Introduction à la science politique
Introduction à la science politique
08/09/2025
Comprendre un évènement quand il a eu lieu ; prendre un objet d’étude et de l’étudier avec une
méthode, une rigueur et soucis de la démonstration. On pratique l’observation. Volonté de recherche
de la vérité, de la réalité, qui passe par cette dernière.
Quand on étudie un fait politique, on l’observe à partir d’une méthode. Pour cela, on doit aller voir
cette vie politique telle qu’elle est réellement, sortir d’un bureau, aller sur le terrain.
Observer ce n’est pas seulement voir, c’est aussi faire des statistiques, interroger, étudier des archives
(papier ou numérique). Utiliser des savoirs méthodologiques.
Pas seulement ouvrir grand les yeux, car sinon céder à l’illusion de la connaissance
immédiate. La science permet de chercher ce qu’on ne voit pas
Gaston Bachelard « il n’y a de science que du caché », « les connaissances scientifiques
servent à répondre à des questions qu’on se pose »; la science met en évidence ce qu’on ne
voit pas
Observer = être conscient que quel que soit le point de vue, il existera tjrs bcp de choses que
l’on ne verra pas.
Ex. Quand deux individus se rencontrent dans l’hémicycle et se serrent la main, il y a un fil invisible ;
un rapport de force invisible. On peut faire une analyse linguistique. (lexicométrie)
Déictique : clause de style par laquelle le locuteur va tenter de produire une vérité sans en
administrer la preuve.
Ex. « Et la vérité c’est que les français ne veulent plus d’Emmanuel Macron » ; « A l’évidence,
plus personne ne veut d’Emmanuel Macron » = « les français » = effet d’oracle, effet de
manche = accrédite la version du locuteur ; professer ce qu’on veut faire passer pour une
vérité depuis une position haute
C’est aussi une science car elle nécessite de cacher notre sens commun ; nécessité d’une rigueur
objective.
2) LA politique (la vie politique, les sociétés au sein desquelles la politique existe car elle est
reconnue en tant que telle) = tt ce qui concerne dans une société donnée, de près ou de loin,
directement ou indirectement, la compétition pour l’obtention des positions de pouvoirs
politique à partir desquelles on exerce des fonctions de législateurs par exemple ; tt ce qui se
déroule au sein d’un champ politique (ex. des élections)
Cpdt, un ens d’institutions reconnait aussi ce qui est politique. Concerne tt les dynamiques,
scènes, personnages qui de près ou de loin cherchent à acquérir une position de pv pol.
= univers balisé par des institutions politiques au sein duquel existe cette compétition pour
l’obtention des positions de pv pol. (ex. débats télévisées : gagner du capital médiatique
pour gagner un maximum de suffrages.)
Phénomène de pipolisation : pour des responsables pol, c’est le fait d’utiliser la presse
people ou les réseaux sociaux pour donner à voir, faire parler d’eux. Mettent en scène leur vie
privée, recours à sa vie privée à des fins politiques. Pour gagner en popularité, on ne parle
pas de pol, mais on cherche à montrer qu’on est des êtres normaux, proches de leur famille,
du peuple.
Principe du storytelling. (raconter une histoire qui n’a pas forcément de lien direct avec le
sujet de base mais qui permet de rassembler) (ex. Nike (créateur de ce concept))
L’usage des mots dans notre société est politique. > prophétie auto réalisatrice (ex. appel du 18 juin)
Champ politique pour comprendre cette vie politique. Cela fait écho à l’idée que notre
société ait été marquée par la division du travail social. > donne lieu à plusieurs champs (act
spécialisées) Cpdt, le champs politique gouverne les autres champs. (champ de législation)
C’est un lieu de rapports de force, un champs de force avec de la compétition, des associés
rivaux. Il met en présence des indiv avec des ressources différenciées. Tt les indiv ne sont pas
égaux dans ce champ.
Principe du capital médiatique. Il permet d’être connu, reconnu voire choisi. Le capital
financier a également son importance ainsi que le capital scolaire (bac +5). Capital social
(connaitre des indiv au point d’être en inter relation avec eux)
Force des liens faibles
Deux types de relations : - amitiés fortes (meilleurs amis)
-liens faibles : personnes que l’on connait mais avec lesquelles on a pas d’amitié forte.
Une quantité importante de liens faibles rend fort dans certaines situations (recherche
d’emploi, etc. ) les + grands responsables pol en ont bcp
+ capital partisan (expériences, victoires, trophées cumulés par un parti pol)
Pour comprendre les rapports de force, il faut analyser les différents capitaux dont chacun dispose.
Ex. l’AN illustre bien cette idée, = théâtre de cette hiérarchie. Pour comprendre ce qu’un resp pol veut
dire, il faut analyser sa position qu’il occupe. La position qu’on occupe influe sur les dispositions qui
sont les nôtres.
Notre vie politique est marquée par la professionnalisation des dirigeants. Un professionnel de la pol
est qq qui vit pour mais aussi de la politique (Weber) (= tirer son revenu de ses actions politiques)
3) LES politiques (pol publiques) = actes ou non actes de l’Etat (central, déconcentré ou
décentralisé (= qui relève des collectivités territoriales, intercommunalité) ou encore Etat en
partenariat (acteurs publics/privés)) visant à préserver ou transformer certains secteurs de
la société. Ex. non acte = en relations international, décision de ne pas agir.
Sous domaine des politiques : construction des prb publics. S’il existe des prb pol publics, c’est qu’il y
a eu des réflexions et manifestations. Il s’impose ainsi au législateur. En amont, un problème est
devenu un prb public. Cpdt, tt ne devient pas un prb public.
- Orthographe (rôle académiciens) car usage de la langue officielle fondamental (une faute
d’orthographe = petite déviance)
Catégorie de pensées ([Link])
Droit de la famille (famille = terme consacré par le droit et l’Etat)
Théorie de la construction sociale de la réalité : rien n’est naturel, tt trouve sa source dans l’histoire
et la construction sociale. Quand on fait l’histoire de qq chose, on met de côté d’autres histoires.
Def simple, concerne au moins 2 personnes, le pv est tjs relationnel. Le pouvoir n’est pas une
substance, c’est une relation dans une société donnée.
« Vous n’aurez de charisme que dans les yeux de quelqu’un ». Il en est de même pour le fait d’avoir
du pouvoir. Par ailleurs, cela s’effectue dans un temps donné. Une personnalité politique ne peut
avoir de charisme sans son entourage.
Par ailleurs, cette relation de pv peut être immédiate, mais aussi de longue durée, à distance.
Pouvoir politique : relation de domination et d’obéissance appliquée aux jeux pour l’obtention de
pouvoirs politiques. Conçu comme qq chose de relationnel également. Approche psychologique :
étude des personnalités politiques.
Freud – montre que les perso politiques étaient des névrosés. (travail sur le président Wilson)
Les responsables politiques représentent notre personne, ils sont des êtres collectifs.
Le pv éco peut sembler plus important que le pv pol, en raison de la législation en vigueur.
Trois grands types de domination (idéotypes pour être au plus près de la réalité) :
- Domination traditionnelle : fondée sur la tradition, trouve sa légitimité dans les habitudes et
coutumes ; les indiv n’ont d’autres envies que de les respecter (ex. monarchies de droit divin,
sociétés féodales)
Vertu et valeur au respect des traditions ; le pv du chef est ainsi justifié du seul fait de son
existence. Les chefs doivent sans cesse montrer qu’ils sont dans leur rôle et qu’ils méritent la
charge qui leur est due.
- Domination charismatique : repose quasiment uniquement sur les épaule d’un homme qui
est jugé comme extraordinaire ; rapport très personnalisé du pv
Quand un peuple peut sembler désemparé, peut apparaitre un prophète. Le verbe devient
un acte, dire c’est faire, le discours du prophète devient performatif, il produit dans le réel
une mobilisation et une espérance collective.
Le chef est doté d’aura, de pv fantastiques. Il se dote d’un grp de fidèles afin de pouvoir
exercer sa domination et qui puisse adorer son image.
Dans nos sociétés, notamment en France, on retrouve majoritairement une domination légale-
rationnelle, avec un pv encadré par une Constitution.
La fonction présidentielle fait cpdt écho à une certaine domination traditionnelle, renvoie à certaines
traditions monarchiques (pas de totale rupture avec la monarchie). Certains chefs présidentiels
cherchent à obtenir une domination charismatique, en mettant en scène leur entourage (ex. Trump,
Macron)
Apparition des professionnels de la pol au XIXème siècle, en 1848 avec apparition du suffrage
universel (décret Ledru-Rolland). A la suite, mobilisations pour dénoncer caractère unique du
suffrage qui se voulait universel (ex. suffragettes). Jusqu’en 1860-70, droit de suffrage représente les
familles française, on ne donne donc pas une voie à un homme mais à un pater familias. Philo pol
marquée par familialisme.
On passe de 200 000 électeurs à 9 millions d’électeurs. Définir organisation (rôles d’assesseurs, de Pdt
du bureau de vote -> 1 an pour préparer une élection d’après simulation)
Les réunions publiques, les campagnes électorales, se développent. Le personnel auxiliaire des élus
prend également de l’ampleur.
Maurice Duverger (prof Paris I, politiste) -> les partis politiques apparaissent mais ne sont reconnus
juridiquement qu’avec la loi d’association de 1901.
Change profondément la nature politique de la concurrence pour pv pol et mène à
l’institutionnalisation des partis pol + dvp des professionnels de la pol.
Remplacent les notables (pers reconnues, aristocrates qui en raison de leur autorité sociale
pouvaient convertir leur position sociale en position politique)
Lors de l’établissement du suffrage universel, question d’éviter guerres civiles, les révolutions = outil
de pacification. Par ailleurs, question de savoir comment demander à 9 millions de pers de voter si la
plupart ne sait pas comment voter (connaitre suffisamment la pol pour pv s’exprimer – critique de la
part des élites)
Mise en place de programmes d’éducation à la citoyenneté dans les écoles (lois Ferry) ;
objectif de montrer le principe impérieux de voter = vertus vers lesquelles un citoyen français
devait tendre.
Obligation sociale du vote.
Les professionnels de la pol vont cependant chercher à emprunter certains traits des notables
(chercher à faire corps avec le territoire qu’on représente pour en devenir l’image, gagner en autorité
sociale).
« Toutes les luttes partisanes ne sont pas uniquement des luttes pour des buts objectifs mais elles sont
aussi et surtout des rivalités pour contrôler la distribution des emplois » (Max Weber) -> perdre une
élection pour un pro de la pol c’est perdre son emploi, son activité, ses revenus, la visibilité
médiatique dont il bénéficie.
On parle de métier dans l’exercice d’un mandat politique car nécessite des compétences bien qu’il ne
s’apprenne pas comme les autres métiers. Cpdt, les élus réfutent souvent cette appellation, car selon
eux exercer un mandat est une vocation, orientée vers le dévouement et la volonté générale.
En France, 567 222 mandats, bcp d’élus locaux car bcp de communes (env. 35 000 communes). Ces
élus locaux ont bcp d’influence notamment pour les présidentielles (500 signatures minimum pour
candidater).
Le monde des élus locaux est principalement masculin et appartient en grd partie aux cadres
supérieurs. Cpdt depuis loi de parité en 2000, obligation de proposer autant de femmes que
d’hommes sur les listes électorales (amendes en cas de non-respect) ;
aux élections départementales, doubles candidatures de parité (on doit obligatoirement
choisir un homme et une femme) -> seul pays à faire ça. Cpdt, à la présidence du conseil
départemental, « plafond de verre », svt des hommes.
Cette différence entre hommes et femmes en politique s’explique en partie par une socialisation
genrée qui retient davantage les femmes de s’engager. Cpdt, progression notamment avec des
sondages sur le sentiment de compétence politique, avant, gender gap, en matière de compétences
phénoménologiques et d’intérêt pour la politique ; aujourd’hui ce gender gap se réduit.
Enquête sociologue :
Par ailleurs, à l’université, pas de différence entre étudiante et étudiant sur l’intérêt et la compétence.
Cpdt, différence entre les filières.
Pas de différences donc sur la connaissance et l’intérêt MAIS différence sur les ambitions. Les
étudiants sont intéressés sur le jeu et la compétition politique (luttes de positions, jeu des petits
chevaux) ; les étudiantes sont davantage intéressées par les relations internationales et sur la
politique qui fait appel à un temps long (dimension historique).
Par ailleurs, évaluation sur le taux de confiance -> distinction entre hommes et femmes, hommes
davantage sûrs de leurs réponses.
Les différences sur le sentiment de compétence politique ont des effets sur notre intérêt à la
politique.
Pour exercer les fonctions politiques, il est nécessaire de disposer d’un ensemble de ressources
sociales, culturelles, économiques.
Par ailleurs, concernant la participation aux élections, la crise de la représentation s’observe en grd
partie par le taux d’abstention notamment des classes populaires (qui auparavant était la classe qui
participait le +) qui est souvent volontaire.
La France est un pays qui a bcp d’élus locaux (+ 34 000). L’image des maires est souvent présentée
comme particulièrement positive.
Vème Rep : professionnalisation des élus pol (cumul de mandats dans le temps, purs professionnels,
plongés depuis leurs études) -> institutionnalisation de la représentation.
Depuis longtemps, les partis politiques, à l’instar des assemblées, ne parviennent plus à représenter
l’ensemble de notre représentation – crise de la participation.
Les taux de diplômes des élus : le droit, les sciences, économie et humanités sont les plus
représentés.
Pour mesurer l’évolution du capital social des maires, a été construit un indice de ressources sociales
constitué de l’appartenance du père à une profession supérieure, le fait d’être passé par un institut
d’études politiques, par une ou deux grandes écoles et le fait d’exercer une profession supérieure. On
dispose d’un indicateur de 0 à 5.
Parti politique :
- organisation durable, c’est-à-dire une organisation dont l’espérance de vie pol est supérieure
à celle des dirigeants en place ;
- une organisation localement bien établie et apparemment durable, entretenant des
rapports avec l’échelon national ;
- dans laquelle existe la volonté délibérée des dirigeants de prendre et exercer le pv, seuls ou
avec d’autres, et non pas simplement d’influencer le pv,
- et dont est repérable le souci de rechercher des soutiens populaires à travers l’élection ou
toute autre manière. (≠ groupes d’intérêt)
On peut adhérer à un parti politique pour avoir une redistribution (matérielle ou symbolique)
- Matérielle : recevoir des biens en s’engageant dans un parti
- Symbolique/morale : avoir besoin de s’engager pour gagner en estime de soi, chercher de
l’affection.
Dans d’autres pays constit accrode plus de place et appellent les juges à mettre leurs nez dans les
partis politiques, ex : Turquie en France vu assez petite.
III Les fonctions sociales des parties politiques. (pas sur ça)
Ill. Les fonctions sociales des partis politiques
• Les partis politiques participent de la production des opinions
• Les partis politiques contribuent à la fabrication de la loi et des politiques publiques
• Ils participent de la politisation
• Ils assurent une fonction d'encadrement et d'organisation des élections
• Ils socialisent à la politique
• Ils peuvent construire des sociabilités politique
Depuis une quinzaine d’années, la production des idées et programmes des partis politiques est une
coproduction avec des think thanks (fondations qui ont pour utilité publique de produire des idées et
les fait circuler vers les partis).
Les partis pol reçoivent un financement public qui dépend largement du nb de députés qui se
réclament d’eux.
Les partis pol participent à la politisation de la société, ils produisent et médiatisent les conflits
sociaux qui peuvent reposer sur des conflits identitaires, sociaux, culturels. Ils sont également les
médiateurs de ces conflits.
Par ailleurs, les partis pol peuvent prendre en charge les procurations ou encore être partie
intégrante de l’organisation notamment sportive des communes.
La manière dont s’organise un parti veut dire bcp sur la façon dont il pense. Analyser la forme pour
comprendre le fond.
Deux grands types de partis selon Maurice Duverger :
- partis de cadres = la priorité est accordée aux dirigeants, partis de notables, faits pour servir
leurs intérêts. Il s’agit la plupart du temps de partis bourgeois, fortement tournés vers les élections et
la quête de pv (comités électoraux)
- partis de masse = origines syndicales, populaires, liens avec le monde ouvrier. La base militante
y était très importante, ce qui compte est l’adhésion (notamment symbolique, presque un projet de
vie, ex. parti communiste). Au sein de cette adhésion se forment les futurs élus, responsables qui
portent les couleurs du parti. Formation nécessaire, centre de formation (apprentissage des
idéologies marxistes, le droit, etc.). Très forte discipline partisane et importance majeure du comité
central.
Les partis politiques sont financés par le contribuable, afin d’éviter le lobbying comme aux EU. Les
cotisations sont déductibles sur les impôts.
è Etatisation des partis politiques du fait des logiques et des financements ; ils sont poussés à avoir un
maximum d’élus dans les institutions.
Les partis sont devenus des entreprises politiques présentant une rationalité économique. Par
ailleurs, ils fonctionnent « en cartels » car les partis de gvmt ont des intérêts en commun (avoir le
monopole du jeu politique ; en fermant le jeu pol à son avantage, il se réserve les postes de pv qui
vont assurer la croissance économique de leur parti ; ex. LR et PS ont maintenu un mode de scrutin
uninominal, qui accorde une prime au parti majoritaire) = transaction collusive
Le rapport à la société civile se rompt peu à peu, les partis de masse disparaissent en Europe.
Bien que faibles, les partis politiques ont encore qq pieds dans la société civile.
Militants poly-engagés.
Qui sont les adhérents ? différences entre les partis (milieux populaires au RN, cadres chez LR)
Différences sur les expériences sociales. Cpdt partis auj peuplés majoritairement par des CSP+,
diplômés. Surreprésentation des bac +5, de retraités.
Les partis sont de plus en plus habités par des élus et leurs collaborateurs ce qui repousse les milieux
populaires.
Les partis pol sont auj très affaiblis, encore une certaine place dans la société civile mais ils
participent, par leur crise, à la crise de la représentation.
Chapitre 3 – le vote
Tt prévision électorale a tjs 5 points de marge d’erreur, même pour un sondage parfaitement réalisé.
La science politique a été créée par la science électorale.
Le vote reste une énigme, entre autres du fait de sa dimension secrète.
Depuis tjs, le vote est partout. (ex. délégués de classe, en famille) Le vote existe dans la politique mais
aussi dans d’autres institutions (ex. université, Eglise). L’Eglise catholique a bcp conceptualisé le vote
(ex. vote pour le pape).
Comment les Français ont appris à voter ?
Le contexte historique et politique
• Sous Louis-Philippe (1873-1850), vont s'affronter des forces politiques autour de la question de la
représentation du peuple. Si les uns, notamment les libéraux comme Guizot, reconnaissent la co-
souveraineté du peuple à condition que ce peuple n'existe que par le suffrage censitaire (le droit
électoral n'est pas dans le nombre mais dans la capacite politique).
• Plus à gauche, une minorité active - les démocrates socialistes avec Ledru-Rollin (1807-1874)
réclame une réforme électorale radicale: « sans elle, tout progrès pratique est impossible ».
Le parlementaire Louis Marie de Lahaye, par un décret du 5 mars 1848, proclame : « sont électeurs tt
les français âgés de 21 ans, résidant depuis 6 mois, et non judiciairement privés ou suspendus de
l’exercice de leurs droits civiques ». -> 9 millions de citoyens.
Jaceur
geogr.
Il - les modèles d'analyse du vote
- faceur territoires reproduisent les votes.
( sociêtes
→ le vole n'est pas
1 acte pureme
egalitaires
• MODELE DE COLOMBIA:
ndie. faxtem détermine pax
lequel uvent les
il le meien
hiérarehi - Paul Lazarsfeld -> première enquête par sondage, méthode scientifique ; pour échantillon
sées)
gramite
- faceeer
nelegieur
population, loi des gra nb (échantillons aléatoires, méthode probabiliste > seule condition). II mène
son enquête dans l'lowa en 1940. (représente EU en miniature)
домене .
cconerva" Interroge les electeurs sur la durée, pours ement d'opinion, ce qu'ils consomment ; la
le calcane
panélisé son échantillon (interroger pls fois)
à araite
l'Eglese)
Artefacts = faux résultats obtenus au cours d'une enquête; résultat produit par l'enquête elle-même.
moelile
(ex. risque de politiser plus que prévu un interrogé) -> pour contrer ce risque, n'interroge pas le
déclinant ;
même no de fois les diff échantillons et les analyser pour constater si effets notoires (surpolitisation
d'un échantillon interrogé 4 fois / rapport à 1 fois pour autre).
perte poiel
Eglise
Il en découle de son enquête qu'il existe en matière électorale très fort déterminisme social ;
« Une personne pense politiquement comme elle est socialement. Les caractéristiques sociales
déterminent les préférences politiques. » (Lazarsfeld) (QCM)
Le vote est certes un acte indiv mais dépend de normes politiques, souvent transmises par les grp
primaires d'appartenance = grp sociaux auxquels on appartient.
Il constate 3 critères déterminants du vote :
- Le statut socioéconomique (nv de vie, salaire, place qu'une profession exercée procure dans la
société; il observe qu'aux EU, tt chose étant égale par ailleurs, plus le statut socioéconomique est
élevé, plus le vote tend vers le parti républicain, et inversement)
La religion (lorsque les électeurs sont catholiques -> démocrates; protestants -> républicains)
Cpdt, cette variable ne fonctionne que chez les pratiquants. Si culture religieuse seule - pas
d'influence notable.
Le lieu de résidence. (en ville, le vote en faveur des démocrates est plus élevé, en campagne,
républicains)
Quand on croise les 3 variables, proportions encore plus élevées et claires. Taux de prédictivité très
élevé.
Par ailleurs, en panélisant son résultat, il observe que la plupart du temps, les américains, en
apprenant qui va être désigné, ne changent pas leur avis, décision prise une fois pour toute et
rarement remise en cause. ¼ des électeurs savaient pour qui ils allaient voter à la nomination des
candidats. Les préférences electorales renvoient à l'enfance et aux traditions familiales qui se
perpétuent.
Faits de standing decision ; effet limité de la campagne électorale, pour lui, une campagne ne
fait pas l'élection.