Introduction
L’astronomie et l’astrophysique consistent en l’étude des différents objets
et phénomènes observés dans le ciel. Avec le simple outil d’observation qu’est
notre œil, dès l’antiquité l’homme avait accès à de nombreuses informations :
éclat et direction des étoiles, mouvement des planètes, éclipses de Soleil et de
Lune, météores, passage de comète, etc. L’étude de ces objets et en particulier
de leur mouvement a conduit au développement de méthodes mathématiques
adaptées à l’astronomie, jusqu’à constituer après Newton, un domaine entier :
la mécanique céleste.
Depuis moins de 2 siècles (avènement de la spectrographie au XIXème
siècle), les développements des techniques d’observation et la création de
nouveaux outils, ont permis l’émergence de l’astrophysique, extension de l’as-
tronomie au domaine de la physique. De nos jours pratiquement toutes les
spécialités de la physique, de la chimie, de la biologie trouvent des appli-
cations en astronomie. Ainsi sous les mots astronomie ou astrophysique se
cachent de nombreuses spécialités : mécanique céleste, planétologie, astrobi-
ologie, cosmologie, pour ne citer que les principales.
Toutes ces connaissances ont montré que le ciel était rempli d’une variété
d’objets considérable : de poussière micrométrique ou de gaz (activité comé-
taire, nébuleuse, etc) pour les plus petits, jusqu’aux galaxies dont le diamètre
est de l’ordre de 30 kpc (de l’ordre de 1021 km), pour les plus grands. D’autre
part la distance à laquelle se trouve ces objets peut aller de quelques centaines
de kilomètres (les étoiles filantes), à 3 Gpc (de l’ordre de 1026 km) pour les
plus lointains (les quasars).
Les échelles de longueur que l’on retrouve en astronomie sont données
dans la figure 1, avec en correspondance les unités de distance habituellement
utilisées à ces échelles.
En revanche la composition de l’univers est beaucoup plus uniforme,
puisqu’il est constitué à 74,41% d’hydrogène (proportion massique). Les
autres principaux constituant étant : l’Hélium (13,81 %), l’Oxygène (0,83
%), le Carbone (0,35 %), le Fer, l’ Azote, le Néon, etc.
L’objet de ce cours est de décrire les connaissances obtenues jusqu’à nos
2 Introduction
103 m = 1 km : taille d’une comète ;
107 m = 10 000 km : quart du méridien terrestre
108 m = 100 000 km : 380 000 km = distance Terre-
Lune
109 m = 1 000 000 km : 1 400 000 km = diamètre du
Soleil ;
1011 m : 150 million de km = 1 Unité Astronomique
= distance moyenne Terre-Soleil ;
1012 m : 5,2 UA = distance Jupiter-Soleil ; 40 UA =
ceinture de Kuiper ;
1017 m : 4,2 Année Lumière ou 1,26 pc : Alpha du
Centaure, étoile la plus proche du Soleil. 1 AL =0,3
pc (parsec) = 66 000 UA ;
1021 m : 30 kpc = 100 000 AL = diamètre de la voie
lactée ;
1024 m : 30 Mpc , correspondant à un red-shift z =
0,007 : taille d’un amas de galaxies ;
1026 m : 3 Gpc , correspondant à z = 1,3 : distance
des galaxies les plus lointaines observées.
Figure 1:Echelle de longueurs en astronomie
jours sur les différents objets et structures de l’univers, tout en essayant, dans
la mesure du possible, de présenter les différentes méthodes qui ont permis
d’obtenir ces connaissances.
En effet, ce qui caractérise l’astronomie en générale est bien le fait que
les objets étudiés sont inatteignables (mise à part quelques missions spa-
tiales). Ainsi toutes nos connaissances dérivent de l’information qu’on arrive
à soustraire de la lumière nous provenant de ces objets.