09. (Cela correspond à l’indication du tableau du
relais thermique)

Les deux points à la fin de cette référence correspondent à la tension d’alimentation de


la bobine qui dans notre exemple est de 24 V 50/60 Hertz.

A l’intersection de la colonne 24 et de la ligne 50/60 Hertz on lit B7.

La référence du contacteur est donc : LC1 D09B7.

8.2 COMPOSANTS ÉLECTRIQUES DE


COMMANDE
BOUTONS POUSSOIRS
Il en existe de deux types, les boutons poussoirs à fermeture et les boutons poussoirs
à ouverture.

Ils servent à ouvrir ou fermer un circuit électrique, dès qu’on les relâche ils reviennent
dans leur position initiale.
Symbolisation :

Symbole du bouton poussoir normalement fermé (normaly closed) NC

Installations frigorifiques :
172 de la théorie à la pratique de Chapitre 8 : Composants électriques
base
Figure 8.27 : Bouton poussoir normalement fermé

Symbole du bouton poussoir normalement ouvert (normaly open) NO

Figure 8.28 : Bouton poussoir normalement ouvert

Composition :

Le bouton poussoir est composé de deux parties différentes : le corps et la tête.

La tête s’emboîte dans le corps grâce à un clip.

Figure 8.29 : Composition du bouton poussoir

BOUTONS TOURNANTS
Ils servent à ouvrir ou fermer un circuit électrique, lorsqu’ils sont actionnés ils restent
dans leur position.

Installations frigorifiques :
Chapitre 8 : Composants électriques de la théorie à la pratique de 173
base
Symbolisation :

Figure 8.30 : Symbole du bouton tournant

Composition

Le bouton tournant composé de deux parties différentes : le corps et la tête.

La tête s’emboîte dans le corps grâce à un clip.

Figure 8.31 : Composition du bouton tournant

BOUTONS « COUP DE POING » D’ARRÊT D’URGENCE


Ils servent à ouvrir un circuit électrique, lorsqu’ils sont actionnés ils restent dans leur
position.
Symbolisation :

Figure 8.32 : Symboles du bouton d’arrêt d’urgence

Installations frigorifiques :
174 de la théorie à la pratique de Chapitre 8 : Composants électriques
base
Composition :

Le bouton arrêt d’urgence est composé de deux parties différentes : le corps et la tête.

La tête s’emboîte dans le corps grâce à un clip.

Figure 8.33 : Composition du bouton d’arrêt d’urgence

BLOCS AUXILIAIRES TEMPORISÉS


Les blocs auxiliaires temporisés servent à retarder l’action d’un contacteur (lors de sa
mise en route ou lors de son arrêt). Ces blocs s’encliquètent sur la partie supérieure
du contacteur.

Suivant la référence, le domaine de réglage est différent. Le réglage s’effectue par une
rotation du bouton tournant supérieur.

Il existe 2 types de blocs auxiliaires temporisés :

Blocs auxiliaires temporisés au travail

Figure 8.34 : Blocs auxiliaires temporisés au travail

Installations frigorifiques :
Chapitre 8 : Composants électriques de la théorie à la pratique de 175
base
Symbolisation

Figure 8.35 : Contacts à fermeture et à ouverture temporisés au travail

Blocs auxiliaires temporisés au repos

Figure 8.36 : Bloc auxiliaire temporisé au repos

Symbolisation

Figure 8.37 : Contacts à ouverture et à fermeture temporisés au repos

Symbolisation des commandes électromagnétiques portant un bloc temporisé

Figure 8.38 : Symboles des commandes électromagnétiques

Installations frigorifiques :
176 de la théorie à la pratique de Chapitre 8 : Composants électriques
base
BLOCS AUXILIAIRES INSTANTANÉS
Ils permettent d’augmenter le nombre de contacts commandés par le contacteur. Ses
contacts changent instantanément de position à l’excitation de la bobine du contacteur
« porteur » et reviennent instantanément à leur position initiale à la désexcitation de la
bobine du contacteur.
Symbolisation

Figure 8.39 : Symboles et désignations des blocs auxiliaires instantanés

Installations frigorifiques :
Chapitre 8 : Composants électriques de la théorie à la pratique de 177
base
8.3 VOYANTS LUMINEUX
Ils servent à donner une information sur l’état d’un système.
Symbolisation :

Figure 8.40 : Symbole du voyant

Composition :

Le voyant est composé de trois parties différentes : le corps, la tête et l’ampoule.

La tête s’emboîte dans le corps grâce à un clip.

Figure 8.41 : Composition du voyant

Installations frigorifiques :
178 de la théorie à la pratique de Chapitre 8 : Composants électriques
base
Exercice théorique 8.1

Dessiner le symbole et indiquer le rôle de chaque composant

Sectionneur tripolaire porte fusibles.

Symbole Fonction

Fusibles

Symbole Fonction

Installations frigorifiques :
Chapitre 8 : Composants électriques de la théorie à la pratique de 179
base
Contacteur tripolaire

Symbole Fonction

Disjoncteur magnétothermique

Symbole Fonction

Installations frigorifiques :
180 de la théorie à la pratique de Chapitre 8 : Composants électriques
base
Blocs auxiliaires temporisés au travail

Symbole Fonction

Blocs auxiliaires temporisés au repos

Symbole Fonction

Installations frigorifiques :
Chapitre 8 : Composants électriques de la théorie à la pratique de 181
base
Exercice théorique 8.2

La figure suivante représente la plaque signalétique d’un moteur asynchrone qui doit
être alimenté sur un réseau triphasé 380V, 50Hz.

On demande de choisir les composants départ moteur avec une solution 4 produits.

NB : vous pourrez utiliser les tableaux des figures 8.23, 8.24, 8.25, 8.26, 8.27

Figure 8.42 : Plaque signalétique d’un moteur asynchrone

Installations frigorifiques :
182 de la théorie à la pratique de Chapitre 8 : Composants électriques
base
9
SCHÉMAS
ÉLECTRIQUES
INDUSTRIELS
La connaissance des symboles des composants électriques et la technique de
décodage des schémas électriques permettent de savoir lire ces derniers et de pouvoir
réaliser un câblage industriel.

Installations frigorifiques :
Chapitre 9 : Schémas électriques industriels de la théorie à la pratique de 183
base
9.1 DÉCODAGE DU SCHÉMA
ÉLECTRIQUE
Le décodage de schéma électrique permet d’identifier et de repérer tous les composants
à partir du schéma électrique afin de comprendre le fonctionnement du système et de
pouvoir éventuellement réaliser le câblage électrique.

DOSSIER
Les schémas électriques importants se présentent sous forme de dossiers composés
de plusieurs pages appelées folios.

Ces folios se présentent souvent par une page de garde sur laquelle l’on trouve le
nom de l’équipement, puis des schémas électriques avec la distribution de l’énergie,
la partie puissance, la partie commande et parfois le schéma d’implantation et la
nomenclature du matériel.

FOLIOS
La localisation des éléments à l’intérieur d’un folio est repérée par des numéros de
colonnes indiquées en haut ou en bas de la feuille.

Figure 9.1 : Localisation d’un élément dans un folio

Dans l’exemple de la figure1, la position de l’élément S24 se trouve dans le folio 4 sous
la colonne 20.

Sa position géographique dans le schéma électrique se repérera : 4.20

Ceci est une règle de représentation, mais elle peut être légèrement différente suivant
chaque concepteur de Schéma.

Installations frigorifiques :
184 de la théorie à la pratique de Chapitre 9 : Schémas électriques industriels
base
Exemple : (4-20, 4/20, …)

RENVOIS DE FOLIOS
Lorsque des conducteurs électriques se continuent d’un folio à un autre, on indique aux
extrémités du conducteur, sur chaque folio, l’origine ou la destination du conducteur.

Figure 9.2 : Renvois de folios

Dans l’exemple de la figure 9.2, le conducteur continue du folio 4 à la colonne 28 au


folio 6 à la colonne1.

REPÉRAGE DES COMPOSANTS


Chaque composant est repéré par une lettre indiquant le type de composant, suivie
d’un chiffre ou d’un nombre permettant de différencier des composants identiques.

Exemple: KM5 signifie 5ème contacteur moteur.

Aux extrémités de chaque composant, on indique le repère des bornes raccordées


aux conducteurs.

Exemple: U1, V1, W1 pour les bornes d’un moteur.

Lorsque les schémas sont importants et que les composants actionnent des contacts
auxiliaires, on indique près du composant le folio et le N° de colonne où ces contacts
sont représentés; très souvent les N° des fils sont repérés et le repère est indiqué sur
le schéma.

Q : Interrupteur-sectionneur, Sectionneur porte-fusibles, Disjoncteur, Disjoncteur


magnéto-thermique.

F : Porte fusible et fusible, relais thermique.

T : Transformateur.

KM : Contacteur moteur.

KA : Contacteur auxiliaire.

Y : Electrovanne.

Installations frigorifiques :
Chapitre 9 : Schémas électriques industriels de la théorie à la pratique de 185
base
M : Moteur.

X : Bornier.

S : Capteurs et détecteurs divers, boutons poussoirs, interrupteurs.

H : Alarme sonore ou voyant suivi de 2 lettres indiquant la couleur du voyant (en


anglais)

WT : Blanc

RD : Rouge

GN : Vert

BU : Bleu

YE : Jaune

OR : Orange

REPÉRAGE DES BORNES DES COMPOSANTS


Pour la partie puissance :
■■ chiffre impair sur l’arrivée du courant (1, 3,5 pour appareil tripolaire)
■■ chiffre pair sur la sortie du courant (2, 4, 6 pour appareil tripolaire
■■ à l’exception des bornes des moteurs (U1, V1, W1)

Pour la partie commande : les bornes sont repérées par des nombres à 2 chiffres.

* contacts auxiliaires

---> •1-•2 pour les contacts à ouverture (NF ou NC)

---> •3-•4 pour les contacts à fermeture (NO)

---> •5-•6 pour les contacts à ouverture spéciaux (pour les contacts temporisés ou
relais thermique)

---> •7-•8 pour les contacts à fermeture spéciaux (pour les contacts temporisés ou
relais thermique)

Remarque : le « • » correspond au n° de contact. Le N° 9 est réservé au relais


thermique.

Exemple : 23-24 ---> contact n° 2, de type NO

Installations frigorifiques :
186 de la théorie à la pratique de Chapitre 9 : Schémas électriques industriels
base
Exemple :

Figure 9.3 : Repérage des bornes de composants

REPÉRAGE DES CONTACTEURS ET RELAIS


Afin de retrouver facilement où sont placés les contacts associés à la bobine dans
un schéma électrique (et notamment quand il y a beaucoup de pages), on fait figurer
la position des différents contacts sous la bobine, de la manière suivante : exemple,
figure 9.4.

Figure 9.4 : Repérage des contacts d’un relais (ou d’un contacteur)

REPÉRAGE DES CONDUCTEURS (ÉQUIPOTENTIEL)


Afin de retrouver facilement chaque bout d’un conducteur dans une armoire électrique,
on affecte à chaque conducteur un chiffre.

Tous les conducteurs au même potentiel (donc tous les conducteurs non coupés par
un composant) seront numérotés avec le même chiffre.

Installations frigorifiques :
Chapitre 9 : Schémas électriques industriels de la théorie à la pratique de 187
base
Figure 9.5 : Repérage des conducteurs

9.2 SYMBOLES DES COMPOSANTS


ÉLECTRIQUES
Figure 9.6 : Contacts de puissance

Installations frigorifiques :
188 de la théorie à la pratique de Chapitre 9 : Schémas électriques industriels
base
Figure 9.7 : Contacts particuliers

Installations frigorifiques :
Chapitre 9 : Schémas électriques industriels de la théorie à la pratique de 189
base
Figure 9.8 : Symboles des éléments de commande

Figure 9.9 : Symboles des détecteurs

Installations frigorifiques :
190 de la théorie à la pratique de Chapitre 9 : Schémas électriques industriels
base
Figure 9.10 : Symboles des organes de commande et de mesure

Figure 9.11 : Symboles des organes de signalisation

Installations frigorifiques :
Chapitre 9 : Schémas électriques industriels de la théorie à la pratique de 191
base
Figure 9.12 :

Installations frigorifiques :
192 de la théorie à la pratique de Chapitre 9 : Schémas électriques industriels
base
9.3 DÉMARRAGE DE MOTEUR
ASYNCHRONE TRIPHASÉ
Dans cette partie du manuel, nous allons étudier le démarrage direct et le démarrage
étoile- triangle des moteurs asynchrones triphasés qui sont les systèmes les plus
utilisés pour le démarrage des moteurs dans les installations frigorifiques.

DÉMARRAGE DIRECT DE MOTEURS ASYNCHRONES TRIPHASÉS


C’est un procédé de démarrage qui consiste à connecter directement les enroulements
statoriques du moteur sur le réseau. Le moteur démarre et atteint sa vitesse nominale.

Il s’applique aux moteurs asynchrones triphasés à cage.

Caractéristiques
Intensité

Figure 9.13 : Courbe de I/In = f(n/ns)

Couple

Figure 9.14 : Courbe de C/Cn = f(n/ns)

Installations frigorifiques :
Chapitre 9 : Schémas électriques industriels de la théorie à la pratique de 193
base
Un sens de marche

Figure 9.15 : Schéma fonctionnel du démarreur

Schémas des circuits :

Figure 9.16 : Circuit de puissance

Installations frigorifiques :
194 de la théorie à la pratique de Chapitre 9 : Schémas électriques industriels
base
Figure 9.17 : Circuit de commande

Le circuit de puissance est alimenté en triphasé alors que le circuit de puissance


peut être alimenté entre phases ou entre phase et neutre ou par l’intermédiaire d’un
transformateur abaisseur.
Fonctionnement

Après avoir fermé le sectionneur, l’action sur S2 enclenche KM, qui s’autoalimente via
son contact 13-14. L’arrêt est provoqué par S1, le déclenchement de F2, qui ouvrira
son contact 95-96 en cas de détection de surcharge du moteur ou le fusible F1 qui
saute après un court-circuit. La particularité de ce schéma (arrêt prioritaire) est que si
l’on appuie à la fois sur S1 et S2, le moteur ne tourne pas.

Deux sens de marche

Figure 9.18 : Schéma fonctionnel

Installations frigorifiques :
Chapitre 9 : Schémas électriques industriels de la théorie à la pratique de 195
base
Schémas des circuits

Figure 9.19 : Circuit de puissance

Figure 9.20 : Circuit de commande

Installations frigorifiques :
196 de la théorie à la pratique de Chapitre 9 : Schémas électriques industriels
base
Fonctionnement

Après avoir fermé le sectionneur,


■■ impulsion sur S2 ou sur S3, fermeture de KM1 ou de KM2
■■ auto-alimentation de KM1 ou KM2 via le contact à fermeture (13 – 14),
verrouillage électrique de KM2 par KM1 ou de KM1 par KM2 (contact 11 – 12)
■■ L’arrêt est provoqué par S1, le déclenchement de F1, qui ouvrira son contact 95-
96 en cas de détection de surcharge du moteur ou le fusible F1 qui saute après
un court-circuit.

DÉMARRAGE ÉTOILE - TRIANGLE DE MOTEURS ASYNCHRONES


TRIPHASÉS
Ce procédé de démarrage est utilisé pour des moteurs conçus pour supporter en
fonctionnement normal et pour un couplage triangle la tension entre deux phases du
réseau. Il s’effectue en deux phases.

Figure 9.21 : Enroulement de moteur triphasé

Installations frigorifiques :
Chapitre 9 : Schémas électriques industriels de la théorie à la pratique de 197
base
Figure 9.22 : Couplage de moteur triphasé

Caractéristiques
Intensité

Figure 9.23 : Courbe de I/In = f(n/ns)

Installations frigorifiques :
198 de la théorie à la pratique de Chapitre 9 : Schémas électriques industriels
base
Couple moteur

Figure 9.24 : Courbes de C/Cn = f(n/ns)

Un sens de marche

Figure 9.25 : Schéma fonctionnel

Installations frigorifiques :
Chapitre 9 : Schémas électriques industriels de la théorie à la pratique de 199
base
Schémas des circuits

Figure 9.26 : Circuit de puissance

Figure 9.27 : Circuit de commande

Installations frigorifiques :
200 de la théorie à la pratique de Chapitre 9 : Schémas électriques industriels
base
Deux sens de marche

Figure 9.28 : Schéma fonctionnel

Schémas des circuits

Figure 9.29 : Circuit de puissance

Installations frigorifiques :
Chapitre 9 : Schémas électriques industriels de la théorie à la pratique de 201
base
Figure 9.30 : Circuit de commande

Installations frigorifiques :
202 de la théorie à la pratique de Chapitre 9 : Schémas électriques industriels
base
10
RÉGULATION DES
INSTALLATIONS
FRIGORIFIQUES
La régulation permet de maintenir une grandeur réglée (la température par exemple)
à une valeur appelée consigne.

Chaque fois qu’il y a «régulation», il y a adaptation de la fourniture de la puissance


frigorifique aux besoins réels du local à refroidir.

Chapitre 10 : Régulation des installations Installations frigorifiques :


frigorifiques de la théorie à la pratique de 203
base
10.1 TYPES DE RÉGULATION
Pour les installations frigorifiques commerciales et industrielles, on utilise principalement
les régulations suivantes :
■■ Régulation par thermostat tout ou rien (TOR)
■■ Régulation par protection minimum
■■ Régulation par tirage au vide automatique « AUTOMATIQUE PUMP DOWN »
■■ Régulation par tirage au vide unique « SINGLE PUMP DOWN »

RÉGULATION PAR THERMOSTAT – TOUT OU RIEN (TOR)


Un thermostat assure seul la mise en service et l’arrêt du groupe frigorifique.

Les organes de sécurité (PBP, PHP, F1) coupent l’alimentation du groupe frigorifique
en cas d’anomalie.

C’est un mode de régulation très employé. Il est simple et assure une température
régulière de l’ambiance ou du fluide à refroidir.
Principe

L’installation étant à l’arrêt, la température de la chambre froide est voisine de la


température extérieure.

Le contact du thermostat d’ambiance B1 est fermé. A l’instant t0, l’action sur le


commutateur S1 provoque la fermeture du contacteur et la mise en route du groupe
de condensation et du moteur de l’évaporateur.

Du fait de la production frigorifique, la température dans la chambre froide va descendre


jusqu’à la température d’ouverture du thermostat d’ambiance (Tcons).

La production frigorifique est arrêtée et la température dans la chambre froide remonte


jusqu’à la température de fermeture du thermostat (Tcons + Diff) et le cycle recommence.

Figure 10.1 : Graphe de fonctionnement d’un thermostat

Consigne Enclenchement

Installations frigorifiques : Chapitre 10 : Régulation des installations


204 de la théorie à la pratique de frigorifiques
base
Figure 10.2 : Schéma frigorifique d’une installation de type commercial

Figure 10.3 : Schéma électrique régulation TOR

Chapitre 10 : Régulation des installations Installations frigorifiques :


frigorifiques de la théorie à la pratique de 205
base
RÉGULATION PAR PROTECTION MINIMUM

Figure 10.4 : Schéma frigorifique d’une installation de type commercial

L’électrovanne n’est pas indispensable mais sa présence permet un meilleur


fonctionnement de l’installation en évitant la migration du fluide frigorigène contenu
dans la bouteille liquide vers l’évaporateur à l’arrêt de l’installation ce qui permet
d’éviter les coups de liquide. Il faut noter tout de même que lorsque le détendeur
thermostatique est correctement réglé, il est fermé quand l’installation frigorifique est
à l’arrêt.

La régulation intégrant la commande de l’électrovanne est aussi une régulation du type


Tout ou Rien (TOR) communément appelée « Régulation par Protection Minimum ».

Figure 10.5 : Schéma électrique régulation par protection minimum

Installations frigorifiques : Chapitre 10 : Régulation des installations


206 de la théorie à la pratique de frigorifiques
base
RÉGULATION PAR TIRAGE AU VIDE AUTOMATIQUE « AUTOMATIQUE
PUMP DOWN »
Le « pump down » est utilisé pour vider le fluide frigorigène contenu dans l’évaporateur
et de le stocker dans le réservoir de liquide avant chaque arrêt du compresseur en
régulation.

Ce procédé limite la migration de fluide frigorigène gazeux de l’évaporateur vers le


compresseur lorsque ce dernier est à l’arrêt.

Il est aussi utilisé pour permettre un démarrage à vide de certains compresseurs afin
de réduire leur pointe d’intensité.

En abaissant la pression dans le carter du compresseur, on abaisse la concentration


du fluide frigorigène dissout dans l’huile, le redémarrage du compresseur n’entraînera
alors que peu d’émulsion d’huile.
Principe

La température est contrôlée par un thermostat. Le thermostat commande l’électrovanne


(obligatoirement montée sur la ligne liquide) permettant l’alimentation en fluide de
l’évaporateur.

Il suffit qu’un évaporateur soit alimenté pour que la pression augmente dans la conduite
d’aspiration. Le pressostat BP de régulation détecte la montée en pression et met en
service le compresseur.

Si la consigne est atteinte dans la chambre froide, le thermostat coupe le circuit


d’alimentation de l’électrovanne. La basse pression diminue. Le pressostat basse
pression (PBP) de régulation arrête le compresseur.

S’il existe un pressostat PBP de sécurité (PBPsécu), sa consigne (CUT_


OUT) doit être en dessous de celle du PBP de régulation.

Les organes de sécurité (PBPsécu, PHP, F1) coupent l’alimentation


du groupe frigorifique (et éventuellement de l’électrovanne) en cas
d’anomalie.

Chapitre 10 : Régulation des installations Installations frigorifiques :


frigorifiques de la théorie à la pratique de 207
base
Figure 10.6 : Schéma électrique régulation pump down automatique

Avantages : réduction des surcharges au démarrage dues aux vapeurs de fluide


frigorigène, réduction des risques de coup de liquide.

Inconvénients : risques de fonctionnement en courts cycles en cas d’inétanchéité de


l’électrovanne.

RÉGULATION PAR TIRAGE AU VIDE UNIQUE « SINGLE PUMP DOWN »


Pour éviter les courts cycles que l’on risque d’avoir avec le tirage au Vide Automatique,
on fait recours au « SINGLE PUMP DOWN ».

Figure 10.7 : Schéma électrique régulation « single pump down »

Installations frigorifiques : Chapitre 10 : Régulation des installations


208 de la théorie à la pratique de frigorifiques
base
Les exemples de schémas électriques de régulation donnés sont des
systèmes câblés.

Cependant, nous rencontrons actuellement de plus en plus des régulateurs


électroniques (voir figure 10.8) qui gèrent le fonctionnement automatique des
installations frigorifiques.

Aussi, sur une même installation, des systèmes de gestion du dégivrage, de chauffage
du carter du compresseur, de signalisation, etc s’ajoutent à la régulation de base (de
la grandeur à contrôler).

Chapitre 10 : Régulation des installations Installations frigorifiques :


frigorifiques de la théorie à la pratique de 209
base
Figure 10.8 : Schéma électrique – régulation gérée par un régulateur électronique

Installations frigorifiques : Chapitre 10 : Régulation des installations


210 de la théorie à la pratique de frigorifiques
base
10.2 DÉGIVRAGE DES
ÉVAPORATEURS
Parmi les phénomènes qui affectent la performance des installations frigorifiques, il
faut souligner les problèmes découlant du givrage des évaporateurs.

En effet, l’air contient de l’humidité (de l’eau à l’état vapeur).

Cette vapeur a tendance à se condenser quand l’air se refroidit. C’est par exemple le
cas de l’eau qui ruisselle sur une vitre froide : l’air se refroidit au contact de la vitre et
y dépose une partie de son humidité.

Par analogie, on peut dire qu’il se passe la même chose au niveau d’un évaporateur
refroidisseur d’air. Seulement il faudra distinguer deux cas de figure :
■■ L’évaporateur dont la température d’évaporation est égale ou supérieure à 0°C ;
■■ L’évaporateur dont la température d’évaporation est inférieure à 0°C.

Dans le premier cas on assiste seulement à la condensation de la vapeur d’eau,


comme par exemple dans les climatiseurs.

Dans le second cas, la température d’évaporation se situe en dessous de la température


de congélation de l’eau et l’humidité qui se dépose sur la surface de l’évaporateur se
transforme en givre.

Nous sommes en présence d’un phénomène naturel, donc inévitable, qu’il faut bien
analyser pour mieux en tenir compte.

Le givrage de l’évaporateur fait diminuer la puissance frigorifique. Si on laisse le givre


se développer, le liquide de fluide frigorigène finit par sortir de l’évaporateur et risque
de détériorer le compresseur avec un coup de liquide.

Le remède consiste à dégivrer régulièrement les évaporateurs.

DÉGIVRAGE DES CHAMBRES FROIDES À TEMPÉRATURE POSITIVE


Le dégivrage des évaporateurs équipant les chambres froides à température positive
se fait généralement avec l’air ambiant de la chambre froide.

Le temps de dégivrage et l’intervalle entre deux cycles de dégivrage varient d’une


installation à l’autre : ils sont fonction de la fréquence d’ouverture des portes, de
l’hygrométrie de l’air extérieur et du type de marchandises stockées.

Chapitre 10 : Régulation des installations Installations frigorifiques :


frigorifiques de la théorie à la pratique de 211
base
Figure 10.9 : Schéma électrique – dégivrage par ventilation forcée

Déroulement du cycle de dégivrage

A partir du top de départ donné par l’interrupteur horaire (P), le cycle de dégivrage se
déroule de la manière suivante :
■■ Arrêt du compresseur et du condenseur ;
■■ Mise en marche forcée du ventilateur de l’évaporateur ;
■■ Dégivrage ;
■■ Détection de la fin de dégivrage (temps écoulé) ;
■■ Mise en marche automatique du compresseur et du condenseur.

DÉGIVRAGE DES CHAMBRES FROIDES À TEMPÉRATURE NÉGATIVE


Le dégivrage des évaporateurs des chambres froides à température négative nécessite
une source de chaleur auxiliaire.

Parmi les moyens employés, citons les plus courants : le dégivrage par résistances
électriques, le dégivrage par gaz chaud et le dégivrage par inversion du cycle.

Le dégivrage par résistances électriques


L’évaporateur est équipé de résistances électriques qui le traversent. Pendant le
dégivrage, les résistances chauffent directement les ailettes de l’évaporateur.

La puissance des résistances est déterminée de telle sorte que leur température de
surface ne dépasse pas 75°C ; sinon les gouttelettes d’eau se vaporisent à leur contact
pour se recongeler et former une croute de glace au contact du plafond.

Installations frigorifiques : Chapitre 10 : Régulation des installations


212 de la théorie à la pratique de frigorifiques
base
Figure 10.10 : Evaporateur doté de résistances électriques

résistances
de
dégivrage

Figure 10.11 : Schéma électrique – dégivrage par résistances électriques

Déroulement du cycle de dégivrage


■■ Arrêt du compresseur et du condenseur ;
■■ Arrêt du ventilateur de l’évaporateur ;
■■ Mise en service des résistances de l’évaporateur, du bac et de l’écoulement ;
■■ Dégivrage ;
■■ Détection de la fin du dégivrage ;
■■ Temporisation pour l’égouttage de l’évaporateur ;
■■ Mise en route du compresseur et du condenseur ;
■■ Temporisation pour la fixation par le givrage des gouttelettes d’eau restant sur

Chapitre 10 : Régulation des installations Installations frigorifiques :


frigorifiques de la théorie à la pratique de 213
base
l’évaporateur ;
■■ Mise en route du ventilateur de l’évaporateur.

Le dégivrage par gaz chaud


Cette méthode consiste à injecter dans l’évaporateur à dégivrer les gaz chauds refoulés
par le compresseur.

Figure 10.12 : Schéma frigorifique – dégivrage par gaz chaud

En fin de dégrivage

réévaporateur
à bain marie

serpentin
électrovanne
gaz chaud

eau glycolée

résistance d’appoint

Clapet de retenue

Figure 10.13 : Schéma électrique – dégivrage par gaz chaud

Installations frigorifiques : Chapitre 10 : Régulation des installations


214 de la théorie à la pratique de frigorifiques
base
Déroulement du cycle de dégivrage
■■ Pendant le cycle de dégivrage, les ventilateurs (condenseur et évaporateur) sont
à l’arrêt ;
■■ L’électrovanne gaz chaud est ouverte alors que l’électrovanne départ liquide est
fermée. Le compresseur reste en fonctionnement ;
■■ L’injection du gaz chaud de refoulement se fait au niveau du serpentin du bac à
condensat de l’évaporateur, ensuite il entre dans l’évaporateur par un piquage
pratiqué sur le tube à la sortie du détendeur ;
■■ La vapeur ainsi injectée dans l’évaporateur va se condenser en libérant sa
chaleur latente dans l’évaporateur, ce qui fait fondre le givre ;
■■ Le liquide obtenu par la condensation des gaz chauds sort de l’évaporateur par la
tubulure d’aspiration et tombe dans la bouteille anti-coup-de liquide ;
■■ La bouteille anti-coup-de liquide est immergée dans une solution eau glycol
maintenue à une température de 25°C par une résistance électrique. L’échange
de chaleur entre l’eau glycolée et le fluide frigorigène entraine la réévaporation du
fluide avant d’être aspiré par le compresseur ;
■■ Un thermostat de fin de dégivrage contrôle la température du liquide à la sortie de
l’évaporateur et arrête le dégivrage dès qu’il détecte une température supérieure
à 6°C ;
■■ En fin de dégivrage, l’électrovanne gaz chaud se ferme mais le compresseur
continue encore à fonctionner pour vider l’évaporateur et la bouteille anti-coup-de
liquide. Un temporisateur ou un pressostat BP l’arrêtera ;
■■ Si en fin de dégivrage le compresseur fonctionne par demande de froid, le
ventilateur de l’évaporateur ne se mettra en service que 60 à 120 secondes après
l’ouverture de l’électrovanne liquide.

Dégivrage par gaz chaud pour les installations multipostes


Il est possible de dégivrer un évaporateur et simultanément faire fonctionner les
autres comme réévaporateurs. Ainsi le dégivrage par gaz chaud sera dans ce cas plus
économique car il va s’effectuer avec la chaleur prise dans les autres évaporateurs.

Chapitre 10 : Régulation des installations Installations frigorifiques :


frigorifiques de la théorie à la pratique de 215
base
Figure 10.14 : Schéma frigorifique installation multipostes avec dégivrage par gaz chaud

Déroulement du cycle de dégivrage

(Exemple : dégivrage de l’évaporateur E1)


■■ Si toute l’installation fonctionne en cycle froid, les électrovannes L1, L2, L3, A1,
A2 et A3 sont ouvertes ; les électrovannes G1, G2 et G3 sont fermées ;
■■ Au départ du dégivrage, l’électrovanne liquide L1 et l’électrovanne aspiration
A1 se ferment. L’électrovanne gaz chaud G1 s’ouvre et la vapeur, venant du
refoulement du compresseur, est injectée dans l’évaporateur E1 ;
■■ Les vapeurs injectées dans l’évaporateur se condensent et le liquide est reconduit
par la ligne liquide vers les évaporateurs qui fonctionnent en cycle froid.

Le dégivrage par inversion de cycle


Un autre mode pour dégivrer les évaporateurs par les gaz chauds du refoulement est
l’inversion du cycle.

Ce système ne peut être utilisé que sur les installations avec un seul évaporateur.

Installations frigorifiques : Chapitre 10 : Régulation des installations


216 de la théorie à la pratique de frigorifiques
base
Figure 10.15 : Schéma frigorifique – dégivrage par inversion de cycle

Le principe consiste à utiliser une vanne quatre voies qui permet de refouler dans
l’évaporateur et d’aspirer à partir du condenseur. Ainsi pendant le dégivrage, la
condensation des gaz se fait dans l’évaporateur et le liquide formé est réévaporé dans
le condenseur.

Pour inverser le cycle, il suffit d’alimenter la bobine du pilote de la vanne 4 voies

Le ventilateur de l’évaporateur est à l’arrêt pendant le cycle de dégivrage alors que


celui du condenseur continue à tourner.

Chapitre 10 : Régulation des installations Installations frigorifiques :


frigorifiques de la théorie à la pratique de 217
base
Exercice théorique 10.1

Une chambre froide équipée d’un régulateur DIXELL fonctionne de la manière


suivante :
■■ La régulation pump down automatique est utilisée pour vider l’évaporateur à
chaque arrêt du compresseur lorsqu’on atteint la consigne.
■■ Un bouton tournant S1 commande la mise en marche et l’arrêt de tout le
système mais ne coupe pas l’alimentation du régulateur.
■■ Le ventilateur évaporateur fonctionne en permanence et est arrêté durant le
dégivrage.
■■ Le dégivrage qui est assuré par des résistances électriques n’est pas pris en
compte par le régulateur ; il est alors programmé par une horloge mécanique.
■■ Le ventilateur condenseur tourne en même temps que le compresseur.
■■ A l’arrêt du système, on doit avoir la température de la chambre froide à
l’afficheur du régulateur ; donc ce dernier doit rester en permanence sous
tension.
■■ Le compresseur est équipé d’un moteur triphasé.
■■ Q1 est un sectionneur porte fusible qui protège le compresseur et le ventilateur
du condenseur.
■■ Le compresseur est protégé par un relais thermique F1.
■■ Un disjoncteur Q2 protège le circuit de commande et les résistances de
dégivrage.
■■ Le moto-ventilateur monophasé de l’évaporateur est protégé par un relais
thermique F2.
■■ Le moto-ventilateur triphasé du condenseur fonctionne en même temps que le
compresseur.
Travail demandé

Réaliser les schémas électriques de puissance et de commande de l’installation ;


(Schémas de l’annexe1 à compléter).

Installations frigorifiques : Chapitre 10 : Régulation des installations


218 de la théorie à la pratique de frigorifiques
base
Annexe 1

Chapitre 10 : Régulation des installations Installations frigorifiques :


frigorifiques de la théorie à la pratique de 219
base
Exercice théorique 10.2

Chambre froide négative – dégivrage par résistances électriques.

Commande et fonctionnement
■■ Motocompresseur triphasé 380 V protégé par un sectionneur porte fusible Q1
et un relais thermique F1.
■■ KM1 contacteur d’alimentation du motocompresseur.
■■ Ventilateur condenseur monophasé doté d’une protection thermique interne,
commandé par un pressostat HP de régulation (B4) et est mis hors tension si le
compresseur est à l’arrêt.
■■ Le ventilateur évaporateur avec moteur monophasé est protégé par Q1 en
même temps que le motocompresseur et un relais thermique F2.
■■ KM2 contacteur d’alimentation du ventilateur évaporateur.
■■ KM3 contacteur d’alimentation du ventilateur condenseur.
■■ La mise en service du motocompresseur et du ventilateur évaporateur est
assurée par un interrupteur marche/arrêt S1.
■■ Alimentation du circuit de commande par les contacts de précoupure de Q1.
■■ Protection du circuit de commande par un disjoncteur magnétothermique F3.
■■ Régulation par tirage au vide automatique.
■■ Dégivrage par résistance électrique programmé par un interrupteur horaire P
(horloge).
■■ Le redémarrage du ventilateur de l’évaporateur est retardé par rapport au
compresseur après chaque cycle de dégivrage.
■■ B1 pressostat HP de sécurité.
■■ B2 pressostat BP de régulation.
■■ B3 thermostat de régulation.
■■ B4 pressostat HP de régulation.
■■ Y1 est l’électrovanne de la ligne liquide.
■■ Le chauffage du carter du compresseur est assuré par une ceinture chauffante
R1.
■■ H1 signalisation défaut thermique du motocompresseur.
■■ H2 signalisation défaut thermique du ventilateur évaporateur.
■■ H3 signalisation installation en dégivrage.

Travail demandé : Réaliser les schémas électriques de puissance et de commande


de l’installation.

Installations frigorifiques : Chapitre 10 : Régulation des installations


220 de la théorie à la pratique de frigorifiques
base
11
TRAVAIL DU TUBE
FRIGORIFIQUE

Installations frigorifiques :
Chapitre 11 : Travail du tube frigorifique de la théorie à la pratique de 221
base
Les figures 11.1; 11.2 ; 11.3 et 11.4 présentent quelques opérations réalisées sur un
tube cuivre.

Figure 11.1 : Coupage d’un tube cuivre Figure 11.2 : Brasage d’un tube cuivre

Figure 11.3 : Cintrage d’un tube cuivre Figure 11.4 : Liaison frigorifique

Remarque

Les installations frigorifiques sont essentiellement réalisées en cuivre ou en acier.


L’utilisation de ces tubes en cuivre ou en acier porte sur le choix du diamètre, le
coupage, l’ébavurage, le dudgeonnage, l’évasage, le cintrage et le brasage.

11.1 DIAMÈTRE D’UN TUBE


FRIGORIFIQUE
Le diamètre de la tuyauterie frigorifique est déterminé lors de la conception des
installations frigorifiques. Le diamètre des tubes en cuivre ou en acier est souvent
exprimé en pouce.

Le tableau ci-dessous montre la correspondance d’un diamètre en pouce en un


diamètre en mm.

Rappel : 1’’ (1pouce) = 25,4mm

Installations frigorifiques :
222 de la théorie à la pratique de Chapitre 11 : Travail du tube frigorifique
base
ø en pouce ø en mm
1/4 (¼*25,4 =) 6,35
3/8 9,52
1/2 12,7
5/8 15,9
¾ 19

Exemple :
■■ Le diamètre d’un tube en cuivre de 1/4 pouce correspond à 6,35 mm cuivre de
3/8 pouce correspond à 9,52 mm.
Remarque

Pour le fonctionnement correct d’une installation, le choix du diamètre est très important.

Le conditionnement d’un tube en cuivre est généralement fait :


■■ En longueur 4 à 5 m. (tube recuit) ;
■■ En couronne de longueur 15 m (tube écroui) : dans ce cas, avant de procéder aux
opérations, il faut commencer d’abord par dérouler proprement la couronne.

Figure 11.5 : Déroulage du tube en couronne

■■ Comme schématisé sur la figure 11.5, il faut dérouler lentement la couronne sur
un sol bien plat en maintenant au fur et à mesure le tube déjà déroulé bien plaqué
légèrement sur le sol à l’aide des pieds.

Installations frigorifiques :
Chapitre 11 : Travail du tube frigorifique de la théorie à la pratique de 223
base
11.2 COUPAGE D’UN TUBE
FRIGORIFIQUE
La coupe d’un tube frigorifique est faite avec un coupe tube (voir figure 11.6 et 11.7).

Figure 11.6 : Coupe tube Figure 11.7 : Mini coupe tube

Processus de coupe d’un tube frigorifique

On réalise la coupe de la manière suivante : Figure 11.8 : Coupage d’un tube


■■ Placer le tube sur les deux rouleaux supports du
coupe tube ;
■■ Serrer la poignée du coupe tube jusqu’à ce que
le disque de coupe entre en contact direct avec
le tube ;
■■ Tourner le coupe tube autour du tube ;
■■ Serrer ensuite progressivement la poignée du
coupe tube d’un quart de tour pour enfoncer le
disque de coupe dans la rainure que vous venez
de tracer et tourner une fois de plus le coupe
tube autour du tube.
■■ Répéter l’opération « 4 » jusqu’à ce que le tube
soit coupé.

11.3 EBAVURAGE
L’ébavurage consiste à retirer les bavures résultantes de la coupe du tube. Les bavures
sont enlevées avec la lame triangulaire montée sur le coupe tube.

Installations frigorifiques :
224 de la théorie à la pratique de Chapitre 11 : Travail du tube frigorifique
base
Figure 11.9 : Différents types d’ébavureurs

Procédure d’ébavurage d’un tube

■■ Placer le bout du tube vers le bas de manière Figure 11.10 : Opération


à ne pas introduire de morceau de cuivre à d’ébavurage
l’intérieur du circuit frigorifique ;
■■ Positionner la lame à l’intérieur du bout coupé
du tube ;
■■ Tourner la lame pour supprimer les bavures
faites par la coupe.

Remarque

Un tube mal ébavuré peut provoquer une rayure ou une « bosse » qui empêche la
bonne portée du tube sur le raccord, et donc une fuite dans le circuit frigorifique.

Après chaque coupe, le reste de votre barre ou couronne doit être rebouché, toujours
pour éviter d’y faire pénétrer impuretés et humidité.

Installations frigorifiques :
Chapitre 11 : Travail du tube frigorifique de la théorie à la pratique de 225
base
11.4 DUDGEONNAGE
Le tube ayant été coupé et ébavuré, le dudgeonnage du cuivre peut être réalisé avec
une dudgeonnière.

Le dudgeonnage consiste à réaliser une partie conique sur l’extrémité du tube cuivre,
permettant ainsi de raccorder de façon étanche le tube cuivre sur une autre pièce
(vanne, bouchon…) en la vissant.

Figure 11.11 : Coffret dudgeonnière

Procédure de dudgeonnage:
1. Couper le tube frigorifique avec un coupe tube ;
2. Ebavurer le tube frigorifique ;
3. Mettre en place l’écrou dans le tube frigorifique ;
4. Serrer les mors du gabarit sur le tube en le laissant dépasser de quelques
millimètres (cote A – voir tableau ci-dessous) (voir figure ).

Figure 11.12 : Dudgeonnage

Diamètre
1/4¨ 3/8¨ 1/2¨ 5/8¨ 3/4¨
du tube
Cote A en
1,5 2 2,2
mm

Installations frigorifiques :
226 de la théorie à la pratique de Chapitre 11 : Travail du tube frigorifique
base
1. Aligner le mandrin (poinçon de dudgeonnage) de l’étrier avec l’axe du tube et
positionner l’étrier sur les mors ;
2. Serrer la poignée de l’étrier pour dudgeonner le tube (figure 11.12).
3. Vérifier que le dudgeon épouse la surface de l’écrou conique à visser. Si le
dudgeon est trop grand, l’écrou ne pourra pas être vissé, s’il est trop petit une
fuite se produira.

Figure 11.13 : Serrage de la dudgeonnière

Figure 11.14 : Exemples de bon et mauvais dudgeon

11.5 EVASAGE
L’évasage consiste à porter le diamètre intérieur d’un tube à celui légèrement supérieur
de son diamètre extérieur sur une longueur de 10 mm pour permettre l’emboîtement
avant le brasage.

Figure 11.15 : Emboîtement de deux tubes évasés

Installations frigorifiques :
Chapitre 11 : Travail du tube frigorifique de la théorie à la pratique de 227
base
EVASAGE AVEC PINCE À ÉVASER
Un coffret composé d’une pince à évaser et de têtes pour les différents diamètres de
tuyauterie est utilisé pour réaliser l’évasement.

Figure 11.16 : Coffret à évaser

Procédure d’évasage

Figure 11.17 : Réalisation de l’évasement

1. Monter la tête sur la pince ;


2. Ecarter les leviers de la pince pour placer le tube ;
3. Fermer la pince pour réaliser l’évasement (voir figure 11.18) ;
4. Ecarter à nouveau les leviers de la pince pour sortir le tube.

Figure 11.18 : Tube évasé

Installations frigorifiques :
228 de la théorie à la pratique de Chapitre 11 : Travail du tube frigorifique
base
EVASAGE AVEC MATRICE ET ÉTRIER
Dans le coffret à évaser, on peut trouver des embouts qui peuvent être utilisés pour
réaliser l’évasement.

Figure 11.19 : Coffret à évaser

Figure 11.20 : Opération d’évasement

1. Couper le tube frigorifique avec un coupe tube ;


2. Ebavurer le tube frigorifique ;
3. Mettre en place l’écrou dans le tube frigorifique ;
4. Serrer les mors du gabarit (matrice) sur le tube en le laissant dépasser de 10 mm
5. Monter sur l’étrier l’embout correspondant au tube à évaser ;
6. Aligner l’embout à évaser avec l’axe du tube et positionner l’étrier sur les mors ;
7. Serrer la poignée de l’étrier pour évaser le tube (figure 11.20).

Figure 11.21 : Tube évasé

Installations frigorifiques :
Chapitre 11 : Travail du tube frigorifique de la théorie à la pratique de 229
base
Exemple :

Pour réaliser la pièce ci-contre, comportant un évasement, on utilise une longueur


développée totale de L+10mm. Les 10mm correspondent à la pénétration du tube
dans l’emboîture.

Figure 11.22 : Emboitement de deux tubes

11.6 CINTRAGE
Le cintrage est une opération qui consiste à réaliser un changement de direction du
tube sans avoir à le couper et à ajouter une pièce supplémentaire. Pour cintrer le tube,
on utilise une cintreuse.

Cette opération nécessite un calcul pour trouver la longueur de base du tube, ainsi
qu’une méthode d’utilisation de la cintreuse.

CALCUL DE LA LONGUEUR DE TUYAUTERIE


Le calcul de la longueur de tuyauterie se fera de la manière suivante

Longueur totale du tube : L = c + i +e Figure 11.23 :


Calculons chaque longueur
c= 85 – R – ½d
i=2xπ xR
e = 90 – R + ½ d
(R est le rayon du galet de la cintreuse)

Installations frigorifiques :
230 de la théorie à la pratique de Chapitre 11 : Travail du tube frigorifique
base
MÉTHODE DE CINTRAGE AVEC LA CÔTE PLACÉE À GAUCHE

Exemple : Largeur finale désirée de la pièce = 85 Figure 11.24 :


mm

Calculons d’abord la côte à l’axe X


X = 85 – ½ d

Il ne reste plus qu’à aligner X sur le repère L (Left =gauche en anglais) et cintrer
jusqu’à 90°.

MÉTHODE DE CINTRAGE AVEC LA COTE PLACÉE À DROITE

Exemple : Hauteur finale désirée de la pièce = 85 Figure 11.25 :


mm

Le calcul de Y sera identique à celui de X.

Il ne reste plus qu’à aligner Y sur le repère R (Right = droite en anglais) et cintrer
jusqu’à 90°.

MODE OPÉRATOIRE DE CINTRAGE D’UN TUBE


Pour passer le tube dans une pince à cintrer, mettre les manches à 180° et écarter le
crochet de retenue du tube. Mettre le tube dans la rainure.

Installations frigorifiques :
Chapitre 11 : Travail du tube frigorifique de la théorie à la pratique de 231
base
Figure 11.26 : Tube placé dans la rainure de la cintreuse

manche pivotant

Sabot de formation
tuyau

crochet de retenue du tuyau Roue de cintrage

Manche mandrin

Passer le crochet de retenue sur le tube et mettre le manche approximativement à


angle droit, en engageant le sabot de cintrage sur le tube. Remarquer que la marque
zéro sur la roue de cintrage se trouve face au bord du manche du sabot de cintrage.

Figure 11.27 : Crochet de retenue sur le tube et Repérage de la roue de cintrage

Cintrer à l’angle souhaité suivant les calibrages indiqués sur la roue de cintrage. Cintrer
d’un seul mouvement uniforme et continu.

Installations frigorifiques :
232 de la théorie à la pratique de Chapitre 11 : Travail du tube frigorifique
base
Figure 11.28 : Cintreuse à 90°

Pour les cintrages dimensionnels : Placer le tube dans la pince comme illustré ci-
dessous. Aligner le repère X avec le bord de la roue de cintrage. Cintrer d’un seul
mouvement uniforme et continu.

Figure 11.29 : Cintrage dimensionnel

Placer le tube dans la pince à cintrer comme illustré ci-contre. Aligner le repère X avec
le repère R sur le sabot du manche.

Figure 11.30 : Cintrage dimensionnel

Pour enlever le tube, pivoter le manche à angle droit par rapport au tube, en dégageant
le sabot de cintrage. Dégager le crochet de retenue du tube et enlever le tube.

Installations frigorifiques :
Chapitre 11 : Travail du tube frigorifique de la théorie à la pratique de 233
base
Figure 11.31 : Dégagement de la cintreuse

Remarque

Huiler de temps en temps les broches du manche et le sabot de cintrage pour un


cintrage plus aisé. La rainure de la roue de cintrage doit rester propre et sèche, pour
éviter que les tubes ne glissent pendant le cintrage.

Lorsque l’on ne dispose pas d’une pince à cintrer, des ressorts à cintrer propres à
chaque diamètre peuvent être utilisés

Figure 11.32 : Jeu de ressort à cintrer

Figure 11.33 : Mise en position du ressort à Figure 11.34 : Cintrage


cintrer

Installations frigorifiques :
234 de la théorie à la pratique de Chapitre 11 : Travail du tube frigorifique
base
11.7 BRASAGE
Le brasage est l’assemblage de pièces métalliques à l’aide d’un métal d’apport
(communément appelé «baguette») de nature différente des pièces à assembler. Le
métal d’apport a une température de fusion inférieure aux pièces à assembler.

Le brasage fort est réalisé avec un métal d’apport ayant une fusion supérieure à 450°C
et le brasage tendre est fait avec un métal d’apport ayant une fusion inférieure à 450°C.

La brasure est le résultat du brasage. Elle peut être réalisée avec un chalumeau
oxyacétylénique (brasage fort) ou avec une lampe à braser propane ou butane. Le
brasage de certains métaux (laiton, acier, etc.) nécessite l’application d’un décapant
qui peut se trouver sous forme de pâte ou de poudre selon le type de métal d’apport
mis en œuvre.

Matériel nécessaire :
■■ poste oxyacétylénique ou une lampe à braser ;
■■ métal d’apport (baguette) ;
■■ poudre décapante.

Un poste oxyacétylénique comprend :


■■ Une bouteille d’oxygène (O2) munie d’un robinet d’arrêt et d’un manodétendeur.
C’est un gaz comburant, la pression dans la bouteille est d’environ 200 bars et la
pression d’utilisation est de 1 bar ;
■■ Une bouteille d’acétylène (C2H2) munie d’un robinet d’arrêt et d’un
manodétendeur. C’est un gaz carburant, la pression dans la bouteille est
d’environ 17 bars et la pression d’utilisation de 0.5 bar ;
■■ Un chalumeau qui permet de mélanger le carburant acétylène (C2H2) et le
comburant oxygène (O2) et afin d’obtenir une flamme qui va faire fondre les
baguettes ;
■■ Un flexible (bleu) muni d’un clapet anti retour assure la liaison entre la bouteille
O2 et le chalumeau ;
■■ Un flexible (rouge) muni d’un clapet anti retour assure la liaison entre la bouteille
acétylène (C2H2) et le chalumeau.

Installations frigorifiques :
Chapitre 11 : Travail du tube frigorifique de la théorie à la pratique de 235
base
Figure 11.35 : Poste oxyacétylénique

Figure 11.36 : Schéma de principe du Poste oxyacétylénique

Installations frigorifiques :
236 de la théorie à la pratique de Chapitre 11 : Travail du tube frigorifique
base
Figure 11.37 : Lampe à braser

Le chalumeau

Il permet de mélanger le gaz oxygène (O2) et le gaz acétylène (C2H2) afin d’obtenir une
flamme de forme et de propriété désirées. La combustion du mélange se fait à une
température de 3070°C. Suivant les proportions du mélange acétylène et oxygène, la
flamme est dite réductrice, oxydante ou neutre (voir figures 11.38, 11.39 et 11.43).
La flamme du chalumeau

Figure 11.38 : Flamme réductrice ou carburante Figure 11.39 : Flamme oxydante (excès
d’oxygène)
Trop forte proportion d’acétyléne panache court, bleauâtre - orangé (sombre)

orange clair zone presque incolore

panache d’acétyléne
dard blanc,
blanc intense avec bord en ‘’ flaméche’’ pointu et court

Figure 11.40 :
Mauvais réglage : flamme carburante
excès d’acétylène. Le dard est brillant
avec une auréole, la soudure sera plus
dure et plus cassante.

Figure 11.41 : Mauvais réglage : flamme oxydante


excès d’oxygène. Le dard est plus pointu
la flamme siffle, la soudure sera oxydée
avec des soufflures ; risque de perçage
du tube.

Figure 11.42 : Bon réglage : flamme neutre, dite


réductrice. Le dard est brillant et
bien net. C’est la flamme à utiliser en
soudage, en brasage, en chauffage et en
coupage.

Installations frigorifiques :
Chapitre 11 : Travail du tube frigorifique de la théorie à la pratique de 237
base
Figure 11.43 : Flamme neutre (normale)
Flamme idéale pour la brasure : permet de chauffer et braser
sans trop forte oxydation.

dard blanc beuté


bleuâtre à orangé

panache presque incolore


pas de panache d’acétyléne

La procédure de brasage est décrite ci-dessous :


1. Nettoyer les extrémités des tubes à assembler ;
2. Ouvrir le robinet de la bouteille d’oxygène ;
3. Régler le manodétendeur de la bouteille d’oxygène à 1 bar ;
4. Ouvrir le robinet de la bouteille d’acétylène ;
5. Régler le manodétendeur de la bouteille d’acétylène à 0,5 bar ;
6. Ouvrir légèrement le robinet d’acétylène du chalumeau ;
7. Présenter une flamme ;
8. Ouvrir légèrement le robinet d’oxygène du chalumeau ;
9. Régler les robinets d’acétylène et d’oxygène du chalumeau pour obtenir une
flamme neutre ;
10. Chauffer de façon homogène les parties à assembler jusqu’au point de fusion de
la baguette de brasure ;
11. Pointer la pointe de la baguette de brasure sur le joint ;
12. Fondre une goutte de brasure sur le joint et la tirer le long du joint par un
mouvement continu de la flamme ;
13. Remplir totalement le joint ;
14. Laisser refroidir les pièces assemblées ;
15. Eliminer les résidus de décapant par un lavage à l’eau ;
16. Fermer les robinets du chalumeau pour arrêter la combustion ;
17. Fermer les robinets de la bouteille ;
18. Ouvrir les robinets du chalumeau afin d’évacuer l’oxygène et l’acétylène des
tuyaux ;
19. Desserrer à fond les robinets des manodétendeurs afin de détendre les
membranes.

Installations frigorifiques :
238 de la théorie à la pratique de Chapitre 11 : Travail du tube frigorifique
base
Figure 11.44 : Brasage avec un chalumeau

Remarques

Les brasures doivent être faites sur des pièces parfaitement propres et dégraissées.

Les pièces cuivre / cuivre seront brasées avec des baguettes phosphore.

Les pièces cuivre / autre (alliage laiton) seront brasées avec des baguettes argent ou
à l’aide de décapant.

Il est important à l’aide d’un chalumeau d’assurer un balayage sur la zone d’assemblage
afin que la température des pièces soit homogène. La température des pièces provoque
la fusion de la baguette (métal d’apport) par contact.
La brasure sous azote

La brasure sous azote ne change rien à la technique du brasage qui reste identique,
mais cette façon de faire évite que la calamine (ou oxydation) se forme à l’intérieur du
tube. Pour ce faire, on introduit de l’azote sous faible pression dans le tube à braser
pour chasser l’air qu’il contenait.
Règles de sécurité
■■ Se munir d’un extincteur ;
■■ Maintenir les bouteilles d’oxygène et d’acétylène en position verticale ;
■■ Ne pas exposer les bouteilles à la chaleur ;
■■ Eviter les chocs sur les bouteilles ;
■■ Mettre les clapets anti-retours à environ 2 mètres des manomètres ;
■■ Vérifier l’état et le réglage des manodétendeurs ;
■■ Vérifier l’état des flexibles et des raccords ;
■■ Ne jamais transvaser le gaz d’une bouteille dans une autre ;
■■ Fermer les robinets des bouteilles après utilisation.

Installations frigorifiques :
Chapitre 11 : Travail du tube frigorifique de la théorie à la pratique de 239
base
Exercice théorique 11.1

Pour réaliser une pièce droite de 200mm en tube 5/8 qui comporte un dudgeon
à chaque extrémité, on doit couper une longueur droite qui correspond à
200+2x2=204mm.

1. Effectuer la coupe avec un coupe tube.

2. Réaliser un dudgeon à chaque extrémité du tube.

Exercice théorique 11.2

A l’aide du schéma ci-dessous :

1. Calculer la côte placée à gauche X ;

2. Choisir l’outillage nécessaire au cintrage ;

3. Effectuer le cintrage du tube de diamètre 3/8¨.

Installations frigorifiques :
240 de la théorie à la pratique de Chapitre 11 : Travail du tube frigorifique
base
Installations frigorifiques :
Chapitre 11 : Travail du tube frigorifique de la théorie à la pratique de 241
base

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