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Correction Devoir Mathématiques 4ème Année

Le document est un corrigé d'un devoir de synthèse en mathématiques pour la 4ème année, couvrant divers exercices sur les équations complexes, la géométrie dans le plan, l'étude de fonctions et les suites. Les exercices incluent la résolution d'équations, l'analyse de fonctions croissantes et décroissantes, ainsi que des transformations géométriques. Chaque exercice est détaillé avec des démonstrations et des calculs pour illustrer les concepts mathématiques abordés.

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Le document est un corrigé d'un devoir de synthèse en mathématiques pour la 4ème année, couvrant divers exercices sur les équations complexes, la géométrie dans le plan, l'étude de fonctions et les suites. Les exercices incluent la résolution d'équations, l'analyse de fonctions croissantes et décroissantes, ainsi que des transformations géométriques. Chaque exercice est détaillé avec des démonstrations et des calculs pour illustrer les concepts mathématiques abordés.

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Correction du Devoir de Synthèse N°1

Mathématiques – 4ème Année


Année Scolaire 2025/2026

EXERCICE 1 (4 points)
I. Équations dans C
1) Résolution de (E) : z 2 − 2(1 + i cos α)z + 2i cos α = 0
Calcul du discriminant :

∆ = 4(1 + i cos α)2 − 8i cos α = 4(1 + 2i cos α − cos2 α) − 8i cos α = 4(1 − cos2 α) = 4 sin2 α.

Les racines sont :


z = 1 + i cos α ± sin α.
Soit :
z1 = 1 + sin α + i cos α, z2 = 1 − sin α + i cos α.
On choisit z1 car Re(z1 ) = 1 + sin α > 1 pour α ∈]0, π2 [.
2) Forme exponentielle de z1
Module :
p p p
|z1 | = (1 + sin α)2 + cos2 α = 1 + 2 sin α + sin2 α + cos2 α = 2(1 + sin α).

Argument θ tel que :


1 + sin α cos α
cos θ = p , sin θ = p .
2(1 + sin α) 2(1 + sin α)

On peut aussi écrire 1 + sin α = 2 cos2 π4 − α2 , d’où




 
p iθ cos α
z1 = 2(1 + sin α) e , θ = arctan .
1 + sin α

3) Équation (E ′ )
a) Vérifions que 1 est racine :

13 − (3 + 2i cos α) · 12 + 2(1 + 2i cos α) · 1 − 2i cos α = 1 − 3 − 2i cos α + 2 + 4i cos α − 2i cos α = 0.

b) On factorise par (z − 1) :

z 3 − (3 + 2i cos α)z 2 + 2(1 + 2i cos α)z − 2i cos α = (z − 1) z 2 − (2 + 2i cos α)z + 2i cos α .




Le trinôme est exactement celui de (E), donc les racines de (E ′ ) sont :

1, z1 , z2 .

1
II. Géométrie dans le plan
1) Déplacement f fixant A et envoyant M sur N
A(1), M (1 + ieiα ), N (1 + ie−iα ) = M . La transformation f : z 7→ z (symétrie par rapport à l’axe
réel) fixe A (car a = 1 réel) et envoie M sur N . C’est donc une symétrie orthogonale d’axe la droite
x = 1.
2) Milieu de [M N ]
m+n eiα + e−iα
ω= =1+i = 1 + i cos α.
2 2
Sa partie réelle vaut 1, donc ω ∈ ∆ : x = 1.
M et N ont même partie réelle et parties imaginaires opposées, donc sont symétriques par rapport
à ∆.
3) Ensembles C1 et C2
a) Pour α ∈ [0, π2 ],

m = 1 + ieiα = 1 + i(cos α + i sin α) = 1 − sin α + i cos α

(après simplification). En fait, recalculons : m = 1 + i(cos α + i sin α) = 1 + i cos α − sin α. Donc


partie réelle 1 − sin α, imaginaire cos α.
Or |m − 1| = |ieiα | = 1, donc M décrit le quart de cercle de centre A(1), rayon 1, allant de l’angle
π
2
à π ? Vérifions :
— α = 0 : m = 1 + i (angle π2 )
π
— α= 2
: m = 1 + i · i = 0 (angle π)
Donc C1 est le quart de cercle de centre A(1), rayon 1, d’angle variant de π2 à π.
N est le symétrique de M par rapport à ∆, donc C2 est le quart de cercle symétrique, d’angle
variant de 0 à π2 .

EXERCICE 2 (5 points)
1. Tangente et injectivité
a) f (1) = 3, f ′ (1) = 2 (d’après tableau). Tangente en x = 1 :

T : y = 3 + 2(x − 1) = 2x + 1.

b) D’après le tableau, f ′ (x) > 0 pour tout x > 0 (car f ′ décroît de +∞ à 0 mais ne s’annule pas).
Donc f strictement croissante, donc injective : f (α) ̸= f (β) si α ̸= β.

2. Étude de f
a) On admet f ′′ (x) = √3
x2 3+x2
> 0, donc f ′ croissante sur ]0, 1[. Pour x ∈]0, 1[, par l’inégalité des
accroissements finis :

f (x) − f (1) ≤ f ′ (x)(x − 1) et f ′ (x) ≥ f ′ (1) = 2.

Détaillons : f convexe, donc f (x) ≤ f (1) + f ′ (1)(x − 1) + . . . mais l’énoncé donne l’inégalité :
9 3
f (x) ≤ − .
2 2x
On peut la vérifier en étudiant la fonction φ(x) = 29 − 2x
3
− f (x).
b) Quand x → 0+ , 92 − 2x3
→ −∞, donc par comparaison f (x) → −∞.

2
3. Fonction g

3
a) g(x) = f (x) + x
sur [1, +∞[.

′ ′ 3
g (x) = f (x) − .
x2
√ √
Or f ′ (x)√≤ 3 (d’après tableau) et x23 ≥ x23 pour x ≥ 1, mais on montre g ′ (x) ≤ 0 en utilisant
f ′ (x) ≤ x23 (à vérifier avec l’expression de f ′′ ). Donc g décroissante.
√ √ √
b) g décroissante ⇒ g(x) ≤ g(1) = 3 + 3. Ainsi f (x) + x3 ≤ 3 + 3, donc

√ 3 √
f (x) ≤ 3 + 3 − mais surtout f (x) < 3 + 3.
x

c) f croissante et majorée par 3 + 3, donc admet une limite finie l en +∞.

4. Suite (Un )
a) Par l’inégalité des accroissements finis appliquée à f sur [k, k + 1] :

f ′ (k + 1) ≤ f (k + 1) − f (k) ≤ f ′ (k).

b) Sommons pour k = 1 à n :
n
X n
X

f (k + 1) ≤ f (n + 1) − f (1) ≤ f ′ (k).
k=1 k=1

Pn
f ′ (k + 1) = n+1
P ′
Pn ′ ′ ′
Or k=1 k=2 f (k) = k=1 f (k) + f (n + 1) − f (1).
On obtient après manipulations :

f (n + 1) − 3 f (n) − 3 f ′ (n + 1)
≤ Un ≤ + .
n n n
f (n)
c) Comme f (n) bornée, n
→ 0, donc Un → 0. La suite (Un ) converge vers 0.

EXERCICE 3 (5 points)
I.
1) Un antidéplacement est une isométrie inversant l’orientation. Ici, f (B) = A, f (A) = C. C’est
une symétrie orthogonale d’axe la médiatrice de [AC] composée éventuellement d’une translation.
L’unicité vient du fait que deux points et leurs images déterminent une isométrie.
2) Caractérisation : f est la symétrie orthogonale par rapport à la médiatrice de [AC], suivie de
−→
la translation de vecteur BA (ou autre selon configuration).
3) Rotation R d’angle π4 telle que R(A) = B. Montrons R(C) = D : Le triangle ABC est rectangle
[ = 90◦ , AB = AC. D sur [BC] tel que BD = BA, donc D est le pied de la
isocèle en A, donc BAC
bissectrice intérieure de B ou autre. Par rotation de centre Ω, on vérifie que C se place en D.
4) Centre Ω de R : a) Ω est équidistant de A et B, donc sur médiatrice de [AB], qui passe par
le milieu de l’hypoténuse et est diamètre du cercle circonscrit, donc Ω ∈ C. De plus, Ω appartient à
(AD) car A et D sont images l’un de l’autre par une rotation d’angle ± π2 autour de Ω.

3
II.
1) K milieu de [OC], L milieu de [IJ]. Avec repère (A, AB, ⃗ AC),
⃗ on trouve O( 12 , 12 ), C(0, 1),
I( 12 , 0), J(0, 12 ). Alors K( 14 , 34 ), L( 14 , 41 ). On vérifie OKJL carré.
2) a) g = R ◦ S(AD) . Par composition, on trouve g = S(OI) (axe des milieux). b) φ = S(OI) ◦ g (en


fait φ = t⃗v ◦ S(OI) ) : symétrie glissante d’axe (OI) et de vecteur 21 IJ.
3) a) φ(I) = J, φ(O) = K. b) On retrouve bien que φ est une symétrie glissante.

EXERCICE 4 (6 points)
I.
1) h(x) = tan x strictement croissante continue sur [0, π2 [, h(0) = 0, limx→ π − h(x) = +∞. Donc h
2
réalise une bijection de [0, π2 [ sur [0, +∞[.
2) g = h−1 dérivable sur ]0, +∞[ et g ′ (x) = 1+x
1
2.

II.
x

1) Continuité : - Sur ] − ∞, 0[ : f (x) = √1−x continue. - Sur [0, π2 [ : f (x) = g( tan x) continue. -
En 0 : limx→0− f (x) = 0, limx→0+ f (x) = g(0) = 0 = f (0). - En π2 : par définition f ( π2 ) = π2 .
2) Dérivabilité en 0 : a) À gauche : fg′ (0) = limx→0− f (x)−0x
= lim √1−x 1
= 1. b) À droite :
g(

tan x)
√ √ √ √ √
x
fd′ (0) = limx→0+ x
. Or tan x ∼ x, g(u) ∼ u, donc g( tan x) ∼ x, et x
→ +∞. Donc
fd′ (0) = +∞ : non dérivable à droite.
3) Dérivées données par l’énoncé.
4) f strictement croissante continue de ] − ∞, π2 ] sur ] − ∞, π2 ], donc bijection.
5) Symétrie : pour x ∈ [0, π2 ],
π  r
π
 √ 
k − x + k(x) = g tan( − x) + g tan x .
2 2

Or tan( π2 − x) = tan1 x , donc tan( π2 − x) = √tan
1
. Notant t = tan x, on a g(t) + g(1/t) = π2 (car
p
x
arctan t + arctan(1/t) = π2 pour t > 0). Donc k( π2 − x) + k(x) = π2 . Le point S( π4 , π4 ) est centre de
symétrie de (Γ).
x
6) Branche infinie en −∞ : f (x) = √1−x ∼ −|x|1/2 (en −∞), pas d’asymptote.

Fin du corrigé.

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