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Applications et relations binaires en mathématiques

Le chapitre traite des applications et des relations binaires, définissant une application comme une relation qui associe chaque élément d'un ensemble E à un unique élément d'un ensemble F. Il aborde également des concepts tels que l'égalité, la restriction, la composition des applications, ainsi que les notions de surjection, d'injection et de bijection. Des exemples et des contre-exemples illustrent ces définitions et concepts mathématiques.

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Applications et relations binaires en mathématiques

Le chapitre traite des applications et des relations binaires, définissant une application comme une relation qui associe chaque élément d'un ensemble E à un unique élément d'un ensemble F. Il aborde également des concepts tels que l'égalité, la restriction, la composition des applications, ainsi que les notions de surjection, d'injection et de bijection. Des exemples et des contre-exemples illustrent ces définitions et concepts mathématiques.

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Chapitre 2

Applications et relations binaires

B. Aharrouch () 1 / 30
Applications

Définitions
Soient E et F deux ensembles. Une application f de E dans F est une
relation entre E et F qui permet d’associer à chaque élément x de E un
unique élément y de F ; cet élément y est alors noté y = f (x), on l’appelle
l’image de x et on dit que x est un antécédent de y par f . On dit que E
est l’ensemble de départ ou ensemble source de f et que F est l’ensemble
d’arrivée ou ensemble but de f .
On note l’application de E dans F par :

f : E −→ F
f : E −→ F ou
x 7−→ f (x)

L’ensemble G = {(x, y ) ∈ E × F |y = f (x)} est appelé le graphe de f .

B. Aharrouch () 2 / 30
Applications

Exemples
Soient E et F deux ensembles et f : E → F . Alors f est une application
dans les cas suivants
E = {1, 2, 3}, F = {1, 2, 3, 4}, f (1) = f (2) = 1, f (3) = 4.
On dit dans ce cas que l’image de 3 est 4 et 1 a deux antécédents : 1
et 2.
E = F = R3 et f (x, y , z) = (2x + 3y , x − y + z, y + z).
E = R∗+ , F = R et f (x) = ln(x).

Contre exemples :
Les énoncés suivants sont faux ou incomplets :
”L’application de R dans R définie par f (x) = 1/x”.
”L’application f définie sur Z par f (x) = x 2 .”

B. Aharrouch () 3 / 30
Applications

Remarques
On note souvent F(E , F ) l’ensemble des applications de E dans F .
On parle plus généralement de fonctions : une fonction f d’un
ensemble E dans un ensemble F associe à chaque élément x de E un
élément de F au plus ; l’ensemble des éléments x de E auxquels elle
associe un élément y de F est appelé le domaine de définition de la
fonction f et noté Df .
Si x appartient à Df , l’élément y qui lui est associé est noté
y = f (x). On peut alors construire l’application (encore notée f par
Df −→ F
abus de langage), f : et c’est elle qu’on étudie en fait.
x 7−→ f (x)
Par exemple, si on parle de ”la fonction rélle de la variable réelle
définie par f (x) = 1/x”, on a Df = R∗ . et on étudie l’application f :
R∗ −→ R
x 7−→ 1/x

B. Aharrouch () 4 / 30
Egalité

Définition
Soient f : E −→ F et f1 : E 0 −→ F 0 deux applications.
On dit qu’elles sont égales et on note f = f1 si les trois conditions
suivantes sont vérifiées :
E = E 0.

F = F 0.

∀x ∈ E , f (x) = f1 (x).

Exemples
f (x) = cos(x), f1 (x) = 2 cos2 (x/2) − 1 sur R, alors f = f1 .

f (x) = x 2 , (E = R, F = R); g (x) = x 2 , (E = R, F = R+ ); h(x) =


x 2 , (E = R+ , F = R) sont deux à deux distinctes.

B. Aharrouch () 5 / 30
Restriction

Définition
Soient E et F deux ensembles, E1 un sous ensemble de E , f : E −→ F et
f1 : E1 −→ F deux applications. On suppose que pour tout élément x de
E1 , on a f (x) = f1 (x). Alors, on dit que f1 est la restriction de f à E1 et
que f est un prolongement de f1 à E . On note f1 = f |E1 .

Exemple
1 Soient f1 une application de R vers R et f2 une application de R+
vers R tels que f1 (x) = |x 3 | et f2 (x) = x 3 .
Alors,
f2 est une restriction de f1 sur R+ , c-à-d, f2 = f1 |R+ .
2 Soient f1 une application de R∗ vers R et f2 une application de R vers
R tels que f1 (x) = sin(x)
x et f2 (x) = sin(x) ∗
x , ∀x ∈ R et f2 (0) = 1.
Alors,
f2 est un prolongement de f1 à R.
B. Aharrouch () 6 / 30
Composition des applications
Définition
Soient f : E −→ F et g : F −→ G deux applications. On définit une
application de E dans G notée g ◦ f en posant
∀x ∈ E , g ◦ f (x) = g (f (x)). On l’appelle application composée de g et f .

Remarques
Soient f et g deux éléments de F(E , E ) ; les deux applications f ◦ g
et g ◦ f sont définies, mais en général elles ne sont pas égales. Par
exemple, si on a f : R → R, avec f (x) = x 2 et g : R → R, avec
g (x) = 2x, alors on obtient g ◦ f (x) = 2x 2 et f ◦ g (x) = 4x 2 et
f ◦ g 6= g ◦ f .
On a (g ◦ f ) ◦ h = g ◦ (f ◦ h) (lorsque cela a un sens).
Soient f et g deux applications f : E → F , g : F1 → G où F1 est un
sous-ensemble de F tel que pour tout x ∈ E , f (x) appartienne à F1 ;
soit f1 : E → F1 , f1 (x) = f (x). L’application g ◦ f1 est souvent encore
notée g ◦ f par abus de langage.
B. Aharrouch () 7 / 30
Familles
Une application u de N dans un ensemble E est souvent notée

u : N −→ E
n 7−→ un

plutot que
u : N −→ E
.
n 7−→ u(n)
On parle alors de la suite (un )n∈N d’éléments de E .
Plus généralement, si u est une application d’un ensemble I dans E , on la
note parfois
u : I −→ E
i 7−→ ui
et on parle alors de la famille (ui )i∈I d’éléments de E indexée par I .
Lorsque E est l’ensemble des parties d’un ensemble X , on obtient ainsi des
familles (Ai )i∈I de sous ensembles de X .
B. Aharrouch () 8 / 30
Familles
On peut alors généraliser les notions de réunion, d’intersection et de
partition. De facon naturelle, on définit :
La réunion de la famille (Ai )i∈I est l’ensemble des éléments x de X
qui appartiennent à l’un des ensembles Ai au moins :
[
Ai = {x ∈ X | ∃i ∈ I , x ∈ Ai }.
i∈I

L’intersection de la famille (Ai )i∈I est l’ensemble des éléments x de X


qui appartiennent à tous les ensembles Ai :
\
Ai = {x ∈ X | ∀i ∈ I , x ∈ Ai }.
i∈I

La famille (Ai )i∈I de sous ensembles de X forme une partition de X si


S
1 X = i∈I Ai ,
2 ∀i, j ∈ I , (i 6= j =⇒ Ai ∩ Aj = ∅),
3 ∀i ∈ I , Ai 6= ∅.
B. Aharrouch () 9 / 30
Familles

Exercice
Soit pour n ∈ N, An = [n, n + 1[. Alors, la famille (An )n∈N forme une
partition de [0, +∞[.

B. Aharrouch () 10 / 30
Surjection
Définition
Soit f : E −→ F une application.
On dit que f est une surjection ou que f est surjective si chaque élément y
de F est l’image d’un élément x de E au moins, c’est-à-dire si pour
chaque élément y de F , l’équation y = f (x) a au moins une solution dans
E , ce qui s’écrit : ∀y ∈ F , ∃x ∈ E , y = f (x).

B. Aharrouch () 11 / 30
Surjection
Définition
Soit f : E −→ F une application.
On dit que f est une surjection ou que f est surjective si chaque élément y
de F est l’image d’un élément x de E au moins, c’est-à-dire si pour
chaque élément y de F , l’équation y = f (x) a au moins une solution dans
E , ce qui s’écrit : ∀y ∈ F , ∃x ∈ E , y = f (x).

Exemples
1 Soit f1 : R → R l’application définie par f1 (x) = x 3 . Alors f1 est
surjective.

B. Aharrouch () 11 / 30
Surjection
Définition
Soit f : E −→ F une application.
On dit que f est une surjection ou que f est surjective si chaque élément y
de F est l’image d’un élément x de E au moins, c’est-à-dire si pour
chaque élément y de F , l’équation y = f (x) a au moins une solution dans
E , ce qui s’écrit : ∀y ∈ F , ∃x ∈ E , y = f (x).

Exemples
1 Soit f1 : R → R l’application définie par f1 (x) = x 3 . Alors f1 est
surjective.
2 Soit f2 : R → R l’application définie par f2 (x) = x 2 . Alors f2 n’est pas
surjective.

B. Aharrouch () 11 / 30
Surjection
Définition
Soit f : E −→ F une application.
On dit que f est une surjection ou que f est surjective si chaque élément y
de F est l’image d’un élément x de E au moins, c’est-à-dire si pour
chaque élément y de F , l’équation y = f (x) a au moins une solution dans
E , ce qui s’écrit : ∀y ∈ F , ∃x ∈ E , y = f (x).

Exemples
1 Soit f1 : R → R l’application définie par f1 (x) = x 3 . Alors f1 est
surjective.
2 Soit f2 : R → R l’application définie par f2 (x) = x 2 . Alors f2 n’est pas
surjective.
3 Soit f3 : [0, π] → R l’application définie par f3 (x) = sin(x). Alors f3
n’est pas surjective.

B. Aharrouch () 11 / 30
Surjection
Définition
Soit f : E −→ F une application.
On dit que f est une surjection ou que f est surjective si chaque élément y
de F est l’image d’un élément x de E au moins, c’est-à-dire si pour
chaque élément y de F , l’équation y = f (x) a au moins une solution dans
E , ce qui s’écrit : ∀y ∈ F , ∃x ∈ E , y = f (x).

Exemples
1 Soit f1 : R → R l’application définie par f1 (x) = x 3 . Alors f1 est
surjective.
2 Soit f2 : R → R l’application définie par f2 (x) = x 2 . Alors f2 n’est pas
surjective.
3 Soit f3 : [0, π] → R l’application définie par f3 (x) = sin(x). Alors f3
n’est pas surjective.
4 Soit f4 : [−π/2, π/2] → R l’application définie par f4 (x) = cos(x).
Alors f4 n’est pas surjective.
B. Aharrouch () 11 / 30
Injection - Bijection
Définition
1 On dit que f est une injection ou que f est injective si la proposition
suivante est vraie : ∀(x, x 0 ) ∈ E 2 , (f (x) = f (x 0 ) =⇒ x = x 0 ),
c’est-à-dire si chaque élément y de F est l’image d’un élément de E
au plus, ou encore, si pour chaque élément y de F , l’équation
y = f (x) a au plus une solution dans E .

B. Aharrouch () 12 / 30
Injection - Bijection
Définition
1 On dit que f est une injection ou que f est injective si la proposition
suivante est vraie : ∀(x, x 0 ) ∈ E 2 , (f (x) = f (x 0 ) =⇒ x = x 0 ),
c’est-à-dire si chaque élément y de F est l’image d’un élément de E
au plus, ou encore, si pour chaque élément y de F , l’équation
y = f (x) a au plus une solution dans E .
2 On dit que f est une bijection ou que f est bijective si elle est à la
fois injective et surjective.

B. Aharrouch () 12 / 30
Injection - Bijection
Définition
1 On dit que f est une injection ou que f est injective si la proposition
suivante est vraie : ∀(x, x 0 ) ∈ E 2 , (f (x) = f (x 0 ) =⇒ x = x 0 ),
c’est-à-dire si chaque élément y de F est l’image d’un élément de E
au plus, ou encore, si pour chaque élément y de F , l’équation
y = f (x) a au plus une solution dans E .
2 On dit que f est une bijection ou que f est bijective si elle est à la
fois injective et surjective.

Exemples
1 Soit f1 : N → N l’application définie par f1 (n) = n + 3. Alors f1 est
injective mais n’est pas surjective et alors n’est pas bijective.

B. Aharrouch () 12 / 30
Injection - Bijection
Définition
1 On dit que f est une injection ou que f est injective si la proposition
suivante est vraie : ∀(x, x 0 ) ∈ E 2 , (f (x) = f (x 0 ) =⇒ x = x 0 ),
c’est-à-dire si chaque élément y de F est l’image d’un élément de E
au plus, ou encore, si pour chaque élément y de F , l’équation
y = f (x) a au plus une solution dans E .
2 On dit que f est une bijection ou que f est bijective si elle est à la
fois injective et surjective.

Exemples
1 Soit f1 : N → N l’application définie par f1 (n) = n + 3. Alors f1 est
injective mais n’est pas surjective et alors n’est pas bijective.
2 Soit f2 : R → R l’application définie par f2 (x) = x 2 . Alors f2 n’est pas
injective et pas surjective, donc n’est pas bijective.

B. Aharrouch () 12 / 30
Injection - Bijection
Définition
1 On dit que f est une injection ou que f est injective si la proposition
suivante est vraie : ∀(x, x 0 ) ∈ E 2 , (f (x) = f (x 0 ) =⇒ x = x 0 ),
c’est-à-dire si chaque élément y de F est l’image d’un élément de E
au plus, ou encore, si pour chaque élément y de F , l’équation
y = f (x) a au plus une solution dans E .
2 On dit que f est une bijection ou que f est bijective si elle est à la
fois injective et surjective.

Exemples
1 Soit f1 : N → N l’application définie par f1 (n) = n + 3. Alors f1 est
injective mais n’est pas surjective et alors n’est pas bijective.
2 Soit f2 : R → R l’application définie par f2 (x) = x 2 . Alors f2 n’est pas
injective et pas surjective, donc n’est pas bijective.
3 Soit f3 : N → N l’application définie par f1 (n) = n − 3. Alors f3 est
injective et surjective, par conséquent elle est bijective
B. Aharrouch () 12 / 30
Bijection - Injection - Surjection

Remarque
L’écriture avec les quantificateurs est souvent plus commode pour
montrer qu’une application est injective.

B. Aharrouch () 13 / 30
Bijection - Injection - Surjection

Remarque
L’écriture avec les quantificateurs est souvent plus commode pour
montrer qu’une application est injective.
L’expression ”au plus” signifie qu’un élément de F soit n’a pas
d’antécédent, soit en a un.

B. Aharrouch () 13 / 30
Bijection - Injection - Surjection

Remarque
L’écriture avec les quantificateurs est souvent plus commode pour
montrer qu’une application est injective.
L’expression ”au plus” signifie qu’un élément de F soit n’a pas
d’antécédent, soit en a un.

Proposition
Soit f : E −→ F une application. L’application f est bijective si chaque
élément y de F est l’image d’un élément x de E et d’un seul, c’est-à-dire
si pour chaque élément y de F , l’équation y = f (x) a une solution x et
une seule dans E , ce qui s’écrit :
∀y ∈ F , ∃!x ∈ E , y = f (x).

B. Aharrouch () 13 / 30
Bijection - Injection - Surjection
Remarques
Soient E et F deux ensembles et f : E −→ F une application.
Pour montrer que f n’est pas injective, il suffit de trouver deux
éléments distincts x et x 0 de E tels que f (x) = f (x 0 ).

B. Aharrouch () 14 / 30
Bijection - Injection - Surjection
Remarques
Soient E et F deux ensembles et f : E −→ F une application.
Pour montrer que f n’est pas injective, il suffit de trouver deux
éléments distincts x et x 0 de E tels que f (x) = f (x 0 ).
Pour montrer que f n’est pas surjective, il suffit de trouver un
élément y de F qui n’a aucun antécédent.

B. Aharrouch () 14 / 30
Bijection - Injection - Surjection
Remarques
Soient E et F deux ensembles et f : E −→ F une application.
Pour montrer que f n’est pas injective, il suffit de trouver deux
éléments distincts x et x 0 de E tels que f (x) = f (x 0 ).
Pour montrer que f n’est pas surjective, il suffit de trouver un
élément y de F qui n’a aucun antécédent.
Pour montrer que f n’est pas bijective, il suffit de montrer que f n’est
pas injective ou bien n’est pas surjective.

B. Aharrouch () 14 / 30
Bijection - Injection - Surjection
Remarques
Soient E et F deux ensembles et f : E −→ F une application.
Pour montrer que f n’est pas injective, il suffit de trouver deux
éléments distincts x et x 0 de E tels que f (x) = f (x 0 ).
Pour montrer que f n’est pas surjective, il suffit de trouver un
élément y de F qui n’a aucun antécédent.
Pour montrer que f n’est pas bijective, il suffit de montrer que f n’est
pas injective ou bien n’est pas surjective.

Proposition
Soient f : E → F et g : F → G deux applications :
1 Si f et g sont injectives alors g ◦ f est injective.

B. Aharrouch () 14 / 30
Bijection - Injection - Surjection
Remarques
Soient E et F deux ensembles et f : E −→ F une application.
Pour montrer que f n’est pas injective, il suffit de trouver deux
éléments distincts x et x 0 de E tels que f (x) = f (x 0 ).
Pour montrer que f n’est pas surjective, il suffit de trouver un
élément y de F qui n’a aucun antécédent.
Pour montrer que f n’est pas bijective, il suffit de montrer que f n’est
pas injective ou bien n’est pas surjective.

Proposition
Soient f : E → F et g : F → G deux applications :
1 Si f et g sont injectives alors g ◦ f est injective.
2 Si f et g sont surjectives, alors g ◦ f est surjective.

B. Aharrouch () 14 / 30
Bijection - Injection - Surjection
Remarques
Soient E et F deux ensembles et f : E −→ F une application.
Pour montrer que f n’est pas injective, il suffit de trouver deux
éléments distincts x et x 0 de E tels que f (x) = f (x 0 ).
Pour montrer que f n’est pas surjective, il suffit de trouver un
élément y de F qui n’a aucun antécédent.
Pour montrer que f n’est pas bijective, il suffit de montrer que f n’est
pas injective ou bien n’est pas surjective.

Proposition
Soient f : E → F et g : F → G deux applications :
1 Si f et g sont injectives alors g ◦ f est injective.
2 Si f et g sont surjectives, alors g ◦ f est surjective.
3 Si g ◦ f est injective alors f est injective.

B. Aharrouch () 14 / 30
Bijection - Injection - Surjection
Remarques
Soient E et F deux ensembles et f : E −→ F une application.
Pour montrer que f n’est pas injective, il suffit de trouver deux
éléments distincts x et x 0 de E tels que f (x) = f (x 0 ).
Pour montrer que f n’est pas surjective, il suffit de trouver un
élément y de F qui n’a aucun antécédent.
Pour montrer que f n’est pas bijective, il suffit de montrer que f n’est
pas injective ou bien n’est pas surjective.

Proposition
Soient f : E → F et g : F → G deux applications :
1 Si f et g sont injectives alors g ◦ f est injective.
2 Si f et g sont surjectives, alors g ◦ f est surjective.
3 Si g ◦ f est injective alors f est injective.
4 Si g ◦ f est surjective alors g est surjective.
B. Aharrouch () 14 / 30
Bijection - Injection - Surjection

Remarques
1 Si g ◦ f est injective alors g n’est pas forcément injective.

B. Aharrouch () 15 / 30
Bijection - Injection - Surjection

Remarques
1 Si g ◦ f est injective alors g n’est pas forcément injective.
2 Si g ◦ f est surjective alors f n’est pas forcément surjective.

B. Aharrouch () 15 / 30
Bijection - Injection - Surjection

Remarques
1 Si g ◦ f est injective alors g n’est pas forcément injective.
2 Si g ◦ f est surjective alors f n’est pas forcément surjective.

En effet, soient f et g les applications de N dans N définies par


 n
 2 si n est pair
f (n) = 2n et g (n) =
0 si n est impair.

Alors g ◦ f (n) = n est bijective.

B. Aharrouch () 15 / 30
Bijection - Injection - Surjection

Remarques
1 Si g ◦ f est injective alors g n’est pas forcément injective.
2 Si g ◦ f est surjective alors f n’est pas forcément surjective.

En effet, soient f et g les applications de N dans N définies par


 n
 2 si n est pair
f (n) = 2n et g (n) =
0 si n est impair.

Alors g ◦ f (n) = n est bijective.


Ainsi, on a
g ◦ f est injective (bijective), mais g n’est pas injective.

B. Aharrouch () 15 / 30
Bijection - Injection - Surjection

Remarques
1 Si g ◦ f est injective alors g n’est pas forcément injective.
2 Si g ◦ f est surjective alors f n’est pas forcément surjective.

En effet, soient f et g les applications de N dans N définies par


 n
 2 si n est pair
f (n) = 2n et g (n) =
0 si n est impair.

Alors g ◦ f (n) = n est bijective.


Ainsi, on a
g ◦ f est injective (bijective), mais g n’est pas injective.
g ◦ f est surjective (bijective), mais f n’est pas surjective.

B. Aharrouch () 15 / 30
Etude des bijections
Définition
Soit f : E → F une bijection. Alors, l’application g : F → E qui à chaque
élément y de F associe l’unique élément x de E solution de l’équation
y = f (x). g est appelée application réciproque de f et notée par f −1 .

B. Aharrouch () 16 / 30
Etude des bijections
Définition
Soit f : E → F une bijection. Alors, l’application g : F → E qui à chaque
élément y de F associe l’unique élément x de E solution de l’équation
y = f (x). g est appelée application réciproque de f et notée par f −1 .

Remarque
Lorsque f : E → F est bijective :

∀x ∈ E , ∀y ∈ F , f −1 (y ) = x ⇔ f (x) = y .

B. Aharrouch () 16 / 30
Etude des bijections
Définition
Soit f : E → F une bijection. Alors, l’application g : F → E qui à chaque
élément y de F associe l’unique élément x de E solution de l’équation
y = f (x). g est appelée application réciproque de f et notée par f −1 .

Remarque
Lorsque f : E → F est bijective :

∀x ∈ E , ∀y ∈ F , f −1 (y ) = x ⇔ f (x) = y .

Proposition
Soit f : E → F une application bijective. Alors
1 f −1 est bijective et (f −1 )−1 = f ,

B. Aharrouch () 16 / 30
Etude des bijections
Définition
Soit f : E → F une bijection. Alors, l’application g : F → E qui à chaque
élément y de F associe l’unique élément x de E solution de l’équation
y = f (x). g est appelée application réciproque de f et notée par f −1 .

Remarque
Lorsque f : E → F est bijective :

∀x ∈ E , ∀y ∈ F , f −1 (y ) = x ⇔ f (x) = y .

Proposition
Soit f : E → F une application bijective. Alors
1 f −1 est bijective et (f −1 )−1 = f ,
2 ∀x ∈ E , f −1 ◦ f (x) = idE (x) = x et ∀y ∈ F , f ◦ f −1 (y ) = idF (y ) = y ,

B. Aharrouch () 16 / 30
Etude des bijections
Définition
Soit f : E → F une bijection. Alors, l’application g : F → E qui à chaque
élément y de F associe l’unique élément x de E solution de l’équation
y = f (x). g est appelée application réciproque de f et notée par f −1 .

Remarque
Lorsque f : E → F est bijective :

∀x ∈ E , ∀y ∈ F , f −1 (y ) = x ⇔ f (x) = y .

Proposition
Soit f : E → F une application bijective. Alors
1 f −1 est bijective et (f −1 )−1 = f ,
2 ∀x ∈ E , f −1 ◦ f (x) = idE (x) = x et ∀y ∈ F , f ◦ f −1 (y ) = idF (y ) = y ,
3 Si g : F → G est une autre bijection, alors g ◦ f est une bijection de
E vers G , et sa bijection réciproque est : (g ◦ f )−1 = f −1 ◦ g −1 .
B. Aharrouch () 16 / 30
Etude des bijections
La propriété 2 de la proposition précédente caractérise l’application
réciproque f −1 . On a en effet la proposition suivante :

B. Aharrouch () 17 / 30
Etude des bijections
La propriété 2 de la proposition précédente caractérise l’application
réciproque f −1 . On a en effet la proposition suivante :
Proposition
Soit f : E −→ F une application. On suppose qu’il existe une application
g : F −→ E telle que g ◦ f = IdE et f ◦ g = IdF . Alors, f et g sont
bijectives, g = f −1 et f = g −1 .

B. Aharrouch () 17 / 30
Etude des bijections
La propriété 2 de la proposition précédente caractérise l’application
réciproque f −1 . On a en effet la proposition suivante :
Proposition
Soit f : E −→ F une application. On suppose qu’il existe une application
g : F −→ E telle que g ◦ f = IdE et f ◦ g = IdF . Alors, f et g sont
bijectives, g = f −1 et f = g −1 .

Preuve : Montrons que f est bijective. Soit y un élément de F . On veut


montrer que l’équation y = f (x) (où x est l’inconnue, y la donnée) a une
et une seule solution dans E .
Si x est solution, on a g (y ) = g ◦ f (x) et comme g ◦ f = IdE , on a
x = g (y ).

B. Aharrouch () 17 / 30
Etude des bijections
La propriété 2 de la proposition précédente caractérise l’application
réciproque f −1 . On a en effet la proposition suivante :
Proposition
Soit f : E −→ F une application. On suppose qu’il existe une application
g : F −→ E telle que g ◦ f = IdE et f ◦ g = IdF . Alors, f et g sont
bijectives, g = f −1 et f = g −1 .

Preuve : Montrons que f est bijective. Soit y un élément de F . On veut


montrer que l’équation y = f (x) (où x est l’inconnue, y la donnée) a une
et une seule solution dans E .
Si x est solution, on a g (y ) = g ◦ f (x) et comme g ◦ f = IdE , on a
x = g (y ).
Inversement, si x = g (y ), x appartient à E et f (x) = f ◦ g (y ) ; comme
f ◦ g = IdF , on a f (x) = y , donc x est solution. Il y a une solution et une
seule et c’est g (y ). De tout ceci, on déduit que f est bijective et g = f −1 .
De même on montre que g est bijective et f = g −1 .
B. Aharrouch () 17 / 30
Image directe et image réciproque
Soit f : E −→ F une application, A ⊂ E et B ⊂ F .
Définition
1 On appelle image réciproque de B par f l’ensemble des éléments x de
E dont l’image f (x) par f est dans B. C’est un sous-ensemble de E ;
on le note f −1 (B). On a donc pour tout élément x de
E : x ∈ f −1 (B) ⇐⇒ f (x) ∈ B.

B. Aharrouch () 18 / 30
Image directe et image réciproque
Soit f : E −→ F une application, A ⊂ E et B ⊂ F .
Définition
1 On appelle image réciproque de B par f l’ensemble des éléments x de
E dont l’image f (x) par f est dans B. C’est un sous-ensemble de E ;
on le note f −1 (B). On a donc pour tout élément x de
E : x ∈ f −1 (B) ⇐⇒ f (x) ∈ B.
2 On appelle image directe de A par f l’ensemble des images f (x) des
éléments x de A. C’est un sous ensemble de F ; on le note f (A). On a
donc pour tout élément y de F : y ∈ f (A) ⇐⇒ ∃x ∈ A, y = f (x),
l’ensemble f (E ) est aussi appelé l’image de f .

B. Aharrouch () 18 / 30
Image directe et image réciproque
Soit f : E −→ F une application, A ⊂ E et B ⊂ F .
Définition
1 On appelle image réciproque de B par f l’ensemble des éléments x de
E dont l’image f (x) par f est dans B. C’est un sous-ensemble de E ;
on le note f −1 (B). On a donc pour tout élément x de
E : x ∈ f −1 (B) ⇐⇒ f (x) ∈ B.
2 On appelle image directe de A par f l’ensemble des images f (x) des
éléments x de A. C’est un sous ensemble de F ; on le note f (A). On a
donc pour tout élément y de F : y ∈ f (A) ⇐⇒ ∃x ∈ A, y = f (x),
l’ensemble f (E ) est aussi appelé l’image de f .

Remarque
L’image directe de A et l’image réciproque de B par f peuvent s’écrire
comme suit :
f (A) = {f (x) ∈ F | x ∈ A} et f −1 (B) = {x ∈ E | f (x) ∈ B}.
B. Aharrouch () 18 / 30
Image directe et image réciproque
Soit f : E −→ F une application
Proposition
f est surjective si et seulement si son image f (E ) est égale à l’ensemble
d’arrivée F .

B. Aharrouch () 19 / 30
Image directe et image réciproque
Soit f : E −→ F une application
Proposition
f est surjective si et seulement si son image f (E ) est égale à l’ensemble
d’arrivée F .

Proposition
Lorsque f : E −→ F est surjective, on peut classer les éléments x de E
suivant le ”caractère” f . En effet, pour y ∈ F , notons Ey = f −1 ({y }).
La famille (Ey )y ∈F forme une partition de E .

B. Aharrouch () 19 / 30
Image directe et image réciproque
Soit f : E −→ F une application
Proposition
f est surjective si et seulement si son image f (E ) est égale à l’ensemble
d’arrivée F .

Proposition
Lorsque f : E −→ F est surjective, on peut classer les éléments x de E
suivant le ”caractère” f . En effet, pour y ∈ F , notons Ey = f −1 ({y }).
La famille (Ey )y ∈F forme une partition de E .

Exemple
f est l’application de N dans {0, 1} telle que f (2n) = 0 et f (2n + 1) = 1,
alors f permet de classer les entiers en pairs et impairs. Qu’obtient-on si f
est l’application de R dans Z qui associe à chaque réel x sa partie entière
E (x)([x]) ?
B. Aharrouch () 19 / 30
Image directe ou réciproque

Propriétés
Soit f : E → F une application. Soient A1 et A2 deux parties de E et
soient B1 et B2 deux parties de F . Alors

B. Aharrouch () 20 / 30
Image directe ou réciproque

Propriétés
Soit f : E → F une application. Soient A1 et A2 deux parties de E et
soient B1 et B2 deux parties de F . Alors
1 f (A1 ∪ A2 ) = f (A1 ) ∪ f (A2 ).

B. Aharrouch () 20 / 30
Image directe ou réciproque

Propriétés
Soit f : E → F une application. Soient A1 et A2 deux parties de E et
soient B1 et B2 deux parties de F . Alors
1 f (A1 ∪ A2 ) = f (A1 ) ∪ f (A2 ).
2 f (A1 ∩ A2 ) ⊂ f (A1 ) ∩ f (A2 ).

B. Aharrouch () 20 / 30
Image directe ou réciproque

Propriétés
Soit f : E → F une application. Soient A1 et A2 deux parties de E et
soient B1 et B2 deux parties de F . Alors
1 f (A1 ∪ A2 ) = f (A1 ) ∪ f (A2 ).
2 f (A1 ∩ A2 ) ⊂ f (A1 ) ∩ f (A2 ).
3 A1 ⊂ A2 ⇒ f (A1 ) ⊂ f (A2 ).

B. Aharrouch () 20 / 30
Image directe ou réciproque

Propriétés
Soit f : E → F une application. Soient A1 et A2 deux parties de E et
soient B1 et B2 deux parties de F . Alors
1 f (A1 ∪ A2 ) = f (A1 ) ∪ f (A2 ).
2 f (A1 ∩ A2 ) ⊂ f (A1 ) ∩ f (A2 ).
3 A1 ⊂ A2 ⇒ f (A1 ) ⊂ f (A2 ).
4 A1 ⊂ f −1 (f (A1 )).

B. Aharrouch () 20 / 30
Image directe ou réciproque

Propriétés
Soit f : E → F une application. Soient A1 et A2 deux parties de E et
soient B1 et B2 deux parties de F . Alors
1 f (A1 ∪ A2 ) = f (A1 ) ∪ f (A2 ).
2 f (A1 ∩ A2 ) ⊂ f (A1 ) ∩ f (A2 ).
3 A1 ⊂ A2 ⇒ f (A1 ) ⊂ f (A2 ).
4 A1 ⊂ f −1 (f (A1 )).
5 f −1 (B1 ∪ B2 ) = f −1 (B1 ) ∪ f −1 (B2 ).

B. Aharrouch () 20 / 30
Image directe ou réciproque

Propriétés
Soit f : E → F une application. Soient A1 et A2 deux parties de E et
soient B1 et B2 deux parties de F . Alors
1 f (A1 ∪ A2 ) = f (A1 ) ∪ f (A2 ).
2 f (A1 ∩ A2 ) ⊂ f (A1 ) ∩ f (A2 ).
3 A1 ⊂ A2 ⇒ f (A1 ) ⊂ f (A2 ).
4 A1 ⊂ f −1 (f (A1 )).
5 f −1 (B1 ∪ B2 ) = f −1 (B1 ) ∪ f −1 (B2 ).
6 f −1 (B1 ∩ B2 ) = f −1 (B1 ) ∩ f −1 (B2 ).

B. Aharrouch () 20 / 30
Image directe ou réciproque

Propriétés
Soit f : E → F une application. Soient A1 et A2 deux parties de E et
soient B1 et B2 deux parties de F . Alors
1 f (A1 ∪ A2 ) = f (A1 ) ∪ f (A2 ).
2 f (A1 ∩ A2 ) ⊂ f (A1 ) ∩ f (A2 ).
3 A1 ⊂ A2 ⇒ f (A1 ) ⊂ f (A2 ).
4 A1 ⊂ f −1 (f (A1 )).
5 f −1 (B1 ∪ B2 ) = f −1 (B1 ) ∪ f −1 (B2 ).
6 f −1 (B1 ∩ B2 ) = f −1 (B1 ) ∩ f −1 (B2 ).
7 B1 ⊂ B2 ⇒ f −1 (B1 ) ⊂ f −1 (B2 ).

B. Aharrouch () 20 / 30
Image directe ou réciproque

Propriétés
Soit f : E → F une application. Soient A1 et A2 deux parties de E et
soient B1 et B2 deux parties de F . Alors
1 f (A1 ∪ A2 ) = f (A1 ) ∪ f (A2 ).
2 f (A1 ∩ A2 ) ⊂ f (A1 ) ∩ f (A2 ).
3 A1 ⊂ A2 ⇒ f (A1 ) ⊂ f (A2 ).
4 A1 ⊂ f −1 (f (A1 )).
5 f −1 (B1 ∪ B2 ) = f −1 (B1 ) ∪ f −1 (B2 ).
6 f −1 (B1 ∩ B2 ) = f −1 (B1 ) ∩ f −1 (B2 ).
7 B1 ⊂ B2 ⇒ f −1 (B1 ) ⊂ f −1 (B2 ).
8 f (f −1 (B1 )) ⊂ B1 .

B. Aharrouch () 20 / 30
Relations
Définition
Soit E un ensemble. Une relation dans E est une propriété concernant les
couples (x, y ) d’éléments de E . Notons R une telle relation ; on écrit en
général xRy pour signifier que le couple (x, y ) vérifie la relation R.

B. Aharrouch () 21 / 30
Relations
Définition
Soit E un ensemble. Une relation dans E est une propriété concernant les
couples (x, y ) d’éléments de E . Notons R une telle relation ; on écrit en
général xRy pour signifier que le couple (x, y ) vérifie la relation R.

Exemples
Dans E = C, la relation d’égalité : x = y .

B. Aharrouch () 21 / 30
Relations
Définition
Soit E un ensemble. Une relation dans E est une propriété concernant les
couples (x, y ) d’éléments de E . Notons R une telle relation ; on écrit en
général xRy pour signifier que le couple (x, y ) vérifie la relation R.

Exemples
Dans E = C, la relation d’égalité : x = y .
Dans E = R, la relation d’égalité : x = y 2 et d’inégalité : x ≤ y .

B. Aharrouch () 21 / 30
Relations
Définition
Soit E un ensemble. Une relation dans E est une propriété concernant les
couples (x, y ) d’éléments de E . Notons R une telle relation ; on écrit en
général xRy pour signifier que le couple (x, y ) vérifie la relation R.

Exemples
Dans E = C, la relation d’égalité : x = y .
Dans E = R, la relation d’égalité : x = y 2 et d’inégalité : x ≤ y .
Dans l’ensemble des droites du plan (affine) la relation de
parallèlisme : D est parallèle à D 0 .

B. Aharrouch () 21 / 30
Relations
Définition
Soit E un ensemble. Une relation dans E est une propriété concernant les
couples (x, y ) d’éléments de E . Notons R une telle relation ; on écrit en
général xRy pour signifier que le couple (x, y ) vérifie la relation R.

Exemples
Dans E = C, la relation d’égalité : x = y .
Dans E = R, la relation d’égalité : x = y 2 et d’inégalité : x ≤ y .
Dans l’ensemble des droites du plan (affine) la relation de
parallèlisme : D est parallèle à D 0 .
Soit X un ensemble et E = P(X ) ; dans E , on a la relation
d’inclusion : A ⊂ B.

B. Aharrouch () 21 / 30
Relations
Définition
Soit E un ensemble. Une relation dans E est une propriété concernant les
couples (x, y ) d’éléments de E . Notons R une telle relation ; on écrit en
général xRy pour signifier que le couple (x, y ) vérifie la relation R.

Exemples
Dans E = C, la relation d’égalité : x = y .
Dans E = R, la relation d’égalité : x = y 2 et d’inégalité : x ≤ y .
Dans l’ensemble des droites du plan (affine) la relation de
parallèlisme : D est parallèle à D 0 .
Soit X un ensemble et E = P(X ) ; dans E , on a la relation
d’inclusion : A ⊂ B.
Sur E = Z, la relation : x et y sont de même parité, appelée relation
de congruence modulo 2 et notée : x = y (mod2).

B. Aharrouch () 21 / 30
Relations
Définition
Soit E un ensemble. Une relation dans E est une propriété concernant les
couples (x, y ) d’éléments de E . Notons R une telle relation ; on écrit en
général xRy pour signifier que le couple (x, y ) vérifie la relation R.

Exemples
Dans E = C, la relation d’égalité : x = y .
Dans E = R, la relation d’égalité : x = y 2 et d’inégalité : x ≤ y .
Dans l’ensemble des droites du plan (affine) la relation de
parallèlisme : D est parallèle à D 0 .
Soit X un ensemble et E = P(X ) ; dans E , on a la relation
d’inclusion : A ⊂ B.
Sur E = Z, la relation : x et y sont de même parité, appelée relation
de congruence modulo 2 et notée : x = y (mod2).
Si f est une application de E dans un ensemble F , on peut lui
associer la relation R définie par (xRy ⇐⇒ f (x) = f (y )).
B. Aharrouch () 21 / 30
Propriétés usuelles des relations

Définition
Soit R une relation sur un ensemble E . On dit que :

B. Aharrouch () 22 / 30
Propriétés usuelles des relations

Définition
Soit R une relation sur un ensemble E . On dit que :
1 La relation R est réflexive si

∀x ∈ E , xRx.

B. Aharrouch () 22 / 30
Propriétés usuelles des relations

Définition
Soit R une relation sur un ensemble E . On dit que :
1 La relation R est réflexive si

∀x ∈ E , xRx.
2 La relation R est symétrique si

∀(x, y ) ∈ E 2 , (xRy =⇒ y Rx).

B. Aharrouch () 22 / 30
Propriétés usuelles des relations

Définition
Soit R une relation sur un ensemble E . On dit que :
1 La relation R est réflexive si

∀x ∈ E , xRx.
2 La relation R est symétrique si

∀(x, y ) ∈ E 2 , (xRy =⇒ y Rx).


3 La relation R est antisymétrique si

∀(x, y ) ∈ E 2 , ((xRy et y Rx) =⇒ x = y ).

B. Aharrouch () 22 / 30
Propriétés usuelles des relations

Définition
Soit R une relation sur un ensemble E . On dit que :
1 La relation R est réflexive si

∀x ∈ E , xRx.
2 La relation R est symétrique si

∀(x, y ) ∈ E 2 , (xRy =⇒ y Rx).


3 La relation R est antisymétrique si

∀(x, y ) ∈ E 2 , ((xRy et y Rx) =⇒ x = y ).


4 La relation R est transitive si

∀(x, y , z) ∈ E 3 , ((xRy et y Rz) =⇒ xRz).

B. Aharrouch () 22 / 30
Propriétés usuelles des relations
Définition
Soit R une relation.

B. Aharrouch () 23 / 30
Propriétés usuelles des relations
Définition
Soit R une relation.
Si R est réflexive, symétrique et transitive, on dit que R est une
relation d’équivalence.

B. Aharrouch () 23 / 30
Propriétés usuelles des relations
Définition
Soit R une relation.
Si R est réflexive, symétrique et transitive, on dit que R est une
relation d’équivalence.
Si R est réflexive, antisymétrique et transitive, on dit que R est une
relation d’ordre.

B. Aharrouch () 23 / 30
Propriétés usuelles des relations
Définition
Soit R une relation.
Si R est réflexive, symétrique et transitive, on dit que R est une
relation d’équivalence.
Si R est réflexive, antisymétrique et transitive, on dit que R est une
relation d’ordre.
Soit R une relation d’ordre dans un ensemble E . On dit que R est
une relation d’ordre total si ∀(x, y ) ∈ E 2 , xRy ou y Rx. C’est une
relation d’ordre partiel sinon.

B. Aharrouch () 23 / 30
Propriétés usuelles des relations
Définition
Soit R une relation.
Si R est réflexive, symétrique et transitive, on dit que R est une
relation d’équivalence.
Si R est réflexive, antisymétrique et transitive, on dit que R est une
relation d’ordre.
Soit R une relation d’ordre dans un ensemble E . On dit que R est
une relation d’ordre total si ∀(x, y ) ∈ E 2 , xRy ou y Rx. C’est une
relation d’ordre partiel sinon.

Exemples
La relation ≤ dans R est une relation d’ordre total.

B. Aharrouch () 23 / 30
Propriétés usuelles des relations
Définition
Soit R une relation.
Si R est réflexive, symétrique et transitive, on dit que R est une
relation d’équivalence.
Si R est réflexive, antisymétrique et transitive, on dit que R est une
relation d’ordre.
Soit R une relation d’ordre dans un ensemble E . On dit que R est
une relation d’ordre total si ∀(x, y ) ∈ E 2 , xRy ou y Rx. C’est une
relation d’ordre partiel sinon.

Exemples
La relation ≤ dans R est une relation d’ordre total.
Soit X = {0, 1, 2}, la relation ⊂ dans l’ensemble E = P(X ) est une
relation d’ordre partiel. En effet, si on considère les éléments A = {0}
et B = {1} de P(X ), on n’a ni A ⊂ B ni B ⊂ A .
B. Aharrouch () 23 / 30
Etude des relations d’équivalence
Fixons une relation d’équivalence R dans un ensemble E . La notation
xRy se lit souvent ”x et y sont équivalents pour R”.
Définition
Soit x un élément de E . On appelle classe d’équivalence de x l’ensemble
qu’on notera ici x̄ : x̄ = {y ∈ E |y Rx}. L’ensemble des classes
d’équivalence est appelé l’ensemble quotient de E par la relation R. On le
note E /R.

Théorème
1 Soit x un élément de E , on a : x ∈ x̄.
2 Soient x et y des éléments de E . On a : xRy ⇐⇒ x̄ = ȳ .
3 Les classes d’équivalence distinctes forment une partition de E , c-à-d,
pour tout x ∈ E , x̄ =
6 ∅,
tout x, y ∈ E tels que x̄ 6= ȳ , on a : x̄ ∩ ȳ = ∅,
pour S
E = x∈E x̄.

B. Aharrouch () 24 / 30
Preuve
1 Puisque R est réflexive, on a xRx 0 pour tout x de E , donc xRx.
2 Supposons xRy . Montrons que l’on a y Rx. Soit z un élément de y ;
on a donc y Rz ; comme R est transitive et que l’on a (xRy et y Rz),
on obtient xRz ; donc z ∈ x̄. On a montré que ȳ ⊂ x̄. Comme R est
symétrique et xRy , on a aussi y Rx. En échangeant les roles de x et
y , on obtient de même x̄ ⊂ ȳ , on a donc x̄ = ȳ .
Supposons x̄ = ȳ ; on a x ∈ x̄ donc x ∈ ȳ , c’est à dire y Rx ; comme
R est symétrique, on a aussi xRy , d’où (xRy ⇐⇒ x̄ = ȳ ).
3 La classe x̄ de x de E contient x d’après 1 ; elle est donc non vide.
Montrons que deux classes distinctes sont disjointes, et pour cela
supposons x̄ ∩ ȳ 6= ∅ et montrons x̄ = ȳ . Soit z un élément de
l’ensemble x̄ ∩ ȳ ; on a (xRz et y Rz) donc
S x̄ = z̄ = ȳ .
0 0
Notons E la réunion des classes : E = x∈E x̄ et montrons que
E = E 0 . Soit x un élément de E . On a x ∈ x̄, donc x ∈ E 0 ; on
obtient E = E 0 . Comme on a évidemment E 0 ⊂ E , on obtient
E = E 0 , d’où le résultat 3.
B. Aharrouch () 25 / 30
Relations d’ordre
Dans la suite, on se contentera d’étudier les relations ≤ dans E = N, Z, Q
ou R.
Définition
Soient A un sous-ensemble de E et M un élément de E .
1 On dit que M est un majorant de A si pour tout élément a de A, on
a : a ≤ M.
2 On dit que M est un plus grand élément de A si M est un majorant
de A et si M appartient à A. On le note max A.
3 On dit que m est un minorant de A si pour tout élément a de A, on
a : a ≥ m.
4 On dit que m est un plus petit élément de A si m est un minorant de
A et si m appartient à A. On le note min A.

Proposition
S’il existe un plus grand élément de A, il est unique.
B. Aharrouch () 26 / 30
Relations d’ordre
Preuve :
Si a et a0 sont deux plus grands éléments de A, a est un élément de A et a0
majoré A, donc a0 ≤ a ; de même en échangeant les roles de a et a0 , on
obtient a ≤ a0 . Comme la relation ≤ est antisymétrique, on obtient a = a0 .
On peut donc dire qu’un élément a est le plus grand (ou le plus petit)
élément de A.
Exemples
Considérons la relation d’ordre ≤ dans E = R et soit A = [0, 1[.
Alors, les majorants de A sont les réels M tels que 1 ≤ M, les
minorants de A sont les réels m tels que m ≤ 0, A a 0 pour plus petit
élément, mais A n’a pas de plus grand élément.
Considérons la relation d’ordre ≤ dans E = N et soit
A = {x ∈ N|x 2 ≤ 2}. Alors, A = {0, 1}, 0 est le seul minorant de A et
c’est le plus petit élément de A, les majorants de A sont les entiers
naturels non nuls et 1 est le plus grand élément de A.

B. Aharrouch () 27 / 30
Borne supérieur
Définition
Soient A un sous ensemble de E et M un élément de E .
On dit que M est une borne supérieure de A si M est un plus petit
élément de l’ensemble des majorants de A, c’est à dire si les deux
conditions suivantes sont vérifiées :
1 M est un majorant de A.
2 Si M’ est un autre majorant de A, alors M ≤ M 0 .
ou de façon équivalente si :
1 M est un majorant de A.
2 Si M 0 < M, il existe un élément a de A tel que M 0 < a ≤ M.

Remarque
Soient A un sous ensemble de E et M un majorant de A. Si m ∈ A alors m
est la borne supérieure de A et M = max(A).
B. Aharrouch () 28 / 30
Borne inférieur
Définition
Soient A un sous ensemble de E et m un élément de E .
On dit que m est une borne inférieur de A si M est un plus grand élément
de l’ensemble des minorants de A, c’est à dire si les deux conditions
suivantes sont vérifiées :
1 m est un minorant de A.
2 Si m’ est un autre minorant de A, alors m ≥ m0 .
ou de façon équivalente si :
1 m est un minorant de A.
2 Si m < m0 , il existe un élément a de A tel que m ≤ a < m0 .

Remarque
Soient A un sous ensemble de E et m un minorant de A. Si m ∈ A alors m
est la borne inférieure de A et m = min(A).
B. Aharrouch () 29 / 30
Borne inférieur et supérieur

Exemple
Soit A = { n1 ; n ∈ N∗ }. Alors,
A est majoré de borne supérieur égale à 1 et minoré de borne inférieur
égale à 0.

Preuve : Pour tout n ∈ N∗ , on a 0 ≤ n1 ≤ 1.


Ainsi, B est minoré par 0 et majoré par 1.
De plus, 1 ∈ B, dont 1 est un majorant de B qui est élément de B . C’est
donc sa borne supérieure.
Prouvons que 0 est la borne inférieure de A ?
On remarque que, pour tout ε > 0, on peut trouver n ∈ N∗ tel que n1 < ε.
Comme 0 est un minorant de B, ceci prouve que 0 est la borne inférieure
de B.

B. Aharrouch () 30 / 30

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