0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
22 vues77 pages

Accord Canada-États-Unis sur la qualité de l'air

L'Accord Canada-États-Unis sur la qualité de l'air, signé en mars 1991, vise à réduire les émissions de dioxyde de soufre de 40 % par rapport aux niveaux de 1980 d'ici 1994, avec des progrès significatifs déjà réalisés. Les deux pays collaborent sur des initiatives scientifiques et techniques pour surveiller et réduire les retombées acides, tout en établissant des normes d'émissions plus strictes. Ce rapport, le premier d'une série, souligne les efforts bilatéraux pour améliorer la qualité de l'air et protéger l'environnement.

Transféré par

nadir melizi
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
22 vues77 pages

Accord Canada-États-Unis sur la qualité de l'air

L'Accord Canada-États-Unis sur la qualité de l'air, signé en mars 1991, vise à réduire les émissions de dioxyde de soufre de 40 % par rapport aux niveaux de 1980 d'ici 1994, avec des progrès significatifs déjà réalisés. Les deux pays collaborent sur des initiatives scientifiques et techniques pour surveiller et réduire les retombées acides, tout en établissant des normes d'émissions plus strictes. Ce rapport, le premier d'une série, souligne les efforts bilatéraux pour améliorer la qualité de l'air et protéger l'environnement.

Transféré par

nadir melizi
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

ACCORD

SUR LA QUALITE

- M A R S 1 9 9 2
LE GOUVERNEMENT DU
CANADA ET LE GOUVERNEMENT
DES ETATS-UNIS D'AMERIQUE

Le prksident Bush et le premier ministre Mulroney


signent !'Accord ~ a n a d a - ~ t a t s - ~sur
n i sla qualitPde l'air le 13 mars 1991.
Table des matisres

AVANT-PROPOS ....
INTRODUCTION ........................
T-Iistorique de l'Accord . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Activitk actueIles du Cotnit6 de la qualite de I'air . . . . . . . . . . .

PROGRES REALISESDANS LES ACTIVITES SCIENTIFIQUES


ET TECHNIQUESET ETUDESECONOMIQUES . . . . . . .
Apqu . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Inw&aires des &missions. . .
Mgddisation atmospherique .
Surveillance des dwts . . . . . .
Recherche et surveilIance :e m . .
Milieu aquatiqua . . . . . . . . . .
Fori5t.s . . . . . . . . . . . . . . . . . .
etudes de cas parficuliM dans ies for& . .
MatQiauxetressourcesdMes . . . . .
SanM des @tres humains . . . . . . . . . .
~ d e l a q d i t .e . . . .
Techniquesdelutte . . . . .
M-esax&surleM& . .
CONCLUSION .......................
Annexe A

COMITE
CANADA-ETATS-UNISDE LA QUALITEDE L'AIR ..
Membres canadiens et arnkricains . . . . . . . . . . .
Sous-cornit&de Ia surveillance et des communications . .
Cornit4 ~anada-~tats-unis de la qualite de l'air . . . .
Sousco,mit6 1 . . . . . . . . . . . . . . . .

ACCORDENTRE LE GOUVERNEMENT DU CANADA ET LE


GOWERNEMENT DES ETATS-UNIS D'AMERIQUESUR LA QUALITEDE L'AIR . . . 67
Annexe 1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 74
Annexe2 . . . 77

N" de cat . EN40-38811992F


ISBN 0-622-9762G7
RESUME

L
'Accord ~ a n a d a - ~ t a t s - ~ nsur
is RCduction des Cmissions de dioxyde
la qualite de l'air, signe le de soufre - Programmes et objectifs
13 mars 1991, a marque le debut Dans ses sept provinces situees les plus a
d'une nouvelle ere d e coopka- l'est, le Canada s'est engage a reduire les
tion, dont le point d e mire est d e garantir emissions de dioxyde de soufre de 40 pour
100 par rapport aux valeurs de 1980, pour at-
une meilleure qualit6 d e l'air et un envi-
teindre un objectif de 2,3 millions- de tonnes
ronnement plus sain a des millions de metriques d'ici 1994 (1 tonne metrique =
Callahens et dlAmericains. Les signatures 1,l tonne americaine). A l'heure actuelle,
d u Premier ministre canadien et d u 80 pour [Link] de ces r6ductions ont ete
realises. En outre, on a fixb, pour l'an 2000,
President americain ont souligne l'impor-
une limite nationale permanente de 3,2 mil-
tance d e cet accord. Un an plus tard, nous lions de tonnes metriques de dioxyde d e
pouvons constater les progrits que le soufre.
Canada et les ~ t a t s - ~ n ionts realises Voici des jalons precis qui ont ete poses en
conjointement et individuellement. On a 1991 :
tree un forum pour favoriser les echanges; les centrales electriques du Nouveau-
on met actuellement au point des pro- Brunswick et de I'Ontario se sont enga-
grammes destines a resoudre les pro- gees a se servir d'installations
blkmes interieurs et transfrontieres d e d'kpuration a la chaux par voie hu-
mide pour 116quivalent d'une capacite
qualite d e l'air et on echange des rensei- de pres de 1 800 megawatts;
gnements A leur sujet; on partage aussi
l'experience acquise dans le cadre des pro- on a termine la construction d'impor-
tantes nouvelles installations dans des
grammes actuels et anterieurs; et on tente
fonderies canadiennes, notamment a
d'assurer une compatibilite des donnees Rouyn-Noranda au Quebec, et a
entre les deux pays. Sudbury en Ontario, ce qui s'est traduit
par une recuperation plus efficace de
dioxyde de soufre sous forme d'acide
Cornit6 de la qualit6 de l'air s d h q u e destinee 21@trecommercialise;

En 1991, un Comite de la qualite de l'air on a mis au point et mis a I'essai de


~ a n a d a - ~ t a t s - ~et
n ideux
s sous-comites d e nouvelles techniques de combustion et
travail ont ete crees. L'un des sous-comitks de lutte contre les emissions dans des
veille a la mise en oeuvre de 1'Accord et s'in- centrales en ~ o u v e l l e - ~ c o s set
e en
teresse, e n t r e a u t r e s , aux q u e s t i o n s Saskatchewan; et
suivantes : inventaires des emissions, techni-
ques d e lutte et mecanismes axes s u r le les gouvernements federal et provin-
marche. Le mandat du dewtieme sous-comite ciaux ont amorce la mise au point d'en-
vise les activites scientifiques et techniques, tentes en vue d'atteindre Yobjectif fixe
dont les recherches et la surveillance en ma- en ce qui a trait aux emissions natio-
tiere de pollution atmospherique et ses nales limites en l'an 2000.
repercussions. Le Comite de la qualite de Les ~ t a t s - ~ nse i s sont engages 21 reduire
l'air et les deux sous-comites se sont rkunis leurs kmissions annuelles de dioxyde de sou-
en 1991, et ils ont planifie d'autres rencontres fre d ' e n v i r o n d i x m i l l i o n s d e t o n n e s
pour 1992. Les sous-comites se rkuniront r6- americaines d'ici 2 l'an 2000, et pour ce qui
g u l i e r e m e n t a f i n d'echanger d e s est des centrales electriques, d'atteindre une
renseignements et de mettre en place les pro- limite annuelle nationale permanente de
grammes prevus en vertu de 1'Accord. 8,95 millions d e tonnes americaines d e
dioxyde de soufre d'ici a l'an 2010. Pour les Aux ~ t a t s - ~ n iun
s , programme de lutte
~ t a t s - U n i s ,cela represente une rbduction vise a reduire les bmissions annuelles totales
d'environ 40 pour 100 des emissions par rap- d e NOx d'environ deux millions de tonnes
port a celles d e 1980. La date d'entree en americaines par rapport aux valeurs de 1980.
vigueur des reductions d'emissions aux- En outre, les Americains elaborent actuelle-
quelles seront soumis les Americains dans le ment des regles afin de rbduire les emissions
cadre d e leur programme de lutte est le de NOx liberees par les centrales et d'autres
ler janvier 1995. La phase I d u programme, sources assujetties aux dispositions relatives
qui s'echelonnera jusqu'a la fin de 1999, se aux zones ne respectant pas les limites eta-
traduira par des reductions annuelles de SO2 blies de la Clean Air Act.
de cinq millions de tonnes americaines envi- Dans les deux pays, les normes au sujet
ron, par rapport aux valeurs de 1980. Enfin, des emissions d e NOx des voitures seront
les emissions annuel!es industrielles de davantage rigoureuses. En juin 1991, les
dioxyde de soufre aux Etats-Unis ne devront ~ t a t s - U n i sont adopt6 une rkglementation
pas exceder 5,6 millions de tonnes ameri- prevoyant des normes plus severes concer-
caines. nant les 6missions des voitures particulieres.
En 1991, les ~ t a t s - ~ nont
i s adopt6 des r6- Cette norme s'appliquera aux modeles d e
gles definitives concernant la vente aux l'annee 1994. Au Canada, en fevrier 1992,
encheres et la vente directe des droits d'emis- Transports Canada a annonce la conclusion
sions de dioxyde de soufre, et ils ont propose d'un accord formel avec les principaux fabri-
des regles touchant quatre secteurs d'une cants de voitures, accord en vertu duquel
importance capitale a u programme d e s ceux-ci se conformeront, volontairement, aux
pluies acides : droits d'echange des emis- normes relatives aux voitures particulieres.
sions de dioxyde de soufre, permis relatifs Cet accord prevoit des normes equivalentes
aux pluies acides, surveillance continue des auxquelles les fabricants devront se confor-
emissions et emissions excessives. Les mer progressivement, selon le m@me
~ t a t s - ~ ntravaillent
is actuellement a l'elabo- calendrier de la Clean Air Act des Etats-Unis.
ration d'autres regles visant a la mise en Le Canada et les ~tats-Unisechangent des
oeuvre d u programme de lutte contre les renseignements sur la rnise en application de
pluies acides. leurs programmes de lutte respectifs, dont
l'emploi, aux Etats-Unis, de mecanismes de
lutte axes sur le marche destines offrir aux
Programmes relatifs aux oxydes entreprises des moyens plus rentables de di-
d'azote minuer leurs emissions.

Cooperation scientifique et technique


Tant le Canada que les ~tats-Unistentent
d e r e d u i r e leurs emissions d e NOx d e Dans ce rapport, le Canada et les ~ t a t s -
sources stationnaires (par exemple, centrales Unis se sont principalement penches sur les
electriques) et mobiles (par exemple, voitures activites scientifiques et techniques visant les
particulieres). emissions de dioxyde de soufre likes aux re-
tombees acides, et notamment sur :
Le Canada s'est engage a reduire ses emis-
sions de NOx d e sources stationnaires d e Les inventaires des emissions : coordi-
100 000 tonnes metriques par rapport A un nation de la preparation d'inventaires
niveau d'emissions prevu de 970 000 tonnes des emissions de dioxyde de soufre et
metriques, en l'an 2000. On [Link] actuelle- d'oxydes d'azote pour 1980, 1985 et
ment a la mise au point et la mise en oeuvre 1990 (versions preliminaires).
d e mesures destinees ?I realiser ces reduc-
tions d a n s le cadre d u Plan d e gestion I La modelisation atmospherique : colla-
national canadien de reduction des emissions boration entre les deux pays pour l'ap-
de NOx et de COV qui provoquent la forma- plication, revaluation et la mise au
tion de brumee. point de mod6les atmospheriques. On
traite des valeurs des retombees a n t 4 3) Relever les ameliorations chimiques et
rieures et projetees, notamment les biologiques dans les eaux de surface et
dep8ts prevus en supposant au depart les reactions aux changements des ni-
que les programmes de lutte contre les veaux des retombees.
pluies acides seront entierement mis en
9euvre tant au Canada qu'aux 4) Determiner le r61e des depbts d'azote
Eta ts-Unis. dans les processus ecosystemiques et
leurs r6percussions sur les mesures de
La surveillance des dep6ts : surveil- lutte contre I'acidification des eaux de
lance des depbts humides et secs de surface.
composes de soufre et d'azote assuree 5) Determiner le r6le precis des retombees
par les gouvernements fkdkraux, des acides dans le deperissement des forets.
provinces, des tats et des groupes du
secteur privk. On fournit des cartes des 6) valuer les effets sur la sante humaine
niveaux et des profils des retombees. des aerosols acides et des polluants qui
leur sont associes.
Les recherches et surveillance -
Dans une large mesure, les travaux preci-
effets : effets des retombees acides sur
tes seront realises au cours des prochaines
les lacs et les cours d'eau, les for@ts,les
annees, soit conjointement soit en collabo-
materiaux et la sante humaine. On exa-
ration, par des scientifiques canadiens et
mine la surveillance des effets dans
americains. Le prochain rapport d'etape,
plusieurs milieux.
prevu pour 1994, fera @tatdes progres reali-
Les techniques de lutte : efforts deployks ses dans ces domaines et d'autres.
par les deux pays quant A la mise au
point et la mise en application de CONCLUSION
techniques de lutte contre la pollution
visant 2 reduire les retombees acides. Le present document constitue le premier
rapport detape prepare en vertu de l'Accord
Les incitations ax& sur le marche : inci- Canada-Etats-Unis sur la qualite de l'air. De-
tations axees sur le marche employees puis la conclusion de llAccord, en mars 1991,
dans le cadre du Programme de lutte les deux pays ont pris d'importantes me-
contre les pluies acides des ~ t a t s - ~ n i s sures pour se conformer aux exigences de
afin de reduire les coQts de la reduc- 1'Accord. 11s ont cree un Comite bilateral de
tion des emissions. Les deux pays exa- la qualite de l'air et deux sous-comites afin
minent conjointement les utilisations de mieux respecter les conditions d e 1'Ac-
anterieures et potentielles de ce type cord. Les deux pays ont crek des relations de
&incitations afin d'assurer une protec- travail dans divers domaines lies A la qualite
tion adequate de l'environnement a de l'air en Amerique d u Nord, relations
des coiits moindres pour la soci6M. qu'ils entretiennent et dont ils ont etendu la
Voici les futures activitks conjointes pre- portee. Et, mieux encore, les deux pays ont
vues en ce qui concerne les retombees &hang@librement ressources humaines et
acides : renseignements. Bien que ces echanges aient
eu lieu avant la signature de I'Accord sur la
1) Faire regulihrement I'inventaire A jour qualite de l'air, le nombre de contacts, la col-
des emissions totales de dioxyde de sou- laboration et les echanges d'information ont
fre et d'oxydes d'azote. augment6 de facon fort notable, ce dont ont
2) Mesurer la qualit6 de l'air et les retom- beneficie les deux pays. Chaque Partie se
bees acides, et ameliorer la capacite de felicite de la collaborationt nee de la mise en
prevision des modeles atmospheriques. oeuvre de 1'Accord.
AVANT-PROPOS

L
e 13 mars 1991, le Canada et les environnemental commun. Enfin, l'annexe 2
~ t a t s - ~ n ont
i s ratifie un accord de 1'Accord renferme des dispositions de co-
operation dans diverses activites techniques
bilateral sur la qualite d e l'air. reliees i la poIlution atmospherique.
Cet accord donne aux deux pays
Le present rapport renferme de l'informa-
un outil pratique et souple pour gerer leurs tion s u r 1'Accord s u r la qualite d e I'air
problitmes communs d e pollution atmo- hi-m6me ainsi que sur les premieres activitks
spherique transfrontiitre. Le present docu- du Cornit6 de la qualit6 de l'air. Le rapport
ment est publie conformement aux prksente des donnkes d e base sur les pro-
g r a m m e s p o r t a n t s u r la p o l l u t i o n
dispositions de l'Accord stipulant qu'un atmospherique au Canada et aux Etats-Unis
rapport d'etape sur l'etat d'avancement d e et traite des progres enregistres dans la rkali-
l'application de l'Accord doit @treproduit sation des objectifs precises dans lfAccord.
a u plus tard un an apres l'entree en vi- Les pluies acides sont au coeur des obliga-
tions et des travaux de recherche actuels des
gueur d e celui-ci. Le prochain rapport deux gouvernements; ce premier rapport
d'etape est prevu en 1994, et les autres se- porte donc surtout sur nos programmes res-
ront ensuite publies aux deux ans. pectifs de lutte contre les pluies acides et sur
Le Canada et les ~ t a t s - ~ npartagent
is une Ies activites scientifiques et techniques
longue tradition de cooperation dans les connexes. Toutefois, 1'Accord est assez sou-
questions touchant l'environnement, notam- ple pour permettre I'addition ulterieure
ment la qualite de l'eau dans Ie Traite des d'autres polluants sur la liste, pourvu que les
eaux limitrophes d e 1909 et dans 1'Accord deux Parties soient d'accord. Enfin, le rap-
sur la qualite de l'eau dans les Grands Lacs port evoque les realisations prevues par les
d e 1978, modifie en 1987. L'Accord sur la deux pays, individuellement ou en collabora-
qualite de I'air s'inscrit dans cet esprit de tion, dans le cadre de l'Accord.
cooperation. I1 part du principe que la pollu- C'est au nom d e notre amitie que nous
tion atmospherique, tout comme la pollution nous sommes engages i proteger la sante
d e l'eau, ne connait pas d e frontieres. publique et l'environnement et que nous
L'Accord prevoit l'etablissement d'un comite avons entrepris cet important projet.
bilateral de la qualite d e l'air ayant pour
mandat d e surveiller la mise en oeuvre de
1'Accord et d'en faire rapport par ecrit.
L'annexe 1 d e 1'Accord porte sur des pro-
grammes et des objectifs precis et fixe des
delais et d e s calendriers concernant la Le ComitC ~ a n a d a - ~ t a t s - ~ n i s
reduction du dioxyde de soufre et des oxydes
d'azote, les principales causes des pluies
de la qualit6 de l'air
acides. Cet accord constitue u n e & a p e
importante dans la resolution d'un probleme mars 1992
SECTION I

INTRODUCTION
La premiere etape vers un accord sur la

L
e 13 mars 1991, le premier mi-
qualite de l'air a kt6 franchie en 1978, lors-
nistre Mulroney et le president que le Canada et les hats-unis ont cree le
Bush ont ratifie, a Ottawa, Groupe consultatif d e recherche canado-
1'Accord bilateral sur la qualite americain (GCR) dans le but de faciliter le
de l'air. L'Accord comprend une partie partage de l'information, de coordonner la
recherche et de mettre sur pied une base de
centrale et deux annexes. La partie cen-
donnees scientifiques sur les pluies acides.
trale renferme 16 articles, touchant divers Le premier rapport du GCR, publie en 1979,
sujets, dont des objectifs generaux et des a montre que de vastes regions d'Am6rique
objechfs particuliers; Yevaluation, la notifi- d u Nord sont sensibles aux dkp8ts acides
(un terme designant ti la fois les dep8ts hu-
cation et les mesures d'attenuation; l'eta-
rnides et secs de composes acides).
blissement d'un Comite bilateral de la
qualite d e l'air; et les procedures d e con- En 1980, le Canada et les ~tats-unisont
ratifie un Memorandum declaratif d'inten-
sultation, d e renvoi et d e reglement des tion (MDI) c o n c e r n a n t la p o l l u t i o n
diffkrends. L'annexe 1 presente les pro- atmospherique transfrontiere. Le MDI indi-
grammes et objectifs specifiques de reduc- quait l'intention des deux pays d'elaborer
tion d u dioxyde de soufre et des oxydes un accord bilateral et de se montrer severes
dans l'application de la legislation actuelle
d'azote dans la lutte contre les dep6ts
touchant la pollution atmospherique. Le
acides dans les deux pays. L'annexe 2 a MDI etablissait egalement des groupes de
trait aux activites scientifiques et techni- travail ayant pour mandat de jeter les bases
ques et aux etudes economiques. scientifiques et techniques d'un accord. En
1981, des negotiations officielles pour un ac-
L'Accord complet est annex6 a u present
cord bilateral etaient amorcees, mais elles
rapport. o n t ete rompues en 1982. En 1983, les
groupes de travail du MDI ont publie leurs
rapports.
HISTORIQUE DE L'ACCORD Au cours des a n n k s 1980, les deux pays
ont men6 des recherches et des programmes
Le Canada et les ~ t a t s - ~ npartagent
is une d'evaluation sur les causes et les effets des
longue tradition de cooperation dans des dep6ts acides et sur les consequences des
questions sur l'economie, la politique et mesures qui pourraient &re prises afin de
l'environnement. Les deux pays partagent la reduire ces dep6ts. Au Canada, ces travaux
plus longue frontiere non defendue du globe ont ete effectues sous les auspices du Cornit6
et chacun est le plus important partenaire federal-provincial de coordination de la re-
commercial d e l'autre. La pollution ne cherche et de la surveillance (CCRS). Aux
connaissant pas de frontikres, ces deux pays ~ t a t s - ~ n iles ,National Acid Precipitation As-
ont egalement en commun les m@mespro- s e s s m e n t P r o g r a m ( N A P A P ) (Programme
blemes d e pollution. Pendant d e national d'etude des precipitations acides),
nombreuses annees, ils ont uni leurs efforts un programme legislatif autorise de dix ans
dans la lutte contre la pollution de l'environ- etabli en 1980, a kt6 au centre des recherches
nement, notamment pour resoudre les sur les pluies acides. Le CCRS a publie le
questions touchant la qualit6 de l'eau dans Rapport de 1990 sur le transport a distance des
le cadre du Traite des eaux lirnitrophes de pollua~ztsatmosphE'riques et sur les dE'p6ts acides
1909 et dans l'Accord sur la qualite de l'eau et le NAPAP a publie des documents
dans les Grands Lacs d e 1978, modifie en d'cc kvaluation integr6e (Integrated Assess-
,)

1987. ment) en 1987 et en 1990 ainsi que 27 State of


Science alid Technology Reports (rapports sur atmospherique transfrontiere a longue
I'etat de la science et de la technologic) en distance (TADPA) de la Commission econo-
1990. Le CCRS et le NAPAP ont tenu des mique des Nations Unies pour 1'Europe.
reunions bilaterales annuelles d'etude et de Entre temps, les ~ t a t s - ~ nont
i s continue a
coordination technique dans la plus grande reduire leurs emissions de dioxyde de soufre
partie des annees 1980 et ont produit un dans le cadre de leur programme de la quali-
rapport scientifique conjoint en 1987. te de I'air ambiant en vertu de la Clean Air
Act et des modifications qui y ont et6 appor-
tees jusqu'en 1977, et a effectuer d e s
recherches dans le cadre du NAPAP.
Au milieu des annees 1980, le dialogue
sur la question des pluies acides s'est pour-
suivi au plus haut palier gouvernemental. Le
premier ministre Mulroney et le president
Reagan, lors d'une rencontre en i985, ont
nomme des envoyes speciaux pour etudier
rdm* f ~ ~ ~ e t l e s & ~ b ~ la
m question
~ t m des pluies acides. Les envoyes
a$ place dm prometn3 de r e c h d et speciaux (William Davis, d u Canada, et
Drew Lewis, des ~tats-Unis)ont publie leur
d'&Vdua$i~ni n t d
rapport au debut d e 1986. 11s indiquaient
BM@ SR €ma& a oeuvre un p r ~ dans leur rapport que les pluies acides
constituaient un probleme transfrontiere
gmmnedrr lutte awfeles &nWonsde grave, et ils incitaient les ~ t a t s - ~ nai smettre
[Link] dans I'est du Canada sur pied un programme d'elaboration et
d'application de techniques aptes a reduire
1 W lkserrmy& spkhux p&Emt m rap les emissions d e dioxyde d e soufre et
port d a n s fequd an ~ o & f que les d'oxydes d'azote des centrales thermiques
glaies adties ctnmtkeni. un grave au charbon. Les ~tats-Unisont par la suite
pbt.@j~le ham^ rnis sur pied le Clean Coal Technology Pro-
gram (Programme de transition au charbon
lXbut,aumoL badit,des n4gdatiaus @pure),un programme quinquennal d e
oHcielIs datives un accord s m b 5 milliards de dollars finance conjointement
qualit&de l'air par les secteurs public et prive. Cette periode
a egalement ete marquee aux ~ t a t s - ~ npar is
une augmentation des recherches sur Ies
causes et les effets des pluies acides et par la
formation d'un consensus de plus en plus
large sur la necessite de reduire les emissions
des precurseurs des pluies acides.
lie p i e r minisire M d q et le
pdsident Bush s i p n t , le 13 mars, La realisation de 1'Accord sur la qualite de
l'air en vigueur actuellement remonte au
10 fevrier 1989, alors que le president Bush a
rencontre le premier ministre Mulroney B
En 1985, le Canad.a a mis sur pied un pro- Ottawa. Le President s'est engage a ce que
gramme d e lutte contre les emissions d e les ~ t a t s - U n i snegocient un accord sur la
dioxyde de soufre dans l'est du Canada, pro- qualite de l'air avec le Canada et a propose
gramme qui avait comme objectif de reduire en m@metemps de modifier la Clean Air Act.
d'ici a 1994 les emissions de 1980 B un niveau Les gouvernements ont tenu des nkgocia-
de 2,3 millions de tonnes metriques. Le Can- tions officieuses e n 1989 e t 1990. Les
ada sfetait engage anterieurement 2 reduire negociations officielles ont commence en
ses emissions d'au moins 30 pour 100 dans le aofit 1990 et se sont terminees en decembre
cadre de la Convention sur la pollution de la m@meannee, un mois apres que le
president Bush ait enterine les modifications connexes sur les inventaires des emissions,
apportees a la Clean Air Act aux Etats-Unis. les techniques d e lutte contre la pollution et
Les deux chefs de gouvernement ont ratifie les mecanismes axes sur le marche. Le sous- Au W r t , ik Comiix?
l'Accord 2 Ottawa le 13 mars 1991. comite 2 sert d e tribune pour discuter des
Ainsi, la ratification de 1'Accord a consti- nombreuses activites scientifiques et techni- de ia quafit&iie I'bn'r a
tue l'aboutissement de plus de dix annees de q u e s , n o t a m m e n t la r e c h e r c h e e t la
discussions sur la question d e la pollution surveillance des dep8ts atmospheriques et de
l e u r s effets, e n v e r t u d e l'annexe 2 d e
ax6 ses effmts sur Ea
a tmospherique transfrontiere, notamment
sur les pluies acides. Ces dix annees ont ete l'Accord. La liste des membres, ainsi que le
marquees par la realisation de programmes mandat du comite et [Link] sous-comites, sont mise m o m t ? des
de recherche, par la mise au point de techni- prkentes en annexe au present rapport.
ques, par des tentatives intermittentes d e Au depart, le Cornit6 de la qualite de l'air programmes et
negotiation d'un accord sur la qualit6 de l'air a axe ses efforts sur la mise en oeuvre des
et par l'elaboration de programmes de reduc- programmes et l'atteinte des objectifs precis I'atteinte des
tion des pluies acides. prevus par l'Accord, sur l'evaluation des ini-
tiatives actuelles d e cooperation et s u r
A C T I V ~ ACTUnLES
~S DU I'examen des domaines dans lesquels la co- objectifs spkcifiques
C O M TDE~ LA QUAL& DE operation pourrait @treamorcee ou accrue. Le
Comite de la qualite d e l'air s'est rkuni pour prkvus par /'Accord,
L'AIR la premiere fois le 26 novembre 1991, 2
En vertu de l'article VIII de 1'Accord sur la Washington, DC. Au cours de cette reunion, sur l'iz~aluatimzdes
qualite de l'air, on a mis sur pied un Comite les membres d u Comite se sont interesses
bilateral de la qualite de l'air qui doit : exami- principalement aux activites nationales et bi-
laterales pertinentes ainsi qu'aux sujets qui initiatives actuelles
ner les progres accomplis dans la mise en
oeuvre de YAccord; rediger et presenter aux devaient &re abordes dans le premier rap-
deux gouvernements des rapports d'etape port d'ktape. Les deux sous-comites se sont de coopkr~timut sur
sur la mise en oeuvre de l'Accord; comrnuni- rencontres en novembre 1991 pour discuter
q u e r t o u s l e s r a p p o r t s d ' e t a p e a la d e sujets comme l'application d e s pro-
grammes respectifs d e reduction d e s I'examen des
Commission mixte internationale pour que
cette derniere sollicite des observations publi- emissions, ainsi que la recherche et la surveil-
ques a leur sujet et prepare une synthese des lance en matiere de dep8ts atmospheriques domines dons
opinions presentees au cours de la phase des et de leurs effets.
observations; et rendre le rapport d'etape En vertu d e YAccord, chaque Partie doit Iesquels la
public apres sa p r e s e n t a t i o n aux d e u x aviser l'autre des actions, activites et projets
gouvernements. proposes susceptibles d e causer une pollu- coopiration pourrtzit
Le Comite de la qualite de l'air est form6 tion atmospherique transfrontiere importante
d e neuf representants de chaque gouverne- et, si les circonstances l'exigent, prendre des
@re m c & uu
ment, et deux sous-comitks l'aident a realiser mesures pour Gviter ou attenuer les risques
son mandat. Le sous-comite 1 est charge de lies a ces actions, a ces activites ou a ces pro-
superviser l'application des programmes et jets. Les deux pays o n t commence a s e Uc
m .
des objectifs contenus dans l'annexe 1 d e pencher sur les criteres 2 utiliser pour mettre
YAccord. I1 est egalement charge des travaux en oeuvre cette disposition de 1'Accord. R
SECTION II

DANS LES
PROGRAMMES ET
OBJECTIFS SPECIFIQUES
efforts pour reduire les effets des dep6ts
acides.
.
In ratifiant 1'Accord sur la qualit6 Le Canada et les ~ t a t s - ~ nutilisent
is plu-
de l'air, le Canada et les ~ t a t s - sieurs approches pour lutter contre la
Unis se sont engages i realiser pollution atmospherique. Nous dkcrirons
des programmes et des objectifs deux approches iinportantes. La premiere,
adoptee principalement pour proteger la
precis dans le but de rendre l'air plus pur sante humaine, fixe des concentrations li-
et d'assainir l'environnement des mites de certains polluants dans l'air, p. ex.
Canadiens et des AmQicains. L'annexe 1 i en parties par 10 millions de mol6cules d'air
1'Accord principal renferme les engage- ou en microgrammes par metre cube d'air.
Les deux pays ont fixe des limites pour les
ments pris par chaque pays pour reduire concentrations atmospheriques de dioxyde
les precurseurs des pluies acides : le de soufre et d'oxydes d'azote, et ils ont assez
dioxyde de soufre (SO21 et les oxydes bien reussi faire respecter ces limites en
d'azote (NOx).Le SO2 est le principal pol- matiere de qualite de l'air.
luant responsable de la formation des La deuxieme approcl~evise 21 reduire la
pluies acides, ou des dep6ts acides (un quantite totale de polluants qui retombent
terme plus correct qui designe a la fois les dans une region donnee; elle est reliee a la
protection des 6cosystemes contre les effets
dCp6ts hurnides et les dkp6ts secs de com- negatifs de la pollution. Les charges peuvent
poses acides). Les NOx jouent egalement Etre exprimees en unites de poids de pol-
un r81e important dans la formation des luant par unite de superficie des terres, par
depbts acides. 11s jouent un r61e predomi- unite de temps. Par exemple, le Canada s'est
fixe comrne objectif, dans l'est du pays, de li-
nant dans certaines regions, et au cours de miter les charges de sulfates humides a
certains 6pisodes acides. Les programmes 20 kilogrammes par hectare par annee. Cette
de reduction des emissions figurant a l'an- valeur particulikre, datant du debut des an-
nexe 1 portent sur les sources fixes (p. ex., nees 1980, avait pour but de proteger les
eaux de surface moyennement sensibles
fonderies, centrales electriques et chau- contre les effets de l'acidification. Aux ~ t a t s -
dikres industrielles commerciaIes) dans le Unis, la version modifiee en 1990 de la Clean
cas des emissions de SO2 et de NOx et les Air Act (CAA) limite les 6missions d.e SO;! a
sources mobiles (p. ex., vehicules 6 mo- l'echelle nationale sans reference a des unites
de superficie. Les dispositions de kduction
teur) dans Ie cas des NOx.
des pluies acides de la Clean Air Act visent a
Les obligations figurant a l'annexe I tien- reduire de faqon importante les 6missions
nent compte des approches differentes prises annuelles de SO:! et a fixer finalement un pla-
par le Canada et les ~ t a t s - ~ ndans
i s leurs fond pour ces emissions. c e s dispositions
refletent, en partie, la volonte de reduire les particules de sulfates dans l:atmosph&re sur
dep6ts dans les milieux aquatiques sensibles la visibilite dans l'est des Etats-Unis, ainsi
et de renverser ou .de ralentir l'acidification que dans les parcs importants et les aires
des lacs et des c o ~ r d'eau.
s sauvages de l'Ouest (p, ex. le Glacie~Nationnl
Park, le Grand Canyon).
Le concept de charge << totale ,, compfend
les d6p6ts hurnides et les dep6ts secs. Etant Dans les sections qui suivent, on resume
donne l'absence de donnees sur les depBts les obligations des deux gouvernements
secs, Ie concept de charge totale portait au concernant les programmes et objectifs precis
debut exclusivement sur les dep6ts humides. et o n s o u l i g n e les progrks e n r e g i s t r e s
Cette approche est probablement plus appro- dans la, realisation de ces obligations. On
priee p o u r le Canada et les regions des traite des objectifs de reduction des emis-
~ t a t s - ~ noh
i s les dep6ts secs sont peu impor- sions, des sources towhees, d u calendrier
tants; elle l'est moins dans les regions ob la des reductions, d e la repartition geogra-
contribution relative des dep6ts secs 2 l'en- phique, des methodes utilisees pour reduire
semble des dep6ts est plus elevee ou plus les emissions et de la surveillance [Link] emis-
variable selon les regions. s i o n s . O n d i s c u t e e g a l e m e n t d e la
(( prevention d'une degradation importante ,)

Les deux pays ont dti compter avec l'aci- de la qualite de l'air et de la protection de la
dification variable des eaux de surface selon visibilite dans le contexte d e I'Accord sur la
les regions et ont elabore des politiques qualit6 de I'air.
ayant pour but de reduire les depBts de com-
poses 5 base d e soufre d a n s les bassins DIOXYDE DE SOUFRE
hydrographiques. On s'inquiete egalement
des deux cBtes de la frontiere de l'effet des Apercu des obligations et des
d6pBts acides sur les forGts, le sol des for@ts objectifs de rkduction des Cmissions
et les materiaux, et des effets sur la sante que
peuvent presenter les aerosols acides dans Les deux pays ont contracte l'obligation
I'atmosphere. Aux ~ t a t s - ~ n ion
s , s'inquigte de reduire les emissions de dioxyde de sou-
beaucoup egalement des effets nefastes des fre des sources fixes et de fixer un plafond
pour ces emissions. Dans le present rapport,
on utilise la tonne americaine et la tonne me-
TENDANCES
trique. Une tonne ainericaine egale 0,9 tonne
metrique. Reciproquement, une tonne me-
trique egale 1,l tonne americaine. En vertu UMlTE DANS L E S T D U CANADA
de I'annexe 1, le Canada est dans I'obligation 2.3 T.M.

de reduire ses emissions de SO2 dans les sept


provinces les plus i l'est i 2,3 millions de
tonnes metriques par annee d'ici A 1994 et de
maintenir un plafond d e 2,3 n~illionsd e
tonnes mctriques par ann& pour ces emis-
sions jusqu'au 31 decembre 1999. En outre, le
Canada s'est engage i ce que ses emissions
nationales de SO2 ne depassent pas un pla-
fond permanent de 3,2 millions de tonnes
par annee d'ici A l'an 2000. Les &tats-~nisse
sont engages a reduire leurs emissions de IS," 1 JJU 2000 201 0
SO2 d'environ 10 millions de tonnes ameri- ANN& DEBASE
caines par annee par rapport aux niveaux de 'A:
1980 d'ici i l'an 2000, exception faite des EMISSIONS DE SO? - TENDANCES ET OBJECTIFS
sources remises en service qui utilisent des
techniques accept&, non polluantes, d'utili-
TENDANCES
sation d u charbon epur6 et des sources
recevant des alIocations en prime, conforme-
ment aux dispositions de la Clean Air Act
~ l a t i v e s5 ces sources. Les engagements des
Etats-Unis representent une diminution
d'environ 40 pour 100 des niveaux d'emis-
sion de SO2 de 1980, l'annee que le Canada et
les ~ t a t s - ~ nonti s choisie comme rbference
pour mesurer les progres enregistres dans le
cadre de leurs programmes respectifs de re-
duction des pluies acides. En outre, les
Etats-Unis se sont engages i ce que les emis-
sions nationales d e SO2 d e s c e n t r a l e s
Clectriques ne depassent pas un plafond per-
m a n e n t d e 8,95 m i l l i o n s d e t o n n e s V
1970 1980 1990 2000
amhicaines par annee d'ici a l'an 2010. En- A N N & ~ €BASE
fin, les ~ t a t s - ~ nsei s sont engages, en vertu ETATS-UNIS.-
de la Clealz Air Act, i veiller i ce que leurs e- E M I S S I O N S DE SO? - TENDANCES ET OBJECTIFS
missions industrielles de SO2 ne depassent
pas 5,6 nullions de tonnes americaines.
Apergu de la inise en oeuvre
La figure 1 presente les tendances et les
objectifs relatifs aux emissions d e SO2 a u Canada
Canada et aux ~ t a t s - ~ net i s montre qu'i
long terme, les emissions sont i la baisse En 1985, le gouvernement federal et les
dans les deux pays. go~~vernements des sept provinces les plus i
I'est ont convenu de mettre sur pied un pro-
gramme de reduction des emissions de 502.
Ce programme, rendu officiel dans les en-
tentes federales-provinciales ratifiees en 1987
et en 1988, etablissait des objectifs et des ca-
lendriers precis de reduction des emissions
dans chaque province. Le gouvernement fk- dans le cas des fonderies, a un changement
d e r a l a e n t r e p r i s d e r e d u i r e les flux d e combustible ou 21 des programmes d e
transfrontieres de SO2 et d e financer la re- conservation d'knergie en vue de reduire la
cherche, l e d k v e l o p p e m e n t e t la demande en electricit6 dans le cas des cen-
demonstration de techniques de reduction traIes electriques ou encore A des techniques
du SO2. plus specialisees dans les [Link] cas. Certains
En vertu d u programme pour l'est d u programmes provinciaux reglementent ega-
C a n a d a , l e s p r o v i n c e s 2 l'est d e la lement d'autres secteurs, comme la teneur en
Saskatchewan doivent reduire ?I 2,3 millions soufre du mazout lourd en Ontario et au
de tonnes mktriques leurs emissions totales Quebec et les emissions des usines de piites
de SO2 par annee d'ici A 1994, soit une dimi- et papier et des raffineries au Quebec.
nution d'environ 40 pour 100 par rapport Entre 1987 et 1994, les principales sources
aux niveaux d'emission de 1980 qui s'etablis- d'6mission investiront environ 1,7 milliard
saient a 3,8 millions de tonnes metriques. Les de dollars en projets d'irnmobilisations afin
provinces ont accept6 un objectif et un calen- de reduire leurs emissions de SO2. L'investis-
d r i e r precis d e reduction globale d e s sement annuel moyen au cours de la periode
emissions, selon le principe de la << bulle )), s'eleve a 248 millions de dollars par annee,
c'est-A-dire qu'il revient A chaque province mais au cours des quatre dernieres annees,
d e decider comment obtenir les reductions l'investissement dans des projets d'immobili-
necessaires pour ne pas depasser le plafond sations sera d'environ 352 millions de dollars
convenu. Le tableau 2 renferme les niveaux par annee.
d'emission de 1980 et les objectifs pour 1994.
Les investissements dans des projets d'im-
En general, les efforts d e reduction des mobilisations se poursuivra apres 1993. Par
emissions ont kt6 diriges vers les principales exemple, Ontario Hydro continuera i inves-
sources de SO2 comme les fonderies de me- tir environ 206 millions de dollars par annee
taux non ferreux et les centrales thermiques dans des projets de reduction de ses emis-
fonctionnant aux conlbustibles fossiles, oh sions entre 1994 et la fin de 1998 de faqon a
Yon peut obtenir les reductions les plus irn- garder ses emissions sous la limite tout en
portantes et les plus rentables. Ces fonderies permettant une augmentation de la produc-
et ces centrales thermiques Ctaient respecti- tion d'electricite. N o v a Scotia P o w e r
vement responsables d'environ 62 et 20 pour investira encore 170 millions de dollars entre
100 des emissions de SO2 au Canada en 1985. 1994 et 2010 pour la m@meraison.
Ainsi, six grandes fonderies de cuivre, de
nickel et de zinc, une usine d'agglomeration Depuis la ratification de 1'Accord sur la
de minerai de fer et trois services publics qualite de l'air en 1991, on a accompli des
provinciaux d'blectricite sont responsables progres considerables concernant l'objectif
de la mise en oeuvre de la plus grande partie de 2,3 lnillions de tonnes metriques pour
du programme. 1994. L'annee dernikre, les mesures visant 21
Les provinces ont etabli des niveaux reduire les emissions de sources existantes
&emission contr8lee pour chaque fonderie. de SO;? dans l'est du Canada ont et6 les sui-
Par ailleurs, les services publics d'electricite, vantes :
dans la plupart des provinces, se sont vu at-
tribuer une part du plafond provincial des Attribution de contrats d'epuration 2 la
emissions pour 1994 et sont libres de faire chaux humide pour deu.x des quatre
des echanges entre deux centrales ou deux generatrices de 500 MW de la centrale
generatrices de la province de facon que, de Lambton en Ontario.
dans l'ensemble, elles ne depassent pas leur
part du plafond. Le type de contr6le impose Mise sur pied d'un plan revise d'offre
permet a ces sources d'emission de choisir et de demande par Ontario Hydro qui
parmi tout I'eventail des options de rbduc- repose sur l'utihsation accrue des
tion des emissions, dont des methodes usines existantes dont jusqu'i 10 d'en-
faisant appel 5 un changement de procede tre elles seront peut-@treequipees d'un
systeme de desulfuration des gaz de
combustion (epurateurs).
Clbjectirs de rMa&on des 6EPlissions de S-
Mise en service d'une nouvelle usine
de transformation d e minerai a la fon-
derie de l'Inco 2 Sudbury (Ontario) qui
elirnine le soufre concentre (pyrrhotine) m l2&a&m, dans k s e p t p m ~ plslsalr&t,
l ~
d u minerai avant son introduction dans J ~ E$Sd s & m ~ de SOz P 23 miSiions de
la fonderie, et achevement d e la m&%p#en 1%
construction d u premier des deux fo
a oxygene qui permettront de recup I,-.hnl.~9an2,3-&t0--
rer beaucoup plus de SO2 dans l'usin *-m
ju?qda 1999
acide de la fonderie. I r ~ ~ h a ~ ~ d ~
I En 1990, changements majeurs appor-

I
3 & d & m e d e ~ m ~ r n ~
tes au procede 2 la fonderle de Noranda
(Quebec), changements qul ont perrnis
d'augmenter considerablement l'effic
cite de recuperat~ondu soufre dans 1 I' d f ? s ~ ~ & ~ & I ~
nouvelle uslne aclde ~nstalleeen 1989. 'I . =[Link],
easaum
Entree en vlgueur d'une concentration
lirnite de 1,5 pour 100 de souhe dans le @ 'Plaf9ad n a t i O n a l y r r t d e 8 , 9 5 & m d@~ r z *
mazout a la centrale thermique de Tracy n ~ s E t n & h h w p Q u r h ~ ~ *
(Quebec) et de 2,O pour 100 pour les
chaudieres industrielles existantes a I b c o
Quebec. I): & 4 3 w a n & 5 , 6 ~ m d e n ~ ~ p b
r Acceleration des programmes de ge e o ~ r v s e s b - i n d a
tion de la demande et des programm -

d'efficacite par les services publics


d'electricite au Canada en prevision En ce qui concerne les nouvelles sources
d'une demande accrue d'electricite et d'emission dans l'est d u Canada, on a pris
afin de rbduire la consommation des des mesures pour reduire a u minimum les
combustibles fossiles. emissions additionnelles de SO2 et pour veil-
l e r a n e p a s d e p a s s e r les p l a f o n d s
Debut d'un projet de 187 millions de provinciaux. L'annee dernikre les mesures
dollars pour moderniser la fonderie de prises par ces nouvelles sources d'emission
la Hudson Bay Mining and Smelting de ont ete les suivantes :
Flin Flon (Manitoba). Dans le cadre de
ce projet, on remplacera l'usine actuelle Soumissions demandkes pour un epu-
de zinc par une usine de lixiviation du rateur de SO2 i~ la centrale electrique au
zinc sous pression, qui contribuera a re- charbon de 450 MW de Belledune en
duire les emissions de SO2 de 25 pour construction actuellement au nord du
100, soit d e 293 000 tonnes metrlques a Nouveau-Brunswick.
220 000 tonnes metriques, le Manitoba
pourra alnsl atteindre son nouvel objec- Teneur limite de 1,5 pour 100 en soufre
tif d'emssion d'icli?~1994 dans le mazout lourd mise en vigueur
au Quebec pour toutes les nouvelles
Decision de transformer la centrale chaudikres industrielles.
de 315 MW de Dalhousie
(Nouveau-Bmnswick) en une centrale a Construction poursuivie de la centrale
orimulsion et d'installer un epurateur. electrique de 165 MW a lit fluidis6 a
Tableau 1 missions et objectifs dr6missionsde SO2 dans l'est du Canada (kilotonnes)
mectifs
1980~ 1 ~ " 1994

Terre-Neuve
~lectricite 18 22 23 -
Total S6 43 47 45

he-du-prince-
~douard
~lectricite 2 - 2 -
Total 5 3 3 5

~ouvelle-~cosse
Electricit6 125 130 143 -
Total 193 170 178 204

Nouveau-Brunswick
MCtaux lrefusion3 '13 17 8 -
~lectricitk 122 94 1.41 -
Total 220 138 187 185

QuCbec
MCtaux lrefusion3 641 483 189 -
Total 1Q9B 693 3% 6004

Ontario
Mktaux lrefusion3 1031 899 73Cl -
~lectncit6 398 337 1% -
Total 1 764 1 457 12.50 885

Manitoba
Mbtaux lrefusion3 463 459 489 -
Total 484 469 5% 550
Est du Canada
Mktaux lrefusion3 2 148 1 858 1416 -
~lectncit6 665 583 504 -
Autres 1 H7' 532 646 -
Total 3 820 2 973 2 %6 2 4742

REMARQUES :
1 . Les valeurs de 1980 et de 1985 sont tirees du Rapport RPS 5/AP/3 de mars 1990, dlEnvironnement Canada. Les estimations de 1990 sont
des valeurs preliminaires, calcul6es d'apres les chiffres fournis par les provinces.
2 Dans l'est d u Canada, la limite d e 1994 est d e 2 300 kilotonnes. Le total actuel des objectifs dont on a convenu est d e 2 474 kilotonnes; on
s'attend que la difference de 174 k l l 0 t 0 ~ e Ssera attribu6e au cours de 1992, par suite d e modifications qui seront apportees aux accords ac-
tuels entre les gouvernements fkderal et provinciaux.
3 La categorie metaux 1'" fusion s'applique aux fonderies de m6taux non ferreux et 2 I'emichissement du minerai d e fer, mais eUe exclut
(( ))

la production d'aluminium.
4 Au Quebec, l'objectif de 600 kilotonnes est pour 1990; la province a choisi d'atteindre les reductions prkvues en 1990 plutBt qu'en 1984.
Point Aconi (~ouvelle-~cosse); cette tions A la fin de l'annee pour rendre compte
centrale pourra eliminer 90 pour 100 de ses emissions annuelles. A la fin de I'an-
du S02 et, pour ce qui est des emis- nee, on compare les donnees d'emission
sions de NOx, on pourra obtenir des re- d'une source d'emission aux allocations
ductions minimales inferieures de d'emission qu'elle detient pour determiner si
30 pour 100 aux normes actuelles rela- elle respecte les normes. Lorsqu'une source
tives aux nouvelles sources. d'emission ne detient pas un nombre suffi-
sant d'allocations pour rendre compte de ses
Les donnees de 1990 concernant les emis-
emissions au cours d'une annee, elle doit
sions de SO2 au Canada indiquent que les
payer un montant kquivalant A 2 000 dollars
emissions dans l'est d u Canada sont mainte-
la tonne amhicaine d'emissions en exces. En
nant a environ 16 pour 100 de I'objectif de
outre, la source &emission prise en defaut
2,3 millions de tonnes metriques fixe pour
doit soustraire le nombre d'allocations man-
1994.
q u a n t e s d e ses allocations d e l'annee
On elabore presentement un nouveau pro- suivante pour compenser les emissions sup-
gramme visant ?I permettre au Canada de plemen taires.
rnaintenir un plafond national de 3,2 millions
de tonnes metriques d'ici au 31 decembre 1999. Sources visCes, calendrier et coOt des
Les reductions obtenues actuellement dans le r6ductions
cadre d u programme de I'est d u Canada
contribuent egalement la diminution des Les reductions d'emission de SO2 a u x
emissions nationales de SO2 pour atteindre ~ t a t s - u n i sseront mises en oeuvre en deux
une limite d e 3,2 millions d e tonnes me- phases et entraineront des restrictions plus
triques. Les emissions nationales au Canada, rigourenses concernant l'utilisation des
qui s'elevaient a 4,6 millions de tonnes me- combustibles fossiles par les centrales electri-
triques en 1980, etaient passees A 3,5 millions ques. La premiere etape debute le lerjanvier
de tonnes metriques en 1990, soit une dimi- 1995 et la deuxieme, le lerjanvier 2000. Au
nution correspondant A prks de 80 pour 100 cours d e la premiere phase, 261 sources
de la diminution totale requise pour attein- d'emission a 110 centrales electriques dans
d r e I'objectif d e 3,2 millions d e tonnes 21 tats de 1'Est seront towhees. Ces sources
metriques. Le prochain rapport d'etape de- se verront attribuer le nombre d'allocations
vrait fournir des donnees plus detaillees au precise dans la Clmn Air Act. Les allocations
sujet du programme national. ont ete calcul6es en supposant que chaque
source emet 2,5 livres de SO2 par million de
British Thermal Units (BTU) d'apport de cha-
leur. A la fin de 1995 et chaque annee par la
Les reductions des emissions de SO2 aux suite au cours de la phase I, les sources de-
~tats-unisseront mises en oeuvre principale- vront detenir u n nombre suffisant
ment gr2ce a l'utilisation d'un systeme d'allocations pour rendre compte de leurs
innovateur d'allocations d'emissions de S02. emissions annuelles.
Chaque allocation permet a son detenteur
d'emettre une tonne americaine de SO2 pen- Durant la phase 11, environ 2 500 genera-
dant une annee ou les annees suivantes. Les trices d'une capacite de 25 megawatts ou
allocations vont aux services publics vises en plus (incluant celles visees au cours de la
fonction de leur consommation, passee, de phase I), recevront des allocations calculees A
combustible et des taux dfCmission precises partir d'une serie de formules contenues
dans la Clean Air Act modifiee. Une fois ac- dans la legislation. Cette facon d'attribuer les
cordees, les allocations sont pleinement allocations se traduira par une $duction irn-
commercialisables. Elles peuvent stre ven- portante des emissions de SO2 des services
dues d'autres parties ou gardees en banque publics. En 2010, lorsque le programme sera
pour utilisation future. La principale exi- pleinement en vigueur, les allocations an-
gence d u programme d e lutte contre les nuelles permettront de respecter un plafond
pluies acides est que la source d'emission de 8,95 millions de tonnes americaines pour
doit detenir un nombre suffisant d'alloca- les emissions nationales. Dans le cadre d u
programme de lutte contre les pluies acides, droits d'emission, conqu pour rendre les
les nouvelles generatrices, notamment celles reductions d'emission plus rentables, ne don-
dont la capacitk de production sera inferieure nera pas lieu a d e grandes differences en
2 25 megawatts, ne recevront pas d'alloca- matiere de dep6ts selon les rkgions compara-
tions d'emission et devront obtenir des tivement une approche qui ne permettrait
allocations d'autres generatrices pour rendre pas l'echange. L'une des raisons est que les
compte de leurs emissions. emissions de dioxyde de soufre aux ~ t a t s -
On estime que le systeme d'attribution des Unis sont fortement concentrees dans la
allocations axe sur le marche [Link] rkduire region du Midwest, de sorte que l'echange
les coQts de la conformite aux dispositions du des reductions d'emissions entre les diverses
programme de lutte contre Ies pluies acides sources ne donnera pas de changements im-
d'environ 20 p0u.r 100 par rapport aux ap- portants sur plus de 1 000 milles carres aux
proches traditionnelles de << commandement Etats-Unis et au Canada. Lorsque le pro-
et de contrhle D. On estime que le programme gramme de reduction des emissions sera mis
de lutte contre les pluies acides aux ~ t a t s - en oeuvre aux ~ t a t s - ~ neti sque l'kchange des
Unis coQtera environ 1 milliard de dollars par droits d'emission sera implant@,les ~ t a t s -
annee durant la phase I et environ 4 milliards Unis analyseront les consequences d e ce
de dollars par annee durant la phase 11. Par systeme d'echange sur les plans economique
consequent, les economies susceptibles d'etre et envirolmemental.
realides grice a un systeme axe sur le mar-
ch6 sont substantielles. Cette approche a requ M6thodes pour assurer la conformit6
un nouvel appui en 1991, lorsque le Chicago
Board of Trade a annonce son intention d'eta- Dans Ie cadre du programme americain de
blir un marche a terme sur les allocations lutte contre les pluies acides, une source peut
d'emission. reduire ses emissions selon le nombre d'allo-
cations qu'elle detient, augmenter le nombre
RCpartition geographique des profils d'allocations qu'elle detient jusqu'g son ni-
de rkduction et de d6p6t veau legal d'emission ou combiner ces deux
options. Lorsqu'une source choisit de reduire
Le programme de lutte contre les pluies ses emissions selon le nombre d'allocations
acides des fitats-~niss'applique aux 48 tats qu'elle dktient, plusieurs options s'offrent
qui sont contigus et au District de Columbia alors a elle. Elle peut avoir recours a des
(Hawaii et 1'Alaska ne sont pas vises). Toutes mesures de conservation de l'energie, utiliser
les sources qui repondent aux criteres dkfinis davantage des sources d'energie renouve-
seront soumises aux exigences du Titre IV de lable, reduire son utilisation, utiliser des
la Clean Air Act. Cornrne on l'a dkja precise, techniques de reduction de la pollution ou
les sources viskes dans la phase I et qui de- utiliser un combustible a faible teneur en sou-
vront reduire leurs emissions 2 partir de 1995 fre. Lorsqu'une source choisit d'augmenter
sont toutes situkes dans l'est du pays ou se les allocations qu'elle detient jusqu'au niveau
trouvent la plupart des vieilles centrales les de ses emissions, elle peut le faire en s'appro-
plus polluantes. Les Etats comprenant le plus priant les allocations en exces d'une autre
grand nombre de sources visees qui devront source dans le m@mesysteme, en achetant
reduire leurs emissions sont l'Ohio, l'Indiana, des allocations d'un courtier ou d'un autre
l'Illinois, la Pennsylvanie et la Virginie de service public qui pourrait avoir fait mieux
l'Ouest. Des domees preliminaires nous jndi- que les normes en matiere d'kmission (et au-
quent que certaines sources dans ces Etats rait donc des allocations h vendre), en
choisiront de reduire leurs emissions au-deli5 achetant les allocations d'une industrie ou
des exigences de la legislation et vendront d'un service public non vise par le pro-
leur surplus d'allocations a des sources dans g r a m m e q u i a choisi d e p a r t i c i p e r a u
d'autres tats oh la rkduction des emissions programme d'allocations, ou encore en ache-
cofite plus cher. tant les allocations d a n s le cadre d'un
Les analyses effectuees sous les auspices programme de vente aux encheres prevu par
d u NAPAP indiquent que l'echange des la loi et organise par YEPA. Le choix de la ou
des methode(s) pour satisfaire aux exigences per volontairement au systeme d'attribution
de la loi revient chaque source. Le gouver- des allocations. Ces regles sont toutes sou-
n e m e n t p o u r r a e v a l u e r l'impact d e s mises 2 une periode d'examen public et
decisions prises par les sources pour se d'observations aux ~ t a t s - ~ n iet
s , la plupart
conformer ?.I la loi, mais il n'imposera pas de devraient @trepretes a la fin de 1992. D'ici la
mesures particulieres. publication du prochain rapport d'etape de
~ t a n donne
t que la phase I du programme IJAccord sur la qualit6 de l'air, les sources
de lutte. contre les pluies acides n'exige pas d'emission devraient etre en bonne voie de
d e reduire les emissions avant 1995, il est se conformer aux modalites de la phase I. Par
trop t6t pour discuter des decisions prises exemple, d'ici 21 fevrier 1993, toutes les
par les sources pour se conformer 2 la loi. sources d'emission visees par la phase I de-
Toutefois, il semble qu'un nombre significatif vront presenter une demande de permis et
de services publics prevoient d'installer des un plan de conformite, ce qui devrait nous
epurateurs afin de satisfaire aux exigences de indiquer plus clairement comment les
la phase I. On devrait disposer d'une quantitk sources viskes par la phase I entendent se
assez importante de donnees sur les deci- conformer a leurs limites d'emission. En ou-
s i o n s p r i s e s p a r les s o u r c e s p o u r s e tre, toutes les sources visees par la phase I
conformer a la loi au cours de la phase I d'ici devront installer des dispositifs de mesure
la publication du prochain rapport d'etape continue des emissions d'ici la fin de 1993.
en 1994.
OXYDES D'AZOTE
Progrks rkalisks quant aux
obligations concernant le dioxyde de Canada
En vertu de l'annexe 1 de l'Accord sur la
L'annee derniere a kt6 bien remplie en ce qualit6 de l'air, le Canada s'est engage a re-
qui concerne la mise en oeuvre des disposi- duire ses emissions d'oxydes d'azote (NOx)
tions de la Clean Air Act touchant les pluies p r o v e n a n t d e s soirees fixes d e
acides et des exigences de l'annexe 1 de 1'Ac- 100 000 tonnes metriques par rapport au ni-
cord sur la qualite de l'air. Dans le regime veau prevu d e 970 000 tonnes mktriques
des ~ t a t s - ~ n ile
s , Congres decide des exi- pour l'an 2000. En outre, le Canada s'est en-
gences du programme et le pouvoir executif gage a mettre en oeuvre des normes plus
est responsable de l'elaboration et de la pro- rigourenses d'kmission de NOx provenant des
mulgation des rPglements qui dkfinissent les vehicules legers, des vehicules intermkdiaires
modalites &execution de la loi. Le pouvoir et des vehicules lourds entre 1996 et 1998.
executif est charge de promulguer la regle-
Les emissions d e NOYs'elevaient 21
mentation permettant de mettre en oeuvre le
1,9 million de tonnes metriques au Canada
programme de lutte contre les pluies acides.
en 1985, dont 63 pour 100 provenaient de
En decembre 1991, L'EPA a defini les rPgles
sources mobiles, principalement de vkhicules
finales de la vente aux encheres et de la vente
legers et lourds & dPeq;ipement hors route a
directe des allocations et a propose des rPgles
moteur diesel. Les principales sources fixes
dans quatre domaines d'une importance ca-
sont les centrales klectriques, les chaudikres
pitale pour le programme de lutte contre les
et les rechauffeurs, les compresseurs de pipe-
pluies acides : les allocations d'enussion de
line et les turbines A gaz. ~i aucun dispositif
dioxyde de soufre, les permis concernant les
de reduction des emissions autre que ceux
pluies acides, la surveillance des emissions
deja en place n'etait mis en oeuvre, on estime
continues et les emissions excedentaires.
qu'en l'an 2000, les emissions de NOx des
Des reglements futurs porteront sur la re- s o u r c e s fixes a u g m e n t e r a i e n t a
gle d'attribution des allocations qui etablit le 970 000 tonnes metriques, par rapport a
processus initial d'attribution des allocations 707 000 tonnes metriques en 1985, et que
a chaque source d'emission et la rPgle qui celles des sources mobiles passeraient a
permet aux sources industrielles de partici- 960 000 tonnes metriques, par rapport aux
1,18 million de tonnes metriques mesurees pas d'objectifs nationaux de reduction des
en 1985. emissions.
La reduction des emissions se fera dans le Les mesures preciskes dans le Plan de ges-
cadre d u Plan de gestion des oxydes d'azote tion des NOx et d u COV pour les sources
(NOx) et des composes organiques volatils mobiles comprennent une norme plus stricte
(COV). Ce plan federal-provincial a ete ela- de 0,4 gramme de NO, par mille pour les
bore par le Conseil canadien des rninistres de automobiles et les camions d'ici 1994 et une
llEnvironnement et a ete adopt6 en principe norme de 5 grammes par puissance h p a u
en novembre 1990. frein-heure(g/php/fh) pour les camions
lourds (dej2 en vigueur sur une base volon-
Le Plan de gestion des NOx et des COV taire) d'ici 1994, ainsi que des normes plus
est c o n p expressement pour reduire l'expo- strictes de 4 g/php/fh d'ici 1998 pour l'equi-
sition des Canadiens et de l'environnement pement hors route 2 moteur diesel et un
canadien a des concentrations excessives plafond pour les emissions de NOx d u trans-
d'ozone troposphkique. Le Plan a egalement port ferroviaire. En ce qui concerne la norme
pour objet de veiller A ce que le Canada res- plus s6vPre pour les 6rnissions de NOx dans
pecte ses obligations internationales en le cas des automobiles, Transports Canada a
matiere de rkduction des emissions de NOx. annonce, le 20 fevrier 1992, qu'une entente
Ces obligations sont contenues dans le Proto- officielle avait ete conclue avec les princi-
cole relatif aux NOx d e la Commission paux fabricants automobiles qui s'engagent a
economique des Nations Unies pour 1'Eu- se conformer volontairement des normes
r o p e e t a b l i e n 1988 (en v e r t u d e la equivalentes a celles prevues aux ~ t a t s - ~ n i s
Convention sur la pollution atmosphkique pour 1994 et 1995, en attendant l'introduc-
transfrontiere a longue distance) et dans tion d'un reglement en vertu de la Loi sur la
1'Accord canado-americain sur la qualit6 de skcurite' des ve3ricules automobiles qui s'appli-
l'air de 1991. I1 convient de noter qu'etant quera aux modeles de 1996.
donne que l'ozone troposphkrique est un Les mesures proposees pour les nouvelles
phenomene de nature regionale, les objectifs sources fixes comprennent des limites plus
nationaux d e reduction des emissions d e strictes d'ernission de NOx pour les centrales
NOx ne sont pas consid6rk comme des cri- klectriques, les turbines, les chaudieres et les
teres valables. Par consequent, le Plan de rechauffeurs industriels et cornmerciaux et
gestion des NOx et du COV ne comprend les gros moteurs alternatifs fixes. En outre,
les provinces sont en train d'elaborer des
programmes correctifs d e reduction des
emissions d e NOx p o u r les principales
sources fixes de NOx existantes dans les
regions oh les normes concernant l'ozone ne
sont pas respectees. Ces sources sont des cen-
trales electriques, des usines sid6rurgiques et
des raffineries.
Le programme de reduction des emissions
de NOx fait maintenant officiellement partie
des ententes federales-provinciales qui deter-
mineront la responsabilite de chacun dans la
reduction des emissions, dans la surveillance
et le compte rendu des resultats.
On prevoit que la reduction des emissions
de NO, de toutes les sources 2 I'6chelle natio-
nale s'elitvera a environ 175 000 tonnes
metriques d'ici a l'an 2000. Cela represente
une reductioi~de 7,2 pour 100 par rapport au
niveau d'emission de 1985. Les reductions Les dispositions relatives, a la rkduction
realisees par les sources qui contribuent le des emissions d e NOx aux Etats-Unis sont
plus a l'acidification seront plus importantes precisees dans le Titre I1 (sources mobiles) et
que la moyenne nationale. le Titre IV (reduction des depdts acides) de la
Une deuxieme phase d u Plan de gestion Clean Air Act; des exigences paralleles sont
des NOx et des COV sera mise sur pied d'ici formulees dans l'annexe 1 de 1'Accord sur la
a 1995. I1 est probable que la reduction des qualite d e l'air. On prevoit des reductions
emissions d e NOx exigee au cours d e cette importantes des emissions de NOx en vertu
deuxiPme phase sera plus importante et per- d u Titre I de la Clean Air Act, mais on decidera
mettra au Canada d e realiser son d e l ' a m p l e u r d e ces r e d u c t i o n s et d e s
engagement dans I'Accord sur la qualite de endroits ou elles se feront apres discussions I?
l'air de parvenir a une reduction plus impor- lf6chelle nationale et au niveau des ~ t a t s .
tante des emissions annuelles nationales des En vertu des dispositions concernant les
sources fixes d'ici 2000 et/ou 2005. emissions des sources mobiles, la limite
d'emission de NOx en grammes par mille
(g/mille) entrera graduellement en vigueur
avec la sortie des modeles 1994 des vehicules
En vertu de l'annexe 1 de 1'Accord sur la legers et d e certaines camionnettes et sera
qualite d e l'air, les ~tats-Unisont l'obligation pleinement en vigueur avec la sortie des mo-
de mettre en oeuvre un programme de re- d e l e s 1996 d e s ' v e h i c u l e s legers et d e s
duction d e s emissioi-1s d e NOx a f i n d e modeles 1997 des camionnettes. La limite
reduire leurs emissions totales annuelles de d'emission de NOx des camions lourds entre-
NOx d'environ 2 millions d e tonnes ameri- ra graduellement en vigueur avec la sortie
caines par rapport au niveau d'emission de des modPles 1991 et sera pleinement en vi-
1980 qui s'elevait a 21 millions de tonnes g u e u r e n 1998. La n o r m e s e r a fixee a
americaines. On reduira les emissions des 0,4 g/mille pour les vehicules legers (y com-
sources fixes (centrales electriques) et des pris les automobiles). La nouvelle norme
sources mobiles (vehicules a moteur) en pour les automobiles represente une diminu-
fixant d e nouvelles limites d'emission pour tion d'environ 60 pour 100 par rapport a la
ces sources. Contrairement aux limites norme actuelle.
d'emission de S02, qui sont exprimees en
tonnes americaines totales, les limites La reglementation mettant en vigueur
d'emission d e NO, sont exprimees d e faqon cette disposition de la Clean Air Act a ete pro-
plus traditionnelle. Dans i e cas des chau- mulguke en juin 1991. En outre, la vie utile
dieres electriques, les limites sont fixees en des dispositifs antipollution a [Link] portee de
livres de NOx par million de BTU tandis que 50 000 milles a 100 000 milles. Le Congres, en
dans le cas des automobiles, elles sont fix2es vertu de la Loi, a kgalement exige que I'EPA
en grammes d e NOx par mille (distance); determine d'ici a la fin de 1999 s'il est neces-
contrairement au programme d e reduction saire de reduire davantage les emissions d e
des emissions de S02, il n'y a pas d e limites NOx d e s v e h i c u l e s ( c . - a - d , p a s s e r d e
en tonnes pour la quantitk de NOx emise. On 0,4 g/mille a 0,2 g/mille). Les dispositions
a prevu qu'en l'absence de nouvelles reduc- concernant la reduction des emissions d e
tions, l e i emissions d e NOx des centrales NOx toucheront toutes les automobiles ven-
electriques augmenteraient d'environ 2 mil- d u e s a u x ~ t a t s - U n i s ,et d a n s certaines
lions de tonnes americaines par rapport aux regions (comme en Californie), les normes
niveaux de 1980 d'ici l'an 2 2000. On s'attend seront m6me plus strictes.
2 ce que les emissions des sources mobiles Dans le cadre d u programme d e lutte
amorcent une reelle diminution par rapport contre les pluies acides des ~tats-Unis,on
aux niveaux d e 1980 d'ici l'an 21 2000, d e doit fixer d e nouvelles normes pour diffe-
sorte que la reduction des emissions prove- rentes categories de chaudieres utilisees dans
nant d e toutes les sources devrait en fait la production de I'electricite. On se soumet-
depasser largement les 2 millions de tonnes tra i ces exigences en deux phases. L'EPA
amkricaines. determinera les limites d'emission d e NOx
de la phase I qui devront @trerespectks au Canada
cows de la phase I par deux types de chau- On mesure d e facon continue les emis-
d i e r e s d'ici a 1995. D ' a u t r e s n o r m e s sions d e SO2 e t d e NOx dans plusieurs
d'emission de NOx s'appliquant a toutes les centrales electriques canadiennes, mais la
chaudieres non soumises aux limites de la majorite n'est pas munie d'un tel systeme.
phase I devront 6tre respectees au cours de la Les Lignes directrices nationales sur les dkgage-
phase 11. On est en train de determiner les rB inents des centrales thermiques nouvelles,
gles concernant la mise en oeuvre des limites publikes par le gouvernement federal en
d'emission de NOx au cours de la phase I. 1981, recommandent d'installer un systeme
de mesure continue des emissions de SO2 et
Surveillance de la conformite d e NOx 5 chaque nouvelle source d'emis-
sions.
En vertu de l'annexe I de l'Accord sur la
qualite d e l'air, le Canada et les ~ t a t s - ~ n i s La revision de cette norme nationale, dans
ont contract6 certaines obligations concer- le cadre d u Plan de gestion des NO, et des
nant la surveillance d e s emissions des COV, est en cours et la nouvelle norme de-
centrales klectriques et d'autres sources fixes vrait exiger qu'on installe un systeme de
majeures. Le Canada doit estimer les emis- mesure continue des emissions de NOx a
sions de SO;! et de NOx provenant de toutes chaque nouvelle centrale electrique. Cer-
les nouvelles centrales e l e c t r i ~ u e set d e taines provinces (p. ex. la Saskatchewan) ont
toutes les centraIes electriques existantes mis sur pied un programme d'installation de
d'une puissance superieure A 25 MW au systemes de mesure continue des emissions i
moyen d'une methode d'une efficacite com- leurs centrales existantes.
parable 21 celle d e la mesure continue des Le Canada etudiera de plus prits les me-
emissions et etudier la possibilite d'avoir re- sures requises pour remplir ses engagements
cours & des systPmes de mesure continue des en vertu de 1'Accord et rendra compte plus
emissions. L; mesure continue des emissions en detail des programmes de surveillance de
(MCE) est la mesure continuelle des pol- la conformite aux normes concernant les NOx
luants emis dans I'atmosphitre sous forme de et le S@ dans son deuxiitme rapport d'etape.
gaz d'echappement des procedes de combus- Les ~ t a t s - ~ nechangent
is de l'information
tion ou d e s o u s - p r o d u i t d e s procedes avec le Canada en ce qui concerne la mise en
industriels. Cette exigence devraentrer en vi- oeuvre des exigences relatives 2 la MCE dans
gueur le lerjanvier 1995. Aux Etats-Unis, a la Clean Air Act afin d'aider le Canada a faire
compter du leTjanvier 1995, toutes les nou- son evaluation.
velles centrales electriques et toutes les
centrales electriques d'une puissance sup&
rieure a 25 MW existant a la date d'entree en En decembre 1991, la Environinental Protec-
vigueur des modifications ii la Clean Air Act tion Agency des E.-U. a propose une regIe
(le 15 novembre 1990) et qui produisent des concernant la MCE dans le cadre de sa mise
emissions de SO2 ou d e NOx doivent 6tre en oeuvre globale des dispositions concer-
munies d'un systeme de mesure continue des nant la lutte contre les pluies acides de la
emissions ou d'un autre systeme approuve C l e a n A i r A c t , m o d i f i e e e n 1990.
par l'administrateur de I'EPA, dans la mesure L'equipement requis en vertu de la regle pro-
requise par le paragraphe 412 de la Clean Air posee doit 6tre installe, certifie et en mesure
Act. Les Parties ont convenu de se consulter de fonctionner avant le 15 novembre 1993
au besoin au sujet de la mise en oeuvre de ces dans le cas des sources d'emissions viskes
exigences. E * ce qui concerne d'autres par la phase I, et avant le lerjanvier 1995
sources fixes importantes, comme les fonde- dans le cas des sources visees par la phase 11.
ries et les chaudieres industrielles, le Canada La MCE est un element important du sys-
i s convenu de chercher 5
et les ~ t a t s - ~ nont teme d'allocations axe sur le marche qui sera
employer des methodes d'une efficacite com- en usage, car elle permet d'obtenir des don-
~ a i a b i een vue d'estimer Ies emissions de nees completes et exactes concernant les
hioxyde de soufre et d'oxydes d'azote emissions.
En vertu de la regle proposee, le proprie- P R ~ E N T I O ND'UNE
taire ou l'exploitant d'une source d'ernissions
visee par la phase I ou la phase I1 (ou une
DET~~IORATION
source qui choisit d e s'intkgrer a u pro- IMPORTANTEDE LA QUA LIT^
gramme) et de toute source nouvelle doit DE L'AIR ET PROTECTION DE
installer un systeme de MCE, a moins d'indi-
cation contraire d a n s le reglement. En LAVISIBIL&
genkral un systeme de MCE peut compren- L'annexe 1 de 1'Accord sur la qualite de
dre : l'air contient des dispositions concernant la
prevention d'une degradation importante
un dispositif de mesure de la concen- (PDI) de la qualit6 de l'air et la protection de la
tration de dioxyde de soufre; visibilitt5 en rapport avec les sources qui pour-
raient etre responsables d'une pollution
R un dispositif de lnesure de la concen- atmospherique transfrontiere importante. Le
tration d'oxydes d'azote; Canada est dans I'obligation de mettre sur pied
des programmes d'ici au lerjanvier 1995, alors
un dispositif de mesure du debit; que les ~ t a t s - ~ ndoivent
is poursuivre l'ap-
plication de leurs programmes de PDI et de
un dispositif de mesure de l'opacite; protection de la visibilite en rapport avec les
effets transfrontieres dans la mesure requise
un dispositif de mesure des gaz di- par la Clean Air Act.
luants; et
Le sous-comite I d u Comite bilateral de la
-. un systeme d'acquisition et de gestion qualite de l'air doit servir de tribune pour
discuter des questions sur la rnise en oeuvre
des donnees (sur ordinateur) pour en-
des dispositions de 1'Accord relatives 2 la
registrer les donnees et effectuer les cal-
PDI et a la protection de la visibilite. Les
culs requis.
~ t a t s - ~ npartagent
is leurs donnkes avec le
En ce qui concerne les methodes utilisees Canada concernant l'elaboration et,la mise en
pour mesurer les emissions des sources fixes oeuvre de ces programmes aux Etats-Unis
majeures autres qL!e les centrales electriques, afin d'aider le Canada 2 @laborerses propres
le Canada et les Etats-Unis collaborent en- programmes de PDI et de protection de la
semble [Link] le c a d r e d e l e u r s travaux visibilite.
communs sur les inventaires des emissions. Dans cette section, on decrit brievement
En general, on peut dire que les methodes les programmes de PDI et de protection de la
adoptees par Ies deux pays pour mesurer les visibilite aux Etats-Unis. Pour une analyse
emissions provenant d e ces sources sont des conditions passees et actuelles d e vi-
compatibles et comparables. Les travaux se sibilitt5 aux f i t a t s - ~ n i set des changements
poursuivent afin de raffiner les methodes. qui devraient [Link] d'une reduction des
Les emissions appartenant A cette cat6gorie concentrations de sulfates, veuillez consulter
de sources sont importantes car, par exemple, le State of Scierzce Report (Rapport sur l'etat de
les emissions de dioxyde de soufre prove- la science) no 24 d u NAPAP et l'evaluation
nant d e sources autres que les centrales integree de 1990.
electriques representent environ 70 pour 100
des emissions totales de dioxyde de soufre Prkvention d'une dktkioration
au Canada et 25 pour 100 des emissions to-
tales de dioxyde de soufre aux ~ t a t s - ~ n i s .
importante
Le programme de PDI des ~ t a t s - ~ nai s
pour but de garder I'air pur dans les regions
oh l'air l'est dejh. Principaux objectifs du pro-
g r a m m e d e PDI : v e i l l e r h ce q u e la
croissance economique se produise en har-
monie avec la preservation des ressources
existantes en matikre d'air pur; proteger la L'augmentation des missions nettes pou-
sante et le bien-@trede la population contre vant 6tre qualifiee d'augmentation
les effets nefastes que peuvent m@meentrai- M importante varie d'un polluant a l'autre,
))

ner des niveaux d e pollution en deqA des mais elle est habituellement d e 40 tonnes
National A m b i e n t Air Quality Standards americaines par annee.
(NAAQS) (Normes nationales de qualite de
l'air ambiant) et preserver, proteger et am@- Programme de protection de la
liorer la qualite d e l'air d a n s les aires visibilit6
naturelles rkcreatives, panoramiques ou his-
toriques particulieres, comme les parcs Le dioxyde de soufre est le principal pol-
nationaux et les aires sauvages ((( aires d e luant relie I? la degradation de la visibilite.
categorie I Les principales dispositions d u Les particules de sulfates sont responsables
reglement concernant la PDI stipulent que de plus de 50 pour 100 de la degradation de
les nouvelles sources fixes importantes et les la visibilite dans l'est des ~ t a t s - ~ n iets ,elles
modifications importantes aux sources exis- sont importantes dans l'ouest du pays, oh il
tantes doivent faire l'objet d'une examen y a un grand nombre de parcs nationaux et
minutieux avant leur construction pour d'aires sauvages.
verifier leur conformite aux NAAQS, aux En 1977, le Congrks a modifik la Clean Air
dispositions concernant la prevention d'une Act en ajoutant l'article 169A qui confie a
deterioration importante de la qualite de l'air 1'EPA l'elaboration d'une reglementation
et A l'exigence d'utiliser la meilleure techni- destinee A proteger la visibilitk dans certains
que existante de depollution afin de reduire parcs nationaux et aires sauvages. Ces aires
au minimum Yemission de polluants atrno- design& aires federales obligatoirement de
spheriques. categorie I s'appliquent a certains parcs na-
Une nouvelle source importante ou une tionaux, A des aires sauvages et A des parcs
modification importante 2 une source exi- internationaux. Le Congres, a cette epoque, a
stante devront @tresoumise a une etude de fix6 un objectif national de prevention de
PDI necessite absolument un permis. Pour toute degradation future de la visibilite et de
obtenir un tel permis, on doit utiliser la meil- correction de tout problkme existant de visi-
leure technique existante de dkpollution; biliti. dans ces aires designees par suite des
effectuer une analyse de la qualite d e l'air sources anthropiques de pollution. On sait
ambiant; analyser les impacts sur les sols, la que les fines particules, emises directement
vegetation et la visibilite; s'assurer que le par des sources anthropiques ou naturelles
projet n'a pas un impact negatif sur une aire ou formees dans l'atmosphkre a partir d e
de categorie I et qu'il est soumis B un examen precurseurs gazeux, sont la cause principale
public adequat. de la degradation de la visibilite.
En n5sum6, une c< source fixe importante ,) En 1979, YEPA a designe 156 aires obliga-
est une source figurant dans une liste de 28 toirement de categorie I oir la visibilite a kt6
categories de sources qui emettent ou peu- consideree comme un aspect important de la
vent emettre 100 tonnes americaines ou plus qualite de l'air. En decembre 1980, I'EPA a
par annee d e tout polluant reglemente en promulgue son reglement sur la visibilit6
vertu de la Loi (le dioxyde de soufre et les dans le but d'atteindre plus rapidement l'ob-
oxydes d'azote en font partie), ou toute jectif national. Le rkglement promulgue par
source qui @metou peut emettre ces pol- YEPA traite de la degradation de la visibilite
luants en quantites egales ou superieures a que Yon peut attribuer 2 une seule source ou
250 tonnes americaines par annee. B un petit groupe de sources.
Une (c modification importante ,)est en On a mis sur pied un programme de me-
general une modification physique ou un sure de la visibilite pour determiner le degre
changement dans la methode d'exploitation d'extinction de la lumikre dans l'atmosphkre
d'une source fixe majeure qui se traduirait et le degre de pollution causee par de fines
par une augmentation importante des
(( )) particules dans de nombreux parcs et aires
emissions nettes de tout polluant reglemente. sauvages. L'EPA travaille en collaboration
avec les autres organismes federaux qui ge- Les importantes reductions des emissions d e
rent les parcs et les regions sauvages, p. ex. le S@ a l'echelle regionale, en vertu des dispo-
National Park Service (Service national des sitions ayant trait 21 la lutte contre les pluies
parcs) et le Forest Scwice (Service des for&), acides de la Clean A i r Act, ont ete mises en
dans lJ6tablissement des programmes de sur- vigueur, en partie, pour reduire la deteriora-
veillance et l ' e t u d e d e s d o n n e e s s u r la tion de la visibilite due aux sulfates. L'EPA
reduction de la visibilite. L'EPA prevoit ega- continuera de mettre au point des techniques
lement d e surveiller l'amelioration d e la pour Ptudier le transport regional des pol-
qualite de l'air sur le plan visuel qui devrait luants responsables de la deterioration de la
resulter d e la rnise en oeuvre d u programme visibilite. En vertu d e la Clean Air- A c t , la
d e reduction des d6pBts acides dans 1'Est. Commission d u G r a n d Canyon, q u i re-
Ces travaux toucheront egalement des re- groupe sept tats de lfOuest, a ete formee
g i o n s a l'exterieur d u reseau d e s parcs pour etudier le transport regional de la pol-
nationaux et des aires sauvages. l u t i o n d a n s les r e g i o n s d e s e r t i q u e s d u
Sud-Ouest et pour faire des recommanda-
L'EPA effectue egalement des recherches
tions a 1'EPA concernant la protection de la
sur le transport regional de la pollution qui
visibilite.
deteriore la qualite de l'air sur le plan visuel.
S E C T I O N ZII

PROGRES REALISES
DANS LES ACTIVITES
SCIENTIFIQUES ET
TECHNIQUES ET
ETUDES ECONOMIQUES
APERCU de la recherche et de la surveillance (CCRS).
Le CCRS se composait dlEnvironnement Ca-
n vertu de l'annexe 2 de 1'Accord nada et des dix ministeres provinciaux de
sur la qualite de l'air, le Canada llEnvironnement. En 1990, Le CCRS publiait
le resume de ses analyses dans un rapport en
et les ~ t a t s - u n i sont convenu de huit volumes intitule Rapport de 1990 sur
J coordonner certaines activites et
<(

le transport a distance des polluants atmo-


de collaborer a la realisation d'autres acti- spheriques et sur les dep6ts acides ,). Le
vites. Plus preciskment, l'Accord stipule rapport comprend un resume et des volumes
sur les emissions et les mesures d'antipollu-
que les deux pays doivent coordonner des
tion, les sciences de l'atmosphere, les effets
reseaux de surveillance et inventorier les sur les milieux aquatiques, les effets sur les
emissions, collaborer a la surveillance des milieux terrestres, les effets sur la sante hu-
effets, effectuer des recherches, etablir des maine, les effets socio-economiques et
l'assurance de la qualiti..
modeles atmospheriques, mettre au point
des techniques de reduction d e la pollution Aux ~ t a t s - ~ n iles ,National Acid Precipita-
et analyser les mecanismes axes sur le mar- t i o n A s s e s s m e l z t Progran? ( N A P A P I
(Programme national d'etude des precipita-
c h pour
~ atteindre les objectifs environne- tions acides), u n programme federal
mentaux. Les deux Parties ont convenu de regroupant plusieurs organismes, dont la En-
concentrer leurs activites au debut sur la viroiimental Protectioi? Agency (Agence d e
reduction des dep6ts acides et de leurs protection de l'environnement), la National
Oceanic and Atmospheric Adrnirzistration (Ad-
precurseurs. ministration nationale des oceans et d e
Les deux pays ont applique des pro- l'atmosphere), le Council on E17vironmental
grammes dans la plupart de ces domaines Quality (Conseil de la qualite de l'environne-
techniques et scientifiques au cours de la der- ment) ainsi que les rninistitres de l'Energie,
niere decennie. ~ t a n donne
t que les pluies de 1'Agriculture et de lfInterieur,etait au cen-
acides constituent un probleme important tre des recherches sur les pluies acides. Les
pour chaque pays et le continent tout entier, travaux du NAPAP, qui se sont echelonnes
les deux pays ont mis sur pied, dans les an- sur dix ans et ont necessite un investissement
nees 1980, des programmes de recherche de plus de 500 millions de dollars, ont porte
approfondie sur les causes et les effets des sur l'etude des causes et des effets des pluies
dep6ts acides. Comme on l'a deja signale, ce acides et sur les effets que pourraient avoir
programme a ete coordonne au Canada par diverses strategies d e lutte. En 1990, le
le Comite federal-provincial de coordination NAPAP a publie 27 rapports sur l'etat de la
science et de la technologie et une evaluation concentration en acide des precipitations;
integree. Les effets etudies comprenaient les elle englobe aussi les effets des substances
effets sur les milieux aquatiques, les milieux chimiques acidifiantes dans l'air ou qui re-
terrestres (forgts et cultures), les materiaux, tombent au sol par voie seche. Des matieres
la visibilite et la sante humaine; les etudes polluantes acides se deposent donc tant par
touchaient egalement a la surveillance des voie seche que par voie humide. Bien que les
Lran hie^, les emissions et aux projections dans ce do- dkpdts acides contiennent de nombreuses
maine, aux processus atmospheriques, a la substances chimiques, ce sont les compos6s
deux pays se son t modelisafion et aux depets, aux tecl~niques de soufre et d'azote qui sont au coeur m6me
d e lutte contre la pollution ainsi qu'a des de la majorite des questions scientifiques, et
considCrations economiques et 2 des evalua- ils constituent, par consequent, le point de
rencontris pour tions. Le NAPAP a de nouveau kt6 autorise, mire de ce rapport.
en vertu d e la Clean Air Act, modifiee en
discruter de divers 1990, de coordonner les activites de surveil-
lance, d e prkciser les lacunes d a n s la INVENTAIRES DES EMISSIONS
sujeis relit% aux recherche et de rendre compte de l'etat et de
Dans l'annexe 2 de 1'Acco~dsur la qualite
l'efficacite du programme de lutte contre les
d e l'air, le Canada et les Etats-Unis ont
pluies acides. Le NAPAP doit rendre compte
invent~iresdes convenu de coordonner les activites reliees
periodiquen~entde ses resultats au President
aux inventaires des emissions en vue de
et au Congres. << ...determiner et d e communiquer les ni-
&missions, Le Canada et les ~ t a t s - ~ n effectuent
is veaux des emissions atmospheriques, les
tous les deux diverses activites scientifiques tendances passees et les previsions concer-
~zotnrnmentIn et techniques reliees aux dep6ts acides. Par nant la realisation de l'objectif genQa1 et des
exemple, ils preparent d e s inventaires objectifs particuliers dans 11'1 Accord ... ),.
production d'un d'emissions, ils utilisent des modeles atmo- Dans l'annexe 2, les deux Parties se sont
spheriques pour tracer des cartes de dkp6ts bgalement e n g a g e e s a e m p l o y e r d e s
et de concentrations atrnospheriques, ils eta- methodes de mesure et d'estimation d'une
inveiltnire pour blissent des sites de surveillance des d6p6ts efficacite comparable et d'employer des pro-
et des concentrations atmospheriques, ils cedures, des modes de presentation et des
1990, l'infkgmtian etudient les mecanismes d'action des pol- methodes compatibles pour la gestion des
luants sur l'environnement en laboratoire et donnees.
sur le terrain et ils mesurent les effets sur
Lies donne% l'environnement ( p , ex, prelevement Les inventaires des emissions donnent des
d'echantillons d'eau de surface). Le present estimations des emissions d e divers pol-
luants, lesquelles sont utilisees a des fins de
d'hissions au rapport renferme des donnees importantes et
gestion de la qualite de l'air. On etablit un in-
d e s details intkressants d a n s tous ces
domaines, ainsi que sur la mise au point de ventaire national des emissions de polluants
Canada et aux techniques de reduction de la pollution et tels que le dioxyde de soufre et les oxydes
sur l'utilisation d'incitations commerciales. d'azote. On classe habituellement les emis-
gtats-~nisel On pourra obtenir plus de details et des don- sions d e polluants selon les differentes
nees plus completes sur la plupart de ces sources, dont les sources fixes (centrales elec-
sujets dans les publications du CCRS et du triques, fonderies, usines), les sources
Z'itablissement de mobiles (automobiles et camions) et les
NAPAP.
sources naturelles (volcans, vegetation). On
projections sur les Dans l'ensemble d u rapport, on emploie utilise diverses methodes pour etablir les in-
les termes pluies acides n et depbts ou re-
(( (( ventaires d e s emissions, d o n t le bilan
tombees acides ,).Le terme pluies acides massique, les dombes provenant des dispo-
Pwrissions @tures. (( )>

sitifs de mesure et l'application de facteurs


est simple et est donc utilise depuis bon
nombre d'annbes et est fort repandu au sein d'emission a diverses sources. L'etablisse-
H du public. Toutefois, les processus d'acidifi- ment d'inventaires d'emissions est un
cation sont plus complexes que ne le laisse processus evolutif, car d e nouvelles me-
entendre ce terme. L'acidification ne designe thodes sont constamment mises au point et
p a s u n i q u e m e n t l'augmentation d e la on ameliore les anciennes. Par exemple, le
programme americain d'installation de dis- rencontres pour discuter de divers sujets re-
positifs de mesure continue des emissions lies a u x i n v e n t a i r e s d e s e m i s s i o n s ,
sur toutes les sources visees par les disposi- notamment la production d'un inventaire
tions de la Clean Air Act concernant les pluies pour 1990, l'integration des donnees d'emis-
acides conferera un degrk eleve de precision sions au Canada et aux ~ t a t s - ~ ndans i s le
i une partie importante des inventaires des Air Information Retrimal System (AIRS) (Sys-
emissions de dioxyde de soufre et d'oxydes teme d'extraction des donnees
d'azote aux ~tats-unis. atmospheriques) et l'etablissement de projec-
tions s u r les emissions futures. 11s ont
Le Canada et les ~tats-unisont collabore convenu d e se rencontrer regulierement
et collaborent encore la production d'in- deux fois par annee pour leurs travaux en
ventaires d'emissions. La collaboration la vertu de 1'Accord.
plus importante A ce jour a eu lieu au cours Les tableaux 3 et 4 renferment les donnees
de l'inventaire etabli en 1985 dans le cadre concernant les emissions de SO2 et de NOx
du NAPAP. L'inventaire d u NAPAP renfer- au Canada et aux ~ t a t s - ~ net i sles estima-
mait des donnees sur les emissions de divers tions preliminaires pour 1990.
polluants, dont le dioxyde de soufre et les
oxydes d'azote, tant au Canada qu'aux ~ t a t s -
Unis. L'an dernier, les deux pays se sont

Tableau 2. Estimations des Cmissions de SO2 au Canada et aux ~ t a t s - ~ n i s


(106 tonnes mCtriquesll0 6 tonnes amkricaineslann6e)

1980
Millions de Millions de
Canada t.m. I t.a.
Services publics of8 09 0,7 0,s 0,8 1 O,9 1
Industrie 3,6 4,O 2,8 3,1 2,8 3,1 1
Autres 03 03 02 02 0,l 0,1
Total 4,7 52 3,7 4s 3,7 4s

..
1980
-
._ -

m, -
q
- -

---1990a
..-
snoi l l-- de Millions de i@flOni dea
~tats-~nis t-m. t.a. t.m. t.a. t.m. La.
Services publics 15,5 17,O 14,2 15,6 14,2 15,6
Industrie 62 68 5,4 5,9 5,4 5,9
Autres If7 119 13 1,7 1,6 1,s
Total 23,4 25,7 - 23,1 23,2 21,2 239

Donnees americaines - National Air Polluant Emissions Estimates, 1940-1990 (EPA-450/4-91-02,novembre 1991);
Domees canadiennes - Dmelopent of the 1980 NAPAP Einissions Inirentory (EPA/600/7-86/-57a,decembre 1986);et
1985 NAP* Enrissions Inventory (Version 2) : [Link] of the Annual Data and Modelers Tapes (EPA-60017-89-012a, novembre 1989).
-- -

Tableau 3. Estimations des Cmissions de NO* au Canada et aux ~ t a t s - ~ n i s


(106 tonnes mCtriquesll06 tonnes amCricaineslannCe)

-
-
- -

k
P
1980 . - I

d ~ i I I i a m ~ ~ k m de Millions de I dr de "

~tats-~nis t.m. La. t.m. t.a. tfiL La.


Services publics 64 7fl 67 7,4 73 8D
Indushie $8 42 3,4 37 33 43
Sources rn~biiles' 73 82 7,O 7,7 5& 62
Autres Zs 3J 28 3,l 2s 3,1
Total m# a 0 u19 21,9 1gt6 a
6

I - Donnees prellrninalres

2 - Sources moblles seuls les velucules routiers aux ~ t a t s - U ~Les


I S autres categories de transport sont placees sous Autres
(q s Au
Canada, toutes les categories de transport sont placees sous So~lrcesrnobdes m.
<(

RCfCrences
Domees amer~cames- Nahonal Air Polluant Emrssioi7s Estimates, 1940-1990 (EPA-450/4-91-02, novembre 1991);

Dom6es canadiemes - Development of the 1980 NAPAP En7issrons Inoentory (EPA/600/7-86/-57a, decembre 1986), et

1985 NAPAP Ernrssiqns invent on^ (Versrori 2) Devclopma7t of the Aiyrrual Datrr and Modelus Topes (EPA-60017-89-0120, nove~nbre1989)

examine aussi les progres realisks quant 21


I'evaluation des modeles euleriens.
Les sections ultkrieures traitent de I'appli-
En vertu de l'annexe 2 de ]'Accord sur la cation, d e I'evaluation et de la mise au point
qualite d e l'air, le Canada et les ~ t a t s - u n i s des modeles atmospheriques.
ont convenu d'echanger des renseigne-
((

ments en ce qui concerne leurs activites de


conception et de mise au point de modeles Application des modeles
atmospheriques pour la determination des atmospheriques
rapports entre les sources et les recepteurs et
le calcul d u transport et des retombees Au cours des dernieres annees, le Canada
[transfrontieres] des polluants atmosph6- et les ~tats-unisont mis au point d'excellents
riques n. Ce rapport donne les rksultats des programmes de modelisation des dep6ts
modeles lineaires (lagrangiens) et des mo- acides, et ils possedent donc d.e bons outils
deles complexes non lineaires (euleriens) pour atteindre les objectifs de lfAccord sur la
employes pour evaluer les dep6ts acides; il qualite de l'air.
Les modeles servent A caracteriser les rela-
tions entre les sources de uolluants et les
milieux recepteurs, donc celles associees au
transport transfrontiere des contaminants.
On deploie actuellement des efforts pour
echanger des informations concernant l'utili-
sation d e modeles atmospheriques afin
d'accro'itre les donnees de surveillance. Cet
enrichissement des banques de donnees de-
vrait egalement aider i produire des
estimations plus A jour des dep6ts atmosphe-
riques et de la qualite d e l'air en vue d e
l'evaluation des effets 6cologiques actuels et
A prevoir les repercussions futures. En outre,
on echange des donnees portant sur l'emploi
de modeles atmospheriques afin de prevoir
les tendances des concentrations dans l'air et
dans les precipitations auxquelles on pour-
rait s'attendre avec les series chronologiques
annuelles et saisonnieres etablies a partir des
donnees de surveillance. D@6ts hurnides de S04,1982-1986 (kg/ha/an).Conditions existantes.
Valeurs moyennes des observations des cinq annkes (1982-2986).
Les modeles atmospheriques ont jouk un
r61e capital au cours des evaluations et des
etudes d'application dans les deux pays. Au
Canada, on a termink une importante 6valua-
tion en 1990; les resultats ont ete publies dans
le Rapport canadielz d'haluation de 1990 sur le
transport a distance des pollua~ztsatmosphtriqties
et sur les dipbts acides. Les estimations cana-
diennes des d 6I ~ 6 t shurnides actuels et futurs
de sulfates, en supposant au depart que les
programmes de lutte seront entierement mis
en oeuvre tant aux Etats-Unis qu'au Canada,
font l'objet de la figure 1. L'analyse cana-
dienne, qui a kt6 realisee A l'aide d u modele
de transport & distance d u ministere de E n -
vironngment de llOntario, revele que, au
moment oh les programmes de lutte seront
entierement mis en oeuvre dans les deux
pays, les depats humides de sulfates seront
generalement inferieurs a 20 kg/ha/an dans
les regions vulnerables aux precipitations
acides situees dans l'est d u Canada. Aux
~ t a t s - ~ n iles
s , modeles atmospheriques uti-
lises dans le cadre de l'lntegrated Assessment
(evaluation integree) de 1990 du NAPAP ont Prhisions des dkp6ts obtenues par modilisation, en stipposant au dkpart
ete present& dans une publication de 1989
du NAPAP, laquelle faisait egalement etat que le programme de I ~ ~ tcontre
te les imissions de SO2 sera enti&ement
des diverses applications et d u rendement mis en oeilvre dans l'est du Canada et, qu'aux ~ t a t s - ~ n iIes
s ,hissions de
des modeles (Models Planned for Use in the SO2 diminueront de dix millions de tonnes amhicaines (neuf millions de
NAPAP Integrated Assessment). La figure 2 tonnes mktriques) par rapport aux valeurs de 1980.
donne les estimations des dep8ts humides
Dkp6ts humides de sulfates de 1982 li 1985 (kglha) dans Ies DPpbts humides de sulfates de 1982 i 1985 (kglha), obtmus
stations de surveillaizce (avec lissage-krigeage) au moyen du RADM, dans les stations de surveillance (avec
lissage-krigeage)

actuels, futurs et relatifs (changements expri- outils d e modelisation atmospherique au


m6s en pourcentage) de sulfates; dans ce cas cours des evaluations.
egalement, on suppose que toutes les etapes
A l'heure actuelle, I'EPA des ~ t a t s - ~ net
is
des programmes de lutte americains et cana-
diens sont mis en oeuvre. des organismes federaux et provinciaux du
Canada planifient I'echange des estimations,
Conformbment aux exigences de I'Accord, obtenues par mod6lisation atmospherique,
on a commence 5 relever et elirniner les ele- des effets transfrontieres des mesures d e
ments q u i different d a n s le detail d e s lutte contre les emissions de S02, prises par
estimations des dep6ts humides actuels et les Americains et les Canadiens, sur les r6-
prkvus de sulfates dans les deux pays. On a ductions des d6p6ts de sulfates au Canada et
aussi commence B etudier les estimations de aux ~ t a t s - ~ n irespectivement.
s,
dep8ts humides et 2 les etendre aux retom-
bees totales d e s u l f a t e s . C e t t e e t u d e Dans un proche avenir, on echangera des
coordonnee devrait aboutir a une methode donnees s u r les estimations des dkp6ts
uniforme d'evaluation des effets des pro- d'azote calculkes au moyen d e modeles
grammes conjuguks d e lutte canadiens et atmospheriques. Cet kchange fait partie des
americains visant la qualit6 de l'air et les de- projets continus visant les depbts humides
p6ts acides. De plus, on oeuvre actuellement de sulfates, les dep8ts secs d e dioxyde de
2 l'elaboration d'une seule approche qui per- soufre et les concentrations de sulfates dans
mettra une utilisation optimale des divers l'atrnosphkre.
I Figu

Dkpdts humides de sulfates de 1982 a 1985 (kglha), obtenus DkpGts humides de sulfates prhus pour 2010 (kglha)au moym
au moyen du R A D M du RADM

valuation des modeles La phase I d u programme EMEFS sera


atmosphQiques terminbe en 1992. Deux ateliers canado--
americains ont ete organises en 1991 afin
Depuis 1985, les deux pays collaborent a d'echanger les resultats de l'evaluation des
une etude binationale echelonnee sur plu- modeles et d'en discuter. L'evaluation dia-
sieurs annees, a savoir le Projet d'haluation gnostique des deux modeles (ADOM et
sur le terrain du inodile eule'rieiz (EMEFS). RADM) continuera a @trecoordonnCe
L'kvaluation preliminaire effectuee dans le conjointement dans le cadre d u EMEFS.
cadre de ce projet, des modkles perfectionn6s Cette analyse diagnostique se fonde sur des
des dCp6ts acides rnis au point dans les d e ~ u : comparaisons avec des mesures speciales
pays, soit le modele RADM, aux ~ t a t s - ~ n i s , effectuees par ayion et a la surface du sol au
e t 1'Acid Deposition and Oxidant Model Canada et aux Etats-Unis dans le cadre de ce
(ADOM) (modele sur les dep6ts acides et les projet.
oxydants), au Canada, est terminee. Les re-
sultats obtenus avec le modele P?DM ont O n a elabore les p l a n s d e s travaux
ete presentes dans le State oJ Science and Te- conjoints de la phase 2 du projet binational
chnology Report No. 5 (rapport no 5 sur l'ktat EMEFS, et on a fixe les priorites pour des pe-
de la science et de la technologie) du NA- riodes d'essais precises. La phase 2 devrait se
PAP. En 1991, par suite des rksultats obtenus poursuivre jusqu'en 1993. On prevoit que
i 1'6valuation preliminaire, on a apporte des l'azote et l'ozone, plutbt que le soufre, de-
ameliorations aux deux modkles. Dans les viendront l'elkment principal de l'evaluation
deux cas, on a pratiquement elimine les im- des modeles RADM et ADOM. Bien qu'on
portantes sous-estimations de depats de ait reg16 plusieurs problemes clks concernant
sulfates qui caracterisaient les previsions des le soufre grice aux progrks realises au cours
versions anterieures. des travaux de l'evaluation preliminaire et
de la phase 1, on continuera d'etudier les pre- recherches industrielles ainsi que des orga-
visions d e cet element c o m p t e t e n u d e nismes fedkraux, provinciaux et des Etats.
l'importance que 1'Accord sur la qualite de Les travaux de mise au point auront cornrne
l'air lui accorde. premiere priorite d'ktendre les modeles des
hepats acibes pour y incorporer les matieres
O n e t e n d r a la port6e d e l'evaluation
particulaires regionales. Le fait d e tenir
conjointe des modeles atmospheriques en
compte explicitement de ces matieres parti-
vertu de 1'Accord de maniere a tenir compte
culaires permettra de produire des modeles
des modeles de depdts des derives du soufre,
atmospheriques q u i evaluent, avec plus
dont on se sert pour estimer les moyennes
&exactitude, le degrk d e protection de la visi-
saisonnieres et annuelles de dep8ts de soufre
bilite et de deterioration de la qualit6 d e l'air.
et les concentrations ambiantes de sulfates.
Ce projet contribuera directement a respecter
les exigences en matiere d e protection de la
Mise au point des modeles visibilite de I'Accord.
atmosph6riques
SURVEILLANCE DES D ~ P ~ T S
Le Canada et les ~ t a t s - ~ ncollaborent
is
egalement a la coordination de plans a long En vertu de l'annexe 2 de 1'Accord sur la
terme &elaboration de modeles. Un consor- qualite de I'air, le Canada et les ~ t a t s - ~ n i s
tium nord-americain pour le ont convenu de cc coordonner leurs activites
perfectionnement des modeles de la qualite de surveillance >> en vue de (c determiner et
d e l'air regional, soit le North Americaiz de communiquer les concentrations et les re-
Corzsortium on Advanced Modelirzg of Regiorlal tombees de polluants atmospheriques ,,. Les
Air Quality (CAMRAQ), constitue un instru- dkp6ts d e compos6s d e soufre et d'azote
ment capital d e cette coentreprise d e constituent 11616mentprincipal de cette sec-
coordination et d'echange &informations. Le tion, car ils sont lies tant aux dep8ts acides
CAMRAQ englobe plusieurs organismes de qu'aux emissions de substances acidifiantes.
On n'a pas simplement mesure l'acidite au ces dernieres techniques d e mesure di- ((
m
moyen d u pH, parce que ce parametre ne recte >> des flux ne soient pas employees dans
donne qu'une vue limitee d u phenomene des le cadre de programmes de surveillance de
dep6ts. routine, on s'en sert dans des stations choi-
Oti [! ~ - [ ~ t n lIPS~ i i ~ ~ ;
sies aux ~ t a t s - ~ n pi osu r comparer leurs
Les dep6ts acides ont deux composantes :
mesures aux mesures obtenues par inference.
les dep6ts humides et les dep6ts secs. Les de-
p 6 t s h u m i d e s s o n t l e p r o d u i t d e la
concentration d'une espece dans les precipi- Les reseaux d e surveillance rev6tent d e
tations et d e l'importance d e celles-ci. En l ' i m ~ o r t a n c een ce a u i a trait a 1'Accord
consequence, les tendances des dep6ts hu- ~ a n a d a - ~ t a t s - U nsu;
i s la qualite de l'air En ,.eellci\,it,+l! ! 7 j , q /L,5
mides refletent les tendances tant d e s particulier, ils permettent d e recueillir des
concentrations des matieres polluantes que donnees sur les concentrations et les dep6ts
d u volume des precipitations. Les dep6ts hu- d e composes acides et d'ozone aux fins iY3cnlf.~
1 t ; ~J / / / F
m i d e s d e sulfates et d e nitrates o n t ete suivantes :
surveilles d e facon intensive a u Canada et
aux ~ t a t s - ~ n aui s cours d e s annees 1980 E valuer l'efficacite des exigences
- de re-
grdce a des reseaux de surveillance federaux, duction des en~issions.
p/i!s LV t,it%,
provinciaux, des tats et de l'industrie, et
cette section examine les resultats d e cette 6 Appuyer la surveillance et les re-
cherche~concernant les effets sur les ~L:t7~~,.~7i,jijLj~ict,lp~~~
surveillance.
milieux aquatiques et terrestres.
Les dep6ts secs ne se pr6tent pas a d e
telles methodes de surveillance. De ulus, les @ Determiner quelles sont les regions d u /l~!)'/l?t~!,
pi?rt?~j
CL'II-I'
A '

etudes des dep6ts secs sont entravees par le continent en peril.


fait qu'il n'existe aucun moyen rentable d'ef-
fectuer des mesures directes. Aux Etats-Unis, a valuer le degre d e deterioration des
on estime les valeurs des dep6ts secs par in- materiaux.
pol~r- jli-orillirc dcs
ference en se servant des donnees d u
Ameliorer et appliquer les modeles.
Nntionnl Dry Dqosition Netzuo~k(NDDN) (re-
seau national d e surveillance d e s dep6ts Determiner les effets transfrontieres
secs) comportant 50 stations, et d u ~ n t i o l z a l
Ocennic nnd Atrnospkeric Adrninistrntion Faciliter la determination de la qualite \irofil.: sp,7!int!.v dc.s
(NOAA) (administration nationale des de l'eau.
oceans et de l'atmosphere), comportant neuf
stations. Au ~ a n a d a on
, se seit d'une ap- Crest par lrinterm&diaired u R&seau cana- tft;/G/s h z ~ ~ t i it i~7115
~f~~s
proche sirnilaire pour m e s u e r les dep6ts secs dien d'kchantillonnage des precipitations et
de lfair (RCEPA) quf~ni7iron-nementCanada (jC ~ll~,r~
lft,,.f ,!{<l ~ i . i L
dans 11 stations. La methode Dar inference
employee pour calculer les dep6ts secs tant surveille les d6p6ts humides et secs. En ou-
a u Canada qu'aux ~ t a t s - U n i srepose sur le t r e , la m a j o r i t 6 d e s m i n i s t e r e s d e
principe selon lequel le flux d e s d e p 6 t s 1'Environnement provinciaux assurent la sur-
constitue le [Link] des concentrations mesu- veillance des dep6ts humides. Les donnees
rees et d e la vitesse d e dep6t obtenue par combinees au sujet des dep6ts humides des
modelisation et calculee d'apres des mesures gouvernements federal et provinciaux sont
d e variables [Link] et des condi- archivees dans la m6me base, a savoir la Na-
tions physiques et biologiques 2 la surface d u tioml Ckei7zistry Dnta Bnse (NATCHEM) (base
globe. Cette technique permet d'obtenir des nationale d e donnees en matiere d e chimie).
renseignements pertinents a un coiit raison- Par suite de l'adoption de la Clean Air Act
nable. D'autres methodes d e mesure d e s (loi sur la qualite d e l'air) des ~ t a t s - u n i s ,on
dep6ts secs, coinme la technique de correla- a cree le Clean Air Status and Trends Network
tion d e tourbillons, la technique d e calcul (CASTNET), reseau servant a mesurer la
d'apres l'eau d e penetration par les frondai- qualite de l'air et les tendances qui y ont trait.
sons et la distribution verticale des polluants, Dans le cadre d u CASTNET, d e nombreux
sont encore au stade exploratoire. Bien que organismes, d a n s le cadre d e nombreux
Figure 4

programmes, assurent une surveillance et


font des evaluations 2 grande echelle. Des
organismes fkderaux et des tats ainsi que
des universites font partie de ce reseau. Le
CASTNET permettra de coordonner avec le
Canada la surveillance des d e ~ d t sacides et
d e favoriser les bchanges d'informations,
cornme il est convenu en vertu de l'Accord
sur la qualite de l'air.
Aux ~tats-unis,on comptera sur l'actuel
National Atmospheric Deposition Program/Na-
Dkpdts humides de So4 de 1980, corrigks tional Trends Network (NADP/DTN)
pour tenir compte d u sel de mer (kglhalan) (programme national sur les depdts atmo-
spheriques et reseau national
d'etablissement des tendances) c o m e cadre
pour la collecte de donnees de surveillance
concernant les depdts humides. Pour ce qui
est du CASTNET, on creera des stations sup-
plbmentaires d e surveillance des dqpdts
humides et secs dans des regions des Etats-
Unis qui n e sont pas actuellement
representees de faqon adequate. Parmi ces re-
g i o n s , m e n t i o n n o n s les e c o s y s t ~ m e s
vulnerables, c o m e les zones de haute alti-
tude et les zones cdtieres. Le reseau etendu
NDDN (CASTNET), le reseau NOAA et le
NADP/NTN fourniront, chaque semaine,
des donnks sur les depdts totaux d'azote et
de soufre, l'ozone et le dioxyde de soufre. On
combinera ensuite ces donnees 2 celles des
reseaux canadiens pour estimer les profils
Dkpdts humides de SO4 de 1984, corrigis
spatiaux des retombees totales dans l'ensem-
pour tenir compte du sel de iner (kglhalan) ble de I'Amerique du Nord.
Aux ~tats-unis,la NOAA, dans le cadre
de son nouveau reseau Atmospheric Integrated
Research Monitoring Network (AIRMON) (re-
seau de surveillance de recherches integrees
des depdts atmospheriques), exploitera un
certain nombre de stations oil on effectuera
des mesures [Link] detaillees des de-
p6ts humides et secs. Ce reseau vise a
fournir, en temps opportun, des renseigne-
ments au sujet des effets locaux des moyens
d e lutte contre les emissions sur I'atmo-
sphere et les depdts qui en proviennent, dans
un nombre plus limit6 de stations choisies
pour determiner les cons6quences des me-
sures de lutte dans certaines zones d'un
intkr@tparticulier.
DipGts humides de SO4 de 1988, corrigb On a combine les donnees sur les dep6ts
pour tenir compte du sel de mer (kglhalan) humides recueillies dans les reseaux les plus
i m p o r t a n t s e t l e s p l u s varies,
l Figure 5
8 -
-

geographiquement parlant, parmi ceux men-


tionnes ci-dessus pour produire des cartes
presentant les profils spatiaux des dep6ts hu-
mides dans l'est de 1'Ameriaue du Nord. La
I

figure 3 donne les repartitions annuelles des


dkp6ts humides de sulfates (corriges pour te-
nir compte d u sel d e mer a une distance
infbrieure 2 100 kilometres de l'ocean) dans
l'ensemble de l'est de l'Am6rique d u Nord
pour les annees 1980,1984 et 1988. Les repar-
titions correspondantes d e nitrates font
l'objet de la figure 4. Les profils annuels (2
quatre annees d'intervalle) fournissent une
base utile pour 6valuer les changements spa- Dkp8ts humides de NO3 de 1980 (kglhalan)
tiaux et temporels possibles pendant les
annkes 1980 et prevoir les changements. Pr6-
cisons que les profils des dep6ts sont de
portee regionale et reposent sur des mesures
faites loin des importantes sources d'6mis-
sions.
La surveillance des depbts, tout comme
Yelaboration de modeles atmospheriques et
la production d'inventaires des emissions,
constitue un processus evolutif. Les amelio-
rations des mkthodes de collecte et d'analyse
des donnees ont permis de perfectionner, de
facon continue, l'btablissement des cartes des
dkpets, et les travaux futurs se traduiront par
des progres encore plus notables.
A m ~ t a t s - ~ neti sau Canada, les concen-
trations atmospheriques et les dkp6ts secs de
sulfates et de nitrates n'ont pas kt6 surveilles Dkp6ts humides de NO3 de 1984 (kglhalan)
dans la mzme mesure que l'ont ete les dep6ts
humides de ces elements. La figure 5 montre
les stations actuelles de surveillance des
concentrations atrnospheriques et des dep6ts
secs et donne les concentrations atmosphe-
riques medianes de SO2 enregistrees en 1989
dans ces stations, aux ~ t a t s - ~ neti sau Cana-
da. La carte permet d e constater que des
concentrations relativement plus elevees (ge-
neralement supkrieures ti 10 ug/m3) de SO2
ont kt6 mesurees dans une zone 2 peu pres
rectangulaire, delimitee par le sud de 1'Etat
de New York, le nord de la Virginie et le cen-
tre et le nord de 1'Illinois. Les concentrations
diminuent genbralement au fur et A mesure
qu'on s'eloigne de cette region. On se sert
des concentrations obtenues pour calculer,
par inference, les valeurs des dep6ts secs.
Dkp8ts humides de N o 3 de 1988 (kglhalan)
Concentrations mkdianes de SO;?(ug/nz3) rnesurkes dans l'air dans les stations du RCEPA et d u [Link] la
Pennsylvanie, la valeur du RCEPA est au-dessus de la valeur d u NDDN.
Les valeurs domkes a la figure 5 n'offrent veritables flux de dep6ts humides n'ont pas
en quelque sorte qu'un instantank; on n'y a kt6 calcules B partir des concentrations atmo-
utilise que les donnkes de 1989 et que deux spheriques pour la phiode de surveiIlance
periodes d'6cl1antillonnage distinctes. Les de 1989. Les configurations des dep6ts secs
stations d e surveillance canadienne effec- pourraient nettement diffbrer des profils des
tuent quotidiennement ,des prelevements, concentrations a tmospheriques.
tandis que celles des Etats-Unis ne font Les figures 6 et 7 donnent de simples his-
qu'hebdomadairement I'echantillonnage. Ces togrammes (Source : Statistique Canada)
periodes d'0chantillonnage differentes pour- portant respectivement sur les dep6ts hu-
raient entrainer des kcarts systematiques mides annuels de sulfates et de nitrates dans
dans les doqnees fournies par les reseaux. sept stations rkparties dans I'ensemble d e
Toutefois, h la Pennsylvania State University, 1'Amerique d u Nord. Ces chiffres revelent
les instruments d'echantillonnage canadiens que les dep6ts humides annuels sont forte-
et amkricains ne sont qu'a une distance d'en- ment variables d'une annee B l'autre et d'une
viron 15 kilometres les uns des autres. station A l'autre. Cette variabilite est liee non
D'apres les cartes de 1989, du moins en ce seulement aux variations annuelles des emis-
qui concerne les medianes annuelles, les don- sions, mais egalement aux variations des
nees des rkseaux sont comparables. Les
Depdts humides de Su4, corriges pour tenir
compte du sel de rner ([Link]-'.an ) -'
ELA Kejimkujik
I=:

Chslk Rivw

Bandville
/ 21 I
Georgia Stat~on
\ Leading Ridge
1 I

Dip6ts I~lmzidcsde SO, [Link]@'spoll,. tenir coinpte ~ L sel


L de rner ([Link]-'.an-')

Depdts humides de NO3 (kg. ha-)-an-' )


ELA
8 I 14
,Koj~mkuji

Algoma
30
m
20
16
10
5
0

Bandville
, / Georgia Station
1 parametres met6orologiques, particuliere- RECHERCHE ET
ment en ce qui concerne la configuration des
vents et des prkipitations. En consequence, SURVEILLANCE :EF'FETS
Une me cow&fion il est tout a fait possible que les emissions de- A I'annexe 2 de 1'Accord sur la qualite de
meurent a peu prks constantes pendant I'air, le Canada et les ~ t a t s - ~ nont
i s convenu
appuie I'hypotbe plusieurs annees tandis que les dep6ts va- de collaborer et d'echanger des donnees en
rient considerablement durant cette m@me ce qui conceme les points suivants : a) la
periode. Cette variabilite naturelle influe, de surveillance [qu'ils] exercent quant aux effets
selon kqUene les facon marquee, sur le temps necessaire pour des changements des concentrations et des
etablir des profils a long terme des dephts. retombees de polluants atmospheriques a di-
d@ls de sulfates ont Des scientifiques americains et canadiens vers chapitres D; et b) leurs etudes des
((
oeuvrent actuelrement 2 I'elaboration d'une effets d e la pollution atmospherique sur la
un effet direct sur la approche commune pour I'analyse des ten- sante humaine et les ecosystemes Dans les
)).
dances dans les deux pays. sections qui suivent, on examine les reper-
chmie des earn de Au Canada, les tendances relatives aux c u s s i o n s d e s depBts a c i d e s s u r les
concentrations de sulfates et de nitrates dans ecosystemes aquatiques, les forGts, la sante
les precipitations ont kt6 analysees dans cinq des Gtres humains et les materiaux. Les pro-
surfice dam de stations du RCEPA. Les tendances ont et6 grammes visant la protection de la visibilite
etablies au moyen des donnees du RCEPA a ont fait l'objet d'une section anterieure de ce
n-es r6grh.s l'aide d'un modele chronologique optimal te- rapport.
nant compte des cycles saisonniers inherents,
des cycles a long terme, des tendances long Milieux aquatiques
d'Am%que du Nord.
terme et de la relation entre la hauteur des Ce sont les effets aquatiques observes au
precipitations et les concentrations. Le rap- cows des annees 1970 qui ont suscite un in-
port entre les moyennes obtenues au moyen terGt f o r t r e p a n d u d a n s les milieux
d u modele et les moyennes calculees est scientifiques et politjques en ce qui concerne
assez bon. les d6p6ts acides. Etant donne que des re-
cherche~ont ete amorcees relativement t6t, a
Dans les stations canadiennes, les concen- de nombreux egards, on comprend mieux les
trations d e sulfates des precipitations ont effets des dep6ts acides sur les ressources
diminue de facon generale d u debut jusqu'a a q u a t i q u e s q u e s u r d'autres elements
la fin des annees 1980 (jusqu'h environ 1986- 6cosystemiques.
1987), puis elles sont demeurees relativement
constantes jusqu'en 1990. Toutefois, aucune Zones vulnkrables et zones
tendance significative B la hausse ou a la
baisse n'a kt6 relevee en ce qui concerne les prkoccupantes
concentrations de nitrates dans trois des cinq
Canada
stations. Les teneurs ont augment6 de facon
fort considerable de 1981 B 1990 dans la qua- Environ quatre millions de kilometres car-
trieme station, et elles ont diminue, buis res (soit 43 pour 100 de la superficie totale
augmente dans la cinquieme. Les chercheurs des terres d u Canada) sont potentiellement
devront etablir les liens sui existent entre ces vulnerables aux transformations chimiques
tendances et celles des emissions et des para- et biologiques provoquees par les change-
metres meteorologiques. ments de la chimie des dep6ts acides. Un fort
grand nombre de ces zones vulnerables se si-
L'objectif est de decrire les retombees to- tuent dans le Bouclier canadien. Ce sont les
tales d e soufre. Les chercheurs oeuvrent zones oii les terres sont vulnerables et oh les
actuellement a la mise au point d'une me- dep6ts acides sont abondants qui suscitent le
thode permettant de combiner les flux de plus d e prCoccupations. Au Canada, les
dep6ts humides et secs en kg/an pour calcu- zones les plus preoccupantes se limitent au
ler les retombees totales. sud-est du pays (figure 9).
Dkpats de sulfates par rapport aux
Les zones oh on pourrait s'attendre a ce concentrations dans les eaux de
que les lacs et les cours d'eau soient pertur- surface
b6s par les changements de dep6ts de soufre
et d'azote sont les suivantes : la Nouvelle- Les concentrations de sulfates dans de
Angleterre, les Adirondacks, les hautes terres nombreux plans d'eau de surface diluke sont
et la plaine c6ti6re d u centre de la c6te de fonction de l'importance des dep6ts de sou-
l'Atlantique, les hautes terres du Sud-Est, la fre. Un diagramme mettant en relation les
Floride, la partie supkrieure d u Midwest et valeurs medianes des dep6ts humides rkgio-
certaines parties de l'Ouest (figure 9). n a u x d e s u l f a t e s et les concentrations
medianes d e sulfates dans les eaux de sur-
face presentent une correlation positive
(figure 10). I1 est facile d'expliquer les excep-
tions, comme les regions soumises a
d'importants dep6ts secs ( p a r exemple,
Sudbury) ou les regions caracteriskes par des

R&gImsmnhicaines Wgtons canaUiinne8


NE - Nouvelle-Angleterre ONT -Ontario
ADR - Adlrondacks QUE -Q&bec
U W - Panle superieure du Mldwest LAB -Labrador
M4H - Hautes terres du centre de la cbte de I'Atlantique NF -Terre-Neuve
MAC - Plaine cbtibre du centre de la cbte de I'Atlanlique NB - Nouveau-Brunswick
SEH - Hautes terres du Sud-Est NS - Nouvelle-ccosse
FLA - Floride
WEST - Ouest

Emplacement des rkgions prioccupantes au Canada et aux ~ t a t s - ~ n iLes


s . points et Ies zones
hnchtiries donnent l'emplacerne~ztgknkral de la rkgion plutbt que des points spkcifiques. La figure
donne zln pltls grand nornbre de rigions que celles qui sont abordies dans le texte. O n peut se
procurer des donnies sur toutes les rkgions knumkrkes pour ivaluer les changements.
DbpBts secs
klevbs 1

rnr Lacs can.

r Lacs am&.

ICours d'eau
am&.
5 10 15 20 25 30

DBpbts humides de SO4 (kg/ha/an)

Relations entre les concentrations nrkdianes de sulfates dans les lacs et les dipfits humides de
stilfates.
sols qui absorbent les sulfates (par exemple, niques. Les eaux de surface dont le PNA est
hautes terres du Sud-Est). Les autres points 5 0 ueq/L sont acides, tandis que celles dont
relativement peu disperses 2 la figure 10 tra- le PNA est 1 5 0 ueq/L sont extrcmement
d u i s e n t les differences regionales d e vulnkrables a l'acidification. Outre l'in-
l'importance relative des dep6ts humides et fluence des dkp6ts de sulfates sur le PNA
secs, les caracteristiques d u climat, les des eaux de surface, celui-ci peut augmenter
sources naturelles de sulfates, la physiogra- s'il y a accroissement des cations basiques
phie et d'autres variables. et/ou diminution des anions organiques.
La forte correlation mise en evidence a la Conditions chimiques actuelles dans
figure 10 appuie l'hypothese selon laquelle
les rCgions prCoccupantes
les dkpBts de sulfates ont un effet direct sur
la chimie des eaux de surface dans de nom-
Canada
breuses regions d'Amerique du Nord. Les
eaux de surface reagissent B l'accroissement Dans les provinces de lfAtlantiqued u Ca-
des concentrations d e sulfates de l'une ou nada et au Quebec, les valeurs de cations
plusieurs des facons suivantes : diminution basiques et de PNA dans les lacs sont gene-
d u potentiel d e neutralisation des acides ralement infkrieures a celles mesurees en
(PNA) et du pH, augmentation des cations Ontario, ce qui est dQ principalement aux ca-
basiques et/ou diminution des anions orga- racteristiques geologiques qui different. En
consequence, les lacs d a n s la region d e (14 pour 100 des lacs) et la plaine c6tiere du
1'Atlantique et au Qukbec sont habituelle- centre d u littoral d e 1'Atlantique (12 pour 100
ment plus sensibles aux dkp6ts acides que des cours d'eau) se rangeant respectivement
ceux qui se trouvent en Ontario ou dans l'est au [Link] et a u troisigme rang en impor-
des ~ t a t s - ~ n iLa
s . region d e Sudbury, en tance. Dans les autres regions, moins d e
Ontario, compte egalement des lacs acides, 10 pour 100 des eaux d e surface sont acides,
dans un secteur qui se limite aux environs et ce pourcentage est inferieur a 1 pour 100
d'une entreprise liberant d'importantes emis- d a n s l'ouest des Etats-Unis et les hautes
sions de dioxyde de soufre. Dans le sud-est terres d u S u d - E s t . Les c o n c e n t r a t i o n s
du Canada, il existe plus de 14 000 lacs acides d'acides 0rganiqu.e~et de sulfates provenant
environ dont la taille est superieure A 1 ha, et du drainage minier acide contribuent forte-
a peu pres 31 000 lacs acides dont la taille est ment a l'acidification des eaux dans certaines
superieure 5 0,18 ha. Ce sont principalement regions, notamment en Floride (matieres
les dep6ts de sulfates, et non pas les acides organiques) et le centre des Appalaches (drai-
organiques, qui sont i l'origine de l'acidifica- nage minier acide). Cependant, les retombkes
tion regionale des lacs dans l'est d u Canada. atmosph6riques d e sulfates constituent
l'anion dominant dans 75 pour 100 des lacs
acides et dans presque 50 pour 100 des cours
Dans les regions presentees a la figure 8, d'eau acides. Au total, dans les regions Ctu-
8 pour 100 des cours d'eau et 4 pour 100 des dikes, on a denombre 1 180 lacs acides
lacs etaient acides et, dans environ 20 pour (PNA 5 0) d'une superficie de plus d.e 4 ha et
100 des lacs et des cours d'eau, le PNA etait 4 520 cours d'eau acides, ce qui represente
inferieur a 50 ueq/L. Parmi les regions fai- une superficie de 263 kilometres carrks d e
sant l'objet du Natiorznl Surface Water Survey lacs acides et une distance de 7 900 kilome-
(NSWS) (etude nationale amkricaine sur les tres d e cours d'eau acides.
eaux de surface), c'est en Floride que l'on re-
trouve le plus fort pourcentage d'eaux d e Les evaluations ci-dessus sont representa-
surface acides (39 pour 100 des cours d'eau et tives des conditions moyennes. Les dep6ts
23 p o u r 100 d e s lacs), les Adirondacks acides favorisent les baisses episodiques de
PNA qui se produisent pendant les periodes centre du littoral de I1Atlantique. Uomble de
de forte cme associ6es aux tempetes de pluie fontaine est l'une des especes les plus large-
et i la fonte des neiges. Si l'on tient compte ment reparties dans les eaux sensibles aux
de ces episodes, le nombre de lacs et de cours dep6ts acides et rev3 egalement de l'impor-
d'eau acides dans de nombreuses regions tance p o u r la p s c h e sportive d a n s ces
augmente, pouvant m@metripler (notam- regions. Selon les estimations, l'&phbre acido-
ment des zones de l'ouest des Etats-Unis). basique d'entre 13 et 14 pour 100 des lacs du
Les differences quant A la variabilite de la NSWS dans les Adirondacks, classes parmi
chimie des eaux de surface aux ~ t a t s - ~ neti s les habitats potentiels de l'omble de fontaine,
au Canada sont, dans une large mesure, dues est impropre h la survie de cette espece.
au fait qu'aux ~ t a t s - ~ n iles
s , caracteristiques
geologiques d u sol varient d e facon plus Etudes de cas :Canada et ~ t a t s - ~ n i s
marquee d'une zone a l'autre.
Ontario
Conditions actuelles : rCactions On peut ameliorer l'kquilibre chimique
biologiques des eaux de surface en dirninuant les dep8ts
d e soufre. Les eaux d e surface pres d e
Uacidification des 6cosystemes aqua tiques Sudbury, en Ontario, constituent un cas
a des effets prkjudiciables sur de nombreux representatif d'une telle amelioration. Les
organismes de ces milieux. Un effet direct de emissions de dioxyde de soufre liberees par
l'acidification est la toxicite des ions d'hydro- les fonderies de Sudbury situees dans le cen-
gene, q u i peut s'accentuer si les tre d e llOntario, sont passees d'environ
concentrations de calcium sont faibles. Des 2,2 x lo6 tonnes metriques pour la periode de
concentrations toxiques d'aluminium ont 1950-1972 B environ 0,6 x lo6 tonnes me-
aussi ete relevees dans de nombreuses eaux triques pour la periode de 1979-1985. Griice
de surface acidifiees de facon chronique ou au remplacement des cheminees de petite
episodique. L'acidification se traduit aussi taille par une seule grande cheminee (19721,
habituellement, de facon indirecte, par des les dep6ts locaux ont diminue dans une pro-
changements chez les organismes. Ces chan- portion pouvant atteindre 75 pour 100. Dans
gements sont causes par les interactions de plusieurs lacs situes pres de Sudbury, on a
ces organismes avec des organismes directe- observe d e s d i m i n u t i o n s notables d e s
ment touches ( p a r exemple, m o r t p a r concentrations de sulfates, des augmenta-
inanition caus6e par la disparition d'orga- tions du pH et des reductions de Al, de Cu,
nismes dont ils s'alimentaient). de Ni et de Zn. Depuis 1986, les tendances
Les populations de poissons sont souvent des concentrations de sulfates et des valeurs
perturbkes quand le pH est inferieur h 6,O. de pH dans les lacs h proximite de Sudbury
Les especes de mene et d'autres petits pois- se sont stabilisees. On a egalement releve une
sons sont frequemment plus vulnerables que diminution des concentrations de sulfates et
de nombreux poissons de p@chesportive. Les une augmentation du pH dans des lacs plus
geniteurs des populations qui ne pouvaient eloignes des fonderies. Les reductions des
plus se reproduire dans les eaux acides qu'ils emissions de SO;! h Sudbury se sont traduites
frequentaient peuvent h nouveau se multi- par une desacidification rapide. Toutefois, les
plier gr2ce h la desacidification des eaux. signes d'attenuation des repercussions biolo-
giques sont moins nombreux (par exemple,
D'apres les resultats de l'application de
les populations de truites dans quelques lacs
modeles portant sur la reaction des poissons,
relativement eloignes des fonderies ont bien
aux ~ t a t s - ~ n iles
s , e a w dont l'equilibre acido-
reagi h Ifaugmentation du pH des eaux).
basique entrave la survie des especes de
poissons vulnerables h l'acidification varient La region dfAlgoma, dans le centre de
de 5 pour 100 dans les regions comme la l'ontario, est situee a l'ouest de Sudbury et
partie superieure d u Midwest h pres d e ne subit pas l'influence directe de ses fonde-
60 pour 100 dans les tronfons superieurs des r i e s . Les l a c s h Algoma r e a g i s s e n t
cours d'eau situes dans la plaine c6tiere du rapidement i la [Link] des dep6ts d e
sulfates quand ces changements sont accom- accroissement du PNA dans les habitats en
pagnes d'une augmentation d u pH et d u aval des zones chaulees. Le principal incon-
PNA ou d'une diminution des cations basi- venient est que la majorit6 des lacs dans cette
ques. En 1986, dans deux lacs qui etaient province requiert moins d'un an pour renou-
depourvus de poissons en 1979, une popula- veler leurs eaux, de sorte qu'une application
tion de meuniers noirs sfetait constituee; des de chaw s'impose annuellement.
specimens de cette espece provenant de po-
pulations vivant en aval ont penetre dans les Monts Adirondacks
deux lacs quand leur pH s'est approche de
5,5. Dans la region des Adirondacks, on sur-
veille la chimie de 16 lacs depuis 1982. Dans
Le lac Plastic est un lac vulnerable situk
la majorit6 d'entre eux, les concentrations de
dans le centre-sud de I'Ontario. Entre 1979 et
sulfates diminuent, correspondant aux re-
1985, le PNA de ce lac a diminue d'environ
ductions de dep6ts de soufre au cours des
2 [Link]-'. A la meme bpoque, les valeurs
annees 1980; cependant, l'accroissement des
de pH et de cations basiques ont diminue,
concentrations de nitrates dans les eaux des
mais aucun changement notable n'a ete ob-
lacs n'a pu @treattribue a une variation de
serve en ce qui concerne les sulfates. En
l'importance des dbpats. Dans aucun des lacs
outre, les concentrations de carbone orga-
surveilles des Adirondacks a-t-on observe
nique dissous ont diminue et la transparence
l'augmentation du PNA a laquelle on s'atten-
de l'eau a augmente a mesuue que le lac s'est
d a i t p a r s u i t e d e la d i m i n u t i o n d e
acidifie. On a aussi releve des changements
concentrations de sulfates; de fait, le PNA a
biologiques majeurs dans le lac Plastic, m@me
diminue dans quatre Iacs. Les augmentations
si le pH de ses eaux n'est passe que de 5,8 A
des valeurs d e nitrates et les incertitudes
5,6. I1 est probable que le Iac Plastic ait perdu
quant aux profils des cations basiques et aux
entre 75 et 80 pour 100 de son PNA original
teneurs en aluminium contrecarrent la sim-
avant que les etudes aient @[Link] en
ple attente que le PNA augmentera par suite
1979. Depuis 1985, Ie pH et le PNA de ce lac
de la diminution des concentrations de sul-
sont demeurks constants, en depit d'une di-
fates dans les lacs des Adirondacks.
minution marquee, au cours de la dernihre
decennie, des dCp6ts de sulfates et de Hi
dans le sud de l'ontario. Ce phenomhne s'ex- Montagnes Catskill
plique par le fait qu'il y a eu liberation
continue de sulfates et de substances acides Les montagnes Catskill sont situees dans
emmagasines anterieurement dans les zones une region sujette a d'importants dkpbts
de terres humides d u bassin versant. [Link], dans le sud de 1 ' ~ t a de t
New York oh les cours d'eau constituent la
principale ressource aquatique; on y surveille
huit cours d'eau depuis 1983. On dispose de
En ~ o u v e l l e - ~ c o s sdepuis
e, 1950, le tiers donnees concernant les cours d'eau servant a
des habitats auxquels avait acces le saumon l'approvisionnement en eau de la ville de
de 1'Atlantique a ete perdu par suite de l'aci- New York qui datent d e 1915. Les cours
dification des eaux. Dans cette province, la d'eau dans les montagnes Catskill presentent
densite des saumons de lfAtlantique juve- des parametres fortement variables a court
niIes e s t n o r m a l e p o u r la r e g i o n terme, des diminutions des valeurs de sul-
(2030 poissons/100 m) dans les cours d'eau fates et des augmentations des valeurs de
dont le pH est supQieur 2 5,O. Aucun juve- nitrates, a long terme, et des tendances gene-
nile n'a kt6 releve dans les cours d'eau dont rales fort peu marquees en ce qui concerne le
le pH est inferieur a 5,0, sauf dans ceux dont PNA ou le pH. Les concentrations de sulfates
certains tributaires presentent un pH plus diminuent depuis 1970 environ, au moment
eleve. Dans certains cas, l'addition de chaux ofi on a enregistre les dep6ts maximaux de
dans les lacs en amont permet de remettre en soufre dans le nord-est des ~ t a t s - ~ n itandis
s,
etat temporairement les habitats acidifies des que les concentrations de nitrates augmen-
saumons en ~ o u v e l l e - ~ c o s sOn
e . observe un tent depuis cette m6me epoque.
A erablibres exploitbes du NAMP
h b ~ r e exploltbes
s du NAMP-
REMARQUE :Enplacermnts appmximadifs.
CaRe ne donne quo la distribulion.

Rkpartitioiz des grappes de parcelles c r i e s duns le cadre du Projet nord-amkricain sur le


d@&issement des krablitres ( N A M P ) (Sot~rce:Millers et al., 1991).

Le NAMP visait 5 determiner la vitesse


des changeinents de l'etat des erables A su-
De vastes etendues de for6ts aux ~ t a t s - ~ n i s cre. Un reseau d e 1 6 6 g r a p p e s d e cinq
et au Canada sont reguligrement exposees a uarcelles a ete imulante dans 84 erablieres en
des dep6ts acides, au dioxyde de soufre, 2 des exploitation (peuplements d'arbres entailles)
[Link] d'azote et d'autres polluants. On et dans 82 peuplements naturels, non ame-
convient generalement que la majorite des f e nag&, au ~ k a d et a aux ~ t a t s - ~ n idepuis
s, le
r @ t sd 1 A m e r i q u e d u N o r d n e s o n t p a s Wisconsin, dans l'Ouest, jusqu'en Nouvelle-
perturbees outre mesure par les dep6ts acides. ~ c o s s e d, a n s 1'Est (figure 10). En 1990,
Dans l'Est, seules les essences sournises a des 93 pour 100 des krables a sucre etaient en
charges maximales de polluants qui s'y dCpe . borne santk. Seulement 7 pour 100 des Crables
sent par le biais du brouillard ou des nuages, 2 sucre evaluks souffraient de dCperissement
subissent des domrnages. terminal sur 20 pour 100 ou plus d e leur
cime. Aucune difference notable n'a Cte ob-
Projet nord-amCricain sur le s e r v e e e n t r e I'etat d e s c i m e s d a n s les
dkpkissement des 6rabliGres erablieres par rapport aux peuplements fo-
restiers non amenages. Aucune relation n'a
Le Projet nord-americain sur le deperisse- &6 etablie entre l'etat des cimes et les dep8ts
ment des 6rabiiPres (NAMP) a Pte lnis en humides de sulfates. Des phenomknes natu-
oeuvre en vertu d'un protocole d'entente rels, comme la secheresse et d e s hivers
conclu entre For@tsCanada et le ministkre de anormaux, semblent constituer les causes les
I'Agriculture des ~ t a t s - ~ n iavec
s , egalement plus probables du deperissement des erables
une importante collaboration de la part d'or- A sucre, bien qu'on ne puisse pas, pour I'ins-
ganismes provinciaux et des ~ t a t s . tant, affirmer que les dep6ts acides et l'ozone
ne constituent pas des facteurs predispo-
sants.
tat actuel des for@ts
Canada
Depuis 1984, la sant6 des for6ts cana-
diennes fait l'objet d'une surveillance
nationale dans le cadre du Dispositif natio-
nal d'alerte rapide pour les pluies acides
(DNARPA). On effectue une serie de me-
s u r e s i d e n t i q u e s d a n s 103 parcelles
permanentes d'echantillonnage, reparties
dans les dix provinces, afin de deceler rapi-
dement des signes de degdts causes par la
pollution atmospherique dans les forets ca-
nadiennes.
Des donnees sur la mortalite des arbres et
l'etat des cimes pour 16 essences de coniferes
et neuf essences de feuillus ne revelent au- , mis en oeuvre le National Fo-
des ~ t a t s ont
cun signe de depkrissement de la sante des rest Health Monitoring Program (programme
for6ts a l'echelle d u Canada. Exception faite national de surveillance de l'etat des for6ts).
d u b o u l e a u i p a p i e r d a n s le s u d d u A l'heure actuelle, 1: programme a ete mis
Nouveau-Brunswick, le pourcentage d e en oeuvre dans dix Etats de 1'Est et deux de
mortalite des arbres se trouvait dans une I'Ouest, ofi l'on recueille des donnees dans
gamrne de valeurs a normale ,, (1-3 pour 100) plus d e 1 000 parcelles permanentes; En
et Ctait attribu6 a des facteurs d'agression 1990, les resultats initiaux dans les six Etats
naturels. Dans I'est du Canada, la mortalit6 de la Nouvelle-Angleterre revelaient que les
des sapins baumiers due i la tordeuse de for6ts etaient generalement en bon etat, sans
l'epinette a excede 3 pour 100. problPme de sante inconnu. Ce programme
Aucune mortalite d'erable a sucre n'a ete d e surveillance d e l'etat des for@tsa ete
relevee par le DNARPA dans les Maritimes. conqu de manikre 2 6tre entierement compa-
Annuellement, le pourcentage de mortalite tible avec le DNAWA du Canada.
des erables a sucre au Qu6bec Ctait de 1 pour Aux ~ t a t s - ~ n iils n'y
, a aucune preuve de
100 et en Ontario de 3 pour 100. Dans des deperissement global ou rkpandu des for@ts
zones restreintes precises, la mortalit6 a dfi aux d6p6ts acides ou a tout autre facteur
atteint 25 pour 100 au cours d e certaines d'agression. De plus, on n'a pu, dans aucun
annkes. L'etat general des cimes s'est cas, determiner que les dep6ts acides consti-
d6tCriore chez les erables ?I sucre en Ontario tuaient la cause predorninante du probleme.
de 1986 a 1990, phenomene attribue a une C'est seulement dans les peuplements fre-
secheresse intense. quemment exposes a des brouillards ou 2 de
D a n s le s u d - o u e s t d u N o u v e a u - l'eau de nuage fortement acides qu'il y a des
Brunswick, le t a u x d e m o r t a l i t e d e s preuves que les depbts acides contribuent
bouleaux a papier a ete de 11 pour 100 de fortement 2 la deterioration de la sante des
1982 a 1990. Les polluants atmospheriques for&. On poursuit les recherches afin de d6-
constituent des facteurs favorisant le depe- terminer les effets des interactions de la
rissement de cette essence. pollution atmospherique et de la secheresse,
des infestations par des ravageurs et d'au-
~tats-~nis tres facteurs d'agression.
En 1990, le Forest Semice (service des fo- Le Forest Service du ministere d e 1'Agri-
r&) des ~ t a t s - u n i s en
, collaboration avec c u l t u r e d e s ~ t a t s - u n i sa signal6 d e s
YEPA et des organismes charges des for6ts reductions generales d u taux moyen d e
croissance des arbres dans les classes de dia- lage d e genotypes sensibles comme le pin
metre d e s peuplements naturels d e pins blanc, le cerisier tardif et de nombreuses au-
situes dans le Sud-Est. Des reductions simi- tres essences.
laires d u taux d e croissance n'ont pas ete On n'a pas encore determine dans quelle
observees dans des plantations. Les reduc- mesure l'ozone influe sur la productivite et
tions signalees de la croissance des arbres la diversite de l'ecosysteme forestier. Des ex-
dans les peuplements naturels de pins est periences avec des semis ont demontre que
une consequence escomptee des modeles les genotypes de nombreuses essences dans
passes d'utilisation des terres, de l'accroisse- l'ensemble des ~ t a t s - ~ nsont
i s tels que ces
m e n t d e l ' i g e d e s p e u p l e m e n t s , d e la essences sont perturbees par les concentra-
competition et d'autres facteurs naturels. tions a n ~ b i a n t e sd'ozone. I1 est difficile
Toutefois, d'apres les analyses des donnees d'extrapoler les resultats des experiences
effectuees jusqu'a ce jour, on n'a pu determi- avec une marge de confiance adequate, car
ner si les kductions de croissance des arbres les arbres ayant atteint la maturite dans les
sont plus ou moins importantes que celles peuplements forestiers peuvent reagir de fa-
auxquelles on pourrait s'attendre s'il y avait con differente & l'ozone que les semis qui se
elimination des dep6ts acides et des pol- sont developpes dans des conditions experi-
luan ts associes. mentales. Dans les zones a l'exterieur d u
ALIcours de l'evaluation des tendances de bassin d e Los Angeles, les concentrations
la croissance des pins a l'echelle d'un peuple- ambiantes d'ozone ne semblent pas avoir
ment, on a releve des variations qui n'ont pu cause de deg8ts dans les for@ts,a part les
@treexpliquees, mais l'etude a ete fortement domrnages visibles et les pertes de croissance
limithe par la nature des renseignements ac- observees chez certains arbres vulnerables.
cessible~.I1 reste a determiner si les d6p6ts On continue les recherches dans le but
acides et d'autres facteurs lies a la qualite de d'evaluer les effets interactifs de la pollution
I'air influent, de facon notable, sur la sant.4 et de l'air, de la secheresse, des infestations et
la productivite des pins dans le Sud. Une d'autres facteurs d'agression.
etude des sympt6mes visibles d'agression a
revel6 que les cimes de la majorite des pins - Bassins versants - Sols
~cos~stG!rnes
d u Sud sont en bon etat. Cependant, les
concentrations ambiantes d'ozone ont per- Le flux de S04/N03 depuis l'atmosphere
t u r b e la c r o i s s a n c e d e s s e m i s e t la jusqu'aux ecosystemes aquatiques, en pas-
physiologie de certaines familles de pins au sant par 1'6cosysteme forestier, a ete surveille
cours d'experiences en milieu contrale. et etudie de facon intensive dans un certain
nombre de bassins versants etalonnes. Dans
Pendant ces experiences en milieu contra- le nord-est de lrAmerique du Nord, six bas-
le, les effets de l'acidite sur les tissus aeriens sins versants ont kt6 etalonnes pendant
des pins sont generalement non significatifs. diverses periodes. Les donnees recueillies
Les signes observes a ce jour n'appuient pas ont aide a demontrer que la lutte contre les
l'hypothese selon laquelle les dep6ts acides emissions en vue de reduire les dep6ts d e
a u r a i e n t p r o v o q u e d e s concentrations SO4 peut faire dirninuer le lessivage du SO4
toxiques d'aluminium ou des carences en dans les sols podzoliques, ce qui laisse enten-
substances nutritives chez les pins du Sud. dre que les dep6ts d'acides mineraux forts
favorisent le lessivage des cations basiques
L'agression par l'ozone constitue le fac-
dans certains sols au Canada. A long terme,
t e u r p r e d o m i n a n t q u i f a v o r i s e le
ce phenomene risque de reduire la fertilite de
deperissement des pins ponderosas et Jeffrey
certains d'entre eux.
dans les montagnes San Bernardino, pres de
Los Angeles, et dans une partie des mon- On s'attend que les dep6ts acides provo-
tagnes Sierra Nevada. L'ozone contribue quent des changements a long terme d e la
peut-6tre aussi a u deperissement des epi- chirnie de certains sols sensibles. On n'a pas
nettes r o u g e s d a n s les z o n e s d e h a u t e pu determiner avec certitude si ces change-
altitude et cause des degzts visibles au feuil- ments se repercuteront s u r la sante d e s
forets, le pourcentage des ressources fores-
tieres qui seront perturbees ni le temps qu'il
faudra pour que ces phenomenes se mani-
festent. D'apres les etudes de modelisation,
d'ici i 50 ans, les dep6ts acides pourraient
avoir des effets mesurables sur la chirnie de
certains sols dans le sud des P t a t s - ~ n i sI1
.
reste I? savoir si ces changements se produi-
ront veritablement et, le cas kcheant, s'ils
influeront sur la croissance des arbres dans
les forets. A court terme, les effets benefiques
sur la fertilite des sols des d6pBts d'azote
pourraient compenser les effets nocifs d u les-
sivage accel6rC des cations basiques, ce qui
serait suivi de diminutions long terme de la
teneur en substances nutritives des sols.

Brouillard cdtier et dkperissement des


arbres a d e faibles altitudes 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989 1990
On observe le deperissement, depuis le Annee
debut des annees 1980, d e deux essences
Aucun dbp6rissement DBpBrissementdes rams
d'arbre croissant le long des regions c6tieres
de l'est de I'Amkrique du Nord. D'apres les D6perissement des rarneaux et Mortalit6
donnees anthieures, il s'est produit des aug- des branches
mentations (valeurs 5 a 10 fois plus elevees)
d e l'acidite d u brouillard et des concentra- D$krissement des bouleaux.
tions d e NO3 d e p u i s 1939, mais a'ucun
changement n'a ete releve en ce qui concerne
Au cours des dernieres annees, le brouillard
les concentrations de S04. Ces brouillards c6-
est fort frequent dans cette rkgion pendant
tiers presentent des concentrations ioniques
trois fois plus elevkes et un pH plus faible l'ete. Les resultats des 6tud.e~ont rev616 une
par rapport aux valeurs enregistrees pour les relation entre les concentrations dfhydrog6ne
nuages des montagnes du Nord-Est. et de NO3 dans le brouillard et la frequence
du brunissement foliaire.
On a observe des sympt6mes de deperis-
sement foliaire chez les epinettes rouges
croissant dans une station d u centre d e la L'etat des bouleaux a papier s'est dete-
CBte, dans l'Etat d u Maine, oh les dep6ts riore, de facon marquee, entre 1982 et 1987,
acides dans le brouillard sont a leur maxi- puis s'est stabilise jusqu'en 1990. En 1987,
m u m . D e p u i s 1979, o n r e l e v e u n tous les arbres examines prksentaient un cer-
brunissement et u n e chute precoce d e s tain degre de dkpkrissement. Le pourcentage
feuilles chez les bouleaux a papier, sur la c6te d e dessechement d e s rameaux et des
d u sud-ouest d u ~ o u v e a i - ~ r u n s w i c k . branches a atteint 50 pour 100 en 1987, et la
D'aprPs les etudes, les insectes et les orga- mortalit6 a augmente a 11 pour 100, en 1990
nismes pathogenes n'en sont pas la cause. (figure 11).
Deperissement de l'epinette rouge Tous les chercheurs ne s'entendent pas sur
dans les zones de haute altitude l'etat actuel de l'epinette rouge dans le sud
des Appalaches. Des mortalitks locales ont
Au cours des experiences qui ont 6te me- kte signalees, tandis que, d'apres des en-
nkes, on a releve des signes evidents que les qu@tesplus poussees, les valeurs recentes de
depats acides et les polluants qui leur sont mortalit6 ont 6tC relativement faibles par rap-
associes peuvent entraver la resistance de port A celles observees dans le Nord. Pour
l'epinette rouge a la gelure hivernale; les l'instant, les chercheurs sont d'accord sur les
dep6ts acides auraient pu ainsi contribuer au points suivants : 1)A la fin des annees 1980, il
deperissement d e l'epinette rouge dans les y a eu deterioration de l'etat des cimes; et 2)
zones de haute altitude, dans le nord des une reduction de la croissance s'est recem-
Appalaches. Dans le sud de cette chaine de ment produite dans les zones de plus haute
montagnes, les signes de deperissement de altitude. Les recherches qui se poursuivent
l'epinette rouge et du r6le que pourraient y ont mis l'accent sur la capacite des dep6ts
jouer les matikres polluantes sont moins acides d'accroftre les agressions d'ordre nu-
evidents. tritionnel par suite de leurs effets a la surface
du globe et, particulierement, dans le sol. A
Les epinettes rouges qui croissent dans les l'heure actuelle, les donnees qui permettent
forets d'altitude situees dans le nord-est des de croire que les dkp6ts acides et/ou les pol-
montagnes des ~ t a t s - ~ ndeperissent
is depuis luants qui leur sont associes provoquent la
trente ans. Ce sont principalement des ge- deterioration d.e l'epinette rouge dans le sud
lures hivernales intenses et repetees, en des Appalaches sont &tees.
conjugaison avec les agressions dues au vent,
les insectes nuisibles et les pathogenes fon- Agriculture
giques qui ont favorise ce deperissernent En Amerique du Nord, les cultures sont
soutenu. exposees regulierement aux depats acides, au
dioxyde de soufre et a l'ozone sur d'impor-
Des experiences de cc dose-reponse ont )) tantes superficies. O n a d e m o n t r e , en
permis d e recueillir des donnkes qui ap- laboratoire ou au cours d'etudes d'exposition
puient l'hypothkse selon laquelle la pollution dans les champs cultives, que les depdts
atmospherique (particulierement l'acidite de acides et le dioxyde d e soufre peuvent,
l'eau des nuages) joue un r61e dans le depe- quand leurs concentrations sont plus elevees
rissement d e s for@[Link] resultats d e que les valeurs ambiantes, influer sur les pos-
certaines experiences avec des semis et des sibilites de commercialisation, la croissance
branches d'arbres ayant atteint la maturite et le rendement d'un certain nombre d'es-
mettent en evidence que les concentrations peces d'importance.
actuelles de substances chimiques dans l'at-
mosphkre peuvent entraver la resistance au On croit generalement que les precipita-
froid d e l'epinette rouge, qui n'avait dejh tions acides, aux niveaux actuels, n'ont pas
q~l'unetolerance tres limitke aux basses tem- cause de reductions du rendement des cul-
peratures et 2 d'autres facteurs d'agression. tures sur une base regionale, ni au Canada ni
Les resultats d'autres etudes effectuees avec aux ~ t a t s - ~ n iToutefois,
s. il existe des risques
des semis demontrent que les concentrations de lesion foliaire dans le sud de la Californie.
ambiantes d'ozone et d'acidite d a n s la De plus, les teneurs actuelles en NO* et en
bruine, ou des valeurs qui s'y rapprochent, SO;! ne semblent pas entraver la productivite
des cultures au plan regional.
peuvent, dans certaines circonstances, direc-
t e m e n t e n d o m m a g e r les a i g u i l l e s et Aux ~ t a t s - ~ net
i sau Canada, ce sont les
provoquer des desequilibres biochimiques et repercussions de l'ozone sur la production
physiologiques. A l'heure actuelle, on ne sait agricole qui suscitent les plus vives preoccu-
pas quels sont les factelus, s'il en est, parmi pations. D'aprks les resultats des recherches,
ceux enumeres ci-dessus, qui contribuent au selon les especes touchees, l'emplacement et
deperissement des arbres dans les forGts pro- I'exposition, les rkiuctions du rendement des
prement dites. cultures provoqu6es par les concentrations
dep6ts acides. L'absorption de SO2 par ces SantC des Ctres huntains
peintures est plus importante que dans le cas
de substrats inertes et de certaines autres En raison de la complexit6 des processus
peintures dont la formulation diffgre. On a de transformation dans l'atmosphkre qui en-
releve un certain lessivage de l'aluminium trent en ligne de compte dans la formation
c o n t e n u d a n s ces p e i n t u r e s a u c o u r s d1a6rosols acides, toute une gamme de ma-
d'analyses des eaux de ruissellement. Selon tikres polluantes sont mises ? contribution,
i
ces resultats, les peintures contenant des flo- dont les oxydes de soufre, les oxydes d'azote,
cons d'aluminium destinees aux voitures les composes organiques volatils, l'ozone
devraient egalement reagir de facon sirnilaire ( 0 3 ) et les acides organiques. Cette section
aux d6p6ts acides. n'examinera q u e les effets des aerosols
Dans certains cas, on peut employer des acides. On peut avoir facilement accits B des
methodes de preservation pour prevenir la etudes poussees des autres polluants men-
deterioration d'objets et de structures d'une tionnes ci-dessus.
importance culturelle, notamrnent l'applica-
tion d e revstements d e protection sur les
Effets sur la santC
metaux, comme des vernis-laques ou de la Les aerosols acides sont des particules
cire. Cependant, une fois qu'une corrosion acides en suspension dans un gaz presentant
intense s'est produite, il est difficile de redon- une acidite nette. I1 s'agit d e melanges
ner aux sculptures en b r o n z ~leur lustre complexes, fortement variables sur les plans
original. Theoriquement, aux Etats-Unis, on spatial et temporel. Afin de comprendre les
pourrait proteger toutes les structures ou au- risques pour la sante des aerosols acides, il
tres objets exterieurs en bronze contre la faut posseder des notions propres 2 l'exposi-
corrosion ?i des frais de 10 B 100 millions de tion, aux sous-populations vuln6rables et aux
dollars par annee. 11 existe des methodes de relations dose-reponse. Les principales pre-
lutte contre la corrosion des metaux, mais occupations actuelles pour ce qui est de la
non pas de techniques generalement accep- sante sont concentrees sur les sulfates acides
tees pour prevenir la deterioration acceler6e et les risques d'effets aigus sur la fonction
de la pierre causee par les d6p6ts humides ou pulmonaire des asthmatiques, les effets sur
secs. Pour bon nombre de materiaux n'en- I'klimination des particuIes dans Ies voies
trant pas dans la fabrication de ressources respiratoires, u n e incidence accrue d e
culturelles, afin de calculer les coats econo- bronchites aigues chez les enfants et des pos-
miques d e la d6terioration, il faut tenir sibilites de morts prematurees au sein des
compte de divers facteurs comme la dur6e populations vulnerables. On ne peut aborder
d'utilisation, les methodes d'entretien et des la question d'autres esp6ces d'acides compte
variables likes au comportement. tenu de la rarete des renseignements 2 leur
sujet, ce qui revkle toutefois des domaines de
Aux ~ t a t s - ~ n iles
s , zones oh se trouvent le
recherche lacunaires.
plus grand nombre de structures ou d'objets
d'importance culturelle sont dans la region Des etudes d e toxicologie chez les ani-
oh les d6p6ts acides sont leur maximum. maux et des etudes cliniques chez les Gtres
Dans ce pays, la majorit6 des champs de ba- humains ont r6vklk que les sulfates se pr6-
taille historiques, particulikrement ceux dotes sentant sous forme d'aerosols se classent
de nombreux monuments commemoratifs, comme suit selon leur activite : H2S04
sont situes ?i l'est du fleuve Mississippi. On NH4!04 (NHd2S04. En consequence, on
estime que quelque 15 5 50 pour 100 des bsti- s'est servi du compose au cours de la
ments historiques en pierre sont vulnerables p l u p a r t d e s etudes en milieu contr6le.
aux acides atmosphkriques, qu'g l'echelle na- D'aprgs les d o n n e e s o b t e n u e s , l'ion
tionale, entre 20 000 et 50 000 monuments hydrogene (H+)serait l'espkce preoccupante,
exterieurs sont exposes a ces acides et qu'en- et le compose specifique joue aussi un r61e
viron le tiers du nombre total approximatif dans ce processus. On peut aussi croire, selon
d e 100 millions d e pierres tombales sont les resultats, que les mesures des concentra-
faites de materiaux sensibles a m acides. tions ambiantes d e H+ B elles seules n e
permettront pas de prevoir tous les effets reaction suscite des preoccupations, car on
sur une population. Des etudes avec des en deduit que les particules et les debris
animaux, mises en correlation avec les naturels inhales qui sont normalement eli-
resultats de certaines etudes faites aupres mines par les voies respiratoires risquent
d'humains, ont abouti a une hypothese se- de s'accumuler. Bien que les observations
lon laquelle une exposition chronique au faites a u cours d e s etudes cliniques
H2S04 pourrait favoriser les bronchites laissent supposer que les expositions ai-
chroniques. Parmi les signes a l'appui re- gues au H2S04 soient nocives, il importe
lev& chez les animaux, mentionnons un d e souligner le fait que de nombreux re-
ralentissement de l'epuration mucociliaire sultats doivent @treconfirmes.
et des modifications d e la structure des Au cours d'une etude recente realisee
poumons, dont certaines persistent une au Canada, on a observe d e legers ralentis-
fois que l'exposition chronique a cesse. Les sements de la fonction respiratoire chez les
recherches faites avec des animaux de la- enfants pendant les periodes d.e forte pol-
boratoire ont aussi permis d e demontrer lution. Les concentrations des acides ont
que le H2S04 peut reagir, d e facon syner- atteint un maximum de 50 ug/m3 environ
g i q u e , a v e c le 0 3 et d'autres matieres (moyenne d'une heure), et les concentra-
particulaires. Par consequent, d'autres pol- tions d'ozone, jusqu'a 143 p.p. x 109.
luants presents simultanement peuvent
aggraver les effets des aerosols acides. Une etude canadienne a compare l'etat
des voies respiratoires d'enfants 2ges de
Des etudes en milieu contr61e ou on a
sept a douze ans provenant de deux locali-
expose des Etres humains aux effets aigus
tes, l'une o h les concentrations d e
d u H2S04 sur la fonction pulmonaire ont
polluants atmospheriques transportes sur
abouti 2 diverses relations dose-reponse,
d e longues distances etaient elevees et,
les differences relevees d'une etude a l'au-
l'autre, oh elles etaient faibles. Dans la pre-
tre refletant peut-@tredes differences dans
miere localite, on a observe des valeurs
les aerosols, les regimes d'exposition,
moindres, statistiquement significatives,
l'exercice physique et les sujets humains
d e la capacite vitale forcee et d u volume
etudies. De facon generale, les concentra-
respiratoire maximal. M@mesi l'on n'a pu
tions de H2S04 nettement superieures aux
attribuer les effets a un polluant precis, on
valeurs ambiantes ne sont pas nefastes
a observe que, dans les deux localites, les
chez les candidats en s a n t . 131usieurs
concentrations d e sulfates differaient d e
etudes, mais non pas la totalite d'entre
facon b e a u c o u p p l u s n o t a b l e q u e les
elles, revdent que les asthmatiques peu-
concentrations des autres polluants me-
vent Etre vulnerables a des expositions au
sures. Pendant une deuxieme etude
H2S04 de 100 2 1 000 ug/m3. D'aprPs les
canadienne, oh on a etendu l'analyse com-
resultats des etudes preliminaires, oh les
parative a dix localites, on a egalement
c o n c e n t r a t i o n s d e H2SO$ e t a i e n t d e
releve une legere diminution, quoique sta-
68 ug/m3, les adolescents asthmatiques se-
tistiquement significative, d e s mEmes
raient p l u s sensibles. Selon les
fonctions pulmonaires. De plus, l'inci-
observations supplementaires, l'exposition
dence d'infections des voies respiratoires
simultanee a d'autres polluants cornrne le
superieures etait plus elevee chez les en-
SO2 (0,5 p.p. x lo6) o u le 0 3 (0,12 p . p x
fants vivant dans la zone plus polluee. On
lo6) peut favoriser l'irritation des bronches
estime que les differences observees sont
due aux aerosols acides. En outre, une ex-
probablement dues a la presence simul-
position aigue au H2S04 a ralenti, au cours
tanee d'aerosols acides et d'autres
d e s essais, l'elimination d e s particules
polluants (c'est-a-dire, 03, MPIOet S02).
dans les voies respiratoires des personnes
souffrant ou non d'asthme. Par exemple, Aux ~ t a t s - ~ n iusn, e e t u d e effectuee
au bout d'une exposition d'une heure a dans six villes (Sixcities Study) portait sur
100 ug/m%e H2S04, le pourcentage d'eli- les rapports entre la pollution atmosphe-
mination a beaucoup diminue. Cette rique et la sante au cours d e la derniere
decennie. Bien qu'aucune mesure directe
de I'acidite atmospherique n'ait et6 faite pen- ont ete prksentees annuellement, depuis
d a n t l'etude principale, d e s mesures 1982; en outre, une etude annuelle porte sur
ulterieures ont revele des periodes de forte la vegetation (dix echantillons pour environ
acidite se presentant sous forme d'aerosols 25 elements). On estime que ces etudes d e
dans plusieurs villes, a divers moments. En routine ont permis d e creer une ambiance
examinant ces donnees et en analysant d e favorisant lfam61ioration des methodes d e
nouveau les donnees originales sur la preva- mesure.
lence des sympt6mes, on a observe que les En 1990 et 1991, les rksultats de ces etudes
concentrations d'acides etaient directement ont permis de determiner qu'on continue ii
associees 2 une prevalence accrue des cas si- ameliorer les m e t h o d e s d e m e s u r e em-
gnales de bronchites chez les enfants. ployees. La figure 12 donne l'exemple d'un
Le long de zones transfrontieres Canada- laboratoire oh la mise en oeuvre d'un pro-
~ t a t s - ~ ndans
i s I'Est, l'acidite sous forme gramme d'assurance d e la qualit6 a permis
d'aerosols est dominee par d e s sulfates d'ameliorer son rendement. Le systkme d e
acides [c'est-;-dire, acide sulfurique (H2S04) gestion de bases de donnees qui archive les
et bisulfa te d'ammonium (NH4HS04)I. Du- resultats de plus de 30 etudes comparatives
r a n t les e p i s o d e s m6t6orologiques, les d'envergure constitue une importante res-
concentrations d'aerosols acides ont peut- source pour les usagers. Cette base offre les
etre une configuration diurne distincte, les resultats des etudes interlaboratoires de plus
pointes d'acidite se produisant pendant le de 100 laboratoires canadiens et 25 labora-
jour, surtout en 6th. Les mesures actuelles de toires americains.
l'exposition des populations aux aerosols
acides et les donnees dont on dispose a ce su-
jet s o n t f o r t incomplittes. Lhs v a l e u r s L'assurance de la qualit6 a fait partie inte-
maximales signalees a court terme (1 grante d u NAPAP. Les documents issus de ce
12 heures) variaient d e 30 2 50 ug/m3 d e programme offrent des renseignements sur
H2S04 ( O U u n equivalent d u H2S04). De
telles pointes sont peu fkquentes, mais des
valeurs de 5 ii 15 ug/rn3 durant 24 heures
peuvent se produire de facon reguliere. Les 100
A
pointes les plus marquees ont lieu en aval Q Chaque valeur presenlbe est m l e
au pourcanragede parambues blal&
des principales sources d'emissions de SOL 4I
plua le pourcenrapede r6sulEars slgnaibs
qu'il s'agisse d'une unique source importante (pour un maxlmum de 200 pour 100).
801
ou de diverses sources d'une mPme zone ur-
baine. Toutefois, ces renseignements ne sont
pas suffisamment complets pour estimer 60-
)I
avec assez de precision les modeles d'exposi-
tion des Ptres humains aux aerosols acides
pour l'ensemble des zones transfrontikres. 40,

Canada
Saiislalsant
I
Pour valider les donnees dans le cadre du
Programme sur Ies pluies acides, on procede
regulierement a des etudes interlaboratoires.
Ce programme externe d'assurance d e la TADPA : eludes 1 8 22 (19851990)
qualite s'est interesse aux procedes de me-
sures en laboratoire et verifie le rendement &
long terme des laboratoires. Trois etudes Effets d'un programme externe d'assurance de
d'evaluation du rendement interlaboratoire la qualite'st~rle rendment d'un laboratoire
(dix 6chantillons pour environ 22 elements)
de nombreux aspects de l'assurance de la recherche et de mise au point, et effectuent
qualite. actuellement d'importantes ameliorations I
Dans le cadre du State and Local Air Moni- techniques, dont le rejet accru de pyrrhotite,
toring AJetzuork (reseau d e surveillance,de la des methodes perfectionnees de concentra- Ck sont les mmj&
qualite d e l'air local et a l'echelle des Etats), tion et d e valorisation, la lixiviation sous
1'EPA a verifie, en 1990-1991, le rendement de pression d u zinc et des methodes evoluees de spkciaux canaddens
50 pour 100 des 3 700 echantillonneurs d'air fusion. On a rkussi a rkcupkrer efficacement
employes par 169 organismes cl~argesd e la les emissions de soufre sous forme de SO2 et
d'acides liquides, soit deux produits com-
et am&hks sur ks
lutte contre la pollution atmospherique aux
~ t a t s - u n i sA
. u cours d e ces verifications mercialisables. D'ici 1994, les nouvelles
installations, dont le coiit atteint presque pluh d e s qui,m
amorcees en 1975, chaque organisme a requ
des echantillons d'evaluation; il s'agissait 900 millions de dollars, permettront aux fon-
d'inconnus (methode aveugle) qu'ils ont in- deries d e respecter leurs objectifs. 1986,tmefois qu'ils
corporks dans leurs echantillonneurs de CO, Les gouvernements federal et provin-
d e NO& d e S02, de 03, de Pb et de MPlo. On ciaux, en collaboration avec les societes mrenf examink les
a procede a des verifications sirnilaires pour d'energie electrique, poursuivent leurs ef-
&e vaste usmnme de sources stationnaires de forts de recherche et de developpement en ce f w s deer&$er les
polluants toxiques et acides. En outre, on a qui concerne les combustibles, les metl~odes
mene des etudes speciales pour mesurer les ameliorees de combustion et les techniques
d6pBts d e composes toxiques d a n s les de reduction des gaz de carneau. Voici quel- difjFimlt&des deau:
Grands Lacs ainsi aue des etudes ~ o r t a n sur
t ques realisations des activites de recherche et
plusieurs reseaux d'envergure d e surveil- d e developpement recentes concernant la pdys cotrcemant le
lance des precipitations acides. lutte contre les emissions d e SO2 dans les
centrales electriques : transport
Mise au point de systkmes &injection
d e sorbants dans les chaudieres et mise tYg**e dffi
En vertu de l'article VII de l'Accord sur la
qualite d e I'air, le Canada et les ~ t a t s - u n i s 5 l'essai de ces derniers, en Ontario et
ont convenu << d'echanger regulikrement, par en Saskatchewan. p l u k a&, ont
l'intermediaire d u Comite d e la qualite d e
Essais d e combustion de combustibles r e c b t n m d d k§
l'air 6tabli en vertu de l'article VIII, des ren-
2 faible teneur en soufre et de systemes
seignements sur... les techniques, mesures et
de traitement des gaz de carneau, en
mkcanismes de contr6le des emissions De )).
P"-
Ontario.
sucroit, l'annexe 2 prCcise que les deux pays
ont convenu de cooperer et d'echanger des
((
Essais de combustion de l'orimulsion I'irnpIAntIsh d'm
renseignements en ce qui concerne ... leurs (melange d'eau et de bitume), au
activites de mise au point et de demonstra- Nouveau-Brunswick.
tion de techniques et de mesures de lutte p r o g r a m A'une
contre les emissions de polluants atmosphe- Mise au point et mise 21 l'essai d'un
riques, en particulier les precurseurs des brtileur a faibles krnissions de wleur de miRiards
retombees acides, sous reserve des lois, des NOx/SOx (LNS), en Alberta.
reglements et des politiques de leurs pays D. & duUn7.s en vuc de
Mise au point et mise a l'essai du pro-
Canada cede SONOx, en Ontario.
la ldan0nstM.m &
En genkral, les mesures de lutte au Cana-
da ont vise les fonderies d e inetaux non w Mise au point et mise a l'essai du pro-
ferreux et les centrales alimentees a u moyen cede CANSOLVE de la Union Carbide, t-ecfttuqmcesasr
de combustibles fossiles qui ont respective- en AIberta.
ment produit environ 60 et 20 pour 100 des charbon tpnf.
r Mise au point et mise en service d'une
@missionstotales de SO2 au Canada en 1985. installation de demonstration de com-
En collaboration avec les gouvernements, bustion sur lit fluidise a pression atmo- H
les fonderies cibles ont men6 des travaux de spherique, pour la combustion de
charbon i forte teneur en soufre, de et l'industrie, vise a demontrer l'utilite et les
coke de petrole, de schiste bitumineux, avantages des nouveaux procedes de com-
de dechets ligneux et d'autres combus- bustion d u charbon d a n s une serie
tibles, a Chatham, au Nouveau- d'installations commerciales d e grandeur
Brunswick. reelle. Le Canada a kte represent4 au Innova-
tive Coal Technology Assessment Panel (comitb
On s'attend que les programmes d e re-
d'evaluation des techniques innovatrices
cherche e n matiere d e l u t t e contre les
d'alimentation au charbon), mandate i four-
emissions de SO2 et de NOx, mis en oeuvre
nir des conseils et des recornrnandations au
conjointement par les gouvernements et l'in-
sujet des projets. Dans le cadre d u pro-
dustrie, se poursuivront au cours des annees
a venir. Le Plan vert d u Canada contient un gramme, on retiendra les techniques d e
pointe les plus prometteuses qui, au cours de
projet d'une importance capitale en matiere
la prochaine decennie et des annees ulte-
de (< t e c h n o l o g i e ,),p r o j e t d e s t i n e a
rieures, seront cornrnercialisees.
p r o m o u v o i r ces nouvelles activites d e
recherche. L'emploi d u charbon epure constitue un
changement fondamental dans le fonctionne-
ment d e s centrales alimentees avec ce
Bien que les Americains aient mis en oeu- combustible. Tous les procedes rnis au point
vre u n programme de mise a u point d e dans le cadre d u Clean Coal Tec~zizo~ogzj Pro-
techniques de lutte contre la pollution pen- gram liberent moins de dioxyde de soufre
dant d e nombreuses annees, ce sont les et/ou d'oxydes d'azote que les methodes
envoy& speciaux canadiens et americains classiques de combustion d u charbon pulvk-
sur les pluies acides qui, une fois qu'ils eu- rise. ~ e r t a i n sd'entre eux ~ r o d u i s e n tdes
r e n t e x a m i n e les faqons d e r e g l e r les emissions notablement moins elevees que ne
difficultes des deux pays concernant le trans- le font les centrales munies d'epurateurs.
port transfrontigre des pluies acides, ont Dans de nombreux cas, on parvient simulta-
recommande les premiers l'implantation nernent 21 rkduire les emiss~onset les cofits,
d'un programme d'une valeur de milliards car ces nouveaux procedks devraient @tre
de dollars en vue de la demonstration des plus efficaces que ceux employes dans les
techniques au charbon 6purP. On s'est alors centrales classiques. Enfin, tandis que les
entendu sur le fait que la demonstration des epurateurs actuels produisent un important
techniques innovatrices d e lutte devrait, i volume de dechets solides qu'il faut eliminer,
court terme, permettre certaines reductions certains nouveaux procedes a u charbon
de dioxyde de soufre et d'oxydes d'azote et, epw-4 ne produisent que trPs peu de dechets
ultQieurement, des pluies acides. ou des dechets facilement recycles.
Le Clean Coal Techizology Program (pro- Le Clean Coal Technology Program a fait
gramme de transition au charbon epure) qui l'objet de cinq appels d'offre, dont quatre
a ete lance en 1986 par le Congrks americain sont termines. Chaque appel d'offre met for-
et dont l'importance a augment6 sous deux t e m e n t l ' a c c e n t s u r la r e d u c t i o n d e s
administrations presidentielles, aura, d'apres emissions de dioxyde de soufre et d'oxydes
les estimations, finance des projets d'une va- d'azote, precurseurs d e s pluies acides,
leur de plus de cinq milliards de dollars au conformkment aux recommandations des en-
moment oh il prendra fin, dans les annees voy& speciaux americains et canadiens sur
1990. Les nouvelles techniques de production les pluies acides. Parmi les objectifs fixes,
d'electricite et de lutte contre la pollution qui mentionnons la demonstration d'applica-
en sont issues sont le produit d'annees de re- tions commerciales futures et des reductions
cherche et d e d e v e l o p p e m e n t d a n s d e importantes des emissions de dioxyde de
nombreux Iaboratoires gouvernementaux et soufre et/ou d'oxydes d'azote dans les ins-
prives. Sous la directio? d u Department of tallations existantes, d e s mbthodes
E m g y (ministere d e I'Energie) des Etats- soucieuses d e l'environnement pour
U n i s , l e Clean Coal Technology Program, satisfaire les nouveaux besoins energetiques
finance conjointement par le gouvernement et la demonstration d e techniques pour
reequiper ou changer la source d'alimenta- M ~ A N I S M E SAXES SUR LE
tion des installations existantes ou remplacer
celles-ci tout en respectant les exigences que MARC^
l'on vient d'enurnerer. Les procedes m@mes En vertu de l'annexe 2 de l'Accord sur la
varient, ainsi que le pourcentage prevu de qualite de l'air, le Canada et les ~ t a t s - ~ n i s
reduction des emissions et les applications ont convenu de cooperer et d'echanger des
((

commerciales et leur accessibilite. Par exem- renseignements en ce qui concerne ... leur
ple, les plages de reduction des emissions analyse des mecanismes de marche, y com-
sont de 70 2 99 pour 100 pour le dioxyde de pris l'echange de droits d'emissions ),.
soufre et de 50 a95 pour 100 pour les oxjldes
d'azote. Chacun des pays explore actuellement
l'utilisation d'incitations axees sur le march6
A lrheure actuelle, 42 projets sont en ex& pour respecter les politiques environnemen-
cution dans le cadre d u programme. Les tales, car s'ils s o n t e m p l o y e s d e facon
travaux de trois projets sont terminks. Dix- appropriee, ces outils offrent la possibilite
neuf projets sont encore a l'etape d e la d'atteindre les objectifs en matiere d'enl 'iron- '

conception ou de la construction et dix ins- nement de facon plus efficace et a un coiit


tallations sont en service. Les negotiations se moindre. Aux ~ t a t s - u n i son
, se sert actuelle-
poursuivent pour les dix autres projets. D'ici ment d'incitations axees sur le marche dans
l'an 2000, les travaux entrepris dans le cadre le cadre d u programme de lutte contre les
de 30 des 33 projets choisis au cours des trois pluies acides (comme il a ete decrit ci-avant)
appels d'offre d u programme seront termi- et du programme visant a reduire progressive-
nes et on aura mis a l'essai et commercialise ment la production de chlorofluorocarbures
les installations. Environ six des neuf projets (CFC). L'emploi d'incitations de ce type a kt6
selectionnes devraient avoir franchi l'etape couronne de succes pour la reduction progres-
operationnelle et @treegalement disponibles sive de l'uhlisation d'essence avec plomb.
sur le marche. Les calendriers des projets d u Le Conseil canadien des ministres de 1'En-
quatrieme appel d'offre n'ont 6te etablis que
vironnement (CCME) a p o u r m a n d a t
de facon preliminaire et sont sujets aux nego- d'examiner la possibilite d'avoir recours, au
ciations finales. Quand les projets auront pris
Canada, a des mecanismes autres que la re-
fin, les commanditaires et les participants
glementation, comme l'emploi d e droits
pourront se servir des renseignements et de
d'echanges d'emissions, en vue de la gestion
l'experience acquis au cours des demonstra- des emissions atmospheriques. A cette fin, le
tions afin d e promouvoir et d e CCME a tree deux groupes de travail, l'un
cornrnercialiser Ies tecl~niques.
charge de la question des NOx/COV, et l'au-
tre, d e celle d e s e m i s s i o n s d e S02. En
Le cofit total des projets des quatre pre- automne 1991, les deux groupes ont redige
miers appels d'offre s'eleve a 4,4 milliards de un expose de principes intitule :G ~ c h a n de ~e
dollars environ, dont 1,8 milliard de dollars droits d'emissions - Ligne de conduite cana-
proviennent de sources gouvernementales. dienne ,). Ce document resume le concept
m@mede l'echange de droits d'emissions, et
Le Canada et les ~ t a t s - u n i sorganisent les resultats d'une etude realisee par u n
une kunion annuelle au sujet des techniques expert-conseil portant sur certains aspects de
de lutte, en vertu d'un protocole d'entente. l'experience americaine avec ce type d'incita-
Au cours de ces reunions, toutes les publica- t i o n s , m a i s il vise p r i n c i p a l e m e n t les
tions d u Clem Coal Technology Program (mises questions administratives, d'orientation et
a jour, rapports approfondis presentes au d'elaboration d e programmes. On donnera
Congres, rapports specialises, etc.) sont suite a ce rapport preliminaire dans un exa-
mises a la disposition des representants men p l u s detaille d e la conception d e s
canadiens. Parmi les organismes canadiens reseaux d'echange de droits d'emissions de
participants a l'echange, mentionnons le NOx/COV dans la region d u bas Fraser de la
C A N M E T e t I'Albertn Researclz Council Colombie-Britannique et d e NOx dans la
(conseil de recherches de 1'Alberta). partie ontarienne d u corridor Windsor-
Quebec. On a commence a examiner la faisa- les villes. Le Canada a fait part de son inter6t
bilite et les modeles des reseaux nationaux en matiere d'incitations commerciales pour
ou regionaux d'echange de droits d'emis- regler les problkmes d e pluies acides A
sions destines A faire respecter les limites 1'6chelle regionale et de la qualitk de I'air
impos6es quant aux 6missions de S02; on dans les villes, particuligrement, pour ce qui
devrait terrniner A la fin de 1992. a trait ?i la qualitk de l'air dans les zones de
Vancouver et du corridor Windsor-Qukbec.
Le Canada et les ~ t a t s - ~ norganiseront
is
une serie de rkunions au cours desquelles ils Des representants des deux pays conti-
entendent partager les resultats de leurs ana- nueront de se rencontrer regulikrement pour
lyses des incitations axees sur le marche en echanger des renseignements au sujet des in-
vue de la protection de l'environnement. Par citations axees sur le marche. Au cours de la
suite de consultations initiales qui ont ey lieu reunion de dkembre 1991, les domaines cles
a Ottawa, en decembre 1990, l'EPA des Etats- s u i v a n t s , n e c e s s i t a n t collaboration e t
Unis a organise une reunion a ce sujet a echange d'informations, ont Ctk relev6s :
Washington, en d6cembre 1991, rkunion h la- pluies acides, ozone dans les villes, qualit6
quelle ont assist6 d e s representants de l'eau dans les Grands Lacs et options ren-
d'Environnement Canada et de plusieurs or- tables de reduction des emissions de gaz a
ganismes d e chaque gouvernenient. Au effet de serre. ~ t a n donne t que dans chacun
cours de la rencontre, on a traite de l'expe- des cas, les sources d'emissions peuvent se
r i e n c e a m e r i c a i n e e n ce q u i a t r a i t a trouver ?i la frontiere des deux pays ou que la
l'implantation des programmes d'elimina- pollution peut se disperser dans les terri-
tion progressive de l'utilisation de l'essence toires de l'un ou d e l'autre, on examinera
avec plomb et d e lutte contre les pluies aussi de plus prgs la possibilite d'integrer
acides, ainsi que des projets d'kchange de tant d e s sources americaines q u e cana-
droits d'emissions dans le sud de la Califor- d i e n n e s a u n p r o g r a m m e d'incitations
nie afin d'amkliorer la qualite de I'air dans cornmerciales.
S E C T I O N IV

Conclusion

L
e present document constitue le entre eux diverses initiatives ou en parta-
premier rapport d'etape prepare g e n t la c o o r d i n a t i o n , n o t a m m e n t les
inventaires des emissions, la modelisation
en vertu d e l'Accord Canada- atmospherique, la surveillance des depbts
~ t a t s - ~ nsur
i s la qualite d e I'air. acides, la recherche et la surveillance concer-
Depuis la conclusion d e l'Accord, en nant les effets des depbts acides, la sante des
mars 1991, les deux pays ont pris d'irnpor- Gtres humains et les techniques de lutte.
tantes mesures pour respecter I'esprit et la Le prochain rapport d'etape prevu en ver-
lettre d e 1'Accord. 11s ont cree le Comite bi- tu de l'Accord sur la qualit6 de I'air devrait
@trepublie en 1994. Au cours des deux pro-
lateral d e la qualite d e l'air et deux sous- chaines annees, le Canada et les Etats-Unis
comites afin d e mieux respecter les continueront de mettre en oeuvre leur pro-
conditions d e l'Accord. Les deux pays ont pre programme de lutte et d'echanger leur
etabli des relations d e travail dans divers experience respective, 2 mesure qu'ils pose-
ront des jalons importants pour la reduction
domaines lies B la qualit6 de l'air en Arne- des emissions de matikres polluantes.
rique d u Nord, relations qu'ils entretien-
Voici les activites de recherche et de sur-
nent et dont ils ont etendu la portee. Enfin, veillance futures en ce qui concerne les
et ce qui irnporte, ils ont kchang6 librement dep8ts acides :
ressources humaines et renseignements. 1) Fournir des inventaires 2 jour des emis-
Bien que de tels @changesaient eu lieu sions totales de dioxyde de soufre et
avant la signature de l'Accord sur la quali- d'oxydes d'azote.
te d e l'air, les contacts, la collaboration et 2) Mesurer la qualite de l'air et les d6p8ts
les echanges d e renseignements ont aug- acides et ameliorer les possibilites de
mentk d e facon fort notable, ce dont ont previsions des modkles atmosphk-
riques.
beneficie les deux pays.
3) Enregistrer les ameliorations chimiques
Le Canada et les ~ t a t s - ~ nont i s realise
d'importants progres quant a I'implantation et biologiques dans les eaux de surface
d e programmes visant ii la rkduction des et les reactions aux variations des de-
6rnissions de dioxyde de soufre et d'oxydes p6ts.
d'azote. Au rythme actuel, dans l'est du Ca- 4) Determiner le r61e des depbts d'azote
nada, on devrait atteindre les objectifs d u dans les processus ecosystemiques et les
Programme des pluies acides en 1994. Aux consequences de ces retombees sur les
Etats-Unis, d'importantes mesures ont d6ja mesures de lutte contre I'acidification
ete prises en vue d e l a promulgation d e des eaux de surface.
rkglements qui permettront d e mettre en 5) Determiner le r6le des depbts acides
application les dispositions relatives a la dans le deperissement des forGts.
lutte contre les pluies acides de la Clean Air
Act. Les deux pays echangent des renseigne- 6) valuer les effets sur la sante des Gtres
ments concernant diverses questions liees a humains des aerosols acides et des ma-
la mise en oeuvre des programmes, dont tieres polluantes qui y sont associees.
I'emploi d'incitations axees sur le marche Un important pourcentage des travaux
pour reduire, de facon plus rentable, les s e r a execute d a n s le c a d r e d e projets
emissions de polluants. conjoints QU de collaboration par des scienti-
Dans les deux pays, diverses activites fiques canadiens et americains, au cows des
scientifiques et techniques se poursuivent; en prochaines annees. On publiera les progres
outre, le Canada et les ~tats-uniscollaborent realises dans ces domaines en 1994.
A N N E X E A

COMITE
CANADA-ETATS-UNIS

Membres canadiens et amkricains Larry Lechner


Directeur
CoprCsident
Air and Land Protection Branch
Peter M. Higgins
Saskatchewan Environment and Public
Sous-ministre adjoint
Safety
Conservation et Protection
Environnement Canada
Ed Piche
Directeur
H.A. (Tony) Clarke
Direction des ressources atmosphQiques
Directeur general
Ministere de 1'Environnement de l'ontario
Protection de l'environnemnt
Environnement Canada
Lava1 Lapointe
Coordonnateur du dossier des pluies
Phil Merilees
acides
Directeur general
Ministere de YEnvironnement
Direction genkrale de la recherche
Gouvernement du Quebec
atmosphQique
Environnement Canada
Creighton Brisco, gestionnaire
Air Quality Branch
John Lowe
Nova Scotia Department of the
Directeur
Environment
Commerce international et relations avec
les ~ t a t s - u n i s
CoprCsident
Direction de la politique energetique
Richard J. Smith
~ n e r ~ iMines
e, et Ressources Canada
Principal Deputy Assistant
Secretary
David McLellan
Bureau of Oceans & International
Directeur adjoint
Environmental & Scientific Affairs
Direction des relations transfrontieres
State Department
avec les ~ t a t s - u n i s
Affaires exterieures et Commerce
Robert H. Pines
exterieur Canada
Deputy Assistant Secretary for Canadian
Affairs
State Department
Eileen Claussen Sous-comiti de la surveillance et
Director, Office of Atmospheric and des communications
lndoor Air Programs
Environmental Protection Agency CoprCsidents
Wayne Draper
David Kee Directeur adjoint (Air)
Director Direction des programmes industriels
Air & Radiation Division Environnement Canada
Region 5
Environmental Protection Agency Brian McLean
Director, Acide Rain Division
Howard Gruenspecht Office of Atmospheric and Indoor Air
Associate Deputy Undersecretary for Programs
Program Analysis Office of Air and Radiation
Department of Energy Environmental Protection Agency

Richard Williamson Sous-comit6 de la collaboration


Associate Deputy Assistant scientifiqae
Secretary for International Affairs
Copfisidents
Department of Energy
Tom Brydges
Directeur
Edward Cassidy
Division d e l'intkgration des services
Deputy Chief of Staff & Deputy Assistant
environnementaux
Secretary for Policy
Service de l'environnement
Department of Interior
atmospherique
Environnement Canada
Bruce Hicks
Director
Jack Puzak
Air Resources Laboratory
Department of Commerce/NOAA Deputy Director
Office of Modelling, Monitoring Systems,
and Quality Assurance
Scott Farrow
Office of Research and Development
Associate Director for Pollution
Environmental Protection Agency
Control and Prevention
Council of Environmental Quality
pour qu'elle y donne suite conforme-
ment ii l'article IX de 1'Accord;
4. Rendre publics tous les rapports d'etape
apr6s leur presentation aux Parties;
5. ~tablir,
au besoin, des sous-cornites pour
1. Examiner les progres accomplis dans la l'aider 2 assumer ses responsabilitks;
mise en oeuvre de llAccord, y compris
dans la realisation d e son objectif general 6. Se reunir au moins une fois par annee et
et d e ses objectifs particuliers; tenir des reunions supplkmentaires a la
demande d e l'une ou l'autre des Parties;
2. Rediger et presenter aux Parties un rap-
7. Ne pas communiquer, sans le consente-
port d'etape au plus tard un an apres
ment d e leur proprietaire, les renseigne-
l'entree en vigueur de 1'Accord et au
ments qui lui ont 6te dksignes cornrne
moins tous les deux ans par la suite;
etant couverts par des droits exclusifs en
3. Communiquer tous les rapports d'etape vertu de la legislation d u territoire oh ces
2 la Commission mixte internationale renseignements ont 6tk obtenus.
sous-corn1 de l'objectif general et des objectifs parti-
culiers de llAccord, conformkment au
SURVEILLANCE ET sous-alinea 3(f) d e l'annexe 2 d e
1'Accord.
COMMUNICATIONS
5. laborer et reviser, au besoin, des recom-
Mandat mandations destinees au Comite de la
qualite de l'air au sujet de lignes direc-
1. Coordonner les activites prevues a l'ali-
nea 2 de l'annexe 2 de 1'Accord en vue de trices operationnelles pour la mise en
determiner et de cornrnuniquer les ni- oeuvre de l'article V(2), et cooperer et
veaux des emissions a tmospheriques, les echanger des renseignements en vue de
tendances historiques et les previsions. la mise en oeuvre des sections 3 et 4 de
l'annexe 1 de 1'Accord.
2. Cooperer et kchanger des renseigne-
ments en ce qui concerne la mise au point 6. Aider le Comite de la qualite de l'air a
et la demonstration de techniques et de examiner les progres realisks quant a la
mesures de lutte contre les 6missions de mise en oeuvre de llAccord, dont son ob-
polluants atmospheriques, en particulier jectif general et ses objectifs particuliers,
les precurseurs des retombees acides, conformement aux exigences de l'arti-
sous reserve des lois, des reglements et cle VIII de l'Accord, dans les domaines
des politiques des deux pays, conforme- qui relilvent de sa competence.
ment au sous-alinea 3(d) de l'amexe 2 7. Fournir au ConutC de la qualite de l'air
de l'Accord. les renseignements qu'il lui faut au sujet
3. Cooperer et echanger des renseigne- des questions qui relkvent de sa compe-
ments en ce qui concerne leur analyse tence, conformement a l'article VIII de
des mecanismes de marche, y compris 1'Accord.
Yechange de droits d'emission, confor- 8. Aider le Cornit6 de la qualite de l'air la
mement au sous-alinea 3(e) de l'an- preparation d e s r a p p o r t s d'etape,
nexe 2 de 1'Accord. c o n f o r m e m e n t 2 l'article VIII d e
4. Cooperer et echanger des renseigne- I'Accord.
ments en ce qui concerne les etudes eco- 9. Crker, au besoin, des groupes de travail
nomiques dont les Parties peuvent bilateraux spkciaux afin de remplir les
convenir en vue d'aider 5 la realisation obligations ci-dessus.
rapports entre les sources et les recep-
teurs et le calcul d u transport et des
COLLABORATION SCIENTIFIQUE retombkes transfrontieres des polluants
atmosphkriques, conformement a u
Mandat sous-alinea 3(c) d e l'annexe 2 d e
1. Coordonner les activites d e surveillance l'Accord.
de la pollution de l'air, conformement A 5. Se consulter sur les approches et k h a n -
l'alinea 1 d e l'annexe 2 de l'Accord, en ger les resultats des recherches ainsi que
vue d e determiner et de cornmuniquer d'autres renseignements e n ce q u i
les concentrations et les retombees de concerne l'attknuation des incidences
polluants atrnospheriques. des retombees acides, y compris les re-
2. Cooperer et echanger des renseigne- percussions environnementales et les as-
ments en ce qui concerne la surveillance pects economiques d e ces methodes,
des effets des changements des concen- conformement 2 l'alinea 4 de l'annexe 2
trations et des retombees de polluants d e l'Accord.
atmospheriques A divers chapitres,
6. Coopkrer et echanger des renseigne-
comme les ecosystemes aquatiques, la
ments en ce qui concerne toute autre ac-
visibilite et les for@ts,conformbment au
tivitk scientifique ou technique dont les
sous-alinka 3 ( a ) d e l'annexe 2 d e
Parties lui demandent de se charger afin
1'Accord.
d'atteindre l'objectif general et les objec-
3. Cooperer et kchanger des renseigne- tifs particuliers de 1'Accord.
ments en ce qui concerne tous les effets
de la pollution atmospherique sur la 7. Recueillir les renseignements scienti-
s a n t e h u m a i n e et les ecosystemes, fiques requis par le Comite de la qualit6
conformement au sous-alinea 3(b) de de l'air pour l'elaboration de ses rap-
l'annexe 2 de 1'Accord. ports, conformement a l'article VIII de
1'Accord.
4. Coopbrer et echanger des renseigne-
ments en ce qui concerne la conception et 8. Creer, au besoin, des groupes d e travail
la rnise au point de modeles atmosphC bilatkraux spkciaux afin de remplir les
r i q u e s p o u r la d k t e r m i n a t i o n d e s obligations ci-dessus.
Annexe B

ACCORD ENTRE LE
GOUVERNEMENT DU
CANADA ET LE
GOUVERNEMENT DES
ETATS-UNIS D' AMERIQUE
SUR LA QUALITE DE L'AIR
e Gouvernement d u Canada et le Reaffirmant leur appui au principe 21 de
Gouvernement des ~ t a t s - ~ n i s la Declaration de Stockholm selon lequel,
(c conformement a la Charte des Nations Unies
d'Amerique, ci-apres denommes
I ~t aux principes d u droit international, les
G Les Parties ,);
Etats ont le droit souverain &exploiter leurs
Convaincus que la pollution atmospheri- propres ressources selon leur politique d'en-
que transfrontiere peut causer des dornmages vironnement et ils ont le devoir de faire en
importants a des ressources naturelles vitales sorte que les activites exercees dans les li-
pour l'environnement, la culture et l'econo- mites de leur juridiction ou sous leur contr6le
mie, ainsi qu'a la sante humaine dans les ne causent pas de dommage ?l'environne-
i
d e w pays; ment dans d'autres Etats ou dans des regions
Desirant que les emissions de polluants ne relevant d'aucune juridiction nationale ));

atmospheriques provenant de sources situees Prenant note de leur tradition de coopera-


dans leurs pays ne causent pas de pollution tion dans le domaine d e l'environnement,
transfrontiere importante; comme en temoignent le Traite des eaux limi-
Convaincus que la pollution atmosphe- trophes de 1909, l'arbitrage de la fonderie d.e
rique transfrontiere p e u t @trer e d u i t e Trail de 1941, l'Accord relatif a la qualite de
efficacement par des efforts de cooperation l'eau dans les Grands lacs de 1978, tel que
ou de coordination pour contr6ler les emis- modifie, le Memorandum declaratif d'inten-
sions de polluants atmospheriques dans les tion concernant la pollution atmospherique
deux pays; transfrontiere de 1980, le Rapport conjoint
Rappelant les efforts qu'ils ont faits pour des envoyes speciaux sur les pluies acides de
contraler la pollution atmospherique, et 1986, de m@meque la Convention sur la pol-
l'am6lioration de la qualit6 de l'air qui en a lution atmospherique transfrontiere a longue
result6 dans les deux pays; distance de 1979 de la Commission economi-
que pour 1'Europe;
Ayant l'intention d'examiner au sein d'au-
tres instances les problemes atmospheriques Convaincus qu'un environnement sain est
d'ordre planetaire, tels le changement clima- essentiel au bien-@tredes generations ac-
tique et l'appauvrissement d e la couche tuelles et futures tant au Canada et aux
d'ozone de la stratosphere; Etats-Unies qu'a l'echelle de la planete;
Sont convenus de ce qui suit Article I11
Article premier Objectif genQal de qualit6 de l'air
1. L'objectif general des Parties est de
contr6ler la pollution atmospherique
Aux fins d u present Accord : transfrontiere entre les deux pays.
1. L'expression pollution atmosphe-
((
2. A cette fin, les Parties :
rique designe l'introduction dans
)) a) conformement A l'article IV, etablissent
l'atmosphi?re par l'hornme, directement des objectifs specifiques afin de limiter
ou indirectement, de substance ayant ou de reduire 1es emissions de polluants
une action nocive de nature a mettre en atmospheriques et adoptent les pro-
danger la sante de l'homme, 2 endom- grammes et autres mesures necessaires a
mager les ressources biologiques et les la rkalisation de ces objectifs;
ecosystemes, a deteriorer les biens mate- b) conformement a l'article V, effectuent
riels, et A porter atteinte ou nuire aux des evaluations environnementales, no-
valeurs d'agrement et aux autres utilisa- tifient l'autre Partie au prealable et, s'il y
tions legitimes de l'environnement, l'ex- a lieu, adoptent des mesures d'attenua-
pression (( polluants atmospheriques ))
tion;
etant entendue dans le m@mesens;
c ) realisent en cooperation ou de facon co-
2. L'expression ((pollution atmospherique ordonnee des activitks scientifiques et
transfrontiere designe la pollution
))
techniques, ainsi que des etudes econo-
atrnospherique dont la source physique rniques, conformement a l'article VI, et
est comprise totalement ou en partie echangent des renseignements, confor-
dans une zone relevant de la juridiction mement a l'article VII;
nationale d'une des Parties et qui exerce
des effets dommageables autres que des d) etablissent u n cadre institutionnel,
effets d'ordre planetaire, dans une zone conformement aux articles VIII et IX; et
relevant de la juridiction de l'autre e ) examinent et evaluent les progres ac-
Partie; complis, se consultent, cl~erchenta re-
3. L'expression Traite des eaux limi-
<(
soudre les sujets qui les preoccupent et
trophes ,)designe le Traite relatif aux reglent les diffkrends, conformement
eaux limitrophes et aux questions qui se aux articles X, XI, XI1 et XIII.
presentent le longde la frontiere entre le
C a n a d a et les Etats-Unis, signe 2 Article IV
Washington le I1 janvier 1909;
4. L'expression Commission mixte inter-
((
Objectifs spkcifiques de qualit6 de l'air
nationale ,, designe la Commission 1. Chacune des Parties @tablitdes objectifs
mixte internationale etablie par le Trait6 [Link], qu'elle s'engage 2 atteindre,
des eaux lirnitrophes. pour limiter ou reduire les emissions de
polluants atmospheriques auxquels les
Article I1 Parties conviennent de s'attaquer. Ces
objectifs specifiques sont enonces dans
But des annexes au present Accord.
2. Les objectifs spOclfiques de chaquepartie
Les Parties ont pour but d'etablir le pre- pour la limitation ou la reduction des
s e n t Accord u n instrument p r a t i q u e et emissions d'anhydride sulfureux et
efficace pour chercher A resoudre les sujets de d'oxydes d'azote, propres A reduire les
preoccupation cornrnuns en ce qui a trait a la flux transfrontieres de ces precurseurs
pollution atmospherique transfrontiere. d e d e p 6 t s acides, s o n t enonces a
l'annexe I. Les objectifs specifiques
concernant les autres polluants atmo- 4. Les consultations engagees conforme-
spheriques auxquels les Parties convien- ment aux paragraphes 2 et 3 au sujet
nent d e s'attaquer devraient tenir d'actes, d'activites ou de projets qui peu-
compte, s'il y a lieu, des activites vent causer ou qui causeraient pro-
realisees en vertu de l'article VI. bablement une pollution atmospherique
3. Chacune des Parties adopte les pro- transfrontiere importante comprennent
grammes et autres mesures necessaires a l'examen des mesures d'attenuation
la realisa tion de ses objectifs specifiques qu'il conviendrait d'appliquer.
enonces [Link] les annexes. 5. Chaque Partie prend, s'il y a lieu, des
4. Lorsqu'une Partie a des preoccupations mesures pour eviter ou attknuer les ris-
quant aux programmes ou autres me- ques que comportent les actes, activites
sures d e l'autre Partie vises au para- ou projets en cours ou proposes qui peu-
g r a p h e 3, eIIe peut d e m a n d e r d e s vent causer ou qui causeraient pro-
c o n s u l t a t i o n s c o n f o r m e m e n t ?I bablement une pollution atmospherique
l'article XI. transfrontiere importante.
6. Lorsqu'une des Parties prend conscience
Article V d'un problirme de pollution de l'air af-
fectant les deux Parties et exigeant une
valuation, notification et mesures intervention immediate, elle le notifie a
l'autre Partie et engage des consultations
dlattCnuation avec cette derniirre sans delai.
1. Chaque Partie evalue, s'il y a lieu et selon
que l'exigent ses Iois, reglements et poli- Article VI
tiques, les actes, activites et projets pro-
poses d a n s la zone relevant d e sa ~ c t i v i b scientifiques
s et techniques
juridiction, et qui, s'ils etaient realises, et Ctudes Cconomiques
causeraient probablement une pollution
atmosphQique transfrontiere impor- 1. Les Parties realisent des activites scienti-
tante; cette evalua tion comprend notam- fiques et techniques ainsi que des etudes
ment I'examen de mesures d'attenuation economiques, conformement a l'annexe 2,
appropriees. en vue d'accroitre leurs connaissances
sur les problirmes de pollution atmo-
2. Chaque Partie notifie a l'autre Partie les
spherique transfrontiere et d'ameliorer
actes, activitks et projets proposes de-
leur capacite de contrbler cette pollution.
vant faire l'objet d'une evaluation en
vertu du paragraphe 1, le plus t6t pos- 2. Pour la mise en oeuvre du present arti-
sible avant qu'une decision h leur sujet cle, les Parties peuvent demander
ne soit prise, et engage des consultations conseil a la Commission mixte interna-
avec I'autre Partie, si celle-ci en fait la tionale au sujet de la realisation d'acti-
demande, conformement 21 l'article XI. vites de surveillance.
3. En outre, chaque Partie engage des con-
sultations avec l'autre Partie, conforme- Article VII
ment a l'article XI, si celle-ci en fait la
demande, au sujet d'actes, d'activites ou ~ c h a n de
~ erenseignernents
de projets en cours qui peuvent causer 1. Les Parties conviennent d'echanger
une pollution atmospherique transfron- regulierement, par l'intermediaire du
tiere importante, de m6me qu'au sujet de Comite de la qualit6 de I'air etabli en
modifications a ses lois, rkglements ou vertu d e l'article VIII, des renseigne-
politiques qui, si elles etaient apportees, ments sur :
auraient probablement des repercus-
sions importantes sur la pollution atmo- a) les activites de surveillance;
spherique transfrontiere. ,. b) les emissions;
C) les techniques, mesures et mecanismes Article IX
d e contr6le des emissions;
Responsabilitks de la Commission
d) les phenomenes atmospheriques; et
mixte internationale
e) les effets des polluants atmnspheriques,
1. A seule fin d'aider les Parties dans la
comme prevu a l'annexe 2 mise en oeuvre d u present Accord, la
2. Nonobstant toute autre disposition du Commission mixte internationale est
present Accord, le Comite de la qualite chargee, conformement a l'article IX d u
d e l'air et la Commission mixte interna- Trait6 des eaux limitrophes, des respon-
tionale ne doivent pas communiquer, sabilites suivantes :
sans le consentement de leur proprie- a) solliciter des cornmentaires, y compris
taire, les renseignements qui leur ont ete dans le cadre &audiences publiques s'il
designes cornme etant couverts par des y a lieu, sur chacun des rapports d'etape
droits exclusifs en vertu de la legislation rediges par le Comite d e la qualite de
d u territoire ou ces renseignements ont l'air en vertu d e l'article VIII;
ete obtenus.
b) sournettre aux Parties une synthese des
opinions pr6senti.e~en vertu de l'alinea a),
Article VIII ainsi qu'un compte rendu de ces opi-
nions si l'une des Parties le demande; et
Le Comit6 de la qualit6 de l'air C) rendre publique la synthese d e ces opi-
nions apres sa presentation aux Parties.
1. Les Parties conviennent d'etablir et d e
2. En o u t r e , le Parties envisagent d e
maintenir un comite bilateral de la qua-
consulter conjointement la Commission
lite d e l'air charge d'aider i la 'mise en
mixte internationale, s'il y a lieu, pour la
oeuvre d u present Accord. Ce comitk
mise en oeuvre efficace d u present
doit @treconstitub d'un nombre egal d e
Accord.
representants de chaque Partie. I1 peut
former des sous-cornites au besoin.
Article X
2. Le Comite est charge notamment des
fonctions suivantes : Examen et kvaluation
a) examiner les progres accomplis dans la 1. Apres reception d e chaque rapport
mise en oeuvre d u present Accord, y d'etape d u Comite d e la qualite d e l'air,
compris dans la realisation d e son objec- conformement a l'article VIII, ainsi que
tif gPneral et de ses objectifs specifiques; des opinions presentees a la Comrnis-
b) rediger et presenter aux Parties un rap- sion mixte internationale, conforme-
port d'etape au plus tard u n an apres m e n t a l ' a r t i c l e IX, les P a r t i e s s e
l'entree en vigueur d u present Accord et consultent au sujet d u contenu d u rap-
au moins tous les deux ans par la suite; port et des recornmandations pouvant
l'accompagner.
C) communiquer tous les rapports d'etape
a la Commission mixte internationale 2. Les Parties procedent a un examen de-
pour qu'elle y donne suite conforme- taille et a une evaluation d u present
ment a l'article IX d u present Accord; et Accord, et d e sa mise en oeuvre, au cours
de la cinquieme annee suivant son en-
d) rendre publics tous les rapports d'etape tree en vigueur et tousles cinq ans par la
apres leur presentation aux Parties. suite, a moins q u e les Parties n'en
3. Le Comite se reunit au moins une fois conviennent autrement.
par annee et tient des reunions supple- 3. Apres les consultations mentionnees au
mentaires a la demande d e l'une ou l'au- paragraphe 1ainsi que l'examen et l'eva-
tre des Parties. luation mentionnes au paragraphe 2, les
Parties envisagent toute mesure appro- moins que les Parties n'en conviennent
priee, y compris : autremen t.
a) la modification d u present Accord; 2. Si les Parties ne peuvent parvenir a une
b) la modification de politiques, de pro- solution negociee, elles envisagent de
grammes ou de mesures en vigueur. soumettre le differend a la Commission
mixte internationale conformement a
l'article IX ou 2 l'article X du Trait6 des
eaux limitrovhes. Si les Parties decident
Article XI de ne retenir aucune de ces options, le
differend est soumis, la demande de
Consultations l'une ou I'autre des Parties, a un autre
mode convenu de reglement.
Les Parties se consultent, i la demande de
l'une ou l'autre, sur toute question entrant
dans le cadre du present Accord. Les consul-
tations cornmencent le plus t6t possible, mais Article XIV
en aucun cas plus de trente jours apres la re-
ception d e la demande d e consultation, h Mise en oeuvre
moins que les Parties n'en conviennent au-
trement. 1. Les obligations qui incombent aux Par-
ties en vertu du present Accord sont as-
sujetties i Ifaffectation d e s fonds
necessaires, conformement aux proce-
Article XI1 dures constitutionnelles respectives des
Parties.
Renvois 2. Les Parties s'efforcent :
Exception faite des cas vises i l'article XIII, a) d'obtenir les fonds necessaires a la mise
lorsque les consultations effectuees confor- en oeuvre du present Accord;
mement a l'article XI ne permettent pas de b) de faire adopter toute les mesures legis-
rkgler un probleme concernant un acte, une lative~supplementaires que peut neces-
activite ou un projet proposes ou en cours siter la mise en oeuvre d u present
qui causerait probablement ou qui cause une Accord;
pollution atmosphkrique transfrontiere im-
p o r t a n t e , les P a r t i e s s o u m e t t e n t cette C) de s'assurer la cooperation des gouver-
question a u n e tierce partie appropriee nements des Provinces et des tats qui
conformCment a u mandat dont elles ont peut 6tre necessaire pour la mise en oeu-
convenu. vre d u present Accord.
3. Pour la mise en oeuvre d u present
Accord, les Parties consultent, lorsqu'il
y a lieu, les gouvernements des
Article XI11 Provinces ou des ~ t a t sles
, organisations
interessees et le public.
Rkglement des differends
1. Lorsque les consultations effectubes
conformement a I'article XI ne permet-
tent pas de regler un differend au sujet
Article XV
de Ifinterpretation ou de la mise en oeu-
Obligations et droits existants
vre du present Accord, les Parties re-
cherchent une solution par voie d e Aucune disposition du present Accord ne
nbgociations. Celles-ci commencent le doit @treinterpretee comme pouvant res-
plus t6t possible, mais en aucun cas plus treindre les droits et obligations des Parties
de quatre-vingt-dix jours apres la recep- en vertu d'autres accords internationaux en-
tion de la demande de negociation, a tre elles, y c o m p r i s le Traite d e s e a u x
limitrophes et ]'Accord d e 1978 relatif a la 2. Le present Accord peut &re modifik en
qualit6 de I'eau dans les Grands lacs, tel que tout temps par accord kcrit entre les Par-
modifik. ties.
3. r u n e ou l'autre des Parties peut dknon-
Article XVI cer le present Accord sur prkavis ecrit
d'un an a l'autre Partie, ce qui entraine la
denonciation de ses annexes.
EntrCe en vigueur, modification et Les annexes font partie intkgrante d u
dhnonciation present Accord, sauf que, lorsqu'une an-
nexe comprend des dispositions a cet ef-
1. Le present Accord, y compris ses an- fet, I'une ou l'autre des Parties peut
nexes 1 et 2, entre en vigueur au moment denoncer cette annexe conformement
de sa signature par les Parties. aux dispositions de celle-ci.
IN WITNESS WHEREOF, the under- EN FOI DE QUOI, les soussignes ont
signed have signed this Agreement. signes le present Accord.
DONE in duplicate at ,this day of, 1991, FAIT en deux exemplaires 9 , ce jour de
in the English and French languages, 1991, en langues fran~aiseet anglaise, les
each version being equally authentic. deux versions faisant kgalement foi.

POUR LE GOUVERNEMENT DU POUR LE GOWERNEMENT DES


CANADA ETATS-UNIS D'AMERIQUE

FOR THE GOVERNMENT OF FOR THE GOVERNMENT OF THE


CANADA UNITED STATES OF AMERICA
Brian Mulroney G. Bush
s'attendre 5 ce que ces emissions
[Link] annuellement 5,6 millions de
OBJECTIFSSPECIFIQUES POUR tonnes.
L'ANHYDRIDE SULFUREUX ET B. Pour le Canada :
LES OXYDES D'AZOTE 1. Reduction des emissions d'anhydride
sulfureux dans les sept provinces les
1. Anhydride sulfureux : plus B l'est a 2,3 millions de tonnes m6-
triques par annee d'ici 1994 et atteinte
A. Pour les ~ t a t s - ~ n i:s l d'un plafond pour ces emissions dans
1. Reduction des emissions annuelles les sept provinces les plus a l'est d e
d'anhydride sulfureux d'environ 2 3 millions de tonnes metriques par an-
10 millions de tomes2 par rapport aux nee pour la periode allant de 1995 au
niveaux de 1980conform6ment au titre N 31 decembre 1999 inclusivement.
de la Clean Air ~ c tc'estd-dire
~ , une re- 2. Atteinte d'un plafond permanent pour
duction des 6missions annuelles d'an- les emissions nationales de 3,2 millions
hydride sulfureux de sorte qu'elles de tonnes metriques par annee d'ici
soient inferieures d'environ 10 millions l'an 2000.
de tonnes aux niveaux de 1980 d'ici
l'an 2000 (exception faite de sources re- 2. Oxydes d'azote
mises en service qui utilisent des tech-
niques acceptees, non polluantes, A. Pour les ~ t a t s - ~ n i s l
d'utilisation du charbon, conformement Pour reduire d'ici l'an 2000 les emissions
A l'article 490 de la Clean Air Act et des totales annuelles d'oxydes d'azote d'en-
sources recevant des allocations en viron 2 millions de tonnes par rapport
prime conform6ment aux alineas 405(a) aux niveaux d'6missions de 1980 :
(2) et (3) de la Clean Air Act).
1. Sources fixes
2. Atteinte d'un plafond permanent pour
les emissions nationales de 8,95 millions Mise en oeuvre du programme suivant
de tonnes d'anhydride sulfureux par an- de contr6le des oxydes d'azote pour les
nee pour les centrales electriques chaudiPres des centrales electriques,
d'ici 2010, dans la mesure requise par le dans la rnesure requise par le titre IV de
titre IV de la Clear1 Air Act. la Clean Ail, Act :
3. Promulgation de normes nouvelles ou a) a compter du lerjanvier 1995, le taux
r6visees ou de toutes autres mesures en d'ernission admissible ne doit pas d6-
vertu de la Clean Air Act que l'adrninis- passer 0,45 lb par million de B.T.U. pour
trateur de ('l Environmental Protection les chaudieres 2 chauffe tangentielle, et
Agency ,, (EPA) des ~ t a t s - ~ njuge
i s ap- 0,5 lb par million de B.T.U., pour les
propriees, dans la mesure prescrite par chaudieres chauffees par les parois et
l'article 406 des modifications de 1990 a sans lame d'eau sous les cendriers (A
la Clean Air Act (P.L. 101-549), ayant moins que l'adrninistrateur de YEPA ne
pour but de limiter les emissions d'an- juge que ce taux ne peut 6tre obtenu au
hydride sulfureux provenan t de sources moyen de briileurs a faible emission
industrielles, si l'administrateur d e d'oxydes d'azote).
YEPA dktermine qu'il est raisonnable de b) a compter d u l e r janvier 1997,11EPA

1- Ne s'applique qu'aux reductions des emissions dans les 48 tats contigus et le district de
Columbia.
2 - 1 tonne = 0,91 tonne metrique
3 - Toutes les mentions d e la Clean Air Act renvoient B la lbgislation telle qu'amendbe le 15 novembre 1990.
d o i t etablir d e s limites admissibles aux normes susmentionnees. En 1995, le pour-
d'kmission : centage augmentera a 80 pour 100, et, apres
1995, a 100 pour 100.
pour les chaudikres a lame d'eau sous
les cendriers et chauffkes par les parois; b) Camionnette dont le PNBV est
superieur a 6 000 lb (modhles ul-
pour les cyclones;

r pour les unites utilisant des b d l e u r s Essence 5 ans


Essence et
cellulaires; e t ou carburanf
50 000 milles diesel 11am
r pour tousles autres types d e chaudikres. ou
120 000 milles
2. Sources mobiles Camio-~ettes 0 7 g/rnille 0,98 g /mille
(poids d'essai
Mise en oeuvre d u programme suivant de3mii
d e contr6le des oxydes d'azote pour les 5 750 lb)
sources mobiles, dans la mesure requise
Carnionnettes 1,l g/mille 1,53 g/mille
par le titre I1 d e la Clean Air Act : (poids d'essai
a) Camionnettes (dont le poids no- sup&ieur i
minal brut d u vehicule (PNBV) ne 5 750 lb)
depasse pas 6000 lb) et vehicules Pour les modk-les 1996, 50 pour 100 des
legers - normes pour les mo- v6hicules vendus par chaque fabricant doivent
deles ulterieurs 1993 : satisfaire aux normes susmentionnees. Par la
5 am ou 10 ans ou suite, ce pourcentage doit augmenter h
50 000 milles 100 000 mules 100 pour 100.
(vie utile) c) Camions lourds dont le PNBV est
Camiomette 0,4 gramme 0,6 g/mille superieur a 8 500 Ib (modeles ul-
(poids avec par mille thieurs A 1990) :
charge allant (g/rnille)
jusqu'a Moteurs 21 essence et
3 750 Lb) et carburant diesel
v6hicules Camions lourds fP 5,O grammes par
lhgers compter des modeles puissance hp au frein-
Camiomettes 1,O g/mille 1,25 g/mille 1991) heure5 (g/php/fh)
munies d'un Camions lourds 4,O g/php/fh
moteur diesel (modhles 1998 et
(poids avec ult6rieurs)
charge allant
jusqu'b Vie utile :
3 7501b) et
vihicuhs moteurs iessence 8 ans ou 110 000 milla
ligers (avant moteurs a carburant
2000) diesel
Camiomettes 0,7 g/mille4 0,97 g/miIle petit moteurs lourds 8 ans ou 110 000 milles
(poids avec moteurs lourds 8 ans ou 185 000 milles
charge de 3 751
2I57501b) intermediaires gros 8 ans ou 290 000 milles
moteurs lourds
Pour les modeles 1994,40 pour 100 des vkhicules
vendus par chaque fabricant doivent satisfaire

4 - Cette norme ne s'applique pas aux carnionnettes (dont le poids avec charge est de 3 751 i 5 750 Ib)
fonctionnant au carburant diesel.
5 - Ainsi qu'il est etabli sous les r6glements de l'EPA en vigueur a la date d'entree en vigueur du present
Accord.
Vkhicules intermMiaires (PNBV
B. Pour l e Canada : de 6 001 A 8 500 lb) (A compter
des modeles 1997~)
[Link] fixes 5ansou80ooO
kilom&res (vie utile)
a) Fixation d'un objectif provisoire
poids avec charge de OP g/mille
pour la rMuction de 100 000 tomes Oh375BLb
metriques, d'ici l'an 2000, des
emissions annuelles nationales poids aver charge de 0,7 g/rnille
3751i57Mlb
d'oxydes d'azote provenant de
sources fixes, par rapport au ni- poi& avec charge 1,l g/mille
veau prevu de 970 000 tomes snmeure i 5 750 Ib
metriques cette annee-la.
Vehicules lourds (PNBV superieur
b) Wici janvier 1995, fixation d'objec- 2 8 500 Ib) (A compter des mo-
tifs pour reduire davantage les deles 1998~)
emissions annuelles nationales
8ansoulX001)0
provenant de sources fixes, a reali-
milles hrie utile)
ser d'ici l'an 2000 et/ou 2005.
PNBV sup6rietu % 40 g/php/fh

2. Sources mobiles

Mise en oeuvre d'un programme b) Mise en oeuvre d'un programme


a)
plus rigoureux de contrble des
plus rigoureux de contrale des
oxydes d'azote provenant des
oxydes d'azote provenant de
sources mobiles pour les vehicules
sources mobiles pour les vehicules
et les moteurs fonctionnant au car-
fonctionnant a l'essence, assorti de
burant diesel, assorti de normes
normes au moins aussi strictes
au moins aussi strictes, dans la
que les suivantes :
mesure du possible, que celles
Vehcules l6gers (PNBV allant s'appliquant aux categories res-
jusqu'i 6 000 Ib) (A compter des pective~de poids de vehicules et
modeles 1996 pour les voitures de de moteurs fonctionnant A l'es-
tourisme) (A compter des modeles sence.
1996 pour les camionnettes6) 3. S u r v e i l l a n c e de l a c o n f o r m i t e
5 arts ou 80 000
A. Unites d e s centrales
kilomktws (vie utile)
Vohues et 0,4 g / mille 1. Pour les h a t s - ~ n i :s
camionnettes (poids A compter d u l e r janvier 1995, toutes les
avec charge de nouvelles unites d e s centrales 6lec-
Oi375olb) triques et toutes les unit& des centrales
Camionnettes (poids 0,7 g/mille hlectriques d'une puissance s u e r i e u r e a
avec charge de 25 MW existant A la date d'entrke en
375li5750lb) vigueur des modifications d e 1990 i la
Clean Air Acf (Ie 15 novembre 1990)et qui
produisent des emissions d'anhydride

6 - Le gouvernement du Canada proposera la date indiquee ;la date d'enhee en vigueur definitive dkpendra
toutefois du mode d'exkcution et de I'issue du processus d'6laboration des rsglements.
sulhreux ou d'oxydes d'azote doivent proteger la visibilite, dans la mesure re-
6tre munies d'un systeme de mesure quise par la partie C du titre I de la Clean
continue des emissions ou d'un autre Air Act, compte tenu des sources qui
systeme approuve par l'administrateur pourraient causer une importante pollu-
de l'EPA, dans la mesure requise par le tion atmospherique transfrontiere.
paragraphe 412 de la Clean Air Act. B. Pour le Canada :
2 . . Pour le Canada : Wici le lerjanvier 1995, le Canada doit
~ c o m ~ tdue rlerjanvier 1995, le Canada trouver et mettre en oeuvre des moyens,
doit estimer les emissions d'anhydride comparables a ceux dont il est question
sulfureux et d'oxydes d'azote provenant dans le paragraphe A ci-dessus, de pre-
de toutes les nouvelles unites des cen- venir une degradation importante de la
trale electriques et de toutes les unites qualite de l'air et de proteger la visibilite,
des centrales electriques existantes compte tenu des sources qui pourraient
d'une puissance superieure a 25 MW au causer une importante pollution atmo-
moyen d'une methode d'une efficacite spherique transfrontiere.
comparable a celle de la mesure continue
C. Pour les deux Parties :
des emissions, etudier la possibilite
d'avoir recours a des systemes d e Les d e w Parties se consultent au besoin
mesure continue des emissions, et en au sujet de la mise en oeuvre des dispo-
installer au besoin. sitions susmentionnees.
3. Pour les deux Parties :
Les Parties se consultent au besoin au ANNEXE 2
sujet de la mise en oeuvre des disposi-
tions susmentionnees.
B. Autres sources fixes majeures
Les Parties doivent chercher a employer
des methodes d'une efficacite compa-
rable en vue d'estimer les emissions 1. En vue de determiner et de communi-
d'anhydride sulfureux et d'oxydes quer les concentrations et les retombees
d'azote produites par toutes les chau- de polluants atmospheriques, les Parties
dieres industrielles et les installations de conviennent de coordonner leurs activi-
traitement d'importance, y compris les tes de surveillance de ces polluants, et
fonderies. pour ce faire :
a) de coordonner des reseaux exis-
4. Prevention de la degradation de la tants;
qualit6 de l'air et protection de la
b) d'augmenter les tiches de surveil-
visibilitk lance de reseaux existants pour les
Reconnaissant l'importance de prevenir polluants atmosph6riques qui, de
une degradation importante de la qualite de l'avis des deux Parties, devraient
l'air et de proteger la visibilite, en particulier Gtre surveilles aux fins du present
dans les parcs internationaux, nationaux, des Accord;
tats et provinciaux ainsi que dans les aires c) d'ajouter des stations ou des r&
sauvages designees :
seaux lorsqu'aucune installation
A. Pour les ~ t a t s - ~ n:i s existante de surveillance n'est en
Les ~ t a t s - ~ ndoivent
is continuer d'etre mesure d'accomplir une fonction
en mesure de prevenir une degradation necessaire aux fins du present
importante de la qualite de l'air et de Accord;
d ) d'employer des procedures, des effets des aerosols acides sur la
modes de presentation et des sante et les recherches sur les
mkthodes compatibles pour la effets ?I long terme des faibles
gestion des donnees; et concentrations de polluants atmo-
spheriques sur les 6cosyst&mes,
e) d'echanger des donnees de sur-
en appliquant peut-@tre une
veillance.
approche axee sur les charges
2. En vue d e determiner et de communi- critiques;
quer les niveaux des emissions atmo-
spheriques, les tendances historiques et c) leurs activites de conception et de
les pr6visions concernant la realisation mise au point de modeles atmo-
de l'objechf general et des objectifs spe- spheriques pour la determination
cifiques enonces dans le present Accord, des rapports entre les sources et
les Parties conviennent d e coordonner les recepteurs et le calcul du
leurs activites, et pour ce faire : transport et des retombees trans-
frontieres de polluants atmo-
a) de determiner les renseignements spheriques;
sur les emissions qui, de l'avis des
deux Parties, devraient @tre d ) leurs activites de mise au point et
echanges aux fins du present de demonstration de techniques
Accord; et de mesures de lutte contre les
b) d'employer des methodes de me- emissions de polluants atmosph6-
sure et d'estimation d'une riques, en particulier les
efficacite comparable; precurseurs des retombees acides,
sous reserve des lois, des regle-
c) d'employer des procedures, des ments et des politiques de leur
modes de presentation et des me-
pays;
thodes compatibles pour la
gestion des donnees; et e) leur analyse des mkanismes de
d ) d'echanger des donnees sur les marche, y compris l'khange de
emissions. droits d'emission; et
3. Les Parties conviennent d e cooperer et f) toute autre activite scientifique ou
d'echanger des renseignements en ce technique ou etude economique
qui concerne : dont les Parties peuvent convenir
a) la surveillance qu'elles exercent en vue d'aider ?I la realisation de
quant aux effets des changements l'objectif general et des objectifs
des concentrations et des retom- specifiques du present Accord.
E e s de polluank ahnospheriques 4. Les Parties se consultent aussi sur les
?I divers chapitres, tels les ecosys- approches et echangent les resultats des
temes aquatiques, la visibilite et recherches ainsi que d'autres renseigne-
1es for@ts; ments en ce qui concerne l'attenuation
b) leurs etudes des effets de la pollu- des incidences des retombees acides, y
tion atmosphQique sur la sante compris les repercussions environne-
humaine et les ecosyst&mes, par mentales et les aspects konomiques d e
exemple les recherches sur les ces mkthodes.
En vertu de l'article IX d e lfAccord ~ a n a d a - ~ t a t s - ~sur
n i sla qualite de l'air, la Com-
mission mixte internationale a la responsabilite d e solliciter des cornrnentaires sur ce
rapport d'etape. Vous pouvez envoyer vos commentaire ecrits a l'une ou l'autre des
adresses suivantes :

AU CANADA

Secretary, U.S. Section Secretaire, Section canadienne


International Joint Commission Commission mixte internationale
1250 23rd Street, NW 100, rue Metcalfe
Suite 100 1 8 etage
~
Washmgton, DC 20440 OTTAWA (Ontario) KIP 5M1

Vous pouvez obtenir d e la documentation sur des aspects scientifiques et techniques


d u problPme des pluies acides aux adresses suivantes :

AU CANADA
National Acid Precipitation Direction d e l'integration des
Assessment Program services environnementaux
722 Jackson Place, NW Environnement Canada
Washington, DC 20503 4905, rue Dufferin
DOWNSVIEW (Ontario) M3H ST4

Vous pouvez obtenir de la documentation sur les programmes d e lutte contre les
pluies acides aux adresses suivantes :

AU CANADA
Acid Rain Division Programme des pluies acides
U.S. Environmental Protection Agency Direction des programmes industriels
Mail Code: 6204J Environnement Canada
401 M Street, SW 351, boul. Saint-Joseph
Washington, DC 20460 Place Vincent Massey, 1 3 etage
~
HULL (Quebec) KIA OH3

Vous aimerez peut-être aussi