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Introduction au génie chimique et séparation

Le génie chimique est l'application de la chimie à l'échelle industrielle, impliquant l'étude et la conception de procédés de transformation de la matière. Ce domaine utilise diverses disciplines telles que la thermodynamique, la cinétique et l'optimisation pour gérer les réactions chimiques et les procédés de séparation. Le document aborde les techniques de séparation comme la décantation, la centrifugation, la filtration et la distillation, en expliquant leurs principes et applications.

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Introduction au génie chimique et séparation

Le génie chimique est l'application de la chimie à l'échelle industrielle, impliquant l'étude et la conception de procédés de transformation de la matière. Ce domaine utilise diverses disciplines telles que la thermodynamique, la cinétique et l'optimisation pour gérer les réactions chimiques et les procédés de séparation. Le document aborde les techniques de séparation comme la décantation, la centrifugation, la filtration et la distillation, en expliquant leurs principes et applications.

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INTRODUCTION GENERALE

Le génie chimique désigne l’application de la chimie à l’échelle industrielle et consiste à étudier,


concevoir et mettre en œuvre de façon optimale les procédés de transformation physique,
chimique ou biochimique de la matière. Il se livre à l’étude, à la construction, à la détermination
de l’agencement, aux conditions opératoires et au fonctionnement de l’appareillage, souvent très
spécial et très complexe, nécessaires à la gestion des réactions chimiques industrielles tout au
long de leur déroule- ment. Cette démarche relève de l’ingénierie et du bureau d’études. Elle
s’appuie sur les connaissances fondamentales ou, à défaut, sur des corrélations établies à partir de
l’expérience; un aspect plus technique concerne le choix des appareils et des matériaux avec
lesquels seront réalisées les installations.

Le génie chimique fait appel à des disciplines très diverses telles que : la thermodynamique
chimique, qui permet de prévoir la possibilité et les caractéristiques énergétiques des réactions ;
la cinétique physique, qui s’intéresse aux transformations de la matière, de la chaleur et de la
quantité de mouvement ; la dynamique des systèmes, qui étudie le comportement transitoire et la
commande automatique des processus ; l’optimisation, qui tient compte des paramètres d’ordre
technique et économique pour réaliser un objectif déterminé. Plus récemment, il fait aussi appel à
d’autres domaines de connaissances en sciences biologiques, ainsi qu’à des connaissances dans
des domaines connexes comme la mécanique, le contrôle de procédé, l’optimisation économique,
la santé et la sécurité au travail, ainsi que la protection de l’environnement. Cependant; le génie
chimique n’est pas une simple combinaison de physique, de mathématiques et de chimie
appliquée, c’est aujourd’hui une discipline autonome qui a développé ses propres concepts. Il ne
doit pas non plus être confondu avec la chimie industrielle, qui s’intéresse plus spécifiquement
aux enchaînements de réactions, aux produits et aux conditions à mettre en œuvre dans le procédé
(catalyseurs, pressions, températures).

L’aspect fondamental du génie chimique concerne les méthodes générales et les principes de base
permettant de décrire les transformations et d’analyser le fonctionnement des procédés à
différents niveaux processus physico-chimiques élémentaires mis en jeu, unités d’opérations
(réacteurs, échangeurs, séparateurs, etc.) et grands systèmes résultant d’une association complexe
de plusieurs unités d’opérations pour constituer un atelier ou une usine. Ces méthodes relèvent
des sciences du génie chimique. Enfin un ensemble de règles et des procédures permettent de

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concevoir, dimensionner, construire et faire fonctionner les dispositifs dans lesquels seront
conduites les opérations.

On trouve des ingénieurs chimiques dans tous les secteurs stratégiques du développement
économique du pays, que ce soit l’industrie chimique proprement dite ou les secteurs connexes.

Ainsi, ce cours à pour but d’étudier la technologie de séparations des mélanges dans l’industrie
chimique (les méthodes de séparation et les appareillages dans lesquels se déroulent ces
processus) et d’étudier l’aspect cinétique des réactions, le bilan de masse dans ces appareillages
et le calcul des dimensions des colonnes, des réacteurs.

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CHAPITRE I: LES PROCÉDÉS DE SÉPARATION

En génie chimique, un procédé de séparation est une technique qui permet d’enrichir un mélange
de deux ou plusieurs composés en produit recherché. L’objectif de cette séparation peut être la
purification du composé d’intérêt, la concentration d’une solution, ou le fractionnement d’un
mélange avec enrichissement d’un composé. La facilité à la séparation repose sur les différences
de propriétés entre le composé cible et le reste du mélange. Plus cette différence de propriété est
grande et plus la séparation plus facile. Cependant, il est toujours possible d’agir sur les
conditions opératoires pour modifier la diffusion dans le sens favorable. Quoi qu’il en soit, une
bonne connaissance des propriétés du mélange et du procédé est indispensable à la conduite de
l’opération.

Autrement dit, le procédé de séparation en génie chimique vise à isoler des constituants purs à
partir de mélanges (homogènes ou hétérogènes), utilisant des différences de propriétés physiques
(volatilité, solubilité, densité, taille). Ces constituants purs sont obtenus après passage des
mélanges par un ‘’agent de séparation’’. A cet effet, il est important de trouver l’agent de
séparation le mieux adapté. La séparation se produit quand :

- les composés possèdent des propriétés physiques différentes qui permettront une
séparation mécanique ;
- un équilibre se produit entre deux phases ;
- les vitesses de transfert sont différentes.

Il existe plusieurs procédés de separation qui sont : decantation, sedimentation, centrifugation,


filtration, distillations, precipitations, techniques chromatographiques (CCM, CPG, HPLC),
séparation par membraneetc. L’objectif de ce chapitre est de définir quelques uns de ces
procédés, de décrire leur principe et les appareils dans lesquels ils se déroulent.

I. Decantation

C’est une technique de separation qui consiste à laisser au repos un melange hétérogène liquide-
liquide ou solide –liquide afin que les differents constituant se separent. Son principe est de
separer les constituants d’un melange hétérogene « liquide –lique » ou « solide – liquide » par
l’action de la gravité , le matériel de base utilisé est le bécher, eprouvette et ampoule à
decanter.

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I.1. Cas d’un melange liquide-liquide

La décantation liquide-liquide consiste à séparer plusieurs liquides non-miscibles de densités


différentes. Lorsque deux liquides ne sont pas miscibles, comme l'huile et l'eau, il suffit de laisser
reposer le mélange pour que le liquide le plus dense se place en dessous du liquide le moins
dense, et qu'apparaisse une surface de séparation horizontale entre les deux. Dans les laboratoires
de chimie ou de biologie on utilise couramment ce procédé lors des extractions liquide-liquide
impliquant une phase aqueuse et une phase organique. On utilise donc l’ampoule à décanter pour
séparer les deux phases.

Separation liquide –liquide

I.2. Cas d’un melange solide-liquide

La décantation liquide-solide consiste à séparer des solides insolubles en suspension dans un


liquide. Si un liquide contenant des particules en suspension est laissé au repos, les particules
tombent vers le fond ou remontent à la surface selon leur densité et leur diamètre, sous l’action
combinée de leur poids et de la poussée d'Archimède. Le liquide est appelé couramment «
surnageant », alors les particules solides qui se sont déposées au fond du récipient constituent le
« dépôt ». Cette technique est très utilisée pour le traitement des eaux usées : dessalage,
récupération des boues, déshuilage ; et aussi pour le traitement de l’air.

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Lors d'une décantation, les particules en suspension se déposent au fond du récipient avec une
vitesse de sedimentation . La séparation obtenue est parfois partielle, il existe trois forces qui
agisent sur la particule solide tels que : la poussée d’Archimède , le poids et la force de
frottement. Pour cela, lorsque la décantation est difficile ou lente et que l’on veut accélérer le
processus, il est mieux d’utiliser la centrifugation.

I. II. Centrifugation

II.1. Définition

La centrifugation est une opération de séparation mécanique, par action de la force centrifuge, de
deux à trois phases entraînées dans un mouvement de rotation. On peut séparer deux phases
liquides, une phase solide en suspension dans une phase liquide, voir deux phases liquides
contenant une phase solide.

Dans le cadre du traitement de déchets, elle est utilisée afin de séparer les diverses phases en vue
d'un traitement spécifique. Par exemple, des boues humides ainsi traitées donneront une phase
liquide et des boues sèches qui iront chacune sur une chaîne de traitement particulière (épuration
pour la phase aqueuses et valorisation pour les boues).

II.2. Principe

Si on laisse reposer une suspension solide dans une phase liquide, on observe que les particules,
sous l'action de la pesanteur et de la poussée d'Archimède, tendent à tomber vers le fond ou à
remonter vers la surface selon leur densité et leur taille. Ce procédé, la décantation, est cependant
relativement lent pour les très fines particules (sensibles à l'agitation thermique) et les liquides
particulièrement visqueux.

On a donc eu l'idée de décupler le pouvoir séparateur du champ de pesanteur vertical en lui


substituant un champ centrifuge radial. Il s'agit donc d'entraîner un appareil (le "bol") à grande
vitesse, en rotation autour d'un axe. Son accélération, proportionnelle à la distance à l'axe de
rotation, varie comme le carré de la vitesse. À 10 000 tr/mn, on obtient, à 10 cm de l'axe, une
accélération mille fois plus grande que celle de la pesanteur. Dans le cadre du traitement des
effluents, le coefficient de centrifugation se situe en général autour de 10 000 g. On peut agir sur
plusieurs paramètres pour augmenter l'efficacité de la centrifugation :

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- le diamètre des particules, en utilisant des floculants.
- la différence de densité.
- la viscosité du fluide, qui diminue avec l'élévation de la température.
- la surface de base du bol.
- la vitesse de rotation, qui laisse la plus grande latitude de réglage.
II. Filtration
III.1. Définition
Après une décantation ou une centrifugation, les corps solides et liquides sont séparés mais dans
un même récipient. La filtration va permettre de séparer physiquement le solide d'un liquide en
faisant passer le mélange dans un filtre plus ou moins gros. Les corps solides sont piégés dans le
filtre et le liquide est récupéré dans un récipient. Par l’aide d’un entonnoir, la filtration se réalise
par le passage de la suspension à travers un milieu filtrant adéquat capable de retenir par action
physique, plus rarement chimique, les particules solides.
Le milieu filtrant est constitué par des particules solides, elles sont mêmes déposées sur un
support qui peut être selon les cas, des feuilles de papier spécial, des tissus, des toiles métalliques,
du sable, des gravières. Pour faciliter l’opération et augmenter la vitesse de passage du liquide,
qui dépend de la perte de charge dans les canaux du milieu filtrant, on exerce une aspiration sur le
filtre, ou on augmente la pression sur le liquide à filtrer.
III.2. Principe
La filtration est une technique qui permet de séparer les constituants d’un mélange lorsqu’un des
constituants est sous la phase liquide et l’autre est sous la phase solide. Pour ce faire on utilise un
filtre, ce filtre permet de retenir les particules solides qui sont plus grosses que les pores (trous)
du filtre. Le liquide qui passe au travers du filtre est appelé filtrat et le solide que l’on recueille
dans le filtre est appelé résidu.
Il existe différents types de filtration: la filtration continue ou discontinue qui est utilisée
lorsqu’on désire traiter des liquides ou des gaz ayants une très petite teneur en solide et en
particulier lorsque les particules de solides ont une faible vitesse de sedimentation, la
microfiltration qui est une séparation de particules de l’ordre de micromètre, la filtration
stérilisante qui est un cas particulier, les particules étant des microorganismes.
Les applications de la filtration courante résultent de la séparation d’un solide dispersé dans un
liquide pour obtenir:

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- Un liquide clarifié, débarrassé des particules solides.
- Un solide essoré de l’excès de liquide.
Pour réaliser une filtration simple, il faut un filtre et un dispositif pour le soutenir : le porte-filtre
ou enntonoir. La plupart du temps en chimie, on utilise un entonnoir.

III. Distillation

La distillation est une opération de transfert de matière ayant pour but de séparer les constituants
d’un mélange liquide, homogène ou hétérogène. Elle consiste à mettre en l’ébullition un mélange
liquide suivie de la condensation des vapeurs obtenues, en un liquide «pur» ou en fractions
liquides plus ou moins riches en constituants du mélange vaporisé. Elle se base sur la différence
de volatilité entre ces constituants. C'est l’une des opérations de séparation les plus employées
dans le domaine de l’agroalimentaire, DE la chimie et de la pétrochimie. La distillation permet de
séparer les constituants d'un mélange solide-liquide (S –L) ou liquide –liquide (L –L).

La distillation peut être effectuée de plusieurs manière : discontinue, continue, sous vide.

- Distillation continue : est une distillation où le produit à distiller ainsi que la température ne
changent pas, car le mécanisme de distillation est continuellement alimenté avec le produit a
séparer. Pour pratiquer une distillation continue, on utilise des alambics spéciaux, qui ont un
mécanisme permettant d'alimenter continuellement la chaudière avec le produit à distiller. La
distillation continue est beaucoup utilisée dans l'industrie, notamment pour la raffinerie du
pétrole, la fabrication d'encres, de vernis ou encore de colles. Cette distillation est uniquement
utilisée dans de grandes distilleries et tourne 24H/24 et 7J/7. C’est un système très couteux et
réservé aux professionnels, car une large gamme de matériel de taille colossale (10 mètre
environ) est necessaire.

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- Distillation discontinue : est une distillation où le mélange à séparer est chargé une fois dans
l'installation au début, et les composants de ce mélange sont distillés les uns après les autres. La
composition du mélange change donc continuellement, ainsi que la température, et il est
nécessaire d'emplir la cuve de temps en temps si celle-ci se vide, et de recommencer l'opération.

Il existe généralement deux types de distillation: distillation simple et distillation fractionnée.

IV.1. Distillation simple

IV.1.1. Principe

Le principe de la distillation est très simple: on chauffe un mélange de liquids pour atteindre le
point d’ébullition d’un des constituants: le plus volatile s'évaporera le premier et les vapeurs sont
recueillies et condensées dans un autre récipient. Pendant que le premier liquide s'évapore
(distillat), le deuxième qui n'atteint pas sa température d'évaporation reste sous forme liquide
dans le contenant initial (résidu). La distillation se résume donc en deux actions:

- Chauffer un liquide impur ou un mélange de liquides pour les transformer en vapeurs par
ébullition.

- Condenser ensuite les vapeurs par refroidissement et isoler les liquides purs.

Tout dépendra donc des températures d'ébullition des produits. Si les températures ne sont pas
trop élevées (T < 120°C), une distillation sous pression atmosphérique suffit. Par contre, si la
température des composés devient trop importante, il faut recourir à un artifice: diminuer la
pression. En effet, si la pression diminue, la température d'ébullition (Teb) d'un liquide diminue
aussi.

IV.1.2. Montage

Le montage se fait en partant du chauffe ballon puis du ballon de réaction et en déposant


successivement la tête de distillation, le réfrigérant, l’allonge puis le récipient.

Le démontage se fera dans l’ordre inverse.

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Schéma d’une simple distillation

IV.1.3. Exemple de traitement d’un mélange

La technique de distillation permet de séparer un mélange d’alcool et d’eau, l’alcool à une


température d’ébullition plus basse que l’eau alors elle s’évaporera en premier. Les vapeurs
d’alcool seront recueillies et refroidies, cette condensation permettra de récupérer l’alcool
(distillat) dans un autre contenant. L’eau (résidu) restera dans le contenant initial.

IV.2. Distillation fractionnée

Elle concerne un mélange de plusieurs liquides miscibles, elle utilise une colonne de séparation
(ou colonne de Vigreux) pour séparer les différents constituants du mélange en fonction de leurs
températures d’ébullition au niveau de chaque plateau de cette colonne.

IV.2.1. Principe

La distillation fractionnée, appelée également rectification, est un procédé permettant de séparer


des liquides par fractionnement grâce à la différence de leur température d'ébullition. Le
composant le plus volatil à un point d'ébullition moins haut s'évapore donc en premier. Le
mélange porté à une ébullition lente reste à la même température jusqu'à ce que le composant le
plus volatil soit complètement vaporisé, chaque liquide peut ainsi être distillé en fonction de sa
température d’ébullition.

IV.2.2. Montage

Le mélange à séparer est placé dans un ballon (bouilleur) surmonté d'une colonne de distillation.
En tête de colonne, on place un réfrigérant droit en position inclinée de façon à permettre
l'écoulement des liquides qui se condensent vers une allonge de recette. Un thermomètre est placé
en tête de colonne de sorte que son réservoir soit placé au niveau de la jonction avec le réfrigérant

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(on mesure ainsi la température de l'équilibre liquide-vapeur du composé qui est récupéré dans le
distillat).

Schéma d’une distillation fractionnée

IV.2.3. Exemple d’application

Soit un mélange de composés A de température d'ébullition 60°C et B de température d'ébullition


70°C.

1ère distillation :

- fraction de tête jusqu'à 60°C principalement riche en A

- fraction de cœur entre 60°C et 70°C : mélange de A et de B

- fraction de queue après 70°C : principalement riche en B

2ème distillation :

On distille uniquement la fraction de tête précédemment obtenue

- fraction de tête jusqu'à 60°C principalement riche en A

- le reste est mélangé avec la fraction cœur précédente.

On renouvelle les opérations de la 2ème distillation jusqu'à obtenir le produit A pur. Il faut
effectuer la même chose le produit B

Pour finir, on effectue une dernière distillation avec la fraction de cœur et les reliquats des autres
distillations. La fraction en dessous de 60°C est mélangé avec le produit A pure et au dessus de
70°C avec la fraction B.

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Il faut noter que ces deux types de distillation decrits ci-haut se deroulent beaucoup plus à petite
echelle (laboratoire). A grande echelle, on parle de distillation industrielle.

IV.3. Distillation industrielle

IV.3.1. Principe

L'appareillage spécifique de la distillation est une colonne verticale appelée colonne à distiller.
Celle-ci est garnie (plateaux ou garnitures diverses) qui permettent un contact intime entre les
phases (vapeur et le liquid) qui y circulent. Dans cette colonne, il y a équilibre thermodynamique
entre les deux phases, en fonction de la température et des compositions respectives.

On chauffe le mélange et suivant les températures d'ébullition des différents produits, le produit
dont la température d'ébullition est la plus faible est évacué en haut de la colonne, alors que les
autres restent dans la partie basse du système. Le chauffage est appliqué en bas de la colonne
(bouilleur).

La distillation industrielle est un procédé de raffinage qui consiste à traiter le pétrole brut
préalablement chauffé à 370 °C afin d'en séparer les différentes fractions. Après vaporisation, il
est envoyé dans une tour de distillation atmosphérique. Chaque niveau de température correspond
à une étape du fractionnement et donne un produit spécifique : les produits légers sont recueillis
dans la partie supérieure de la tour (butane et propane, essence légère ou naphta), les produits
moyens (essence lourde, kérosène et gazole) sont récupérés en soutirage latéral, et le résidu
atmosphérique est recueilli au fond de la tour. Cette séparation n'est pas suffisante pour donner
toutes les qualités requises à chacun des produits obtenus. Interviennent alors le craquage et le
reformage pour les carburants.

En procédé industriel et dans le cas d'une distillation discontinue, les premières vapeurs qui
passent en tête de colonne sont appelées « têtes de distillation », ensuite vient le cœur (souvent le
cœur est la substance qui est recherchée dans le mélange introduit dans le distillateur), puis en fin
de distillation apparaissent « les queues de distillation ».

Il existe aussi des techniques de distillation sous vide qui visent à abaisser les températures
d'ébullition des différents constituants du mélange à distiller, et donc permettent ainsi d'éviter (ou
de réduire) les risques de dégradation thermique. De même, des distillations peuvent être

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effectuées sous pression afin de permettre la séparation de composés très volatils (comme les
gaz).

Lorsque les températures d'ébullition sont très voisines, on peut avoir intérêt à utiliser un
processus de distillation fractionnée, qui consiste en plusieurs étapes de raffinements successifs.
Il est également possible d'introduire une partie du distillat en tête de colonne (dans le cas d'une
distillation continue) afin d'améliorer la pureté de la phase vapeur.

IV.3.2. Schéma d’une colonne de distillation industrielle

La colonne de distillation permet de séparer les constituants d'un mélange, par une succession
d'équilibres liquide-vapeur agencés à contre-courant. Une partie de la vapeur condensée en tête
de colonne est renvoyée sous forme de liquide vers la colonne, afin d'assurer la circulation à
contre-courant du liquide et de la vapeur : c'est le reflux, et le taux de reflux est défini comme le
rapport du débit de reflux au débit de distillat.

En distillation continue, le système est en équilibre massique et thermique permanent. Le


mélange à traiter est introduit sur le plateau d'alimentation de la colonne. Les composés les plus
volatils se vaporisent à partir du liquide contenu dans la colonne et atteignent un plateau
supérieur. En montant, les vapeurs s'enrichissent en composés volatils. La phase vapeur ainsi
enrichie est collectée en haut de la colonne, puis condensée pour fournir un distillat léger. La
phase liquide tombe en cascade vers le bas, s'enrichit en éléments lourds et perd ses éléments
légers. Plus le nombre de plateaux ou la hauteur de la colonne est important, meilleure est la
séparation. Le but étant de trouver un compromis entre le rendement et le coût de l'opération. Il
est très difficile de donner une estimation du coût de ce procédé du fait de la variété des produits
traités.

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Colonne de distillation industrielle

IV. Extraction

L‘extraction est une opération ancienne utilisée pour retirer des plantes et de certains organes
d‘animaux, des produits alimentaires, pharmaceutiques ou odoriférants, sous formes de
breuvages, drogues ou parfums. Les solvants utilisés dans ces procédés de séparation des produits
végétaux sont généralement l‘eau, les alcools, les solvants organiques et/ou chlorés, etc. elle est
parmi les méthodes les plus utilisées en analyse pour séparer les mélanges. Cette technique utilise
un moyen pour séparer sélectivement un ou plusieurs composés d'un mélange sur la base de
propriétés chimiques ou physiques.

L’extraction consiste à transférer un composé d’une phase à une autre :

- D’une phase liquide à une autre phase liquide.


- D’une phase solide à une phase liquide.

Elle permet de traiter un mélange par un solvant pur dans le but d’en extraire un constituant
solide ou liquide.

L'opération d'extraction se déroule en deux parties:

- une première partie de transfert du composé à extraire entre le mélange initial et le moyen
d'extraction

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- une deuxième partie de séparation du moyen d'extraction du mélange principal.

Il existe plusieurs méthodes d’extraction:

- Extraction liquide – liquide (Liq – Liq)

- Extraction solide – liquide (Sol – Liq)

V.1. Extraction liquide – liquide


L’extraction liquide-liquide est l’une des techniques de préparation d’échantillons les plus
anciennes. C’est une opération fondamentale de transfert de matière entre deux phases liquides
non miscibles, sans transfert de chaleur. Cette technique permet d’extraire une substance
dissoute dans un solvant, à l’aide d’un autre solvant, appelé solvant d’extraction, dans lequel elle
est plus soluble. Le solvant initial et le solvant d’extraction ne doivent pas être miscibles.
V.1.1. Principe

Du fait que l’eau ne s’évapore pas facilement, l’espèce chimique est difficilement récupérable si
elle est en solution dans l’eau. Dans ce cas, il faut utiliser un solvant organique dans lequel la
substance est très soluble (beaucoup plus que dans l’eau), celle-ci va passer de l’eau au solvant
organique. Il faut que l’eau et le solvant organique ne soient pas miscibles.

Il existe deux types d’extraction liquide-liquide:

- Extraction discontinue: L’extraction liquide-liquide discontinue s’effectue par


l’agitation vigoureuse du solvant et de la solution à extraire dans une ampoule à décanter.
- Extraction continue: Pour l’extraction continue, la solution à extraire est alimentée par un
solvant pur recyclé en continue par distillation.
V.1.2. Protocole d'extraction
- On introduit la solution à extraire et le solvant d'extraction dans l'ampoule.
- Après avoir bouché l'ampoule, on la tient retournée, à deux mains, et on agite
énergiquement. Pour extraire le soluté de façon optimale, il faut atteindre l'équilibre de
partage précédent.
- Il faut déboucher l'ampoule lorsqu'on la repose sur son support, toujours pour éviter une
surpression. On doit ensuite laisser décanter les phases.
- On récupère ensuite les deux phases séparément: la phase aqueuse est en générale plus
dense que les phases organiques, à l'exception des solvants chlorés.
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Schéma d’extraction liquide-liquide
V.2. Extraction solide-liquide
Historiquement, l’extraction solide-liquide appelée aussi l’extraction par solvant est l’une des
opérations unitaires les plus anciennes. Accomplie couramment à la maison où elle
s’apparente directement à la réalisation du café quotidien, elle est aussi très employée en
industrie particulièrement en hydrométallurgie (dissolution sélective de minerais ou
lixiviation) et dans l’industrie agroalimentaire et des cosmétiques (sucre de betteraves,
huiles, essence naturelles…..).
L’extraction solide-liquide est une technique d’extraction par solvant qui consiste à extraire
une espèce chimique se trouvant dans un solide pour la transférer dans un solvant choisi
judicieusement. Ce type d’extraction se réalise à l’aide d’un montage chauffage à reflux.
L’extraction solide-liquide pose un problème particulier: en règle générale, un solide ne se
laissera pas traverser par un liquide. Il est donc nécessaire de réaliser un grand nombre
d’extractions successives. On utilise pour cela un extracteur de Soxhlet.
L’extracteur de Soxhlet est une pièce de verrerie permettant d’effectuer une extraction solide
liquide avec une grande efficacité. L’appareil porte le nom de son inventeur: Franzvon
Soxhlet. Le Soxhlet est une méthode classique pour l’extraction solide-liquide. Les avantages
du Soxhlet sont les suivants: l’échantillon entre rapidement en contact avec une portion
fraiche de solvant, ce qui aide à déplacer l’équilibre de transfert vers le solvant. Cette
méthode ne nécessite pas de filtration après extraction.
V.2.1. Principe
L’appareil est constitué de:
- Un ballon contenant une réserve de solvant.
- Un appareil (l’extracteur proprement dit) permettant le contact entre le solvant et le solide
dans une cartouche poreuse et l’évacuation de la solution vers le ballon par un siphon.

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- Un réfrigérant à eau permettant de condenser les vapeurs de solvant dans la cartouche
poreuse.

Schéma d’un appareil de Soxhlet.


Les opérations d‘extraction solide-liquide regroupent plusieurs méthodes consistant
toutes à faire interagir le solvant sur le matériau solide afin de dissoudre ses composants
solubles:
V.2.2. Extraction discontinue
Les méthodes liées à l’extraction discontinue sont multiples:
- La décoction: est l’opération dans laquelle le solide est plongé dans le solvant liquide mis en
ébullition. Il s’agit d’une opération brutale qui doit être réservée à l’extraction de principes
actifs non thermolabiles. Elle est cependant très rapide et parfois indispensable.
- L’infusion: est une décoction durant laquelle le solvant est chauffé sans être mis en
ébullition, suivie du refroidissement du mélange. La préparation du thé est l‘exemple type de
cette opération.
- La macération: est une infusion dans un solvant à froid. L’opération bien que généralement
longue et à rendement souvent médiocre, est la seule méthode utilisable dans le cas de
l’extraction d’un ensemble de molécules fragiles. La macération peut être opérée dans un
récipient couvert, le tout à l’abri de la lumière et dans certains cas, maintenue dans un
réfrigérateur.
- La digestion: est une macération à chaud. Cette opération et la macération sont utilisées
particulièrement en pharmacie et en parfumerie. Il s’agit là d‘une opération plus rapide que la
précédente.
V.2.3. Extraction continue

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L’extraction continue est une méthode beaucoup plus longue que l’extraction discontinue,
mais plus efficace. La Percolation est une extraction continue qui consiste à faire passer
lentement un solvant à travers une couche de substance finement pulvérisée,
habituellement contenue dans une cartouche de papier poreux et épais ou une pochette de
papier filtre.
Protocole d'extraction
- La matière à extraire est pesée et ensuite mise dans la cartouche du Soxhlet.
- Le solvant est introduit dans le ballon puis chauffé pour démarrer l’extraction.
- L’extraction est arrêtée lorsque le liquide entourant la cartouche devient clair, cette couleur
indiquant que le solvant n’extrait plus rien du solide.
V.2.4. Extraction par hydrodistillation
L’hydrodistillation consiste à distiller un composé par entraînement à la vapeur d’eau.
L’hydrodistillation est la méthode la plus utilisée pour extraire des huiles essentielles. Elle
montre ses limites lorsque les molécules à extraire sont fragiles et ne résisteront pas au
chauffage.
Principe
La matière première aromatique naturelle est mise dans un ballon rempli d'eau qui est ensuite
porté à ébullition. Sous l'action de la chaleur, les cellules végétales éclatent et libèrent les
molécules odorantes qui sont entraînées par la vapeur d'eau formée. Elles passent dans un
réfrigérant pour y être condensées par refroidissement. La séparation de l'eau et de l'huile
essentielle se fait par différence de densité dans une ampoule à décanter. L'eau décantée
appelée distillat reste très parfumée. Le distillat obtenu à partir des fleurs se nomme eau
florale.

Schéma d’un montage d’hydrodistillation

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CHAPITRE II : LA CINÉTIQUE FORMELLE

La cinétique formelle est la mise en forme des résultats expérimentaux obtenus dans des
conditions rigoureusement contrôlées. Elle est la mise en forme mathématique des résultats
expérimentaux pour établir des lois de vitesse c’est pourquoi elle se concentre sur la modélisation
mathématique (ordres de réaction, lois de vitesse) à partir de données expérimentales.

Il existe deux types de réactions chimiques :

- Réactions rapides : les réactifs sont consommés rapidement comme les réactions de dosage et
de precipitation ;
- Réactions lentes : les réactifs ne sont consommés qu’au bout d’un certain temps comme les
réactions d’oxydoréduction.

L’étude de la cinétique d’une réaction a essentiellement pour but de savoir qu’elles sont les
conditions expérimentales optimales dans lesquelles doit se faire la reaction.

L’objectif de ce chapitre est : d’étudier mathématiquement les relations entre les concentrations et
le temps; de décrire, par les équations cinétiques, la vitesse à laquelle une réaction chimique se
produit en fonction de la concentration des réactifs, et de ressortir les facteurs influençant la
vitesse de la réaction

I. La vitesse de reaction
I.1. Définition

La Vitesse de reaction ou de transformation des espèces chimiques est la variation de la


concentration d’un réactif ou d’un produit dans le temps (en mol.l -1.s-1). C’est la variation d’une
grandeur par une unité de temps. La vitesse d’une réaction chimique 𝓿 est le rapport entre la
variation de la concentration et le temps. Soit une réaction d’un réactif A se tranformant en un
produit B.

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Au cours du temps, la quantité de A diminue alors que celle de B augmente. La vitesse alors est
exprimée en fonction des concentrations. La vitesse de cette réaction peut s’exprimer par rapport
à la disparition d’un réactif ou bien par rapport à l’apparition d’un produit par unité de temps :

La vitesse 𝓿A de disparition du réactif A est negative.

La vitesse 𝓿B de formation du produit B est positive.

Les vitesses 𝓿A et 𝓿B s’expriment en mol/L. unité de temps (par exemple mol.L -1 .s-1 ou mol.
[Link]-1)

La vitesse de la réaction est toujours positive, qu’elle soit déterminée à partir des réactifs ou à
partir des produits.

pour la reaction :

Cette vitesse peut également exprimer pour chaque composé d’une réaction en tenant compte des
coefficients stœchiométriques.

Soit la réaction :

a,b,c, et d sont des coefficients stœchiométriques

Si a,b,c, et d sont différents, les vitesses 𝓿A , 𝓿B, 𝓿C et 𝓿D sont différents. On définit une
vitesse de réaction 𝓿 ou vitesse globale :

D’où :

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𝓋A et 𝓋B sont des vitesses de transformation et 𝓋C et 𝓋D sont des vitesses de formation.

La variation de la concentration est proportionnelle aux coefficients stœchiométriques.

Exemple :

Les réactifs disparaissent à la même vitesse que se forment les produits.

La vitesse de disparition de H2 et I2 sont équivalentes mais de moitié plus petite que celle de
l’apparition de HI (HI apparait plus rapidement que H2 et I2 disparaissent).

Dans le cas où le mélange réactionnel est gazeux constitué d’une seule phase on parle de réaction
homogène.

I.2. Expression de la loi de vitesse et ordre d’une reaction

L’objet de cette partie est d’étudier mathématiquement les relations entre les concentrations et le
temps :

Soit la réaction :

dont la vitesse de la réaction peut s’écrire :

α, β sont appelés ordre partiels de la réaction. α est l’ordre partiel par rapport au réactif A et β
l’ordre partiel par rapport au réactif B.

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La somme des ordres partiels correspond à l’ordre global n de la réaction qui vaut α+β=n .

K est appelée constante de vitesse. Cette constante est indépendante des concentrations, elle
depend uniquement de la température. Si k est un petit chiffre, cela indique une réaction lente.

Si k est un grand chiffre, la réaction est rapide. Son unité dépend de l’ordre globale de la réaction

La relation (1) appelée loi de vitesse qui traduit la décroissance de la vitesse avec la concentration
des réactifs.

L’équation générale s’écrit :

Les ordres de la réaction ne sont pas les coefficients stœchiométriques de l’équation chimique.

Remarque :

Si les réactifs sont des gaz, on peut exprimer la vitesse de la réaction par les pressions.

I.3. Vitesse moyenne de réaction

Soit la réaction : 𝐀 → 𝐁, et soient [B]1 et [B]2 les concentrations du produit B aux instants t 1 et
t2.

La vitesse moyenne de formation d’un produit B entre les instants t 1 et t2 est donnée par
l’expression :

I.4. Le temps de demi-réaction

Le temps de demi-réaction (t1/2) correspond au bout duquel la concentration des réactifs a diminué
de moitié.

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II. Equation cinétique

C’est une équation mathématique qui décrit la vitesse à laquelle une réaction chimique se produit
en fonction de la concentration des réactifs. L’équation cinétique d’une réaction chimique peut
être utilisée pour déterminer l’ordre de cette réaction. En générale pour une réaction d’ordre n , sa
vitesse est proportionnelle à la concentration du réactif à la puissance n. Donc en connaissant la
dépendance de la vitesse sur la concentration de chaque réactif, nous pouvons déterminer l’ordre
de cette réaction.

Il existe trois types d’ordre de la réaction : reaction d’ordre zero, reaction d’ordre 1 et reaction
d’ordre 2.

II.1. Réaction d’ordre zéro (0)

Dans une réaction d’ordre 0, l’ordre globale α =0 alors la relation devient :

Dans les réactions d’ordre zéro, la vitesse ne dépend pas de la concentration.

Par intégration on obtient :

La variation de la concentration du réactif A en fonction du temps est exprimée par la relation :

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Le tracé de l’équation [A]= [A 0] - a k t est linéaire qui donne une droite de pente -ak. D’autres
paramètres sont caractéristiques de la réaction d’ordre 0 notamment le temps de demi-réaction et
l’unité de la constante k.

Lorsque

On remplace (3) dans l’équation :

L’unité de k pour une réaction d’ordre zero est : mol/L.s

II.2. Réaction d’ordre 1

Dans une réaction d’ordre 1, l’ordre globale est α =1.:

L’équation de vitesse est alors :

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L’expression ln[A] prend la forme d’une droite (y = b + mx) où –ak est la pente, t est le temps en
secondes, et ln[A]0 est l’ordonnée à l’origine.

Le temps de demi-réaction de la réaction d’ordre 1

En remplaçant :

Lorsque t = t1/2 dans l’équation (4 ) qui aboutit à :

Cette expression montre que le temps de demi-réaction t1/2 dans le cas de l’ordre 1 est indépendant
de la concentration initiale [A0]. L’unité de k est s-1.

II.3. Réaction d’ordre 2

Dans une réaction d’ordre 2, l’ordre globale α =2

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Remarque : le temps de demi-réaction t1/2 est inversement proportionnel à [A0].

Si dans une réaction les coefficients stœchiométriques des réactifs sont égaux à 1:

Récapulatif :

III. Méthodes de détermination de l’ordre


III.1. Méthode graphique

Si on nous propose une série de valeurs expérimentales pour d’déterminer l’ordre de la réaction :

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On trace d’abord le graphe de la concentration du réactif en fonction du temps t, si la courbe
[réactif] = f (t) est linéaire (une droite) alors l’ordre de la réaction par rapport à ce réactif est
d’ordre zéro.

Si la courbe ( [réactif] = f (t)) est exponentielle décroissante, on trace ln [Réactif] en fonction du


temps, s’il en résulte une droite la réaction est d’ordre 1.

Si la courbe est une exponentielle décroissante de deuxième ordre, on trace (1/[réactif]) en


fonction du temps, s’il en résulté une droite alors la réaction est d’ordre 2.

III.2. A partir des temps de demi-réaction

A étant le réactif, la manière dont t 1/2 dépend de [A]0 est caractéristique de l’ordre de la réaction
par rapport à A.

III.3. Méthode d’isolation

On peut déterminer l’ordre de la réaction par rapport à chaque réactif en analysant les données
expérimentales.

On réalise plusieurs expériences en faisant varier la concentration d’un réactif tout en


maintenant les autres constantes. On mesure ensuite la vitesse de réaction dans chaque cas. Une
fois que l’ordre par rapport à ce réactif a été déterminé ; la procédure est répétée pour le
deuxième réactif et ainsi de suite.

Récapulatif :

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IV. Facteurs influençant la vitesse de la réaction

L’équation d’Arrhenius met en évidence les facteurs pouvant influer sur la constante de vitesse k,
indirectement sur la vitesse de la réaction. Quand la vitesse de la réaction augmente la constante
de vitesse augmente.

Il s’agit de l’effet de la température et de l’effet de la catalyse.

L’action d’un des 2 paramètres sur une réaction permet d’accélérer l’obtention des produits, leur
action est généralement indépendante.

Théorie de collision

La théorie de collision est une théorie de la chimie qui explique comment les reactions se
produisent. Elle postule que les molécules, les atomes ou les ions doivent entrer en collision pour
réagir et former des produits.

Si la température augmente, les molécules se déplace plus rapidement, ceci augmente la


fréquence des collisions entre les molécules.

L’énergie d’activation (notée Ea)

Ea représente l’énergie minimale que les réactifs doivent impérativement avoir, pour que la
réaction chimique puisse avoir lieu. L’énergie d’activation est une grandeur toujours positive.
Elle s’exprime en [Link]−1 . Une réaction possible d’un point de vue thermodynamique, ne peut
pas avoir lieu si on ne lui fournit pas, ce minimum d’énergie Ea (chaleur, radiation UV, ...)
absolument nécessaire pour que la réaction ait lieu.

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IV.1. Influence de la température

L’équation d’Arrhenius

La loi de vitesse s’écrit :

où k est la constante de vitesse

Quantitativement, il a été démontré que la constante de vitesse d’une réaction chimique augmente
avec la température suivant la relation d’Arrhenius.

Ea : l’énergie d’activation

R=8,314JK-1mol-1 ou R=[Link]-1K-1 (constante des gaz parfait)


T : la température en kelvins

A : le facteur de fréquence (fréquence des collisions ou facteur préexponentiel d’Arrhenius))

On obtient en prenant les logarithmes népériens :

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Si nous avons les valeurs des constantes de vitesse mesurées : k 1 à T1 et k2 à T2 , nous pouvons
écrire :

IV.2. La catalyse

La catalyse est classée parmi les facteurs cinétiques influant sur la vitesse d’une transformation
chimique. On peut accélérer la vitesse d’une réaction en utilisant une substance appelée
catalyseur.

Il agit en permettant d’abaisser l’énergie d’activation en fournissant un chemin alternatif pour


faire réagir les réactifs plus rapidement.

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D’après la figure, il apparait clairement que la réaction réalisée avec catalyseur se fait plus
rapidement vu que l’énergie d’activation est plus faible.

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