FICHE INTRODUCTION COMMERCE INTERNATIONAL
On s'intéresse aux raisons qui expliquent que les différents pays du monde sont liés par des
échanges (B&S, Ktaux, personnes...) et à l'impact de ces liens sur les équilibres internes des
économies.
2 champs :
→ le commerce international (analyse des flux réels), on s'intéresse aux :
° causes
° implications
° gains à l'échange
° conséquences des politiques restrictives ou de l'ouverture à l'échange.
(on ignore les déséquilibres macro car hypothèse de plein emploi et de balance commerciale
équilibrée)
→ le finance internationale (analyse des flux financiers), on s'intéresse moins à :
° détermination du tx de change
° intégration financière
° effets des différentes pol conjoncturelles en éco ouverte
° déséquilibres commerciaux
Comprendre l'équilibrage de la Balance des paiements :
But de la BdP : comptabiliser les différentes transactions économiques ou financières que les pays
effectuent entre eux au cours d'une période donnée (1 an en général).
Les pays échangent des B&S, des Ktaux, des revenus de facteurs : comment ces flux s'équilibrent-
ils ?
Soit avec la BdP, soit avec les ajustements des tx de change.
La BdP enregistre toutes les opérations entre non-résidents et résidents (= personne physique, qui,
quelque soit sa nationalité, a son domicile principal en France // personne morale, française ou
étrangère qui a son établissement en France, mais durée d'activité minimal d'1 an requise).
La BdP est équilibrée par définition : certains postes équilibrent d'autres postes → le
« déséquilibre » de la BdP concerne donc un ensemble de postes.
La BdP obéit au principe de compta en partie double : chaque opération s'écrit une fois au crédit et
une fois au débit.
Au crédit (+) :
Les exportations (compte courant),
Diminution d'avoirs ou augmentation d'engagements financiers ou monétaires des résidents auprès
des non-résidents (compte financier),
Toutes les ventes ou cessions d'actifs par les résidents ou non-résidents (compte de capital)
→ Tout ce qui sort est au crédit.
Au débit (-) :
Les importations (compte courant),
Tous les achats ou acquisitions d'actifs par les résidents auprès des non-résidents (compte de K),
Augmentation d'avoirs ou diminution d'engagements financiers ou monétaires des résidents auprès
des non-résidents (compte financier)
→ Tout ce qui entre est au débit.
Les différents transactions de la BdP sont regroupés en groupes d'opérations, chaque groupe donne
lieu à un solde (déficit ou excédent), comme la BdP globale est équilibrée, les soldes ne se
compensent pas entre eux.
Solde commercial = différence entre exportation et importation de marchandises
Solde des B&S = solde commercial + solde sur les services
Solde compte courant = Solde des B&S + soldes des revenus + soldes des transferts courants
Solde de la balance globale > 0 → l'économie reçoit plus de paiements en provenance du RDM
qu'elle n'y effectue de dépense.
• Si la BdP de base est équilibrée, le déséquilibre du solde courant est compensé par les
mouvements de Ktaux entre résidents et non-résidents hors secteur bancaire :
→ si déficit courant : compensé par des entrées de Ktaux (cad un endettement de l'éco nationale par
rapport au RDM)
→ si excédent courant : compensé par des sorties de Ktaux (cad une accumulation de créances de
l'éco nationale sur le RDM)
• Si la Bdp de base n'est pas équilibrée, un ajustement doit se faire
soit par les prix : dépréciation de la monnaie (ou appréciation de la monnaie) si les changes
flexibles ;
soit par les quantités: la Banque Centrale intervient → baisse des réserves officielles (ou hausse =
accumulation de créances de l'éco nationale sur le RDM), si les changes fixes.
Exemple : taux de changes flexibles : dépréciation de l'€ → produits
européens moins chers pour les Cteurs étrangers et les produits étrangers
plus chers pour les Cteurs européens → baisse du déficit européen.
Y+M=C+I+G+X
Y=C+T+S
C+T+S+M=C+I+G+X
T + S = I + G + (X-M)
X-M = (S-I) + (T-G)
(X-M) la balance commerciale est liée à :
→ S-I = capacité de financement du privé
→ T-G = capacité de financement public
Compétitivité – Taux de change / 1er modèle :
→ 2 pays
→ 2 biens
→ CPP
→ 1 seul facteur de P°
→ Pas la même monnaie donc tx de change e (nombre d'unités monétaires nationales par unité de
monnaie étrangère)
→ Eco nationale avantagée dans le bien 1 / éco étrangère avantagée dans le bien 2
→ a est le nb d'unité de L afin de fabriquer une unité de bien, donc Pté du L = 1/a
Chiffres d'affaires = coût total
P x Q = w x L donc →
le cout salarial doit être < au tx de change e
Les déterminants des échanges de biens :
→ déterminants géographiques (obstacles naturels aux échanges ex : montagnes)
→ déterminants économiques (PIB + grand dans un pays que dans un autre) : si la P° des biens d'un
pays est proportionnelle à la taille de ce pays, et sachant qu'un Cteur veut acheter tous les biens,
alors en moyenne, les M en provenance d'un grand pays (à grand PIB) sont > aux M d'un plus petit
pays. C'est l'argument du PIB. (ex : la Fr commerce plus avec l'All qu'avec l'Italie)
Mais qd on regarde par rapport aux US → ça ne marche pas pourtant US = très grand pays (grand
PIB) → mais : US + Fr → PAS zone de libre-échange // distance avec les US // monnaie différente.
→ déterminants des dotations factorielles et d'avantage comparatif : la Fr X des avions et M des
habits.
→ déterminants de différenciation qualitative : la Fr X qd même des habits même si elle a un
désavantage (plus haut de gamme que ceux de la Chine par ex)
Toutes les entreprises n'X pas (seulement les plus grandes et les plus efficaces) → il faut être équipé
et avoir les moyens.
Jusqu'à la crise de 2008 : le commerce mondial a cru deux fois plus vite que le PIB mondial → il
doublait tous les 12 ans. Nouvelle tendance depuis la fin de la crise (2011) → hausse beaucoup
moins marquée (sorte de 'démondialisation').
Marge extensive : nvx produits // nvx flux // nvelles firmes exportatrices
Marge intensive : augmentation de la valeur des flux existants // augmentation de la valeur des
exportations des firmes déjà exportatrices.