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Accord de paix RDC-Rwanda : enjeux et engagements

Les sénateurs américains Risch et Shaheen ont salué la signature des Accords de Washington entre la RDC et le Rwanda, soulignant l'importance d'agir pour garantir leur respect et mettre fin aux violences dans l'Est du Congo. Les présidents Tshisekedi et Kagame ont exprimé leur engagement envers la paix et la coopération régionale, tout en reconnaissant que la mise en œuvre des accords dépendra de l'exécution de mesures sécuritaires. Ces accords visent à établir des relations pacifiques et à favoriser le développement économique entre les deux nations.

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Julio Mpoma Bokata
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Accord de paix RDC-Rwanda : enjeux et engagements

Les sénateurs américains Risch et Shaheen ont salué la signature des Accords de Washington entre la RDC et le Rwanda, soulignant l'importance d'agir pour garantir leur respect et mettre fin aux violences dans l'Est du Congo. Les présidents Tshisekedi et Kagame ont exprimé leur engagement envers la paix et la coopération régionale, tout en reconnaissant que la mise en œuvre des accords dépendra de l'exécution de mesures sécuritaires. Ces accords visent à établir des relations pacifiques et à favoriser le développement économique entre les deux nations.

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- 🚻 Déclaration de Risch et Shaheen sur l’accord de paix RDC–Rwanda:

«Nous sommes prêts à agir si cet accord n’est pas respecté. »


-
- WASHINGTON — Les sénateurs américains Jim Risch (républicain,
Idaho) et Jeanne Shaheen (démocrate, New Hampshire), président et
membre de rang de la Commission des relations étrangères du Sénat,
ont publié la déclaration ci-dessous concernant la signature des
Accords de Washington pour la paix et la prospérité entre la République
démocratique du Congo (RDC) et la République du Rwanda, facilités
par l’administration Trump.
-
- « La signature des Accords de Washington pourrait constituer une
étape importante vers la stabilité et la croissance dans l’Est du Congo.
Nous saluons le Président et le Secrétaire Rubio pour leur leadership et
leur engagement continu dans un conflit qui a causé des dommages
irréparables aux communautés et coûté bien trop de vies humaines.
Mais la réussite exige plus que des signatures — elle exige des actes.
-
- Les Accords de Washington doivent aboutir immédiatement à l’arrêt
des atrocités et des crises humanitaires qui ravagent l’Est du Congo. Ils
doivent aussi mettre fin à l’occupation illégale des territoires par le
M23 soutenu par le Rwanda, dont les attaques continues et croissantes
déstabilisent encore la région.
-
- « L’Union africaine et les pays représentés lors de la signature
d’aujourd’hui, en particulier ceux de la région, portent également la
responsabilité de faire respecter ces accords. Les États-Unis restent
engagés sur la voie de la paix entre la RDC et le Rwanda, et nous
sommes prêts à agir si cet accord n’est pas respecté. »
-
- #fblifestyle
Les présidents de la RDC, Félix Tshisekedi, et du Rwanda, Paul Kagame, ont
signé jeudi à Washington une Déclaration commune réaffirmant leur
engagement à mettre en œuvre les textes déjà signés cette année, sous le
regard du président américain Donald Trump, témoin officiel de la cérémonie.

Les deux chefs d’État ont rappelé leur volonté de respecter l’Accord de paix
du 27 juin 2025 et la Déclaration de principes du 25 avril 2025, qui doivent
mettre fin à plus de trois décennies de violences entre leurs deux pays.

Ils ont affirmé leur « engagement indéfectible » en faveur de relations


pacifiques, du respect mutuel et d’une coopération renforcée, et ont dit leur
détermination commune à traiter les préoccupations sécuritaires, à
promouvoir l’intégration économique et à faciliter « le retour sûr » des
personnes déplacées et des réfugiés.

Kinshasa et Kigali ont également mis en avant la signature du Cadre


d’intégration économique régionale (REIF), présenté comme un instrument
destiné à développer des partenariats mutuellement bénéfiques dans les
secteurs des mines, des infrastructures, de l’industrialisation et de la gestion
des parcs nationaux.

Les deux présidents ont déclaré reconnaître l’ensemble formé par la


Déclaration de principes, l’Accord de paix et le REIF comme les « Accords de
Washington pour la paix et la prospérité », affirmant leur confiance dans
cette architecture pour « faire avancer la paix dans la région ».

Ils ont exprimé leur « profonde gratitude » à Donald Trump pour « son
hospitalité » et pour « ses contributions significatives » au rapprochement
entre la RDC et le Rwanda.
Le Cadre d’ntégration RDC–Rwanda n’entrera en vigueur qu’après la « bonne
exécution » des instruments sécuritaires don’t le CONOPS

Le Cadre d’intégration économique régionale (CIER) entre la RDC et le


Rwanda ne s’appliquera pas immédiatement : selon le document, ses
dispositions « prennent effet à compter de la bonne exécution » de deux
instruments militaires déjà adoptés dans le cadre de l’accord de paix du 27
juin 2025. Il s’agit, d’une part, du Concept d’opérations (CONOPS) annexé à
cet accord, et, d’autre part, de l’Ordre d’opération négocié lors de la réunion
du Mécanisme conjoint de coordination de la sécurité (JSCM) des 17 et 18
septembre 2025 et approuvé par le Comité de surveillance conjointe de
l’Accord de Washington le 1er octobre 2025. C’est ce même Comité de
surveillance conjointe qui devra juger de la « bonne exécution » du CONOPS
et de l’ordre opérationnel pour déclencher l’entrée en vigueur du CIER.

Une fois ce seuil franchi, le texte prévoit une mise en œuvre graduelle,
structurée par plusieurs mécanismes de coordination. Un sommet annuel de
haut niveau sur l’intégration économique régionale devra superviser les
progrès, le premier devant se tenir « au plus tard six mois après la signature
du CIER ». Un Comité directeur du CIER sera chargé de piloter l’ensemble :
sa première réunion devra intervenir « dès que possible, mais au plus tard 30
jours après la signature ». Dans les 45 jours suivant la signature, ce comité
devra mettre en place des groupes de travail techniques, don’t l’un dédié à
la stratégie de financement et à la constitution d’une réserve de projets.

Le document précise que les mesures de mise en œuvre décrites dans les
différents chapitres (énergie, infrastructures, chaînes d’approvisionnement
en minerais, parcs nationaux et tourisme, santé publique, autres secteurs)
sont « instructives et non normatives » et doivent suivre une « approche
progressive ». Le CIER est conçu comme un cadre « évolutif et dynamique »,
appelé à être ajusté au fil des travaux des groupes techniques, du Comité
directeur et du sommet annuel, et à être coordonné avec les mécanismes
régionaux existants (CEPGL, CAE, COMESA, ZLECAf, UA) ainsi qu’avec les
partenaires internationaux et le secteur privé.
Trump : « Vous allez voir les choses
évoluer rapidement » après la signature
des Washington Accords

Responsabilité ne reviendra pas au président Trump, mais à nous-mêmes. Il


nous appartient, en Afrique, de travailler avec nos partenaires pour
consolider et étendre cette paix. Il y aura des hauts et des bas, il ne fait
aucun doute à ce sujet. »

Félix Tshisekedi a, lui aussi, insisté sur la portée historique des textes :

« Les Accords de Washington ne sont pas un document de plus. Ils


représentent un tournant. » Ils rassemblent « une déclaration de principes,
un accord de paix, et le cadre d’intégration économique régionale », a-t-il
expliqué, afin d’offrir aux populations « une nouvelle perspective » et de «
surmonter enfin le cycle de violence, de déplacements forcés, de méfiance et
de défiance ».

Le président congolais a affirmé que la RDC prend « l’engagement solennel »


de mettre en œuvre « avec sérieux, rigueur, et un souci constant de la paix
et de la sécurité » l’ensemble de ses obligations.

Il a dit espérer que « la République du Rwanda respectera pleinement la


lettre et l’esprit des engagements pris ici à Washington », et a déclaré tendre
la main pour « une coopération pacifique fondée sur le respect mutuel, la
non-ingérence et la lutte commune contre les groupes armés ».

« La fin de tout soutien aux forces négatives et le début d’une prospérité


équitable au bénéfice de nos populations », a-t-il ajouté.
Concluant son allocution, Félix Tshisekedi a affirmé :

« Je crois que ce jour marque le début d’un nouveau chemin. Un chemin


exigeant, difficile, mais où la paix ne sera plus seulement un souhait. (…) La
RDC jouera pleinement son rôle, avec dignité, conscience et constance. »

Il a appelé à « un engagement irréversible pour tourner la page des


confrontations » et ouvrir « une nouvelle ère de coopération et de paix
durable dans toute la région ».

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