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Historique et missions de la BEAC

Le document présente un cours interne sur la Banque des Etats de l'Afrique Centrale (BEAC), visant à fournir des connaissances sur son historique, son statut juridique, son organisation et ses missions. La BEAC, créée en 1972, est l'institut d'émission des six États membres de la CEMAC, avec des responsabilités en matière de politique monétaire et de stabilité financière. Le cours aborde également le fonctionnement de la BEAC, incluant ses organes de décision et de contrôle.

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Historique et missions de la BEAC

Le document présente un cours interne sur la Banque des Etats de l'Afrique Centrale (BEAC), visant à fournir des connaissances sur son historique, son statut juridique, son organisation et ses missions. La BEAC, créée en 1972, est l'institut d'émission des six États membres de la CEMAC, avec des responsabilités en matière de politique monétaire et de stabilité financière. Le cours aborde également le fonctionnement de la BEAC, incluant ses organes de décision et de contrôle.

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BANQUE DES ETATS

DE L'AFRIQUE CENTRALE
---------------

Services Centraux
---------------
DIRECTION GENERALE DES ETUDES FINANCES
ET RELATIONS INTERNATIONALES
-----------------
DIRECTION DE LA FORMATION
---------------------
CENTRE DE FORMATION ET DE
PERFECTIONNEMENT PROFESSIONNELS

COURS SUR LA BEAC

« COURS INTERNES BEAC »

Refonte 2014
Page 1 sur 23
SOMMAIRE

Page 2 sur 23
INTRODUCTION

L’objectif de ce module est de doter l’apprenant des connaissances générales sur


L’Institut d’Emission. La maîtrise de ces thèmes est destinée, quelle que soit la formation
initiale de l’apprenant, à lui permettre de faire le lien entre son travail, l’historique, les
objectifs, les missions, le fonctionnement et les activités de la Banque. Par ailleurs, seront
aussi présentés la Caisse de Retraite de la Banque Centrale (CRBC), la Convention du
Compte d’Opérations et les Accords de Siège.

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LEÇON 1 : HISTORIQUE, STATUT JURIDIQUE, ORGANISATION
ET FONCTIONNEMENT DE LA BEAC

I. HISTORIQUE

La Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) est l’Institut d’Emission des six
(6) Etats membres de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale
(CEMAC). Elle trouve son fondement dans le passé colonial des Etats membre.

Les principales dates marquantes de son histoire sont :

29 juin 1901 : Création de la Banque d’Afrique Occidentale « B.A.O » autorisée à


émettre le franc en A.O.F. pour continuer les activités de la Banque du Sénégal, créée le
21 décembre 1853.

1920 : Extension du privilège d’émission de la Banque d’Afrique Occidentale


« B.A.O. » en A.E.F.

2 décembre 1941 : Création de la Caisse Centrale de la France Libre (CCFL),


chargée de l’Emission monétaire en Afrique Centrale ralliée à la France Libre.

24 juin 1942 : Ordonnance autorisant la CCFL à émettre de la monnaie à partir


du 1er août 1942

2 février 1944 : Création de la Caisse Centrale de la France d’Outre-Mer (CCFOM)


en remplacement de la CCFL.

25 décembre 1945 : Création du Franc des Colonies françaises d’Afrique (F CFA)


avec la parité de 1 franc CFA = 1,70 FF.

17 décembre 1948 : Changement de parité du F CFA vis-à-vis du FF : 1 F CFA =


2 FF.

20 janvier 1955 : Création de l’Institut d’Emission de l’A.E.F et du Cameroun.

14 avril 1959 : Création de la Banque Centrale de l’Afrique Equatoriale et du


Cameroun (B.C.E.A.C.).

22 novembre 1972 : Création de la Banque des Etats de l’Afrique


Centrale (B.E.A.C.) et du Franc de la Coopération Financière en Afrique Centrale « F
CFA ».

2 avril 1973 : Début des activités de la B.E.A.C.

1er janvier 1977 : Transfert du Siège des Services Centraux de la B.E.A.C de Paris à
Yaoundé.
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1er avril 1978 : Nomination à la B.E.A.C d’un Gouverneur et d’un Vice-Gouverneur
africains

1er janvier 1985 : Entrée de la Guinée Equatoriale au sein de la B.E.A.C.

16 octobre 1990 : Importantes réformes des règles d’intervention de la Banque


Centrale et création de la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale « COBAC ».

12 janvier 1994 : Nouvelle parité : 1 F CFA = 0,01 FF.

1er juillet 1994 : Lancement du marché monétaire de l’Afrique Centrale.

1er janvier 1999 : Arrimage du FCFA à l’Euro au taux de 1 Euro = 655,957 F CFA

II. STATUT JURIDIQUE DE LA BEAC

La BEAC, établissement public international africain, a été créée par les conventions
de Coopération Monétaire signées à Brazzaville, les 22 et 23 novembre 1972,
respectivement entre les cinq Etats fondateurs et entre ceux-ci et la France.

Avec l’entrée de la Guinée Equatoriale au sein de la BEAC, le ler janvier 1985, les
textes initiaux ont été complétés le 24 août 1984 par le Traité entre les Etats fondateurs et
celle-ci, d’une part et par le protocole additionnel à la Convention de Coopération
Monétaire entre les six Etats membres et la France, d’autre part.

La Banque émet la monnaie de l’Union et en garantit la stabilité. Sans préjudice de


cet objectif, elle apporte son soutien aux politiques économiques générales élaborées dans
l’Union.

Les six Etats membres de l’union sont : Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon,
Guinée Equatoriale, Tchad.

Son capital est fixé, à la date du 24 avril 2007, à 88 000 000 000 (quatre vingt huit
milliards) francs CFA, reparti à parts égales entre les Etats membres. Sur proposition de son
Conseil d’Administration, le capital de la Banque peut, par dérogation à l’article 72 de ses
statuts, être augmenté ou diminué conformément aux dispositions pertinentes de la
Convention régissant l’Union Monétaire de l’Afrique Centrale.

La part des réserves non incorporées au capital de la Banque Centrale, reste la


propriété indivise des Etats membres.

La Banque jouit de la pleine personnalité juridique et, en particulier, de la capacité :


- de contracter ;
- d’acquérir des biens mobiliers et immobiliers et d’en disposer ;
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- d’ester en justice

A cet effet, elle bénéficie dans chacun des Etats membres de la capacité juridique la
plus large reconnue aux personnes morales par les législations nationales.

Elle dispose, comme marque distinctive, d’un logotype constitué de :


- trois (3) têtes d’élan de Derby vues jusqu’au cou, placées au centre d’un rond ;
- des herbes occupant le bas de ce rond.

La couleur du logotype de la Banque est le jaune or.

III. ORGANISATION DE LA BEAC

La Banque est organisée en Services Centraux, Directions Nationales, Agences et


Délégation de la BEAC à Paris.

Les Services Centraux sont établis dans l’une des capitales des Etats membres et ce,
conformément, aux dispositions pertinentes de la Convention régissant l’Union Monétaire
de l’Afrique Centrale. Actuellement, ils sont établis à Yaoundé, capitale de la République
du Cameroun, qui abrite le Siège de la Banque.

Les Directions Nationales, établies dans la capitale de chacun des Etats membres, ont
les attributs de Siège Social.

Les Agences, Délégation Extérieure sont créés ou supprimés par décision du Conseil
d’Administration, en considération des besoins économiques, financiers et monétaires des
Etats membres.

Sur décision du Conseil d’Administration, des dépôts de billets et monnaies peuvent


être ouverts, sur la base de conventions, auprès des banques commerciales ou des Trésors et
Comptables Publics des Etats membres.

IV. MISSIONS DE LA BEAC

4.1. Missions statutaires

Les missions de la BEAC issues des statuts du 02 octobre 2010 sont :

- définir et conduire la politique monétaire de l’Union ;


- émettre les billets de banque et les monnaies métalliques qui ont cours légal et
pouvoir libératoire dans l’Union Monétaire ;
- conduire la politique de change de l’Union ;
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- détenir et gérer les réserves officielles de change des Etats membres ;
- promouvoir les systèmes de paiement et de règlement et veiller à leur bon
fonctionnement ;
- promouvoir la stabilité financière dans l’Union.

En outre, la Banque assiste les Etats membres dans leurs relations avec les
Institutions Financières Internationales et leur prête son concours, pour toutes les opérations
d’ordre monétaire ou financier.

La BEAC est tenue informée des accords conclu, de leur exécution, ainsi que de tous
les engagements internationaux des Etats membres susceptibles d’affecter le Compte
d’Opérations.

Elle élabore les statistiques monétaires et participe à la confection des balances des
paiements des Etats membres ;

4.2. Autres missions de la BEAC

Elles concernent les missions qui sortent du cadre de ses missions statutaires et qui
sont confiées à la Banque par les Etats membres. Ces missions conduites le plus souvent
sous forme de projet revêtent un caractère ponctuel de par leur essence.

Il convient de rappeler que le chantier de la construction communautaire, marqué par


d’importantes réformes touchant des domaines financiers et monétaires a vu de plus en plus
la Banque à la direction de certains grands projets intégrateurs et d’importance vitale pour la
CEMAC.

Ce recours accru à la Banque s’explique par l’expertise qui lui est reconnue, au
sérieux de ses agents et à la confiance dont elle jouit auprès des Etats membres. Ainsi,
durant les trente dernières années, la BEAC s’est vue confier par les Chefs d’Etat de la
Sous-région, les missions ci-après :

- piloter en 1991, un groupe de travail en vue de proposer une nouvelle


approche de l’intégration économique et sociale de l’Afrique Centrale ;
- élaborer un programme de redressement économique et financier Sous-
régional, adopté le 20 septembre 1999 ;
- contribuer à la mise en œuvre de l’exercice de la convergence des économies
de la CEMAC en vue de l’instauration d’une cohérence des politiques économiques
nationales avec la politique monétaire de la Banque Centrale, afin de ne pas fragiliser la
santé de la monnaie commune ;
- s’impliquer dans la lutte anti-blanchiment des capitaux dans la CEMAC ;
- assurer le démarrage d’une Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique
Centrale (BVMAC).

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V. FONCTIONNEMENT DE LA BEAC

5.1. Organes de décision et de contrôle

5.1.1. Organes de décision

Il y a quatre organes de décision :

- le Conseil d’Administration ;
- le Comité de Politique Monétaire ;
- le Gouvernement de la BEAC ;
- et, dans chaque Etat membre, le Comité Monétaire et Financier National.

[Link]. Conseil d’Administration

Il administre la Banque et veille à son bon fonctionnement.

Le Conseil d’Administration est composé de 14 membres à raison de deux


administrateurs pour chaque Etat membre et de deux pour la France.

Les Administrateurs et leurs suppléants sont désignés pour une durée de trois ans
renouvelable.

La Présidence du Conseil est assurée par le Président en exercice du Comité


Ministériel de l’Union Monétaire de l’Afrique Centrale et, en cas d’empêchement ou
d’absence de celui-ci, par l’autre membre du Comité Ministériel ressortissant de l’Etat
concerné.
Le Gouverneur de la Banque rapporte les affaires inscrites à l’ordre du jour. Les
Censeurs et les autres membres du Gouvernement de la Banque assistent aux réunions du
Conseil d’Administration avec voix consultative.

Le Conseil d’Administration se réunit 4 fois par an en sessions ordinaires et aussi


souvent que nécessaire, sur convocation de son Président ou à la demande des
Administrateurs d’un Etat.

Ses attributions sont cantonnées à l’administration et à la gestion de la Banque en


tant qu’entreprise (budget, investissement, émission monétaire, gestion des réserves de
change, personnel, information, rapports d’audit interne et externe, etc.).

Le CA délibère valablement lorsque chaque Etat participant est représenté par au


moins un Administrateur à la majorité simple des Administrateurs présents.

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[Link]. Le Comité de Politique Monétaire

Le Comité de Politique Monétaire (CPM) est l’organe de décision de la BEAC en


matière de politique monétaire et de gestion des réserves de change. Outre, le Président, le
CPM est composé de quatorze membres délibérants, à raison de deux (2) par Etat membre et
de deux (2) pour la France. Le Comité est présidé par le Gouverneur de la Banque et en cas
d’empêchement de celui-ci, par le Vice-Gouverneur. Un membre du Gouvernement
rapporte les affaires inscrites à l’ordre du jour conformément aux dispositions du règlement
intérieur du Comité de Politique Monétaire.

Les membres du CPM ayant voix délibérative sont nommés par le Comité
Ministériel de l’UMAC sur une liste de trois (3) candidats présentés par les Etats membres
et la France en fonction de leur compétence reconnue dans les domaines monétaire,
financier et économique. Leur mandat est de quatre (4) ans renouvelable une fois. Ils faut
préciser que les membres du Comité de Politique Monétaire n’y représentent pas les Etats
dont ils sont ressortissants. Ils ne peuvent solliciter ou recevoir des instructions des Etats,
des Institutions et Organes communautaires ou de toute autre personne physique ou morale.

Le Comité se réunit en session ordinaire au moins quatre (4) fois par an, selon une
périodicité trimestrielle. Toutefois, le Président peut convoquer des réunions extraordinaires
en cas de besoin, de sa propre initiative ou à la demande de la moitié des membres.

[Link]. Gouvernement de la BEAC

Le Gouvernement de la Banque est composé de six membres:

- un Gouverneur ;
- un Vice-Gouverneur ;
- un Secrétaire Général et ;
- trois Directeurs Généraux.

Le Gouverneur de la Banque est nommé par la Conférence des Chefs d’Etat de la


CEMAC, sur proposition du Comité Ministériel de l’UMAC, après avis conforme du
Conseil d’Administration statuant à l’unanimité en raison de ses compétences dans les
domaines économique, monétaire ou financier.

Le Gouverneur assure, sous le contrôle du Conseil d’Administration, l’application


des statuts de la Banque, ainsi que l’exécution des décisions du Conseil d’Administration,
des Comités Monétaires et Financiers Nationaux ainsi que du Comité de Politique
Monétaire. Il organise et dirige les services de la Banque. En outre, le Gestionnaire de la
Caisse de Retraite de la Banque Centrale (CRBC) et le délégué du Gouverneur au Bureau
Extérieur de Paris, dépendent directement du Gouverneur.

La durée de son mandat est de sept (7) ans non renouvelable.

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Le Gouverneur est le Chef du Gouvernement de la Banque. Il est la première
personnalité. Le Vice-Gouverneur, deuxième personnalité de la Banque, le seconde et le
supplée. Le Secrétaire Général est la troisième personnalité de la Banque. L’ordre
protocolaire des 3 Directeurs Généraux est fixé selon l’ancienneté au poste, l’âge ou l’ordre
alphabétique des noms propres. Le Secrétaire Général et les 3 Directeurs Généraux ont des
compétences spécifiques et relèvent, chacun en ce qui le concerne, directement du
Gouverneur.

Le Vice-Gouverneur, le Secrétaire Général, et les trois Directeurs Généraux sont


désignés dans les mêmes conditions que le Gouverneur. Toutefois, la durée de leur mandat
est de six (6) ans non renouvelable.

[Link]. Comités Monétaires et Financiers Nationaux

Il est créé dans chaque Etat membre, auprès de la Direction Nationale de la Banque,
un Comité Monétaire et Financier National, ayant pour rôle, dans la limite des pouvoirs qui
lui sont délégués et suivant les directives données par le Conseil d’Administration, de
procéder à l’examen des besoins généraux de financement de l’économie de l’Etat membre
et de déterminer les moyens propres à les satisfaire, ainsi que de formuler des propositions
en vue de la coordination de la politique nationale avec la politique monétaire commune.

Le Comité Monétaire et Financier National met en application les directives du


Conseil d’Administration et lui rend compte de ses activités.

Il est composé ainsi qu’il suit :


- les Ministres représentant l’Etat membre au Comité Ministériel ou leurs
représentants ;
- les représentants de l’Etat membre au Conseil d’Administration de la Banque ;
- une personnalité nommée par le Gouvernement de l’Etat membre en raison de
sa qualification et sa compétence en matière économique, monétaire et financière ;
- le Gouverneur ou son représentant.

Le Comité se réunit au moins trois fois par an et aussi souvent que nécessaire, sur
convocation de son président (Ministre des Finances de l’Etat). Deux Censeurs (ou leurs
suppléants) dont un français y prennent part avec voix consultative. Outre les Censeurs,
peuvent également prendre part aux réunions du CMFN avec voix consultative :

- le Président de la Commission de la CEMAC ou son représentant ;


- les ressortissants de l’Etat membre au Comité de Politique Monétaire de la
BEAC ;
- le Responsable de la cellule nationale de Surveillance Multinationale ;
- le Commissaire de l’Etat membre à la Commission de Surveillance du Marché
Financier de l’Afrique Centrale ;
- le Secrétaire Général de la COBAC ou son représentant.
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Le Comité Monétaire et Financier National a vocation à :

- formuler des propositions tendant à assurer la coordination de la politique


économique nationale avec la politique monétaire commune ;
- proposer au Conseil d’Administration les objectifs monétaires et de crédit,
notamment le niveau de refinancement maximum de l’Etat membre ;
- soumettre également ses propositions en ce qui concerne l’octroi des
autorisations individuelles de mobilisation à moyen terme sollicitées par les entreprises pour
financer les investissements productifs.

5.1.2. Organes de Contrôle

Il y a deux organes de contrôle :


- le Collège des Censeurs ;
- le Comité d’Audit.

[Link]. Collège des Censeurs

Le contrôle de la régularité des opérations et des comptes de la Banque est assuré


par un Collège des Censeurs. Ils assistent aux réunions du Conseil d’Administration et des
Comités Monétaires et Financiers Nationaux avec voix consultative.

Le Collège des Censeurs est composé de trois membres désignés pour une durée de
trois ans renouvelable une (1) fois en fonction de leur compétence dans les domaines
économique, financier et comptable. Chaque Censeur a un suppléant désigné pour la durée
de son mandat.

Les trois Censeurs actuels sont :


- un Censeur camerounais ;
- un Censeur gabonais représentant les autres Etats membres ;
- un Censeur français.

[Link]. Le Comité d’Audit

Le système de contrôle de la Banque est exercé par un Comité d’Audit composé


de 5 membres :
- 4 Administrateurs, à raison d’un Administrateur par Etat membre non
représenté au Collège des censeurs, désigné à la majorité simple par le CA. En cas
d’empêchement ou d’absence, l’Administrateur est remplacé par son suppléant ou par
l’autre Administrateur titulaire ;

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- Une personne extérieure, désignée à la majorité simple par le CA pour ses
compétences en matière d’audit, sur une liste de 5 candidats proposés par le Gouvernement
de la BEAC, pour un mandat de 3 ans renouvelable une fois. Un suppléant est désigné dans
les mêmes conditions ;

La Présidence du Comité d’Audit est assurée par l’Administrateur membre désigné.

Le Collège des Censeurs assiste aux travaux du Comité d’Audit avec voix
consultative.

Le Comité d’Audit assiste le Conseil d’Administration et a tous les pouvoirs


d’investigation et de proposition à cette fin. Il contrôle la fiabilité des états financiers, de
l’exhaustivité de l’information financière et le fonctionnement des organes de contrôle. A ce
titre, il doit notamment vérifier la clarté des informations fournies et porter une appréciation
sur la pertinence des méthodes comptables, la qualité du contrôle interne notamment la
cohérence des systèmes de mesure, de surveillance et de maîtrise des risques.

Le Comité d’Audit se réunit deux fois par an en séance plénière et remet un rapport
au Conseil d’Administration à l’issue de chaque réunion.

5.2. Autres Organes

Il s’agit des Conseils Nationaux de Crédit (CNC) et des Comités Nationaux des
Balance des Paiements (CNBP)

5.2.1. Conseils Nationaux du Crédit

Le Comités National du Crédit étudie les conditions de fonctionnement du système


bancaire et financier dans chaque Etat membre. Il est consulté sur les orientations de la
politique monétaire et du crédit ainsi que sur la réglementation bancaire.

Le Conseil National du Crédit est composé des membres suivants :


- Le Ministre en charge des Finances ;
- Le Ministre en charge du Plan ou de la Programmation Economique ou son
représentant ;
- Le Gouverneur de la BEAC ou son représentant ;
- Le Secrétaire Général de la COBAC ou son représentant ;
- Un représentant du Comité Monétaire et Financier National ;
- Trois (3) représentants de l’Association des Professionnels des Etablissements
de Crédit ;
- Deux (2) représentants des Assemblées Consulaires (agriculture, commerce et
industrie) ;
- Le Président de l’Association des Sociétés d’Assurances ;
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- Trois (3) représentants des principaux secteurs de l’économie ;
- Le Directeur en charge des Contrôles Economiques au Ministère en charge des
Finances ou son représentant ;
- Un représentant des entreprises de micro finance (APEMF) à vérifier
- Un représentant du Conseil Economique et Social.

Il est présidé par le Ministre en charge des Finances. Sa Vice-Présidence est assurée
par le Ministre en charge du Plan ou de la Programmation Economique. Le Directeur
National de la Banque pour l’Etat concerné, assure le Secrétariat et rapporte les affaires du
CNC. Il assume ses fonctions en liaison avec le Ministère en charge des Finances.

Le CNC se réunit au moins deux fois par an, et aussi souvent que nécessaire, sur
convocation de son Président.

Les attributions du CNC sont décrites en détail dans le projet de décret présidentiel
pour chaque pays membre.

5.2.2. Comités Nationaux des Balances des Paiements (CNBP)

Par délégation, la République Centrafricaine ( décret n° 67/255 du 1 er août 1967) la


République du Congo ( loi n° 12/67 du 21 juin 1967), la République Gabonaise ( décret
n°00324/PR du 30 juin 1967), la République de Guinée Equatoriale ( décret n°45/88 du 14
avril 1988) et la République du Tchad ( décret n°362/PR/MF du 22 novembre 1983) ont
confié à la BEAC, l’élaboration des statistiques de la Balance des Paiements. Au Cameroun,
le décret n°67/DF/365 du 21 août 1967, modifié par le décret n°98/404/PM du 22 octobre
1998, confie à la BEAC uniquement la charge de la collecte des données, l’arrêté définitif
des comptes extérieurs relevant de l’Administration Nationale.

Les statistiques de la Balance des Paiements sont approuvées dans chaque Etat
membre par le Comité National de la Balance des Paiements. Ce Comité est présidé par un
représentant du Ministre chargé des affaires économiques et des finances, le Secrétariat
étant assuré par la Banque Centrale. Il regroupe les principales Administrations Nationales
en charge de l’Economie, des Finances, du Plan, du Commerce et du Tourisme. Un
représentant de l’Association Professionnelle des Etablissements de Crédit participe
également aux travaux.

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LEÇON 2 : ORGANISATION DE LA BEAC

I. ORGANIGRAMME DE LA BANQUE

(cf. annexe 2)

II. ORGANISATION DE LA BEAC

La BEAC exerce le privilège exclusif de l’émission des billets et monnaies ayant


cours légal et pouvoir libératoire dans les six Etats membres de la CEMAC.

Avant les réformes du 25 avril 2007, décidées lors du 8ème sommet ordinaire de la
Conférence des Chefs d’Etat à N’Djamena, la Banque était organisée en Directions
Centrales (9) aux Services Centraux et en Directions Nationales, Agences et Bureaux, dans
les Etats membres. Elle possède également des Dépôts dans certaines localités et une
Délégation Extérieure à Paris (B.E.P).

Le changement introduit par les réformes consiste en l’élargissement du


Gouvernement de la Banque, par la création de trois postes de Directeurs Généraux. En
outre, désormais, les Directions Centrales dont le nombre a été porté à douze(12) sont
placées sous l’autorité des Directions Générales.

2.1. Services Centraux

Les Services Centraux sont établis à Yaoundé, capitale de la République du


Cameroun, qui abrite le Siège de la Banque.

Les Services Centraux sont organisés en Directions Centrales et Départements qui


sous placées sous l’autorité du Secrétaire Général et des Directeurs Généraux.

2.1.1. Les Directions Centrales

Sous l’autorité du Gouvernement de la Banque, douze Directions Centrales sont


chargées de l’administration courante de la Banque.

[Link]. Directions Centrales de la Direction Générale des Etudes, Finances et


Relations Internationales

Six Directions Centrales, placées sous la responsabilité des Directeurs Centraux,


nommés par le Gouverneur, sont directement rattachées à la Direction Générale des Etudes,
Finances et Relations Internationales.

Il s’agit de la :
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- Direction des Etudes et de la Stabilité Financière (DESF) ;
- Direction de la Recherche (DR) ;
- Direction des Relations Internationales (DRI) ;
- Direction des Opérations Financières (DOF) ;
- Direction du Crédit et Marché des capitaux et du Contrôle Bancaire
(DCMCCB) ;
- Direction de la Formation (DF).

[Link]. Directions Centrales de la Direction Générale de l’Exploitation

Six Directions Centrales, placées sous la responsabilité des Directeurs Centraux,


nommés par le Gouverneur, sont directement rattachées à la Direction Générale de
l’Exploitation.

Il s’agit de la :
- Direction de la Comptabilité (DC) ;
- Direction de l’Informatique et des Télécommunications (DIT) ;
- Direction de l’Investissement, du Patrimoine et de la Gestion (DIPG) ;
- Direction de l’Emission Monétaire et de la Circulation Fiduciaire (DEMCF) ;
- Direction des Ressources Humaines (DRH) ;
- Direction des Systèmes et Moyens de Paiements (DSMP).

Les Directeurs Centraux sont nommés par le Gouverneur, après avis de leurs Etats
respectifs. Ils sont secondés par un ou deux Adjoints aux Directeurs Centraux nommés
également par le Gouverneur.

[Link]. Les Départements de la Direction Générale du Contrôle Général

Cinq Départements, placés sous la responsabilité des Chefs de Département,


nommés par le Gouverneur, sont directement rattaché à la Direction Générale du Contrôle
Général.

Il s’agit du :
- Département de l’Audit et de l’Inspection des Services Centraux (DAISC) ;
- Département de l’Audit et de l’Inspection des Centres (DAIC) ;
- Département du Contrôle Permanent ;
- Département de la Prévention des Risques et de l’Audit Informatique (DPRAI)
- Département de la Formation et de l’Administration.

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[Link]. Les Départements du Secrétariat Général

Cinq Départements, placés sous la responsabilité des Chefs de Département,


nommés par le Gouverneur, sont directement rattachés au Secrétariat Général.

Il s’agit :
- Département de la Planification Stratégique, Budget et Contrôle de Gestion
(DPSBCG) ;
- Département des Affaires Juridiques et Contrats (DAJC) ;
- Département de l’Organisation, des Affaires Administrative et Réglementation
(DOAAR) ;
- Département des Relations Publiques et Imprimerie (DRPI) ;
- Département de la Sécurité (DS).

[Link]. Les Cellules Internes de Contrôle (CIC)

Les Cellules Internes de Contrôle font partie du système interne de contrôle de la


BEAC. Elles interviennent à la fois en matière de prévention des risques et de contrôle
permanent. Les CIC des Services Centraux et des Directions Nationales sont constituées en
Départements.

2.2. Directions Nationales et Agences


Implantées dans la capitale politique chaque Etat membre de la CEMAC, les
Directions Nationales font également office d’Agence et sont dirigées par les Directeurs
Nationaux :

- Direction Nationale pour le Cameroun dont le siège est à Yaoundé


- Direction Nationale pour la République Centrafricaine dont le siège est à
Bangui
- Direction Nationale pour le Congo dont le siège est à Brazzaville
- Direction Nationale pour le Gabon dont le siège est à Libreville
- Direction Nationale pour la Guinée Equatoriale dont le siège est à Malabo
- Direction Nationale pour le Tchad dont le siège se trouve à N’djamena.

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Le tableau ci-après présente les Centres de la BEAC au 1er octobre 2014, hormis les
Services Centraux et la Délégation de la BEAC à Paris.

Pays Directions Nationales Agences


Douala - Bafoussam -
Cameroun Yaoundé Garoua - Limbé -
Nkongsamba
Centrafrique Bangui Berberati

Congo Brazzaville Pointe-Noire - Ouesso

Port-Gentil - Franceville -
Gabon Libreville
Oyem

Guinée-
Malabo Bata
Equatoriale

Tchad N'Djamena Moundou - Sarh

Les Directions Nationales, les Agences et les Dépôts sont supervisées par les
Directeurs Nationaux, nommés par le Conseil d’Administration, sur proposition du
Gouverneur, après agrément de l’Etat membre concerné.
Les Directeurs Nationaux sont chargés d’appliquer et de contrôler l’exécution des
instructions du Gouverneur par les Centres de leur ressort.
Les Directeurs d’Agence sont nommés par le Gouverneur qui en informe le Conseil
d’Administration et les autorités de l’Etat concerné.
Tous les services des divers Centres des Directions Nationales ont leurs
correspondants au Siège Central :

o Services juridique, du Budget, de la Gestion et de la Sécurité : Départements du


Secrétariat Général ;
o Service des Ressources Humaines : Direction Centrale des Ressources Humaines ;
o Service de l’Emission : Direction Centrale de l’Emission Monétaire ;
o Service de la Comptabilité et du Contrôle Budgétaire : Direction Centrale de la
Comptabilité et du Contrôle Budgétaire ;
o Services du Crédit, du marché monétaire ou de la centralisation des risques :
Direction Centrale du Crédit ;
o Service des études, des analyses et statistiques monétaires, de la documentation,
des archives : Direction Centrale des Etudes ;

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o Service de la Balance des Paiements, des opérations avec les institutions
extérieures : Direction Centrale des Relations Financières Extérieures ;
o Service de la Formation Professionnelle : Direction Centrale de la Formation.
La Direction Générale du Contrôle Général est, quant à elle, chargée de l’Inspection
ou audit interne des différents services.

2.3. Dépôts
Il existe 2 dépôts de billets et monnaies, un en République Centrafricaine, à Bouar et
l’autre à Abéché au Tchad.

2.4. La Délégation Extérieur de Paris (BEP) à compléter

2.5. Autres informations importantes sur la BEAC

2.5.1. La Caisse de Retraite de la Banque Centrale (CRBC)

La CRBC a été mise en place par la Banque en 1999, pour pallier les insuffisances de
la Caisse de Dépôts et Consignations, qui ont géré les cotisations de retraite des agents de
l’Institut d’Emission de 1957 à 1999.

Placée sous la responsabilité d’un Gestionnaire, qui rend directement compte de au


Gouverneur, la CRBC a reçu pour mandat :

- la collecte des cotisations patronales et salariales retenues sur la rémunération


mensuelle des agents de la Banque ;
- le suivi des placements des fonds collectés ;
- le versement des pensions aux retraités de la Banque.

Outre le Gestionnaire, qui assure l’administration quotidienne de la Caisse, la CRBC


est aussi administrée par une Assemblée Générale d’une part, et un Conseil de Surveillance
d’autre part.

[Link]. L’Assemblée Générale de la CRBC


L’Assemblée Générale de la CRBC est composée de 22 membres regroupés en trois
Collèges, à savoir :

- Le Collège des Actifs (2 membres actifs par Etat et deux autres aux Services
Centraux) ;
- Le Collège des Retraités (un représentant retraité par Etat) ;
- Le Troisième Collège (deux membres désignés par le Gouverneur).

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[Link]. Le Conseil de Surveillance
Investi de pouvoirs étendus pour agir en toutes circonstances au nom de la CRBC, le
Conseil de Surveillance est composé de 7 membres répartis ainsi qu’il suit :
- Trois représentants des agents en activité ;
- Deux représentants des agents retraités ;
- Deux représentants de la Banque.

Entre autres compétences du Conseil de Surveillance, l’on peut citer son implication
dans la nomination du Gestionnaire de la Caisse. En effet, le Gestionnaire de la CRBC est
nommé par le Gouverneur après consultation du Conseil de Surveillance. Il exerce par
ailleurs ses fonctions dans la limite des pouvoirs qui lui sont expressément attribués aux
Assemblées Générales.

[Link]. Le Gestionnaire
Il est nommé par le Gouverneur après consultation du Conseil de Surveillance. Le
Gestionnaire assure la gestion quotidienne de la Caisse et exerce ses pouvoirs dans la limite
de l’objet de la CRBC et sous réserve de ceux expressément attribués aux Assemblées
générales ou au Conseil de Surveillance.
Il assure le Secrétariat du conseil de Surveillance.

2.5.2. Convention de Compte d’Opérations

Suite à la Signature de la Convention de Coopération Monétaire avec la France, une


Convention portant sur le Compte d’Opérations a été signée avec le Trésor français, le
13 mars 1973, laquelle a été modifiée successivement par l’avenant du 2 avril 1975 et la
nouvelle convention du 26 avril 2004. L’objet de la dernière Convention était de définir les
modalités de fonctionnement du compte courant de la BEAC ouvert sur les livres de la
Banque de France et de déterminer les conditions de traitement des différentes opérations
susceptibles d’impacter ce compte au débit ou au crédit.

Il faut noter que le compte d’opérations est le socle des mécanismes de la zone Franc.
Plus de 50% des recettes d’exportations en devises des Etats y sont détenues, selon les
clauses de la Coopération Monétaire avec la France. Les recettes ainsi déposées dans ce
compte séquestre constituent la réserve de change soutenant notre monnaie.

La position débitrice ou créditrice du solde de ce compte est déterminante dans le


dispositif de notre régime de change et donne lieu si le solde est négatif à la mise œuvre de
politiques d’ajustements monétaires et structurels qui s’imposent. A cet égard, on peut citer
la dévaluation du FCFA en 1994, consécutivement au marasme économique dans lequel
s’étaient retrouvées des économies de la CEMAC et perceptible à travers la position
débitrice du Compte d’Opérations, ayant rendu inéluctable cette politique d’ajustement
monétaire.

[Link]. Fonctionnement du compte

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Pour pouvoir mouvementer le compte d’opérations, il a été déposé auprès de la
Banque de France, des spécimens de signatures des personnes habilitées, ainsi que des
délégations et subdélégations de pouvoirs.

[Link]. Opérations sur le compte

Les imputations des opérations sur le compte font l’objet des conditions précises,
présentées en détail dans le Titre I de la Convention de compte d’Opérations.
On distingue des opérations au débit et des opérations au crédit. Il peut s’agir des opérations
en numéraires donc des versements et des prélèvements en espèces, des chèques remis par
la Banque ou tirés sur elle, et des ordres de virement en euros ou en toute autre devise. En
fait, le Compte d’Opérations fonctionne comme tout compte courant.

Il faut relever, s’agissant des chèques remis à l’encaissement, que la Banque est tenue
de remplir les obligations en matière de lutte anti-blanchiment, conformément aux
recommandations y afférentes du GAFI et du GABAC.

[Link]. Rémunération du compte

Selon l’article 9 de la convention du 26 avril 2004, le solde du compte de fin de


journée est rémunéré au taux de la facilité de dépôt de l’Euro système. Les intérêts calculés
sur la base du nombre de jours réels sur 360 jours sont crédités sur le compte le premier jour
ouvré du mois suivant sans application d’aucun seuil.

2.5.3. Les Accords de Siège

En vertu des immunités et privilèges généralement reconnus aux organisations


internationales et en tant qu’institution communautaire, la Banque a signé avec tous les
gouvernements des Etats de la Sous-région, des Accords de Siège qui lui reconnaissent le
statut et les immunités diplomatiques réservés aux organisations diplomatiques
internationales.

Il en ressort que ses biens et avoirs, en quelque lieu qu’ils se trouvent et quels qu’en
soient ses détenteurs, jouissent de l’immunité de juridiction sous tous ses aspects. Tout
comme ses avoirs, biens et revenus ainsi que ses opérations et transactions sont exonérés de
tout impôt et de tous droits de douane. La Banque est également exemptée de toute
obligation relative au recouvrement ou au paiement de tout impôt.

Pour le règlement des différends la mettant directement ou indirectement en cause, la


Banque n’est attraite que devant une juridiction spéciale. En tout état de cause, si la Banque
venait à être condamnée, ses biens et avoirs ne peuvent en aucun cas servir à l’exécution de
la décision définitive rendue contre elle dans le cadre d’une procédure d’exécution forcée.

Tous les Cadres Supérieurs ayant vocation à servir dans n’importe lequel des Etats
membres, qu’ils soient en poste dans leur Etat d’origine ou qu’ils servent hors de leur pays
d’origine, bénéficient également des immunités et avantages diplomatiques.

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En règle générale, il faut relever que ces privilèges et immunités diplomatiques ne
sont pas étendus à l’ensemble du personnel de la Banque.

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BIBLIOGRAPHIE

1. Statuts de la BEAC du 02 octobre 2010 ;


2. Organigramme de la BEAC au 1er novembre 2013 ;
3. Communiqué de presse de la Réunion ordinaire du Conseil d’Administration du
1er octobre 2014 à Paris.

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DROITS D’AUTEUR

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