Applications et relations binaires en mathématiques
Applications et relations binaires en mathématiques
B. Aharrouch () 1 / 30
Applications
Définitions
Soient E et F deux ensembles. Une application f de E dans F est une
relation entre E et F qui permet d’associer à chaque élément x de E un
unique élément y de F ; cet élément y est alors noté y = f (x), on l’appelle
l’image de x et on dit que x est un antécédent de y par f . On dit que E
est l’ensemble de départ ou ensemble source de f et que F est l’ensemble
d’arrivée ou ensemble but de f .
On note l’application de E dans F par :
f : E −→ F
f : E −→ F ou
x 7−→ f (x)
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Applications
Exemples
Soient E et F deux ensembles et f : E → F . Alors f est une application
dans les cas suivants
E = {1, 2, 3}, F = {1, 2, 3, 4}, f (1) = f (2) = 1, f (3) = 4.
On dit dans ce cas que l’image de 3 est 4 et 1 a deux antécédents : 1
et 2.
E = F = R3 et f (x, y , z) = (2x + 3y , x − y + z, y + z).
E = R∗+ , F = R et f (x) = ln(x).
Contre exemples :
Les énoncés suivants sont faux ou incomplets :
”L’application de R dans R définie par f (x) = 1/x”.
”L’application f définie sur Z par f (x) = x 2 .”
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Applications
Remarques
On note souvent F(E , F ) l’ensemble des applications de E dans F .
On parle plus généralement de fonctions : une fonction f d’un
ensemble E dans un ensemble F associe à chaque élément x de E un
élément de F au plus ; l’ensemble des éléments x de E auxquels elle
associe un élément y de F est appelé le domaine de définition de la
fonction f et noté Df .
Si x appartient à Df , l’élément y qui lui est associé est noté
y = f (x). On peut alors construire l’application (encore notée f par
Df −→ F
abus de langage), f : et c’est elle qu’on étudie en fait.
x 7−→ f (x)
Par exemple, si on parle de ”la fonction rélle de la variable réelle
définie par f (x) = 1/x”, on a Df = R∗ . et on étudie l’application f :
R∗ −→ R
x 7−→ 1/x
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Egalité
Définition
Soient f : E −→ F et f1 : E 0 −→ F 0 deux applications.
On dit qu’elles sont égales et on note f = f1 si les trois conditions
suivantes sont vérifiées :
E = E 0.
F = F 0.
∀x ∈ E , f (x) = f1 (x).
Exemples
f (x) = cos(x), f1 (x) = 2 cos2 (x/2) − 1 sur R, alors f = f1 .
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Restriction
Définition
Soient E et F deux ensembles, E1 un sous ensemble de E , f : E −→ F et
f1 : E1 −→ F deux applications. On suppose que pour tout élément x de
E1 , on a f (x) = f1 (x). Alors, on dit que f1 est la restriction de f à E1 et
que f est un prolongement de f1 à E . On note f1 = f |E1 .
Exemple
1 Soient f1 une application de R vers R et f2 une application de R+
vers R tels que f1 (x) = |x 3 | et f2 (x) = x 3 .
Alors,
f2 est une restriction de f1 sur R+ , c-à-d, f2 = f1 |R+ .
2 Soient f1 une application de R∗ vers R et f2 une application de R vers
R tels que f1 (x) = sin(x)
x et f2 (x) = sin(x) ∗
x , ∀x ∈ R et f2 (0) = 1.
Alors,
f2 est un prolongement de f1 à R.
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Composition des applications
Définition
Soient f : E −→ F et g : F −→ G deux applications. On définit une
application de E dans G notée g ◦ f en posant
∀x ∈ E , g ◦ f (x) = g (f (x)). On l’appelle application composée de g et f .
Remarques
Soient f et g deux éléments de F(E , E ) ; les deux applications f ◦ g
et g ◦ f sont définies, mais en général elles ne sont pas égales. Par
exemple, si on a f : R → R, avec f (x) = x 2 et g : R → R, avec
g (x) = 2x, alors on obtient g ◦ f (x) = 2x 2 et f ◦ g (x) = 4x 2 et
f ◦ g 6= g ◦ f .
On a (g ◦ f ) ◦ h = g ◦ (f ◦ h) (lorsque cela a un sens).
Soient f et g deux applications f : E → F , g : F1 → G où F1 est un
sous-ensemble de F tel que pour tout x ∈ E , f (x) appartienne à F1 ;
soit f1 : E → F1 , f1 (x) = f (x). L’application g ◦ f1 est souvent encore
notée g ◦ f par abus de langage.
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Familles
Une application u de N dans un ensemble E est souvent notée
u : N −→ E
n 7−→ un
plutot que
u : N −→ E
.
n 7−→ u(n)
On parle alors de la suite (un )n∈N d’éléments de E .
Plus généralement, si u est une application d’un ensemble I dans E , on la
note parfois
u : I −→ E
i 7−→ ui
et on parle alors de la famille (ui )i∈I d’éléments de E indexée par I .
Lorsque E est l’ensemble des parties d’un ensemble X , on obtient ainsi des
familles (Ai )i∈I de sous ensembles de X .
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Familles
On peut alors généraliser les notions de réunion, d’intersection et de
partition. De facon naturelle, on définit :
La réunion de la famille (Ai )i∈I est l’ensemble des éléments x de X
qui appartiennent à l’un des ensembles Ai au moins :
[
Ai = {x ∈ X | ∃i ∈ I , x ∈ Ai }.
i∈I
Exercice
Soit pour n ∈ N, An = [n, n + 1[. Alors, la famille (An )n∈N forme une
partition de [0, +∞[.
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Surjection
Définition
Soit f : E −→ F une application.
On dit que f est une surjection ou que f est surjective si chaque élément y
de F est l’image d’un élément x de E au moins, c’est-à-dire si pour
chaque élément y de F , l’équation y = f (x) a au moins une solution dans
E , ce qui s’écrit : ∀y ∈ F , ∃x ∈ E , y = f (x).
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Surjection
Définition
Soit f : E −→ F une application.
On dit que f est une surjection ou que f est surjective si chaque élément y
de F est l’image d’un élément x de E au moins, c’est-à-dire si pour
chaque élément y de F , l’équation y = f (x) a au moins une solution dans
E , ce qui s’écrit : ∀y ∈ F , ∃x ∈ E , y = f (x).
Exemples
1 Soit f1 : R → R l’application définie par f1 (x) = x 3 . Alors f1 est
surjective.
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Surjection
Définition
Soit f : E −→ F une application.
On dit que f est une surjection ou que f est surjective si chaque élément y
de F est l’image d’un élément x de E au moins, c’est-à-dire si pour
chaque élément y de F , l’équation y = f (x) a au moins une solution dans
E , ce qui s’écrit : ∀y ∈ F , ∃x ∈ E , y = f (x).
Exemples
1 Soit f1 : R → R l’application définie par f1 (x) = x 3 . Alors f1 est
surjective.
2 Soit f2 : R → R l’application définie par f2 (x) = x 2 . Alors f2 n’est pas
surjective.
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Surjection
Définition
Soit f : E −→ F une application.
On dit que f est une surjection ou que f est surjective si chaque élément y
de F est l’image d’un élément x de E au moins, c’est-à-dire si pour
chaque élément y de F , l’équation y = f (x) a au moins une solution dans
E , ce qui s’écrit : ∀y ∈ F , ∃x ∈ E , y = f (x).
Exemples
1 Soit f1 : R → R l’application définie par f1 (x) = x 3 . Alors f1 est
surjective.
2 Soit f2 : R → R l’application définie par f2 (x) = x 2 . Alors f2 n’est pas
surjective.
3 Soit f3 : [0, π] → R l’application définie par f3 (x) = sin(x). Alors f3
n’est pas surjective.
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Surjection
Définition
Soit f : E −→ F une application.
On dit que f est une surjection ou que f est surjective si chaque élément y
de F est l’image d’un élément x de E au moins, c’est-à-dire si pour
chaque élément y de F , l’équation y = f (x) a au moins une solution dans
E , ce qui s’écrit : ∀y ∈ F , ∃x ∈ E , y = f (x).
Exemples
1 Soit f1 : R → R l’application définie par f1 (x) = x 3 . Alors f1 est
surjective.
2 Soit f2 : R → R l’application définie par f2 (x) = x 2 . Alors f2 n’est pas
surjective.
3 Soit f3 : [0, π] → R l’application définie par f3 (x) = sin(x). Alors f3
n’est pas surjective.
4 Soit f4 : [−π/2, π/2] → R l’application définie par f4 (x) = cos(x).
Alors f4 n’est pas surjective.
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Injection - Bijection
Définition
1 On dit que f est une injection ou que f est injective si la proposition
suivante est vraie : ∀(x, x 0 ) ∈ E 2 , (f (x) = f (x 0 ) =⇒ x = x 0 ),
c’est-à-dire si chaque élément y de F est l’image d’un élément de E
au plus, ou encore, si pour chaque élément y de F , l’équation
y = f (x) a au plus une solution dans E .
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Injection - Bijection
Définition
1 On dit que f est une injection ou que f est injective si la proposition
suivante est vraie : ∀(x, x 0 ) ∈ E 2 , (f (x) = f (x 0 ) =⇒ x = x 0 ),
c’est-à-dire si chaque élément y de F est l’image d’un élément de E
au plus, ou encore, si pour chaque élément y de F , l’équation
y = f (x) a au plus une solution dans E .
2 On dit que f est une bijection ou que f est bijective si elle est à la
fois injective et surjective.
B. Aharrouch () 12 / 30
Injection - Bijection
Définition
1 On dit que f est une injection ou que f est injective si la proposition
suivante est vraie : ∀(x, x 0 ) ∈ E 2 , (f (x) = f (x 0 ) =⇒ x = x 0 ),
c’est-à-dire si chaque élément y de F est l’image d’un élément de E
au plus, ou encore, si pour chaque élément y de F , l’équation
y = f (x) a au plus une solution dans E .
2 On dit que f est une bijection ou que f est bijective si elle est à la
fois injective et surjective.
Exemples
1 Soit f1 : N → N l’application définie par f1 (n) = n + 3. Alors f1 est
injective mais n’est pas surjective et alors n’est pas bijective.
B. Aharrouch () 12 / 30
Injection - Bijection
Définition
1 On dit que f est une injection ou que f est injective si la proposition
suivante est vraie : ∀(x, x 0 ) ∈ E 2 , (f (x) = f (x 0 ) =⇒ x = x 0 ),
c’est-à-dire si chaque élément y de F est l’image d’un élément de E
au plus, ou encore, si pour chaque élément y de F , l’équation
y = f (x) a au plus une solution dans E .
2 On dit que f est une bijection ou que f est bijective si elle est à la
fois injective et surjective.
Exemples
1 Soit f1 : N → N l’application définie par f1 (n) = n + 3. Alors f1 est
injective mais n’est pas surjective et alors n’est pas bijective.
2 Soit f2 : R → R l’application définie par f2 (x) = x 2 . Alors f2 n’est pas
injective et pas surjective, donc n’est pas bijective.
B. Aharrouch () 12 / 30
Injection - Bijection
Définition
1 On dit que f est une injection ou que f est injective si la proposition
suivante est vraie : ∀(x, x 0 ) ∈ E 2 , (f (x) = f (x 0 ) =⇒ x = x 0 ),
c’est-à-dire si chaque élément y de F est l’image d’un élément de E
au plus, ou encore, si pour chaque élément y de F , l’équation
y = f (x) a au plus une solution dans E .
2 On dit que f est une bijection ou que f est bijective si elle est à la
fois injective et surjective.
Exemples
1 Soit f1 : N → N l’application définie par f1 (n) = n + 3. Alors f1 est
injective mais n’est pas surjective et alors n’est pas bijective.
2 Soit f2 : R → R l’application définie par f2 (x) = x 2 . Alors f2 n’est pas
injective et pas surjective, donc n’est pas bijective.
3 Soit f3 : N → N l’application définie par f1 (n) = n − 3. Alors f3 est
injective et surjective, par conséquent elle est bijective
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Bijection - Injection - Surjection
Remarque
L’écriture avec les quantificateurs est souvent plus commode pour
montrer qu’une application est injective.
B. Aharrouch () 13 / 30
Bijection - Injection - Surjection
Remarque
L’écriture avec les quantificateurs est souvent plus commode pour
montrer qu’une application est injective.
L’expression ”au plus” signifie qu’un élément de F soit n’a pas
d’antécédent, soit en a un.
B. Aharrouch () 13 / 30
Bijection - Injection - Surjection
Remarque
L’écriture avec les quantificateurs est souvent plus commode pour
montrer qu’une application est injective.
L’expression ”au plus” signifie qu’un élément de F soit n’a pas
d’antécédent, soit en a un.
Proposition
Soit f : E −→ F une application. L’application f est bijective si chaque
élément y de F est l’image d’un élément x de E et d’un seul, c’est-à-dire
si pour chaque élément y de F , l’équation y = f (x) a une solution x et
une seule dans E , ce qui s’écrit :
∀y ∈ F , ∃!x ∈ E , y = f (x).
B. Aharrouch () 13 / 30
Bijection - Injection - Surjection
Remarques
Soient E et F deux ensembles et f : E −→ F une application.
Pour montrer que f n’est pas injective, il suffit de trouver deux
éléments distincts x et x 0 de E tels que f (x) = f (x 0 ).
B. Aharrouch () 14 / 30
Bijection - Injection - Surjection
Remarques
Soient E et F deux ensembles et f : E −→ F une application.
Pour montrer que f n’est pas injective, il suffit de trouver deux
éléments distincts x et x 0 de E tels que f (x) = f (x 0 ).
Pour montrer que f n’est pas surjective, il suffit de trouver un
élément y de F qui n’a aucun antécédent.
B. Aharrouch () 14 / 30
Bijection - Injection - Surjection
Remarques
Soient E et F deux ensembles et f : E −→ F une application.
Pour montrer que f n’est pas injective, il suffit de trouver deux
éléments distincts x et x 0 de E tels que f (x) = f (x 0 ).
Pour montrer que f n’est pas surjective, il suffit de trouver un
élément y de F qui n’a aucun antécédent.
Pour montrer que f n’est pas bijective, il suffit de montrer que f n’est
pas injective ou bien n’est pas surjective.
B. Aharrouch () 14 / 30
Bijection - Injection - Surjection
Remarques
Soient E et F deux ensembles et f : E −→ F une application.
Pour montrer que f n’est pas injective, il suffit de trouver deux
éléments distincts x et x 0 de E tels que f (x) = f (x 0 ).
Pour montrer que f n’est pas surjective, il suffit de trouver un
élément y de F qui n’a aucun antécédent.
Pour montrer que f n’est pas bijective, il suffit de montrer que f n’est
pas injective ou bien n’est pas surjective.
Proposition
Soient f : E → F et g : F → G deux applications :
1 Si f et g sont injectives alors g ◦ f est injective.
B. Aharrouch () 14 / 30
Bijection - Injection - Surjection
Remarques
Soient E et F deux ensembles et f : E −→ F une application.
Pour montrer que f n’est pas injective, il suffit de trouver deux
éléments distincts x et x 0 de E tels que f (x) = f (x 0 ).
Pour montrer que f n’est pas surjective, il suffit de trouver un
élément y de F qui n’a aucun antécédent.
Pour montrer que f n’est pas bijective, il suffit de montrer que f n’est
pas injective ou bien n’est pas surjective.
Proposition
Soient f : E → F et g : F → G deux applications :
1 Si f et g sont injectives alors g ◦ f est injective.
2 Si f et g sont surjectives, alors g ◦ f est surjective.
B. Aharrouch () 14 / 30
Bijection - Injection - Surjection
Remarques
Soient E et F deux ensembles et f : E −→ F une application.
Pour montrer que f n’est pas injective, il suffit de trouver deux
éléments distincts x et x 0 de E tels que f (x) = f (x 0 ).
Pour montrer que f n’est pas surjective, il suffit de trouver un
élément y de F qui n’a aucun antécédent.
Pour montrer que f n’est pas bijective, il suffit de montrer que f n’est
pas injective ou bien n’est pas surjective.
Proposition
Soient f : E → F et g : F → G deux applications :
1 Si f et g sont injectives alors g ◦ f est injective.
2 Si f et g sont surjectives, alors g ◦ f est surjective.
3 Si g ◦ f est injective alors f est injective.
B. Aharrouch () 14 / 30
Bijection - Injection - Surjection
Remarques
Soient E et F deux ensembles et f : E −→ F une application.
Pour montrer que f n’est pas injective, il suffit de trouver deux
éléments distincts x et x 0 de E tels que f (x) = f (x 0 ).
Pour montrer que f n’est pas surjective, il suffit de trouver un
élément y de F qui n’a aucun antécédent.
Pour montrer que f n’est pas bijective, il suffit de montrer que f n’est
pas injective ou bien n’est pas surjective.
Proposition
Soient f : E → F et g : F → G deux applications :
1 Si f et g sont injectives alors g ◦ f est injective.
2 Si f et g sont surjectives, alors g ◦ f est surjective.
3 Si g ◦ f est injective alors f est injective.
4 Si g ◦ f est surjective alors g est surjective.
B. Aharrouch () 14 / 30
Bijection - Injection - Surjection
Remarques
1 Si g ◦ f est injective alors g n’est pas forcément injective.
B. Aharrouch () 15 / 30
Bijection - Injection - Surjection
Remarques
1 Si g ◦ f est injective alors g n’est pas forcément injective.
2 Si g ◦ f est surjective alors f n’est pas forcément surjective.
B. Aharrouch () 15 / 30
Bijection - Injection - Surjection
Remarques
1 Si g ◦ f est injective alors g n’est pas forcément injective.
2 Si g ◦ f est surjective alors f n’est pas forcément surjective.
B. Aharrouch () 15 / 30
Bijection - Injection - Surjection
Remarques
1 Si g ◦ f est injective alors g n’est pas forcément injective.
2 Si g ◦ f est surjective alors f n’est pas forcément surjective.
B. Aharrouch () 15 / 30
Bijection - Injection - Surjection
Remarques
1 Si g ◦ f est injective alors g n’est pas forcément injective.
2 Si g ◦ f est surjective alors f n’est pas forcément surjective.
B. Aharrouch () 15 / 30
Etude des bijections
Définition
Soit f : E → F une bijection. Alors, l’application g : F → E qui à chaque
élément y de F associe l’unique élément x de E solution de l’équation
y = f (x). g est appelée application réciproque de f et notée par f −1 .
B. Aharrouch () 16 / 30
Etude des bijections
Définition
Soit f : E → F une bijection. Alors, l’application g : F → E qui à chaque
élément y de F associe l’unique élément x de E solution de l’équation
y = f (x). g est appelée application réciproque de f et notée par f −1 .
Remarque
Lorsque f : E → F est bijective :
∀x ∈ E , ∀y ∈ F , f −1 (y ) = x ⇔ f (x) = y .
B. Aharrouch () 16 / 30
Etude des bijections
Définition
Soit f : E → F une bijection. Alors, l’application g : F → E qui à chaque
élément y de F associe l’unique élément x de E solution de l’équation
y = f (x). g est appelée application réciproque de f et notée par f −1 .
Remarque
Lorsque f : E → F est bijective :
∀x ∈ E , ∀y ∈ F , f −1 (y ) = x ⇔ f (x) = y .
Proposition
Soit f : E → F une application bijective. Alors
1 f −1 est bijective et (f −1 )−1 = f ,
B. Aharrouch () 16 / 30
Etude des bijections
Définition
Soit f : E → F une bijection. Alors, l’application g : F → E qui à chaque
élément y de F associe l’unique élément x de E solution de l’équation
y = f (x). g est appelée application réciproque de f et notée par f −1 .
Remarque
Lorsque f : E → F est bijective :
∀x ∈ E , ∀y ∈ F , f −1 (y ) = x ⇔ f (x) = y .
Proposition
Soit f : E → F une application bijective. Alors
1 f −1 est bijective et (f −1 )−1 = f ,
2 ∀x ∈ E , f −1 ◦ f (x) = idE (x) = x et ∀y ∈ F , f ◦ f −1 (y ) = idF (y ) = y ,
B. Aharrouch () 16 / 30
Etude des bijections
Définition
Soit f : E → F une bijection. Alors, l’application g : F → E qui à chaque
élément y de F associe l’unique élément x de E solution de l’équation
y = f (x). g est appelée application réciproque de f et notée par f −1 .
Remarque
Lorsque f : E → F est bijective :
∀x ∈ E , ∀y ∈ F , f −1 (y ) = x ⇔ f (x) = y .
Proposition
Soit f : E → F une application bijective. Alors
1 f −1 est bijective et (f −1 )−1 = f ,
2 ∀x ∈ E , f −1 ◦ f (x) = idE (x) = x et ∀y ∈ F , f ◦ f −1 (y ) = idF (y ) = y ,
3 Si g : F → G est une autre bijection, alors g ◦ f est une bijection de
E vers G , et sa bijection réciproque est : (g ◦ f )−1 = f −1 ◦ g −1 .
B. Aharrouch () 16 / 30
Etude des bijections
La propriété 2 de la proposition précédente caractérise l’application
réciproque f −1 . On a en effet la proposition suivante :
B. Aharrouch () 17 / 30
Etude des bijections
La propriété 2 de la proposition précédente caractérise l’application
réciproque f −1 . On a en effet la proposition suivante :
Proposition
Soit f : E −→ F une application. On suppose qu’il existe une application
g : F −→ E telle que g ◦ f = IdE et f ◦ g = IdF . Alors, f et g sont
bijectives, g = f −1 et f = g −1 .
B. Aharrouch () 17 / 30
Etude des bijections
La propriété 2 de la proposition précédente caractérise l’application
réciproque f −1 . On a en effet la proposition suivante :
Proposition
Soit f : E −→ F une application. On suppose qu’il existe une application
g : F −→ E telle que g ◦ f = IdE et f ◦ g = IdF . Alors, f et g sont
bijectives, g = f −1 et f = g −1 .
B. Aharrouch () 17 / 30
Etude des bijections
La propriété 2 de la proposition précédente caractérise l’application
réciproque f −1 . On a en effet la proposition suivante :
Proposition
Soit f : E −→ F une application. On suppose qu’il existe une application
g : F −→ E telle que g ◦ f = IdE et f ◦ g = IdF . Alors, f et g sont
bijectives, g = f −1 et f = g −1 .
B. Aharrouch () 18 / 30
Image directe et image réciproque
Soit f : E −→ F une application, A ⊂ E et B ⊂ F .
Définition
1 On appelle image réciproque de B par f l’ensemble des éléments x de
E dont l’image f (x) par f est dans B. C’est un sous-ensemble de E ;
on le note f −1 (B). On a donc pour tout élément x de
E : x ∈ f −1 (B) ⇐⇒ f (x) ∈ B.
2 On appelle image directe de A par f l’ensemble des images f (x) des
éléments x de A. C’est un sous ensemble de F ; on le note f (A). On a
donc pour tout élément y de F : y ∈ f (A) ⇐⇒ ∃x ∈ A, y = f (x),
l’ensemble f (E ) est aussi appelé l’image de f .
B. Aharrouch () 18 / 30
Image directe et image réciproque
Soit f : E −→ F une application, A ⊂ E et B ⊂ F .
Définition
1 On appelle image réciproque de B par f l’ensemble des éléments x de
E dont l’image f (x) par f est dans B. C’est un sous-ensemble de E ;
on le note f −1 (B). On a donc pour tout élément x de
E : x ∈ f −1 (B) ⇐⇒ f (x) ∈ B.
2 On appelle image directe de A par f l’ensemble des images f (x) des
éléments x de A. C’est un sous ensemble de F ; on le note f (A). On a
donc pour tout élément y de F : y ∈ f (A) ⇐⇒ ∃x ∈ A, y = f (x),
l’ensemble f (E ) est aussi appelé l’image de f .
Remarque
L’image directe de A et l’image réciproque de B par f peuvent s’écrire
comme suit :
f (A) = {f (x) ∈ F | x ∈ A} et f −1 (B) = {x ∈ E | f (x) ∈ B}.
B. Aharrouch () 18 / 30
Image directe et image réciproque
Soit f : E −→ F une application
Proposition
f est surjective si et seulement si son image f (E ) est égale à l’ensemble
d’arrivée F .
B. Aharrouch () 19 / 30
Image directe et image réciproque
Soit f : E −→ F une application
Proposition
f est surjective si et seulement si son image f (E ) est égale à l’ensemble
d’arrivée F .
Proposition
Lorsque f : E −→ F est surjective, on peut classer les éléments x de E
suivant le ”caractère” f . En effet, pour y ∈ F , notons Ey = f −1 ({y }).
La famille (Ey )y ∈F forme une partition de E .
B. Aharrouch () 19 / 30
Image directe et image réciproque
Soit f : E −→ F une application
Proposition
f est surjective si et seulement si son image f (E ) est égale à l’ensemble
d’arrivée F .
Proposition
Lorsque f : E −→ F est surjective, on peut classer les éléments x de E
suivant le ”caractère” f . En effet, pour y ∈ F , notons Ey = f −1 ({y }).
La famille (Ey )y ∈F forme une partition de E .
Exemple
f est l’application de N dans {0, 1} telle que f (2n) = 0 et f (2n + 1) = 1,
alors f permet de classer les entiers en pairs et impairs. Qu’obtient-on si f
est l’application de R dans Z qui associe à chaque réel x sa partie entière
E (x)([x]) ?
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Image directe ou réciproque
Propriétés
Soit f : E → F une application. Soient A1 et A2 deux parties de E et
soient B1 et B2 deux parties de F . Alors
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Image directe ou réciproque
Propriétés
Soit f : E → F une application. Soient A1 et A2 deux parties de E et
soient B1 et B2 deux parties de F . Alors
1 f (A1 ∪ A2 ) = f (A1 ) ∪ f (A2 ).
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Image directe ou réciproque
Propriétés
Soit f : E → F une application. Soient A1 et A2 deux parties de E et
soient B1 et B2 deux parties de F . Alors
1 f (A1 ∪ A2 ) = f (A1 ) ∪ f (A2 ).
2 f (A1 ∩ A2 ) ⊂ f (A1 ) ∩ f (A2 ).
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Image directe ou réciproque
Propriétés
Soit f : E → F une application. Soient A1 et A2 deux parties de E et
soient B1 et B2 deux parties de F . Alors
1 f (A1 ∪ A2 ) = f (A1 ) ∪ f (A2 ).
2 f (A1 ∩ A2 ) ⊂ f (A1 ) ∩ f (A2 ).
3 A1 ⊂ A2 ⇒ f (A1 ) ⊂ f (A2 ).
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Image directe ou réciproque
Propriétés
Soit f : E → F une application. Soient A1 et A2 deux parties de E et
soient B1 et B2 deux parties de F . Alors
1 f (A1 ∪ A2 ) = f (A1 ) ∪ f (A2 ).
2 f (A1 ∩ A2 ) ⊂ f (A1 ) ∩ f (A2 ).
3 A1 ⊂ A2 ⇒ f (A1 ) ⊂ f (A2 ).
4 A1 ⊂ f −1 (f (A1 )).
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Image directe ou réciproque
Propriétés
Soit f : E → F une application. Soient A1 et A2 deux parties de E et
soient B1 et B2 deux parties de F . Alors
1 f (A1 ∪ A2 ) = f (A1 ) ∪ f (A2 ).
2 f (A1 ∩ A2 ) ⊂ f (A1 ) ∩ f (A2 ).
3 A1 ⊂ A2 ⇒ f (A1 ) ⊂ f (A2 ).
4 A1 ⊂ f −1 (f (A1 )).
5 f −1 (B1 ∪ B2 ) = f −1 (B1 ) ∪ f −1 (B2 ).
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Image directe ou réciproque
Propriétés
Soit f : E → F une application. Soient A1 et A2 deux parties de E et
soient B1 et B2 deux parties de F . Alors
1 f (A1 ∪ A2 ) = f (A1 ) ∪ f (A2 ).
2 f (A1 ∩ A2 ) ⊂ f (A1 ) ∩ f (A2 ).
3 A1 ⊂ A2 ⇒ f (A1 ) ⊂ f (A2 ).
4 A1 ⊂ f −1 (f (A1 )).
5 f −1 (B1 ∪ B2 ) = f −1 (B1 ) ∪ f −1 (B2 ).
6 f −1 (B1 ∩ B2 ) = f −1 (B1 ) ∩ f −1 (B2 ).
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Image directe ou réciproque
Propriétés
Soit f : E → F une application. Soient A1 et A2 deux parties de E et
soient B1 et B2 deux parties de F . Alors
1 f (A1 ∪ A2 ) = f (A1 ) ∪ f (A2 ).
2 f (A1 ∩ A2 ) ⊂ f (A1 ) ∩ f (A2 ).
3 A1 ⊂ A2 ⇒ f (A1 ) ⊂ f (A2 ).
4 A1 ⊂ f −1 (f (A1 )).
5 f −1 (B1 ∪ B2 ) = f −1 (B1 ) ∪ f −1 (B2 ).
6 f −1 (B1 ∩ B2 ) = f −1 (B1 ) ∩ f −1 (B2 ).
7 B1 ⊂ B2 ⇒ f −1 (B1 ) ⊂ f −1 (B2 ).
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Image directe ou réciproque
Propriétés
Soit f : E → F une application. Soient A1 et A2 deux parties de E et
soient B1 et B2 deux parties de F . Alors
1 f (A1 ∪ A2 ) = f (A1 ) ∪ f (A2 ).
2 f (A1 ∩ A2 ) ⊂ f (A1 ) ∩ f (A2 ).
3 A1 ⊂ A2 ⇒ f (A1 ) ⊂ f (A2 ).
4 A1 ⊂ f −1 (f (A1 )).
5 f −1 (B1 ∪ B2 ) = f −1 (B1 ) ∪ f −1 (B2 ).
6 f −1 (B1 ∩ B2 ) = f −1 (B1 ) ∩ f −1 (B2 ).
7 B1 ⊂ B2 ⇒ f −1 (B1 ) ⊂ f −1 (B2 ).
8 f (f −1 (B1 )) ⊂ B1 .
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Relations
Définition
Soit E un ensemble. Une relation dans E est une propriété concernant les
couples (x, y ) d’éléments de E . Notons R une telle relation ; on écrit en
général xRy pour signifier que le couple (x, y ) vérifie la relation R.
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Relations
Définition
Soit E un ensemble. Une relation dans E est une propriété concernant les
couples (x, y ) d’éléments de E . Notons R une telle relation ; on écrit en
général xRy pour signifier que le couple (x, y ) vérifie la relation R.
Exemples
Dans E = C, la relation d’égalité : x = y .
B. Aharrouch () 21 / 30
Relations
Définition
Soit E un ensemble. Une relation dans E est une propriété concernant les
couples (x, y ) d’éléments de E . Notons R une telle relation ; on écrit en
général xRy pour signifier que le couple (x, y ) vérifie la relation R.
Exemples
Dans E = C, la relation d’égalité : x = y .
Dans E = R, la relation d’égalité : x = y 2 et d’inégalité : x ≤ y .
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Relations
Définition
Soit E un ensemble. Une relation dans E est une propriété concernant les
couples (x, y ) d’éléments de E . Notons R une telle relation ; on écrit en
général xRy pour signifier que le couple (x, y ) vérifie la relation R.
Exemples
Dans E = C, la relation d’égalité : x = y .
Dans E = R, la relation d’égalité : x = y 2 et d’inégalité : x ≤ y .
Dans l’ensemble des droites du plan (affine) la relation de
parallèlisme : D est parallèle à D 0 .
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Relations
Définition
Soit E un ensemble. Une relation dans E est une propriété concernant les
couples (x, y ) d’éléments de E . Notons R une telle relation ; on écrit en
général xRy pour signifier que le couple (x, y ) vérifie la relation R.
Exemples
Dans E = C, la relation d’égalité : x = y .
Dans E = R, la relation d’égalité : x = y 2 et d’inégalité : x ≤ y .
Dans l’ensemble des droites du plan (affine) la relation de
parallèlisme : D est parallèle à D 0 .
Soit X un ensemble et E = P(X ) ; dans E , on a la relation
d’inclusion : A ⊂ B.
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Relations
Définition
Soit E un ensemble. Une relation dans E est une propriété concernant les
couples (x, y ) d’éléments de E . Notons R une telle relation ; on écrit en
général xRy pour signifier que le couple (x, y ) vérifie la relation R.
Exemples
Dans E = C, la relation d’égalité : x = y .
Dans E = R, la relation d’égalité : x = y 2 et d’inégalité : x ≤ y .
Dans l’ensemble des droites du plan (affine) la relation de
parallèlisme : D est parallèle à D 0 .
Soit X un ensemble et E = P(X ) ; dans E , on a la relation
d’inclusion : A ⊂ B.
Sur E = Z, la relation : x et y sont de même parité, appelée relation
de congruence modulo 2 et notée : x = y (mod2).
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Relations
Définition
Soit E un ensemble. Une relation dans E est une propriété concernant les
couples (x, y ) d’éléments de E . Notons R une telle relation ; on écrit en
général xRy pour signifier que le couple (x, y ) vérifie la relation R.
Exemples
Dans E = C, la relation d’égalité : x = y .
Dans E = R, la relation d’égalité : x = y 2 et d’inégalité : x ≤ y .
Dans l’ensemble des droites du plan (affine) la relation de
parallèlisme : D est parallèle à D 0 .
Soit X un ensemble et E = P(X ) ; dans E , on a la relation
d’inclusion : A ⊂ B.
Sur E = Z, la relation : x et y sont de même parité, appelée relation
de congruence modulo 2 et notée : x = y (mod2).
Si f est une application de E dans un ensemble F , on peut lui
associer la relation R définie par (xRy ⇐⇒ f (x) = f (y )).
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Propriétés usuelles des relations
Définition
Soit R une relation sur un ensemble E . On dit que :
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Propriétés usuelles des relations
Définition
Soit R une relation sur un ensemble E . On dit que :
1 La relation R est réflexive si
∀x ∈ E , xRx.
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Propriétés usuelles des relations
Définition
Soit R une relation sur un ensemble E . On dit que :
1 La relation R est réflexive si
∀x ∈ E , xRx.
2 La relation R est symétrique si
B. Aharrouch () 22 / 30
Propriétés usuelles des relations
Définition
Soit R une relation sur un ensemble E . On dit que :
1 La relation R est réflexive si
∀x ∈ E , xRx.
2 La relation R est symétrique si
B. Aharrouch () 22 / 30
Propriétés usuelles des relations
Définition
Soit R une relation sur un ensemble E . On dit que :
1 La relation R est réflexive si
∀x ∈ E , xRx.
2 La relation R est symétrique si
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Propriétés usuelles des relations
Définition
Soit R une relation.
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Propriétés usuelles des relations
Définition
Soit R une relation.
Si R est réflexive, symétrique et transitive, on dit que R est une
relation d’équivalence.
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Propriétés usuelles des relations
Définition
Soit R une relation.
Si R est réflexive, symétrique et transitive, on dit que R est une
relation d’équivalence.
Si R est réflexive, antisymétrique et transitive, on dit que R est une
relation d’ordre.
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Propriétés usuelles des relations
Définition
Soit R une relation.
Si R est réflexive, symétrique et transitive, on dit que R est une
relation d’équivalence.
Si R est réflexive, antisymétrique et transitive, on dit que R est une
relation d’ordre.
Soit R une relation d’ordre dans un ensemble E . On dit que R est
une relation d’ordre total si ∀(x, y ) ∈ E 2 , xRy ou y Rx. C’est une
relation d’ordre partiel sinon.
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Propriétés usuelles des relations
Définition
Soit R une relation.
Si R est réflexive, symétrique et transitive, on dit que R est une
relation d’équivalence.
Si R est réflexive, antisymétrique et transitive, on dit que R est une
relation d’ordre.
Soit R une relation d’ordre dans un ensemble E . On dit que R est
une relation d’ordre total si ∀(x, y ) ∈ E 2 , xRy ou y Rx. C’est une
relation d’ordre partiel sinon.
Exemples
La relation ≤ dans R est une relation d’ordre total.
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Propriétés usuelles des relations
Définition
Soit R une relation.
Si R est réflexive, symétrique et transitive, on dit que R est une
relation d’équivalence.
Si R est réflexive, antisymétrique et transitive, on dit que R est une
relation d’ordre.
Soit R une relation d’ordre dans un ensemble E . On dit que R est
une relation d’ordre total si ∀(x, y ) ∈ E 2 , xRy ou y Rx. C’est une
relation d’ordre partiel sinon.
Exemples
La relation ≤ dans R est une relation d’ordre total.
Soit X = {0, 1, 2}, la relation ⊂ dans l’ensemble E = P(X ) est une
relation d’ordre partiel. En effet, si on considère les éléments A = {0}
et B = {1} de P(X ), on n’a ni A ⊂ B ni B ⊂ A .
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Etude des relations d’équivalence
Fixons une relation d’équivalence R dans un ensemble E . La notation
xRy se lit souvent ”x et y sont équivalents pour R”.
Définition
Soit x un élément de E . On appelle classe d’équivalence de x l’ensemble
qu’on notera ici x̄ : x̄ = {y ∈ E |y Rx}. L’ensemble des classes
d’équivalence est appelé l’ensemble quotient de E par la relation R. On le
note E /R.
Théorème
1 Soit x un élément de E , on a : x ∈ x̄.
2 Soient x et y des éléments de E . On a : xRy ⇐⇒ x̄ = ȳ .
3 Les classes d’équivalence distinctes forment une partition de E , c-à-d,
pour tout x ∈ E , x̄ =
6 ∅,
tout x, y ∈ E tels que x̄ 6= ȳ , on a : x̄ ∩ ȳ = ∅,
pour S
E = x∈E x̄.
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Preuve
1 Puisque R est réflexive, on a xRx 0 pour tout x de E , donc xRx.
2 Supposons xRy . Montrons que l’on a y Rx. Soit z un élément de y ;
on a donc y Rz ; comme R est transitive et que l’on a (xRy et y Rz),
on obtient xRz ; donc z ∈ x̄. On a montré que ȳ ⊂ x̄. Comme R est
symétrique et xRy , on a aussi y Rx. En échangeant les roles de x et
y , on obtient de même x̄ ⊂ ȳ , on a donc x̄ = ȳ .
Supposons x̄ = ȳ ; on a x ∈ x̄ donc x ∈ ȳ , c’est à dire y Rx ; comme
R est symétrique, on a aussi xRy , d’où (xRy ⇐⇒ x̄ = ȳ ).
3 La classe x̄ de x de E contient x d’après 1 ; elle est donc non vide.
Montrons que deux classes distinctes sont disjointes, et pour cela
supposons x̄ ∩ ȳ 6= ∅ et montrons x̄ = ȳ . Soit z un élément de
l’ensemble x̄ ∩ ȳ ; on a (xRz et y Rz) donc
S x̄ = z̄ = ȳ .
0 0
Notons E la réunion des classes : E = x∈E x̄ et montrons que
E = E 0 . Soit x un élément de E . On a x ∈ x̄, donc x ∈ E 0 ; on
obtient E = E 0 . Comme on a évidemment E 0 ⊂ E , on obtient
E = E 0 , d’où le résultat 3.
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Relations d’ordre
Dans la suite, on se contentera d’étudier les relations ≤ dans E = N, Z, Q
ou R.
Définition
Soient A un sous-ensemble de E et M un élément de E .
1 On dit que M est un majorant de A si pour tout élément a de A, on
a : a ≤ M.
2 On dit que M est un plus grand élément de A si M est un majorant
de A et si M appartient à A. On le note max A.
3 On dit que m est un minorant de A si pour tout élément a de A, on
a : a ≥ m.
4 On dit que m est un plus petit élément de A si m est un minorant de
A et si m appartient à A. On le note min A.
Proposition
S’il existe un plus grand élément de A, il est unique.
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Relations d’ordre
Preuve :
Si a et a0 sont deux plus grands éléments de A, a est un élément de A et a0
majoré A, donc a0 ≤ a ; de même en échangeant les roles de a et a0 , on
obtient a ≤ a0 . Comme la relation ≤ est antisymétrique, on obtient a = a0 .
On peut donc dire qu’un élément a est le plus grand (ou le plus petit)
élément de A.
Exemples
Considérons la relation d’ordre ≤ dans E = R et soit A = [0, 1[.
Alors, les majorants de A sont les réels M tels que 1 ≤ M, les
minorants de A sont les réels m tels que m ≤ 0, A a 0 pour plus petit
élément, mais A n’a pas de plus grand élément.
Considérons la relation d’ordre ≤ dans E = N et soit
A = {x ∈ N|x 2 ≤ 2}. Alors, A = {0, 1}, 0 est le seul minorant de A et
c’est le plus petit élément de A, les majorants de A sont les entiers
naturels non nuls et 1 est le plus grand élément de A.
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Borne supérieur
Définition
Soient A un sous ensemble de E et M un élément de E .
On dit que M est une borne supérieure de A si M est un plus petit
élément de l’ensemble des majorants de A, c’est à dire si les deux
conditions suivantes sont vérifiées :
1 M est un majorant de A.
2 Si M’ est un autre majorant de A, alors M ≤ M 0 .
ou de façon équivalente si :
1 M est un majorant de A.
2 Si M 0 < M, il existe un élément a de A tel que M 0 < a ≤ M.
Remarque
Soient A un sous ensemble de E et M un majorant de A. Si m ∈ A alors m
est la borne supérieure de A et M = max(A).
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Borne inférieur
Définition
Soient A un sous ensemble de E et m un élément de E .
On dit que m est une borne inférieur de A si M est un plus grand élément
de l’ensemble des minorants de A, c’est à dire si les deux conditions
suivantes sont vérifiées :
1 m est un minorant de A.
2 Si m’ est un autre minorant de A, alors m ≥ m0 .
ou de façon équivalente si :
1 m est un minorant de A.
2 Si m < m0 , il existe un élément a de A tel que m ≤ a < m0 .
Remarque
Soient A un sous ensemble de E et m un minorant de A. Si m ∈ A alors m
est la borne inférieure de A et m = min(A).
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Borne inférieur et supérieur
Exemple
Soit A = { n1 ; n ∈ N∗ }. Alors,
A est majoré de borne supérieur égale à 1 et minoré de borne inférieur
égale à 0.
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