Découverte de Chiang Rai en Thaïlande
Découverte de Chiang Rai en Thaïlande
La ville de Chiang Rai fait partie des destinations phares à découvrir lors d’un
séjour en Thaïlande. Elle est surtout célèbre pour son « temple blanc » connu
localement sous le nom de Wat Rong Khun. En 2012, cette cité comptait 69 888
habitants. Son charme provient aussi du fait qu’elle a été construite aux abords
de la rivière Kok.
Histoire
Chiang Rai fut construite sous l’ordre du Roi Mengrai en 1262. La ville devint la
capitale du royaume de Lanna, avant de perdre son statut au profit de Chiang
Mai.
En 1933, Chiang Rai fut également reconnue en tant que province de Thaïlande.
Par ailleurs, le célèbre Bouddha d’émeraude, la statue la plus vénérée du pays fut
découverte dans cette cité, plus précisément au temple de Wat Pa Yier. Après
qu’elle ait été découverte, on la renomma sous l’appellation de Wat Phra Kaeo.
Que faire à Chiang Rai aujourd’hui ?
Quelques attractions de Chiang Rai
Le Wat Rong Khun
Le Wat Rong Khum est sans conteste l’un des temples les plus
impressionnants de la Thaïlande et celui-ci doit surtout sa renommée à sa
couleur blanche. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien qu’on l’appelle « le temple
blanc » ou « white temple ». Ce sanctuaire religieux se trouve à environ 13 km du
centre de Chiang Rai. Sa construction date de la fin du XX e siècle, mais il
convient de noter qu’un vieux temple en ruine se trouvait déjà à son
emplacement auparavant.
D’autres temples de Chiang Rai à absolument découvrir :
Le Wat Phra Kaeo
Le Wat Ched Yod
Le Wat Phra Singh
Le Wat Rong Sua Ten
Le night market
Le marché de nuit de Chiang Rai constitue une adresse idéale pour acheter
divers articles souvenirs. L’on y trouve de tout : accessoires vestimentaires,
objets artisanaux, encens, etc. La plupart des vendeurs sont des gens issus des
tribus montagnardes de la région. Par ailleurs, si vous avez un petit creux après
avoir effectué votre shopping, vous pouvez vous restaurer sur place, auprès des
nombreux stands de nourriture (brochette, pad thai, spring rolls…).
Le monument de Mengrai
Cette statue fut érigée à l’honneur du roi Mengrai, fondateur du royaume de
Lanna. Elle se trouve à l’est du marché de jour au cœur d’un paisible petit parc.
Le musée des maisons noires
Situé au nord de Chiang Rai et appelé localement Baan Dam Museum, le musée
des maisons noires abrite de nombreux objets et meubles qui représentent la
mort. C’est un artiste thaïlandais du nom de Thawan Duchanee qui a eu l’idée de
faire construire ce musée insolite. Les visiteurs peuvent accéder aux lieux de 9
h à 17 h.
La plage de Chiang Rai
Si vous avez envie de profiter d’un petit moment de détente lors de votre
passage à Chiang Rai, rendez-vous à cet endroit. Cette petite plage se trouve sur
les bords de la rivière Kok qui traverse la ville. Les habitants locaux viennent
souvent sur place pour pique-niquer et passer du bon temps en famille.
Quand partir à Chiang Rai ?
La ville de Chiang Rai est soumise à un climat tropical humide et sec, mais les
températures restent agréables toute l’année avec une moyenne comprise entre
28° C et 35° C (en avril). Pour profiter d’un séjour sur place, il est recommandé
d’y aller en janvier, en février, en mars et en décembre. Pendant ces mois, la
météo est souvent favorable avec des nuits fraîches et des journées chaudes,
mais parfaitement supportables. Les mois à éviter sont ceux de septembre, de
juillet et d’août, car ils correspondent généralement à la saison des pluies.
Comment se déplacer à Chiang Rai ?
En tuk tuk
Ce moyen de transport est sans doute le plus populaire en Thaïlande si bien
qu’on le retrouve un peu partout sur le territoire même à Chiang Rai. Il est
généralement plus accessible et permet de rallier une destination à une autre
plus rapidement. De plus, on peut négocier le prix en fonction de la distance.
En cyclo-pousse ou Sam Lo
Si vous êtes un voyageur écolo, ce type de véhicule vous conviendra
parfaitement. Il est surtout pratique pour les courts trajets
À vélo ou en moto
Dans la majorité des cas, les 2 roues sont proposées en location par les
guesthouses de la ville.
En Songthaew
Il s’agit ici d’un pick-up ou d’une camionnette qui a été spécialement aménagée
pour le transport de personnes. Ce véhicule peut être loué à titre privé, mais pour
cela, il va falloir s’arranger avec le chauffeur. Il est souvent utilisé comme taxi
collectif.
Comment aller à Chiang Rai en Thaïlande ?
En fonction de votre point de départ et de vos préférences de voyage, plusieurs
options de transport sont disponibles pour rejoindre Chiang Rai :
Prendre un avion à destination de l'aéroport de Chiang Rai
L'aéroport international de Chiang Rai (code IATA : CEI) dessert plusieurs
destinations nationales et internationales. Vous pouvez trouver des vols pour
Chiang Rai à l'aéroport international de Bangkok.
Rejoindre Chiang Rai en bus depuis Bangkok
Chiang Rai est accessible en bus depuis diverses villes thaïlandaises. A Bangkok,
les principaux terminaux de bus sont le Mo Chit Northern Bus Terminal et
l'Ekkamai Eastern Bus Terminal.
Voyager en train vers Chiang Mai, puis continuer en bus
Bien que la ville ne possède pas de gare ferroviaire, vous pouvez prendre un train
depuis Bangkok jusqu'à Chiang Mai, à environ 200 km au sud de Chiang Rai, puis
prendre un bus ou un minibus jusqu'à votre destination finale.
Conduire jusqu'à Chiang Rai
Si vous préférez conduire, vous pouvez louer une voiture à Bangkok ou dans
d'autres grandes villes et prendre la route vers Chiang Rai. Assurez-vous de
disposer d'un permis de conduire international si vous n'êtes pas de nationalité
thaïlandaise.
Hôtels à Chiang Rai
Chiang Rai offre une gamme variée d'hôtels pour tous les types de voyageurs.
Que vous cherchiez le luxe ou l'économie, la proximité du centre-ville ou la
tranquillité près de la rivière, vous trouverez certainement un hébergement à
votre goût.
Pour les amateurs de luxe, les options ne manquent pas. Des établissements
comme The Riverie by Katathani, Le Meridien Chiang Rai Resort et Pa Sak Tong
sont particulièrement prisés. Le Four Seasons Tented Camp Golden Triangle et
l'Anantara Golden Triangle Elephant Camp & Resort offrent une expérience
unique, mêlant luxe, nature et aventure.
Si vous cherchez un hébergement économique, des options comme le Busket
Hostel, le MORA Boutique Hotel - SHA Extra Plus ou le Together Backpackers
Hostel pourraient vous convenir. Certains hôtels offrent également des tarifs
abordables, comme le Cordelia Chiangrai ou le Golden Land Hotel.
Les hôtels respectueux de l’environnement sont de plus en plus populaires.
Ils sont non seulement respectueux de la nature, mais offrent aussi une
expérience de séjour unique.
Enfin, si vous voulez être au plus près de l'animation, optez pour un hôtel près du
centre-ville ou du Night Bazaar. Ces emplacements vous permettront de
profiter au maximum de la vie nocturne de Chiang Rai et de ses attractions
culturelles.
Le Wat Rong Khun
Avec sa façade blanc éclatant, le Wat Rong Khun, communément appelé White
Temple , fait la fierté de la ville de Chiang Rai. Revue de détail de l'attraction !
À Chiang Rai, province de l'extrême-nord de la Thaïlande, le tourisme est
inséparable de la visite de sites sacrés. Le Wat Rong Khun, ouvert en 1997,
sort nettement du lot : plus connue des étrangers sous le nom de White
Temple, cette composition fantaisiste de Chalermchai Kositpipat compte parmi
les visites incontournables de Chiang Rai lors d'un séjour en Thaïlande.
En réalité, si le site imite l'allure d'un complexe religieux, sa vocation est tout
autre : les neuf bâtiments abritent des œuvres d'art hors du commun, depuis les
statues de Bouddha en méditation jusqu'aux idoles de la culture pop
comme Mickael Jackson , en passant par des peintures murales qui célèbrent
les doctrines du bouddhisme theravada. Son coloris blanc immaculé confère
à la bâtisse un cachet unique qui coupe le souffle à tous les visiteurs, résidents
comme étrangers.
Notes d'histoire
Le fameux temple blanc est né de la restauration d'un vieux temple en ruine
, le Wat Rong Khun. Le projet prit du retard à cause des soucis financiers de la
municipalité. L'aide de Chalermchai Kositpipat tomba fort à propos : cet
architecte originaire de Chiang Rai manifesta la volonté de prendre en charge la
reconstruction du temple à ses propres frais. Les travaux de chantier ont débuté
en 1997. Le donateur agit-il par pure philanthropie, porté par l'intérêt du citoyen
pour sa ville natale ? Est-ce l'ambition de courtisan qui entend flatter le roi Rama
IX ? Il y a peut-être un peu de tous ces arguments, mais le motif de conviction
l'emporte sur les autres : en remettant le temple en bon état, Chalermchai
Kositpipat pensait offrir un cadeau au Seigneur Bouddha et comptait là-dessus
pour accéder de plein droit à l'immortalité. Le bruit court que les dépenses
engagées par l'investisseur pour mener à bien ce projet s'élevaient à plus de
30,24 millions d'euros. Autant dire une somme astronomique !
Le 5 mai 2014, un tremblement de terre s'abattit sur la région de Chiang Rai,
entraînant un dépérissement critique du temple. Face à cette catastrophe,
l'artiste Chalermchai Kositpipat fut d'avis de procéder à la destruction de
l'ouvrage pour la sécurité des habitants. Une erreur de jugement, car des
professionnels dépêchés sur les lieux estimaient que l'état du temple était encore
réparable. Réhabilité une seconde fois, le Wat Rong Khun perpétue aujourd'hui sa
légende de temple de l'art et de la culture thaïlandaise.
Description et attractions du White Temple
Bienvenue dans le musée d'art privé aux petits airs de monastère ! Tout de
blanc et paré de morceaux de verre, il ressemble à ces palais de fées qu'on voit
apparaître dans les livres. Le petit lac qui longe la bâtisse participe encore plus à
son cadre onirique. Le propriétaire a tenu à ce que le White Temple reflète les
tendances architecturales de l'ère Lanna.
Traversez le pont surplombant le lac et conduisant au temple. Il est
symboliquement nommé « pont du cycle de la réincarnation ». En baissant
les yeux, vous remarquerez une infinité de mains sculptées qui renvoient aux
damnés de l'enfer. Malgré leurs efforts pour s'accrocher au pont, ils ont cédé à la
cupidité, à l'envie et aux tentations du monde et se sont détournés du chemin du
bonheur. Le pont rappelle aux fidèles que pour atteindre l'autre côté de la vie - le
nirvâna - le renoncement aux péchés est obligatoire.
Le pont franchi, vous atteignez la « porte du ciel », à l'entrée de laquelle
veillent deux divinités terribles - la Mort et Rahu - qui ont le dernier mot sur le
sort des défunts. Après quelques prises de photo, vous voici dans le complexe
proprement dit. D'une blancheur saisissante, il exerce un pouvoir de fascination
sur tous les visiteurs. Le choix de la couleur est suggestif : le blanc exprime
l'idéal de pureté poursuivi par les bouddhistes ; quant aux décors de stuc et de
miroir, ils évoquent la capacité de discernement et l'intelligence de Bouddha.
L'achèvement définitif de la construction est prévu en 2020. L'architecte
Chalermchai Kositpipat compte la doter de neuf bâtiments. Pour l'heure, le White
Temple comporte deux attractions notables : l'Ubosot et le Golden Building.
L'Ubosot du Wat Rong Khun
Ce bâtiment s'aligne fidèlement sur le plan des anciens temples du Royaume de
Lanna. Jetez un coup d'œil à la toiture classique à trois niveaux et aux sculptures
de nagas, divinités serpentiformes qui tiennent compagnie à Bouddha durant ses
méditations. Mais ce qui rend l'Ubosot unique aux yeux des visiteurs, ce sont les
carreaux de miroirs merveilleusement incrustés sur la façade. L'intérieur réserve
également des surprises. Ne vous attendez pas à voir des peintures sur le thème
de la vie antérieure de Bouddha. Le décor allie le violent Terminator, l'ardent
Mickael Kackson, la mignonne Hello Kitty, ou le fougueux George Bush, entre
autres idoles de la culture occidentale. Les héros de la saga Avengers sont
également au rendez-vous. A côté des portraits de justiciers, les images
d'attaques terroristes et de machines industrielles rappellent aux visiteurs
combien la méchanceté des hommes a détruit la planète.
Le Golden Building ou bâtiment doré
La couleur or du Golden Building contraste avec le blanc immaculé qui prévaut
dans l'Ubosot. Ces deux teintes diamétralement opposées représentent l'éternel
combat entre le corps et l'esprit. Là encore, le bouddhisme theravada nous
enseigne à approfondir la contemplation spirituelle aux dépens des biens
matériels et de l'argent. Cela dit, l'élégance et la richesse du décor méritent le
détour.
Une culture d'huîtres au beau milieu du temple
Le Wat Rong Khun épatera les visiteurs étrangers par son petit parc à huîtres. Les
petits seront comblés !
Infos pratiques
Le Wat Rong Khun est ouvert quotidiennement de 8 h à 17 h , avec une
heure de plus le week-end (18 h). Les Thaïlandais y entrent gratuitement, tandis
que les touristes étrangers paient un droit d'entrée de 50 bahts ou 1,30 euro par
personne.
Bon à savoir
Après la visite du complexe, les passionnés d'œuvres d'art pourront faire un saut
dans la galerie de Chalermchai Kositpipat. Ils pourront verser une donation
au titre du financement des travaux dans le temple. Le montant des donations ne
doit pas excéder les 10 000 bahts (280 €).
Petits conseils
Le temple est bondé de touristes durant la belle saison, étant donné que c'est
une attraction de premier ordre. Pour une visite plus tranquille, veillez à vous
rendre sur place en début ou en fin de journée. Ainsi, vous aurez la possibilité
de vous attarder sur les détails les plus intéressants.
En revanche, abstenez-vous de planifier une visite pendant les périodes de fête
pour éviter la foule.
Toute prise de photo est strictement interdite à l'intérieur du bâtiment principal.
Le Wat Rong Khun étant considéré comme un lieu sacré, pensez à mettre une
tenue correcte au moment où vous vous y rendrez (oublier les mini-jupes et les
shorts).
Comment s'y rendre ?
Le Wat Rong Khun est localisé à 13 km et quelques au sud de Chiang
Rai. Pour y aller, les bus publics, les songthaew bleus et les taxis sont mis à votre
disposition :
bus : depuis Chiang Rai, le bus vous emmènera au temple au prix de 20
bahts l'aller simple ;
taxi : pour les inconditionnels du confort. La course coûte dans les 300
bahts ou 8,4 euros ;
songthaew : leur point de ralliement est l'Utarakit Road. Le prix d'un
songthaew varie autour de 20 bahts (0,56 €). Si vous choisissez ce type de
transport, vous descendrez à un carrefour qui se trouve à peine à 100 m
du temple.
Votre chauffeur avec Sawa'Discovery vous conduira directement au White Temple
pour une visite exceptionnelle !
Mae Salong
Agréablement perché sur une colline, le bourg de Mae Salong, à Chiang Rai,
province du nord de la Thaïlande, a les airs d'une station touristique d'avenir.
Le point.
La Petite Suisse de la Thaïlande n'a pas usurpé son surnom. Telle est l'image
de Mae Salong aux yeux des touristes qui n'ont pas connu le terrible et
douloureux passé de la ville. Là se retranchaient les soldats rebelles de
Kuomintang. Là résidaient les hommes de main engagés par le Gouvernement
thaïlandais pour mater le communisme. Là se pratiquait le commerce criminel
de l'opium. Depuis les années 90, le renouveau de Mae Salong se confirme à
plus d'un titre. Les pavots cèdent la place aux cerisiers et aux caféiers, et la
production de thé est célèbre. Monuments et musées fleurissent dans les rues,
comme le Musée commémoratif des martyrs qui retrace les origines
chinoises de la cité. Voici donc une station de montagne, mêlant histoire,
architecture, savoir-faire agricole et festival haut en couleurs. La Petite Suisse l'a
merveilleusement nommée.
Notes du passé
La naissance de la ville date de la fin des années 50. La résonance du mandarin
et du birman dans les galeries marchandes trahit immédiatement son origine
étrangère. L'histoire de Mae Salong est étroitement liée à celle de la Chine et de
la Birmanie, débutant à l'issue de la guerre civile chinoise et suivie de
rebondissements durant la guerre de Corée.
Lorsque le Parti communiste dirigé par Mao Zedong prit le contrôle de la Chine en
octobre 1949, au bout de trois années de guerre civile, les troupes
nationalistes du Kuomintang (KMT) eurent du mal à accepter leur défaite.
Certains régiments de la 93e division ont pris l'option de la fuite plutôt que celle
d'une capitulation trop humiliante. Franchissant la frontière de Yunnan, ils ont
immigré au Myanmar et dans le nord de Thaïlande. Ainsi est né Mae Salong, un
joli village perdu dans les buttes rocheuses de Daen Lao, une chaîne
montagneuse de Chiang Rai. Son fondateur est le général Tuan Schi-Wen.
Si la Thaïlande a accordé l'asile aux soldats du KMT, c'est à charge de revanche.
Ils étaient engagés en tant que mercenaires pour combattre les émeutes
communistes sur le territoire thaïlandais et faire des missions d'espionnage en
Chine pendant la guerre de Corée. En retour, les soldats demandaient le statut de
citoyen thaïlandais pour eux et leurs familles et exigeaient d'être ravitaillés en
armes pour reprendre le pouvoir dans l'Etat Shan du Myanmar. Ce à quoi les
États-Unis et la Thaïlande ont généreusement consenti.
Jusque dans le milieu des années 80, les habitants de Mae Salong vivaient
essentiellement de l'opium. Le village était inclus dans le Triangle d'Or, une
région tristement célèbre pour le trafic de drogue et l'insécurité. En effet, le
général du KMT encouragea la culture à grand échelle du pavot dans le but de
financer les opérations militaires.
Aujourd'hui : un village agricole en plein essor
Mae Salong a laissé loin derrière elle le triste destin d'un camp de réfugiés.
Ces deux récentes décennies, un climat de gaieté et d'insouciance a
succédé aux longues années de terreur. Le patrimoine architectural du
dernier siècle complète le charme d'un terroir rural boisé et fleuri. S'il vous arrive
d'entendre répéter Santikhiri, sachez que c'est la nouvelle dénomination de Mae
Salong.
C'est au-dessus de la montagne de Doi Mae Salong, sur la route entre
Chiang Rai et Mae Sai, que les visiteurs trouveront la station. Faisant partie du
district de Mae Fa Luang, elle réunit les aspects géographiques, historiques et
culturels du Triangle d'Or tout en étant un village agricole hors du commun.
Huit cents tonnes de thé y sont produites chaque année, ce qui classe Santikhiri
premier fournisseur de thé dans la province. L'arboriculture est en pleine
croissance, en particulier les pruniers et les cerisiers qui possèdent une valeur
économique et touristique précieuse. La mise en bouche s'arrête là : venez
découvrir par vous-mêmes en consacrant une ou deux journées d'escapade dans
la petite ville montagneuse de Mae Salong.
Visiter Mae Salong
Patrimoine historique et religieux
Le Martyr's Memorial Hall ou Musée commémoratif des Martyrs
Situé au sud du village, le musée rend hommage aux soldats du KMT qui ont
versé leur sang pour la Thaïlande durant les rebellions communistes.
Trois bâtiments sont à voir : les dates importantes de l'histoire du KMT sont
exposées dans la première salle ; un temple dédié aux combattants martyrs
attend les visiteurs dans la salle centrale. La dernière salle, quant à elle, offre un
éclairage sur le progrès spectaculaire de la ville à partir des années 90.
Le cimetière du général Tuan
Les visiteurs apprécieront de se recueillir sur cette tombe, ne serait-ce que pour
adresser une pensée au leader vénéré du KMT qui a construit le village. La tombe
se dresse sur un tertre rocheux qui domine le bazar principal. De là, on peut
embrasser du regard les jolies maisons de ferme noyées dans un océan de
verdure.
Le chedi Phra Boromathat
La reine mère en l'honneur de laquelle le chedi a été érigé s'appelait
Srinagarindra. L'atout du monument repose sur son cadre montagneux : on prend
de la hauteur et on profite d'une vue dégagée sur les paysages de la Birmanie.
Patrimoine culturel
Dans les collines, les domaines de thé et de café se succèdent à l'infini. Une
variété de thé d'origine chinoise pousse un peu partout : le « oolong », qui est à
la fois l'or vert et la fierté de la région. Pour apprendre les secrets de sa
fabrication, le touriste doit s'aventurer dans les hautes altitudes. La récolte
intervient entre janvier et février, une période d'effervescence, de labeur intense
et de bonheur. Seule une approche éducative et gustative permettra d'apprécier
toutes les richesses de ce patrimoine vernaculaire.
Patrimoine tribal
La promenade dans les plantations de thé implique naturellement une
incursion chez les communautés tribales. En effet, des minorités ethniques
birmanes ont élu domicile dans les hauteurs : les Akha, les Lisu, les Hmong, etc. Il
est clair que la mentalité conservatrice y domine, à en juger par les costumes, les
bijoux, les modestes huttes en bambou ainsi que la pratique de l'agriculture sur
brûlis. Possibilité d'assister à un rituel chamanique.
Le festival des cerisiers
Une joyeuse fête paysanne mérite qu'on passe ses vacances de fin d'année à
Mae Salong
Atelier de poterie Doi Din Dang
Située à Chiang Rai, la fabrique de poterie Doi Din Dang a été fondée par un
artiste thaïlandais. Construit dans un environnement calme formé de collines,
vous pourrez sans mal canaliser vos énergies artistiques et profiter de la
simplicité des lieux. L’atelier Doi Din Dang est sans doute une jolie et agréable
découverte à faire lors de votre séjour à Chiang Rai.
Histoire
L’atelier de poterie de Doi Din Dang a été créé en 1991 par un artiste originaire
de Chiang Rai du nom de Somluk Pantiboon. Après avoir obtenu son diplôme à
l’Université de technologie de Rajamangala, il a décidé d’étudier la céramique
pendant cinq ans au Japon, puis il est revenu dans son pays natal pour fonder son
propre atelier. Il faut savoir que pendant son séjour au pays du soleil levant,
Somluk Pantiboon a côtoyé des grands-maîtres dans le domaine, à savoir Twao
Onuma ou encore Taroemon Nakazato.
Visiter l’atelier de poterie Doi Din Dang
Tous les objets confectionnés à l’atelier de Doi Din Dang suivent un processus
de fabrication artisanale appelé « High craft ». En général, ils sont tous destinés
à la décoration d’intérieur. Les pots, les plats, les vases, les bols et les nombreux
objets exposés dans l’enceinte du site sont à la fois variés et uniques. Il convient
de préciser que les matières premières utilisées proviennent toutes de la région,
notamment le sol, le bambou, le foin…
Une visite dans cet atelier vous donnera l’occasion de voir toutes les étapes liées
à la fabrication des objets que ce soit au niveau du façonnage en passant par le
séchage et la cuisson jusqu’à l’émaillage. Cela vous permettra également de
partager quelques instants avec les artisans locaux.
Avant de quitter les lieux, n’oubliez pas de faire un tour dans la boutique pour
acheter quelques articles en guise de souvenir de vos vacances en
Thaïlande. Les prix varient selon les objets, allant de 10 baht à plusieurs milliers
de baht.
Vous pourrez aisément vous détendre dans le petit coin café et profiter de
l’environnement paisible. Nul doute que vous vous sentirez bien dans ce petit
trésor caché de Chiang Rai.
Infos pratiques
L’atelier de poterie de Doi Din Dang est ouvert tous les jours de 8h30 à 17h à
l’exception des dimanches. L’accès y est gratuit.
Comment s’y rendre ?
L’atelier de poterie de Doi Din Dang se situe en retrait de la ville de Chiang Rai, à
environ 12 km du centre, sur la route qui mène vers le village de Banyafu.
Wat Huay Pla Kang
Avec sa Guanyin plus grande que nature, le temple Huay Pla Kang au nord-ouest
de Chiang Rai s’ouvre de bon cœur aux influences chinoises. À découvrir à tout
prix lors d’un périple dans l’extrême-nord de la Thaïlande !
En foulant le sol de Chiang Rai, la plupart des voyageurs ne songent qu’à admirer
le Temple Blanc, le Temple Bleu et la Maison Noire dont la touche moderne et
exotique rompt avec l’art thaï traditionnel. Pourtant, un autre monument
bouddhiste hors du commun vaut la peine qu’on s’y arrête. Au-dessus d’une
colline rocheuse se dresse le Wat Huay Pla Kang, qui signifie mot pour mot
temple du ruisseau de Channa. Il suffit de jeter le regard à la statue
démesurée de Guanyin, le bodhisattva de la Miséricorde, pour comprendre le
succès touristique du site. Parce que son accès est libre, parce que son stupa
marie subtilement le style chinois et le style Lanna, et parce que monter à la
tête de la statue de Guanyin est une expérience inoubliable, le Wat Huay Pla
Kang doit figurer absolument dans votre carnet d’adresses. Un monument
inratable qui rendra encore plus uniques vos vacances à Chiang Rai.
Notes historiques
Le monastère date d’une époque très récente par rapport aux autres temples du
Nord qui ont plus de 100 ans d’histoire. C’est à un moine répondant au nom de
Phra Ajarn Phob Chok que revient la conception du bâtiment. Phob Chok
n’embrassait la vie monastique qu’à 38 ans, en 1986. Cependant, il a su s’attirer
les bonnes grâces de la monarchie thaïlandaise pour ses connaissances avancées
en astrologie qu’il exploita dans un but divinatoire et oraculaire. Les premières
pierres du temple ont été posées en 2001. Le chantier a duré 4 ans. De petit
pavillon monastique, le Wat Huay Pla Kang s’est transformé en un temple
monastère remarquable, comme vous pouvez le voir actuellement.
Aujourd'hui : un temple bouddhiste surprenant
Compte tenu de sa jeunesse, le Wat Huay Pla Kang a peu d’histoires à raconter
aux générations futures. Son intérêt est essentiellement d’ordre architectural.
Des fidèles bouddhistes viennent prier dans ce temple lorsqu’ils sont malades ou
en proie à des soucis d’argent. En effet, les croyances populaires attribuent des
pouvoirs de bénédiction à la déesse de la Miséricorde, la majestueuse statue
blanche qui trône à côté de la salle d’ordination. But de pèlerinage pour les
bouddhistes, la statue enthousiasme les amoureux d’architecture. En effet, la
déesse de la Miséricorde est surtout associée au panthéon bouddhiste chinois.
Cette dernière exceptée, les bâtiments du temple empruntent beaucoup
d’éléments à l’art religieux de l’Empire du Milieu autant qu’ils empruntent à l’art
du Siam. Il en résulte un design hybride pour le moins insolite, qui ne ressemble
ni aux temples Lanna ni aux pagodes chinoises. Ce mariage réussi rend le Wat
Huay Pla Kang unique dans toute Chiang Rai.
Visiter le sanctuaire
Une petite escalade est indispensable pour pénétrer dans l’enceinte du
sanctuaire. Celui-ci repose sur une colline entourée d’une magnifique verdure.
Voici les trois parties du sanctuaire, nommées par ordre de priorité :
La statue de Guanyin, le Grand Bouddha de Chiang Rai
La blanche majesté du Guanyin coupe le souffle à tous les visiteurs, quelles
que soient leurs croyances religieuses. D’une taille de 40 mètres, ce bodhisattva
aux traits féminins est assis sur une fleur de lotus, tenant dans sa main gauche
un vase de jade et pointant sa main droite vers le ciel. Désignée à tort comme le
« Grand Bouddha », la statue représente en fait la déesse de la miséricorde. Alors
qu’il aurait pu atteindre l’éveil, le bodhisattva a choisi volontairement de retarder
cet heureux moment pour venir au secours des mortels et leur tendre une main
charitable. Il se donne pour mission d’accompagner les mortels sur la voie de la
Sagesse afin de les délivrer définitivement du cycle des réincarnations. Avant de
pénétrer à l’intérieur, donnez-vous la peine de contempler son teint blanc comme
le lait, sa coiffure à chignon et sa robe éclatante qui la couvre entièrement de la
tête aux pieds.
Si l’image attire tant de touristes, c’est aussi parce qu’elle se visite de l’intérieur.
En payant quelques centimes d’euros, vous pourrez prendre l’ascenseur et
examiner les délicats motifs en stuc qui ornent les parois. La tête de la statue se
situe au vingt-cinquième étage. Elle est percée de trois fenêtres correspondant
aux trois yeux de la déesse, le troisième œil étant localisé au milieu du front.
L’admiration des visiteurs est partagée entre les dragons blancs sculptés, les
êtres légendaires de la saga bouddhiste ou le joli coup d’œil sur les rizières et les
maisons de ferme en contrebas. La vue à travers l’œil gauche de Guanyin est
jugée la meilleure.
Le chedi à neuf étages
Difficile de savoir à quel courant artistique appartient cette pagode à neuf
étages. L’entrée est gardée par des dragons au lieu des nagas serpentiformes
habituels. La débauche de couleurs – jaune, vert, rouge et rose – donnerait à
croire qu’on est en présence d’un chedi chinois. Cela dit, le plan du chedi ne
relève d’aucun mouvement architectural spécifique, puisqu’il n’a ni la
configuration carrée des chedis chinois, ni la configuration arrondie des chedis
thaïs. La pointe terminale imite la forme d’une cloche.
Après avoir immortalisé en photo sa façade pyramidale, accédez au rez-de-
chaussée pour voir à nouveau une statue magistrale de Guanyin escortée par
ses deux assistants. Celle-ci a la particularité d’être réalisée en bois de santal,
ce qui n’a pas son semblable dans toute la Thaïlande. La statue s’élève jusqu’au
deuxième étage de la pagode.
L’Ubosot
Entre la statue et la pagode à neuf étages se trouve la salle d’ordination du
temple. Toute de blanc, elle est conçue sur le même modèle que le fameux
Temple Blanc sans atteindre toutefois sa qualité d’exécution. C’est la seule
structure du temple à suivre intégralement le style architectural académique
de la Thaïlande. Jolies sculptures en bas-relief.
Monument atypique et inclassable, le Wat Huay Pla Kang est largement
méconnu des touristes, en comparaison des autres temples bouddhistes de
Chiang Rai. Sa visite est un réel enchantement, eu égard au calme des lieux, aux
innovations artistiques, ainsi qu’à la vision unique du bouddhisme. Il est très rare
en Thaïlande de voir un temple dédié au bouddhisme du Grand Véhicule, comme
c’est le cas du Wat Huay Pla Kang.
Infos pratiques
Prix et horaires d'ouverture
L’entrée est gratuite pour tous les visiteurs, résidents ou étrangers, mais les dons
volontaires sont vivement appréciés. Par ailleurs, il faudra payer les frais de 40
baths si vous souhaitez monter dans l’ascenseur et explorer l’intérieur de la
statue. Le Wat Huay Pla Kang est ouvert tous les jours de 7 h à 21 h 30. Les
horaires sont susceptibles de modification durant les jours fériés.
Meilleure période pour y aller
Les meilleures dates vont de novembre à février, lorsque les précipitations sont
faibles, et la chaleur agréable sans être torride.
Comment s'y rendre ?
Le temple est établi à 6 km en dehors de la ville de Chiang Rai. À notre
connaissance, il n’est desservi par aucun transport public partant du centre-ville.
Pour s’y rendre, le plus simple est de recourir aux services d’un cyclopousse ou
d’un songthaew bleu, faute d’une voiture privée.
Attractions proches du temple
Le tour du Wat Huay Pla Kang a marqué particulièrement vos esprits ? Dans ce
cas, vous adorerez certainement parcourir d’autres lieux sacrés de Chiang
Rai : le Temple Bleu, le Temple Blanc ou le Wat Phra That Doi Pu Khao qui donne
sur le fleuve Mekong. Complétez votre séjour à Chiang Rai en visitant le musée
de l’Opium.
Ferme Boom Rawd (Parc Singha)
Anciennement appelé Boon Rawd Farm, le Singha Park est considéré comme la
plus grande attraction touristique agricole de toute la Thaïlande . Singha
Park fait également partie des meilleurs producteurs de thé du pays. Il se situe
dans la partie nord, plus exactement dans la province de Chiang Rai. C'est un
espace largement vaste d'une superficie de plus de 8 000 rai, avec un bon
nombre de plantes semées tout en haut de la colline. On y apprécie le cadre
naturel, les collines alentours mais aussi toutes les activités disponibles sur place
: vélo, mur d’escalade, marche sur un filet, zoo, festival de ballon, etc. Ce
magnifique parc d'attraction vaut bien une visite lors de votre voyage dans le
nord de la Thaïlande.
Une journée à Boon Rawd Farm
Actuellement, Boon Rawd Farm (Singha Park) située près de Chiang Rai, est une
grande ferme mais aussi un parc d'attraction. On peut le qualifier comme l'un des
plus grands producteurs de thé en Thaïlande , avec ses 237 acres de
plantations de thé et ses 400 tonnes de production de thé de qualité chaque
année. Sur place on peut constater que les ouvriers agricoles sont des
Thaïlandais locaux. Cependant, le parc est aussi composé de nombreux
montagnards venant de différentes tribus qui travaillent tous ensemble, dont les
modes de vie, les traditions et les cultures sont uniques.
Ouvert depuis décembre 2012, ce joli parc propose, outre ses plantations de
thé Oolong, diverses activités : ferme, jardin potager, tyrolienne et même un
zoo. Ici, nous pouvons aussi en apprendre d’avantage sur la culture du thé et
déguster une bonne tasse.
Le meilleur moyen de profiter du parc est de louer des vélos. La balade
proposée est très agréable. Pour les moins sportifs, un petit tram est à
disposition pour faire le tour.
Comment s’y rendre ?
Situé à une dizaine de minutes de route de Chiang Rai, il n’existe pour le moment
aucun transport en commun qui relie la ville au parc.
Avec Sawa’Discovery, vous profiterez d’un chauffeur avec véhicule privé. Sinon le
mieux et de prendre un taxi ou un tuk tuk pour vous y emmener.
Horaires et tarifs
L’entrée est libre mais les activités à l’intérieur son payantes :
Le Singha Farm Tour en tram : 50 baht par personne, gratuit pour les
moins de 4 ans – 9h30 à 17h ;
Location de vélo : 150 baht par heure pour un mountain bike et un
tandem et 50 baht par heure pour un vélo enfant – 8h à 18h ;
Tyrolienne : 300 baht ;
Kok River
La rivière Kok, marquant les limites géographiques de la Birmanie et de la Thaïlande, est un
itinéraire de croisière privilégié. Avis aux amateurs de vue montagneuse, de cure thermale
ou d'incursion dans les villages tribaux traditionnels !
À la recherche d'un trek inédit dans la Thaïlande du Nord ? Embarquez sur la rivière
Kok , un long cours d'eau de 285 km qui parcourt Thaton , un village de ferme frontalier de
la Birmanie, serpente le long de Chiang Mai et de Chiang Rai , avant de se jeter dans le
Mékong. Sillonnant des paysages montagnards où alternent les rizières en terrasses, les
bananiers et les jardins de thé, le Kok fait partie des itinéraires de randonnée les plus
prestigieux du pays. La croisière fluviale prévoit de fréquents arrêts où les passagers pourront
faire une partie de trek et d'équitation, se baigner dans les sources thermales ou visiter des
sanctuaires d'éléphants. N'hésitez plus à choisir Kok River pour vivre une expérience
authentique au sein du Triangle d'Or.
Le Kok River puise sa source en Birmanie, dans l'est de l'État Shan, avant de s'écouler dans le
village thaïlandais de Tha Ton. Ensuite, la rivière traverse la province de Chiang Rai et se
déverse finalement dans le Mékong, qui est aux portes du Laos. Cependant, la plus grande
partie de Kok River appartient à l'espace thaïlandais, plus précisément à Chiang Rai. Elle
serpente le village de Mueang Chiang Rai tout en irriguant le nord-est du pays, puis sillonne
les districts de Wiang Chai, de Chiang Saen et Mae Chan.
Le circuit permet de comprendre l'importance de Kok River dans les domaines de l'agriculture
et de la production hydroélectrique nationale. Le Laos, un des principaux affluents de Kok,
tire sa source de la chaîne montagneuse de Pil Pan Nam. C'est grâce à cette source si le
barrage à onze portes de Chiang Rai peut assurer l'irrigation de la région, qui est essentielle à
la prospérité de la riziculture. Mise à part les temples ou les chedis, le ballet des bateaux à
longue queue qui parcourent le Mae Kok entre les villes de Taton et Chiang Rai est en lui-
même un spectacle pur et simple.
Profiter d'une excursion à part entière
En achetant un forfait de croisière proposé par les agences de voyage, offrez-vous une
promenade de rêve le long de la rivière Kok. Vous avez plus de temps ? On vous invite à
prendre les paisibles radeaux de bambous qui descendent la rivière en trois jours vers Chiang
Rai.
Thaton
La majorité des touristes consacrent une journée pour faire le tour de Thaton. Entre le
resplendissant chedi, appelé « pagode de cristal », les collines herbeuses et les rizières à perte
de vue, le village offre beaucoup à visiter. Plus attrayante encore est la cohabitation de
plusieurs communautés tribales, qui se différencient profondément quant à leurs habits, leurs
langues et leur coutume. Partagez un déjeuner avec les locaux, profitez de la vue unique sur
les forêts denses de montagnes et échangez avec les tribus montagnardes qui vous raconteront
la grandeur du royaume Môn. Ici, la tradition est reine, implorant la tolérance au progrès
technologique.
En descendant les 100 km du Mae Kok jusqu'à Chiang Rai, le touriste aura droit à un
patchwork de paysages montagneux à dévorer des yeux, qu'un voyage en skytrain ou en métro
ne permettra pas de parcourir.
En s'éloignant de Tha Ton, le fleuve traverse une région vallonnée jonchée de rizières et de
vergers, parsemée çà et là de hauts roseaux habités par des hirondelles. Au bout d'une demi-
heure, on passe devant le Wat Phra That Sop Fang, vieux de 900 ans, avec sa petite colline
Chedi et son escalier entouré de nagas qui monte de la rive.
Une partie de thermalisme vous fera le plus grand bien, que ce soit pour évacuer le stress ou
guérir un vilain rhumatisme. Les sources qui se jettent dans la rivière Kok se prêtent
idéalement à la baignade, la température de l'eau n'étant ni trop chaude ni trop fraîche. Ces
sources s'écoulent lentement sur les rives du village de colline de la tribu Akha, où la plupart
des riverains s'habillent en costumes traditionnels et habitent dans des huttes en bambou. Le
fief des Akha est encore peu pratiqué des touristes, rendant la visite plus séduisante.
Un point d'Histoire…
Le Wat Rong Sua Ten signifie littéralement « le temple des tigres dansants » en
raison des tigres qui vivaient à proximité de la rivière Kok à une époque lointaine.
Les tigres ne sont néanmoins pas représentés dans l'enceinte du temps
Il y a environ une centaine d'année, un temple abandonné se dressait à
l'emplacement actuel du site. En 1996, alors que le temple devenait de plus en
plus délabré, les villageois décidèrent d'un commun accord de construire un
nouveau lieu de culte pour accueillir le public et les fidèles en toute sécurité.
C'est donc le disciple de l'architecte Chalermchai, l'auteur des plans du White
Temple, qui s'attela à la confection.
Les premières pierres de l'édifice ont été posées en octobre 2005. Le hall
d'ordination a été cependant inauguré en 2016. Il abrite un Bouddha blanc d'une
taille impressionnante qui est arrivé en 2008 dans l'édifice.
Visiter le temple bleu de Chiang Rai
Dans le nord de la Thaïlande, la cité de Chiang Rai n'en finit pas d'éblouir les
visiteurs avec ses temples multicolores : le temple noir, le temple blanc ou
encore le temple bleu, surnom donné au Wat Rong Sua Ten et faisant référence à
la couleur bleu nuit atypique qui recouvre aussi bien son architecture extérieure
qu'intérieure.
L'Ubosot de couleur bleue et doré, est sans doute l'élément du décor qui capte le
plus l'attention lorsqu'on entre dans l'enceinte du Wat Rong Sua Ten. Celui-ci est
gardé par des Nagas bleus et violets (créatures légendaire mi-dragons mi-
serpents). Derrière, vous y découvrirez un grand Bouddha blanc debout ainsi que
le chedi Phra That Ked Kaew Chula Mani. Une fois à l'intérieur, la statue de
Bouddha blanc assis qui occupe le fond de la salle retiendra inévitablement
votre regard. Les murs peints en bleu, gracieusement ornés de dessins et
peintures traditionnelles sont plein d'histoire.
Bien que le Blue Temple soit considéré comme moins spectaculaire que le White
Temple, au regard de sa taille et de sa qualité d'exécution, son architecture
unique et sa couleur atypique rendent néanmoins sa visite quasi incontournable
si vous vous rendez dans la province de Chiang Rai.
A savoir avant la visite du Blue Temple
L'accès au temple bleu est gratuit pour tous les visiteurs. Quand vous serez dans
l'enceinte, tenez compte de ces quelques règles de conduite pour ne pas offenser
les fidèles :
Porter une tenue appropriée (éviter de porter des vêtements trop légers et
qui dévoilent les jambes et les épaules.) ;
Respecter le silence ;
Retirer les chaussures avant d'entrer dans la salle de prière ;
Ne pas témoigner de geste affectif ;
Ne jamais pointer les pieds vers une statue de Bouddha ;
Ne pas fumer ;
Éviter de s'asseoir sur les estrades, car celles-ci sont souvent réservées
aux moines.
Comment s'y rendre ?
Le temple bleu est situé sur les berges de la rivière Kok , à quelques
kilomètres en dehors du centre-ville de Chiang Rai. Au départ du Monument
King Mengrai , il suffit de vous engager sur la route n°1 pour sortir de la ville et,
après avoir dépassé la rivière, de prendre à gauche selon l'indication du panneau.
Si l'adresse est facilement repérable, le temple n'est pourtant pas desservi par
les transports en commun. Il est alors indispensable de louer un véhicule privé à
Chiang Rai. Les particuliers sont nombreux à mettre leur voiture, scooter,
bicyclette ou moto à la disposition des touristes.
En voyageant avec Sawa'Discovery, vous n'aurez qu'à vous laisser guider par
votre guide et chauffeur, qui vous conduira au temple Bleu.
Parc national de Phu Sang
Lové dans la chaîne montagneuse de Phi Pan Man, en bordure du pays lao, le
parc national de Phu Sang est, pour ses grottes, ses rivières et ses
nombreuses sources chaudes, un choix pour les randonnées, populaire dans
le nord de la Thaïlande.
Immensément riche en parcs nationaux, la ville thaïlandaise de Chiang Rai
s'affirme dans le marché du tourisme nature. Lors de votre prochain voyage en
Thaïlande dans cette partie septentrionale du pays, pensez à faire une halte
dans le parc forestier de Phu Sang.
Vous goûterez à un havre de paix absolu une fois que vous aurez poussé les
portes du parc. Des paysages de rizières, de lacs, de cascade, de falaises
herbeuses et de temples perchés en hauteur se déroulent devant vous, révélant
l'univers mystérieux et légendaire du Triangle d'Or. Vous camperez en
pleine nature, vous explorerez la chute d'eau de Phu Sang, vous avancerez
sur des sentiers de crête bordés d'affleurements et de ravins profonds.
Peu connu et moins fréquenté que le parc voisin de Phu Chia Fa, le parc national
de Phu Sang reste un charmant endroit pour se détendre, se mettre au vert ou
profiter d'une excursion en famille le temps d'un bref séjour à Chiang Rai.
Présentation générale du parc
La fondation du parc remonte à l'an 2000. Le relief est vallonné et montagneux,
entouré par les hautes falaises basaltiques de Phi Pan Nam. Le potentiel
hydrologique du site a certainement joué dans la décision du Gouvernement d'en
faire une aire protégée. La préservation des chutes d'eau est une nécessité pour
irriguer les rizières et maintenir la production et la sécurité alimentaire des
populations riveraines. D'un point de vue géographique, le parc marque la
frontière naturelle entre la Thaïlande et le Laos.
Où se trouve le siège du parc ?
Le parc national de Phu Sang se trouve à cheval entre Phayao et Chiang Rai,
englobant sur une superficie de 738 km2 les districts de Thoeng, de Chiang Kham
et de Phu Sang. Si vous êtes à la recherche d'un paradis sauvage dans l'Extrême-
Nord du Pays du Sourire, visiter le parc est une excellente idée. Comptez 2
heures de voiture au départ de Chiang Rai et 1 heure et demie au départ de
Phayao.
Faune et flore du parc
Le règne animal est représenté principalement par les herbivores ongulés, à
l'exemple des cerfs aboyeurs, des sambars et des cerfs-souris de Java. Les
sangliers et les lièvres birmans courent librement entre les clairières. Mais les
grands mammifères sont rares et assez difficiles à traquer.
Le règne végétal réserve les plus intéressantes découvertes. Au gré de la
randonnée, vous rencontrerez certainement des arbres communs de la Péninsule
malaise relevant de la famille des diptérocarpes, des conifères ainsi que des
arbres à feuilles persistantes. Le parc abonde particulièrement en espèces de
bambous.
Sélection d'activités
Sur un terrain montagneux allant de 440 à 1 584 mètres d'altitude, le parc de
Phu Sang déploie une succession de paysages remarquables. La randonnée
exceptée, d'autres activités récréatives figurent au programme :
Visiter une charmante cascade aux eaux chaudes
La cascade de Phu Sang, autrement appelée Namtok Wang Kaew, est
l'attraction numéro un du parc. Si sa situation en bord de route fait d'elle une
étape incontournable, son avantage majeur est d'être alimentée par une source
d'eaux thermales.
Faire une partie d'escalade
Envie d'une partie d'escalade ? Montez au sommet de Doi Pha Dam qui défie
le firmament avec ses 1 584 mètres d'altitude. La vue sur les falaises et les
rizières verdoyantes vaut franchement le coup ! L'approche du sommet peut se
faire en voiture via la route 1093 en passant par l'humble village de Ban Huak.
Inspecter des grottes naturelles
Trois grottes sont à voir et à découvrir dans le parc : Tham Pha Dan, Tham Nam
Lot et Tham Nam Daeng. Les marcheurs seront captivés par les colonnes de
stalactites et de stalagmites géantes.
Rendre hommage au sanctuaire Wat Prathat Khun Bong
Ce lieu de culte bouddhiste est merveilleusement perdu dans une colline
herbeuse. L'ambiance pacifique et isolée invite à la méditation.
Infos pratiques
Meilleure période pour partir
Il fait chaud tout au long de l'année dans le parc. Mieux vaut programmer votre
visite durant la saison fraîche, qui débute en novembre et prend fin en janvier.
Les températures sont plus agréables à cette période (entre 13o C et 29o C). Vers
la mi-mars, les montées de chaleur sont réellement accablantes.
Horaires et frais d'admission
Le parc est ouvert tous les jours de 6 h à 18 h. Des différences de tarification
s'appliquent en fonction de l'âge et de la nationalité. Les Thaïlandais entrent
gratuitement. Les visiteurs étrangers, quant à eux, doivent acquitter un droit
d'entrée de 100 Bahts, moitié prix pour les enfants.
Comment s'y rendre ?
Il n'y a pas de bus direct desservant le parc national de Phu Sang depuis la
province de Chiang Rai. Pour voyager en transport commun, rendez-vous à la
gare routière de Chiang Rai et prenez le bus pour Chiang Kham. Ensuite,
montez dans le prochain songthaew pour Ban Huak et demandez à descendre au
siège officiel du parc. De la même façon, les voyageurs partant de Phayao
doivent se rendre à Chiang Kham et changer de véhicule pour rejoindre le parc.
Le trajet est de 20 kilomètres.
Dans les environs…
Si ce circuit d'écotourisme vous laisse sur votre faim, poursuivez l'aventure en
prenant la route du parc national de Phu Chia Fa qui se trouve à 42 km au nord
de Phu Sang.
Montagne Doi Mae Salong
Alliant un climat doux et modéré à une nature grandiose, la montagne Doi Mae
Salong, à l’ouest de Mae Chan à Chiang Rai, est un haut lieu de l’écotourisme.
Focus sur les points d’intérêt de la station.
Escapade à Doi Mae Salong : une randonnée tranquille parmi les plants
de thé
L’air pur, la folie des sommets, le besoin de s’écarter des cités industrielles
poussent les randonneurs vers la montagne de Doi Mae Salong. Le village rural
de Mae Salong est situé à une soixantaine de kilomètres au nord de Chiang Rai,
tout proche de la Birmanie voisine. Loin des pistes balisées, les aventuriers
auront le bonheur d’improviser le circuit, dans la mesure où la frontière s’efface
entre la nature sauvage et les plantations. Plusieurs points de vue offrent une
charmante perspective sur la montagne. Des fermes à thé sont à visiter, non
seulement pour la curiosité artisanale, mais aussi pour faire la connaissance d’un
peuple extraordinaire, qui s’est reconverti dans la production de thé après être
libéré du joug de l’opium. Si vous êtes en quête de vacances hors des sentiers
battus en Thaïlande du Nord, vous trouverez votre compte dans la montagne
de Doi Mae Salong.
Pour la petite histoire…
Jusque dans les années 1970, Doi Mae Salong était une zone occupée. Là se
retiraient les agents du KMT battus par le Pari communiste qui avait pris le
pouvoir en Chine. Là étaient soignés les blessés de la guerre placés sous le
commandement du général Lee Yen. C’est là que la Thaïlande avait donné asile
aux soldats bannis du Yunnan, en échange de leur bénévolat dans les services
militaires. À ses débuts, le village de Mae Salong avait l’allure d’un camp de
réfugiés. Le trafic illégal et criminel de l’opium s’était répandu dans la montagne,
les rues étaient dangereuses.
À l’heure où ces lignes sont écrites, Mae Salong a complètement changé de
visage. Entre la raffinerie de drogue d’hier et la station d’hiver connue sous le
surnom poétique de « Petite Suisse » d’aujourd’hui, il n’y a que peu de points
communs. Les champs de pavot ont laissé place à des arbres fruitiers, des
légumes, des fleurs d’ornement et des cultures vivrières en tous genres. L’intérêt
des touristes pour la montagne se confirme de plus en plus, et sa fréquentation
est en évolution constante. Ironie de l’histoire, c’est aujourd'hui seulement que
Doi Mae Salong est conforme à l’image de son ancien nom, « Santi Quiri », rendu
en français par « montagne de la paix ».
Aujourd’hui
Située dans le district de Mae Fa Luang, la montagne de Doi Mae Salong
suscite mille convoitises. La délicieuse verdure, la vue sur la vallée et les
environs, la clémence du climat participent à son attractivité touristique. Le
village promeut sans complexe son identité chinoise. Les temples perchés sur la
colline, la cuisine locale et la culture du thé en portent le reflet. Il existe des
maisons d’hôtes simples, mais de bonne tenue où l’on peut partager l’univers
des tribus montagnardes.
Randonnée dans la montagne de Doi Mae Salong
Vous apprécierez certainement le road trip. La route de Doi Mae Salong est très
belle, des plants de thé recouvrent les collines en gradins, alternant avec une
rangée d’arbres fruitiers. L’aimable accueil des villageois vous fera chaud au
cœur. Originaires du Yunnan, ils ont gardé fidèlement leurs traditions. Leur
hospitalité se manifeste par l’offrande des fruits de saison. Les litchis, les prunes
et les pêches de Doi Mae Salong sont un vrai délice. En revanche, les produits
d’artisanat sont cédés à prix d’argent. Pour en acheter, arrêtez-vous au bourg
d’Akha Ikoh San Yuek qui se trouve sur la pente de la montagne. C’est là que
les tribus des collines écoulent le fruit de leur travail. Un peu plus loin, la route se
ramifie en deux : le virage à droite est un coupe-gorge, ignorez-le et poursuivez
votre chemin.
Difficile d’imaginer qu’au siècle dernier ce village de tout repos était un foyer des
hors-la-loi ! Deux monuments rappellent ce violent passé : le tombeau du
général Tuan Shi-Wen et la pagode Sinakarintra Stit Mahasantikhiri. Le
premier se situe à 500 m du marché local. Plus d’un visiteur aime s’y recueillir,
non seulement pour observer quelques minutes de silence en souvenir du
fondateur de la ville, mais également pour profiter du panorama. La pagode est
érigée, quant à elle, au sommet de la montagne. Le personnage en dédicace
duquel est créé le mémorial s’appelle Srinagarindra, la mère du roi Rama IX. La
communauté locale met en haute estime la princesse, qui a lutté sans cesse pour
la cause des tribus montagnardes. La toiture en tuiles rouges du temple se
découpe merveilleusement contre le ciel.
En redescendant de la montagne, profitez d’une pause gourmande dans les
salons de thé et les restaurants de Mae Salong. Ils servent des spécialités du sud
de la Chine. S’il n’est pas encore tard, consacrez l’après-midi pour visiter un
village Lisu, Karen ou Akha, avant le retour à la civilisation.
Infos pratiques
Meilleur moment pour visiter
La montagne de Doi Mae Salong jouit d’une haute fréquentation en hiver, soit
entre novembre et février. Cette saison coïncide avec la floraison des pruniers et
des cerisiers sakura. Le ciel est parfois gris et brumeux, programmez les visites
en milieu de journée.
Si vous supportez les chaleurs tropicales, l’été est magique à Mae Salong avec la
joyeuse agitation des fermiers qui s’activent à la récolte et à la transformation du
thé.
Comment s’y rendre ?
Près de 64 km de route séparent la montagne de Chiang Rai. Pour gagner la
montagne, le plus simple est de profiter des services de transport privé offert par
votre agence locale Sawa’Discovery. Mais si vous souhaitez voyager pas cher et
tisser des liens avec les tribus autochtones, montez à bord des songthaews (taxi
collectif). Le point de ramassage des passagers se trouve à Mae Sai, plus
précisément au marché Mae Chan. Rendez-vous en bus à Mae Sai et prenez le
prochain songthaew. Les départs ont lieu dans la journée entre 7 h 30 et 13 h. Il
n’y en a que quatre, aussi veillez à venir en avance.
Ban Nor Lae
Perché au sommet de Doi Ang Khang, Ban Nor Lae, royaume de la tribu
Palaung, invite à une détente champêtre loin de la civilisation. À quelques
heures de route de Chiang Mai.
Ban Nor Lae, un village de tout repos croulant sous les théiers
Sur la route de Doi Ang Khang, une montagne bien connue au nord de Chiang
Mai, se trouve Ban Nor Lae, un petit village qui a su garder un visage
authentique. La route qui y conduit est verdoyante à souhait ; partout, on ne voit
que des rizières, des plants de thé et des fraisiers plein la colline. Cette ceinture
maraîchère enserre des huttes en bois rudimentaires où s’abrite la tribu Palaung.
Ban Nor Lae offre un point de vue unique sur la Birmanie.
Sur le chemin du retour, on s’arrêtera dans la station de recherche agricole
d’Ang Khang le temps d’une escapade botanique. On visitera les localités de
Ban Khum et de Khop Dong. On achètera des articles de broderie pour venir en
aide à cette communauté tribale.
Histoire du village
Le village se trouve au sein du Triangle d’Or. Jadis, la culture du pavot
fournissait les moyens de subsistance aux paysans locaux. Les Birmans
l’achetaient à bas prix aux planteurs et le revendaient à un prix exorbitant. C’est
ainsi qu’ils finançaient les guerres militaires.
Quand, vers 1959, Sa Majesté le roi Rama VI fit une reconnaissance du village, il
dû s’y rendre en hélicoptère, tant la route de la montagne était infestée de
bandits. Pour faire face à ce problème d’insécurité, Rama VI mit en place une
station de recherche agricole. L’objectif était d’introduire de nouvelles plantes
résistantes au climat extrême des montagnes. Des variétés de fleurs, de légumes
et d’arbres fruitiers ont été testées.
Le projet a été couronné de succès. En adoptant les variétés à haut rendement,
les tribus montagnardes ont obtenu de meilleures récoltes et leur revenu a
progressé. Le pavot, la plante à opium, a été bannie du système de production.
La paix a été retrouvée.
Aujourd’hui
À l’écart des tourbillons touristiques de Chiang Mai, le village de Ban Nor Lae
respire le calme et la sérénité. Ses habitants sont les Palaung, un groupe
ethnique birman qui a immigré dans ces collines. Faible est le nombre de
visiteurs, à cause de l’isolement de Doi Ang Kang. Le village n’en est que plus
séduisant. La tradition imprègne le quotidien des gens ce qui vous immerge
complètement dans la vie des locaux.
Deux heures suffisent pour faire le tour de Ban Nor Lae
Visite de Ban Nor Lae
On recense trois villages ethniques au sein de la montagne : Ban Nor Lae, Ban
Khum et Khop Dong. Le village de Ban Nor Lae est le plus reculé des trois.
Aux confins du nord-ouest de la Thaïlande, il fait face à la Birmanie.
Quelques kilomètres avant d’entrer au village, la station agricole royale invite
à une petite halte. Ici, poussent différentes cultures d’hiver que les agronomes
ont pratiquées à titre d’essai. Là alternent les prunes, les framboises, les fraises,
les kakis et des légumes en tous genres, destinés à supporter la perte
économique du pavot. Avec sa beauté florale et ses hivers frais, la station porte
bien son surnom de « petite Suisse de la Thaïlande ».
Deux choses marqueront l’esprit des visiteurs en gagnant la localité de Ban Nor
Lae, accrochée au sommet de la montagne. La première est la douceur du
climat ; quelle que soit la saison, la température se stabilise autour de 16o C,
bien loin des étuves thaïlandaises. Le conservatisme de la société n’est pas
moins frappant. Fait rare en Thaïlande, les Palaung portent des tenues
traditionnelles aux tons criards. Peu d’entre eux parlent le thaï officiel ; à la place,
ils ont adopté une langue propre à leur tribu. Transmises de père en fils, les
croyances bouddhistes donnent lieu à des fêtes périodiques rigoureusement
observées.
Vous apprécierez de vous promener au milieu des plantations de thé. Selon la
saison, vous pourrez assister à la récolte des feuilles par les fermiers. Aux théiers
se succèdent des champs de maïs, de café et de patate douce. Face au problème
de la fertilité, les Palaung respectent le principe de la rotation culturale. Cela leur
évite d’investir dans des engrais coûteux pour amender le sol, allégeant du
même coup les charges d’exploitation. Après une leçon d’agriculture durable,
laissez-vous tenter par les gourmandises locales. Les grillades de patate
douce sont un vrai délice !
Sur la route du retour, dirigez-vous vers les vergers de fraise en prenant le virage
à droite. On y vend des fraises en entier ou sous forme de jus naturel. S’y
ajoutent des articles de vannerie : sacs, chapeaux en osier, bijoux artistement
tressés, et bien d’autres. A l’horizon, on voit se dessiner la Birmanie et le bourg
de Ban Nor Lae noyé dans la verdure.
Informations pratiques
Quand partir
Ban Nor Lae se visite principalement en hiver et au printemps. De novembre à
avril, le ciel est dégagé, ce qui garantit une vue spectaculaire pour les
photographes.
Comment s’y rendre ?
Pour gagner le village, il n’y a que deux solutions de transport : la voiture ou le
songthaew. Si vous choisissez la première option, prenez l’autoroute 107 qui
relie Chiang Mai à Fang. En arrivant au marché Mae Kha après avoir parcouru 137
km, vous tomberez sur un carrefour routier. Tournez à gauche et continuez tout
droit sur 25 km. Ensuite, vous verrez apparaître un panneau pointant en direction
de Doi Ang Khang. Il suffit d’emprunter ce sentier. Le village de Ban Nor Lae se
trouve à la fin du sentier. Si vous avez peur de vous perdre, demandez le chemin
aux passants.
Activités sur place
Sans parler de la tribu montagnarde, la route vers Ban Nor Lae est elle-même
une attraction. Les pistes montagneuses se prêtent à la pratique de la grimpe, du
quad et du VTT.
La chute d’eau de Mae Sai
Tombant à 15 mètres de haut dans un bassin aux eaux limpides, la chute
d'eau de Mae Sai est un point d'excursion phare lors d'un voyage à Chiang
Rai. Le point.
Le village de Mae Sai à 20 km de Chiang Rai mérite davantage d'intérêt que celui
que lui prêtent habituellement les touristes : un simple point d'accès au
Myanmar. Située à l'extrême nord de la Thaïlande, dans le Triangle d'Or, la
destination abrite une cascade spectaculaire à deux niveaux. Le chemin de
la cascade passe par une jungle luxuriante avec des rizières et des plantations de
café, où l'on pourra croiser des agriculteurs en pleine activité. Voici donc une
expérience à vivre lors de votre prochain séjour à Chiang Rai. Il est sans
doute que la chute d'eau de Mae Sai sera appréciée par les mordus de
randonnée, de saut de falaises et de pique-nique dans les bois, tout en comblant
vos envies de baignade.
Bref descriptif de la chute d'eau
La chute d'eau de Mae Sai fait partie du parc national de Mae Kok. Les
autorités forestières de la province de Chiang Rai ont pris la décision de protéger
la zone au motif que la cascade joue un rôle important tant sur le plan
économique que sur le plan environnemental. En effet, la prospérité de
l'agriculture dépend des sources montagneuses qui alimentent la cascade.
Bien que l'intégrité du milieu naturel soit un avantage, la chute attire également
l'attention par sa clarté et sa profondeur. Un public varié s'y rend : nageurs,
promeneurs romantiques, grimpeurs aguerris ou citadins désireux de se mettre
au vert.
Randonnée jusqu'à la chute d'eau Mae Sai
La chute se jette en deux étapes séparées de 100 mètres l'une de l'autre. En
empruntant une moto, le chemin pour y arriver prendra moins d'une demi-heure.
Les marcheurs n'auront pas conscience de la durée du trajet, tant le tableau de la
vie agricole locale captivera toute leur attention. Les collines sont d'un vert
intense, avec des champs de riz en alternance avec des plants de thé et de
café. Des cols montagneux se perdent à l'horizon où le regard se promène. Le
relief est cependant uniforme, et les routes sont bien praticables.
Deux routes mènent droit aux deux niveaux de la cascade. Si les photographes
aiment l'une autant que l'autre, leur hauteur étant à peu près identique (15
mètres), les plongeurs et les baigneurs montreront un faible pour la deuxième
étape. Elle est de taille plus imposante, abrite un point d'eau plus profond, et ses
flots sont plus impétueux. Sans compter que la couverture forestière est plus
dense de ce côté. Le seul inconvénient, c'est que les eaux sont plus froides au
pied de la deuxième.
La cascade montre le grand potentiel naturel de Mae Sai, une petite ville
pittoresque qu'on aurait tort de considérer seulement comme l'entrée du
Myanmar. Les visiteurs pourront nager, profiter d'un déjeuner en plein air ou faire
une plongée sportive du haut de la cascade. Si cela convient à leurs goûts, ils ont
aussi l'opportunité de dormir dans la jungle et faire le tour des richesses du parc
national de Mae Kok. Les amateurs de culture partiront à la rencontre des
tribus Lisu, Lahu et Hmong qui se sont retirées derrière les villages de colline
avoisinants. Une simple mise en garde à l'adresse des plongeurs : veillez à tenir
compte de la profondeur du bassin selon la période de votre visite, car elle peut
être sujette à des variations saisonnières. Faites-en sorte d'atterrir exactement au
centre du point de baignade et non pas sur les berges !
Quand partir ?
À l'image de celui de la Thaïlande septentrionale, le climat de Mae Sai est
nettement plus frais que dans le reste du pays. Pour organiser une journée
d'excursion à Mae Sai, mieux vaut choisir des dates entre décembre et avril. À
partir du mois de mai, votre séjour sera contrarié par les étuves estivales.
Comment se rendre à Mae Sai ?
Pour profiter de cette somptueuse chute d'eau, deux moyens de transport : le
vélo ou la moto. Impossible de recourir à un service de bus ou de minibus pour
franchir les 20 km séparant le parc de Mae Kok du centre-ville de Chiang Rai.
Comptez dans les 5 euros (entre 160 et 200 bahts la journée) pour le prêt d'une
moto, contre 2,8 euros pour le prêt d'une bicyclette.
Prenez la route 1207 qui longe le côté ouest de la ville, partant de Ban Rai Mu et
se terminant à Ban Huai Khom Nai. Quand vous atteindrez un immense parking
très facile à repérer, engagez-vous sur la ruelle pour arriver au bourg de Ban Cha
Lae. La cascade est à 5 minutes à pied de là.
Ban Tham Pha Tong
Ban Tham Pha Tong sublime la province de Chiang Rai par sa simplicité et son
charme naturel. Aux potentiels avérés, la localité intéresse de plus en plus les
acteurs du secteur touristique. Vaste étendue verdoyante, rivière immaculée,
mets exotiques, coin sympathique, artisans talentueux… Tout est là, à portée de
main.
Que visiter à Ban Tham Pha Tong
La ville de Ban Tham Pha Tong constitue le point de chute idéal pour visiter les
attractions phares de la province de Chiang Rai. On peut citer le sanctuaire Wat
Phra Sing, la tour d’horloge dorée à Tambon Wiang ou la statue sacrée du roi
Mengrai.
Le confort et le luxe sont à proximité de la ville. Ban Tham Pha Tong est à
quelques kilomètres de nombreux hôtels et complexes haut de gamme.
Monmaen Resort & Spa à Chiang Rai, Baan Rabiangchan à Mae Chan, Aly’s
Maison à Ban Phlu Thong, etc.
Bénéficiant de vastes terrains vierges, Ban Tham Pha Tong est idéal pour la
pratique du golf. L’établissement le plus connu est le Waterford Valley Golf Club &
Resort, une station touristique dédiée à la promotion de ce sport dans cette
localité.
Quand partir ?
Ban Tham Pha Tong bénéficie d’un climat tropical humide et sec. Les gens y
viennent pour se ressourcer. La qualité de l’air y est excellente. En mois d’août,
les températures peuvent atteindre les 31 °C. En juillet de fortes précipitations
sont à prévoir. La meilleure période pour visiter la ville se situe entre janvier et
mai ou octobre et décembre.
Comment s’y rendre ?
Localisé dans la latitude 200 810 et la longitude 998 991, Ban Tham Pha Tong est
une zone non enclavée. Le portail international de Chiang Rai n’est qu’à 15 km
de son centre-ville. Les aéroports Rob Wiang, Tachilek, Bane Houei Say et Chiang
Kham sont également à quelques lieux du site.
Après le voyage en avion, rejoignez Ban Tham Pha Tong en empruntant les
moyens de transport proposés dans votre terminal. Bus, taxi, location de voiture,
etc.
Photos
Les photos présentées représentent les alentours de la ville, dans la province de
Chiang Rai. Vous pouvez appercevoir le Wat Rong Khun ou encore un champs de
thé avec ses agriculteurs.