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Méthodologie de Recherche en Santé

Le document présente une introduction à la méthodologie de recherche, définissant des concepts clés tels que la recherche fondamentale, appliquée, scientifique et opérationnelle, ainsi que leur importance dans le domaine de la santé. Il décrit également les liens entre recherche, théorie et pratique, et les étapes du processus de recherche, notamment la structure IMRAD pour la rédaction d'articles scientifiques. Enfin, il aborde la formulation d'un problème de recherche, les objectifs, questions et hypothèses qui en découlent.

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Chaimaa Khallouk
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Méthodologie de Recherche en Santé

Le document présente une introduction à la méthodologie de recherche, définissant des concepts clés tels que la recherche fondamentale, appliquée, scientifique et opérationnelle, ainsi que leur importance dans le domaine de la santé. Il décrit également les liens entre recherche, théorie et pratique, et les étapes du processus de recherche, notamment la structure IMRAD pour la rédaction d'articles scientifiques. Enfin, il aborde la formulation d'un problème de recherche, les objectifs, questions et hypothèses qui en découlent.

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Première Partie : Introduction à la Méthodologie de Recherche

Objectifs d’Apprentissage :
Définir les concepts suivants : Recherche, Recherche Fondamentale, Recherche
Appliquée, Recherche Scientifique, Recherche opérationnelle, Recherche en Santé
Publique.
Décrire les liens entre recherche, théorie et pratique.
Apprécier l’importance de la recherche dans le domaine de la santé.
Expliquer les étapes du processus de recherche.

I. Définition des concepts :


- La recherche :
Selon le dictionnaire Hachette :
o La recherche est l’action de rechercher pour trouver, découvrir.
o C’est un ensemble de travaux, visant à faire progresser la connaissance.
- La recherche fondamentale :
C’est une recherche destinée à augmenter la base des connaissances d’une discipline,
uniquement à des fins cognitives.
- La recherche appliquée :
C’est une recherche axée sur la recherche des solutions à des problèmes concrets
immédiats.
- La recherche scientifique :
La recherche scientifique est une démarche systématique qui permet d’examiner des
phénomènes en vue d’obtenir des réponses à des questions précises qui méritent une
investigation. Cette démarche mène à l’acquisition des nouvelles connaissances.
Seaman (1987) définit la recherche scientifique comme un processus systématique de
collecte de données observables et vérifiables, à partir du monde empirique en vue de
décrire, d’expliquer, de prédire ou de contrôler des phénomènes :
- La description consiste à déterminer la nature et les caractéristiques des phénomènes et
parfois établir certaines associations entre eux. Il s’agit alors de découvrir ou de
classifier des nouvelles informations.

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- L'explication va plus loin : elle consiste à clarifier les relations entre les phénomènes et
à déterminer pourquoi tels évènements se produisent.
- La prédiction : permet d'estimer la probabilité qu'un tel résultat se produise dans une
situation donnée.
- Le contrôle : une situation est provoquée, c'est-à-dire qu'un élément extérieur est
introduit de manière à produire un résultat prévu.
- la recherche opérationnelle :
C'est un processus qui vise à identifier et à résoudre les problèmes inhérents à des
programmes d'activités.
- Dans le domaine des activités de santé, la recherche opérationnelle vise à améliorer le
degré d'efficacité, le rendement el la qualité des services fournis, ainsi que leur degré de
disponibilité, d'accessibilité par les utilisateurs.
Exemple: La recherche en Santé Publique (selon l'OMS)
- La recherche en santé publique est un processus visant à obtenir une connaissance
systématique et des technologies pouvant être utilisées pour améliorer la santé des
individus ou des groupes de population déterminés.
Elle fournit une information de base sur l'état de santé ou les pathologies de la
population déterminée.
Elle vise aussi à mettre au point des outils pour prévenir et soigner la maladie et en
atténuer les effets et à concevoir des approches plus efficaces pour la prestation des
soins de santé tant à l'individu qu'à la communauté.
II. Liens entre recherche, théorie et pratique :

 La recherche dépend de la théorie : du fait que la théorie apporte une


signification aux concepts utilisés dans une situation.

 La théorie dépend de la recherche : la recherche permet d'élaborer des théories


ou de les vérifier :
 La recherche qui vise à produire la théorie consiste à déceler la présence
d'un phénomène, à découvrir ses caractéristiques et à préciser les
relations entre elles.
 La recherche qui vise à vérifier la théorie tend à démontrer à l'aide
d'hypothèses que la théorie possède une évidence empirique.

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 Il existe également une relation de réciprocité entre la théorie et la pratique. En
effet, de la pratique émane des théories, lesquelles auront besoin d'être vérifiées
de façon empirique avant d'être valides à nouveau dans la pratique.
En fait, la recherche établit un pont entre la discipline comme champ de connaissance et la
pratique professionnelle comme champ d'intervention. Elle permet de vérifier la théorie et
de la développer et cette union de la théorie et de la recherche fournit une base à la
pratique.
III. Importance de la recherche dans le domaine de la santé :
Comme toute recherche, la recherche dans le domaine de la santé a pour objectif
l'élaboration et le développement d'un corps de connaissances scientifiquement validées
selon une méthodologie clairement identifiée et reconnue au service d'une pratique.
Elle tente d'expliquer des problématiques de santé, d'encadrement et de formation des
professionnels de la santé. Elle concerne tous les aspects de soins: éducatif, préventif et
curatif.
Elle œuvre pour :
1. La promotion de la santé des individus et des groupes ;
2. L'amélioration de la qualité des soins ;
3. Le développement de l'ensemble des pratiques professionnelles ;
4. La communication et le partage des travaux de recherche ;
5. La professionnalisation du personnel de santé.
IV. Etapes du processus de recherche :
La recherche scientifique basée sur des principes logiques et procède d'une façon
systématique en passant par un certain nombre d'étapes à partir d'un point de départ, celui
de la question (l’hypothèse) posée par le problème. Le chercheur doit se rendre jusqu'à un
point final, celui de la réponse à la question (vérification de l’hypothèse).
Ce processus comprend est structuré :
- INTODUCTION
- MATERIELS ET METHODES
- RESULTATS
- DISCUSSION

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IMR@D fait référence au format dans lequel la plupart des revues biomédicales publient un
article de recherche original. Ce cadre pour un article scientifique explique comment un
manuscrit doit être présenté. La lettre I représente l'introduction, le M pour les méthodes, le
R pour les résultats, le A pour Et et le D pour la discussion. L'origine de ce format est
quelque peu floue; cependant, Louis Pasteur serait la première personne à publier son
travail dans ce format. (1) Le format a ensuite été rendu plus populaire par le célèbre
statisticien britannique Sir Austin Bradford Hill (2) qui a travaillé avec le Medical Research
Council du Royaume-Uni et a également été consultant statistique pour le British Medical
Journal

Abréviations IMR@D
Introduction: Pourquoi aviez-vous fait l’étude?
Méthodes: Qu’aviez-vous fait?
Résultats: Qu’aviez-vous trouver ?
Discussion: Qu’est ce que ça signifie ?

Pour en savoir plus sur l’histoire de la structure IMRAD


Luciana B. Sollaci, MS,. 2004. The introduction, methods, results, and discussion
(IMRAD) structure: a fifty-year survey. J Med Libr Assoc 92(3).
[Link]
[Link]
Batmanabane G. (2018) La structure IMRAD. Dans: Sahni P., Aggarwal R. (eds)
Reporting and Publishing Research in the Biomedical Sciences. Springer,
Singapour. [Link]
[Link]

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Deuxième Partie : Introduction

Objectifs d’Apprentissage :
 Identifier les critères de choix d’un problème de recherche.
 Différencier les éléments d’un problème de recherche.
 Décrie les différents types de questions et les niveaux de recherche.
 Préciser le but de la revue de littérature.
 Expliquer la fonction d’un cadre de référence.
 Définir les composantes d’un cadre de référence.

I. Introduction
La question fondamentale dans la rédaction de l’introduction : Pourquoi aviez-vous
fait l’étude?
L’objectif de l’introduction :
1. Informatif :
a. Combler l’écart de connaissance qui peut exister entre les auteurs du travail
et les lecteurs
b. Atteindre cet objectif, c’est permettre au lecteur de comprendre et de
poursuivre la lecture
2. Montrer le problème que pose le sujet

Problème de recherche :
1. Définition d'un problème de recherche :
Toute recherche à pour point de départ une situation considérée comme problématique, qui
cause une irritation, une inquiétude et qui exige par conséquent une explication ou du
moins une meilleure compréhension du phénomène observé.

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Cette situation problématique surgit lorsqu'un écart est constaté entre une situation jugée
insuffisante et la situation désirable et qu'on ressent la nécessité de combler cet écart.
Le processus de la recherche est mis en marche afin de tenter, de combler cet écart et
consiste à fournir des connaissances utiles à la compréhension et à l'amélioration de la
situation problématique.

2. Critères de choix d'un problème de recherche :


Toute personne qui veut entreprendre une recherche commence par trouver ou délimiter un
champ d'intérêt précis. Ce champ d'intérêt est habituellement associé à des préoccupations
cliniques ou professionnelles. A titre d'exemple un étudiant(e) peut s'intéressé à la nutrition
des enfants ; dans ce vaste champ d'intérêt, il peut délimiter un domaine de recherche tel la
prise en charge diététique des enfants malnutris en milieu hospitalier.

D'une façon générale, le chercheur choisit un domaine général, qu'il raffine pour formuler
une problématique et une question de recherche qui peut être étudiée empiriquement. Au
cours du processus de formulation d'une problématique et d'une question de recherche
précise, il est important de s'interroger sur leur pertinence, leur portée théorique et pratique,
ainsi que sur leurs dimensions méthodologique et éthique.
3. Eléments de Formulation d'un problème de recherche :
Les éléments constitutifs d'un problème de recherche sont:
1. Une irritation, un intérêt, une préoccupation personnelle comme point de départ à la
recherche:
 Quel est ou quels sont les phénomènes qui me préoccupent ?
 Quels sont les faits immédiats, les observations qui s'y rattachent ?

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2. Les éléments de la situation, soit les facteurs qui produisent, influencent ou
maintiennent le problème ;
3. L'univers plus vaste dans lequel le problème se situe ; soit les écrits des autres
auteurs. Ces écrits permettront d'identifier les concepts pertinents au problème ou
des théories qui servent de cadre théorique ;
4. La situation désirable « idéale » c'est-à-dire la projection d'une situation idéale où le
problème n'existerait pas ;
5. La ou les suggestions proposées pour atteindre cette situation idéale est un des
résultats possibles qu'on s'attend d'obtenir par rapport à cette situation. La ou les
solutions proposées devraient s'approcher du but de l'étude.

Structure de l’introduction
• Passer du Général au Particulier (poser la problématique du sujet)
• Se compose de 3 parties :
• Le Connu
• L’Inconnu
• L’Objectif
1ère Partie:Le Connu
• Expose en quelques phrases ce qui est connu du sujet en général [Brève mise au
point]
• Destinée à un lecteur qui ne connaitrait pas bien le sujet
• Apporter les informations nécessaires et suffisantes pour la compréhension de la
suite de l’article
Courte, tenant en un paragraphe
2ère Partie:L’ Inconnu
• Expose la problématique de l’article
• Expose le point particulier du sujet
• Apporte une justification au travail
Ex: - Des résultats contradictoires
- Mieux comprendre le mode d’action d’un médicament…
Montrer la lacune dans le domaine qui justifie la réalisation du travail !
3ère Partie:L’ Objectif de l’Etude

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• Indiquer l’objectif principal de l’étude
• Possible d’ajouter 1ou 2 objectifs secondaires
Ex: - Le but de notre étude était..
- The aim of this study was…

Le temps des verbes

 Les faits bien établis doivent être exprimés au Présent


 Faire référence à des résultats d’études particulières, utiliser le Passé
 Le but de l’étude est au Passé
NB : dans la rédaction du protocole le temps est le futur.

Les références bibliographiques


 Indispensables pour étayer les données
 Choisir les articles les plus:
 pertinents (meilleur niveau de preuve scientifique)
 récents
 facilement accessibles pour le lecteur
 A citer par ordre décroissant d’importance
Quand Ecrire l’Introduction ?
 Au tout début !
 Une introduction provisoire
 Avant de commencer le travail proprement dit:
 Faire une recherche documentaire
 Sélectionner les références bibliographiques
 A la fin du travail, le contenu sera réajusté
 Contenu variable d’un sujet à l’autre
 A adapter aux usages des journaux (lire quelques articles du journal )

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II. But, questions et hypothèses de recherche
1. Le but :
Le but d'une étude indique le pourquoi de la recherche. C'est un énoncé déclaratif, qui
précise l'orientation de la recherche selon le niveau des connaissances établies dans le
domaine en question. Il spécifie les concepts et les variables clés, la population cible et le
contexte de l'étude.

Le but de l'étude s'écrit en des termes qui indiquent le type de recherche à entreprendre,
soit : nommer, décrire des facteurs, explorer ou examiner des relations, prédire, évaluer les
effets, etc.
- Au niveau I : le but est de nommer ou de décrire, cela signifie qu'il existe au départ
peu de connaissances dans le domaine.
- Au niveau II : les études visent à découvrir des relations et à les décrire.
- Au niveau III : les connaissances étant plus avancées, l'étude visera à examiner la
force et la direction des relations. Il s'agit de déterminer le degré d'influence d'une
variable sur une autre.
- But niveau IV: Les connaissances établies dans le domaine permettent de prédire
les résultats d'une étude. On formule une hypothèse, laquelle présume qu'il existe
des relations entre les variables, de sorte qu'une variable X introduite dans une
situation de recherche, produira un effet sur la variable Y.
2. Les questions de recherche :
Une question de recherche est une interrogation explicite relative à un domaine que l’on
désire explorer en vue d’obtenir de nouvelles informations. C'est un énoncé interrogatif et
clair qui précise les concepts clés et qui spécifie la nature de la population que l'on veut
étudier.
Elles découlent directement du but et spécifient les aspects à étudier.
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- Les questions du niveau I : (qui, quoi, quel) correspondent à l'exploration des
phénomènes.
- Les questions du niveau Il : (quel, existe-t-il), la relation descriptive est plus
complexe puisqu'elle entraîne la découverte de relations entre les facteurs étudiés.
- Les questions des niveaux III et IV : (pourquoi, qu'arrivera-t-il si...) correspondent
respectivement à l'explication et à la prédiction.

3. Hypothèses :
Les hypothèses de recherche supposent l’existence d'une relation entre deux ou plusieurs
variables qu'il s'agit de vérifier empiriquement. Ces hypothèses décrivent les variables
dépendantes et les variables indépendantes qui seront utilisées ainsi que le type d'analyse
adopté pour mener les relations entre elles.
Une hypothèse est un énoncé formel des relations prévues entre deux ou plusieurs
variables.

Les éléments essentiels à considérer dans la formulation d'une hypothèse sont :


 L'énoncé de relations;
 Le sens de la relation;
 La vérifiabilité : Les variables doivent être observables, vérifiable et mesurable ;
 La consistance théorique (consiste à faire l'examen des études contradictoires) ;
 La plausibilité (Pertinence de l'hypothèse par rapport au problème étudié).

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Tableau présentant la hiérarchie des niveaux de recherche

Niveau Question de recherche but Type d’étude

- Quoi ? - Reconnaître - Exploratoire


- Qui ? - Nommer - Descriptive
I
- Quel est ? - Décrire
- Quels sont ? - Découvrir
- Existe-t-il des relations entre les - Décrire les variables - Descriptive
facteurs ? et les relations - Descriptive corrélationnelle
II
- Quels sont les facteurs reliés ? découvertes

- Vérification d’hypothèses,
- Qu’arrive-t-il si telle relation
Expliquer la force et la d’associations entre les
III existe ?
direction des relations variables.
- Pourquoi

- Prédire une relation - Vérification d’hypothèses,


- Qu’arrive-t-il si tel traitement est
causale causales.
IV appliqué ?
- Expliquer
- Contrôler

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Exercice 1:
Ann Chir, 2001. Le Cancer différencié de la thyroïde chez l’enfant et l’adolescent .
126: 988-80

Les cancers différenciés de la thyroïde sont rares chez l'enfant, en dehors d'une exposition
aux radiations comme ce fut le cas en Ukraine en 1986 [1], [2]. Dans une série d'un peu plus
de 1 000 patients opérés d'un cancer papillaire thyroïdien, type le plus fréquent des cancers
thyroïdiens de l'enfant, un peu moins de 6 % concernaient des enfants et des adolescents
de moins de 17 ans [3]. Connu
Le traitement est controversé. L'extension locorégionale parait plus fréquents chez l'enfant
que chez l'adulte [3]. De ce fait, Il semblerait alors logique de faire des thyroïdectomies
totales et des curages ganglionnaires étendus [7], [8] de principe. Mais, une étude
comparative du pronostic du cancer thyroïdien de l'adulte et de l'enfant a suggéré, avec un
[3]
recul et un traitement similaires que le pronostic du cancer de l'enfant serait meilleur .
Cette notion inciterait donc plutôt à faire chez l'enfant une chirurgie aussi peu mutilante
que possible. Ces divergences expliquent que, selon les séries, la proportion de
thyroïdectomies totales varie de 4 à 100% [4]. Inconnu
Le but de ce travail était d'étudier le devenir d'enfants et d'adolescents qui ont eu un des
résections adaptées à l’extension macroscopique des lésions et non pas des thyroïdectomies
totales et des curages ganglionnaires de principe. Le but de sujet

Exercice2 :

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Aujourd’hui, le monde est confronté à une double charge de malnutrition comprenant à la
fois les cas de dénutrition et de surnutrition. La malnutrition peut affecter toutes les couches
de la population, mais les enfants sont les plus touchés.
La dénutrition, c’est tout à la fois avoir un poids insuffisant pour son âge, une
taille trop courte pour son âge (retard de croissance), et présenter une carence en
vitamines et en minéraux (carence en micronutriments). Dans le monde en
développement, un enfant de moins de cinq ans sur quatre (27%) souffre
d’insuffisance pondérale, soit au total quelques 146 millions d’enfants (UNICEF, 2006).
Selon les estimations de L'organisation mondiale de
la santé (OMS), La dénutrition contribue pour un tiers à la mortalité totale de l’enfant
(WHO, 2008). Elle peut causer des retards de développement chez les jeunes pendant toute
l'enfance et l'adolescence, et peut entraîner de mauvais résultats scolaires et l'abandon
de l’école. De nos jours, la dénutrition est définie comme l’accumulation d’un ensemble
de facteurs : apport déséquilibré en nutriments, déficience de la couverture vaccinale,
environnement insalubre,
absence de scolarisation, faible niveau socio-économique des familles. etc. Selon Gruénais,
il s’agit d’une des rares pathologies pour laquelle des causes générales ou sous jacentes
d’ordre socioéconomique sont à priori mises en avant puisque, en première analyse, chacun
s’accorde pour lier la dénutrition à la pauvreté. Dès lors, les solutions seraient également du
même ordre (Gruénais, 1992) et la dénutrition, ou du moins l’état nutritionnel des
populations, apparaît comme un indicateur global du développement.
La malnutrition est un problème qui se pose dans les pays industrialisés, mais elle est
moins susceptible d’être liée à une alimentation insuffisante qu’à des régimes
alimentaires peu favorables à la santé car dominés par des choix et des pratiques
alimentaires inappropriés, et en particulier par la consommation d’aliments fournissant
un apport calorique excessif. L’augmentation des taux d’obésité est devenue un grave
problème de santé publique dans les couches socioéconomiques pauvres des pays
industrialisés et aussi, de plus en plus, dans beaucoup de pays en développement
(Darnton et al., 2004) .L’augmentation des taux de surpoids et d’obésité partout dans le
monde s’accompagne d’un accroissement de la fréquence
du syndrome métabolique, des maladies chroniques telles que les cancers, les
maladies cardiovasculaires à l’âge adulte, et à une réduction de l’espérance de vie.

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En 2010, selon l’OMS le surpoids concernait près de 43 millions d’enfants de moins de
cinq ans (Latif et al., 2010).
Dans beaucoup de pays en développement obésité et dénutrition coexistent. La
première est encore relativement peu fréquente dans les pays d’Afrique et d’Asie, mais a
une prévalence plus grande dans les populations urbaines que dans les populations
rurales. Dans les régions économiquement avancées, ses taux de prévalence peuvent être
comparables à ceux des pays
industrialisés (OMS, 2003). Dans les pays développés, la dénutrition chez l’enfant est
moins médiatique que l’obésité, contrairement, dans la Région africaine où beaucoup de
pays ont par nécessité principalement axé leurs efforts sur la dénutrition et la sécurité
alimentaire. De ce fait, les tendances de l’obésité n’ont été documentées que dans
quelques populations ou pays africains.
L’enfance est la période de vie allant de la naissance jusqu’à l’âge de 19 ans. De nos jours,
la priorité est accordée aux enfants de moins de 5 ans et les principales actions surtout dans
les pays en développement, étaient axées sur la petite enfance du fait de la
vulnérabilité particulière de cette tranche d’âge. Au Maroc, à part quelques travaux dont
ceux d’El Hioui et al. (2008), peu d’enquêtes ont été réalisées sur la grande enfance et
l’adolescence. Dans notre
pays, l’obésité apparaît à un moment où la dénutrition constitue encore un lourd
fardeau, surtout au sein des groupes défavorisés de la population. La coexistence
d’états de sur et de sous-nutrition pose un véritable problème aux services de santé
marocains, peu préparés à cette évolution. Nous disposons peu de données nationales.
Les études locales réalisées dans certaines régions du Maroc ne permettent pas de
définir la prévalence à l’échelle nationale. Elles permettent toutefois de faire prendre
conscience que le surpoids, l’obésité et le retard staturopondéral chez les enfants et les
adolescents au Maroc prennent de l’ampleur et peuvent devenir un véritable problème de
santé publique. Les résultats de cette étude viennent renforcer cette perspective.
Dans le présent travail, nous nous sommes proposés d’étudier :
- L’évaluation de l’état nutritionnel des enfants scolarisés dans les écoles publiques de la
ville de Rabat
- La relation entre le niveau socio-économique et la survenue du surpoids, de l’obésité et
du retard staturo-pondéral.

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- La prévalence du syndrome métabolique chez les enfants obèses de notre échantillon

III. Recension des écrits / Revue de littérature :


La recension des écrits constitue l'étape de base de l'organisation d'une recherche. Elle
consiste en un examen approfondi et systématique des publications traitant du domaine et
du problème de recherche choisi.
 Elle permet :
1. de déterminer le degré d'avancement des travaux de recherche dans le domaine
choisi ;
2. d'identifier les définitions de concepts et de variables ;
3. d’examiner les éléments de recherche (devis, méthode, outils...) ayant été utilisés
par les autres chercheurs ;
4. d'identifier les problèmes d'éthique et les difficultés rapportées par d'autres
chercheurs.
 Elle prend deux formes :
En premier temps, elle est préliminaire : elle consiste à l'identification et la localisation des
publications pertinentes au domaine étudié.
En deuxième lieu, elle est critique et consiste à l'organisation de l'information par résumé
des publications pertinentes. Elle consiste aussi à la comparaison des apports des différents
auteurs.
IV. Cadre de référence :
1. Définition :

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Le cadre de référence est une structure abstraite et logique qui permet de percevoir le
phénomène à l'étude. Il représente l'agencement des concepts déterminés au moment de la
formulation du problème de manière à décrire, expliquer ou prédire les relations entre eux.
Un cadre de référence peut provenir de diverses sources et comporter différentes
significations selon le contexte dans lequel il est appliqué. Si le cadre de référence est
élaboré à partir de la théorie établie, c'est un cadre théorique, s’il émane de simples
concepts non encore structurés, la notion du cadre conceptuel est la plus appropriée.
2. Etapes d'élaboration d'un cadre de référence :
Elaborer un cadre de référence qu'il soit théorique ou conceptuel est une démarche itérative
qui passe par deux étapes :

 Première étape : consiste à définir les concepts qui seront examinés dans l'étude en
notant les diverses significations attachées à un concept dans les différents écrits
consultés.

 Deuxième étape: consiste à préciser les relations entre les concepts et à les illustrer.
Une des façons d’y arriver est de tracer, à l'aide d'un diagramme, les relations entre
les concepts qui seront examinés dans l'étude.

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TROISIEME PARTIE : MATERIEL & METHODES

Objectifs d’Apprentissage :

 Préciser l’objectif du devis de recherche.


 Décrire les éléments du devis de recherche pour le choix d’un
échantillon.
 décrire les différentes méthodes de collecte de données.
 Décrire les différentes méthodes d’analyse de données.
 Prendre connaissance de l’aspect éthique dans le cadre d’une
recherche.
 reconnaitre l’intérêt de l’établissement d’un échéancier dans le
processus de recherche.
I. Devis de recherche :
1.Définition et but :

Le devis de recherche est le plan logique créé par le chercheur en vue d’obtenir des
réponses valables aux questions de recherche posées ou aux hypothèses formulées.

C’est aussi un ensemble de directives associées au type d’étude choisi. Il précise la manière
de collecter et d’analyser les données pour assurer un contrôle sur le variables à l’étude. Le
devis de recherche permet d’isoler les variables importantes des autres variables et de les
mesurer avec précision afin d’assurer la crédibilité des données.

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2. Eléments d’un devis de recherche :

Les principaux éléments qui concourent à l’établissement d’un devis de recherche sont : le
ou les milieux où l’étude sera menée ; le type d’étude ; la sélection des sujets et la taille de
l’échantillon ; les stratégies utilisées pour contrôler les variables étrangères ; les instruments
de collecte des données et le traitement des données.

a- Le milieu :
Il s’agit de préciser le milieu où l’étude sera conduite et de justifier son choix. Il
faut s’assurer que le milieu est accessible et obtenir la collaboration et les
autorisations nécessaires de la part des instances concernées.
b- Type d’étude :
A chaque type d’étude correspond un devis précisant les activités qui permettront
d’obtenir des réponses fiables aux questions de recherche ou aux hypothèses. Le
type d’étude décrit la structure utilisée selon que la question de recherche vise :
-à décrire des variables ou des groupes de sujet ;
- à explorer ou à examiner des relations entre les variables ;
- à vérifier des hypothèses de causalités.

c- Opérationnalisation des concepts :


L’opérationnalisation des concepts s’appuie sur les définitions conceptuelles
précisées à l’intérieur d’une théorie ou établies par le chercheur au cours du
processus de clarification des concepts.
Opérationnaliser un concept signifie, le définir de manière qu’il puisse être observé
et mesuré. C’est aussi lui assigner une signification en spécifiant les activités ou
opérations nécessaires pour le mesurer.
d- Population cible et échantillon :
La description de la population cible fournit une bonne idée de la généralisation
éventuelle des résultats. Les caractéristiques de la population définissent le groupe
de sujets qui seront inclus dans l’étude et précisent les critères de sélection. Il faut
aussi tenir compte des considérations éthiques ayant trait à la protection des droits
des personnes.

-La population cible :


La population cible, appelée aussi, population à l’étude, est composée d’éléments
distincts possédant un certain nombre de caractéristiques communes. Ces éléments
sont les unités sur lesquelles seront recueillies les informations.
Deux séries de critères servent à définir les éléments qui constituent la population
cible : les critères d’inclusion et les critères d’exclusion. La conjugaison des deux
séries de critères devrait être telle que tout élément pourrait être classé sans
équivoque comme faisant partie ou non de la population cible.
-L’échantillon :
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En recherche, il n’est pas toujours possible d’étudier toute une population, par
conséquent, on décide souvent de n’étudier qu’une petite fraction de cette
population, appelée
échantillon à partir duquel, les conclusions seront tirées pour toute la population.
Ainsi, l’échantillon est un sous ensemble d’une population ou d’un groupe de sujets
faisant partie d’une même population cible. L’échantillon peut être n’importe quel
sous-ensemble de population. Il doit être présentatif de la population visée, c’est-à-
dire que les caractéristiques de la population doivent être présentes dans
l’échantillon. Cette représentativité est déterminé par le procédé du choix de
l’échantillon.

II. L’échantillonnage

1. Méthodes d’échantillonnage :

Il existe deux types d’échantillons : l’échantillonnage probabiliste et


l’échantillonnage non probabiliste. Le premier est basé sur les lois du hasard, alors
que l’autre tente de produire le fidèlement possible la population cible, en tenant
compte des caractéristiques connues de cette dernières. Cependant, seuls les
échantillons probabilistes peuvent, par définition, donner lieu à une généralisation
statistique s’appuyant sur les principes du calcul des probabilités et permettre
l’utilisation de l’outil très puissant qu’est l’inférence statistique.

Dans un protocole de recherche où l’ on utilise un des échantillons de la


population, il indiquer comment les échantillons seront, justifier ce choix et préciser
la taille de l’échantillon.

1.1 L’échantillonnage probabiliste :

Les méthodes d’échantillonnage probabiliste servent à assurer une certaine précision


dans l’estimation des paramètres de la population en réduisant l’erreur
échantillonnale. La principale caractéristique des méthodes d’échantillonnage
probabiliste réside dans le fait que chaque élément de la population cible a une
probabilité connue et différente de zéro, d’être choisi lors d’un tirage au hasard pour
faire partie de l’échantillon. Le but de cette approche est d’obtenir la meilleure
représentativité possible. C’est cette approche est d’obtenir la meilleure
représentativité possible. C’est cette caractéristique qui permet d’utiliser des
analyses statistiques inférentielles en vues de généraliser à la population cible les
résultats obtenus avec l’échantillon.

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 L’échantillonnage aléatoire simple :

C’est une technique selon laquelle chacun des élément (sujets) qui composent la
population cible a une chance égale d’être choisi pour faire partie de l’échantillons.
Les éléments de la population cible sont identifiés et une liste énumérative est
dressé. On inscrit le nom de chaque individu sur une liste et on lui attribue un
numéro d’identification à l’aide de nombres consécutifs, on tire ensuite un à un
jusqu’à l’obtention de l’effectifs désiré.

 L’échantillonnage systématique :

C’est une variante de l’échantillonnage aléatoire simple mais elle est moins longue
et plus facile à réaliser. On divise l’effectif estimé de la population totale par la
taille désirée de l’échantillon, on obtient <<le pas de sondage>> ou le premier <<la
fraction de l’échantillonnage>>.dit aussi << fraction de sondage>>. Le premier
élément est tiré au hasard et les autres sont tirés en effectuant des sauts
correspondants au << pas de sondages pré établi>>.

 L’échantillonnage aléatoire stratifié :

Utilisé généralement, lorsque la population comporte des classes définies dont les
proportions sont connues. On procède par tirage d’échantillons séparés dans chaque
strate. On peut recourir à la stratification aussi bien avec l’échantillonnage aléatoire
simple qu’avec l’échantillonnage systématique si on veut s’assurer la représentativité
de l’échantion au niveau de certains sous ensembles de la population.

 L’échantillonnage par grappes :

Il permet de tirer non pas des individus mais des groupes d’individus existants
naturellement dans la réalité étudiée. Le groupement d’individus dont il s’agit (appelé
faisceau) peut être un village, une école, une classe, un foyer ou tout groupe bien défini
de personnes ou de d’objets.

 L’échantillonnage à plusieurs degrés :

C’est la technique la plus couramment utilisée pour les populations nombreuses et


diversifiées. C’est une variante de l’échantillonnage par grappe et de l’échantillonnage
aléatoire simple. Un échantillonnage à deux degrés consiste à tirer dans un premier

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temps, des groupes puis à l’intérieur de ceux-ci, à tirer au hasard les individus qui vont
constituer l’échantillon.

1.2 L’échantillonnage non probaliste

C’est une technique dans laquelle la sélection des unités à inclure n’est pas faite au
hasard. Ce type de sondage peut être accidentel (on prend les cas que l’on trouve) ou
délibéré (on choisit certains types de cas)

 L’échantillonnage par unité type

On confie des experts le soin de décomposer la population en classes homogènes, et de


déterminer dans chaque classe une unité qui selon leur jugement, est la plus
représentative de cette classe.

 L’échantillonnage accidentel ( Ad Hoc)

Il s’agit de choisir des sujets qui sont facilement accessibles et présents à un endroit
déterminé, à un moment précis, par exemple les personnes hospitalisées. les sujets sont
inclus dans l’études au fur à mesure qu’ils se présentent et jusqu’à ce que l’échantillon
ait atteint la taille désirée.

 L’échantillonnage par quota

L’échantillonnage par quota consiste à former des strates de la population sur la base
de certaines caractéristiques et à faire en sortent qu’elles soient représentées dans des
proportions semblables à celles qui existent dans la population. Cette technique est
utilisée pour assurer une représentation adéquate de sous-groupes ou strates à
l’intérieur de la population (âge, sexe, groupes éthiques…)

 L’échantillonnage par choix raisonné

C’est une technique qui repose sur le jugement du chercheur pour constitue un
échantillon de sujets en fonction de leur caractère typique. La sélection des cas
particuliers permet d’étudier des phénomènes rares ; elle peut contribuer à une
meilleure compréhension de ces phénomènes.

En résumé, tous les échantillons non probabilistes engendrent des biais dont il n’est pas
toujours possible de tenir compte. Etant donné que c’est la représentativité qui est en cause,
les résultats d’études effectuées à l’aide de l’échantillons non probabilistes peuvent
difficilement être généralisables à la population cible.

2. La taille de l’échantillon

MR/[Link] /2020
La taille de l’échantillon doit être suffisante pour permettre une analyse correcte des
données. Deux critères doivent retenus pour la détermination de la taille de l’échantillon :

 Les ressources disponibles dont dépend la taille maximum de l’échantillon.


 Le plan d’analyse prévu dont dépend la taille minimum de l’échantillon

III. Méthodes de collecte des données

1. Etude des données existantes

C’est une technique qui comprend la localisation et l’analyse d’informations ayant déjà été
rassemblées ces informations qui peuvent souvent aider à fixer les paramètres de l’étude et
se présentent sous forme de document écrits, disque cassette, films, etc…

Il est cependant d’usage dans le cadre de certains projets de recherche de confectionner des
formulaires spéciaux pour la collecte de données.

2. L’observation

Elle comporte une sélection, une observation et un enregistrement systématiques des


comportements humains ou autres phénomènes et (des aspects) des milieux dans lesquels
ils se produisent dans le but d’obtenir des informations spécifiques.

- L’OB. Participante (l’observateur prend part ne cache pas sa présence aux


observés).
- L’OB. Non participante dissimulée (l’observateur dissimule sa présence aux
observés).

Les données de l’observateur doivent être enregistrées au cours et après l’observation soit
d’une manière non structurée ( telle que la prise de notes, l’utilisation de magnétophone
etc…) soit de façon systématiques, en utilisant des supports d’enregistrement adaptés.

3. Interview

Technique de recherche dont on a recours avec des individus susceptibles de définir


l’information attendue, c’est situation au cours de laquelle un intervieweur essaie
d’obtenir d’un interviewé des informations résultant d’une connaissance, d’une expérience
ou dégageant la manifestation d’une opinion.

Elle s’inscrit dans un plan de recherche et obéit à des règles relativement de rigueur pour en
faire un outil répondant autant que faire se peut aux exigences d’objectivité et de rigueur de
la méthode scientifique. Selon l’objectif de l’étude et le procédé de collecte d’information
appropriés on peut être en présence de plusieurs types d’interviews.
MR/[Link] /2020
 Interview structurée et interview non structurée

Le 1er type d’interview est particulièrement adapté aux analyses quantitatives alors que le
second risque de poser de sérieux problèmes de traitement d’information. Pour effectuer
une interview structurée on utilise un support d’information (fiche d’interview) afin de
poser des questions de manières ordonnée et structurée.

Cependant pour palier au problème de qualité de données posées par l’interview non
structurée, on peut avoir recours au procédé d’interrogatoire en partant d’un canevas de
thèmes généreux étudier et aboutit ainsi à ce qu’on appelle un interview approfondie.

 Interview de groupe (Focus group discussion)

Une variante de l’interview approfondie est de rassembler les personnes à interroger au


sein de groupes de groupe de discussions (focus groups). On fait appel aux mêmes procédés
que ceux de l’interview non structuré en partant d’un canevas de problèmes généraux à
étudier et en suscitant des réponses plus détaillées grâce à une série de questions.

4. Entretien :

C’est une technique de recherche qui consiste à ouvrir une conversation avec la ou les
personnes interrogées (s) afin d’obtenir le plus d’information possible utiles à l’étude.

Les questions relatives aux thèmes à discuter proviennent d’un support préparé à l’avance
(liste de contrôle ou questionnaire) en adoptant une certaine souplesse en ce qui concerne
la durée et l’ordre des questions.

Selon qu’il soit orienté vers un échange d’informations ou centré sur des éléments affectifs,
on peut retenir la distinction suivante.

- Entretien d’embauche de sélection ou d’enquête


- Entretien aide psycho-sociale, aide psychothérapeutique.

Un autre critère souvent avancé pour classer les différences types d’entretiens, est celui de
la forme, du mode de conduite de l’entretien on parle alors de :

- l’entretien directif qui procède par question <<fermé>> dont le recueil


d’information est rapide et cible. La structure de la relation est déterminée par celui
qui interroge.
- L’entretien semi directif ou non directif est centré sur l’interrogé, la personne
interrogeant ne fait qu’aider l’expression dans le sen d’une meilleure prise de
conscience des problèmes et de leurs solutions.
- L’analyse quantitative du contenu, processus des différents éléments qui constituent
le document en les classant et en chiffrant leur fréquence et répétition.
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5. Enquête par questionnaire :

Elle consiste en une réunion de réponse, d’un nombre de personnes appartenant à un groupe
et répondant aux mêmes questions posées par l’enquêteur. Selon l’objet de l’étude
l’enquêteur peut toucher l’ensemble des éléments du groupe ou seulement une partie. Mais
cette technique procède souvent par échantillon tiré au hasard de la population étudiée.

Le questionnaire constitue l’élément de base de procédé de recherche, et il ya trois types de


questionnaires selon la forme des questions posées :

- le questionnaire ouvert dont les questions permettent des réponses libres


- le questionnaire fermé où les questions ne permettent que des possibilités de
réponses fixes
- le questionnaire semi ouvert ou semi fermé.

IV. Méthodes d’Analyse

Si l’étude n’a pour objectif que la présentation de certains aspects de type qualitatif ou
descriptif, l’analyse consiste simplement à rédiger un rapport incorporant les données
brutes arrangées selon un certain plan. Cependant l’analyse est plus complexe, car quelle
soit qualitative ou quantitative, elle exige une certaine manipulation des données
nécessitant un certain nombre d’opérations afin d’atteindre les objectifs de l’étude.

a. Compilation des supports d’informations et codification :


- La complication vise à rassembler et à compléter par des notes en vue de créer une
banque de données pour poursuivre les autres étapes de l’analyse les données
peuvent provenir de différentes sources.
- Quelque soit le mode de traitement de données, les aspects non chiffrés ( à
quantifier) de la masse d’informations doivent être convertis << réduction >> et de
conversion de données ; elle permet de traduire chaque catégorie de réponse en un
code chiffré unique.

Les données codées doivent intégralement être vérifiées en cherchant à déceler les
codes erronés, les omissions les incohérences et les invraisemblances.

b. Traitement et présentation des informations :


Le traitement peut être manuel ou mécanique informatique. Il a pour objectif de
déterminer les effectifs à chaque catégorie d’étude.
 Le traitement manuel :

MR/[Link] /2020
- Il peut se faire selon un classement par partage successif ou les supports sont triés
et dénombrés successivement selon les caractères études.

- Comme il peut se faire selon un classement par pointage, qui est beaucoup plus
utilisé et veut qu’on envisage un tableau analogue auquel on se propose de parvenir
mais avec des casses plus spacieuses où les unités sont notées une à par signe
conventionnel.
 Le traitement mécanique informatique :

Tout le travail de tirage de tabulation ainsi que les divers calculs nécessaires est
réalisé par machine (ordinateur) à l’aide de logiciels appropriés.

c. Types d’analyses :
 Analyse uni variée : unidimensionnelle :

Elle est la base des analyses plus complexes, elle vise à décrire succinctement les données
pour les rendre plus facilement analysables. Elle s’intéresse à des variables isolées et
procède par le comptage de cas dans chaque catégorie. Le support approprié à ce type de
procédé, est appelé : tableau simple ou tableau de fréquence, le résultat obtenu est appelé
fréquences de variable. Il n’est intéressant que si on effectue certaines opérations
supplémentaires. Ces opérations dépendent quant à elles, du type de variables et plus
précisément du type de mesures à effectuer. Il est toutefois utile de distinguer les mesures
correspondant aux variables nominales, ordinales, et quantitatives.

 Analyse bi variée : bidimensionnelle :

Savoir comment se distribuent les différentes variables d’une population ne suffit pas à
expliquer les phénomènes, les situations ou les caractères observés. C’est pourquoi il est
intéressant d’étudier simultanément deux variables que l’on suppose causalement reliées,
l’une indépendante ou <<facteur déterminants>> et l’autre dépendante qui survient
subséquemment appelée <<facteur déterminé>>.

L’examen de tableau à double entrée-permet alors plus qu’une description des données,
mais il fait apparaitre une relation entre variables qu’il faut vérifier par des techniques
statistiques.

 Analyse multi variée : multidimensionnelle :

L’approche multidimensionnelle permet l’analyse à 3 ou 4 dimensions et même davantage.


Un tableau à triple entrée permet d’étudier le comportement d’une relation ente deux
variable en maintenant constant un troisième facteur.

V. LE TEST :

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Il s’agit de procéder à un test sur le terrain de la méthodologie (Echantillon, instruments,
support logique, etc …) sur une échelle réduite avant de commencer l’étude proprement
dite.

Se mettre dans les conditions de l’enquête permet de s’assurer de la faisabilité de cette


dernière, de repérer les difficultés, les impossibilités, les erreurs, les imperfections des
grilles d’observation, des guides d’entretien ou des questionnaires.

Il sert A :

 Evaluer la validité de l’échantillonnage ;


 Refaire une estimation des besoins (financiers, enquêteurs…) ;
 Identifier d’éventuels problèmes logistiques sur le terrain ;
 Eventuellement reformuler les objectifs.

Plusieurs aspects peuvent être testés:

1- Instruments :
Ils doivent être testés à l’aide d’un petit échantillon dont les personnes ont des
caractéristiques semblables à la population à qui s’adresse l’enquête afin de
déterminer :
 Leur validité et fiabilité, et d’en réviser le contenu ;
 Le temps requis pour leur utilisation ;
 Leur présentation (papier, forme, nombre de page, ordre, l’espace réservé
aux réponses, agencement, l’exactitude des traductions) ;
 Tout problème de biais qui peut se poser ;
 Tout besoin de révision, de correction ou d’organisation du contenu du
questionnaire ou autre instruments ;
 Tout problème de manipulation et d’utilisation des instruments.

2- Les réactions des répondants aux méthodes :

Chez le même échantillon, on essaie de déterminer :

 La disponibilité de la population de l’étude. Est-elle affectée par l’horaire du


travail ?
 L’acceptabilité des méthodes utilisées pour établir le contact avec la population à
étudier ;
 L’acceptabilité des questions posées ;

MR/[Link] /2020
 La compréhension des questions et la clarté du langage utilisé (un élément précieux
consiste donc à discuter la construction des questions avec les personnes une fois
qu’elles ont répondu) ;
 La bonne volonté des répondants à collaborer à l’étude et toutes autres questions
d’éthique professionnelle.
VI. Aspects éthiques de la recherche :

Les considérations éthiques de la recherche ont pour but de démontrer que toutes les
précautions nécessaires ont été prises pour s’assurer que les droits et les libertés des sujets
de la recherche seront respectés.

Il est crucial d’examiner avec soin les effets possibles que les différentes procédures
pourraient avoir sur les individus/groupes et les institutions avant d’établir des plans finals
pour la recherche.

A chacune des étapes de la recherche correspond un certain nombre de questions d’éthique


qu’il faut considérer.

1- Sélection du projet et énoncé du problème :


 Etude d’un problème inacceptable pour la population étudiée ;
 Manque de sensibilité pour les croyances et pratiques religieuses et
culturelles ;
 Problèmes présentés dans un langage offensif ou provocateur ou encore
une présentation erronée de la situation.
2- Revue de littérature :
 Manque d’honnêteté intellectuelle ;
 Manque d’objectivité, problèmes de biais ;
 Plagiat, omission de mentionner les références utilisées ;
 Recours à des sources secondaires non fiables.
3- Méthodologie :
 Cacher au sujet la varie nature de la recherche ;
 Tromper le sujet ;
 Utilisation de procédures causant un dommage physique ou mental ;
 Coercition en vue d’obtenir le consentement et violation du droit à
l’autodétermination ;
 Intrusion dans la vie privée des individus ;
 Amener les sujets à commettre des actes préjudiciables au respect qu’ils
ont pour eux-mêmes ;
 Traiter les sujets de la recherche de façons déloyale ;
 Manque de considération pour les croyances et pratiques culturelles ;
 Observation dissimulée et violation de l’intimité du sujet (appareil photo,
cameras cachés, glace sans tain etc…. utilisés pour éliminer l’effet de
l’observateur) ;

MR/[Link] /2020
 Violation du caractère confidentiel des données ;
 Abus de la crédibilité des mineurs, des majeurs handicapés, des sujets
illettrés, etc. ;
 Absence d’indemnités pour les sujets du groupe de contrôle et des sujet
auxquels on a involontairement porté préjudice.

4- Personnel et administration :
 Inconfort causé au personnel ;
 Inconfort causé aux individus et groupes objets de la recherche par
l’abus du personnel ;
 Mauvais gestion des ressources (finances et équipements).

5- Analyse, présentation et diffusion des résultats :


 Manque d’honnêteté au cours de l’analyse des données (manipuler les
résultats pour faire concorder avec ce que l’on souhaite trouver) ;
 Manque de respect de l’anonymat ou du caractère confidentiel des
données ;
 Manque de respect de l’hôte ou la communauté hôte ;
 Négligence d’informer les sujets ou la communauté hôte des résultats ;
 Non publication des résultats ;
 Absence de communication des résultats aux personnes intéressées afin
qu’ils puissent être utilisés pour une éventuelle amélioration.

Situations particulières où le consentement des sujets n’est pas requis :

 Recherches utilisant des données ou dossiers de patients sans que les


sujet ne puissent être identifiables nommément et à condition d’obtenir
l’autorisation préalable des autorités médicales concernées ;
 Recherches réalisées sur des substrats biologiques humains prélevées à
des fins diagnostiques ou thérapeutiques, pourvu que le patient reste
anonyme et que la recherche n’influence pas le choix des techniques
pour le prélèvement des échantillons.
VII. Echéancier :

Le but est d’établir quelle est la contrepartie relative au temps prévu lors de
l’élaboration de projet de recherche , c’est-à-dire préciser toutes les activités
requises pour réaliser la recherche, puis déterminer et justifier le temps et les
ressources nécessaires à chaque activité.

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L’échéancier constitue une description claire du déroulement chronologique de la
recherche et des dates de réalisation de chacune des étapes , en tenant compte, le cas
échéant, de l’interdépendance et de simultanéité de certaines d’entre elles.

Il va sans dire que l’échéancier droit non seulement être clair et réaliste , mais qu’il
doit également être cohérent avec le projet de recherche proposé. Il est prudent de
prévoir certaine marge de manœuvre dans le temps consacré à chaque étape de
réalisation pour pouvoir faire face aux imprévues.

QUATRIEME PARTIE : RESULTATS

Objectif d'Apprentissage :

- ❑ Décrire le processus de collecte d'analyse et d'interprétation


des données.

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I. Le processus de collecte des données :

La mise en application du plan établi se traduit par le passage de la phase


méthodologique à la phase empirique. Une fois que les méthodes de collecte des
données ont été élaborés et adaptées et l'échantillon des sujets choisi, ces deux
composantes sont réunies pour enclencher le processus de la collecte des données
sur les concepts ou variables à l' étude. Le processus de collecte des données
consiste à recueillir de façon systématique l'information désirée auprès des
participants, à l'aide des instruments de mesure choisis à cette fin. Avant
d'entreprendre la collecte des données proprement dite, certaines démarches
préliminaires doivent être effectuées : elles comportent l'obtention d'une
autorisation de conduire l'étude dans tel ou tel établissement, les décisions concernant
la constance et le contrôle dans la collecte de l'information et enfin, l'évaluation
des problèmes potentiels.

1. Autorisation des instances concernées :

Avant d'entreprendre une recherche, on doit solliciter l'autorisation de conduire son


étude dans un établissement donné. On doit indiquer dans la demande en quoi
consiste le projet, qui sont les participants et quelles ressources seront nécessaires.

2. Décisions concernant la constance et le contrôle durant la collecte


des données :

La constance dans la collecte des données implique le maintien des modalités de


collecte de l'information pour chaque sujet ou événement. Les instruments de mesure
peuvent être utilisés de façon constante d'un sujet à l'autre. Si le plan devait être
modifié pour quelque raison que ce soit, une justification s'imposerait ainsi qu'une
évaluation des conséquences sur l'analyse et l'interprétation des résultats. On doit
s'efforcer de limiter les influences extérieures qui peuvent survenir au cours de la
collecte des données et qui n'ont pas été prévues à la phase méthodologique.

3. Evaluation des problèmes potentiels :

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27
La collecte des données sur le terrain est souvent semée de contraintes. Les problèmes
déterminés à cette étape peuvent être nombreux, par exemple, l'obligation de prolonger
la période de collecte des données par manque de sujets, le refus des sujets de
participer à l'étude, les désistements au cours de la collecte des données. Il arrive que
les critères de sélection doivent être réévalués s'il apparaît trop difficile de recruter des
sujets en nombre suffisant. Cette démarche doit toutefois être faite au début de la
collecte des données.

II. Analyse des données :

Cette phase permet de produire les résultas qui peuvent être interprétés par le
chercheur. L'analyse est faite en fonction de but de l'étude ; selon s'il s'agit d'explorer, ou
de décrire des phénomènes ou de vérifier des relations entre les variables.

Quelle que soit la nature du traitement de données, il faut préparer un plan d'analyse
au préalable.

III. Présenter et interpréter les résultats obtenus :

Une fois les données ont été analysées et les résultats présentés à l'aide des
tableaux, graphiques et figures, le chercheur :

a. Les expliquer dans le contexte de l'étude et à la lumière de travaux


antérieurs ;
b. En partant de ces résultats, il peut tirer des conclusions en relation avec
la théorie, la pratique et la recherche, et proposer des recommandations,
non seulement par la pratique mais aussi par des recherches futures.

IV. Communiquer les résultats :

Le chercheur doit produire un rapport de recherche, un mémoire ou thèse dans lequel il


décrit chacune des étapes suivies. Les résultats sont aussi communiqués à l'occasion de

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références scientifiques ou professionnelles et publiés dans des revues à caractère
scientifique ou professionnel.

CINQUIEME PARTIE LA COMMUNICATION SCIENTIFIQUE

Objectifs d'Apprentissage :

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28
 Intégrer l'importance de la communication des résultats de
recherche.
 Déterminer les méthodes de présentation et d'interprétation des
résultats.
 Reconnaître les modalités d'une présentation orale ou écrite.

I. Pourquoi communiquer :

La communication des résultats d'une étude est une tâche importante du


chercheur, professionnel expérimenté ou étudiant novice. L'importance de cette
communication tient de la finalité de la recherche. Aucune étude ne devrait être
faite sans but. Au minimum le but d'une étude est d'améliorer les connaissances. Le
plus souvent les travaux de recherche ont des retombées pour la pratique cliniques ou
la santé publique. Quand une étude est mise en place c'est à priori dans l'espoir de
changer quelque chose. La communication des résultats est donc une étape logique
de toute étude, sauf si le chercheur considère très égoïstement et très
prétentieusement qu'il est le seul à pouvoir comprendre et utiliser les résultats.

Un rapport scientifique doit respecter les standards scientifiques. Un rapport mal


présenté ou mal écrit, ne laisse aucune chance à l'étude, aussi bonne soit-elle.

Éléments du style scientifique : La précision, La clarté, La fluidité, La concision .

 La description précise de tous les aspects essentiels de la recherche garantit aussi


la reproductibilité des expériences.

- La clarté est ce qui rend le rapport compréhensible. Elle permet de fournir sans
ambiguïté tous les éléments nécessaires à la compréhension de ce qui a été fait.

 La fluidité caractérise un rapport qui se lit facilement

 La concision est la qualité d'exprimer beaucoup d'informations en peu de temps. Un


rapport doit être aussi bref et dense que possible pour garantir sa lecture.

II. Les Types de communication scientifique et leurs caractéristiques : Une


recherche est avant tout une question posée et une réponse pr oposée.

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Toute communication des résultats d'une étude doit commencer par exposer la
question posée, puis décrire les arguments permettant d'aboutir à une réponse et,
enfin, fournir la réponse à la question.

La diversité des types de rapport tient, d'une part, à la taille du document et, d'autre
part, à l'auditoire potentiellement intéressé par la question posée.

Deux types de communication scientifiques existent avec diverses formes chacune :


la communication écrite et la communication orale.

1- Communication écrite

La communication écrite comporte plusieurs formes d'écrits : livre, article


scientifique, rapport scientifique, thèse, mémoire, mémorandum et poster.

Le livre :
C'est un document écrit traitant un thème nouveau ou une synthèse sur un sujet connu,
à un moment donné, rédigé par un ou plusieurs auteurs édité par une maison d'édition
donnée et s'adressant à divers lecteurs.

L'article scientifique :

C'est un document écrit publié dans un numéro d'un journal scientifique de


périodicité donnée (mensuelle, trimestrielle, biannuelle...) par un ou plusieurs
auteurs présentant généralement des données nouvelles. Dans certains cas des articles
scientifiques peuvent faire le point sur un sujet déjà traité dans d'autres documents.
L'originalité d'une publication est exigée par la plupart des grands journaux. un
article est original tant qu'il n a pas été publié ou soumis pour publication.

La principale difficulté de la rédaction d'un article scientifique est de fournir


l'essentiel de l'information dans un format court. Chaque périodique a ses réponses
instructions aux auteurs néanmoins le plan de rédaction général et quasi similaire.

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Le rapport scientifique :

Le rapport complet est un document qui doit fournir au lecteur le détail de toutes les
étapes et actions qui ont été entreprises pour répondre à la question posée. Ce type de
rapport comporte généralement une longue justification des raisons de l'étude, une
description complète des méthodes utilisées, l'ensemble des résultats, y compris les
moins importants, et une discussion détaillée du sens et des implications des
résultats de la recherche. La longueur du rapport varie de quelques dizaines à
quelques centaines de pages.

La première difficulté dé la rédaction du rapport scientifique tient à la diversité des


lecteurs potentiels. Ces lecteurs peuvent être amenés à lire le rapport selon trois
perspectives :

 celle du critique (représentant l'administration ou un organisme financier),


 celle du chercheur qui veut reproduire l'étude ou utiliser les mêmes méthodes p our
d'autres projets,

 celle du professionnel de santé, responsable de programme par exemple, qui


veut transférer les résultats dans sa pratique.

La première difficulté pour les auteurs est donc de rédiger le rapport dans un
langage simple et clair accessible au non techniciens ou au non spécialistes.

La seconde difficulté est que la plus part des lecteurs sont intéressés à trouver
rapidement et facilement les éléments qui les concernent. Une priorité pour les
auteurs d'un rapport est donc d'organiser le contenu de manière logique et pratique.

La thèse et le mémoire :
C'est un ensemble de travaux pouvant faire l'objet d'une ou de plusieurs
publications ou articles scientifiques, s'adressant généralement à des
lecteurs du domaine, rédigé généralement par un auteur pour la thèse ou
quelques fois pour les besoins de la formation ou autre apar 2 ou 3 auteurs dans le
cas du mémoire.

Le mémorandum :

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Le mémorandum est une note de synthèse destinée aux décideurs. Cette « note
scientifique » a un rôle fondamental en rédaction médicale scientifique.

La particularité du mémorandum est que le public ciblé (les décideurs) est


toujours pressé et n'a pas, le plus souvent, la maîtrise du domaine technique ou
scientifique du rapport d'étude. Ainsi, la première implication pour l'auteur du
mémorandum est qu'il lui faudra résum dans un document d'une ou deux pages
l'essentiel de l'information indispensable à la prise de décision. La seconde
implication est qu'il lui faudra utiliser un langage compréhensible par un non-
spécialiste, sans pour autant sacrifier sa rigueur scientifique.

C'est la forme du rapport d'étude la plus difficile à rédiger.

Les particularités du mémorandum

> Il est obligatoirement très court ;

> Il favorise les résultats et les implications précises pour le déci deur ;

>Il est rédigé dans un langage non technique ;

> Sa rédaction est difficile et peut prendre du temps.

Le Poster
C'est une communication affichée qui est l'extrait d'un travail de recherche, communiqué .
en principe pour la première fois dans un congrès ou autre manifestation scientifique.
Chaque manifestation scientifique dicte des recommandations à suivre pour la
présentation du Poster. La principale contrainte est le choix de données à afficher dans
l'espace autorisé.

2- Communication orale
La communication orale peut être une conférence, une communication orale dans un
congrès ou un exposé.

Les présentations se font généralement dans des environnements qui nous sont
habituellement peu familier. Cet environnement et le fait que nous ne pouvons
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prévoir les réactions de l'auditoire sont susceptibles d'accentuer un phénomène
naturel, le trac.

Particularités de la communication orale :

 Il faut transmettre l'information dans un temps limité

 Il faut s'enquérir des outils mis à la disposition de l'intervention

 Le public présent peut ne pas être intéressé

 Les conditions de présentation peuvent nous gêner ou gêner le


public.

Conférence :

C'est une communication orale d'une synthèse ou d'information d'un auditoire réuni
à l'occasion. Une liberté est donnée au conférencier sur la manière d'aborder sa
problématique ou le sujet traité. L'auditoire peut être très varié et le temps
généralement imparti peut être long (une à deux heures).

Communication orale dans un congrès :

Elle est souvent la première occasion de diffuser les résultats d'une étude à leurs
utilisateurs potentiels. Généralement le temps imparti à cette forme de communication
est court (ne dépassant pas 20 minutes, d'où sa difficulté.

Une autre difficulté est que l'intérêt de l'auditoire pour ce que nous avons à dire est loin
d'être garanti (manque d'enthousiasme, mauvais choix du congrès, fatigues ou distraction
des gens présents...).

Exposé

C'est une communication de durée courte (une vingtaine de minutes) sur un sujet donné et
qui s'adresse généralement à un auditoire spécialisé.

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III. Structure du rapport d'étude

L'organisation standard d'un rapport d'étude

est :

Le titre, les noms des auteurs, le résumé du rapport (si rapport complet), l'introduction,
la phase conceptuelle, la phase méthodologique, les résultats, la discussion, les
références bibliographiques.

1. Le titre :
Le rôle du titre est d'annoncer le contenu du rapport. Le titre doit allier concision et
précision. C'est une tâche difficile qui est cependant simplifiée par la souplesse dan s
l'application des règles de syntaxe. Le titre est en effet construit comme une
succession de mots clés dont l'ensemble n'est pas tenu de construire une phrase.

Deux règles facilitent l'atteinte de l'objectif du titre : Premièrement, les mots peuvent
être ordonnés de manière à mettre les plus informatifs en position forte. Les position
fortes sont le début et la fin du titre (avec une préférence pour le début).
Deuxièmement, la rédaction du titre doit éviter l'utilisation d'éléments non définis qui
peuvent obscurcir le sens, notamment éviter l'utilisation d'abréviation et de jargon.

2 Les auteurs :

La définition d'un auteur, dans les conventions internationales, repose sur la notion
de contribution scientifique importante. Ainsi, un auteur doit avoir contribuer
substantiellement à la conception et à la méthode ou à l'analyse et à l'interprétation
des données, et aussi à la rédaction de l'article ou à la révision critique de son contenu
intellectuel.

3. Le résumé :

Le résumé fourni au lecteur des éléments précis sur le contenu de l'article ou du rapport.
La nécessité de limiter la taille implique néanmoins que concision et précision
deviennent particulièrement importants.

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Le résumé se limite à énoncer les faits concernant les messages importants que le lecteur
doit retenir.

Le résumé ne doit être rédigé qu'une fois le reste du rapport ou de l'article terminé. Il ne
doit inclure ni figure ni tableau ni références bibliographiques. L'utilisation d'abréviation
doit être très limitée pour des cas où un mot long est répété plusieurs fois. On est dans
l'obligation de limiter le contenu du résumé aux éléments directement liés à l'étude. Cela
implique ainsi l'utilisation exclusive du passé (imparfait ou passé composé) pour les
verbes.

4. L'introduction / Phase conceptuelle:

L'introduction du rapport a deux rôles. Le premier, fondamental, est d'annoncer


quelle question a été posée. Les auteurs doivent, aussi, dès l'introduction exposer les
raisons qui ont amené à réaliser l'étude et à rédiger le rapport.

Ainsi l'introduction doit guider le lecteur, le plus rapidement possible, du contexte général
du problème à la question précise à laquelle les auteurs ont répondu. Elle doit
fournir suffisamment d'informations pour que le lecteur puisse comprendre et évaluer le
rapport sans avoir à se référer à d'autres publications. Ces principes généraux
impliquent que l'introduction ne doit pas être une simple revue de littérature. Elle doit
en faire la synthèse et en extraire l'information utile pour comprendre pourquoi les auteurs
ont eu raison de poser la question.

Dans le cas d'un rapport ou d'une thèse, la revue de littérature peut être une section
séparée de l'introduction et doit être une revue complète de la littérature récente.

Le plan de l'introduction doit décrire le contexte général, puis le contexte spécifique


de l'étude, et aboutir à la formulation des objectifs de l'étude.

L'exposé du contexte spécifique doit révéler au lecteur quelles lacunes existent dans nos
connaissances concernant le phénomène étudié.

L'argument est généralement nécessaire pour convaincre le lecteur qui découvre le sujet.

5. La méthodologie :
-2;

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La méthode est la réplication de l'étude. Cette section a comme rôle de décrire avec
précision ce qui a été fait pour répondre à la question posée (dans l'introduction /
phase conceptuelle). Elle doit fournir suffisamment de détails pour que l'étude puisse
être répliquée. Elle doit convaincre le lecteur que ce qui a été fait était validé.

Cette section doit décrire, définir et justifier (quand c'est nécessaire), l es choix des
outils et méthode(s) utilisée(s). Toutes les définitions et techniques standards doivent
inclure les références pertinentes correspondantes.

En général, il faut répondre aux questions : Qui a fait quoi ? où ? comment ? et si


nécessaire pourquoi ?
Aucun résultat ne doit y figurer.
6. Résultats :
Les données organisées.

Cette section a pour rôle de fournir avec précision les éléments permettant de répondre
à la question posée. Elle ne doit contenir aucune description des méthodes.

Conseils pour rédiger une section résultats :

 Il faut exposé les résultats au passé. En effet, les résultats sont particuliers à
l'étude, spécifiques à une population donnée à une période donnée, donc n'existent que
dans le passé.

 L'obligation d'utiliser un ton neutre. Il faut décrire les résultats tels qu'ils sont, pas
tels que les auteurs les interprètent. Eviter les expressions émotionnelles.
 Bien faire usage des tableaux et figures.
7. Discussion :

Dans cette section les auteurs doivent proposer une interprétation des résultats et
envisager leurs implications.

A la fin de la discussion, le lecteur doit pouvoir se forger une idée quant à :


 L'atteinte de l'objectif de l'étude.
 La validité de ses résultats

 L'apport réel de l'étude dont les résultats doivent avoir été mis en perspective par
rapport aux connaissances du moment.

Les éléments qui peuvent constituer le plan de la discussion sont :

 Un résumé des principaux faits.

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 Une discussion de la validité des résultats.

 Une discussion du caractère généralisable des résultats.

 Une conclusion sur la réponse à la question posée

 Une mise en perspective des résultats et énoncé de leurs implications.

Les erreurs à éviter sont : répéter des résultats ou des méthodes fournis dans les sections
respectives, et ne pas tenir compte des publications les plus récentes dans la mise en
perspective des résultats.

8. Les références :

Les références dans un rapport d'étude doivent permettre aux auteurs de justifier tout
énoncé qui n'est pas fondé sur les informations directement issues de l'étude. Elles
doivent ainsi fournir au lecteur le moyen de vérifier que ces énoncés ont une base réelle
dans la littérature. Toutes les références citées dans le rapport doivent pouvoir être
retrouvées par tous les lecteurs potentiels, de ce fait, tous les documents ne sont pas
utilisables comme références dans un rapport d'étude.

La présentation des références comporte un appel dans le texte (renvoi du lecteur à un


document extérieur à l'étude) et une liste des éléments de repérage appelée « liste de
références ».

La standardisation de cette présentation est appelée « système de référence » .

Remarque : Ne pas confondre liste de référence et bibliographie

-Une liste de références ne comporte que les documents effectivement lus dans le rapport
d'étude, et qui peuvent ne pas porter sur le même sujet.

-Une bibliographie est une série de document portant sur le même sujet et a pour rôle
de fournir une liste de documents pour approfondir un sujet.

Il existe de nombreux systèmes de référence. Les plus courant sont : Auteur année,
alphabétique numérique, alphabétique séquentiel.

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Auteur année : l'appel dans le texte consiste à indiquer le nom des auteurs et l'année de la
publication. La liste des auteurs n'est pas numérotée et est organisée selon l'ordre
alphabétique du nom de famille du premier auteur.

Alphabétique numérique : l'appel dans le texte est un numéro correspondant au rang de la


référence dans la liste des références. La liste des auteurs est numérotée et est organisée
selon l'ordre alphabétique du nom de famille-du premier auteur.

. Numérique séquentiel : l'appel dans le texte est un numéro attribué dans l'ordre
d'apparition
dans le texte. Dans la liste, les références sont numérotées dans cet ordre d'appel dans le
texte.

VI. Des pièges à éviter :

1 . Les abréviations

Toutes les lettres de l'abréviation doivent être en majuscule, pour ce qu'on appelle des
abréviations vraies, qui se lisent en épelant toutes les lettres (ex : OMS). Seule la lettre
initiale se met en majuscule pour les acronymes, qui se lisent par syllabes, comme un
mot ordinaire (ex : Unesco).

Il n'est pas justifié de créer une abréviation pour un seul mot, même s'il doit être répéter
plusieurs fois dans le texte. L'abréviation est utile si on la retrouve plusieurs fois dans le
texte. Cette même abréviation n'est plus justifiée si elle est répétée une ou deux fois
dans le rapport.

La liste des abréviations et leurs correspondances doit être au début ou à la fin du


rapport.

2 . Les nombres :

La norme international ISO (International Standardization Organisation) recommande


l'usage de la virgule pour le séparateur décimal (5,6 et non 5.6). C'est une règle plus
respectée dans les pays latins que dans les pays anglo-saxons et au Québec.

La présentation des décimales doit tenir compte des règles de l'arrondissement et des
décimales significatives.

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Dans le cas où le dernier chiffre décimal est 5, on arrondit au chiffre inférieur si ce
chiffre st pair (ex : 67,45 devient 67,4) et au chiffre supérieur s'il est impair (ex : 64,75
devient 64,8).

3 . les tableaux :

Les tableaux sont indiqués pour présenter soit des répétitions, soit des données utiles pour
vérifier les résultats importants. Un tableau doit être présenté de manière à ce que le
lecteur n'ait pas à faire des allers et des retours trop nombreux entre le texte le tableau.
En lisant le titre du tableau et le tableau, sans lire le texte, le lecteur doit pouvoir
comprendre le message

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