Historique et missions de la BEAC
Historique et missions de la BEAC
DE L'AFRIQUE CENTRALE
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Services Centraux
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DIRECTION GENERALE DES ETUDES FINANCES
ET RELATIONS INTERNATIONALES
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DIRECTION DE LA FORMATION
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CENTRE DE FORMATION ET DE
PERFECTIONNEMENT PROFESSIONNELS
Refonte 2014
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SOMMAIRE
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INTRODUCTION
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LEÇON 1 : HISTORIQUE, STATUT JURIDIQUE, ORGANISATION
ET FONCTIONNEMENT DE LA BEAC
I. HISTORIQUE
La Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) est l’Institut d’Emission des six
(6) Etats membres de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale
(CEMAC). Elle trouve son fondement dans le passé colonial des Etats membre.
1er janvier 1977 : Transfert du Siège des Services Centraux de la B.E.A.C de Paris à
Yaoundé.
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1er avril 1978 : Nomination à la B.E.A.C d’un Gouverneur et d’un Vice-Gouverneur
africains
1er janvier 1999 : Arrimage du FCFA à l’Euro au taux de 1 Euro = 655,957 F CFA
La BEAC, établissement public international africain, a été créée par les conventions
de Coopération Monétaire signées à Brazzaville, les 22 et 23 novembre 1972,
respectivement entre les cinq Etats fondateurs et entre ceux-ci et la France.
Avec l’entrée de la Guinée Equatoriale au sein de la BEAC, le ler janvier 1985, les
textes initiaux ont été complétés le 24 août 1984 par le Traité entre les Etats fondateurs et
celle-ci, d’une part et par le protocole additionnel à la Convention de Coopération
Monétaire entre les six Etats membres et la France, d’autre part.
Les six Etats membres de l’union sont : Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon,
Guinée Equatoriale, Tchad.
Son capital est fixé, à la date du 24 avril 2007, à 88 000 000 000 (quatre vingt huit
milliards) francs CFA, reparti à parts égales entre les Etats membres. Sur proposition de son
Conseil d’Administration, le capital de la Banque peut, par dérogation à l’article 72 de ses
statuts, être augmenté ou diminué conformément aux dispositions pertinentes de la
Convention régissant l’Union Monétaire de l’Afrique Centrale.
A cet effet, elle bénéficie dans chacun des Etats membres de la capacité juridique la
plus large reconnue aux personnes morales par les législations nationales.
Les Services Centraux sont établis dans l’une des capitales des Etats membres et ce,
conformément, aux dispositions pertinentes de la Convention régissant l’Union Monétaire
de l’Afrique Centrale. Actuellement, ils sont établis à Yaoundé, capitale de la République
du Cameroun, qui abrite le Siège de la Banque.
Les Directions Nationales, établies dans la capitale de chacun des Etats membres, ont
les attributs de Siège Social.
Les Agences, Délégation Extérieure sont créés ou supprimés par décision du Conseil
d’Administration, en considération des besoins économiques, financiers et monétaires des
Etats membres.
En outre, la Banque assiste les Etats membres dans leurs relations avec les
Institutions Financières Internationales et leur prête son concours, pour toutes les opérations
d’ordre monétaire ou financier.
La BEAC est tenue informée des accords conclu, de leur exécution, ainsi que de tous
les engagements internationaux des Etats membres susceptibles d’affecter le Compte
d’Opérations.
Elle élabore les statistiques monétaires et participe à la confection des balances des
paiements des Etats membres ;
Elles concernent les missions qui sortent du cadre de ses missions statutaires et qui
sont confiées à la Banque par les Etats membres. Ces missions conduites le plus souvent
sous forme de projet revêtent un caractère ponctuel de par leur essence.
Ce recours accru à la Banque s’explique par l’expertise qui lui est reconnue, au
sérieux de ses agents et à la confiance dont elle jouit auprès des Etats membres. Ainsi,
durant les trente dernières années, la BEAC s’est vue confier par les Chefs d’Etat de la
Sous-région, les missions ci-après :
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V. FONCTIONNEMENT DE LA BEAC
- le Conseil d’Administration ;
- le Comité de Politique Monétaire ;
- le Gouvernement de la BEAC ;
- et, dans chaque Etat membre, le Comité Monétaire et Financier National.
Les Administrateurs et leurs suppléants sont désignés pour une durée de trois ans
renouvelable.
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[Link]. Le Comité de Politique Monétaire
Les membres du CPM ayant voix délibérative sont nommés par le Comité
Ministériel de l’UMAC sur une liste de trois (3) candidats présentés par les Etats membres
et la France en fonction de leur compétence reconnue dans les domaines monétaire,
financier et économique. Leur mandat est de quatre (4) ans renouvelable une fois. Ils faut
préciser que les membres du Comité de Politique Monétaire n’y représentent pas les Etats
dont ils sont ressortissants. Ils ne peuvent solliciter ou recevoir des instructions des Etats,
des Institutions et Organes communautaires ou de toute autre personne physique ou morale.
Le Comité se réunit en session ordinaire au moins quatre (4) fois par an, selon une
périodicité trimestrielle. Toutefois, le Président peut convoquer des réunions extraordinaires
en cas de besoin, de sa propre initiative ou à la demande de la moitié des membres.
- un Gouverneur ;
- un Vice-Gouverneur ;
- un Secrétaire Général et ;
- trois Directeurs Généraux.
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Le Gouverneur est le Chef du Gouvernement de la Banque. Il est la première
personnalité. Le Vice-Gouverneur, deuxième personnalité de la Banque, le seconde et le
supplée. Le Secrétaire Général est la troisième personnalité de la Banque. L’ordre
protocolaire des 3 Directeurs Généraux est fixé selon l’ancienneté au poste, l’âge ou l’ordre
alphabétique des noms propres. Le Secrétaire Général et les 3 Directeurs Généraux ont des
compétences spécifiques et relèvent, chacun en ce qui le concerne, directement du
Gouverneur.
Il est créé dans chaque Etat membre, auprès de la Direction Nationale de la Banque,
un Comité Monétaire et Financier National, ayant pour rôle, dans la limite des pouvoirs qui
lui sont délégués et suivant les directives données par le Conseil d’Administration, de
procéder à l’examen des besoins généraux de financement de l’économie de l’Etat membre
et de déterminer les moyens propres à les satisfaire, ainsi que de formuler des propositions
en vue de la coordination de la politique nationale avec la politique monétaire commune.
Le Comité se réunit au moins trois fois par an et aussi souvent que nécessaire, sur
convocation de son président (Ministre des Finances de l’Etat). Deux Censeurs (ou leurs
suppléants) dont un français y prennent part avec voix consultative. Outre les Censeurs,
peuvent également prendre part aux réunions du CMFN avec voix consultative :
Le Collège des Censeurs est composé de trois membres désignés pour une durée de
trois ans renouvelable une (1) fois en fonction de leur compétence dans les domaines
économique, financier et comptable. Chaque Censeur a un suppléant désigné pour la durée
de son mandat.
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- Une personne extérieure, désignée à la majorité simple par le CA pour ses
compétences en matière d’audit, sur une liste de 5 candidats proposés par le Gouvernement
de la BEAC, pour un mandat de 3 ans renouvelable une fois. Un suppléant est désigné dans
les mêmes conditions ;
Le Collège des Censeurs assiste aux travaux du Comité d’Audit avec voix
consultative.
Le Comité d’Audit se réunit deux fois par an en séance plénière et remet un rapport
au Conseil d’Administration à l’issue de chaque réunion.
Il s’agit des Conseils Nationaux de Crédit (CNC) et des Comités Nationaux des
Balance des Paiements (CNBP)
Il est présidé par le Ministre en charge des Finances. Sa Vice-Présidence est assurée
par le Ministre en charge du Plan ou de la Programmation Economique. Le Directeur
National de la Banque pour l’Etat concerné, assure le Secrétariat et rapporte les affaires du
CNC. Il assume ses fonctions en liaison avec le Ministère en charge des Finances.
Le CNC se réunit au moins deux fois par an, et aussi souvent que nécessaire, sur
convocation de son Président.
Les attributions du CNC sont décrites en détail dans le projet de décret présidentiel
pour chaque pays membre.
Les statistiques de la Balance des Paiements sont approuvées dans chaque Etat
membre par le Comité National de la Balance des Paiements. Ce Comité est présidé par un
représentant du Ministre chargé des affaires économiques et des finances, le Secrétariat
étant assuré par la Banque Centrale. Il regroupe les principales Administrations Nationales
en charge de l’Economie, des Finances, du Plan, du Commerce et du Tourisme. Un
représentant de l’Association Professionnelle des Etablissements de Crédit participe
également aux travaux.
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LEÇON 2 : ORGANISATION DE LA BEAC
I. ORGANIGRAMME DE LA BANQUE
(cf. annexe 2)
Avant les réformes du 25 avril 2007, décidées lors du 8ème sommet ordinaire de la
Conférence des Chefs d’Etat à N’Djamena, la Banque était organisée en Directions
Centrales (9) aux Services Centraux et en Directions Nationales, Agences et Bureaux, dans
les Etats membres. Elle possède également des Dépôts dans certaines localités et une
Délégation Extérieure à Paris (B.E.P).
Il s’agit de la :
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- Direction des Etudes et de la Stabilité Financière (DESF) ;
- Direction de la Recherche (DR) ;
- Direction des Relations Internationales (DRI) ;
- Direction des Opérations Financières (DOF) ;
- Direction du Crédit et Marché des capitaux et du Contrôle Bancaire
(DCMCCB) ;
- Direction de la Formation (DF).
Il s’agit de la :
- Direction de la Comptabilité (DC) ;
- Direction de l’Informatique et des Télécommunications (DIT) ;
- Direction de l’Investissement, du Patrimoine et de la Gestion (DIPG) ;
- Direction de l’Emission Monétaire et de la Circulation Fiduciaire (DEMCF) ;
- Direction des Ressources Humaines (DRH) ;
- Direction des Systèmes et Moyens de Paiements (DSMP).
Les Directeurs Centraux sont nommés par le Gouverneur, après avis de leurs Etats
respectifs. Ils sont secondés par un ou deux Adjoints aux Directeurs Centraux nommés
également par le Gouverneur.
Il s’agit du :
- Département de l’Audit et de l’Inspection des Services Centraux (DAISC) ;
- Département de l’Audit et de l’Inspection des Centres (DAIC) ;
- Département du Contrôle Permanent ;
- Département de la Prévention des Risques et de l’Audit Informatique (DPRAI)
- Département de la Formation et de l’Administration.
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[Link]. Les Départements du Secrétariat Général
Il s’agit :
- Département de la Planification Stratégique, Budget et Contrôle de Gestion
(DPSBCG) ;
- Département des Affaires Juridiques et Contrats (DAJC) ;
- Département de l’Organisation, des Affaires Administrative et Réglementation
(DOAAR) ;
- Département des Relations Publiques et Imprimerie (DRPI) ;
- Département de la Sécurité (DS).
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Le tableau ci-après présente les Centres de la BEAC au 1er octobre 2014, hormis les
Services Centraux et la Délégation de la BEAC à Paris.
Port-Gentil - Franceville -
Gabon Libreville
Oyem
Guinée-
Malabo Bata
Equatoriale
Les Directions Nationales, les Agences et les Dépôts sont supervisées par les
Directeurs Nationaux, nommés par le Conseil d’Administration, sur proposition du
Gouverneur, après agrément de l’Etat membre concerné.
Les Directeurs Nationaux sont chargés d’appliquer et de contrôler l’exécution des
instructions du Gouverneur par les Centres de leur ressort.
Les Directeurs d’Agence sont nommés par le Gouverneur qui en informe le Conseil
d’Administration et les autorités de l’Etat concerné.
Tous les services des divers Centres des Directions Nationales ont leurs
correspondants au Siège Central :
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o Service de la Balance des Paiements, des opérations avec les institutions
extérieures : Direction Centrale des Relations Financières Extérieures ;
o Service de la Formation Professionnelle : Direction Centrale de la Formation.
La Direction Générale du Contrôle Général est, quant à elle, chargée de l’Inspection
ou audit interne des différents services.
2.3. Dépôts
Il existe 2 dépôts de billets et monnaies, un en République Centrafricaine, à Bouar et
l’autre à Abéché au Tchad.
La CRBC a été mise en place par la Banque en 1999, pour pallier les insuffisances de
la Caisse de Dépôts et Consignations, qui ont géré les cotisations de retraite des agents de
l’Institut d’Emission de 1957 à 1999.
- Le Collège des Actifs (2 membres actifs par Etat et deux autres aux Services
Centraux) ;
- Le Collège des Retraités (un représentant retraité par Etat) ;
- Le Troisième Collège (deux membres désignés par le Gouverneur).
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[Link]. Le Conseil de Surveillance
Investi de pouvoirs étendus pour agir en toutes circonstances au nom de la CRBC, le
Conseil de Surveillance est composé de 7 membres répartis ainsi qu’il suit :
- Trois représentants des agents en activité ;
- Deux représentants des agents retraités ;
- Deux représentants de la Banque.
Entre autres compétences du Conseil de Surveillance, l’on peut citer son implication
dans la nomination du Gestionnaire de la Caisse. En effet, le Gestionnaire de la CRBC est
nommé par le Gouverneur après consultation du Conseil de Surveillance. Il exerce par
ailleurs ses fonctions dans la limite des pouvoirs qui lui sont expressément attribués aux
Assemblées Générales.
[Link]. Le Gestionnaire
Il est nommé par le Gouverneur après consultation du Conseil de Surveillance. Le
Gestionnaire assure la gestion quotidienne de la Caisse et exerce ses pouvoirs dans la limite
de l’objet de la CRBC et sous réserve de ceux expressément attribués aux Assemblées
générales ou au Conseil de Surveillance.
Il assure le Secrétariat du conseil de Surveillance.
Il faut noter que le compte d’opérations est le socle des mécanismes de la zone Franc.
Plus de 50% des recettes d’exportations en devises des Etats y sont détenues, selon les
clauses de la Coopération Monétaire avec la France. Les recettes ainsi déposées dans ce
compte séquestre constituent la réserve de change soutenant notre monnaie.
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Pour pouvoir mouvementer le compte d’opérations, il a été déposé auprès de la
Banque de France, des spécimens de signatures des personnes habilitées, ainsi que des
délégations et subdélégations de pouvoirs.
Les imputations des opérations sur le compte font l’objet des conditions précises,
présentées en détail dans le Titre I de la Convention de compte d’Opérations.
On distingue des opérations au débit et des opérations au crédit. Il peut s’agir des opérations
en numéraires donc des versements et des prélèvements en espèces, des chèques remis par
la Banque ou tirés sur elle, et des ordres de virement en euros ou en toute autre devise. En
fait, le Compte d’Opérations fonctionne comme tout compte courant.
Il faut relever, s’agissant des chèques remis à l’encaissement, que la Banque est tenue
de remplir les obligations en matière de lutte anti-blanchiment, conformément aux
recommandations y afférentes du GAFI et du GABAC.
Il en ressort que ses biens et avoirs, en quelque lieu qu’ils se trouvent et quels qu’en
soient ses détenteurs, jouissent de l’immunité de juridiction sous tous ses aspects. Tout
comme ses avoirs, biens et revenus ainsi que ses opérations et transactions sont exonérés de
tout impôt et de tous droits de douane. La Banque est également exemptée de toute
obligation relative au recouvrement ou au paiement de tout impôt.
Tous les Cadres Supérieurs ayant vocation à servir dans n’importe lequel des Etats
membres, qu’ils soient en poste dans leur Etat d’origine ou qu’ils servent hors de leur pays
d’origine, bénéficient également des immunités et avantages diplomatiques.
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En règle générale, il faut relever que ces privilèges et immunités diplomatiques ne
sont pas étendus à l’ensemble du personnel de la Banque.
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BIBLIOGRAPHIE
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DROITS D’AUTEUR
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