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Introduction à la science politique

La science politique est une discipline qui étudie la politique à travers des méthodes rigoureuses, en observant les comportements sociaux et les institutions. Elle se divise en trois domaines : le politique, la politique et les politiques publiques, chacune ayant ses propres dynamiques et enjeux. Le pouvoir est défini comme une relation sociale, influencée par des facteurs tels que le capital médiatique et les interactions entre acteurs, et est soumis à des phénomènes de cadrage médiatique qui façonnent la perception de la réalité politique.

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Introduction à la science politique

La science politique est une discipline qui étudie la politique à travers des méthodes rigoureuses, en observant les comportements sociaux et les institutions. Elle se divise en trois domaines : le politique, la politique et les politiques publiques, chacune ayant ses propres dynamiques et enjeux. Le pouvoir est défini comme une relation sociale, influencée par des facteurs tels que le capital médiatique et les interactions entre acteurs, et est soumis à des phénomènes de cadrage médiatique qui façonnent la perception de la réalité politique.

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Science politique

08/09/2025

Science po émerge dans le droit public


Juriste > examine les lois et si les comportements sociaux sont en cohérence avec les lois ; étudier
pratiques des législateurs (parlementaires)
10 leçons

1) Qu’est-ce que la science politique ?


Sc Po = une science dont l’objet est la politique ; science comme les autres sciences (éventuellement
+ diff à exercer)

Science = entreprise rationnelle et logique de connaissances ; ≠ futurologie

Comprendre un évènement quand il a eu lieu ; prendre un objet d’étude et de l’étudier avec une
méthode, une rigueur et soucis de la démonstration. On pratique l’observation. Volonté de recherche
de la vérité, de la réalité, qui passe par cette dernière.

Quand on étudie un fait politique, on l’observe à partir d’une méthode. Pour cela, on doit aller voir
cette vie politique telle qu’elle est réellement, sortir d’un bureau, aller sur le terrain.

Observer ce n’est pas seulement voir, c’est aussi faire des statistiques, interroger, étudier des archives
(papier ou numérique). Utiliser des savoirs méthodologiques.

 Pas seulement ouvrir grand les yeux, car sinon céder à l’illusion de la connaissance
immédiate. La science permet de chercher ce qu’on ne voit pas
 Gaston Bachelard « il n’y a de science que du caché », « les connaissances scientifiques
servent à répondre à des questions qu’on se pose »; la science met en évidence ce qu’on ne
voit pas
 Observer = être conscient que quel que soit le point de vue, il existera tjrs bcp de choses que
l’on ne verra pas.

Ex. Quand deux individus se rencontrent dans l’hémicycle et se serrent la main, il y a un fil invisible ;
un rapport de force invisible. On peut faire une analyse linguistique. (lexicométrie)

Communication interpersonnelle : deux niveaux


- Ce qui est dit (langage verbal)
- Ce qui n’est pas dit (communication non verbal) = le dialecte corporel (ton, tenue
vestimentaire, nv de langue, geste, etc.)
Ex. responsables politiques usent de ruses linguistiques

 Déictique : clause de style par laquelle le locuteur va tenter de produire une vérité sans en
administrer la preuve.
 Ex. « Et la vérité c’est que les français ne veulent plus d’Emmanuel Macron » ; « A l’évidence,
plus personne ne veut d’Emmanuel Macron » = « les français » = effet d’oracle, effet de
manche = accrédite la version du locuteur ; professer ce qu’on veut faire passer pour une
vérité depuis une position haute

Impression ≠ appréciation scientifique


 On s’appuie alors sur des statistiques.
Ex. on a l’impression que bcp ont toujours été dans le monde politique ; vérification scientifique :
« pur professionnels de la politique » (= personne qui n’a jamais eu d’autres activités pro que la
politique) = 28% des parlementaires

C’est aussi une science car elle nécessite de cacher notre sens commun ; nécessité d’une rigueur
objective.

Spinoza « Ne pas rire, ne pas déplorer, ne pas pleurer, mais comprendre. »


 On se questionne plutôt sur le « comment » que le « pourquoi »

POLITIQUE : mot polysémique ; délimite les 3 domaines de la sc po


1) LE politique = est politique tt ce qui dans une société donnée participe de la lutte contre
l’entropie (= chaos) ; concours à faire société, à la faire continuer d’exister.
Ex. Les Nuers (peuple nilotique, vit le long du Nil au Soudan), société acéphale (= qui n’a pas
de tête ; qui n’a pas de chef, de commandement militaire, d’administration, etc.) > peuple
agonistique (= rapports sociaux fondés sur le conflit et les rapports de force)
 Ils disposent d’institutions comme la vendetta (#lamafia) = droit coutumier, permet de
réparer les préjudices. Il peut arriver que cela dégénère ; pour cela présence d’un médiateur,
faiseur de paix ; chef avec une peau de léopard qui propose une sortie de conflit. Ils n’ont
donc pas de chef mais des institutions pour lutter contre l’entropie.
 Chez nous, les chefs sont les chefs de l’armée. Cpdt, présence aussi d’institutions qui ne sont
pas politiques mais qui cherchent aussi à lutter contre entropie (ex. institutions religieuses,
famille). Pendant longtemps, notre philo politique était familialiste. (ex. suffrage censitaire =
suffrage capacitaire, accordé au chef de famille).

2) LA politique (la vie politique, les sociétés au sein desquelles la politique existe car elle est
reconnue en tant que telle) = tt ce qui concerne dans une société donnée, de près ou de loin,
directement ou indirectement, la compétition pour l’obtention des positions de pouvoirs
politique à partir desquelles on exerce des fonctions de législateurs par exemple ; tt ce qui se
déroule au sein d’un champ politique (ex. des élections)
Cpdt, un ens d’institutions reconnait aussi ce qui est politique. Concerne tt les dynamiques,
scènes, personnages qui de près ou de loin cherchent à acquérir une position de pv pol.
= univers balisé par des institutions politiques au sein duquel existe cette compétition pour
l’obtention des positions de pv pol. (ex. débats télévisées : gagner du capital médiatique
pour gagner un maximum de suffrages.)
 Phénomène de pipolisation : pour des responsables pol, c’est le fait d’utiliser la presse
people ou les réseaux sociaux pour donner à voir, faire parler d’eux. Mettent en scène leur vie
privée, recours à sa vie privée à des fins politiques. Pour gagner en popularité, on ne parle
pas de pol, mais on cherche à montrer qu’on est des êtres normaux, proches de leur famille,
du peuple.
 Principe du storytelling. (raconter une histoire qui n’a pas forcément de lien direct avec le
sujet de base mais qui permet de rassembler) (ex. Nike (créateur de ce concept))

L’usage des mots dans notre société est politique. > prophétie auto réalisatrice (ex. appel du 18 juin)

 Champ politique pour comprendre cette vie politique. Cela fait écho à l’idée que notre
société ait été marquée par la division du travail social. > donne lieu à plusieurs champs (act
spécialisées) Cpdt, le champs politique gouverne les autres champs. (champ de législation)
C’est un lieu de rapports de force, un champs de force avec de la compétition, des associés
rivaux. Il met en présence des indiv avec des ressources différenciées. Tt les indiv ne sont pas
égaux dans ce champ.
 Principe du capital médiatique. Il permet d’être connu, reconnu voire choisi. Le capital
financier a également son importance ainsi que le capital scolaire (bac +5). Capital social
(connaitre des indiv au point d’être en inter relation avec eux)
 Force des liens faibles
 Deux types de relations : - amitiés fortes (meilleurs amis)
-liens faibles : personnes que l’on connait mais avec lesquelles on a pas d’amitié forte.
Une quantité importante de liens faibles rend fort dans certaines situations (recherche
d’emploi, etc. ) les + grands responsables pol en ont bcp
+ capital partisan (expériences, victoires, trophées cumulés par un parti pol)

Pour comprendre les rapports de force, il faut analyser les différents capitaux dont chacun dispose.

Ex. l’AN illustre bien cette idée, = théâtre de cette hiérarchie. Pour comprendre ce qu’un resp pol veut
dire, il faut analyser sa position qu’il occupe. La position qu’on occupe influe sur les dispositions qui
sont les nôtres.

Notre vie politique est marquée par la professionnalisation des dirigeants. Un professionnel de la pol
est qq qui vit pour mais aussi de la politique (Weber) (= tirer son revenu de ses actions politiques)

Ex. Au XIXème siècle, seuls les notables faisaient de la pol.

3) LES politiques (pol publiques) = actes ou non actes de l’Etat (central, déconcentré ou
décentralisé (= qui relève des collectivités territoriales, intercommunalité) ou encore Etat en
partenariat (acteurs publics/privés)) visant à préserver ou transformer certains secteurs de
la société. Ex. non acte = en relations international, décision de ne pas agir.

Sous domaine des politiques : construction des prb publics. S’il existe des prb pol publics, c’est qu’il y
a eu des réflexions et manifestations. Il s’impose ainsi au législateur. En amont, un problème est
devenu un prb public. Cpdt, tt ne devient pas un prb public.

Pol publique = actions publiques (car regroupe acteurs prv et publics)

Analyse de sous domaines de l’analyse de l’action publique de l’Etat :

- Orthographe (rôle académiciens) car usage de la langue officielle fondamental (une faute
d’orthographe = petite déviance)
Catégorie de pensées ([Link])
Droit de la famille (famille = terme consacré par le droit et l’Etat)

Théorie de la construction sociale de la réalité : rien n’est naturel, tt trouve sa source dans l’histoire
et la construction sociale. Quand on fait l’histoire de qq chose, on met de côté d’autres histoires.

Phénomène de mise à l’agenda politique.


 Certains prb pol sont priorisés. (ex. pouvoir d’achat) selon l’actualité politique, les actions du
législateur, le rôle des médias (ex. amiante)
L’analyse de la décisions qui cherche à comprendre comment se font les choix des gouvernants,
institutions participant à l’action publique.

Chapitre 1 – Le pouvoir politique


Pouvoir : def de Robert Dahl « A exerce un pouvoir sur B, dans la mesure où il obtient de B une
action, que ce dernier n’aurait pas effectué autrement ».

 Def simple, concerne au moins 2 personnes, le pv est tjs relationnel. Le pouvoir n’est pas une
substance, c’est une relation dans une société donnée.

« Vous n’aurez de charisme que dans les yeux de quelqu’un ». Il en est de même pour le fait d’avoir
du pouvoir. Par ailleurs, cela s’effectue dans un temps donné. Une personnalité politique ne peut
avoir de charisme sans son entourage.

Par ailleurs, cette relation de pv peut être immédiate, mais aussi de longue durée, à distance.

« B agit dans un sens déterminé qui relève de l’intervention de A. »


 B peu à peu a un intérêt à penser, agir, qui rejoint celui de A.

Pourquoi obéit-on ? > intérêt, socialisation, etc.

Pouvoir politique : relation de domination et d’obéissance appliquée aux jeux pour l’obtention de
pouvoirs politiques. Conçu comme qq chose de relationnel également. Approche psychologique :
étude des personnalités politiques.
Freud – montre que les perso politiques étaient des névrosés. (travail sur le président Wilson)
Les responsables politiques représentent notre personne, ils sont des êtres collectifs.

PARADIGMES D’ANALYSE DU POUVOIR (=approche théorique de qq chose)


- Approche d’analyse stratégique du pouvoir politique (modèle systémique) : incarnée par
Michel Crozier, le pv est une relation et non un attribut des acteurs (agents). Dans tt
organisation, il y a un organigramme, il y a des chefs, mais le pv est + diffus que ce qu’on
croit. Le pv n’est pas tjs là où on l’attend. Les différents pouvoirs tiennent à l’existence de
zones d’incertitudes. Elles représentent pour certains acteurs des zones de manœuvre. Dans
la mesure où il y a spécifiquement des tâches/compétences propres à chaque domaine, elles
ne communiquent pas nécessairement. Dans tt les organisations, il y a des maitrises de
l’environnement à adopter.
L’interdépendance dessine le système. Une personne avec du pouvoir est celle qui comprend cette
configuration, qui sait comment s’orienter dans ce système d’interaction. En philosophie chinoise, un
grand chef est celui qu’on connait à peine. Tt organisation, fut elle politique, est un système et les
membres de ce dernier le maitrisent plus ou moins. Ceux qui la maitrise ont davantage de pv et
peuvent ainsi avoir une marge de manœuvre. (marche aussi sur maitrise de l’information)
 Ex. la flibuste parlementaire (= procédure politique dans laquelle un ou plusieurs membres
d'un organe législatif prolongent le débat sur un projet de loi afin de retarder ou d'empêcher
complètement une décision) -> utiliser une règle du jeu (rester dans le cadre légal) mais le
tourner à son avantage.

La bipolarisation de l’échiquier politique


Pendant longtemps, la vie politique française a été structurée autour d’une bipolarisation entre
la gauche et la droite.
Mais aujourd’hui, on observe une triangulation, c’est-à-dire un électorat triplement polarisé :
 un pôle de gauche,
 un pôle de droite,
 et un pôle central autour de la majorité présidentielle.
Avec les règles de la Ve République, il devient de plus en plus probable qu’aucun parti n’obtienne
une majorité absolue à l’Assemblée nationale. On se retrouve donc avec un système politique
hyper-présidentiel, c’est-à-dire un système où toutes les dynamiques et visions du monde
convergent vers la fonction présidentielle.
Ce présidentialisme est inscrit dans l’ADN même des institutions et des représentations politiques.
Il s’exprime aussi dans la manière dont les responsables politiques se comportent : par exemple, les
écologistes, historiquement critiques du présidentialisme, tendent aujourd’hui à adopter une logique
de « présidentialisation de soi », à l’image de Marine Tondelier, qui construit sa légitimité à travers
une figure personnelle forte.

Un système médiatique centré sur la présidentielle


Dans ces conditions, la probabilité d’avoir un Parlement indépendant des enjeux présidentiels est
faible.
Les médias participent à cette présidentialisation : dans la plupart des émissions politiques,
les journalistes ramènent systématiquement les débats à la question présidentielle.
Les sondages et les entreprises d’études d’opinion renforcent cette focalisation, créant
une obsession pour la “course” présidentielle.
Les responsables politiques semblent alors ne penser qu’à la victoire, sans réelle précision sur leur
programme ou leurs actions concrètes.

Le phénomène de cadrage médiatique


On parle ici d’un phénomène de cadrage :
Les commentaires médiatiques sur la vie politique constituent un filtre d’interprétation qui modèle
notre perception de la réalité.
Ce cadrage produit une réalité subjective, c’est-à-dire une vision du monde politique qui semble
vraie parce qu’elle est constamment répétée.
Il influence :
 le public, qui croit à cette réalité construite ;
 les professionnels de la représentation politique (conseillers en communication, élus, etc.),
qui finissent eux aussi par s’y conformer.
Ainsi, il existe une double réalité :
1. le cadrage médiatique (ce qu’il “faut penser”) ;
2. les actions politiques, qui se développent à l’intérieur de ce cadrage.

Le pouvoir : une relation, pas une chose


Selon le cours, le pouvoir n’est jamais une chose que l’on possède, c’est une relation sociale :
personne ne “détient” le pouvoir, il existe dans la relation entre les acteurs.
Pour que A ait du pouvoir sur B, il faut que B accepte ou obéisse d’une certaine manière.
Le modèle systémique du pouvoir (Michel Crozier)
Le modèle systémique cherche à comprendre le pouvoir à partir du système social dans lequel il
prend forme.
D’après Michel Crozier, les individus et les institutions sont en interrelation constante — même sans
en avoir conscience.
Les acteurs dépendent les uns des autres, notamment à travers :
 les flux d’information,
 les règles administratives,
 et les zones d’incertitude (ce que chacun ignore ou maîtrise partiellement).

Chaque acteur cherche à accroître sa zone d’incertitude pour gagner en pouvoir.


Mais si tous les acteurs cherchent à renforcer leur autonomie, le système peut dysfonctionner ou
“disjoncter”, faute de coopération (phénomène d’entropie).

Le pouvoir selon Michel Foucault


Pour Michel Foucault, le pouvoir politique ne se limite pas aux institutions (Assemblée,
gouvernement, etc.).
Il s’exerce à partir d’une multitude de points, dans les relations inégalitaires et mobiles du
quotidien.
Il développe les notions de :
 micro-pouvoirs : pouvoirs diffus dans les interactions sociales,
 et de bio-pouvoir : pouvoir qui s’exerce sur les corps et les esprits, souvent de
manière subliminale.
Exemples :
 autrefois, la justice agissait sur les corps par les supplices (châtiments physiques) ;
 aujourd’hui, elle agit indirectement (emprisonnement, contrôle social, surveillance, normes
sanitaires).
Foucault montre que l’État exerce son pouvoir jusque dans notre intimité :
 par la régulation des sexualités (ex. homosexualité autrefois disqualifiée),
 par la médecine officielle, opposée aux médecines “alternatives”,
 par des campagnes sur la santé, l’alimentation, le comportement.
C’est un pouvoir discursif, qui passe par les mots, les normes et les savoirs.
Il façonne même notre langage et nos catégories de pensée : il existe une “langue officielle” du
pouvoir.
Enfin, Foucault rapproche le pouvoir politique de la psychanalyse :
il agit sur nos rapports à nous-mêmes.
L’inconscient politique est cet espace où l’on refoule ce qui est socialement interdit — nos pulsions,
nos pensées, nos désirs — sous l’effet des normes politiques et morales.

Le champ politique selon Pierre Bourdieu


Pour Pierre Bourdieu, le pouvoir se comprend à travers la notion de champ — pas au sens agricole,
mais comme un espace structuré de positions et de forces.
Chaque champ (politique, universitaire, médiatique, etc.) est :
 structuré par la distribution inégale des ressources,
 traversé par des rapports de force entre dominants et dominés.
Les acteurs y occupent des positions hiérarchisées et cherchent à imposer leurs règles du jeu.
Exemples :
 Le champ universitaire est marqué par une certaine aristocratie symbolique (prestige, titres,
notoriété).
 Dans le champ politique, certains partis longtemps dominés peuvent devenir dominants.
Ainsi, le Front national, longtemps marginalisé (discours subversif, provocateur de Jean-Marie Le
Pen), est devenu le Rassemblement national, premier groupe à l’Assemblée nationale en 2024
sous Marine Le Pen.
→ Ce renversement s’est accompagné d’un glissement sémantique : le parti se revendique
désormais gaulliste plutôt qu’« extrême droite ».
Même logique à gauche : le Parti socialiste, autrefois dominant, est aujourd’hui affaibli — un dominé
devenu dominé à son tour.

Le pv éco peut sembler plus important que le pv pol, en raison de la législation en vigueur.

Notion d’obéissance, de domination et de légitimité.


Weber – notable en politique = indiv qui acquiert des fonctions pol en raison de leur fortune perso et
du prestige social dont ils jouissent.
Opposition obéissance / domination
Obéissance -> un indiv se voit imposer des comportements par la force ; pas la notion la plus utile
pour parler de notre société.
Domination -> volonté d’un gouvernant d’exercer sur autrui une autorité et d’attendre de ses sujets
une conformité à cette dernière ; tjs assortie d’un processus de légitimation
Rendre ce pv entendable, juste. Auj, gouvernants qui ont été désignés par le biais du suffrage
universel, font un travail de légitimation de leur autorité et actions.
Même dans des régimes totalitaires, le pv cherche tjs à se légitimer (ex. le nazisme pour légitimer la
violence de ses actes et des pol mises en place)
« nous entendons par domination la chance pour des ordres spécifiques de trouver l’obéissance d
Def weber EPI

Trois grands types de domination (idéotypes pour être au plus près de la réalité) :
- Domination traditionnelle : fondée sur la tradition, trouve sa légitimité dans les habitudes et
coutumes ; les indiv n’ont d’autres envies que de les respecter (ex. monarchies de droit divin,
sociétés féodales)
Vertu et valeur au respect des traditions ; le pv du chef est ainsi justifié du seul fait de son
existence. Les chefs doivent sans cesse montrer qu’ils sont dans leur rôle et qu’ils méritent la
charge qui leur est due.

- Domination légale-rationnelle : type des sociétés contemporaines, organisation du pv basée


sur des règles écrites, règles et devoirs pour se conformer à un ens de principes. (ex. valeurs
de la République, le droit qui a rationnalisé la pratique du pv) ; l’exercice discrétionnaire du pv
est peu probable ou passible s’il expose à de fortes sanctions, cherche à dépersonnaliser le
pv.
 Modes de domination ordinaires, les + fréquents, qui se reproduisent dans le temps.

- Domination charismatique : repose quasiment uniquement sur les épaule d’un homme qui
est jugé comme extraordinaire ; rapport très personnalisé du pv
Quand un peuple peut sembler désemparé, peut apparaitre un prophète. Le verbe devient
un acte, dire c’est faire, le discours du prophète devient performatif, il produit dans le réel
une mobilisation et une espérance collective.
Le chef est doté d’aura, de pv fantastiques. Il se dote d’un grp de fidèles afin de pouvoir
exercer sa domination et qui puisse adorer son image.

Dans nos sociétés, notamment en France, on retrouve majoritairement une domination légale-
rationnelle, avec un pv encadré par une Constitution.
La fonction présidentielle fait cpdt écho à une certaine domination traditionnelle, renvoie à certaines
traditions monarchiques (pas de totale rupture avec la monarchie). Certains chefs présidentiels
cherchent à obtenir une domination charismatique, en mettant en scène leur entourage (ex. Trump,
Macron)

Chapitre 2 – Le personnel politique

Professionnalisation du monde politique. Vivent pour et par la politique (Weber).


Pour des raisons socio-historiques, les élus français sont marqués par la professionnalité. En dépit des
règles électorales, certains sont comme inamovibles. Bien que les élus s’en défendent, la pol en
France comme bcp de pays semblables, est devenue en réalité un métier. Ce n’est pas un métier qui
s’apprend.

Apparition des professionnels de la pol au XIXème siècle, en 1848 avec apparition du suffrage
universel (décret Ledru-Rolland). A la suite, mobilisations pour dénoncer caractère unique du
suffrage qui se voulait universel (ex. suffragettes). Jusqu’en 1860-70, droit de suffrage représente les
familles française, on ne donne donc pas une voie à un homme mais à un pater familias. Philo pol
marquée par familialisme.
On passe de 200 000 électeurs à 9 millions d’électeurs. Définir organisation (rôles d’assesseurs, de Pdt
du bureau de vote -> 1 an pour préparer une élection d’après simulation)
Les réunions publiques, les campagnes électorales, se développent. Le personnel auxiliaire des élus
prend également de l’ampleur.

Maurice Duverger (prof Paris I, politiste) -> les partis politiques apparaissent mais ne sont reconnus
juridiquement qu’avec la loi d’association de 1901.
Change profondément la nature politique de la concurrence pour pv pol et mène à
l’institutionnalisation des partis pol + dvp des professionnels de la pol.
 Remplacent les notables (pers reconnues, aristocrates qui en raison de leur autorité sociale
pouvaient convertir leur position sociale en position politique)

Lors de l’établissement du suffrage universel, question d’éviter guerres civiles, les révolutions = outil
de pacification. Par ailleurs, question de savoir comment demander à 9 millions de pers de voter si la
plupart ne sait pas comment voter (connaitre suffisamment la pol pour pv s’exprimer – critique de la
part des élites)
 Mise en place de programmes d’éducation à la citoyenneté dans les écoles (lois Ferry) ;
objectif de montrer le principe impérieux de voter = vertus vers lesquelles un citoyen français
devait tendre.
 Obligation sociale du vote.

Les professionnels de la pol vont cependant chercher à emprunter certains traits des notables
(chercher à faire corps avec le territoire qu’on représente pour en devenir l’image, gagner en autorité
sociale).

« Toutes les luttes partisanes ne sont pas uniquement des luttes pour des buts objectifs mais elles sont
aussi et surtout des rivalités pour contrôler la distribution des emplois » (Max Weber) -> perdre une
élection pour un pro de la pol c’est perdre son emploi, son activité, ses revenus, la visibilité
médiatique dont il bénéficie.

Clientélisme = échange de services, structurant quand notables avaient le monopole.


Rapport de clientélisme pol, en échange d’une faveur, vote pour le politique en question.
= Vote enchanté, en toute méconnaissance de causes, on tente d’effacer la dimension matérielle et
intéressée, majoritairement à l’œuvre au temps des notables.

On parle de métier dans l’exercice d’un mandat politique car nécessite des compétences bien qu’il ne
s’apprenne pas comme les autres métiers. Cpdt, les élus réfutent souvent cette appellation, car selon
eux exercer un mandat est une vocation, orientée vers le dévouement et la volonté générale.

En France, 567 222 mandats, bcp d’élus locaux car bcp de communes (env. 35 000 communes). Ces
élus locaux ont bcp d’influence notamment pour les présidentielles (500 signatures minimum pour
candidater).
Le monde des élus locaux est principalement masculin et appartient en grd partie aux cadres
supérieurs. Cpdt depuis loi de parité en 2000, obligation de proposer autant de femmes que
d’hommes sur les listes électorales (amendes en cas de non-respect) ;
 aux élections départementales, doubles candidatures de parité (on doit obligatoirement
choisir un homme et une femme) -> seul pays à faire ça. Cpdt, à la présidence du conseil
départemental, « plafond de verre », svt des hommes.

Cette différence entre hommes et femmes en politique s’explique en partie par une socialisation
genrée qui retient davantage les femmes de s’engager. Cpdt, progression notamment avec des
sondages sur le sentiment de compétence politique, avant, gender gap, en matière de compétences
phénoménologiques et d’intérêt pour la politique ; aujourd’hui ce gender gap se réduit.

Enquête sociologue :
Par ailleurs, à l’université, pas de différence entre étudiante et étudiant sur l’intérêt et la compétence.
Cpdt, différence entre les filières.
Pas de différences donc sur la connaissance et l’intérêt MAIS différence sur les ambitions. Les
étudiants sont intéressés sur le jeu et la compétition politique (luttes de positions, jeu des petits
chevaux) ; les étudiantes sont davantage intéressées par les relations internationales et sur la
politique qui fait appel à un temps long (dimension historique).
Par ailleurs, évaluation sur le taux de confiance -> distinction entre hommes et femmes, hommes
davantage sûrs de leurs réponses.
 Les différences sur le sentiment de compétence politique ont des effets sur notre intérêt à la
politique.

Heuristiques -> raccourcis cognitifs (mémo techniques)


Les électeurs faiblement compétents politiquement ont tendance à y avoir recours car selon eux
nécessité d’aller voter. (35-40% des électeurs procèdent aujourd’hui ainsi)

Par ailleurs, à l’époque, personne déterminante politiquement = le père de famille.


Auj, ce sont majoritairement les mères, désormais autant diplômées que les hommes, qui passent svt
plus de temps avec les enfants et qui ont donc une influence plus marquée sur l’éducation politique
des enfants.
La socialisation politique reçue par la famille n’est souvent pas directe, elle s’exerce au quotidien, sans
nécessairement avoir eu de discussion pol avec ses parents, avec des liens affectifs. Plus une
personne nous élève, plus elle nous donne des affects et mets en place le vecteur transmetteur de la
politique. (svt les enfants de familles de gauche se révèlent plus tôt que les enfants de droite car elles
s’expriment svt plus fort et plus vite)

Origine sociale des députés


Sans surprise, une grande majorité était cadre, mais aussi professeurs, avocats, chefs d’entreprise,
médecins (professions libérales), agriculteurs.
Si on pense la représentation comme un jeu de miroir, force est de reconnaitre que le parlement n’est
pas représentatif des modes et conditions de vie de l’ensemble des citoyens.
Par ailleurs, très forte représentation de la fonction publique (ex. en Fr, sous la Vème Rep, sur 8 pdt
de la Rep, seuls deux ne sont pas issus de la haute fonction publique (Nicolas Sarkozy et Mitterrand) ;
influence des diplômes (droit, science po en majorité).

Pour exercer les fonctions politiques, il est nécessaire de disposer d’un ensemble de ressources
sociales, culturelles, économiques.
Par ailleurs, concernant la participation aux élections, la crise de la représentation s’observe en grd
partie par le taux d’abstention notamment des classes populaires (qui auparavant était la classe qui
participait le +) qui est souvent volontaire.

La France est un pays qui a bcp d’élus locaux (+ 34 000). L’image des maires est souvent présentée
comme particulièrement positive.
Vème Rep : professionnalisation des élus pol (cumul de mandats dans le temps, purs professionnels,
plongés depuis leurs études) -> institutionnalisation de la représentation.

Depuis longtemps, les partis politiques, à l’instar des assemblées, ne parviennent plus à représenter
l’ensemble de notre représentation – crise de la participation.
Les taux de diplômes des élus : le droit, les sciences, économie et humanités sont les plus
représentés.
Pour mesurer l’évolution du capital social des maires, a été construit un indice de ressources sociales
constitué de l’appartenance du père à une profession supérieure, le fait d’être passé par un institut
d’études politiques, par une ou deux grandes écoles et le fait d’exercer une profession supérieure. On
dispose d’un indicateur de 0 à 5.

Mélange d’autochtonie et d’hyper compétence sociale avec adoption de ressources et de diplômes


rares que seules les classes supérieures détiennent. La fonction de maire est aussi un métier bien
qu’un certain nb de grp d’intérêts (association des maires de France, tenue par David Lisnard,
professionnel de la politique) tentent de convaincre du contraire. Mettre en avant la difficulté que
rencontrent les maires de petites communes sans grands moyens.

Chapitre 3 – les partis politiques

Institutions contestées, mauvaise presse, taux de confiance proche de zéro


Taux d’adhésion très faible, les étudiants n’aiment pas les partis politiques, et pourtant, on assiste à
une démocratisation de la vie politique, un monopole de la vie politique et des institutions plus
« vivantes » qu’on ne le croit.
Ils ont le monopole sur les investitures.
En France, très peu de militants dans les partis politiques, la vie pol est monopolisée par des pro de la
pol, militants absents du contrôle de la vie pol.
Les partis sont faibles, multiplicité de petits partis et faible discipline partisane (règle qui s’impose aux
militants de la poursuite d’une certaine ligne de conduite). Par ailleurs, les adhérents sont de moins
en moins fidèles en leurs partis qui sont de plus en plus présidentialisés (= structures stratégiques de
conquête du pv).

Parti politique :
- organisation durable, c’est-à-dire une organisation dont l’espérance de vie pol est supérieure
à celle des dirigeants en place ;
- une organisation localement bien établie et apparemment durable, entretenant des
rapports avec l’échelon national ;
- dans laquelle existe la volonté délibérée des dirigeants de prendre et exercer le pv, seuls ou
avec d’autres, et non pas simplement d’influencer le pv,
- et dont est repérable le souci de rechercher des soutiens populaires à travers l’élection ou
toute autre manière. (≠ groupes d’intérêt)
On peut adhérer à un parti politique pour avoir une redistribution (matérielle ou symbolique)
- Matérielle : recevoir des biens en s’engageant dans un parti
- Symbolique/morale : avoir besoin de s’engager pour gagner en estime de soi, chercher de
l’affection.

II. Une brève histoire des parties politiques


- Des organisations longtemps interdites
- Partis pol et intérêt général
- Le mouvement ouvrier
- Le suffrage universel et les partis politiques
- La loi 1501

Dans d’autres pays constit accrode plus de place et appellent les juges à mettre leurs nez dans les
partis politiques, ex : Turquie en France vu assez petite.

III Les fonctions sociales des parties politiques. (pas sur ça)
Ill. Les fonctions sociales des partis politiques
• Les partis politiques participent de la production des opinions
• Les partis politiques contribuent à la fabrication de la loi et des politiques publiques
• Ils participent de la politisation
• Ils assurent une fonction d'encadrement et d'organisation des élections
• Ils socialisent à la politique
• Ils peuvent construire des sociabilités politique

Depuis une quinzaine d’années, la production des idées et programmes des partis politiques est une
coproduction avec des think thanks (fondations qui ont pour utilité publique de produire des idées et
les fait circuler vers les partis).
Les partis pol reçoivent un financement public qui dépend largement du nb de députés qui se
réclament d’eux.
Les partis pol participent à la politisation de la société, ils produisent et médiatisent les conflits
sociaux qui peuvent reposer sur des conflits identitaires, sociaux, culturels. Ils sont également les
médiateurs de ces conflits.
Par ailleurs, les partis pol peuvent prendre en charge les procurations ou encore être partie
intégrante de l’organisation notamment sportive des communes.

Les modèles d'analyse des partis politiques


- Les partis plateforme
- Une crise des modèles partisans ?

La manière dont s’organise un parti veut dire bcp sur la façon dont il pense. Analyser la forme pour
comprendre le fond.
Deux grands types de partis selon Maurice Duverger :
- partis de cadres = la priorité est accordée aux dirigeants, partis de notables, faits pour servir
leurs intérêts. Il s’agit la plupart du temps de partis bourgeois, fortement tournés vers les élections et
la quête de pv (comités électoraux)
- partis de masse = origines syndicales, populaires, liens avec le monde ouvrier. La base militante
y était très importante, ce qui compte est l’adhésion (notamment symbolique, presque un projet de
vie, ex. parti communiste). Au sein de cette adhésion se forment les futurs élus, responsables qui
portent les couleurs du parti. Formation nécessaire, centre de formation (apprentissage des
idéologies marxistes, le droit, etc.). Très forte discipline partisane et importance majeure du comité
central.

A la suite de Maurice Duverger, processus de professionnalisation modifie les partis, qui se


ressemblent de plus en plus. Otto Kirchheimer dvp le Cath all party (parti fourre-tout) ce qui se fait
en édulcorant ses discours politiques, regrouper tt le monde ; s’appuient sur communication pour
perdurer dans champ politique. A la tête de ces partis, on a des pro de la pol.
Ø Professionnalisation et présidentialisation des partis.

Cartellisation (années 2000)


Enfin, ces dernières années, deux auteurs, Richard Katz et Peter Mair (qui voulaient prendre la
mesure de ce qu'ils voyaient comme autant de signes de crise à propos des partis politique tels que la
baisse du nombre d'adhérents, la fin des identifications partisanes, le
déracinement des organisations vis-à-vis de la société), ont parlé de « cartellisation des partis
politiques », c'est-à-dire fonctionnant comme autant d'entreprises (de cartels) et contribuant à
fabriquer un système partisan collusif (cartellisation des partis dans la démocratie).
La conséquence est que les partis politiques se sont coupés de la société civile pendant que leurs
dirigeants auraient accru leur lien avec l'appareil d'Etat.

Les partis politiques sont financés par le contribuable, afin d’éviter le lobbying comme aux EU. Les
cotisations sont déductibles sur les impôts.
è Etatisation des partis politiques du fait des logiques et des financements ; ils sont poussés à avoir un
maximum d’élus dans les institutions.
Les partis sont devenus des entreprises politiques présentant une rationalité économique. Par
ailleurs, ils fonctionnent « en cartels » car les partis de gvmt ont des intérêts en commun (avoir le
monopole du jeu politique ; en fermant le jeu pol à son avantage, il se réserve les postes de pv qui
vont assurer la croissance économique de leur parti ; ex. LR et PS ont maintenu un mode de scrutin
uninominal, qui accorde une prime au parti majoritaire) = transaction collusive

Le rapport à la société civile se rompt peu à peu, les partis de masse disparaissent en Europe.
Bien que faibles, les partis politiques ont encore qq pieds dans la société civile.
Militants poly-engagés.

Militer dans les partis politiques


Il existe encore des militants, même dans les partis cartellisés. On ne devient pas par hasard adhérent
politique, « on ne nait pas adhérent, on le devient », à la suite d’initiations préalables, des
expériences d’actions collectives (associations). Socialisation politique très importante.
Souvent, adhésion en grp.

Qui sont les adhérents ? différences entre les partis (milieux populaires au RN, cadres chez LR)
Différences sur les expériences sociales. Cpdt partis auj peuplés majoritairement par des CSP+,
diplômés. Surreprésentation des bac +5, de retraités.
Les partis sont de plus en plus habités par des élus et leurs collaborateurs ce qui repousse les milieux
populaires.
Les partis pol sont auj très affaiblis, encore une certaine place dans la société civile mais ils
participent, par leur crise, à la crise de la représentation.

Chapitre 3 – le vote
Tt prévision électorale a tjs 5 points de marge d’erreur, même pour un sondage parfaitement réalisé.
La science politique a été créée par la science électorale.
Le vote reste une énigme, entre autres du fait de sa dimension secrète.
Depuis tjs, le vote est partout. (ex. délégués de classe, en famille) Le vote existe dans la politique mais
aussi dans d’autres institutions (ex. université, Eglise). L’Eglise catholique a bcp conceptualisé le vote
(ex. vote pour le pape).
Comment les Français ont appris à voter ?
Le contexte historique et politique
• Sous Louis-Philippe (1873-1850), vont s'affronter des forces politiques autour de la question de la
représentation du peuple. Si les uns, notamment les libéraux comme Guizot, reconnaissent la co-
souveraineté du peuple à condition que ce peuple n'existe que par le suffrage censitaire (le droit
électoral n'est pas dans le nombre mais dans la capacite politique).
• Plus à gauche, une minorité active - les démocrates socialistes avec Ledru-Rollin (1807-1874)
réclame une réforme électorale radicale: « sans elle, tout progrès pratique est impossible ».
Le parlementaire Louis Marie de Lahaye, par un décret du 5 mars 1848, proclame : « sont électeurs tt
les français âgés de 21 ans, résidant depuis 6 mois, et non judiciairement privés ou suspendus de
l’exercice de leurs droits civiques ». -> 9 millions de citoyens.

1848 – peut tomber


Ecole – fonction politique de faire voter les citoyens
II. Le modèle d’analyse du vote
1. André Siegfried et la découverte des lois du vote
André Siegfried compile des informations électorales et les cartographie. Il se rend compte qu’il existe
des régularités, voire des lois, dans les comportements électoraux.
Il observe par exemple que certaines communes qui votaient monarchiste en 1848 continuent
durablement à voter dans le même sens. À l’inverse, d’autres communes restent majoritairement
républicaines, même si des minorités existent toujours.
Cette permanence est surprenante : s’il n’existait aucune loi du comportement électoral, on devrait
observer des communes changeant totalement de vote d’une élection à l’autre. Or ce n’est pas le cas.
Comme l’expliquait déjà Montesquieu, les comportements politiques ne relèvent pas uniquement de
la fantaisie individuelle.
Il existe donc de véritables frontières politiques, c’est-à-dire des territoires qui maintiennent un
même type de vote dans le temps. On ne parle plus seulement de comportements politiques, mais de
tempéraments politiques durables.

2. Des comportements électoraux stables dans le temps et l’espace


Siegfried cherche à mettre au jour des lois du comportement électoral.
Par-delà les accidents de conjoncture (crises, événements ponctuels), la distribution spatiale des
votes est remarquablement stable sur le long terme. Les frontières de diffusion des comportements
politiques sont quasiment immuables depuis le début du suffrage universel.
Il introduit ainsi un ordre là où l’on pensait que régnait le libre arbitre individuel :
« D’après une opinion courante, les élections ne sont qu’un domaine d’incohérence et de fantaisie.
En les observant à la fois d’en haut et d’en bas, je suis arrivé à une conclusion contraire.
Si, selon le mot de Goethe, l’enfer même a ses lois, pourquoi la politique n’aurait-elle pas les
siennes ? »
(André Siegfried)
Selon Siegfried, les comportements politiques s’enracinent dans des tempéraments politiques très
stables, fortement inscrits dans l’espace. Ils sont liés à un paysage, à un mode de peuplement et à un
système de relations spatiales.
Les territoires sont représentés par les individus, et les individus s’identifient à leurs territoires.
3. La méthode de Siegfried
Les lois de fonctionnement de ces tempéraments politiques sont mises en évidence en comparant la
distribution des électorats avec la géographie humaine des unités territoriales (communes, cantons,
quartiers).
La méthode repose sur la corrélation spatiale entre :
 des structures sociales géographiquement enracinées,
 et la répartition des votes.
Le coefficient de corrélation linéaire permet de mesurer la relation entre deux variables : lorsque la
variation de l’une entraîne systématiquement la variation de l’autre, on parle de corrélation.

4. Une sociologie de la domination politique


Ce modèle ne se limite pas aux conditions matérielles d’existence. Il accorde une place centrale à la
dépendance sociale dans l’explication du vote.
Le comportement électoral est lié au contrôle exercé par les propriétaires terriens et les prêtres,
notamment dans les sociétés rurales. On peut donc parler d’une sociologie de la domination
politique et électorale.
Cette approche « par le bas » est à la fois fondamentale et fondatrice. Elle ouvre la voie à
l’anthropologie politique et à la géographie électorale, afin de comprendre comment se construisent
les liens politiques.
Exemples :
 la Vendée (Puy du Fou),
 la sociologie électorale de Paris (travaux de Thomas Piketty et Julia Cagé).

5. L’enquête électorale : Paul Lazarsfeld


Les premières grandes enquêtes électorales sont menées à l’université de Columbia par le sociologue
Paul Lazarsfeld (1901-1976).
Il s’est fait connaître par ses travaux sur :
 les chômeurs,
 les préférences des consommateurs,
 les effets des médias de masse.
Il conduit une enquête électorale dans l’Ohio, lors de l’élection présidentielle de 1940, qui oppose le
républicain Wendell Willkie au démocrate Franklin D. Roosevelt.

Jaceur
geogr.
Il - les modèles d'analyse du vote
- faceur territoires reproduisent les votes.
( sociêtes
→ le vole n'est pas
1 acte pureme
egalitaires
• MODELE DE COLOMBIA:
ndie. faxtem détermine pax
lequel uvent les
il le meien
hiérarehi - Paul Lazarsfeld -> première enquête par sondage, méthode scientifique ; pour échantillon
sées)
gramite
- faceeer
nelegieur
population, loi des gra nb (échantillons aléatoires, méthode probabiliste > seule condition). II mène
son enquête dans l'lowa en 1940. (représente EU en miniature)
домене .
cconerva" Interroge les electeurs sur la durée, pours ement d'opinion, ce qu'ils consomment ; la
le calcane
panélisé son échantillon (interroger pls fois)
à araite
l'Eglese)
Artefacts = faux résultats obtenus au cours d'une enquête; résultat produit par l'enquête elle-même.
moelile
(ex. risque de politiser plus que prévu un interrogé) -> pour contrer ce risque, n'interroge pas le
déclinant ;
même no de fois les diff échantillons et les analyser pour constater si effets notoires (surpolitisation
d'un échantillon interrogé 4 fois / rapport à 1 fois pour autre).
perte poiel
Eglise
Il en découle de son enquête qu'il existe en matière électorale très fort déterminisme social ;
« Une personne pense politiquement comme elle est socialement. Les caractéristiques sociales
déterminent les préférences politiques. » (Lazarsfeld) (QCM)
Le vote est certes un acte indiv mais dépend de normes politiques, souvent transmises par les grp
primaires d'appartenance = grp sociaux auxquels on appartient.
Il constate 3 critères déterminants du vote :
- Le statut socioéconomique (nv de vie, salaire, place qu'une profession exercée procure dans la
société; il observe qu'aux EU, tt chose étant égale par ailleurs, plus le statut socioéconomique est
élevé, plus le vote tend vers le parti républicain, et inversement)
La religion (lorsque les électeurs sont catholiques -> démocrates; protestants -> républicains)
Cpdt, cette variable ne fonctionne que chez les pratiquants. Si culture religieuse seule - pas
d'influence notable.
Le lieu de résidence. (en ville, le vote en faveur des démocrates est plus élevé, en campagne,
républicains)
Quand on croise les 3 variables, proportions encore plus élevées et claires. Taux de prédictivité très
élevé.
Par ailleurs, en panélisant son résultat, il observe que la plupart du temps, les américains, en
apprenant qui va être désigné, ne changent pas leur avis, décision prise une fois pour toute et
rarement remise en cause. ¼ des électeurs savaient pour qui ils allaient voter à la nomination des
candidats. Les préférences electorales renvoient à l'enfance et aux traditions familiales qui se
perpétuent.
Faits de standing decision ; effet limité de la campagne électorale, pour lui, une campagne ne
fait pas l'élection.

Quid des Millenials ? (années 1980-2000)


L'âge social, c'est-à-dire l'âge que l'on a à un certain moment de notre vie sociale (= statut
social/rapport au vote). Beaucoup de spécialistes du vote pensent que, depuis les Millenials le
rapport à l'élection a changé. Avant, on votait moins et plus à gauche (18-25 ans), ce passage est
comme un sas d'entrée au sein de la démocratie représentative (on votait comme les ainés).
Après, les cadet n'épousent plus les traditions des ainés. L'intermittence du vote=> on ne vote pas
toujours. Le corps électoral devient de plus en plus "intermittent" après les Millenials.
Tableau qui dessine les classes d'âge:
Idée: "Luttes de classe d'âge"→ les anciennes générations disparaissent (celles qui votaient) tandis
que, les nouvelles générations ne votent plus vraiment. L'offre politique (programme des partis
politiques), s'adressent moins aux jeunes car justement les jeunes votent beaucoup moins.
Environ 25% des 18-29 ans votent systématiquement tandis que, près de 70% des 60 et + votent
systématiquement(car ils sont attachés aux anciennes habitudes-> journaux papier et télévisé). Mais,
les jeunes s'intéressent quand même à la politique pour environ 35% d'eux.
Sur le temps longs la grande majorité des électeurs/électrices votent au moins une fois tous les 10
ans.
La religion (Siegfried et Lazarsfeld): est déterminante quand elle est pratiquée-> elle oriente des
comportements politiques. Aujourd'hui, les catholiques pratiquants votent majoritairement à droite.
Variables
Résumé des variables classiques :
Age
Religion pratiquée
CSP
Niveaux de diplôme
Niveau de vie (revenus mensuels du foyer) => nouvelle variable forte
Ce qui structure les comportements électoraux-> vote de classe, vote de conditions d'existence.
Néanmoins, un certain nombre de travaux démontrent que, c'est moins le revenu en soi qui est
déterminent ou qui donne un "sentiment de sécurité" que le patrimoine. Il est déterminant. Mais,
difficile d'en demander le niveau et on ne pose pas la question. Plus les gens de patrimoine et
d'éléments de patrimoine votent à droite, inversement, moins les gens ont de patrimoine plus ils
votent à gauche.
=> La variable patrimoniale joue beaucoup.

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