Accord Canada-États-Unis sur la qualité de l'air
Accord Canada-États-Unis sur la qualité de l'air
SUR LA QUALITE
- M A R S 1 9 9 2
LE GOUVERNEMENT DU
CANADA ET LE GOUVERNEMENT
DES ETATS-UNIS D'AMERIQUE
AVANT-PROPOS ....
INTRODUCTION ........................
T-Iistorique de l'Accord . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Activitk actueIles du Cotnit6 de la qualite de I'air . . . . . . . . . . .
COMITE
CANADA-ETATS-UNISDE LA QUALITEDE L'AIR ..
Membres canadiens et arnkricains . . . . . . . . . . .
Sous-cornit&de Ia surveillance et des communications . .
Cornit4 ~anada-~tats-unis de la qualite de l'air . . . .
Sousco,mit6 1 . . . . . . . . . . . . . . . .
L
'Accord ~ a n a d a - ~ t a t s - ~ nsur
is RCduction des Cmissions de dioxyde
la qualite de l'air, signe le de soufre - Programmes et objectifs
13 mars 1991, a marque le debut Dans ses sept provinces situees les plus a
d'une nouvelle ere d e coopka- l'est, le Canada s'est engage a reduire les
tion, dont le point d e mire est d e garantir emissions de dioxyde de soufre de 40 pour
100 par rapport aux valeurs de 1980, pour at-
une meilleure qualit6 d e l'air et un envi-
teindre un objectif de 2,3 millions- de tonnes
ronnement plus sain a des millions de metriques d'ici 1994 (1 tonne metrique =
Callahens et dlAmericains. Les signatures 1,l tonne americaine). A l'heure actuelle,
d u Premier ministre canadien et d u 80 pour [Link] de ces r6ductions ont ete
realises. En outre, on a fixb, pour l'an 2000,
President americain ont souligne l'impor-
une limite nationale permanente de 3,2 mil-
tance d e cet accord. Un an plus tard, nous lions de tonnes metriques de dioxyde d e
pouvons constater les progrits que le soufre.
Canada et les ~ t a t s - ~ n ionts realises Voici des jalons precis qui ont ete poses en
conjointement et individuellement. On a 1991 :
tree un forum pour favoriser les echanges; les centrales electriques du Nouveau-
on met actuellement au point des pro- Brunswick et de I'Ontario se sont enga-
grammes destines a resoudre les pro- gees a se servir d'installations
blkmes interieurs et transfrontieres d e d'kpuration a la chaux par voie hu-
mide pour 116quivalent d'une capacite
qualite d e l'air et on echange des rensei- de pres de 1 800 megawatts;
gnements A leur sujet; on partage aussi
l'experience acquise dans le cadre des pro- on a termine la construction d'impor-
tantes nouvelles installations dans des
grammes actuels et anterieurs; et on tente
fonderies canadiennes, notamment a
d'assurer une compatibilite des donnees Rouyn-Noranda au Quebec, et a
entre les deux pays. Sudbury en Ontario, ce qui s'est traduit
par une recuperation plus efficace de
dioxyde de soufre sous forme d'acide
Cornit6 de la qualit6 de l'air s d h q u e destinee 21@trecommercialise;
L
e 13 mars 1991, le Canada et les environnemental commun. Enfin, l'annexe 2
~ t a t s - ~ n ont
i s ratifie un accord de 1'Accord renferme des dispositions de co-
operation dans diverses activites techniques
bilateral sur la qualite d e l'air. reliees i la poIlution atmospherique.
Cet accord donne aux deux pays
Le present rapport renferme de l'informa-
un outil pratique et souple pour gerer leurs tion s u r 1'Accord s u r la qualite d e I'air
problitmes communs d e pollution atmo- hi-m6me ainsi que sur les premieres activitks
spherique transfrontiitre. Le present docu- du Cornit6 de la qualit6 de l'air. Le rapport
ment est publie conformement aux prksente des donnkes d e base sur les pro-
g r a m m e s p o r t a n t s u r la p o l l u t i o n
dispositions de l'Accord stipulant qu'un atmospherique au Canada et aux Etats-Unis
rapport d'etape sur l'etat d'avancement d e et traite des progres enregistres dans la rkali-
l'application de l'Accord doit @treproduit sation des objectifs precises dans lfAccord.
a u plus tard un an apres l'entree en vi- Les pluies acides sont au coeur des obliga-
tions et des travaux de recherche actuels des
gueur d e celui-ci. Le prochain rapport deux gouvernements; ce premier rapport
d'etape est prevu en 1994, et les autres se- porte donc surtout sur nos programmes res-
ront ensuite publies aux deux ans. pectifs de lutte contre les pluies acides et sur
Le Canada et les ~ t a t s - ~ npartagent
is une Ies activites scientifiques et techniques
longue tradition de cooperation dans les connexes. Toutefois, 1'Accord est assez sou-
questions touchant l'environnement, notam- ple pour permettre I'addition ulterieure
ment la qualite de l'eau dans Ie Traite des d'autres polluants sur la liste, pourvu que les
eaux limitrophes d e 1909 et dans 1'Accord deux Parties soient d'accord. Enfin, le rap-
sur la qualite de l'eau dans les Grands Lacs port evoque les realisations prevues par les
d e 1978, modifie en 1987. L'Accord sur la deux pays, individuellement ou en collabora-
qualite de I'air s'inscrit dans cet esprit de tion, dans le cadre de l'Accord.
cooperation. I1 part du principe que la pollu- C'est au nom d e notre amitie que nous
tion atmospherique, tout comme la pollution nous sommes engages i proteger la sante
d e l'eau, ne connait pas d e frontieres. publique et l'environnement et que nous
L'Accord prevoit l'etablissement d'un comite avons entrepris cet important projet.
bilateral de la qualite d e l'air ayant pour
mandat d e surveiller la mise en oeuvre de
1'Accord et d'en faire rapport par ecrit.
L'annexe 1 d e 1'Accord porte sur des pro-
grammes et des objectifs precis et fixe des
delais et d e s calendriers concernant la Le ComitC ~ a n a d a - ~ t a t s - ~ n i s
reduction du dioxyde de soufre et des oxydes
d'azote, les principales causes des pluies
de la qualit6 de l'air
acides. Cet accord constitue u n e & a p e
importante dans la resolution d'un probleme mars 1992
SECTION I
INTRODUCTION
La premiere etape vers un accord sur la
L
e 13 mars 1991, le premier mi-
qualite de l'air a kt6 franchie en 1978, lors-
nistre Mulroney et le president que le Canada et les hats-unis ont cree le
Bush ont ratifie, a Ottawa, Groupe consultatif d e recherche canado-
1'Accord bilateral sur la qualite americain (GCR) dans le but de faciliter le
de l'air. L'Accord comprend une partie partage de l'information, de coordonner la
recherche et de mettre sur pied une base de
centrale et deux annexes. La partie cen-
donnees scientifiques sur les pluies acides.
trale renferme 16 articles, touchant divers Le premier rapport du GCR, publie en 1979,
sujets, dont des objectifs generaux et des a montre que de vastes regions d'Am6rique
objechfs particuliers; Yevaluation, la notifi- d u Nord sont sensibles aux dkp8ts acides
(un terme designant ti la fois les dep8ts hu-
cation et les mesures d'attenuation; l'eta-
rnides et secs de composes acides).
blissement d'un Comite bilateral de la
qualite d e l'air; et les procedures d e con- En 1980, le Canada et les ~tats-unisont
ratifie un Memorandum declaratif d'inten-
sultation, d e renvoi et d e reglement des tion (MDI) c o n c e r n a n t la p o l l u t i o n
diffkrends. L'annexe 1 presente les pro- atmospherique transfrontiere. Le MDI indi-
grammes et objectifs specifiques de reduc- quait l'intention des deux pays d'elaborer
tion d u dioxyde de soufre et des oxydes un accord bilateral et de se montrer severes
dans l'application de la legislation actuelle
d'azote dans la lutte contre les dep6ts
touchant la pollution atmospherique. Le
acides dans les deux pays. L'annexe 2 a MDI etablissait egalement des groupes de
trait aux activites scientifiques et techni- travail ayant pour mandat de jeter les bases
ques et aux etudes economiques. scientifiques et techniques d'un accord. En
1981, des negotiations officielles pour un ac-
L'Accord complet est annex6 a u present
cord bilateral etaient amorcees, mais elles
rapport. o n t ete rompues en 1982. En 1983, les
groupes de travail du MDI ont publie leurs
rapports.
HISTORIQUE DE L'ACCORD Au cours des a n n k s 1980, les deux pays
ont men6 des recherches et des programmes
Le Canada et les ~ t a t s - ~ npartagent
is une d'evaluation sur les causes et les effets des
longue tradition de cooperation dans des dep6ts acides et sur les consequences des
questions sur l'economie, la politique et mesures qui pourraient &re prises afin de
l'environnement. Les deux pays partagent la reduire ces dep6ts. Au Canada, ces travaux
plus longue frontiere non defendue du globe ont ete effectues sous les auspices du Cornit6
et chacun est le plus important partenaire federal-provincial de coordination de la re-
commercial d e l'autre. La pollution ne cherche et de la surveillance (CCRS). Aux
connaissant pas de frontikres, ces deux pays ~ t a t s - ~ n iles ,National Acid Precipitation As-
ont egalement en commun les m@mespro- s e s s m e n t P r o g r a m ( N A P A P ) (Programme
blemes d e pollution. Pendant d e national d'etude des precipitations acides),
nombreuses annees, ils ont uni leurs efforts un programme legislatif autorise de dix ans
dans la lutte contre la pollution de l'environ- etabli en 1980, a kt6 au centre des recherches
nement, notamment pour resoudre les sur les pluies acides. Le CCRS a publie le
questions touchant la qualit6 de l'eau dans Rapport de 1990 sur le transport a distance des
le cadre du Traite des eaux lirnitrophes de pollua~ztsatmosphE'riques et sur les dE'p6ts acides
1909 et dans l'Accord sur la qualite de l'eau et le NAPAP a publie des documents
dans les Grands Lacs d e 1978, modifie en d'cc kvaluation integr6e (Integrated Assess-
,)
DANS LES
PROGRAMMES ET
OBJECTIFS SPECIFIQUES
efforts pour reduire les effets des dep6ts
acides.
.
In ratifiant 1'Accord sur la qualit6 Le Canada et les ~ t a t s - ~ nutilisent
is plu-
de l'air, le Canada et les ~ t a t s - sieurs approches pour lutter contre la
Unis se sont engages i realiser pollution atmospherique. Nous dkcrirons
des programmes et des objectifs deux approches iinportantes. La premiere,
adoptee principalement pour proteger la
precis dans le but de rendre l'air plus pur sante humaine, fixe des concentrations li-
et d'assainir l'environnement des mites de certains polluants dans l'air, p. ex.
Canadiens et des AmQicains. L'annexe 1 i en parties par 10 millions de mol6cules d'air
1'Accord principal renferme les engage- ou en microgrammes par metre cube d'air.
Les deux pays ont fixe des limites pour les
ments pris par chaque pays pour reduire concentrations atmospheriques de dioxyde
les precurseurs des pluies acides : le de soufre et d'oxydes d'azote, et ils ont assez
dioxyde de soufre (SO21 et les oxydes bien reussi faire respecter ces limites en
d'azote (NOx).Le SO2 est le principal pol- matiere de qualite de l'air.
luant responsable de la formation des La deuxieme approcl~evise 21 reduire la
pluies acides, ou des dep6ts acides (un quantite totale de polluants qui retombent
terme plus correct qui designe a la fois les dans une region donnee; elle est reliee a la
protection des 6cosystemes contre les effets
dCp6ts hurnides et les dkp6ts secs de com- negatifs de la pollution. Les charges peuvent
poses acides). Les NOx jouent egalement Etre exprimees en unites de poids de pol-
un r81e important dans la formation des luant par unite de superficie des terres, par
depbts acides. 11s jouent un r61e predomi- unite de temps. Par exemple, le Canada s'est
fixe comrne objectif, dans l'est du pays, de li-
nant dans certaines regions, et au cours de miter les charges de sulfates humides a
certains 6pisodes acides. Les programmes 20 kilogrammes par hectare par annee. Cette
de reduction des emissions figurant a l'an- valeur particulikre, datant du debut des an-
nexe 1 portent sur les sources fixes (p. ex., nees 1980, avait pour but de proteger les
eaux de surface moyennement sensibles
fonderies, centrales electriques et chau- contre les effets de l'acidification. Aux ~ t a t s -
dikres industrielles commerciaIes) dans le Unis, la version modifiee en 1990 de la Clean
cas des emissions de SO2 et de NOx et les Air Act (CAA) limite les 6missions d.e SO;! a
sources mobiles (p. ex., vehicules 6 mo- l'echelle nationale sans reference a des unites
de superficie. Les dispositions de kduction
teur) dans Ie cas des NOx.
des pluies acides de la Clean Air Act visent a
Les obligations figurant a l'annexe I tien- reduire de faqon importante les 6missions
nent compte des approches differentes prises annuelles de SO:! et a fixer finalement un pla-
par le Canada et les ~ t a t s - ~ ndans
i s leurs fond pour ces emissions. c e s dispositions
refletent, en partie, la volonte de reduire les particules de sulfates dans l:atmosph&re sur
dep6ts dans les milieux aquatiques sensibles la visibilite dans l'est des Etats-Unis, ainsi
et de renverser ou .de ralentir l'acidification que dans les parcs importants et les aires
des lacs et des c o ~ r d'eau.
s sauvages de l'Ouest (p, ex. le Glacie~Nationnl
Park, le Grand Canyon).
Le concept de charge << totale ,, compfend
les d6p6ts hurnides et les dep6ts secs. Etant Dans les sections qui suivent, on resume
donne l'absence de donnees sur les depBts les obligations des deux gouvernements
secs, Ie concept de charge totale portait au concernant les programmes et objectifs precis
debut exclusivement sur les dep6ts humides. et o n s o u l i g n e les progrks e n r e g i s t r e s
Cette approche est probablement plus appro- dans la, realisation de ces obligations. On
priee p o u r le Canada et les regions des traite des objectifs de reduction des emis-
~ t a t s - ~ noh
i s les dep6ts secs sont peu impor- sions, des sources towhees, d u calendrier
tants; elle l'est moins dans les regions ob la des reductions, d e la repartition geogra-
contribution relative des dep6ts secs 2 l'en- phique, des methodes utilisees pour reduire
semble des dep6ts est plus elevee ou plus les emissions et de la surveillance [Link] emis-
variable selon les regions. s i o n s . O n d i s c u t e e g a l e m e n t d e la
(( prevention d'une degradation importante ,)
Les deux pays ont dti compter avec l'aci- de la qualite de l'air et de la protection de la
dification variable des eaux de surface selon visibilite dans le contexte d e I'Accord sur la
les regions et ont elabore des politiques qualit6 de I'air.
ayant pour but de reduire les depBts de com-
poses 5 base d e soufre d a n s les bassins DIOXYDE DE SOUFRE
hydrographiques. On s'inquiete egalement
des deux cBtes de la frontiere de l'effet des Apercu des obligations et des
d6pBts acides sur les forGts, le sol des for@ts objectifs de rkduction des Cmissions
et les materiaux, et des effets sur la sante que
peuvent presenter les aerosols acides dans Les deux pays ont contracte l'obligation
I'atmosphere. Aux ~ t a t s - ~ n ion
s , s'inquigte de reduire les emissions de dioxyde de sou-
beaucoup egalement des effets nefastes des fre des sources fixes et de fixer un plafond
pour ces emissions. Dans le present rapport,
on utilise la tonne americaine et la tonne me-
TENDANCES
trique. Une tonne ainericaine egale 0,9 tonne
metrique. Reciproquement, une tonne me-
trique egale 1,l tonne americaine. En vertu UMlTE DANS L E S T D U CANADA
de I'annexe 1, le Canada est dans I'obligation 2.3 T.M.
I
3 & d & m e d e ~ m ~ r n ~
tes au procede 2 la fonderle de Noranda
(Quebec), changements qul ont perrnis
d'augmenter considerablement l'effic
cite de recuperat~ondu soufre dans 1 I' d f ? s ~ ~ & ~ & I ~
nouvelle uslne aclde ~nstalleeen 1989. 'I . =[Link],
easaum
Entree en vlgueur d'une concentration
lirnite de 1,5 pour 100 de souhe dans le @ 'Plaf9ad n a t i O n a l y r r t d e 8 , 9 5 & m d@~ r z *
mazout a la centrale thermique de Tracy n ~ s E t n & h h w p Q u r h ~ ~ *
(Quebec) et de 2,O pour 100 pour les
chaudieres industrielles existantes a I b c o
Quebec. I): & 4 3 w a n & 5 , 6 ~ m d e n ~ ~ p b
r Acceleration des programmes de ge e o ~ r v s e s b - i n d a
tion de la demande et des programm -
Terre-Neuve
~lectricite 18 22 23 -
Total S6 43 47 45
he-du-prince-
~douard
~lectricite 2 - 2 -
Total 5 3 3 5
~ouvelle-~cosse
Electricit6 125 130 143 -
Total 193 170 178 204
Nouveau-Brunswick
MCtaux lrefusion3 '13 17 8 -
~lectricitk 122 94 1.41 -
Total 220 138 187 185
QuCbec
MCtaux lrefusion3 641 483 189 -
Total 1Q9B 693 3% 6004
Ontario
Mktaux lrefusion3 1031 899 73Cl -
~lectncit6 398 337 1% -
Total 1 764 1 457 12.50 885
Manitoba
Mbtaux lrefusion3 463 459 489 -
Total 484 469 5% 550
Est du Canada
Mktaux lrefusion3 2 148 1 858 1416 -
~lectncit6 665 583 504 -
Autres 1 H7' 532 646 -
Total 3 820 2 973 2 %6 2 4742
REMARQUES :
1 . Les valeurs de 1980 et de 1985 sont tirees du Rapport RPS 5/AP/3 de mars 1990, dlEnvironnement Canada. Les estimations de 1990 sont
des valeurs preliminaires, calcul6es d'apres les chiffres fournis par les provinces.
2 Dans l'est d u Canada, la limite d e 1994 est d e 2 300 kilotonnes. Le total actuel des objectifs dont on a convenu est d e 2 474 kilotonnes; on
s'attend que la difference de 174 k l l 0 t 0 ~ e Ssera attribu6e au cours de 1992, par suite d e modifications qui seront apportees aux accords ac-
tuels entre les gouvernements fkderal et provinciaux.
3 La categorie metaux 1'" fusion s'applique aux fonderies de m6taux non ferreux et 2 I'emichissement du minerai d e fer, mais eUe exclut
(( ))
la production d'aluminium.
4 Au Quebec, l'objectif de 600 kilotonnes est pour 1990; la province a choisi d'atteindre les reductions prkvues en 1990 plutBt qu'en 1984.
Point Aconi (~ouvelle-~cosse); cette tions A la fin de l'annee pour rendre compte
centrale pourra eliminer 90 pour 100 de ses emissions annuelles. A la fin de I'an-
du S02 et, pour ce qui est des emis- nee, on compare les donnees d'emission
sions de NOx, on pourra obtenir des re- d'une source d'emission aux allocations
ductions minimales inferieures de d'emission qu'elle detient pour determiner si
30 pour 100 aux normes actuelles rela- elle respecte les normes. Lorsqu'une source
tives aux nouvelles sources. d'emission ne detient pas un nombre suffi-
sant d'allocations pour rendre compte de ses
Les donnees de 1990 concernant les emis-
emissions au cours d'une annee, elle doit
sions de SO2 au Canada indiquent que les
payer un montant kquivalant A 2 000 dollars
emissions dans l'est d u Canada sont mainte-
la tonne amhicaine d'emissions en exces. En
nant a environ 16 pour 100 de I'objectif de
outre, la source &emission prise en defaut
2,3 millions de tonnes metriques fixe pour
doit soustraire le nombre d'allocations man-
1994.
q u a n t e s d e ses allocations d e l'annee
On elabore presentement un nouveau pro- suivante pour compenser les emissions sup-
gramme visant ?I permettre au Canada de plemen taires.
rnaintenir un plafond national de 3,2 millions
de tonnes metriques d'ici au 31 decembre 1999. Sources visCes, calendrier et coOt des
Les reductions obtenues actuellement dans le r6ductions
cadre d u programme de I'est d u Canada
contribuent egalement la diminution des Les reductions d'emission de SO2 a u x
emissions nationales de SO2 pour atteindre ~ t a t s - u n i sseront mises en oeuvre en deux
une limite d e 3,2 millions d e tonnes me- phases et entraineront des restrictions plus
triques. Les emissions nationales au Canada, rigourenses concernant l'utilisation des
qui s'elevaient a 4,6 millions de tonnes me- combustibles fossiles par les centrales electri-
triques en 1980, etaient passees A 3,5 millions ques. La premiere etape debute le lerjanvier
de tonnes metriques en 1990, soit une dimi- 1995 et la deuxieme, le lerjanvier 2000. Au
nution correspondant A prks de 80 pour 100 cours d e la premiere phase, 261 sources
de la diminution totale requise pour attein- d'emission a 110 centrales electriques dans
d r e I'objectif d e 3,2 millions d e tonnes 21 tats de 1'Est seront towhees. Ces sources
metriques. Le prochain rapport d'etape de- se verront attribuer le nombre d'allocations
vrait fournir des donnees plus detaillees au precise dans la Clmn Air Act. Les allocations
sujet du programme national. ont ete calcul6es en supposant que chaque
source emet 2,5 livres de SO2 par million de
British Thermal Units (BTU) d'apport de cha-
leur. A la fin de 1995 et chaque annee par la
Les reductions des emissions de SO2 aux suite au cours de la phase I, les sources de-
~tats-unisseront mises en oeuvre principale- vront detenir u n nombre suffisant
ment gr2ce a l'utilisation d'un systeme d'allocations pour rendre compte de leurs
innovateur d'allocations d'emissions de S02. emissions annuelles.
Chaque allocation permet a son detenteur
d'emettre une tonne americaine de SO2 pen- Durant la phase 11, environ 2 500 genera-
dant une annee ou les annees suivantes. Les trices d'une capacite de 25 megawatts ou
allocations vont aux services publics vises en plus (incluant celles visees au cours de la
fonction de leur consommation, passee, de phase I), recevront des allocations calculees A
combustible et des taux dfCmission precises partir d'une serie de formules contenues
dans la Clean Air Act modifiee. Une fois ac- dans la legislation. Cette facon d'attribuer les
cordees, les allocations sont pleinement allocations se traduira par une $duction irn-
commercialisables. Elles peuvent stre ven- portante des emissions de SO2 des services
dues d'autres parties ou gardees en banque publics. En 2010, lorsque le programme sera
pour utilisation future. La principale exi- pleinement en vigueur, les allocations an-
gence d u programme d e lutte contre les nuelles permettront de respecter un plafond
pluies acides est que la source d'emission de 8,95 millions de tonnes americaines pour
doit detenir un nombre suffisant d'alloca- les emissions nationales. Dans le cadre d u
programme de lutte contre les pluies acides, droits d'emission, conqu pour rendre les
les nouvelles generatrices, notamment celles reductions d'emission plus rentables, ne don-
dont la capacitk de production sera inferieure nera pas lieu a d e grandes differences en
2 25 megawatts, ne recevront pas d'alloca- matiere de dep6ts selon les rkgions compara-
tions d'emission et devront obtenir des tivement une approche qui ne permettrait
allocations d'autres generatrices pour rendre pas l'echange. L'une des raisons est que les
compte de leurs emissions. emissions de dioxyde de soufre aux ~ t a t s -
On estime que le systeme d'attribution des Unis sont fortement concentrees dans la
allocations axe sur le marche [Link] rkduire region du Midwest, de sorte que l'echange
les coQts de la conformite aux dispositions du des reductions d'emissions entre les diverses
programme de lutte contre Ies pluies acides sources ne donnera pas de changements im-
d'environ 20 p0u.r 100 par rapport aux ap- portants sur plus de 1 000 milles carres aux
proches traditionnelles de << commandement Etats-Unis et au Canada. Lorsque le pro-
et de contrhle D. On estime que le programme gramme de reduction des emissions sera mis
de lutte contre les pluies acides aux ~ t a t s - en oeuvre aux ~ t a t s - ~ neti sque l'kchange des
Unis coQtera environ 1 milliard de dollars par droits d'emission sera implant@,les ~ t a t s -
annee durant la phase I et environ 4 milliards Unis analyseront les consequences d e ce
de dollars par annee durant la phase 11. Par systeme d'echange sur les plans economique
consequent, les economies susceptibles d'etre et envirolmemental.
realides grice a un systeme axe sur le mar-
ch6 sont substantielles. Cette approche a requ M6thodes pour assurer la conformit6
un nouvel appui en 1991, lorsque le Chicago
Board of Trade a annonce son intention d'eta- Dans Ie cadre du programme americain de
blir un marche a terme sur les allocations lutte contre les pluies acides, une source peut
d'emission. reduire ses emissions selon le nombre d'allo-
cations qu'elle detient, augmenter le nombre
RCpartition geographique des profils d'allocations qu'elle detient jusqu'g son ni-
de rkduction et de d6p6t veau legal d'emission ou combiner ces deux
options. Lorsqu'une source choisit de reduire
Le programme de lutte contre les pluies ses emissions selon le nombre d'allocations
acides des fitats-~niss'applique aux 48 tats qu'elle dktient, plusieurs options s'offrent
qui sont contigus et au District de Columbia alors a elle. Elle peut avoir recours a des
(Hawaii et 1'Alaska ne sont pas vises). Toutes mesures de conservation de l'energie, utiliser
les sources qui repondent aux criteres dkfinis davantage des sources d'energie renouve-
seront soumises aux exigences du Titre IV de lable, reduire son utilisation, utiliser des
la Clean Air Act. Cornrne on l'a dkja precise, techniques de reduction de la pollution ou
les sources viskes dans la phase I et qui de- utiliser un combustible a faible teneur en sou-
vront reduire leurs emissions 2 partir de 1995 fre. Lorsqu'une source choisit d'augmenter
sont toutes situkes dans l'est du pays ou se les allocations qu'elle detient jusqu'au niveau
trouvent la plupart des vieilles centrales les de ses emissions, elle peut le faire en s'appro-
plus polluantes. Les Etats comprenant le plus priant les allocations en exces d'une autre
grand nombre de sources visees qui devront source dans le m@mesysteme, en achetant
reduire leurs emissions sont l'Ohio, l'Indiana, des allocations d'un courtier ou d'un autre
l'Illinois, la Pennsylvanie et la Virginie de service public qui pourrait avoir fait mieux
l'Ouest. Des domees preliminaires nous jndi- que les normes en matiere d'kmission (et au-
quent que certaines sources dans ces Etats rait donc des allocations h vendre), en
choisiront de reduire leurs emissions au-deli5 achetant les allocations d'une industrie ou
des exigences de la legislation et vendront d'un service public non vise par le pro-
leur surplus d'allocations a des sources dans g r a m m e q u i a choisi d e p a r t i c i p e r a u
d'autres tats oh la rkduction des emissions programme d'allocations, ou encore en ache-
cofite plus cher. tant les allocations d a n s le cadre d'un
Les analyses effectuees sous les auspices programme de vente aux encheres prevu par
d u NAPAP indiquent que l'echange des la loi et organise par YEPA. Le choix de la ou
des methode(s) pour satisfaire aux exigences per volontairement au systeme d'attribution
de la loi revient chaque source. Le gouver- des allocations. Ces regles sont toutes sou-
n e m e n t p o u r r a e v a l u e r l'impact d e s mises 2 une periode d'examen public et
decisions prises par les sources pour se d'observations aux ~ t a t s - ~ n iet
s , la plupart
conformer ?.I la loi, mais il n'imposera pas de devraient @trepretes a la fin de 1992. D'ici la
mesures particulieres. publication du prochain rapport d'etape de
~ t a n donne
t que la phase I du programme IJAccord sur la qualit6 de l'air, les sources
de lutte. contre les pluies acides n'exige pas d'emission devraient etre en bonne voie de
d e reduire les emissions avant 1995, il est se conformer aux modalites de la phase I. Par
trop t6t pour discuter des decisions prises exemple, d'ici 21 fevrier 1993, toutes les
par les sources pour se conformer 2 la loi. sources d'emission visees par la phase I de-
Toutefois, il semble qu'un nombre significatif vront presenter une demande de permis et
de services publics prevoient d'installer des un plan de conformite, ce qui devrait nous
epurateurs afin de satisfaire aux exigences de indiquer plus clairement comment les
la phase I. On devrait disposer d'une quantitk sources viskes par la phase I entendent se
assez importante de donnees sur les deci- conformer a leurs limites d'emission. En ou-
s i o n s p r i s e s p a r les s o u r c e s p o u r s e tre, toutes les sources visees par la phase I
conformer a la loi au cours de la phase I d'ici devront installer des dispositifs de mesure
la publication du prochain rapport d'etape continue des emissions d'ici la fin de 1993.
en 1994.
OXYDES D'AZOTE
Progrks rkalisks quant aux
obligations concernant le dioxyde de Canada
En vertu de l'annexe 1 de l'Accord sur la
L'annee derniere a kt6 bien remplie en ce qualit6 de l'air, le Canada s'est engage a re-
qui concerne la mise en oeuvre des disposi- duire ses emissions d'oxydes d'azote (NOx)
tions de la Clean Air Act touchant les pluies p r o v e n a n t d e s soirees fixes d e
acides et des exigences de l'annexe 1 de 1'Ac- 100 000 tonnes metriques par rapport au ni-
cord sur la qualite de l'air. Dans le regime veau prevu d e 970 000 tonnes mktriques
des ~ t a t s - ~ n ile
s , Congres decide des exi- pour l'an 2000. En outre, le Canada s'est en-
gences du programme et le pouvoir executif gage a mettre en oeuvre des normes plus
est responsable de l'elaboration et de la pro- rigourenses d'kmission de NOx provenant des
mulgation des rPglements qui dkfinissent les vehicules legers, des vehicules intermkdiaires
modalites &execution de la loi. Le pouvoir et des vehicules lourds entre 1996 et 1998.
executif est charge de promulguer la regle-
Les emissions d e NOYs'elevaient 21
mentation permettant de mettre en oeuvre le
1,9 million de tonnes metriques au Canada
programme de lutte contre les pluies acides.
en 1985, dont 63 pour 100 provenaient de
En decembre 1991, L'EPA a defini les rPgles
sources mobiles, principalement de vkhicules
finales de la vente aux encheres et de la vente
legers et lourds & dPeq;ipement hors route a
directe des allocations et a propose des rPgles
moteur diesel. Les principales sources fixes
dans quatre domaines d'une importance ca-
sont les centrales klectriques, les chaudikres
pitale pour le programme de lutte contre les
et les rechauffeurs, les compresseurs de pipe-
pluies acides : les allocations d'enussion de
line et les turbines A gaz. ~i aucun dispositif
dioxyde de soufre, les permis concernant les
de reduction des emissions autre que ceux
pluies acides, la surveillance des emissions
deja en place n'etait mis en oeuvre, on estime
continues et les emissions excedentaires.
qu'en l'an 2000, les emissions de NOx des
Des reglements futurs porteront sur la re- s o u r c e s fixes a u g m e n t e r a i e n t a
gle d'attribution des allocations qui etablit le 970 000 tonnes metriques, par rapport a
processus initial d'attribution des allocations 707 000 tonnes metriques en 1985, et que
a chaque source d'emission et la rPgle qui celles des sources mobiles passeraient a
permet aux sources industrielles de partici- 960 000 tonnes metriques, par rapport aux
1,18 million de tonnes metriques mesurees pas d'objectifs nationaux de reduction des
en 1985. emissions.
La reduction des emissions se fera dans le Les mesures preciskes dans le Plan de ges-
cadre d u Plan de gestion des oxydes d'azote tion des NOx et d u COV pour les sources
(NOx) et des composes organiques volatils mobiles comprennent une norme plus stricte
(COV). Ce plan federal-provincial a ete ela- de 0,4 gramme de NO, par mille pour les
bore par le Conseil canadien des rninistres de automobiles et les camions d'ici 1994 et une
llEnvironnement et a ete adopt6 en principe norme de 5 grammes par puissance h p a u
en novembre 1990. frein-heure(g/php/fh) pour les camions
lourds (dej2 en vigueur sur une base volon-
Le Plan de gestion des NOx et des COV taire) d'ici 1994, ainsi que des normes plus
est c o n p expressement pour reduire l'expo- strictes de 4 g/php/fh d'ici 1998 pour l'equi-
sition des Canadiens et de l'environnement pement hors route 2 moteur diesel et un
canadien a des concentrations excessives plafond pour les emissions de NOx d u trans-
d'ozone troposphkique. Le Plan a egalement port ferroviaire. En ce qui concerne la norme
pour objet de veiller A ce que le Canada res- plus s6vPre pour les 6rnissions de NOx dans
pecte ses obligations internationales en le cas des automobiles, Transports Canada a
matiere de rkduction des emissions de NOx. annonce, le 20 fevrier 1992, qu'une entente
Ces obligations sont contenues dans le Proto- officielle avait ete conclue avec les princi-
cole relatif aux NOx d e la Commission paux fabricants automobiles qui s'engagent a
economique des Nations Unies pour 1'Eu- se conformer volontairement des normes
r o p e e t a b l i e n 1988 (en v e r t u d e la equivalentes a celles prevues aux ~ t a t s - ~ n i s
Convention sur la pollution atmosphkique pour 1994 et 1995, en attendant l'introduc-
transfrontiere a longue distance) et dans tion d'un reglement en vertu de la Loi sur la
1'Accord canado-americain sur la qualit6 de skcurite' des ve3ricules automobiles qui s'appli-
l'air de 1991. I1 convient de noter qu'etant quera aux modeles de 1996.
donne que l'ozone troposphkrique est un Les mesures proposees pour les nouvelles
phenomene de nature regionale, les objectifs sources fixes comprennent des limites plus
nationaux d e reduction des emissions d e strictes d'ernission de NOx pour les centrales
NOx ne sont pas consid6rk comme des cri- klectriques, les turbines, les chaudieres et les
teres valables. Par consequent, le Plan de rechauffeurs industriels et cornmerciaux et
gestion des NOx et du COV ne comprend les gros moteurs alternatifs fixes. En outre,
les provinces sont en train d'elaborer des
programmes correctifs d e reduction des
emissions d e NOx p o u r les principales
sources fixes de NOx existantes dans les
regions oh les normes concernant l'ozone ne
sont pas respectees. Ces sources sont des cen-
trales electriques, des usines sid6rurgiques et
des raffineries.
Le programme de reduction des emissions
de NOx fait maintenant officiellement partie
des ententes federales-provinciales qui deter-
mineront la responsabilite de chacun dans la
reduction des emissions, dans la surveillance
et le compte rendu des resultats.
On prevoit que la reduction des emissions
de NO, de toutes les sources 2 I'6chelle natio-
nale s'elitvera a environ 175 000 tonnes
metriques d'ici a l'an 2000. Cela represente
une reductioi~de 7,2 pour 100 par rapport au
niveau d'emission de 1985. Les reductions Les dispositions relatives, a la rkduction
realisees par les sources qui contribuent le des emissions d e NOx aux Etats-Unis sont
plus a l'acidification seront plus importantes precisees dans le Titre I1 (sources mobiles) et
que la moyenne nationale. le Titre IV (reduction des depdts acides) de la
Une deuxieme phase d u Plan de gestion Clean Air Act; des exigences paralleles sont
des NOx et des COV sera mise sur pied d'ici formulees dans l'annexe 1 de 1'Accord sur la
a 1995. I1 est probable que la reduction des qualite d e l'air. On prevoit des reductions
emissions d e NOx exigee au cours d e cette importantes des emissions de NOx en vertu
deuxiPme phase sera plus importante et per- d u Titre I de la Clean Air Act, mais on decidera
mettra au Canada d e realiser son d e l ' a m p l e u r d e ces r e d u c t i o n s et d e s
engagement dans I'Accord sur la qualite de endroits ou elles se feront apres discussions I?
l'air de parvenir a une reduction plus impor- lf6chelle nationale et au niveau des ~ t a t s .
tante des emissions annuelles nationales des En vertu des dispositions concernant les
sources fixes d'ici 2000 et/ou 2005. emissions des sources mobiles, la limite
d'emission de NOx en grammes par mille
(g/mille) entrera graduellement en vigueur
avec la sortie des modeles 1994 des vehicules
En vertu de l'annexe 1 de 1'Accord sur la legers et d e certaines camionnettes et sera
qualite d e l'air, les ~tats-Unisont l'obligation pleinement en vigueur avec la sortie des mo-
de mettre en oeuvre un programme de re- d e l e s 1996 d e s ' v e h i c u l e s legers et d e s
duction d e s emissioi-1s d e NOx a f i n d e modeles 1997 des camionnettes. La limite
reduire leurs emissions totales annuelles de d'emission de NOx des camions lourds entre-
NOx d'environ 2 millions d e tonnes ameri- ra graduellement en vigueur avec la sortie
caines par rapport au niveau d'emission de des modPles 1991 et sera pleinement en vi-
1980 qui s'elevait a 21 millions de tonnes g u e u r e n 1998. La n o r m e s e r a fixee a
americaines. On reduira les emissions des 0,4 g/mille pour les vehicules legers (y com-
sources fixes (centrales electriques) et des pris les automobiles). La nouvelle norme
sources mobiles (vehicules a moteur) en pour les automobiles represente une diminu-
fixant d e nouvelles limites d'emission pour tion d'environ 60 pour 100 par rapport a la
ces sources. Contrairement aux limites norme actuelle.
d'emission de S02, qui sont exprimees en
tonnes americaines totales, les limites La reglementation mettant en vigueur
d'emission d e NO, sont exprimees d e faqon cette disposition de la Clean Air Act a ete pro-
plus traditionnelle. Dans i e cas des chau- mulguke en juin 1991. En outre, la vie utile
dieres electriques, les limites sont fixees en des dispositifs antipollution a [Link] portee de
livres de NOx par million de BTU tandis que 50 000 milles a 100 000 milles. Le Congres, en
dans le cas des automobiles, elles sont fix2es vertu de la Loi, a kgalement exige que I'EPA
en grammes d e NOx par mille (distance); determine d'ici a la fin de 1999 s'il est neces-
contrairement au programme d e reduction saire de reduire davantage les emissions d e
des emissions de S02, il n'y a pas d e limites NOx d e s v e h i c u l e s ( c . - a - d , p a s s e r d e
en tonnes pour la quantitk de NOx emise. On 0,4 g/mille a 0,2 g/mille). Les dispositions
a prevu qu'en l'absence de nouvelles reduc- concernant la reduction des emissions d e
tions, l e i emissions d e NOx des centrales NOx toucheront toutes les automobiles ven-
electriques augmenteraient d'environ 2 mil- d u e s a u x ~ t a t s - U n i s ,et d a n s certaines
lions de tonnes americaines par rapport aux regions (comme en Californie), les normes
niveaux de 1980 d'ici l'an 2 2000. On s'attend seront m6me plus strictes.
2 ce que les emissions des sources mobiles Dans le cadre d u programme d e lutte
amorcent une reelle diminution par rapport contre les pluies acides des ~tats-Unis,on
aux niveaux d e 1980 d'ici l'an 21 2000, d e doit fixer d e nouvelles normes pour diffe-
sorte que la reduction des emissions prove- rentes categories de chaudieres utilisees dans
nant d e toutes les sources devrait en fait la production de I'electricite. On se soumet-
depasser largement les 2 millions de tonnes tra i ces exigences en deux phases. L'EPA
amkricaines. determinera les limites d'emission d e NOx
de la phase I qui devront @trerespectks au Canada
cows de la phase I par deux types de chau- On mesure d e facon continue les emis-
d i e r e s d'ici a 1995. D ' a u t r e s n o r m e s sions d e SO2 e t d e NOx dans plusieurs
d'emission de NOx s'appliquant a toutes les centrales electriques canadiennes, mais la
chaudieres non soumises aux limites de la majorite n'est pas munie d'un tel systeme.
phase I devront 6tre respectees au cours de la Les Lignes directrices nationales sur les dkgage-
phase 11. On est en train de determiner les rB inents des centrales thermiques nouvelles,
gles concernant la mise en oeuvre des limites publikes par le gouvernement federal en
d'emission de NOx au cours de la phase I. 1981, recommandent d'installer un systeme
de mesure continue des emissions de SO2 et
Surveillance de la conformite d e NOx 5 chaque nouvelle source d'emis-
sions.
En vertu de l'annexe I de l'Accord sur la
qualite d e l'air, le Canada et les ~ t a t s - ~ n i s La revision de cette norme nationale, dans
ont contract6 certaines obligations concer- le cadre d u Plan de gestion des NO, et des
nant la surveillance d e s emissions des COV, est en cours et la nouvelle norme de-
centrales klectriques et d'autres sources fixes vrait exiger qu'on installe un systeme de
majeures. Le Canada doit estimer les emis- mesure continue des emissions de NOx a
sions de SO;! et de NOx provenant de toutes chaque nouvelle centrale electrique. Cer-
les nouvelles centrales e l e c t r i ~ u e set d e taines provinces (p. ex. la Saskatchewan) ont
toutes les centraIes electriques existantes mis sur pied un programme d'installation de
d'une puissance superieure A 25 MW au systemes de mesure continue des emissions i
moyen d'une methode d'une efficacite com- leurs centrales existantes.
parable 21 celle d e la mesure continue des Le Canada etudiera de plus prits les me-
emissions et etudier la possibilite d'avoir re- sures requises pour remplir ses engagements
cours & des systPmes de mesure continue des en vertu de 1'Accord et rendra compte plus
emissions. L; mesure continue des emissions en detail des programmes de surveillance de
(MCE) est la mesure continuelle des pol- la conformite aux normes concernant les NOx
luants emis dans I'atmosphitre sous forme de et le S@ dans son deuxiitme rapport d'etape.
gaz d'echappement des procedes de combus- Les ~ t a t s - ~ nechangent
is de l'information
tion ou d e s o u s - p r o d u i t d e s procedes avec le Canada en ce qui concerne la mise en
industriels. Cette exigence devraentrer en vi- oeuvre des exigences relatives 2 la MCE dans
gueur le lerjanvier 1995. Aux Etats-Unis, a la Clean Air Act afin d'aider le Canada a faire
compter du leTjanvier 1995, toutes les nou- son evaluation.
velles centrales electriques et toutes les
centrales electriques d'une puissance sup&
rieure a 25 MW existant a la date d'entree en En decembre 1991, la Environinental Protec-
vigueur des modifications ii la Clean Air Act tion Agency des E.-U. a propose une regIe
(le 15 novembre 1990) et qui produisent des concernant la MCE dans le cadre de sa mise
emissions de SO2 ou d e NOx doivent 6tre en oeuvre globale des dispositions concer-
munies d'un systeme de mesure continue des nant la lutte contre les pluies acides de la
emissions ou d'un autre systeme approuve C l e a n A i r A c t , m o d i f i e e e n 1990.
par l'administrateur de I'EPA, dans la mesure L'equipement requis en vertu de la regle pro-
requise par le paragraphe 412 de la Clean Air posee doit 6tre installe, certifie et en mesure
Act. Les Parties ont convenu de se consulter de fonctionner avant le 15 novembre 1993
au besoin au sujet de la mise en oeuvre de ces dans le cas des sources d'emissions viskes
exigences. E * ce qui concerne d'autres par la phase I, et avant le lerjanvier 1995
sources fixes importantes, comme les fonde- dans le cas des sources visees par la phase 11.
ries et les chaudieres industrielles, le Canada La MCE est un element important du sys-
i s convenu de chercher 5
et les ~ t a t s - ~ nont teme d'allocations axe sur le marche qui sera
employer des methodes d'une efficacite com- en usage, car elle permet d'obtenir des don-
~ a i a b i een vue d'estimer Ies emissions de nees completes et exactes concernant les
hioxyde de soufre et d'oxydes d'azote emissions.
En vertu de la regle proposee, le proprie- P R ~ E N T I O ND'UNE
taire ou l'exploitant d'une source d'ernissions
visee par la phase I ou la phase I1 (ou une
DET~~IORATION
source qui choisit d e s'intkgrer a u pro- IMPORTANTEDE LA QUA LIT^
gramme) et de toute source nouvelle doit DE L'AIR ET PROTECTION DE
installer un systeme de MCE, a moins d'indi-
cation contraire d a n s le reglement. En LAVISIBIL&
genkral un systeme de MCE peut compren- L'annexe 1 de 1'Accord sur la qualite de
dre : l'air contient des dispositions concernant la
prevention d'une degradation importante
un dispositif de mesure de la concen- (PDI) de la qualit6 de l'air et la protection de la
tration de dioxyde de soufre; visibilitt5 en rapport avec les sources qui pour-
raient etre responsables d'une pollution
R un dispositif de lnesure de la concen- atmospherique transfrontiere importante. Le
tration d'oxydes d'azote; Canada est dans I'obligation de mettre sur pied
des programmes d'ici au lerjanvier 1995, alors
un dispositif de mesure du debit; que les ~ t a t s - ~ ndoivent
is poursuivre l'ap-
plication de leurs programmes de PDI et de
un dispositif de mesure de l'opacite; protection de la visibilite en rapport avec les
effets transfrontieres dans la mesure requise
un dispositif de mesure des gaz di- par la Clean Air Act.
luants; et
Le sous-comite I d u Comite bilateral de la
-. un systeme d'acquisition et de gestion qualite de l'air doit servir de tribune pour
discuter des questions sur la rnise en oeuvre
des donnees (sur ordinateur) pour en-
des dispositions de 1'Accord relatives 2 la
registrer les donnees et effectuer les cal-
PDI et a la protection de la visibilite. Les
culs requis.
~ t a t s - ~ npartagent
is leurs donnkes avec le
En ce qui concerne les methodes utilisees Canada concernant l'elaboration et,la mise en
pour mesurer les emissions des sources fixes oeuvre de ces programmes aux Etats-Unis
majeures autres qL!e les centrales electriques, afin d'aider le Canada 2 @laborerses propres
le Canada et les Etats-Unis collaborent en- programmes de PDI et de protection de la
semble [Link] le c a d r e d e l e u r s travaux visibilite.
communs sur les inventaires des emissions. Dans cette section, on decrit brievement
En general, on peut dire que les methodes les programmes de PDI et de protection de la
adoptees par Ies deux pays pour mesurer les visibilite aux Etats-Unis. Pour une analyse
emissions provenant d e ces sources sont des conditions passees et actuelles d e vi-
compatibles et comparables. Les travaux se sibilitt5 aux f i t a t s - ~ n i set des changements
poursuivent afin de raffiner les methodes. qui devraient [Link] d'une reduction des
Les emissions appartenant A cette cat6gorie concentrations de sulfates, veuillez consulter
de sources sont importantes car, par exemple, le State of Scierzce Report (Rapport sur l'etat de
les emissions de dioxyde de soufre prove- la science) no 24 d u NAPAP et l'evaluation
nant d e sources autres que les centrales integree de 1990.
electriques representent environ 70 pour 100
des emissions totales de dioxyde de soufre Prkvention d'une dktkioration
au Canada et 25 pour 100 des emissions to-
tales de dioxyde de soufre aux ~ t a t s - ~ n i s .
importante
Le programme de PDI des ~ t a t s - ~ nai s
pour but de garder I'air pur dans les regions
oh l'air l'est dejh. Principaux objectifs du pro-
g r a m m e d e PDI : v e i l l e r h ce q u e la
croissance economique se produise en har-
monie avec la preservation des ressources
existantes en matikre d'air pur; proteger la L'augmentation des missions nettes pou-
sante et le bien-@trede la population contre vant 6tre qualifiee d'augmentation
les effets nefastes que peuvent m@meentrai- M importante varie d'un polluant a l'autre,
))
ner des niveaux d e pollution en deqA des mais elle est habituellement d e 40 tonnes
National A m b i e n t Air Quality Standards americaines par annee.
(NAAQS) (Normes nationales de qualite de
l'air ambiant) et preserver, proteger et am@- Programme de protection de la
liorer la qualite d e l'air d a n s les aires visibilit6
naturelles rkcreatives, panoramiques ou his-
toriques particulieres, comme les parcs Le dioxyde de soufre est le principal pol-
nationaux et les aires sauvages ((( aires d e luant relie I? la degradation de la visibilite.
categorie I Les principales dispositions d u Les particules de sulfates sont responsables
reglement concernant la PDI stipulent que de plus de 50 pour 100 de la degradation de
les nouvelles sources fixes importantes et les la visibilite dans l'est des ~ t a t s - ~ n iets ,elles
modifications importantes aux sources exis- sont importantes dans l'ouest du pays, oh il
tantes doivent faire l'objet d'une examen y a un grand nombre de parcs nationaux et
minutieux avant leur construction pour d'aires sauvages.
verifier leur conformite aux NAAQS, aux En 1977, le Congrks a modifik la Clean Air
dispositions concernant la prevention d'une Act en ajoutant l'article 169A qui confie a
deterioration importante de la qualite de l'air 1'EPA l'elaboration d'une reglementation
et A l'exigence d'utiliser la meilleure techni- destinee A proteger la visibilitk dans certains
que existante de depollution afin de reduire parcs nationaux et aires sauvages. Ces aires
au minimum Yemission de polluants atrno- design& aires federales obligatoirement de
spheriques. categorie I s'appliquent a certains parcs na-
Une nouvelle source importante ou une tionaux, A des aires sauvages et A des parcs
modification importante 2 une source exi- internationaux. Le Congres, a cette epoque, a
stante devront @tresoumise a une etude de fix6 un objectif national de prevention de
PDI necessite absolument un permis. Pour toute degradation future de la visibilite et de
obtenir un tel permis, on doit utiliser la meil- correction de tout problkme existant de visi-
leure technique existante de dkpollution; biliti. dans ces aires designees par suite des
effectuer une analyse de la qualite d e l'air sources anthropiques de pollution. On sait
ambiant; analyser les impacts sur les sols, la que les fines particules, emises directement
vegetation et la visibilite; s'assurer que le par des sources anthropiques ou naturelles
projet n'a pas un impact negatif sur une aire ou formees dans l'atmosphkre a partir d e
de categorie I et qu'il est soumis B un examen precurseurs gazeux, sont la cause principale
public adequat. de la degradation de la visibilite.
En n5sum6, une c< source fixe importante ,) En 1979, YEPA a designe 156 aires obliga-
est une source figurant dans une liste de 28 toirement de categorie I oir la visibilite a kt6
categories de sources qui emettent ou peu- consideree comme un aspect important de la
vent emettre 100 tonnes americaines ou plus qualite de l'air. En decembre 1980, I'EPA a
par annee d e tout polluant reglemente en promulgue son reglement sur la visibilit6
vertu de la Loi (le dioxyde de soufre et les dans le but d'atteindre plus rapidement l'ob-
oxydes d'azote en font partie), ou toute jectif national. Le rkglement promulgue par
source qui @metou peut emettre ces pol- YEPA traite de la degradation de la visibilite
luants en quantites egales ou superieures a que Yon peut attribuer 2 une seule source ou
250 tonnes americaines par annee. B un petit groupe de sources.
Une (c modification importante ,)est en On a mis sur pied un programme de me-
general une modification physique ou un sure de la visibilite pour determiner le degre
changement dans la methode d'exploitation d'extinction de la lumikre dans l'atmosphkre
d'une source fixe majeure qui se traduirait et le degre de pollution causee par de fines
par une augmentation importante des
(( )) particules dans de nombreux parcs et aires
emissions nettes de tout polluant reglemente. sauvages. L'EPA travaille en collaboration
avec les autres organismes federaux qui ge- Les importantes reductions des emissions d e
rent les parcs et les regions sauvages, p. ex. le S@ a l'echelle regionale, en vertu des dispo-
National Park Service (Service national des sitions ayant trait 21 la lutte contre les pluies
parcs) et le Forest Scwice (Service des for&), acides de la Clean A i r Act, ont ete mises en
dans lJ6tablissement des programmes de sur- vigueur, en partie, pour reduire la deteriora-
veillance et l ' e t u d e d e s d o n n e e s s u r la tion de la visibilite due aux sulfates. L'EPA
reduction de la visibilite. L'EPA prevoit ega- continuera de mettre au point des techniques
lement d e surveiller l'amelioration d e la pour Ptudier le transport regional des pol-
qualite de l'air sur le plan visuel qui devrait luants responsables de la deterioration de la
resulter d e la rnise en oeuvre d u programme visibilite. En vertu d e la Clean Air- A c t , la
d e reduction des d6pBts acides dans 1'Est. Commission d u G r a n d Canyon, q u i re-
Ces travaux toucheront egalement des re- groupe sept tats de lfOuest, a ete formee
g i o n s a l'exterieur d u reseau d e s parcs pour etudier le transport regional de la pol-
nationaux et des aires sauvages. l u t i o n d a n s les r e g i o n s d e s e r t i q u e s d u
Sud-Ouest et pour faire des recommanda-
L'EPA effectue egalement des recherches
tions a 1'EPA concernant la protection de la
sur le transport regional de la pollution qui
visibilite.
deteriore la qualite de l'air sur le plan visuel.
S E C T I O N ZII
PROGRES REALISES
DANS LES ACTIVITES
SCIENTIFIQUES ET
TECHNIQUES ET
ETUDES ECONOMIQUES
APERCU de la recherche et de la surveillance (CCRS).
Le CCRS se composait dlEnvironnement Ca-
n vertu de l'annexe 2 de 1'Accord nada et des dix ministeres provinciaux de
sur la qualite de l'air, le Canada llEnvironnement. En 1990, Le CCRS publiait
le resume de ses analyses dans un rapport en
et les ~ t a t s - u n i sont convenu de huit volumes intitule Rapport de 1990 sur
J coordonner certaines activites et
<(
1980
Millions de Millions de
Canada t.m. I t.a.
Services publics of8 09 0,7 0,s 0,8 1 O,9 1
Industrie 3,6 4,O 2,8 3,1 2,8 3,1 1
Autres 03 03 02 02 0,l 0,1
Total 4,7 52 3,7 4s 3,7 4s
..
1980
-
._ -
m, -
q
- -
---1990a
..-
snoi l l-- de Millions de i@flOni dea
~tats-~nis t-m. t.a. t.m. t.a. t.m. La.
Services publics 15,5 17,O 14,2 15,6 14,2 15,6
Industrie 62 68 5,4 5,9 5,4 5,9
Autres If7 119 13 1,7 1,6 1,s
Total 23,4 25,7 - 23,1 23,2 21,2 239
Donnees americaines - National Air Polluant Emissions Estimates, 1940-1990 (EPA-450/4-91-02,novembre 1991);
Domees canadiennes - Dmelopent of the 1980 NAPAP Einissions Inirentory (EPA/600/7-86/-57a,decembre 1986);et
1985 NAP* Enrissions Inventory (Version 2) : [Link] of the Annual Data and Modelers Tapes (EPA-60017-89-012a, novembre 1989).
-- -
-
-
- -
k
P
1980 . - I
d ~ i I I i a m ~ ~ k m de Millions de I dr de "
I - Donnees prellrninalres
RCfCrences
Domees amer~cames- Nahonal Air Polluant Emrssioi7s Estimates, 1940-1990 (EPA-450/4-91-02, novembre 1991);
Dom6es canadiemes - Development of the 1980 NAPAP En7issrons Inoentory (EPA/600/7-86/-57a, decembre 1986), et
1985 NAPAP Ernrssiqns invent on^ (Versrori 2) Devclopma7t of the Aiyrrual Datrr and Modelus Topes (EPA-60017-89-0120, nove~nbre1989)
Dkpdts humides de sulfates de 1982 a 1985 (kglha), obtenus DkpGts humides de sulfates prhus pour 2010 (kglha)au moym
au moyen du R A D M du RADM
Chslk Rivw
Bandville
/ 21 I
Georgia Stat~on
\ Leading Ridge
1 I
Algoma
30
m
20
16
10
5
0
Bandville
, / Georgia Station
1 parametres met6orologiques, particuliere- RECHERCHE ET
ment en ce qui concerne la configuration des
vents et des prkipitations. En consequence, SURVEILLANCE :EF'FETS
Une me cow&fion il est tout a fait possible que les emissions de- A I'annexe 2 de 1'Accord sur la qualite de
meurent a peu prks constantes pendant I'air, le Canada et les ~ t a t s - ~ nont
i s convenu
appuie I'hypotbe plusieurs annees tandis que les dep6ts va- de collaborer et d'echanger des donnees en
rient considerablement durant cette m@me ce qui conceme les points suivants : a) la
periode. Cette variabilite naturelle influe, de surveillance [qu'ils] exercent quant aux effets
selon kqUene les facon marquee, sur le temps necessaire pour des changements des concentrations et des
etablir des profils a long terme des dephts. retombees de polluants atmospheriques a di-
d@ls de sulfates ont Des scientifiques americains et canadiens vers chapitres D; et b) leurs etudes des
((
oeuvrent actuelrement 2 I'elaboration d'une effets d e la pollution atmospherique sur la
un effet direct sur la approche commune pour I'analyse des ten- sante humaine et les ecosystemes Dans les
)).
dances dans les deux pays. sections qui suivent, on examine les reper-
chmie des earn de Au Canada, les tendances relatives aux c u s s i o n s d e s depBts a c i d e s s u r les
concentrations de sulfates et de nitrates dans ecosystemes aquatiques, les forGts, la sante
les precipitations ont kt6 analysees dans cinq des Gtres humains et les materiaux. Les pro-
surfice dam de stations du RCEPA. Les tendances ont et6 grammes visant la protection de la visibilite
etablies au moyen des donnees du RCEPA a ont fait l'objet d'une section anterieure de ce
n-es r6grh.s l'aide d'un modele chronologique optimal te- rapport.
nant compte des cycles saisonniers inherents,
des cycles a long terme, des tendances long Milieux aquatiques
d'Am%que du Nord.
terme et de la relation entre la hauteur des Ce sont les effets aquatiques observes au
precipitations et les concentrations. Le rap- cows des annees 1970 qui ont suscite un in-
port entre les moyennes obtenues au moyen terGt f o r t r e p a n d u d a n s les milieux
d u modele et les moyennes calculees est scientifiques et politjques en ce qui concerne
assez bon. les d6p6ts acides. Etant donne que des re-
cherche~ont ete amorcees relativement t6t, a
Dans les stations canadiennes, les concen- de nombreux egards, on comprend mieux les
trations d e sulfates des precipitations ont effets des dep6ts acides sur les ressources
diminue de facon generale d u debut jusqu'a a q u a t i q u e s q u e s u r d'autres elements
la fin des annees 1980 (jusqu'h environ 1986- 6cosystemiques.
1987), puis elles sont demeurees relativement
constantes jusqu'en 1990. Toutefois, aucune Zones vulnkrables et zones
tendance significative B la hausse ou a la
baisse n'a kt6 relevee en ce qui concerne les prkoccupantes
concentrations de nitrates dans trois des cinq
Canada
stations. Les teneurs ont augment6 de facon
fort considerable de 1981 B 1990 dans la qua- Environ quatre millions de kilometres car-
trieme station, et elles ont diminue, buis res (soit 43 pour 100 de la superficie totale
augmente dans la cinquieme. Les chercheurs des terres d u Canada) sont potentiellement
devront etablir les liens sui existent entre ces vulnerables aux transformations chimiques
tendances et celles des emissions et des para- et biologiques provoquees par les change-
metres meteorologiques. ments de la chimie des dep6ts acides. Un fort
grand nombre de ces zones vulnerables se si-
L'objectif est de decrire les retombees to- tuent dans le Bouclier canadien. Ce sont les
tales d e soufre. Les chercheurs oeuvrent zones oii les terres sont vulnerables et oh les
actuellement a la mise au point d'une me- dep6ts acides sont abondants qui suscitent le
thode permettant de combiner les flux de plus d e prCoccupations. Au Canada, les
dep6ts humides et secs en kg/an pour calcu- zones les plus preoccupantes se limitent au
ler les retombees totales. sud-est du pays (figure 9).
Dkpats de sulfates par rapport aux
Les zones oh on pourrait s'attendre a ce concentrations dans les eaux de
que les lacs et les cours d'eau soient pertur- surface
b6s par les changements de dep6ts de soufre
et d'azote sont les suivantes : la Nouvelle- Les concentrations de sulfates dans de
Angleterre, les Adirondacks, les hautes terres nombreux plans d'eau de surface diluke sont
et la plaine c6ti6re d u centre de la c6te de fonction de l'importance des dep6ts de sou-
l'Atlantique, les hautes terres du Sud-Est, la fre. Un diagramme mettant en relation les
Floride, la partie supkrieure d u Midwest et valeurs medianes des dep6ts humides rkgio-
certaines parties de l'Ouest (figure 9). n a u x d e s u l f a t e s et les concentrations
medianes d e sulfates dans les eaux de sur-
face presentent une correlation positive
(figure 10). I1 est facile d'expliquer les excep-
tions, comme les regions soumises a
d'importants dep6ts secs ( p a r exemple,
Sudbury) ou les regions caracteriskes par des
r Lacs am&.
ICours d'eau
am&.
5 10 15 20 25 30
Relations entre les concentrations nrkdianes de sulfates dans les lacs et les dipfits humides de
stilfates.
sols qui absorbent les sulfates (par exemple, niques. Les eaux de surface dont le PNA est
hautes terres du Sud-Est). Les autres points 5 0 ueq/L sont acides, tandis que celles dont
relativement peu disperses 2 la figure 10 tra- le PNA est 1 5 0 ueq/L sont extrcmement
d u i s e n t les differences regionales d e vulnkrables a l'acidification. Outre l'in-
l'importance relative des dep6ts humides et fluence des dkp6ts de sulfates sur le PNA
secs, les caracteristiques d u climat, les des eaux de surface, celui-ci peut augmenter
sources naturelles de sulfates, la physiogra- s'il y a accroissement des cations basiques
phie et d'autres variables. et/ou diminution des anions organiques.
La forte correlation mise en evidence a la Conditions chimiques actuelles dans
figure 10 appuie l'hypothese selon laquelle
les rCgions prCoccupantes
les dkpBts de sulfates ont un effet direct sur
la chimie des eaux de surface dans de nom-
Canada
breuses regions d'Amerique du Nord. Les
eaux de surface reagissent B l'accroissement Dans les provinces de lfAtlantiqued u Ca-
des concentrations d e sulfates de l'une ou nada et au Quebec, les valeurs de cations
plusieurs des facons suivantes : diminution basiques et de PNA dans les lacs sont gene-
d u potentiel d e neutralisation des acides ralement infkrieures a celles mesurees en
(PNA) et du pH, augmentation des cations Ontario, ce qui est dQ principalement aux ca-
basiques et/ou diminution des anions orga- racteristiques geologiques qui different. En
consequence, les lacs d a n s la region d e (14 pour 100 des lacs) et la plaine c6tiere du
1'Atlantique et au Qukbec sont habituelle- centre d u littoral d e 1'Atlantique (12 pour 100
ment plus sensibles aux dkp6ts acides que des cours d'eau) se rangeant respectivement
ceux qui se trouvent en Ontario ou dans l'est au [Link] et a u troisigme rang en impor-
des ~ t a t s - ~ n iLa
s . region d e Sudbury, en tance. Dans les autres regions, moins d e
Ontario, compte egalement des lacs acides, 10 pour 100 des eaux d e surface sont acides,
dans un secteur qui se limite aux environs et ce pourcentage est inferieur a 1 pour 100
d'une entreprise liberant d'importantes emis- d a n s l'ouest des Etats-Unis et les hautes
sions de dioxyde de soufre. Dans le sud-est terres d u S u d - E s t . Les c o n c e n t r a t i o n s
du Canada, il existe plus de 14 000 lacs acides d'acides 0rganiqu.e~et de sulfates provenant
environ dont la taille est superieure A 1 ha, et du drainage minier acide contribuent forte-
a peu pres 31 000 lacs acides dont la taille est ment a l'acidification des eaux dans certaines
superieure 5 0,18 ha. Ce sont principalement regions, notamment en Floride (matieres
les dep6ts de sulfates, et non pas les acides organiques) et le centre des Appalaches (drai-
organiques, qui sont i l'origine de l'acidifica- nage minier acide). Cependant, les retombkes
tion regionale des lacs dans l'est d u Canada. atmosph6riques d e sulfates constituent
l'anion dominant dans 75 pour 100 des lacs
acides et dans presque 50 pour 100 des cours
Dans les regions presentees a la figure 8, d'eau acides. Au total, dans les regions Ctu-
8 pour 100 des cours d'eau et 4 pour 100 des dikes, on a denombre 1 180 lacs acides
lacs etaient acides et, dans environ 20 pour (PNA 5 0) d'une superficie de plus d.e 4 ha et
100 des lacs et des cours d'eau, le PNA etait 4 520 cours d'eau acides, ce qui represente
inferieur a 50 ueq/L. Parmi les regions fai- une superficie de 263 kilometres carrks d e
sant l'objet du Natiorznl Surface Water Survey lacs acides et une distance de 7 900 kilome-
(NSWS) (etude nationale amkricaine sur les tres d e cours d'eau acides.
eaux de surface), c'est en Floride que l'on re-
trouve le plus fort pourcentage d'eaux d e Les evaluations ci-dessus sont representa-
surface acides (39 pour 100 des cours d'eau et tives des conditions moyennes. Les dep6ts
23 p o u r 100 d e s lacs), les Adirondacks acides favorisent les baisses episodiques de
PNA qui se produisent pendant les periodes centre du littoral de I1Atlantique. Uomble de
de forte cme associ6es aux tempetes de pluie fontaine est l'une des especes les plus large-
et i la fonte des neiges. Si l'on tient compte ment reparties dans les eaux sensibles aux
de ces episodes, le nombre de lacs et de cours dep6ts acides et rev3 egalement de l'impor-
d'eau acides dans de nombreuses regions tance p o u r la p s c h e sportive d a n s ces
augmente, pouvant m@metripler (notam- regions. Selon les estimations, l'&phbre acido-
ment des zones de l'ouest des Etats-Unis). basique d'entre 13 et 14 pour 100 des lacs du
Les differences quant A la variabilite de la NSWS dans les Adirondacks, classes parmi
chimie des eaux de surface aux ~ t a t s - ~ neti s les habitats potentiels de l'omble de fontaine,
au Canada sont, dans une large mesure, dues est impropre h la survie de cette espece.
au fait qu'aux ~ t a t s - ~ n iles
s , caracteristiques
geologiques d u sol varient d e facon plus Etudes de cas :Canada et ~ t a t s - ~ n i s
marquee d'une zone a l'autre.
Ontario
Conditions actuelles : rCactions On peut ameliorer l'kquilibre chimique
biologiques des eaux de surface en dirninuant les dep8ts
d e soufre. Les eaux d e surface pres d e
Uacidification des 6cosystemes aqua tiques Sudbury, en Ontario, constituent un cas
a des effets prkjudiciables sur de nombreux representatif d'une telle amelioration. Les
organismes de ces milieux. Un effet direct de emissions de dioxyde de soufre liberees par
l'acidification est la toxicite des ions d'hydro- les fonderies de Sudbury situees dans le cen-
gene, q u i peut s'accentuer si les tre d e llOntario, sont passees d'environ
concentrations de calcium sont faibles. Des 2,2 x lo6 tonnes metriques pour la periode de
concentrations toxiques d'aluminium ont 1950-1972 B environ 0,6 x lo6 tonnes me-
aussi ete relevees dans de nombreuses eaux triques pour la periode de 1979-1985. Griice
de surface acidifiees de facon chronique ou au remplacement des cheminees de petite
episodique. L'acidification se traduit aussi taille par une seule grande cheminee (19721,
habituellement, de facon indirecte, par des les dep6ts locaux ont diminue dans une pro-
changements chez les organismes. Ces chan- portion pouvant atteindre 75 pour 100. Dans
gements sont causes par les interactions de plusieurs lacs situes pres de Sudbury, on a
ces organismes avec des organismes directe- observe d e s d i m i n u t i o n s notables d e s
ment touches ( p a r exemple, m o r t p a r concentrations de sulfates, des augmenta-
inanition caus6e par la disparition d'orga- tions du pH et des reductions de Al, de Cu,
nismes dont ils s'alimentaient). de Ni et de Zn. Depuis 1986, les tendances
Les populations de poissons sont souvent des concentrations de sulfates et des valeurs
perturbkes quand le pH est inferieur h 6,O. de pH dans les lacs h proximite de Sudbury
Les especes de mene et d'autres petits pois- se sont stabilisees. On a egalement releve une
sons sont frequemment plus vulnerables que diminution des concentrations de sulfates et
de nombreux poissons de p@chesportive. Les une augmentation du pH dans des lacs plus
geniteurs des populations qui ne pouvaient eloignes des fonderies. Les reductions des
plus se reproduire dans les eaux acides qu'ils emissions de SO;! h Sudbury se sont traduites
frequentaient peuvent h nouveau se multi- par une desacidification rapide. Toutefois, les
plier gr2ce h la desacidification des eaux. signes d'attenuation des repercussions biolo-
giques sont moins nombreux (par exemple,
D'apres les resultats de l'application de
les populations de truites dans quelques lacs
modeles portant sur la reaction des poissons,
relativement eloignes des fonderies ont bien
aux ~ t a t s - ~ n iles
s , e a w dont l'equilibre acido-
reagi h Ifaugmentation du pH des eaux).
basique entrave la survie des especes de
poissons vulnerables h l'acidification varient La region dfAlgoma, dans le centre de
de 5 pour 100 dans les regions comme la l'ontario, est situee a l'ouest de Sudbury et
partie superieure d u Midwest h pres d e ne subit pas l'influence directe de ses fonde-
60 pour 100 dans les tronfons superieurs des r i e s . Les l a c s h Algoma r e a g i s s e n t
cours d'eau situes dans la plaine c6tiere du rapidement i la [Link] des dep6ts d e
sulfates quand ces changements sont accom- accroissement du PNA dans les habitats en
pagnes d'une augmentation d u pH et d u aval des zones chaulees. Le principal incon-
PNA ou d'une diminution des cations basi- venient est que la majorit6 des lacs dans cette
ques. En 1986, dans deux lacs qui etaient province requiert moins d'un an pour renou-
depourvus de poissons en 1979, une popula- veler leurs eaux, de sorte qu'une application
tion de meuniers noirs sfetait constituee; des de chaw s'impose annuellement.
specimens de cette espece provenant de po-
pulations vivant en aval ont penetre dans les Monts Adirondacks
deux lacs quand leur pH s'est approche de
5,5. Dans la region des Adirondacks, on sur-
veille la chimie de 16 lacs depuis 1982. Dans
Le lac Plastic est un lac vulnerable situk
la majorit6 d'entre eux, les concentrations de
dans le centre-sud de I'Ontario. Entre 1979 et
sulfates diminuent, correspondant aux re-
1985, le PNA de ce lac a diminue d'environ
ductions de dep6ts de soufre au cours des
2 [Link]-'. A la meme bpoque, les valeurs
annees 1980; cependant, l'accroissement des
de pH et de cations basiques ont diminue,
concentrations de nitrates dans les eaux des
mais aucun changement notable n'a ete ob-
lacs n'a pu @treattribue a une variation de
serve en ce qui concerne les sulfates. En
l'importance des dbpats. Dans aucun des lacs
outre, les concentrations de carbone orga-
surveilles des Adirondacks a-t-on observe
nique dissous ont diminue et la transparence
l'augmentation du PNA a laquelle on s'atten-
de l'eau a augmente a mesuue que le lac s'est
d a i t p a r s u i t e d e la d i m i n u t i o n d e
acidifie. On a aussi releve des changements
concentrations de sulfates; de fait, le PNA a
biologiques majeurs dans le lac Plastic, m@me
diminue dans quatre Iacs. Les augmentations
si le pH de ses eaux n'est passe que de 5,8 A
des valeurs d e nitrates et les incertitudes
5,6. I1 est probable que le Iac Plastic ait perdu
quant aux profils des cations basiques et aux
entre 75 et 80 pour 100 de son PNA original
teneurs en aluminium contrecarrent la sim-
avant que les etudes aient @[Link] en
ple attente que le PNA augmentera par suite
1979. Depuis 1985, Ie pH et le PNA de ce lac
de la diminution des concentrations de sul-
sont demeurks constants, en depit d'une di-
fates dans les lacs des Adirondacks.
minution marquee, au cours de la dernihre
decennie, des dCp6ts de sulfates et de Hi
dans le sud de l'ontario. Ce phenomhne s'ex- Montagnes Catskill
plique par le fait qu'il y a eu liberation
continue de sulfates et de substances acides Les montagnes Catskill sont situees dans
emmagasines anterieurement dans les zones une region sujette a d'importants dkpbts
de terres humides d u bassin versant. [Link], dans le sud de 1 ' ~ t a de t
New York oh les cours d'eau constituent la
principale ressource aquatique; on y surveille
huit cours d'eau depuis 1983. On dispose de
En ~ o u v e l l e - ~ c o s sdepuis
e, 1950, le tiers donnees concernant les cours d'eau servant a
des habitats auxquels avait acces le saumon l'approvisionnement en eau de la ville de
de 1'Atlantique a ete perdu par suite de l'aci- New York qui datent d e 1915. Les cours
dification des eaux. Dans cette province, la d'eau dans les montagnes Catskill presentent
densite des saumons de lfAtlantique juve- des parametres fortement variables a court
niIes e s t n o r m a l e p o u r la r e g i o n terme, des diminutions des valeurs de sul-
(2030 poissons/100 m) dans les cours d'eau fates et des augmentations des valeurs de
dont le pH est supQieur 2 5,O. Aucun juve- nitrates, a long terme, et des tendances gene-
nile n'a kt6 releve dans les cours d'eau dont rales fort peu marquees en ce qui concerne le
le pH est inferieur a 5,0, sauf dans ceux dont PNA ou le pH. Les concentrations de sulfates
certains tributaires presentent un pH plus diminuent depuis 1970 environ, au moment
eleve. Dans certains cas, l'addition de chaux ofi on a enregistre les dep6ts maximaux de
dans les lacs en amont permet de remettre en soufre dans le nord-est des ~ t a t s - ~ n itandis
s,
etat temporairement les habitats acidifies des que les concentrations de nitrates augmen-
saumons en ~ o u v e l l e - ~ c o s sOn
e . observe un tent depuis cette m6me epoque.
A erablibres exploitbes du NAMP
h b ~ r e exploltbes
s du NAMP-
REMARQUE :Enplacermnts appmximadifs.
CaRe ne donne quo la distribulion.
Canada
Saiislalsant
I
Pour valider les donnees dans le cadre du
Programme sur Ies pluies acides, on procede
regulierement a des etudes interlaboratoires.
Ce programme externe d'assurance d e la TADPA : eludes 1 8 22 (19851990)
qualite s'est interesse aux procedes de me-
sures en laboratoire et verifie le rendement &
long terme des laboratoires. Trois etudes Effets d'un programme externe d'assurance de
d'evaluation du rendement interlaboratoire la qualite'st~rle rendment d'un laboratoire
(dix 6chantillons pour environ 22 elements)
de nombreux aspects de l'assurance de la recherche et de mise au point, et effectuent
qualite. actuellement d'importantes ameliorations I
Dans le cadre du State and Local Air Moni- techniques, dont le rejet accru de pyrrhotite,
toring AJetzuork (reseau d e surveillance,de la des methodes perfectionnees de concentra- Ck sont les mmj&
qualite d e l'air local et a l'echelle des Etats), tion et d e valorisation, la lixiviation sous
1'EPA a verifie, en 1990-1991, le rendement de pression d u zinc et des methodes evoluees de spkciaux canaddens
50 pour 100 des 3 700 echantillonneurs d'air fusion. On a rkussi a rkcupkrer efficacement
employes par 169 organismes cl~argesd e la les emissions de soufre sous forme de SO2 et
d'acides liquides, soit deux produits com-
et am&hks sur ks
lutte contre la pollution atmospherique aux
~ t a t s - u n i sA
. u cours d e ces verifications mercialisables. D'ici 1994, les nouvelles
installations, dont le coiit atteint presque pluh d e s qui,m
amorcees en 1975, chaque organisme a requ
des echantillons d'evaluation; il s'agissait 900 millions de dollars, permettront aux fon-
d'inconnus (methode aveugle) qu'ils ont in- deries d e respecter leurs objectifs. 1986,tmefois qu'ils
corporks dans leurs echantillonneurs de CO, Les gouvernements federal et provin-
d e NO& d e S02, de 03, de Pb et de MPlo. On ciaux, en collaboration avec les societes mrenf examink les
a procede a des verifications sirnilaires pour d'energie electrique, poursuivent leurs ef-
&e vaste usmnme de sources stationnaires de forts de recherche et de developpement en ce f w s deer&$er les
polluants toxiques et acides. En outre, on a qui concerne les combustibles, les metl~odes
mene des etudes speciales pour mesurer les ameliorees de combustion et les techniques
d6pBts d e composes toxiques d a n s les de reduction des gaz de carneau. Voici quel- difjFimlt&des deau:
Grands Lacs ainsi aue des etudes ~ o r t a n sur
t ques realisations des activites de recherche et
plusieurs reseaux d'envergure d e surveil- d e developpement recentes concernant la pdys cotrcemant le
lance des precipitations acides. lutte contre les emissions d e SO2 dans les
centrales electriques : transport
Mise au point de systkmes &injection
d e sorbants dans les chaudieres et mise tYg**e dffi
En vertu de l'article VII de l'Accord sur la
qualite d e I'air, le Canada et les ~ t a t s - u n i s 5 l'essai de ces derniers, en Ontario et
ont convenu << d'echanger regulikrement, par en Saskatchewan. p l u k a&, ont
l'intermediaire d u Comite d e la qualite d e
Essais d e combustion de combustibles r e c b t n m d d k§
l'air 6tabli en vertu de l'article VIII, des ren-
2 faible teneur en soufre et de systemes
seignements sur... les techniques, mesures et
de traitement des gaz de carneau, en
mkcanismes de contr6le des emissions De )).
P"-
Ontario.
sucroit, l'annexe 2 prCcise que les deux pays
ont convenu de cooperer et d'echanger des
((
Essais de combustion de l'orimulsion I'irnpIAntIsh d'm
renseignements en ce qui concerne ... leurs (melange d'eau et de bitume), au
activites de mise au point et de demonstra- Nouveau-Brunswick.
tion de techniques et de mesures de lutte p r o g r a m A'une
contre les emissions de polluants atmosphe- Mise au point et mise 21 l'essai d'un
riques, en particulier les precurseurs des brtileur a faibles krnissions de wleur de miRiards
retombees acides, sous reserve des lois, des NOx/SOx (LNS), en Alberta.
reglements et des politiques de leurs pays D. & duUn7.s en vuc de
Mise au point et mise a l'essai du pro-
Canada cede SONOx, en Ontario.
la ldan0nstM.m &
En genkral, les mesures de lutte au Cana-
da ont vise les fonderies d e inetaux non w Mise au point et mise a l'essai du pro-
ferreux et les centrales alimentees a u moyen cede CANSOLVE de la Union Carbide, t-ecfttuqmcesasr
de combustibles fossiles qui ont respective- en AIberta.
ment produit environ 60 et 20 pour 100 des charbon tpnf.
r Mise au point et mise en service d'une
@missionstotales de SO2 au Canada en 1985. installation de demonstration de com-
En collaboration avec les gouvernements, bustion sur lit fluidise a pression atmo- H
les fonderies cibles ont men6 des travaux de spherique, pour la combustion de
charbon i forte teneur en soufre, de et l'industrie, vise a demontrer l'utilite et les
coke de petrole, de schiste bitumineux, avantages des nouveaux procedes de com-
de dechets ligneux et d'autres combus- bustion d u charbon d a n s une serie
tibles, a Chatham, au Nouveau- d'installations commerciales d e grandeur
Brunswick. reelle. Le Canada a kte represent4 au Innova-
tive Coal Technology Assessment Panel (comitb
On s'attend que les programmes d e re-
d'evaluation des techniques innovatrices
cherche e n matiere d e l u t t e contre les
d'alimentation au charbon), mandate i four-
emissions de SO2 et de NOx, mis en oeuvre
nir des conseils et des recornrnandations au
conjointement par les gouvernements et l'in-
sujet des projets. Dans le cadre d u pro-
dustrie, se poursuivront au cours des annees
a venir. Le Plan vert d u Canada contient un gramme, on retiendra les techniques d e
pointe les plus prometteuses qui, au cours de
projet d'une importance capitale en matiere
la prochaine decennie et des annees ulte-
de (< t e c h n o l o g i e ,),p r o j e t d e s t i n e a
rieures, seront cornrnercialisees.
p r o m o u v o i r ces nouvelles activites d e
recherche. L'emploi d u charbon epure constitue un
changement fondamental dans le fonctionne-
ment d e s centrales alimentees avec ce
Bien que les Americains aient mis en oeu- combustible. Tous les procedes rnis au point
vre u n programme de mise a u point d e dans le cadre d u Clean Coal Tec~zizo~ogzj Pro-
techniques de lutte contre la pollution pen- gram liberent moins de dioxyde de soufre
dant d e nombreuses annees, ce sont les et/ou d'oxydes d'azote que les methodes
envoy& speciaux canadiens et americains classiques de combustion d u charbon pulvk-
sur les pluies acides qui, une fois qu'ils eu- rise. ~ e r t a i n sd'entre eux ~ r o d u i s e n tdes
r e n t e x a m i n e les faqons d e r e g l e r les emissions notablement moins elevees que ne
difficultes des deux pays concernant le trans- le font les centrales munies d'epurateurs.
port transfrontigre des pluies acides, ont Dans de nombreux cas, on parvient simulta-
recommande les premiers l'implantation nernent 21 rkduire les emiss~onset les cofits,
d'un programme d'une valeur de milliards car ces nouveaux procedks devraient @tre
de dollars en vue de la demonstration des plus efficaces que ceux employes dans les
techniques au charbon 6purP. On s'est alors centrales classiques. Enfin, tandis que les
entendu sur le fait que la demonstration des epurateurs actuels produisent un important
techniques innovatrices d e lutte devrait, i volume de dechets solides qu'il faut eliminer,
court terme, permettre certaines reductions certains nouveaux procedes a u charbon
de dioxyde de soufre et d'oxydes d'azote et, epw-4 ne produisent que trPs peu de dechets
ultQieurement, des pluies acides. ou des dechets facilement recycles.
Le Clean Coal Techizology Program (pro- Le Clean Coal Technology Program a fait
gramme de transition au charbon epure) qui l'objet de cinq appels d'offre, dont quatre
a ete lance en 1986 par le Congrks americain sont termines. Chaque appel d'offre met for-
et dont l'importance a augment6 sous deux t e m e n t l ' a c c e n t s u r la r e d u c t i o n d e s
administrations presidentielles, aura, d'apres emissions de dioxyde de soufre et d'oxydes
les estimations, finance des projets d'une va- d'azote, precurseurs d e s pluies acides,
leur de plus de cinq milliards de dollars au conformkment aux recommandations des en-
moment oh il prendra fin, dans les annees voy& speciaux americains et canadiens sur
1990. Les nouvelles techniques de production les pluies acides. Parmi les objectifs fixes,
d'electricite et de lutte contre la pollution qui mentionnons la demonstration d'applica-
en sont issues sont le produit d'annees de re- tions commerciales futures et des reductions
cherche et d e d e v e l o p p e m e n t d a n s d e importantes des emissions de dioxyde de
nombreux Iaboratoires gouvernementaux et soufre et/ou d'oxydes d'azote dans les ins-
prives. Sous la directio? d u Department of tallations existantes, d e s mbthodes
E m g y (ministere d e I'Energie) des Etats- soucieuses d e l'environnement pour
U n i s , l e Clean Coal Technology Program, satisfaire les nouveaux besoins energetiques
finance conjointement par le gouvernement et la demonstration d e techniques pour
reequiper ou changer la source d'alimenta- M ~ A N I S M E SAXES SUR LE
tion des installations existantes ou remplacer
celles-ci tout en respectant les exigences que MARC^
l'on vient d'enurnerer. Les procedes m@mes En vertu de l'annexe 2 de l'Accord sur la
varient, ainsi que le pourcentage prevu de qualite de l'air, le Canada et les ~ t a t s - ~ n i s
reduction des emissions et les applications ont convenu de cooperer et d'echanger des
((
commerciales et leur accessibilite. Par exem- renseignements en ce qui concerne ... leur
ple, les plages de reduction des emissions analyse des mecanismes de marche, y com-
sont de 70 2 99 pour 100 pour le dioxyde de pris l'echange de droits d'emissions ),.
soufre et de 50 a95 pour 100 pour les oxjldes
d'azote. Chacun des pays explore actuellement
l'utilisation d'incitations axees sur le march6
A lrheure actuelle, 42 projets sont en ex& pour respecter les politiques environnemen-
cution dans le cadre d u programme. Les tales, car s'ils s o n t e m p l o y e s d e facon
travaux de trois projets sont terminks. Dix- appropriee, ces outils offrent la possibilite
neuf projets sont encore a l'etape d e la d'atteindre les objectifs en matiere d'enl 'iron- '
Conclusion
L
e present document constitue le entre eux diverses initiatives ou en parta-
premier rapport d'etape prepare g e n t la c o o r d i n a t i o n , n o t a m m e n t les
inventaires des emissions, la modelisation
en vertu d e l'Accord Canada- atmospherique, la surveillance des depbts
~ t a t s - ~ nsur
i s la qualite d e I'air. acides, la recherche et la surveillance concer-
Depuis la conclusion d e l'Accord, en nant les effets des depbts acides, la sante des
mars 1991, les deux pays ont pris d'irnpor- Gtres humains et les techniques de lutte.
tantes mesures pour respecter I'esprit et la Le prochain rapport d'etape prevu en ver-
lettre d e 1'Accord. 11s ont cree le Comite bi- tu de l'Accord sur la qualit6 de I'air devrait
@trepublie en 1994. Au cours des deux pro-
lateral d e la qualite d e l'air et deux sous- chaines annees, le Canada et les Etats-Unis
comites afin d e mieux respecter les continueront de mettre en oeuvre leur pro-
conditions d e l'Accord. Les deux pays ont pre programme de lutte et d'echanger leur
etabli des relations d e travail dans divers experience respective, 2 mesure qu'ils pose-
ront des jalons importants pour la reduction
domaines lies B la qualit6 de l'air en Arne- des emissions de matikres polluantes.
rique d u Nord, relations qu'ils entretien-
Voici les activites de recherche et de sur-
nent et dont ils ont etendu la portee. Enfin, veillance futures en ce qui concerne les
et ce qui irnporte, ils ont kchang6 librement dep8ts acides :
ressources humaines et renseignements. 1) Fournir des inventaires 2 jour des emis-
Bien que de tels @changesaient eu lieu sions totales de dioxyde de soufre et
avant la signature de l'Accord sur la quali- d'oxydes d'azote.
te d e l'air, les contacts, la collaboration et 2) Mesurer la qualite de l'air et les d6p8ts
les echanges d e renseignements ont aug- acides et ameliorer les possibilites de
mentk d e facon fort notable, ce dont ont previsions des modkles atmosphk-
riques.
beneficie les deux pays.
3) Enregistrer les ameliorations chimiques
Le Canada et les ~ t a t s - ~ nont i s realise
d'importants progres quant a I'implantation et biologiques dans les eaux de surface
d e programmes visant ii la rkduction des et les reactions aux variations des de-
6rnissions de dioxyde de soufre et d'oxydes p6ts.
d'azote. Au rythme actuel, dans l'est du Ca- 4) Determiner le r61e des depbts d'azote
nada, on devrait atteindre les objectifs d u dans les processus ecosystemiques et les
Programme des pluies acides en 1994. Aux consequences de ces retombees sur les
Etats-Unis, d'importantes mesures ont d6ja mesures de lutte contre I'acidification
ete prises en vue d e l a promulgation d e des eaux de surface.
rkglements qui permettront d e mettre en 5) Determiner le r6le des depbts acides
application les dispositions relatives a la dans le deperissement des forGts.
lutte contre les pluies acides de la Clean Air
Act. Les deux pays echangent des renseigne- 6) valuer les effets sur la sante des Gtres
ments concernant diverses questions liees a humains des aerosols acides et des ma-
la mise en oeuvre des programmes, dont tieres polluantes qui y sont associees.
I'emploi d'incitations axees sur le marche Un important pourcentage des travaux
pour reduire, de facon plus rentable, les s e r a execute d a n s le c a d r e d e projets
emissions de polluants. conjoints QU de collaboration par des scienti-
Dans les deux pays, diverses activites fiques canadiens et americains, au cows des
scientifiques et techniques se poursuivent; en prochaines annees. On publiera les progres
outre, le Canada et les ~tats-uniscollaborent realises dans ces domaines en 1994.
A N N E X E A
COMITE
CANADA-ETATS-UNIS
ACCORD ENTRE LE
GOUVERNEMENT DU
CANADA ET LE
GOUVERNEMENT DES
ETATS-UNIS D' AMERIQUE
SUR LA QUALITE DE L'AIR
e Gouvernement d u Canada et le Reaffirmant leur appui au principe 21 de
Gouvernement des ~ t a t s - ~ n i s la Declaration de Stockholm selon lequel,
(c conformement a la Charte des Nations Unies
d'Amerique, ci-apres denommes
I ~t aux principes d u droit international, les
G Les Parties ,);
Etats ont le droit souverain &exploiter leurs
Convaincus que la pollution atmospheri- propres ressources selon leur politique d'en-
que transfrontiere peut causer des dornmages vironnement et ils ont le devoir de faire en
importants a des ressources naturelles vitales sorte que les activites exercees dans les li-
pour l'environnement, la culture et l'econo- mites de leur juridiction ou sous leur contr6le
mie, ainsi qu'a la sante humaine dans les ne causent pas de dommage ?l'environne-
i
d e w pays; ment dans d'autres Etats ou dans des regions
Desirant que les emissions de polluants ne relevant d'aucune juridiction nationale ));
1- Ne s'applique qu'aux reductions des emissions dans les 48 tats contigus et le district de
Columbia.
2 - 1 tonne = 0,91 tonne metrique
3 - Toutes les mentions d e la Clean Air Act renvoient B la lbgislation telle qu'amendbe le 15 novembre 1990.
d o i t etablir d e s limites admissibles aux normes susmentionnees. En 1995, le pour-
d'kmission : centage augmentera a 80 pour 100, et, apres
1995, a 100 pour 100.
pour les chaudikres a lame d'eau sous
les cendriers et chauffkes par les parois; b) Camionnette dont le PNBV est
superieur a 6 000 lb (modhles ul-
pour les cyclones;
4 - Cette norme ne s'applique pas aux carnionnettes (dont le poids avec charge est de 3 751 i 5 750 Ib)
fonctionnant au carburant diesel.
5 - Ainsi qu'il est etabli sous les r6glements de l'EPA en vigueur a la date d'entree en vigueur du present
Accord.
Vkhicules intermMiaires (PNBV
B. Pour l e Canada : de 6 001 A 8 500 lb) (A compter
des modeles 1997~)
[Link] fixes 5ansou80ooO
kilom&res (vie utile)
a) Fixation d'un objectif provisoire
poids avec charge de OP g/mille
pour la rMuction de 100 000 tomes Oh375BLb
metriques, d'ici l'an 2000, des
emissions annuelles nationales poids aver charge de 0,7 g/rnille
3751i57Mlb
d'oxydes d'azote provenant de
sources fixes, par rapport au ni- poi& avec charge 1,l g/mille
veau prevu de 970 000 tomes snmeure i 5 750 Ib
metriques cette annee-la.
Vehicules lourds (PNBV superieur
b) Wici janvier 1995, fixation d'objec- 2 8 500 Ib) (A compter des mo-
tifs pour reduire davantage les deles 1998~)
emissions annuelles nationales
8ansoulX001)0
provenant de sources fixes, a reali-
milles hrie utile)
ser d'ici l'an 2000 et/ou 2005.
PNBV sup6rietu % 40 g/php/fh
2. Sources mobiles
6 - Le gouvernement du Canada proposera la date indiquee ;la date d'enhee en vigueur definitive dkpendra
toutefois du mode d'exkcution et de I'issue du processus d'6laboration des rsglements.
sulhreux ou d'oxydes d'azote doivent proteger la visibilite, dans la mesure re-
6tre munies d'un systeme de mesure quise par la partie C du titre I de la Clean
continue des emissions ou d'un autre Air Act, compte tenu des sources qui
systeme approuve par l'administrateur pourraient causer une importante pollu-
de l'EPA, dans la mesure requise par le tion atmospherique transfrontiere.
paragraphe 412 de la Clean Air Act. B. Pour le Canada :
2 . . Pour le Canada : Wici le lerjanvier 1995, le Canada doit
~ c o m ~ tdue rlerjanvier 1995, le Canada trouver et mettre en oeuvre des moyens,
doit estimer les emissions d'anhydride comparables a ceux dont il est question
sulfureux et d'oxydes d'azote provenant dans le paragraphe A ci-dessus, de pre-
de toutes les nouvelles unites des cen- venir une degradation importante de la
trale electriques et de toutes les unites qualite de l'air et de proteger la visibilite,
des centrales electriques existantes compte tenu des sources qui pourraient
d'une puissance superieure a 25 MW au causer une importante pollution atmo-
moyen d'une methode d'une efficacite spherique transfrontiere.
comparable a celle de la mesure continue
C. Pour les deux Parties :
des emissions, etudier la possibilite
d'avoir recours a des systemes d e Les d e w Parties se consultent au besoin
mesure continue des emissions, et en au sujet de la mise en oeuvre des dispo-
installer au besoin. sitions susmentionnees.
3. Pour les deux Parties :
Les Parties se consultent au besoin au ANNEXE 2
sujet de la mise en oeuvre des disposi-
tions susmentionnees.
B. Autres sources fixes majeures
Les Parties doivent chercher a employer
des methodes d'une efficacite compa-
rable en vue d'estimer les emissions 1. En vue de determiner et de communi-
d'anhydride sulfureux et d'oxydes quer les concentrations et les retombees
d'azote produites par toutes les chau- de polluants atmospheriques, les Parties
dieres industrielles et les installations de conviennent de coordonner leurs activi-
traitement d'importance, y compris les tes de surveillance de ces polluants, et
fonderies. pour ce faire :
a) de coordonner des reseaux exis-
4. Prevention de la degradation de la tants;
qualit6 de l'air et protection de la
b) d'augmenter les tiches de surveil-
visibilitk lance de reseaux existants pour les
Reconnaissant l'importance de prevenir polluants atmosph6riques qui, de
une degradation importante de la qualite de l'avis des deux Parties, devraient
l'air et de proteger la visibilite, en particulier Gtre surveilles aux fins du present
dans les parcs internationaux, nationaux, des Accord;
tats et provinciaux ainsi que dans les aires c) d'ajouter des stations ou des r&
sauvages designees :
seaux lorsqu'aucune installation
A. Pour les ~ t a t s - ~ n:i s existante de surveillance n'est en
Les ~ t a t s - ~ ndoivent
is continuer d'etre mesure d'accomplir une fonction
en mesure de prevenir une degradation necessaire aux fins du present
importante de la qualite de l'air et de Accord;
d ) d'employer des procedures, des effets des aerosols acides sur la
modes de presentation et des sante et les recherches sur les
mkthodes compatibles pour la effets ?I long terme des faibles
gestion des donnees; et concentrations de polluants atmo-
spheriques sur les 6cosyst&mes,
e) d'echanger des donnees de sur-
en appliquant peut-@tre une
veillance.
approche axee sur les charges
2. En vue d e determiner et de communi- critiques;
quer les niveaux des emissions atmo-
spheriques, les tendances historiques et c) leurs activites de conception et de
les pr6visions concernant la realisation mise au point de modeles atmo-
de l'objechf general et des objectifs spe- spheriques pour la determination
cifiques enonces dans le present Accord, des rapports entre les sources et
les Parties conviennent d e coordonner les recepteurs et le calcul du
leurs activites, et pour ce faire : transport et des retombees trans-
frontieres de polluants atmo-
a) de determiner les renseignements spheriques;
sur les emissions qui, de l'avis des
deux Parties, devraient @tre d ) leurs activites de mise au point et
echanges aux fins du present de demonstration de techniques
Accord; et de mesures de lutte contre les
b) d'employer des methodes de me- emissions de polluants atmosph6-
sure et d'estimation d'une riques, en particulier les
efficacite comparable; precurseurs des retombees acides,
sous reserve des lois, des regle-
c) d'employer des procedures, des ments et des politiques de leur
modes de presentation et des me-
pays;
thodes compatibles pour la
gestion des donnees; et e) leur analyse des mkanismes de
d ) d'echanger des donnees sur les marche, y compris l'khange de
emissions. droits d'emission; et
3. Les Parties conviennent d e cooperer et f) toute autre activite scientifique ou
d'echanger des renseignements en ce technique ou etude economique
qui concerne : dont les Parties peuvent convenir
a) la surveillance qu'elles exercent en vue d'aider ?I la realisation de
quant aux effets des changements l'objectif general et des objectifs
des concentrations et des retom- specifiques du present Accord.
E e s de polluank ahnospheriques 4. Les Parties se consultent aussi sur les
?I divers chapitres, tels les ecosys- approches et echangent les resultats des
temes aquatiques, la visibilite et recherches ainsi que d'autres renseigne-
1es for@ts; ments en ce qui concerne l'attenuation
b) leurs etudes des effets de la pollu- des incidences des retombees acides, y
tion atmosphQique sur la sante compris les repercussions environne-
humaine et les ecosyst&mes, par mentales et les aspects konomiques d e
exemple les recherches sur les ces mkthodes.
En vertu de l'article IX d e lfAccord ~ a n a d a - ~ t a t s - ~sur
n i sla qualite de l'air, la Com-
mission mixte internationale a la responsabilite d e solliciter des cornrnentaires sur ce
rapport d'etape. Vous pouvez envoyer vos commentaire ecrits a l'une ou l'autre des
adresses suivantes :
AU CANADA
AU CANADA
National Acid Precipitation Direction d e l'integration des
Assessment Program services environnementaux
722 Jackson Place, NW Environnement Canada
Washington, DC 20503 4905, rue Dufferin
DOWNSVIEW (Ontario) M3H ST4
Vous pouvez obtenir de la documentation sur les programmes d e lutte contre les
pluies acides aux adresses suivantes :
AU CANADA
Acid Rain Division Programme des pluies acides
U.S. Environmental Protection Agency Direction des programmes industriels
Mail Code: 6204J Environnement Canada
401 M Street, SW 351, boul. Saint-Joseph
Washington, DC 20460 Place Vincent Massey, 1 3 etage
~
HULL (Quebec) KIA OH3