Contrôle de gestion : Fondamentaux et Budgets
Contrôle de gestion : Fondamentaux et Budgets
Contrôle de gestion
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Objectifs Généraux :
Objectifs Spécifiques :
- Calculer et analyser les écarts entre ce qui est réalisé et ce qui est prévu pour
l’entreprise. Partant, le cours cherchera à Proposer des solutions pour les écarts
défavorables. Les écarts à examiner sont : les écarts/résultat, les écarts sur chiffre d’affaires,
les écarts sur coûts de production y compris les charges directes et les charges indirectes.
Dans ce cours, l’accent sera mis non seulement sur les techniques en elles-mêmes, mais
également sur leur finalité. En effet, les techniques de suivi budgétaire ne sont pas une fin en
soi mais des outils à la disposition du gestionnaire. A lui de savoir les utiliser à bon escient …
Ainsi, les questions pertinentes pour un contrôleur de gestion ne sont pas « comment analyser
les écarts par rapport à un budget ? » mais :
- faut-il poursuivre la fabrication de tel produit, apparemment déficitaire ?
- comment inciter les salariés à agir dans l’intérêt de l’entreprise ?
- le processus de fabrication est-il performant ?
- comment utiliser au mieux l’outil de production afin de maximiser le bénéfice ?
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Plan du cours
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Chapitre introductif :
Contrôle de gestion et Gestion budgétaire
I/ Le contrôle de gestion
Nous proposons la définition, le positionnement, les étapes et la procédure du contrôle de
gestion.
Le contrôle de gestion est l’affaire de tous les managers et aussi un métier spécifique.
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Contrôler : renvoie à la notion de surveillance mais aussi à l’aspect de maîtrise.
Prévoir : prévisions à travers : Les budgets
S’y préparer : à travers les plans d’actions
Evolutive : On fait des prévisions qui s’adaptent le mieux à la situation. Ces prévisions peuvent
évoluer selon le contexte ;
• Selon Anthony (1965), " Le contrôle de gestion est le processus par lequel les
managers s’assurent que les ressources sont obtenues et utilisées, avec efficacité et
efficience pour atteindre les objectifs de l’organisation."
Processus : c’est l’ensemble des actions et opérations en interaction afin d’atteindre les objectifs de
l’organisation.
Ressources : le contrôle de gestion se propose de maîtriser les coûts d’achat, de production, de
distribution, de recherche et développement et ce par la mise en œuvre d’une politique
d’approvisionnement rationnelle, d’une gestion de production et commerciale adéquate.
Efficience : l’efficience s’apprécie par la somme d’output par unité d’input. Elle relève de la logique
d’optimisation.
Efficacité : L’efficacité s’apprécie par rapport aux objectifs de l’organisation.
Le contrôle de gestion vise aussi à mesurer les résultats et à les comparer avec les objectifs
fixés -a priori- pour savoir le degré de réalisation de ceux-ci et mettre en œuvre les actions
nécessaires pour réduire les écarts.
Le contrôle de gestion est un contrôle par les résultats. Le contrôle d’une organisation par les
résultats suppose que celle-ci définisse, explicitement ou implicitement, un état désiré à partir
de ce qu’elle perçoit des environnements externe et interne et en fonction de ses propres buts.
L’information recueillie sur l’état actuel sera ensuite comparée à celle issue de l’état désiré et
si une différence significative apparait une action corrective sera mise en œuvre.
2- Un métier spécifique :
Le contrôle de gestion est aussi un métier spécifique.
Assister les managers dans le pilotage de leurs activités :
• Adaptation d’outils d’aide à la décision aux besoins (1)
• Etudes et analyses ponctuelles (2)
• Sélection et production régulière d’informations récurrentes (3)
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(1) Exemple : En comptabilité analytique, il y a différentes méthodes de traitement des
charges indirectes. Le choix est donc difficile. Le contrôle de gestion ne fait pas ce
choix seul. Le CG influence ce choix et reconnait bien le besoin des opérationnels.
Ainsi, aucun outil ne peut être mis en œuvre par des contrôleurs externes qui ne
reconnaissent pas la réalité de l’entreprise.
(2) Exemple : Le contrôleur de gestion peut assister le directeur des ressources humaines à
préparer une décision remettant en cause le système de rémunération des
commerciaux : Comment fixer la rémunération ? Comment fixer la part de la
rémunération fixe et celle variable ? Quelle devrait être la différence de salaire entre
les bons et les moins commerciaux ?
(3) Sélection : Seules les informations les plus importantes sont données aux dirigeants. Il
ne s’agit pas de « noyer » les managers avec de l’information. Cette sélection
s’effectue dans le but de savoir s’il y a dérapage pour prendre les bonnes décisions.
Production : Par exemple, chaque 3 du mois, on doit s’habituer à fournir des
informations pour savoir ce qu’on a fait le mois précédent et savoir ce qui reste à faire
pour ce mois.
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Section 2 : Positionnement du contrôle de gestion
Le contrôle de gestion est un élément du système appelé gouvernement d’entreprise. Celui-ci
reflète la façon dont les entreprises sont dirigées et contrôlées.
Il détermine la structure par laquelle les objectifs de l’entreprise sont choisis, par quels
moyens ils sont atteints et comment sont pilotées les réalisations au vu de ces objectifs.
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Selon Anthony, il existe 3 types de contrôle interne :
- Le contrôle stratégique.
- Le contrôle de gestion.
- Le contrôle opérationnel.
Contrôle de gestion :
Assure la cohérence du contrôle organisationnel :
- en concrétisant les objectifs stratégiques au niveau de la gestion quotidienne
- en formalisant les aptitudes et le savoir-faire du quotidien au niveau stratégique
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Section 3 : Les étapes du contrôle de gestion
Le contrôle de gestion peut se définir comme un processus d’aide à la décision permettant une
intervention avant, pendant et après l’action. C’est un système global d’information interne
à l’entreprise qui permet la centralisation, la synthèse et l’interprétation de l’ensemble de
données figurant les performances de chacune des activités ou fonctions de l’entreprise.
Avant l’action : finalité
Pendant l’action : pilotage
Après l’action : post-évaluation
Phases du processus
Finalisation ("Avant l’action")
Définir les buts recherchés
Les exprimer en objectifs, chiffrés, avec échéancier
Identifier et mobiliser les moyens adaptés, les ressources
Clarifier les autorités de chacun des acteurs impliqués
Les relations entre eux (relations verticales et horizontales),
Convenir des critères et des normes des sanctions
Définir les dates de mesure de ces performances.
Pilotage ("Pendant l’action")
Vigilance : où en sommes-nous ?
Anticipation : allons-nous vers l'objectif ? Pourquoi ?
Identification et mise en œuvre des actions correctives
Post-évaluation ("Après l’action")
Mesurer les résultats
Identifier les rôles des responsables, entités, procédures, outils, etc
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La gestion budgétaire doit être envisagée comme un système d’aide à la décision et au
contrôle de gestion composé de deux phases distinctes :
La budgétisation : c'est- à- dire l’élaboration des budgets
Le contrôle budgétaire constitué par le calcul des écarts et les actions correctives qu’il
entraîne.
Certaines règles sont valables pour tous les types de gestion budgétaire :
Les budgets de l’année N doivent être établis en N-1 et impérativement approuvés avant le début
de l’année N.
Un réajustement des budgets est souhaitable dès février de l’année N.
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b- L’articulation des différents budgets
On distingue trois types de budgets :
• Les budgets d’exploitation : budgets des ventes, de production et d’approvisionnements.
• Les budgets d’investissement et de financement.
• Les budgets de synthèse : L’état de résultat prévisionnel, l’état de flux de trésorerie
prévisionnel, le bilan prévisionnel.
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Le contrôle budgétaire peut être visualisé par le schéma ci-dessous :
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Conclusion :
Le contrôle de gestion a un double sens : vérification et contrôle.
Au sens de vérification : Le contrôle de gestion est l’ensemble des dispositifs conçus pour
garantir que les actions menées par les managers sont confiées aux finalités confiées.
Au sens de maîtrise : C’est l’ensemble des dispositifs qui orientent, organisent et pilotent les
actions des autres personnes.
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Chapitre 1:
Le budget des ventes
L’élaboration du budget des ventes est la première phase de la construction du réseau des
budgets d’une entreprise. Elle est définie comme un chiffrage en volume (quantité)
permettant de situer le niveau d’activité des services commerciaux et un chiffrage en valeur
(montant) permettant de déterminer les ressources d’une entreprise.
La connaissance des quantités et des produits à vendre conditionne les budgets en aval tels
que ceux de production et d’approvisionnements.
La connaissance des prix pratiqués détermine les encaissements potentiels et, donc, le budget
de trésorerie.
La prévision du volume des ventes nécessite la mise en place d’une veille informationnelle
sur son environnement : marché potentiel, état de la concurrence, motivations et goûts des
consommateurs... Ainsi les études de marché, les enquêtes de conjoncture, les études de
satisfaction auprès des clients sont autant d’informations nécessaires aux prévisions des
ventes.
L’évaluation des ventes repose sur des méthodes statistiques qui conduisent les services
commerciaux dans un premier temps à rechercher la tendance générale, puis dans un
deuxième temps à prendre en compte les variations saisonnières (fluctuations autour de la
tendance). Il s’agit de modèles prédictifs.
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La détermination des ventes prévisionnelles nécessite un chiffrage en volume des revenus
prévisionnels selon la formule suivante :
Revenus prévisionnels = Ventes prévisionnels X Prix prévisionnels
= ∑ Qi* Pj i=1…..n, J=1…..k
La recherche de la tendance générale consiste à mettre en relation deux variables : les ventes
exprimées en quantité (y) et le temps (x). La tendance générale peut être préalablement
observée par une représentation graphique sous la forme d’un nuage de points qui permet
d’avoir une première vision de la forme de la tendance générale.
La méthode des points extrêmes consiste à calculer l'équation de la droite d'ajustement qui
passe par le premier point et le dernier point d'une série de coordonnées (x, y).
Elle s'applique de préférence lorsque l'on constate que la variable, par exemple le chiffre
d'affaires, augmente ou diminue de façon très régulière en fonction de l'autre variable, par
exemple, le temps. Cette méthode est la plus simple à utiliser.
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On est ici en présence d’une série chronologique : c’est une série statistique représentant
l’évolution d’une variable économique (ici les ventes) en fonction du temps.
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Exemple :
Mois Janvier février Mars Avril Mai juin
Chiffre d'affaires 120 180 300 510 660 750
On regroupe, d’une part les trois premières années, et d’autre part les trois suivantes :
- point moyen du groupe 1 : x1 = (1 + 2 + 3) / 3 = 2
y1 = (465 + 610 + 818) / 3 = 631
- point moyen du groupe 2 : x2 = (4 + 5 + 6) / 3 = 5
y2 = (943 + 1 206 + 1 243) / 3 = 1 131
Il faut donc résoudre le système d’équations suivant :
y1 = a x1 + b donc 631 = 2a + b a = 167 (1)
y2 = a x2 + b donc 1 131 = 5a + b b = 298 (2)
(2)-(1) donne 3a = 500 d’où a =167 d’où b= 298
L’équation de la droite d’ajustement est donc y =167 x + 298
Ainsi, les ventes du mois 7 sont : y7= 167*7+298
Réponse :
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4 535 0,5 25 12,5 0,25 625
5 610 1,5 100 150 2,25 10 000
6 675 2,5 165 412,5 6,25 27 225
Total 21 3 060 1 150 17,5 75 700
Moyenne 3,5 510
a =∑XY/∑X²
b= ‾y – ax‾
a=1150/17,5=65,71
b=510-(65,71*3,5)=280,02
L’équation de la droite de tendance est : y= 65,71 x+280,02
Les prévisions de ventes pour les mois de juillet, août et septembre sont les suivantes :
y7=65,71*7+280,02
y8=65,71*8+280,02
y9=65,71 *9+280,02
La Corrélation:
a : Définition : Le coefficient de corrélation linéaire noté r mesure l’intensité de la liaison
entre les variables X et Y. Il est défini par le rapport :
r = somme (Xi- X*) (Yi – Y* )/ racine carré (somme (Xi – X barre^2) * somme (Yi – Y*)2
où r = Somme XiYi – NX*Y / Racine carré de la somme (Xi^2- NX^2) x Somme (Yi2 – NY2)
Ce coefficient est compris entre -1 et 1.
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I-2/ Extension de l’ajustement linéaire
Les relations ou fonctions non linéaires doivent être préalablement transformées afin que les
principes de l’ajustement linéaire leur soient appliqués.
a : Fonction exponentielle.
Ce type de relation est utilisé dans la description de l’évolution d’une variable en fonction de
temps dans le cas où son taux de variation est constant. Par exemple, la valeur acquise d’un
capital placé pendant plusieurs périodes à un taux fixe.
La transformation peut être opérée à l’aide de logarithme népérien. Dans ce cas, l’interversion
finale est de la forme :
a = eln a = eA et b = e ln b = eB .
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6 3,26717173 19,6030304 36
TOTAL 21 17,1948826 62,4383473 91
x=21/6
y= 17,159/6=2,865
A=62,438-0,1289*3,5=2,4247/17,5=0,1289…….100.1289=1.346
B=2,8658-0,1289*3.5=2.4147…………………b= 102,4147=259,84
b : Fonction puissance
Ce type de fonction permet de décrire les relations de variables X et Y dont les taux de
variations sont liés par une valeur constante a (par exemple, l’évolution du chiffre d’affaires
selon le prix).
Ces fonctions sont de la forme : Y = bXa
où a et b sont les constantes.
Le logarithme de l’égalité s’écrit :
Log y = log b + a log x = a log x + log b
Posons : Y = log y ; X = log x ; B = log b ; L’égalité devient : Y= a X + B
Une fois les valeurs de a et B déterminées par la méthode des moindres carrés, seule la valeur
de B doit être obtenue par la transformation inverse, car le coefficient a n’a pas été
transformé.
B= log b => b = 10^log b = 10^B
Exemple :
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T1 T2 T3 T4
N-2 140 160 210 150
N-1 180 200 250 190
N 220 240 290 230
Application :
Tr 1 Tr 2 Tr 3 Tr 4
N-2 220 350 480 150
N-1 250 410 680 210
N 270 500 830 280
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x (trimestres) y (ventes) X = xi-x- Y= yi- y‾ XY X² y'i CSi*
1 220 -5,5 -165,83 912,065 30,25 273 0,81
2 350 -4,5 -35,83 161,235 20,25 293 1,19
3 480 -3,5 94,17 -329,595 12,25 314 1,53
4 150 -2,5 -235,83 589,575 6,25 335 0,45
5 250 -1,5 -135,83 203,745 2,25 355 0,70
6 410 -0,5 24,17 -12,085 0,25 376 1,09
7 680 0,5 294,17 147,085 0,25 396 1,72
8 210 1,5 -175,83 -263,745 2,25 417 0,50
9 270 2,5 -115,83 -289,575 6,25 437 0,62
10 500 3,5 114,17 399,595 12,25 458 1,09
11 830 4,5 444,17 1 998,765 20,25 478 1,74
12 280 5,5 -105,83 -582,065 30,25 499 0,56
Total 78 4 630 2 935 143
1ère étape :
x = 78/12 = 6,5
y‾= 4630/12 =385,833
a = 2935/143 =20,524
b= 385,833-20,524*6,5=252,427
Equation de la droite d’ajustement
y = 20,524 x + 252,427
2ème étape :
y’1= 20,524*1+252,427=272,51 ==273
y’2=20,524*2+252,427 = 293
3ème étape :
CS1=220/273=0,81
CS2 =330/293
4ème étape :
Trimestre 1 Trimestre 2 Trimestre 3 Trimestre 4
0,81 1,19 1,53 0,45
0,7 1,09 1,72 0,5
0,62 1,09 1,74 0,56
Moyenne 0,71 1,12333333 1,66333333 0,50333333
5ème Etape
Y13 =20,524*13+252,45=519
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Y14=20,524*14+252,45=540
Y15=20,524*15+252,45=560
Y16=20,524*16+252,45=581
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• Les emballages et les frais de transport sur ventes : ils sont calculés en appliquant au
chiffre d’affaires prévisionnel des pourcentages obtenus en divisant les frais réels de
l’exercice en cours avec le chiffre d’affaires réel.
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Chapitre 2 :
Le Budget de production
Production prévisionnelle
= Ventes prévisionnelles + Stock final prévisionnel - stock initial prévisionnel
Le problème est de savoir si la production prévisionnelle permettait une utilisation optimale des
capacités de production disponibles : sous-emploi ou sur-emploi.
Dans le cas où le nombre de produits est égal au nombre de contraintes, il est possible
d’atteindre le plein emploi des ateliers. Le plein emploi suppose l’hypothèse implicite que les
produits réalisent la même marge.
Une entreprise fabrique 2 produits x et y qui passent d’abord par l’atelier d’usinage puis
l’atelier de montage. L’unité d’œuvre (U.O) de l’atelier d’usinage est l’heure machine et
l’U.O de l’atelier montage est [Link]. Chacune de ces U.O constituent les contraintes
majeures de chaque atelier (goulots d’étranglements).
Le temps de passage de chaque produit dans chacun des 2 ateliers est le suivant
X y
Atelier 1 3 2
Atelier 2 1 2
Les machines de l’atelier d’usinage ne peuvent pas être occupées plus que 3333h/mois.
Le potentiel maximum de la MOD de l’atelier de montage 1625 h /mois.
Le travail non productif représente 31% de la capacité mensuelle de l’atelier usinage et 20%
pour l’atelier montage.
Correction :
Atelier d’usinage : 3333-0.31 (3333) = 2300 h.m => Travail directement productif.
Atelier montage : 1625- 20% (1625) = 1300 h MOD => travail directement productif.
x = le nombre optimal de X.
y = le nombre optimal de A2.
3 x + 2 y = 2300 x = 500
x + 2 y = 1300 y = 400
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2. Cas de plusieurs contraintes :
Soit une entreprise de construction mécanique qui produit trois types de roulements R1, R2 et
R3. Les trois types de roulements passent successivement dans trois ateliers. Leurs temps de
passage en heures et par atelier sont les suivants :
R1 R2 R3 Capacités des ateliers
Atelier A1 4 2 1 2 600 heures
A2 3 3 2 2 500 heures
A3 2 5 3 3 000 heures
Pour des impératifs commerciaux, la production des roulements R3 est fixée à 200 unités.
Démarche générale :
Chaque contrainte partage le plan en trois zones :
- La droite qui représente toutes les combinaisons de produits qui saturent la contrainte.
- La zone en dessous de la droite où les combinaisons respectent la contrainte mais n'assurent
pas le plein emploi de ses capacités.
- La partie supérieure du plan où les combinaisons sont inacceptables.
Pour assurer le plein emploi simultané des contraintes productives, il faut rechercher les
combinaisons productives qui saturent toutes les contraintes concernées.
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A cette étape du raisonnement, le choix doit se faire entre le coût relatif du chômage de
chaque atelier.
L'entreprise peut aussi chercher les solutions qui permettent d'augmenter les capacités des
ateliers (heures supplémentaires, réorganisation du travail…etc).
Dans les cas envisagés précédemment, c'est l'atelier A2 qui limitait la production et obligeait
au sous emploi des autres ateliers : on qualifie cette situation de goulot d'étranglement.
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Suite de l'exemple :
L'entreprise décide d'affecter des capacités supplémentaires pour obtenir le plein emploi de
ses trois ateliers. Dans ce cas, elle choisit la combinaison M (450 R1 et 300 R2). L'atelier A2
devrait disposer d'une capacité de : (450R1*3) + (300R2*3) = 2250 heures. Si l'entreprise
veut choisir cette solution, elle doit affecter une capacité supplémentaire de 150 heures à
l'atelier A2 (2250-2100).
Les choix de l'entreprise ne peuvent s'effectuer sans référence aux coûts des ateliers ni à la
rentabilité des différents produits.
Pour illustration, reprenons l'exemple précédent. Supposons que les produits R1, R2 et R3
dégagent respectivement une marge sur coûts variables de 160, 140 et 50 D. La solution
optimale est celle qui maximise la MCV globale, càd Max dh =160R1+140R2.
La fonction ainsi définie est appelée fonction économique du programme. Elle peut s'écrire
aussi : R2 = -1,15 R1 + Max dh. C'est une fonction de la forme ax+b et Max dh est une
constante qu'il faut maximiser. Cela revient à chercher la droite de pente égale à -1,15 et dont
l'ordonnée à l'origine est maximum.
Il existe une solution graphique : Démarche générale : La fonction économique (F) doit être
représentée au point E. Il existe toute une famille de droites parallèles à F et qui possèdent des
ordonnées à l'origine de plus en plus élevés dès que l'on se déplace vers le haut du graphique.
Le déplacement d'une droite parallèle à la droite tracée permet de déterminer le point
d'intersection entre le polygone des solutions acceptables et la fonction économique : ce point
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est celui de la solution optimale. Ici c'est le point C représentant une combinaison de 500R1 et
200R2. NB :
La solution graphique n'est valable que dans le cas de deux produits. Dès que le nombre de
produits s'accroît, il faut recourir aux techniques du simplexe.
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Méthodes de chargement des ateliers
La notion de goulot d'étranglement est liée au concept de chargement des ateliers et à un
manque de capacité pour satisfaire les besoins de fabrication répertoriés.
Produits / X Y Z
Ateliers
Atelier A1 1 3 2
Atelier A2 1 2 5
Les temps de chargement des différents postes de travail sont de 2 000 heures par an dans
l'atelier A1 et de 2 100 heures dans l'atelier A2.
Il faut compter 10% pour les temps de réglage et de changement d'outils pendant lesquels les
machines ne sont pas en état de marche. Le nombre maximum de postes utilisables est de 20
pour A1 et 18 pour A2.
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Produit Z (4000 unités) 8000 20 000
33 000 39 000
Capacités disponibles
1800*20=36 000 1890*18=34 020
Excédent de capacité 3000 heures
Manque de capacité 4 980
Taux de chargement 0,916 1,146
L'atelier A2 a un taux de chargement supérieur à 1 ce qui n'est pas réaliste. Cet atelier
présente un manque de capacité de 4980 heures: c'est un goulot d'étranglement.
Ajustement :
La contrainte de fabrication simultanée et dans la proportion donnée (7X pour 6Y et 4Z)
définit une combinaison productive qui consomme lors de son passage dans l'atelier A2 :
(7X*1) + (6Y*2) + (4Z*5) = 39 heures.
Dans les capacités disponibles de l'atelier A2, on peut avoir 34020 / 39 = 872 combinaisons
de base et donc une fabrication de : 7X*872 soit 6104X arrondie à 6100 unités, 6Y*872 soit
5232Y arrondie à 5230 unités, 4Z*872 soit 3488Z arrondie à 3480 unités. On peut alors
présenter le tableau de chargement définitif :
Avec ce programme, les taux de chargement sont tous inférieurs ou égaux à 1 mais l'atelier
A1 est en chômage pour 7250 heures.
b- Goulot d'étranglement et choix des produits : Les programmes précédents ont été
obtenus sans référence aux coûts et aux marges générées par produits. La gestion optimale
d'un goulot d'étranglement ne peut s'effectuer hors des éléments de prix. Suite de l'exemple :
le contrôleur de gestion vous fournit les renseignements suivants :
X Y Z 150 D 320 D 400 D
X Y Z
Marge sur coût variable par produit 150 320 400
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Il vous demande d'établir le programme de production qui génère la plus grande marge totale.
Démarche générale : Il s'agit de saturer les capacités de l'atelier qui constitue le goulot
d'étranglement en produisant des quantités différentes de X, Y et Z. Il n'y a plus de production
simultanée.
NB : l'élément rare n'est pas un des produits mais l'unité de facteur du goulot (ici, l'heure de
marche des machines de l'atelier).
Il faut donc utiliser ces heures à produire ce qui rapporte le plus, non pas en terme de produits
mais en termes de marge par unité de facteur du goulot.
Suite de l'exemple :
Calcul de marge par heures de passage et par produit dans l'atelier A2 :
X Y Z
Marge sur coût 150 320 400
variable par produit
Temps de passage 1 2 5
par produit
Marge sur coût 150 160 80
variable horaire
Ordre de fabrication 2 1 3
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fonctionnement dans cette hypothèse s'élève à 31008 heures pour A1 et donne un taux de
chargement supérieur (0,86 au lieu de 0,80 précédemment).
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Ceci permettra de déterminer le niveau d’activité de chaque service et d’établir les budgets de
dépenses correspondants. Elle s’effectue à partir des matrices techniques élaborées
précédemment.
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d’activité sur le budget en l’adaptant au niveau des ventes par le recours aux budgets
flexibles. Ainsi, les écarts entre les coûts réels et les coûts budgétisés ne pourront s’expliquer
que par :
Des coûts de facteurs plus élevés ou plus bas ;
Des écarts entre les quantités de facteurs consommées et celles prévues pour ce niveau
d’activité.
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Chapitre 3 :
Le budget des approvisionnements
Nombre d’approvisionnements N 1 2 3
Niveau du stock actif c C/2 C/3
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Niveau du stock moyen C/2 C/4 C/6
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Le principe consiste à sélectionner les 20% des articles dont le chiffre d’affaires ou le coût
de la consommation annuelle représente 80% du chiffre d’affaires annuel total ou du coût de
la consommation annuelle totale. Par conséquent, cette famille d’articles sera gérée avec
rigueur et un budget sera établi par article. Les 80% d’articles restants ne feront pas l’objet de
budgets ; la prise de risque est permise.
Nomenclature des articles Chiffre d’affaires ou coût de la consommation/an Totaux cumulés
Croissants Décroissants
A005 30 960 70
A006 20 980 40
A007 10 990 20
A008 5 995 10
A009 4 999 5
A010 1 1000 1
- Les articles A001 et A002 (2articles) représentent 20% des 10 articles et leur chiffre
d’affaires ou le coût de consommation qui est de 800 représente 80% du chiffre d’affaires
total ou du coût de la consommation totale qui est de 1000. Par conséquent, il y a lieu
d’établir un budget d’approvisionnement pour chacun des deux articles.
- Les articles de A003 à A010 (8 articles) représente 80% des 10 articles et leur chiffre
d’affaire ou leur coût de consommation qui est de 200 représente 20% du chiffres d’affaires
total ou du coût de consommation totale. Par conséquent, il n’est pas opportun de budgétiser
ces articles dans la mesure où les$ risques ne pourraient pas avoir des conséquences
significatives sur la gestion.
2- La méthode ABC :
40
Cette méthode s’appuie sur la même constatation concernant le degré de concentration des
articles vendus ou consommés, mais partage la nomenclature en trois groupes d’articles :
Groupe A : Articles standards faisant l’objet d’une gestion rigoureuse, 10% des articles dont
le chiffre d’affaires ou le coût représente 65% du chiffre d’affaires total ou du coût total.
Groupe B : Articles courants faisant l’objet d’une gestion souple avec une éventuelle prise de
risque. 25% des articles dont le chiffre d’affaires ou le coût représente 15% du chiffre
d’affaires ou du coût total.
Groupe C : Articles dont la consommation est très irrégulière, réapprovisionnement sur
demande ou commandes décidées de manière empirique et ne faisant pas l’objet d’une
véritable gestion de stocks. 65% des articles dont le coût représente 20% du chiffre d’affaires
ou du coût total.
41
II- L’établissement du budget des approvisionnements :
Pour établir le budget des approvisionnements, il faut définir un niveau de stock optimal qui
n’entraîne ni rupture de stock, ni sur-stockage. Le calcul de cet optimum est déterminé
compte tenu des variables suivantes :
Le coût d’achat unitaire des articles
Les dates de commande
Les dates de livraison
La quantité à acheter ou à consommer
Les délais de livraison
Les dates de vente ou de consommation
Les coûts de possession du stock et de passation des commandes.
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Objectifs : Hypothèses
- ventes ou consommations régulières
minimiser le coût du stock qui comprend : - docilité du fournisseur
- unicité du tarif du fournisseur
-le coût de possession
-le coût de passation des commandes
Paramètres : Inconnus
- Q quantité économique
: C consommation annuelle en quantité Ou
- f coût d'obtention d'une commande - N nombre de commandes avec N = C/Q
- t taux de possession du stock /an
- p coût d'un article stocké
Formalisation du modèle :
Le coût d'obtention des commandes, noté K1
K1= f * N et comme N=C/Q alors K1 =f * C/Q
Le coût de possession des stocks, noté K2
Si l'approvisionnement est égal à Q en début de période, le stock initial sera égal à Q et le
stock final à 0 et sachant que : SM = Q/2, on peut écrire que K2 =Q/2*p*t
Le coût de gestion du stock s'écrit : K1+K2 =K = (f*C/Q)+(Q/2*p*t).
Solution du modèle :
Le coût de gestion K est minimum pour une valeur Q*= (2*C*f/p*t)1/2
La cadence d'approvisionnement optimale N*=C/Q*
Et pour cette valeur Q*, le coût de gestion du stock est minimum et est égal à :
K*= (2*C*p*t*f)1/2
43
d’une importance capitale pour son fonctionnement à l’instar des pièces de rechange de
sécurité.
Exemple :
Etablir le programme d’approvisionnement de la matière M compte tenu des données
suivantes :
Stock initial= 167 kg
Stock de sécurité = 1 mois de consommation.
Délai de livraison = 2 mois
Coût de passation d’une commande= 6 D
Coût de possession du stock = 6%
Coût d’achat unitaire = 1.600 D
Les commandes sont passées et livrées en début de chaque mois.
La consommation prévisionnelle annuelle se présente comme suit :
Mois Jan Fév Mar Avr Mai Jui Jui Août Sept Oct Nov Déc
Cons 150 100 120 100 80 100 160 180 220 190 300 300
Solution proposée :
Stock de sécurité= 2 000/12 = 166.6 arrondi à 167 kg
Q*= (2*2 000 *6 /0.06*1.6)0.5= 500 kg
Nombre de commandes= 2 000/500 = 4 commandes
Mois Déc Jan Fév Mar Avr Mai Jui Jui Aoû Sep Oct Nov Déc
SI 167
Entrées 500 500 500 500
Sorties 150 100 120 100 80 100 160 180 220 190 300 300
Stock final 167 17 417 297 197 117 517 357 177 -43 267 -33 167
44
Stock final 167 517 417 297 197 617 517 357 177 457 267 467 167
rectifié
Date de Fin
rupture jan
Date de Début
livraison janvier
Exemple :
Reprenons le même exemple que précédemment et présentons le budget d’approvisionnement
par la méthode comptable.
Supposons que l’entreprise effectue des commandes à des intervalles réguliers de 3 mois. Il
convient donc de calculer la quantité économique à commander pendant chaque trimestre.
Pour le trimestre1 :
Q1=150+100+120=370
Pour le trimestre2 :
Q2=100+80+100=280
Pour le trimestre 3 :
Q3=160+180+220=560
Pour le trimestre 4 :
Q4=190+300+300=790
45
Mois Jan Fév Mar Avr Mai Jui Jui Aoû Sep Oct Nov Déc
SI 167
Entrées
Sorties 150 100 120 100 80 100 160 180 220 190 300 300
Stock final 17 417 297 197 117 517 357 177 -43 267 -33 167
Date de Fin
rupture jan
Quantité 370
commandée
Stock final 417 297 197 617 517 357 177 457 267 467 167
rectifié
Application :
Soit un produit dont les prévisions de consommation pour les 6 mois à venir sont :
46
Mois Janvier Février Mars Avril Mai Juin
Quantité 800 1 200 1 800 2 400 1 000 800
47
Le fournisseur propose des tarifs suivants :
Solution :
1-Calculer pour chaque prix proposé par le fournisseur la quantité optimale qui minimise le
coût de gestion du stock.
2-Vérifier la cohérence entre le prix proposé par le fournisseur et la quantité optimale trouvée
par la formule de Wilson
3-En cas d’incohérence choisir la quantité qui permet de bénéficier du prix proposé
4-Calculer le coût du stock
5-Choisir la quantité qui minimise le coût du stock
P = 42 P = 40 P = 38
Quantité optimale = 975 1 000 1 026
1/2
Q*= (2*C*f/p*t)
Cohérence ou non impossible possible impossible
Quantité retenue 900 1 000 1 200
Coût de lancement = 200*12000/900 = 2 400 2 000
f*C/Q 2 667
Coût de possession 900/2 *42*0,12= 2 400 2 736
=Q/2*p*t 2 268
Coût d’achat= C*p 504 000 480 000 456 000
Coût total 508 935 484 800 460 736
L’EntreprE choisira des approvisionnements constants de 1200 produits.
Dans le cas où la demande est connue avec probabilité, la question est quel devrait être le
stock de réapprovisionnement ?
Dans les deux cas, l’entreprise supporte un coût de possession du stock (qui n’est pas le
même).
La demande est une variable discrète qui peut prendre les valeurs de 2, 3, 4 et 5.
En début de période : S
Coût de pénurie : c’est quand la demande est supérieure au stock don S-D multiplié par le
coût de pénurie.
49
Chapitre 4 :
L’investissement -constitué par les achats de biens matériels et/ou immatériels- conditionne
l’évolution à long terme de l’entreprise dans la mesure où il pourrait lui donner un avantage
compétitif (capacité de production ou de distribution, savoir faire technique ou administratif,
savoir-être, compétence distinctive,…). C’est pourquoi le système de contrôle de gestion se
propose de mettre en place les outils permettant :
- De s’assurer que les projets d’investissement proposés par les différents responsables
seraient cohérents avec les orientations stratégiques de l’entreprise afin d’autoriser leur
engagement : c’est l’objet du plan de financement.
- D’évaluer leur faisabilité économique après avoir identifié leurs avantages et leur rentabilité
économique : c’est l’objet des méthodes de choix des investissements ;
- De suivre la réalisation des investissements autorisés sur le plan opérationnel, dans le temps
et dans l’espace, et sur le plan financier : c’est l’objet du budget des investissements et du
contrôle budgétaire.
50
Les flux de sortie de liquidités correspondent aux décaissements relatifs à l’investissement.
Solution proposée :
Résultat net d’impôt = Résultat avant impôt * 65%.
Cash flow net = Résultat net d’impôt + Amortissement.
Dotation annuelle d’amortissement = 10 000 * 25% = 2 500
Immobilisation A :
Désignation N N+1 N+2 N+3
51
x-2 / 3-2 = (10 000-9550)/5 750 x =2.078= 2 an et 28 jours.
Par conséquent l’investissement retenu sera l’immobilisation A.
- Cette méthode tient compte de la dépréciation du futur puisque plus on avance dans le
temps, plus (1 + t)i est plus élevé.
Exemple :
Considérons deux projets A et B de même montant investi et de même durée de vie, mais
avec des flux monétaires différentes, le taux d’actualisation est égale à 15%. Le tableau ci-
dessous résume les donnés des deux projets :
Projet Investissement initial FL1 FL2 FL3 FL4 FL5
- I0 + ∑ CFNi (1 + t )-i = 0
52
Avec
I0 : coût de l’investissement.
CFNi : Cash flow net pour l’année i.
Le taux est donc une variable et non plus une donnée dans le cas précédent. Il
correspond au taux maximum auquel il est possible de contracter un emprunt pour financer
l’acquisition de l’investissement. Le projet est considéré comme valable si le taux réel auquel
le dit emprunt est contracté est inférieur au taux de rentabilité interne.
De même, la décision d’investissement est prise sur la base de la comparaison entre le TRI et
le taux d’actualisation de référence de l’entreprise de manière à investir que si le TRI est
supérieur au taux d’actualisation de référence.
1 2 ……… N
Ressources :
- Capacité d’autofinancement
- Cessions d’immobilisations
- Augmentations du capital
- Subventions d’investissement
- Augmentations des dettes financières
Emplois :
- Dividendes à verser
-Acquisitions d’immobilisations
- Remboursement des dettes financières
Ce plan permet de vérifier la cohérence des décisions stratégiques de l’entreprise, négocier les
financements auprès des apporteurs de ressources, de mesurer le risque prévisionnel des
liquidités et de prévenir les difficultés que peuvent rencontrer l’entreprise.
53
Le budget des investissements reprend les informations du plan d’investissement
annuellement en les détaillant par responsable et par mois afin de permettre un suivi des
engagements de dépenses. Le suivi des investissements s’organise en trois temps :
1- Les dates d’engagements : Ce sont les dates à partir desquelles l’investissement est décidé
et qui entraînent des décaissements ultérieurs.
La connaissance des dates d’engagement est importante pour les raisons suivantes :
- L’engagement peut donner lieu à un règlement d’un acompte ;
- Le retard dans l’exécution d’une étape peut entraîner des pénalités pour le fournisseur,
mais décale généralement les dates des engagements suivants.
2- Les dates des décaissements : Ce sont les dates où il faut régler les travaux engagés ou les
immobilisations acquises. Le suivi consiste à comparer les montants budgétés et les montants
facturés et d’expliquer les écarts.
3- Les dates de réception : Elles doivent être conformes à celles prévues parce qu’elles
conditionnent la rentabilité de l’exploitation et par conséquent celle du projet. En effet, c’est à
partir de ces dates que l’exploitation pourra commencer.
54
Chapitre 5:
Les budgets de synthèse
Une fois l’entreprise a arrêté le programme des ventes en adéquation avec les capacités de
production et d’approvisionnement et avec les capacités de ses services fonctionnels, il lui est
possible de présenter les budgets d’exploitation :
Le budget des ventes et des charges de distribution.
Le budget de production et de sous-traitance.
Le budget des approvisionnements.
Or, ces différents budgets prévoient des flux réels et les performances prévisionnelles des
centres de responsabilité et non celle de l’entreprise dans sa globalité. Il convient alors de
présenter les budgets de synthèse dans sa globalité et ce, en intégrant l’ensemble des budgets
des centres.
I- Le budget de trésorerie :
1-Définition :
Le budget de trésorerie regroupe toutes les prévisions relatives aux opérations
d’encaissements et de décaissements. Il est composé de deux budgets partiels : Un budget des
encaissements et un budget des décaissements. Il est établi pour une période annuelle ou
semestrielle, mais il doit être divisé en sous périodes mensuelles. Il répond à deux impératifs :
* S’assurer d’un équilibre mensuel entre les encaissements et les décaissements afin de
prévoir les moyens de financement à court terme (découvert bancaire, escompte d’effets…)
* Connaître le solde cumulé en fin de chaque mois.
55
Des opérations nées durant la période antérieure, mais qui se dénouent durant la période
budgétaire en cours (recouvrement de créances, encaissements d’effets, encaissement de
subvention d’exploitation,…)
Des opérations nées durant la période budgétaire et trouvant leur dénouement dans la même
période. C’est le cas de ventes au comptant, des cessions d’immobilisations corporelles ou
incorporelles ou de titres, des encaissements d’ordre financier (augmentation de capital,
émission d’emprunt, collecte de TVA,…)
Remarque :
Les produits nés durant la période budgétaire, mais non encaissés, figurent parmi les actifs courants ou
non courants du bilan prévisionnel selon leur degré de disponibilité.
Remarque : Les charges nées durant la période budgétaire en cours et non décaissées figurent parmi
les passifs courants ou non courants du bilan prévisionnel.
56
Remarque :
Différence entre recours à l’escompte et recours au crédits bancaires à court terme
Le budget de TVA :
Ce budget est établi par les entreprises assujetties à la TVA en vue de déterminer
mensuellement la TVA à payer qu’il importe de constater dans le budget de trésorerie ou la
TVA à reporter à constater dans le bilan prévisionnel.
Le calcul de la TVA à payer ou à reporter est effectué selon la formule suivante :
TVA à payer ou à reporter = TVA collectée (mois m)-TVA déductible (mois m) - TVA
reportée (mois m-1).
Si la TVA collectée est supérieure à la TVA déductible, on constatera une TVA à payer
dans le budget des décaissements. La liquidation de cette TVA se fera avant le 15 du mois
m+1 pour les personnes physiques et avant le 28 du mois m+1 pour les personnes morales.
Si la TVA collectée est inférieure à la TVA déductible, il y aura un report de la TVA sur le
mois suivant et si, au 31-12 de l’année budgétaire, il toujours un report, il y a lieu de le faire
apparaître au bilan prévisionnel parmi les autres actifs courants.
57
J F M A M J J A S O N D
*CH. d’affaires
REVENUS
RESULTAT D’EXPLOITATION
58
Actifs immobilisés : Capital
Immobilisations Réserves
incorporelles Autres capitaux propres
Immobilisations corporelles Résultats reportés
Immobilisations financières Total des capitaux propres avant
Autres actifs non courants résultat
Total des actifs non courants Résultat prévisionnel
Total des capitaux propres avant
Actifs courants : affectation
Stocks Passifs :
Clients et comptes rattachés Passifs non courants :
Autres actifs courants Emprunts
Placements Autres passifs financiers
Liquidités & équivalents de Provisions pour risques et
liquidités charges
Passifs courants
Total des actifs courants Fournisseurs et Comptes
Total des actifs Rattachés
Autres passifs courants
Concours bancaires courants
Total des CP et Passifs
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Application : Les documents de synthèse prévisionnels
La société ALPHA vous demande d'établir son budget de trésorerie relatif au premier
semestre de l'année N+1. Vous disposez des informations suivantes :
Bilan au 31/12/ N
Actifs Capitaux propres et passifs
Immobilisations brutes 380 000 Capitaux propres 324 360
Amortissements -128 000 Fournisseurs de M1ères 23 720
Immobilisations nettes 252 000 Charges sociales 9 500
Stock de M 1ères 22 380 TVA à décaisser 7 440
Stock de produits finis 33 200
Clients (effets) 46 000
Disponibilités 11 440
Total 365 020 Total 365 020
Budget de la production
60
Consommation 40 000 32 000 44 000 48 000 20 000 24 000 208 000
Stock fin du mois 12 380 20 380 26 380 28 380 8 380 14 380
Renseignements divers :
Règlement clients
Les ventes sont encaissées moitié comptant, moitié 30 jours par le biais d'effets escomptables.
Règlement fournisseurs
Les fournisseurs de matières premières sont réglés à 30 jours fin de mois; les autres
fournisseurs sont réglés au comptant.
TVA
Tous les produits et les charges passibles de TVA sont imposés au taux de 20,6%. L'entreprise
paye la TVA le 25 du mois suivant et relève du régime de droit commun. Le crédit de TVA
éventuel s'impute sur la TVA à payer des mois suivants.
61
Partie 2 : Contrôle budgétaire
Chapitre :
Pour résumer :
Le contrôle budgétaire est la comparaison permanente des résultats réels et des prévisions afin
de :
1. Rechercher les causes des écarts
2. Informer les différents niveaux hiérarchiques
3. Prendre les mesures correctives
4. Apprécier l’activité des responsables budgétaires
62
Le contrôle budgétaire est donc une fonction partielle du contrôle de gestion et il est perçu par
les responsables opérationnels comme un service qui les aide à maîtriser, améliorer leur
gestion et les inciter au dialogue et à la communication.
63
Chapitre :
Graphiquement :
Application :
Quantité prévue : 10 000
Prix prévu : 24
Quantité réelle : 11 000
Prix réél : 26
Ecart sur quantité : 24 000
Ecart sur prix : (26-24)* 11000 = 22 000
64
7400
L’écart sur volume regroupe deux aspects dont l’évolution peut être antagoniste :
l’augmentation des ventes peut provenir d’une meilleure implantation sur le marché, mais
celle-ci peut être réalisée sans respecter la composition des ventes prévues. C’est pourquoi
l’écart sur volume peut être décomposé en deux sous écarts.
65
Quantité réelle Prix budgété CA préétabli
Application :
Soit :
CAi : Chiffre d’affaires du produit i.
Pm : Prix moyen.
∏i : Pourcentage de la quantité du produit i par rapport à la quantité totale.
Qi : Quantité du produit i.
CA1 = Q1.P1
CA2 = Q2.P2 CA total = Q1.P1+Q2.P2+ Q3.P3
CA3 = Q3.P3 = [Link] (avec Q=Q1+Q2+Q3)
Q1 P1 CA 1
Q2 P2 CA 2
Q3 P3 CA 3
Q P moyen CA TOTAL
Pm = CA total
Q
Soit ∏1=Q1/Q ; ∏2=Q2/Q ; ∏3=Q3/Q
CA total = (Q1+Q2+Q3).Pm
= (∏1Q1+ ∏2Q2 + ∏3Q3).Pm
66
= [Link]. (∏1+∏2+∏3)
= [Link].
Application :
67
+ [(11 000x0.2x50)- (10 000x0.2x50)]
+ [(11000x0.2x25)-(10000x0.2x25)] = 75 000 (Favorable)
Application 2 :
Prix Prix
Quantité Unitaire Montant Quantité Unitaire Montant Ecart
X 10 000 23 230 000 11 000 26 286 000 45 000
Y 8 000 35 280 000 7 500 37 277 500 -2 500
Z 5 000 60 300 000 3 000 60 180 000 -120 000
68
Chapitre 7 :
Analyse de l’écart sur résultat
Soient :
Ecart/résultat = (CAr – CPr – CDr – FGr ) - (CAb - CPb- CDb - FGb) (1)
Soit :
E/R= (CA r- CP r-CD r-FG r) - (CA b- CP b- CD b- FG b) + ( CP b(t) +CD b(r) -CP b (r) –CD b( r) )
69
– (CP r – CP p)
– (CDr–CD p )
– (FG r – FG b)
E/R =
[Marge réelle – Marge budgétée] - Ecart sur coût de production- Ecart sur coût distribution-
Ecart sur Frais généraux.
La différence entre la marge réelle et la marge budgétée est appelée écart de marge. Elle
relève de la responsabilité des services commerciaux.
Ecart sur coût de production relève de la responsabilité des services productifs.
Ecart sur frais généraux relève de la responsabilité des services fonctionnels.
Ecart sur résultat = Ecart de marge sur chiffre d’affaires –Ecart sur coût de production
– Ecart sur coût de distribution - Ecart sur frais généraux.
Application 1 :
Données budgétées :
Produit Quantités Prix CP Autres charges
A 1 000 15 7 1
B 1 400 20 12 2
C 1 200 29 16 7
Données réelles :
Produit Quantités Chiffre CP Autres charges
d’affaires
A 1 200 16 800 8 730 1 070
B 1 100 19 800 15 200 2 200
C 1 300 41 600 19 700 7 900
Total 78 200 43 630 11 170
70
Correction :
Données budgétées
Produit Quantités Prix CPu Autres charges Résultat = Q*(P-
Q P (AC) CPu-AC)
A 1 000 15 7 1 7 000
B 1 400 20 12 2 8 400
C 1 200 29 16 7 7 200
Total 22 600
Données réelles
Produit Quantités Chiffre CP Autres Résultat
d’affaires charges réel
A 1 200 16 800 8 730 1 070 7 000
B 1 100 19 800 15 200 2 200 2 400
C 1 300 41 600 19 700 7 900 14 000
Total 78 200 43 630 11 170 23 400
71
Ecart de marge sur chiffre d’affaires :
Marge réelle = CA r- CP p=78 200-CPp
Marge budgétée = CAb-CPb
Marge budgétée
Produit Quantités Chiffre CP Marge
d’affaires budgétée
A 1 000 15 000 7 000 8 000
B 1 400 28 000 16 800 11 200
C 1 200 34 800 19 200 15 600
Total 77 800 43 000 34 800
Ecart de marge sur chiffre d’affaires = 35 800 -34 800 = 1 000 fav
La hausse du résultat est imputable aux services commerciaux et aux services fonctionnels
72
Application 2:
Soient les informations suivantes concernant les prévisions et les réalisations de la société
ABC :
Réalisation Budgétisation
Quantité Prix Montant Quantité Prix Montant
Chiffre d’affaires A 170 13 2 210 200 15 3 000
73
Quantité Coût unitaire Montant
Ecart/Résultat : [(3420-2300)-(3900-2430)]-(1795-2160)-(225-240)-(540-490)
= (1120-1470)-<365>-85-50
Ecart de marge sur chiffre d’affaires : <350 > Ecart défavorable imputé aux services
commerciaux.
Ecart sur coût de production : < 365> favorable car il s’agit d’une charge qu’il faut réduire,
cet écart est imputé aux services de production.
74
2- Contrôle budgétaire de l’activité commerciale : Ecart sur marge de CA
75
Budget Réel Préétabli Ecarts
76
Analyse des écarts sur charges directes
Le coût préétabli des matières est obtenu en utilisant des standards techniques (type et
quantité de matières nécessaires pour la fabrication d’un produit) et des standards monétaires
(coût estimé de ces matières). Il faut tenir compte non seulement des matières réellement
incorporées dans le produit fini mais également des pertes qui peuvent avoir lieu durant le
processus de fabrication (déchets, rebuts, ..).
Exemple : S’il faut 500 grammes de sable pour fabriquer une coupe en cristal mais que 15%
des coupes fabriqués sont rejetées au contrôle qualité ; alors la quantité standard de sable
nécessaire pour fabriquer une coupe de qualité satisfaisante est de 588 grammes :
Quantité de sable nécessaire pour fabriquer 100 coupes = 500 * 100 = 50 000 grammes
Nombre de coupes de qualité satisfaisante = 85 coupes (= 100 – 15)
Quantité de sable nécessaire pour fabriquer une coupe de qualité satisfaisante = 50 000 / 85 =
588 gr.
77
Si on considère que cet ouvrier bénéficie de 5 semaines de congés payés ; alors le taux
standard de l’heure de MOD est de 12,17 D (11 * 52 / 47).
Ces standards doivent être revus régulièrement pour tenir compte de l’effet d’apprentissage
(l’expérience permet de réaliser plus rapidement une même tâche).
Attention :
Le choix du taux de perte (matière première) ou de temps improductif (main d’œuvre) est loin
d’être neutre : si l’objectif est trop ambitieux (aucune perte !) il ne sera pas motivant car
impossible à atteindre. Inversement, s’il est trop bas, il n’incitera pas les responsables de
production à améliorer les processus.
Il peut être fixé de façon empirique (observation du passé) ou volontariste (objectif à
atteindre).
Abréviations utilisées :
CR : Coût Réel ;
QR : Quantité Réelle ;
CP : Coût Préétabli ;
QP : Quantité Préétablie.
78
Remarques :
L’écart sur coût est calculé par rapport à la quantité réelle.
L’écart sur quantité est évalué au coût préétabli.
Les matières premières sont à la fois des charges directes et des charges variables.
(Cr-cb) Qr ( Qr - Qp) Cb
• Un écart économique qui mesure l’efficacité avec laquelle les responsables de la production
ont utilisé les ressources mises à leur disposition. Cet écart provient :
Soit d’une variation des coûts unitaires des matières : Ecart sur coût qui exprime si les
services d’approvisionnement ont acheté plus cher ou moins cher qu’il n’avait été prévu dans
le budget des achats.
Soit d’une variation de quantités : Ecart sur quantité qui exprime le gaspillage ou
l’économie des matières réalisée par les services techniques.
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Cr : Coût réel unitaire
Qp : Quantité budgétée adaptée à la production réelle
Qr : Quantité réelle
Solution proposée :
Cr = 17 100 / 1 900 = 9
Cb = 11
Qr = 1 900 Kg
Qb= 90 x 20 = 1 800 kg
Qb(n) = 100 x 20 = 2 000 Kg
Ecart sur coût = 1 900 (9-11) = <3 800>
Ecart sur quantité = 11 (1 900 – 1 800) = 1 100
Ecart économique sur matières = 17 100 – (11 x 90 x20) = < 2 700>
= 1 100 – 3 800 = < 2 700>
L’écart économique est favorable et s’explique par l’économie réalisée sur les achats de
3 800 qui a largement couvert le coût du gaspillage de 1 100.
80
2. L’analyse de l’écart sur main d’œuvre :
Tr. Sr – Tb(n). Sb
( Tr - Tb) Sb
L’écart total sur main d’œuvre s’explique par deux sous – écarts :
• Soit d’une variation des taux de salaires qui exprime la politique de rémunération des
services administratifs : Ecart sur salaire ;
• Soit d’une variation des temps de travail qui exprime l’efficacité avec laquelle les services
techniques ont géré le personnel : Ecart sur temps ou de productivité.
81
Application:
Les réalisations se sont élevées pour le même mois à 22 680 D pour 1 890 heures
correspondant à une production de 90 unités.
TAF : Calculer et analyser l’écart sur main d’œuvre directe.
Solution proposée :
Tb(n) = 1 800 h
Sb = 18 000 / 1 800 = 10
Tr = 1 890 h
Sr = 22 680 / 1 890 = 12
Tb = 18 x 90 = 1 620 h
= 22 680 – 16 200
= 6 480
Ecart total sur main d’œuvre directe = (1 890 x 12) – (1 800 x 10)
82
Cas particuliers :
Dans un atelier il a été prévu de rémunérer pour une production donnée, 1950 heures à un
coût unitaire de 25 D.
En réalité cette production a demandé 2 100 heures avec un coût unitaire de 28 D pour 2000
heures et 35 D pour 100 heures supplémentaires.
Parmi les 2 100 heures 50 ont été chômées.
Heures normales Réel : 2 100
Temps : 1950 25 2 000 h 28 d 2 050 heures productives
100 h 35 d 50 heures chômées
Ecart sur quantité = Ecart sur temps) = (Tr-Tb) * Salaire budgété unitaire
= (2 100-1 950)*25 = 150*25= 3 750
Temps productif : (2050-1950)*25 = 2 500
Temps non productif (50-0)*25 = 1250
83
Ecarts sur charges indirectes
L’écart global sur charges indirectes st la différence entre le coût réel du fonctionnement du
centre et le coût qui aurait dû être prévu pour la production réelle.
Ecart global sur charges indirectes = Coût réel – Coût préétabli de la production réelle
Analyse de l’écart :
1- Coût préétabli :
Coût préétabli = Quantité préétablie d’unités d’œuvres * nombre préétabli d’unités d’œuvres
2- Budget flexible :
Donne le coût d’unité d’œuvre prévisionnel pour différents niveaux d’activité envisagés :
Budget flexible =
Coût variable préétabli de l’unité d’œuvre *nombre d’unités d’œuvre + Charges fixes
prévues
Par exemple :
Le budget de l’atelier montage de l’entreprise X est le suivant :
Activité
900 heures 1 000 heures= AN 1100 heures
% d’activité normale 90% 100% 110%
Charges variables 18 000 20 000 22 000
Charges fixes 12 000 12 000 12 000
Total 30 000 32 000 34 000
Nature de l’UO HM HM HM
84
Nombre d’UO 900 1 000 1 100
Coût variable unitaire 20 D par heure 20 20
Coût fixe unitaire 13.333 D par heure 12 (Standard) 10.90
Coût unitaire total 33.333 d par heure 32 30.90
Activité
Coûts 3 400 heures 4 000 heures= AN 4 800 heures
% d’activité normale 85% 100% 120%
Charges variables 21 080 24 800 29 760
Charges fixes 33 000 33 000 33 000
Total 54 080 57 800 62 760
Nature de l’UO HM HM HM
Coût préétabli de l’activité normale :
Coût variable unitaire 24 800/4 000 = 6,2
Coût fixe unitaire 33 000/4 000= 8.25
Coût unitaire total 14.45 D/Heure
Les charges sont imputées à une activité normale de 1 000 unités correspondant à une activité
normale de 4 000 heures.
Pour le mois de juin, la production réelle a été de 900 unités ayant demandé 3 400 heures de
travail et les charges de l’atelier se sont élevées à 51 970 D.
Certaines expressions déjà utilisées pour l’analyse des écarts sur les charges directes sont
présentes pour l’analyse des écarts sur les charges indirectes : écart global, écart sur volume,
écart total.
85
Méthode d'analyse des écarts
Cet écart peut être décomposé en 3 sous écarts
3.1.1. Ecart Total (E/T) :
Il s’agit de faire apparaître, pour les charges indirectes, la différence entre :
le coût réellement constaté,
et le coût préétabli pour la production qui était prévue.
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Application 1:
L’entreprise « Les Aigles de Carthage » a établi le coût standard d’un produit comme suit :
• Charges indirectes du centre : 330 000 D dont 132 000 de charges fixes. Ce montant
correspond à une activité normale de 4 000 heures de MOD (Production normale de 2000
produits à raison de 2 heures de MOD par produit).
Pour la période considérée, l’activité du centre a été de 4 050 heures de travail pour une
production de 2 195 produits. Les charges d’atelier se sont élevées à 324 000 D.
• Budget flexible:
y = CVu*x + FF
= 49,5* x + 132 000 CVu = (330 000-132 000)/4 000
Coût Préétabli = 330 000/4000 = 82,5
Application 2 :
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L’entreprise XYZ fabrique un produit « GE ».
Au cours du processus d’élaboration d’un produit final, la matière première utilisée transite
dans un atelier A dont l’activité est exprimée en Heures-Machines.
La fiche de coût préétabli, établi par le contrôle de gestion fait apparaître, les informations
suivantes :
activité préétablie par produit (NUO par produit) : 12 Heures,
coût standard de l’unité d’œuvre (l’heure) (CSUO) : 60 d dont 51,50 d de charges
variables,
charges fixes totales de l’atelier : 850 000 d,
unité d’œuvre retenue : heure machine.
La production normale ou prévue est de 10 000 unités,
Les services comptables fournissent en fin de mois les éléments suivants issus de la
production réelle :
Production réelle : 12 000 unités,
activité réelle (nombre d’heures réel) : 145 000 H,
coût total réel du centre A : 10 500 000 d.
88
Application 3 :
La Société CABLESS fabrique un produit X nécessitant de la matière première, de la main
d’œuvre et le passage dans un atelier de fabrication.
Le service « contrôle de gestion » vous fait parvenir les documents et annexes suivants :
Fiche de coût préétabli.
Coût de production réel.
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Par ailleurs, on vous informe que :
la production mensuelle normale ou prévue est de 150 produits ;
la production réelle du mois a été de 130 produits.
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Ecart sur matière première :
Ecart / quantité = ( QR - QP ) x CP
+
Ecart / coût
= (
= (
1 235
CR
-
-
1 300
CP
)
)
x
x
9,00
QR
= -585,00 € Favorable <= 1 300 = 130u x 10 kg
Coût Préétabli de l'Activité Réelle => ( CUO Préét. x NUO Réel ) = 6 426,00
≠ +
Coût Préétabli de la Production Réelle ( CUO Préét. x NUO/Prod. ) x P.R.
( 18,00 x 3 ) x 130 = 7 020,00
Coût Préétabli de la Production Réelle => ( CUO Préét. x NUO/Prod. ) x P.R. = 7 020,00
Coût Préétabli de la Production Prévue => ( CUO Préét. x NUO/Prod. ) x P.P. ≠ +
( 18,00 x 3 ) x 150 = 8 100,00
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