Étude des alliages d'Heusler par DFT
Étude des alliages d'Heusler par DFT
Faculté de Physique
Département de Physique énergétique
MEMOIRE
Présenté par
Mr ASFOUR Issam
Pour l'obtention du diplôme de Magister /Ecole doctorale en Physique
Thème
Chapitre I
Ι Magnétisme……………………………………………………... 5
Ι. 1 Introduction…………………………………………………….. 5
Ι. 2 Moment magnétique……………………………………………. 6
Ι. 3 Effets magnétiques……………………………………………. 7
Ι. 3.1 Diamagnétisme………………………………………………… 7
Ι. 3.2 Paramagnétisme………………………………………………. 8
Ι. 3.3 Ferromagnétisme……………………………………………… 9
Ι. 3.4 Antiferromagnétisme…………………………………………. 10
Ι. 3.5 Ferrimagnétisme………………………………………………. 11
Ι. 4 Interactions magnétiques……………………………………. 13
Ι. 6 Applications…………………………………………………… 18
Chapitre II
II DFT…………………..…………………………………………. 21
II. 1 Introduction…………………………………………………….. 21
III FP-LAPW………………………………………………………. 40
51
III. 7 Potentiel total et la densité de charge…………………
52
III. 8.1 Les mots clés ………………………………………………………………
III. 8.2 La méthode de la solution ………………..………………………………..52
Chapitre IV
IV Résultats et discussions…………………………………................................56
Conclusion ………….....…..………………………………………………..109
Table des Figures
I-1 Diamagnétisme…………………………………………..………….…..…….. 8
I-2 Paramagnétisme des atomes libres………………………………………..… 8
I-3 Ferromagnétisme …………………..………………….………………….… 10
I-4 Courbe de première aimantation Cycle d’Hystérésis…………………..…. 10
I-5 Antiferromagnétisme……………………………………………………….… 11
I-6 Ferrimagnétisme…………………………………………………..………...… 12
I-7 Double échange…………………………………………….………………..… 13
I-8 Hybridation M1 et M2 : ions de transition, O : ion O-2…………………...… 14
I-9 Super échange……………………………………………………..………...… 14
I-10 Températures de Curie……………………………………………..………… 17
I-11 Résistance normalisée en fonction du champ magnétique………..……...… 19
II-1 Passage d’un problème à un problème à N éléctrons………….…………… 23
II-2 Définition de la densité électronique (Représentation schématique)
Plusieurs tentatives de mise en place d’un formalisent basé sur la densité
électronique (Thomas – Fermi) mais c’est à Hohenberg et kohn que nous
devons les propositions d’un formalisme exact, exempt de toute
approximation énoncé sous forme de deux
théorèmes……………………………………………………….……………. 25
II-3 Premier théorique de kohn et Hohenberg……..…………………………… 26
II-4 Passage d’un problème de N électrons en interaction à un N électrons
indépendants…………………………………………………………………... 29
II-5 Importance respective des différentes contributions à l’énergie totale……. 31
II-6 Représentation des effets d’échange et de corrélation……………………… 32
II-7 Représentation schématique des méthodes de calcul utilisant la DFT……. 36
II-8 Cycle self consistent des calculs……………………………………………… 38
III-1 La représentation duale des méthodes APW et LAPW …………………... 41
III-2 Schéma de la répartition de la maille élémentaire en sphères atomiques (I)
et en région interstitielle (II)…………………………………………………. 44
III-3 Potentiel cristallin d’un réseau carré à deux dimensions:
(a) potentiel total et (b) potentiel muffin-tin………………………………… 45
III-4 Le potentiel d’échange et de corrélation …………………………...…..…… 48
III-5 L’utilisation de et R pour la transformation des harmoniques du réseau
vers l’espace réel et vice versa………………………………………………... 48
III-6 l’organigramme de la méthode FP-LAPW (WIEN 2K)…………………… 50
IV-1 Structures des alliages Heusler. (a) structure Semi Heusler C1b, (b)
structure full Heusler L21……………………………………………………. 57
IV-2 Test de convergence de calcul de l'énergie totale en fonction du nombre
de points spéciaux sélectionnés dans la première zone irréductible de
Brillouin……………………………………………………………………….. 59
IV-3 Test de convergence de l’énergie totale en fonction de l’énergie cinétique de
coupure (cutoff energy)………………………………………………………... 59
IV-4 Variation de l’énergie de cohésion en fonction du volume dans les états non-
magnétique et magnétique des composés Co2CrSi, Co2CrGe, Co2CrGa et
Co2CrAl…………………………………………………………………………. 62
IV-5 Structure de bandes pour Co2CrGa, Co2CrAl ……………………..…….….. 69
IV-6 Structure de bandes pour Co2CrGa, Co2CrAl ……………………..…….….. 70
IV-7 Densité d’états totale et partielle des composés Co2CrSi, Co2CrGe,
Co2CrGa, Co2CrAl……………………………………………………………... 73
IV-8 Courbes de la capacité thermique par les modèles d'Einstein et de Debye…... 76
IV-9 la variation du paramètre de maille en fonction de la température pour
différentes pressions pour Co2CrM…………………………………………….. 78
IV-10 la variation du module d’incompressibilité en fonction de la pression pour
différentes températures pour Co2CrM………………………………………... 79
IV-11 la variation de la capacité calorifique en fonction de la température pour
différentes pressions pour Co2CrM (M=Si,Ge,Ga et Al)…………………….. 80
IV-12 la variation du coefficient thermique en fonction de la température pour
différentes pressions pour Co2CrM……………………………………………. 81
IV-13 la variation de la température de Debye en fonction de la température pour
Différentes pressions pour Co2CrM………………………………………. …… 83
IV-1 Distance entre proche voisin (NN), Nombre de points k, les rayons muffin-
tin(RMT)………………………………………………………………………. 58
Introduction Générale :
1
Introduction
La synthèse de ces matériaux aussi bien que la compréhension de leurs propriétés est ainsi
essentielle pour ces nouveaux champs en termes d’intérêt scientifique et d’applications
industrielles.
Les semi-métaux ferromagnétiques (HMFs) ont attiré l’attention pour leurs applications
potentielles en spintronique. Ils ont un gap énergétique dans une direction de spin au niveau
de Fermi et un caractère métallique pour l’autre direction de spin. Ceci résulte de la
polarisation de spin des électrons de conduction. Ils présentent de ce fait de bons candidats
pour être utilisés comme des injecteurs de spin pour les MRAM (Magnetic Random Access
Memories) et d’autres dispositifs spintroniques.
Le premier matériau qui a été prédit pour être un semi-métal est le NiMnSb par De Groot et
al. Ce composé métallique possède une structure cristalline particulière dite structure Semi-
Heusler. Depuis ce temps, la famille des alliages Heusler fait objet de plusieurs études dans le
but de concevoir de nouveaux HMFs. Depuis, un grand nombre d’alliages Heusler ont été
déclarés posséder des propriétés interessantes. Par exemple, Ishida et al. ont constaté que
l’alliage Heusler total Co2MnZ (Z : Si, Ge) est un semi-métal [1] ; par la suite, le Mn2VAl, le
Co2MnX (X : Si, Ge,Sn) et le Ru2MnZ (Z : Si, Ge, Sn, Sb) ont suscité plusieurs investigations
[2]. Plus récemment, le Co2CrAl, le Co2CrGa et le Co2FeSi ont montré un caractère HMFs
suivant des calculs de structures électroniques [3]. Aussi, une forte magnétorésistance tunnel
(TMR) a été observée dans la majorité des jonctions tunnels magnétiques (MTJs) basées sur
le Co2FeSi [4].
Dans ce travail, nous nous intéressons à quatre composés Heusler : le Co2CrSi, le Co2CrGe, le
Co2CrGa et Co2CrAl, et leurs alliages Co2CrSi1-xGex et Co2CrGa1-xAlx. Différentes références
théoriques et expérimentales proposent des résultats visiblement très distincts. Tous sont
d’accord sur le fait que sa polarisation de 100% fait du Co2CrM un candidat idéal pour les
jonctions tunnel, alors que le moment magnétique important.
Nous avons en premier lieu fait usage de la méthode des ondes planes linéairement
augmentées à potentiel totale (FP-LAPW) de la théorie de la fonctionnelle de la densité pour
étudier la structure électronique des quatre alliages Heusler Co2CrM (M=Si, Ge, Ga et Al).
Toutefois, la simulation de leurs composés, Co2CrSi1-xGex et Co2CrGa1-xAlx s’est avérée
plus abordable en utilisant la technique de la super cellule pour simuler des concentrations
entre 0 et 1 avec un pas de 1/4.
2
Introduction
Le travail que nous présentons dans cette thèse comprend plusieurs chapitres :
Dans le premier chapitre nous rappelons certaines notions liées au magnétisme ainsi
que les différents types de magnétisme. Nous présentons également certaines applications
liées aux composés ferromagnétiques dans la technologie telles que la GMR et la TMR.
Dans le deuxième chapitre le fondement de la théorie de la fonctionnelle de densité
(DFT) dans lequel l’approximation de la densité local (LDA) [5] et l’approximation du
gradient généralisé (GGA) [6] sont présentés.
Le troisième chapitre comporte la méthode des ondes planes linéarisées augmentées
(FP-LAPW) que nous utilisons dans ce travail avec une description succincte du code
Wien2K. Par ailleurs, nous apporterons un soin tout particulier à la description du modèle
quasi harmonique de Debye.
Le quatrième chapitre est consacré à l’étude des Co2CrM (M=Si , Ge , Ga et Al) et
leurs alliages Co2CrSi1-xGex et Co2CrGa1-xAlx, une discussion sur les détails de calculs, nous
avons étudié les propriétés structurales et élastiques (énergie de cohésion, pas de réseau,
module de rigidité et sa dérivée), électroniques (gap, Densité d’état, et densité d’état),
également les propriétés mécaniques , magnétiques et la VCA .et aussi les propriétés
thermodynamiques ( CV et du module de rigidité en fonction de la température et de la
pression).
3
Introduction
Référence :
[1]- Fujii S, Sugimura S, Ishida S, Asano S. J Phys : Condens MAtter 1990 ; 2-8 583.
[2]- Hongzhi Luo et al. Journal of Magnetism and magnetic Materials 320 (2008) 421 – 428.
[3]- A. Kellow, N.E. Fenineche, T. Grosdidier, H. Aourag, C. Coddet, J. Appl. Phys. 94(2003)
3292.
[4]- T. Marukame et al. Appl. Phys. Lett. 88 (2006) 262503.
[5]- J. P. Perdew, Y. Wang, Phys. Rev. B, Vol. 45, No. 23, 1992
[6]- J. P. Perdew, K. Burke, M. Ernzerhof, Phys. Rev. Lett. , Vol. 77, No. 18, (1996)
4
Magnétisme I
Chapitre I Magnétisme
II.1 Introduction:
Le plus ancien manuscrit mentionnant l’existence des pierres d’aimant est l’œuvre
d’un écrivain chinois, Guanzhong (mort eb 645 avant Jésus Christ), Les égyptiens lui on
donné le nom de pierre vivante, les chinois les pierres tendres, les grecques magnétès, qui a
évolué en magnitis, d’où est dérive le terme moderne de magnétite.
Le magnétisme est un phénomène physique par lequel se manifestent des forces
attractives et répulsives d’un objet sur un autre ou avec des charges électriques en
mouvement. Ces objets dits magnétisables sont susceptibles de réagir au champ magnétique
par une réaction d’orientation et/ou de déplacement dépendante de la force d’orientation.
Cette force s’effectue par l’intermédiaire d’un champ magnétique et est produite par des
charges en mouvement ou des aimants.
Au cours des années 1970 Albert Fert avait étudié la manière dont les électrons se
déplacent, diffusent, dans une couche aimantée en fonction de l’orientation de leur propre
« aimantation » ou spin .Il avait montré que la résistance que rencontre un électron qui
traverse une couche aimantée dépend de l’orientation de son spin par rapport à celle de
l’aimantation de la couche. On peut ranger en deux moitiés les électrons d’un courant
électronique traversant une couche aimantée : ceux dont le spin est dans le même sens que
l’aimantation de la couche ou « spin parallèle », et ceux dont l’aimantation est en sens opposé
ou « spin antiparallèle ». On observe ainsi deux courants électriques indépendants qui
traversent la couche magnétique. Dans la pratique, quelle que soit l’orientation de la couche,
statistiquement, 50 % des spins électroniques sont « bien » orientés et ces électrons passent,
50 % sont « mal » orientés et sont bloqués. Ainsi, une fine couche magnétique placée sur le
trajet d’un courant d’électrons « filtre » les spins elle laisse passer principalement un seul type
de porteur, par exemple ceux dont le spin est parallèle à son aimantation, et bloque
majoritairement les autres. Autrement dit, on peut « polariser en spin » un courant en
interposant sur son passage une fine couche magnétique.
5
Chapitre I Magnétisme
І. 2. Moment magnétique :
6
Chapitre I Magnétisme
On peut transposer le lien qui existe entre le moment magnétique et le moment cinétique en
mécanique classique à la mécanique quantique. Ainsi ; au moment cinétique orbital d’une
particule de charge et de masse m est associé un moment magnétique orbital µL.
(I-5)
où g est nombre pur, appelé facteur de Landé (1921). Ce nombre varie selon la nature de la
particule.
І. 3. Effets magnétiques :
І. 3. 1. Diamagnétisme :
Il caractérise les substances ne comportant que des atomes non magnétiques, leur
aimantation induite par le champ est très faible et opposée à ce dernier. La susceptibilité
magnétique reste pratiquement indépendante du champ et de la température, elle est négative
de l’ordre de 10-5. Le diamagnétisme trouve son origine dans la modification du mouvement
orbital des électrons sous l’effet d’un champ appliqué. Selon la loi de Lenz les courants
induits donnent naissance à un flux d’induction opposé à la variation du champ appliqué. Un
très fort diamagnétisme existe dans les substances supraconductrices avec une susceptibilité
égale a -1.
7
Chapitre I Magnétisme
І. 3. 2. Paramagnétisme :
Il provient de moments magnétiques permanents porté par tous ou une partie des
atomes. Ces moments n’interagissent pas entre eux et peuvent s’orienter librement dans
n’importe qu’elle direction.
Sans l’action d’un champ magnétique la valeur moyenne de l’orientation des moments est
modifiée et une aimantation induite parallèle apparaît. Cette aimantation est d’autant plus
faible que la température est élevée. Au fur et à mesure que la température augmente c'est-à-
dire l’agitation thermique devient importante, les variations de l’aimantation en fonction du
champ de plus en plus linéaires. La susceptibilité initiale positive est définie au zéro absolu et
décroit lorsque la température augmente. Elle est généralement de l’ordre de 10-3 à 10-5 à la
température ambiante. Dans le cas idéal l’inverse de la susceptibilité initiale varie
proportionnellement à la température ; c’est la température de Curie.
8
Chapitre I Magnétisme
І. 3. 3. Ferromagnétisme :
(I-7)
9
Chapitre I Magnétisme
Fig.(I-3) : Ferromagnétisme.
(a) Réseau de spins (b) Variation thermique de (c) variation thermique
de l’aimantation spontanée.
10
Chapitre I Magnétisme
Sous des champs magnétiques suffisamment élevés, l’aimantation arrive à saturation. Si l’on
varie continument le champ appliqué entre deux valeurs extrêmes , la variation de
l’aimantation n’est plus réversible et décrit un cycle d’hystérésis. Une forte aimantation ainsi
que la courbe de première aimantation et le cycle d’hystérésis représentent les propriétés
essentielles des substances ferromagnétiques.
І. 3. 4. Antiferromagnétisme :
11
Chapitre I Magnétisme
І. 3. 5. Ferrimagnétisme :
12
Chapitre I Magnétisme
І. 4. Interactions magnétiques :
І. 4. 2. Super-échange :
Dans les composés magnétiques isolants, les ions magnétiques sont séparés par des
ions non magnétiques. Ces ions magnétiques sont situés à une distance telle que les fonctions
d’onde 3d des électrons appartenant à des ions voisins ne se recouvrent pas. L’interaction
d’échange dans ce cas à lieu par l’intermédiaire de l’ion non magnétique, le recouvrement
entre les fonctions d’onde 3d et p (2p, 3p ou 4p) étant important.
Le cas le plus simple est celui où un seul électron d du métal de transition (M) s’hybride avec
les orbitales p, comme sur la figure (I-8).
13
Chapitre I Magnétisme
La description de la bande d doit être modifiée car les intégrales d recouvrement direct entre
orbitales d, βij sont très faibles. Il faut donc tenir compte des intégrales de recouvrement entre
orbitales p et d :
(I-9)
Dans le cas où cette hybridation est faible, tout se passe comme si la bande était formée, non
pas à partir des fonctions d’onde d centrées sur chacun des atomes, mais à partir des
fonctions d’onde hybridées correspondant à une combinaison de fonctions d’onde d et p :
(I-10)
Ces fonctions d’onde traduisent le fait que les électrons d ou p ne sont plus rigoureusement
localisés sur un ion, même si le système est isolant. L’énergie liée à la délocalisation des
électrons p sur les ions M1 et M2 dépend de l’orientation respective des deux électrons comme
le montre la figure(I-9).
Fig.(I-9) Super-échange
Dans la configuration (a) seul un des électrons p de l’ion O2- (spin ) peut se délocaliser, alors
que dans la configuration (b) deux électrons de l’ion O2- peuvent se délocaliser, l’un sur M1
et l’autre sur M2. (b) est la configuration d’énergie minimale car le gain d’énergie cinétique,
14
Chapitre I Magnétisme
lié à la délocalisation des électrons p, est plus grand. Dans ce cas l’interaction d’échange est
négative.
І. 4. 3. Interaction dipolaire :
Chaque moment magnétique de la substance subit, de la part des autres moments, une
interaction dipolaire magnétique. Celle-ci décroit comme l’inverse de la distance entre
moments ; l’interaction dipolaire, beaucoup plus faible que l’interaction d’échange entre
moments proches voisins, devient prépondérante à grande distance. Pour éviter la formation
de pôles, elle tend à renfermer les lignes de flux magnétique au sein de la matière aimantée et
s’oppose à l’établissement d’une aimantation macroscopique résultante uniforme.
L’expression de la densité d’énergie de champ démagnétisant est :
(I-11)
І. 4. 4. Interaction spin-orbite :
Il s’agit d’une interaction entre les moments orbitaux et les moments de spins
individuels de la forme :
appelée encore couplage Russel-Saunders. Le couplage des termes tels que i est
négligeable pour celui qui i=j. L’origine de ce couplage est la suivante : dans le référentiel
d’un électron, le mouvement du noyau crée un champ magnétique qui interagit avec le
moment magnétique de spin. En raison des couplages entre les orbites et les spins. Ces
couplages individuels peuvent se réduire à l’énergie d’interaction suivante :
H SO= –λ L.S (I-13)
15
Chapitre I Magnétisme
Où λ est négatif dans le cas d’une couche moins qu’a moitié pleine et positif dans le cas
contraire, si bien que les moments cinétiques orbitaux et de spin, ont tendance à être
respectivement, selon le cas, antiparallèles et parallèles. On peut montrer simplement que le
coefficient λ est effectivement négatif dans le cas d’un seul électron, et positif pour des
couches plus qu’a moitié pleines [2].
(I-14)
où
(I-15)
16
Chapitre I Magnétisme
17
Chapitre I Magnétisme
Matériaux diamagnétiques :
Ils s’aimantent faiblement dans le sens opposé du champ magnétisant. Leur
aimantation cesse dés que le champ magnétisant disparait.
Exemples : Cuivre, Zinc, Or, Argent.
І. 6. Applications :
(I-16)
18
Chapitre I Magnétisme
19
Chapitre I Magnétisme
Bibliographie
[1] L. NEEL, Ann. de Phys. (1937) 8, 237.
[2] [Link], Mécanique quantique(1959) Dunod éditeur, Paris.
[3] Parkin S.S.P., More N., et Roche K.P., Phys. Rev. Lett. 64 (1990) 2304.
[4] [Link], [Link], [Link], [Link] and [Link], Science,287, p.1019 (2000).
“Zener Model Description of Ferromagnetism in Zin-Blende Magnetic Semiconductors”.
[5] [Link], [Link], [Link]. [Link], B, 63, p. 195205, (2001). “ Hole-Mediated
ferromagnetism in tetrahedrally coordinated semiconductors”.
[6] [Link], [Link], [Link], [Link] Van Dau, [Link], [Link], [Link],
[Link], [Link], [Link]. (1988) 61, 2472.
[7] [Link] Sarma, Ameican Scientist, 89, p.516, (2001). “Spintronics”.
20
II
Le formalisme de la DFT
Chapitre II DFT
II.1 Introduction:
La physique de la matière condensée et la science des matériaux sont concernées
fondamentalement par la compréhension et l’exploitation des propriétés des systèmes
d’électrons et de noyaux atomiques interagissant. Ceci est bien connu depuis le
développement de la mécanique quantique. Avec ceci vient la reconnaissance qu’au moins
presque toutes les propriétés des matériaux peuvent être étudiées par des outils de calcul
convenable pour résoudre ce problème particulier de la mécanique quantique.
Dans un système à plusieurs particules (corps) où siègent de fortes interactions entre
électrons, la résolution de l’équation de Schrödinger n’est accessible qu’au prix de certaines
approximations. Ces dernières doivent refléter une certaine réalité physique.
Les méthodes qui ont le plus de succès sont les méthodes dites de premiers principes où deux
écoles se rencontrent :
1) Les méthodes de Hartree-Fock (HF) ou post-Hartree-Fock, communes aux chimistes
2) Les méthodes de la théorie de la fonctionnelle densité (DFT, ou Density Functionnal
Theory), plus utilisées par les physiciens.
Ces méthodes ont pour objectif de résoudre l’équation de Schrödinger sans introduire de
21
Chapitre II DFT
H
N
1
2
MN
1
2
MN
Z
NM
1
M
1
Soit 2
i
i
1 2
1 i
1r
1
i i
1
j
ir
ij
1
r
ij
(II.2)
La partie cinétique est composée de termes Tel pour les électrons et Tnoy pour les noyaux. La
contribution à l’énergie potentielle est attractive entre électrons et noyaux ( Vel noy ), cette
Leur énergie cinétique est de ce fait nulle Tnoy 0et l‘énergie de répulsion coulombienne
entre noyaux devient une constante Vnoynoy (Voir figure I.1b). Avec cette considération le
problème devient celui d’un système à N électrons ressentant le potentiel des noyaux
N N M N N
1 Z 1
H
el i
2
(II.4)
2
i1
i
11
r
i i1
jir
ij
22
Chapitre II DFT
Et la fonction d’onde el propre au système. Or, en pratique, il n’est pas possible d’accéder
de manière exacte à ces deux quantités. La fonction d’onde de l’état fondamental fond est
Autrement dit, dans le cas où la fonction d’onde test n’est pas celle de l’état fondamental, il
lui correspondra une énergie Etest supérieure à celle de l’état fondamental E fond . La
technique pour accéder à l’énergie de l’état fondamental et à sa fonction d’onde se résume
23
Chapitre II DFT
système . Un des avantages des méthodes DFT, est que la résolution de l’équation ne fait
intervenir que l’observable qui est définie dans l’espace réel R 3 , au lieu de l’espace de
configuration à 3N variables, dans lequel est définie la fonction d’onde. Toutefois, cette
possibilité de se soustraire au problème à N corps s’effondre littéralement lorsqu’il faut
donner une expression analytique de l’énergie comme fonctionnelle de la densité. La densité
électronique est une grandeur essentielle dans le cadre de la théorie de la fonctionnelle de la
densité. Il est donc nécessaire de la définir avant d’aborder les fondements de la DFT.
II.3.1 La densité électronique :
Les électrons peuvent être considérés comme des particules indiscernables et
indissociables. En effet un électron ne peut être localisé en tant que particule individuelle, par
contre sa probabilité de présence dans un élément de volume peut être estimée et correspond à
la densité électronique . Les électrons doivent donc être considérés dans leur aspect
collectif (nuage électronique).
La densité électronique (r ) est une fonction positive qui ne dépend que des coordonnées
(x,y,z) de l’espace. Elle vaut zéro à l’infini, et elle égale à N lorsqu’elle intégrée sur tout
l’espace.
r0 (II.5)
(r)drN (II.6)
24
Chapitre II DFT
25
Chapitre II DFT
L’énergie totale est donc fonctionnelle de la densité électronique (r ) , EE[(r)] , que
nous pouvons réécrire en séparant les parties dépendantes du système ( N,Vext ) de celles qui
ne sont pas :
E [
(
r)] T [
el
(
r
)]
V
[
el(
el
r
)]
V(
noy
el
r
) (II.8)
FHK
[(
r (
)]
3
r
)V(
r)
d
ext
r (II.9)
Avec : F
HK
[(
r
)]
T[(
el
r
)]V
[(
el
el
r
)] (II.10)
26
Chapitre II DFT
l’énergie cinétique des électrons Tel et l’énergie potentielle due à l’interaction entre les
électrons. Leurs expressions explicites ne sont pas établies. Mais le terme Vel el peut être
déduit de l’énergie de Hartree :
V
1 (
d
r)( r ')3 3
r.d r
'
(II.11)
elel
2 r r'
formulé de la façon suivante : L’énergie E[ test ] , associée à toute densité d’essai satisfaisant
les conditions limites nécessaires test 0 (r)drNet associée à un potentiel
3
et test
extérieur Vext , est supérieure ou égale à l’énergie associée à la densité électronique de l’état
fondamental E[ fond ] . Ce théorème est le principe variationnel exprimé pour une énergie qui
défini par un potentiel externe Vext peuvent être déterminées à partir de la densité électronique
de l’état fondamental.
Deuxièmement, l'énergie du système E[ ] atteint sa valeur minimale si et seulement si la
densité électronique correspondante est celle de l’état fondamental. L’utilisation de cette
recette variationnelle se limite à la recherche de l’énergie de l’état fondamental. Pour être plus
précis, ce raisonnement est limité à l’état fondamental pour une symétrie donnée.
II.3.4 Les équations de Kohn-Sham :
Les deux théorèmes de Hohenberg et Kohn offrent donc un cadre théorique permettant
d’envisager la résolution de l’équation de Schrödinger via la densité électronique comme
variable principale. L’énergie totale d’un système de N électrons interagissant est donc
fonctionnelle de la densité et la recherche de l’énergie de l’état fondamental peut être réalisée
de manière itérative en se basant sur une loi variationnelle.
Au cours de ces différents traitements de l’énergie totale du système nous avons donc
introduit une nouvelle fonctionnelle, dite universelle du fait qu’elle ne dépend pas du système
électronique, FHK , la fonctionnelle de Hohenberg et Kohn.
27
Chapitre II DFT
Comme nous l’avons vu précédemment, cette fonctionnelle regroupe deux termes ( Tel et
Vel el ) eux-mêmes fonctionnelles de la densité. Seulement leur expression analytique pour le
système de N électrons interagissant est inconnue.
Kohn et Sham ont envisagé ce problème d’une autre façon [6], de la même manière que
l’expression exacte l’énergie de potentielle classique est connue (énergie de Hartree),
l’énergie cinétique doit avoir une expression aussi précise que possible. Pour ce faire, ils ont
introduit la notion d’un système fictif d’électrons sans interaction de même densité (r ) que
le système en interaction.
Tel[(r)] ?
Tind
el [(
N
r)] i
2
i
i1
dep
Tel [(r)]?
V el[
(r)]?
1(
r
)(r
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el cla
V [(r)] d r
dr'
el el
2r r'
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'
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XC
rr
'
d’ondes i
28
Chapitre II DFT
considérer l’intégrale de
2
exacte ; E
T
xc
T
el
el
ind
V
el
V
el
el
cla
elT
el
dep
Vncla
el
el (I.12)
29
Chapitre II DFT
connaissions pas la forme mathématique des deux fonctionnelles Tel [ ] et Velel [ ] à une
représente ce qui n'est pas connu, c'est-à-dire, l'énergie d'échange et corrélation. Ce terme
correspond précisément à ce qui nécessitera des approximations. Kohn et Sham à travers cette
approche ont donc transféré ce qui n’est pas connu dans le terme le plus petit, E xc . De ce fait,
l’erreur commise sera faite sur une petite contribution à l’énergie totale du système ;
L’énergie totale du système passe alors d'une somme de contributions indépendantes FHK et
La seconde équation utilise le potentiel (Veff ) estimé dans les N équations de Schrödinger afin
d’obtenir les i .
Veff 1
2 eff
V (
r) (
ir
) (
iir
)
(II.15)
2
30
Chapitre II DFT
Ces trois équations du fait de leur interdépendance doivent être résolues de manière auto
cohérente.
31
Chapitre II DFT
purement quantiques, car gouvernées par le spin, doivent être prises en compte dans E XC . La
partie échange rend compte du gain en énergie coulombienne dû au respect du principe de
Pauli (exclusion entre deux électrons de même spin), tandis que la corrélation correspond au
juste équilibre entre le gain en énergie coulombienne et le coût en énergie cinétique lorsque
deux électrons d'état de spin différents sont séparés (Figure I.6) [8]. Le choix de Kohn et
Sham est des plus judicieux, car comme l’illustre la figure I.5 l’approximation est faite sur la
plus petite contribution à l’énergie totale. Dans le cas présent il ne figure que l’échange dont
32
Chapitre II DFT
s'exprime alors en fonction de l’énergie d’échange et corrélation par particules XC telle que :
E
XC
[(
r)]
(
r
)XC
[(
r)]
d
r (II.17)
Les valeurs XC ont été paramétrées à partir de calculs Monte-Carlo pour un gaz d’électrons
homogène en interaction. L’application d’une telle approximation à un système non-uniforme
se traduit par la considération que localement la densité électronique se comporte comme dans
le cas uniforme. Une telle approximation n'est justifiée que dans le cas où la densité varie
lentement. Cette condition n’est pas satisfaite en pratique, cependant la LDA est étonnamment
efficace et donne de très bons résultats, comme le montre le tableau ci-dessous [12].
Longueur de liaison ~ 1%
Fréquence de vibration quelques %
Constante élastique quelques % Attendu exact
Energie de cohésion ~ 15%
Barrière d’énergie ~ 20%
Gap ~ 100 %
Pas attendu exact
Largeur de bande occupée quelques %
33
Chapitre II DFT
preuves notamment dans le cas traitant les systèmes non homogènes. La réussite de cette
approximation à traiter des systèmes différents, l’a rendue très réputée et a donné naissance à
de nouvelles idées pour l’améliorer.
II.4.1.1 Modèle de Ceperley et Alder :
Ex [(r )] N’est autre que la fonctionnelle d’énergie d’échange définie par Dirac :
1
3
E
x[
(r
)]
C(
r) (II.19)
1
3 33
Avec : C
4
1
1
V
3
2 3
(II.20)
x
4
l’énergie de corrélation est paramétrées par Perdew et Zunger [13] selon la méthode
stochastique appliquée sur l’état fondamental d’un gaz d’électrons [14].
On a :
Pour rs 1 :
V
c0.
0311
s
ln(
r
) 0
.
0583
0
.
0013
r
(
s
ln(
r
))
s 0
.
084
r
s (II.21)
Pour rs 1 :
11
.
2284
r0.
444
r
s s
V
c 0
.1423 2 (II.22)
1
1.
0529
rs0
.334
34
Chapitre II DFT
V
(
xr
s
) (
xr
s
)
rs
d(
xr
s)4
x(
r)
s
(II.24)
3 dr
s 3
Le terme de corrélation est défini comme suit :
3
2
0
.
045
e 1 x 1
V
c
1x
Log
1
2
x (II.25)
2 x2 3
rs
Avec : x
21
II.4.2 Approximation du gradient généralisé (GGA) :
L’approximation de la (LDA), dans sa description locale donne des résultats d’une
précision satisfaisante. Cependant, certaines quantités physiques telle que l’énergie de
cohésion sont fortement surévaluées, tandis que d’autres, telle que le paramètre de maille et la
longueur de liaison sont sous-estimés. Le succès de l’approximation de la densité locale a
engendré le développement de différentes approximations du gradient généralisé (GGA), en
apportant une nette amélioration de celle-ci et ainsi une meilleure adaptation aux systèmes
étudiés. Cette approximation revient à considérer le terme d’échange et corrélation non plus
comme une fonction uniquement de la densité, mais de manière plus générale comme une
fonction de la densité n et de sa variation locale n . Une première approche (GGA) a été
introduite par Kohn et Sham et ensuite utilisée par d’autres auteurs notamment dans les
travaux de Herman et al. [16]. Cependant, cette approximation n’a pu apporter les
améliorations escomptées à la LDA, aboutissant à de faux résultats. La notion
d’approximation du gradient généralisé (GGA) réside dans le choix des fonctions, permettant
une meilleure adaptation aux larges variations de telle sorte à préserver les propriétés désirées.
L’approximation du gradient généralisé (GGA), vient pour renforcer le caractère local de la
vision de la densité, le terme d’échange et de corrélation n’est non seulement une fonction
locale de la densité électronique, mais dépend aussi de son gradient [17.18]. La (GGA) donne
l’énergie d’échange et de corrélation sous la forme :
GGA
E XC
(r ) f XC (r ), (r ) d 3 r (II.26)
35
Chapitre II DFT
Les choix d’implémentation dépendent du traitement fait pour les termes de l’énergie
cinétique, l’énergie d’échange et de corrélation, le potentiel et bien évidemment de la base.
Les règles de sélection des implémentations doivent donc tenir compte de la spécificité des
quatre grandeurs :
1) L’énergie cinétique peut être non relativiste dans le cas des atomes légers, mais pour des
atomes lourds, un traitement relativiste est nécessaire pour de bon résultat.
2) L’énergie d’échange et de corrélation, dont le choix est relativement indépendant.
3) La base dépend de la nature des électrons (de cœur ou de valence), de la périodicité ou de
la non périodicité du système. Elle peut être formée d’orbitales localisés, atomiques, ou
d’ondes planes.
36
Chapitre II DFT
Les (r ) sont les fonctions de la base et les Ci les coefficients du développement en série
de i (r ) . Ces coefficients sont les seules variables du problème, puisque la densité ne dépend
que des orbitales de Kohn et Sham. En utilisant le principe variationnel, les solutions des
équations de KS permettent de déterminer les Ci pour les orbitales occupées qui minimise
37
Chapitre II DFT
in
Calculer V(r)
Boucle sur K
Déterminer EF
38
Chapitre II DFT
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39
III
FP-LAPW
Chapitre III FP-LAPW
La méthode linéaire des ondes planes augmentées (LAPW) [1-2] est une modification
fondamentale de la méthode des ondes planes augmentées (APW) de Slater (1937-1964) [3-
4]. Donc, avant d’entamer cette nouvelle méthode, on commence tout d’abord par un petit
rappel de la méthode APW et ces motivations dans la méthode LAPW.
En 1937, Slater [3] a développé une nouvelle méthode APW dans laquelle il a proposé une
étape radiale par l’introduction de l’approximation Muffin-tin pour décrire le potentiel
cristallin. Selon cette approximation, la cellule unité sera divisée en deux types de régions [5]:
- la première région est prise prés du noyau atomique, où le potentiel et la fonction d’onde
sont similaires à ceux d’un atome isolé, c’est à dire ils varient fortement, donc, dans cette
région qui est définie par des sphères atomiques (S) de rayon rs , le potentiel est à symétrie
sphérique et les fonctions d’ondes sont des fonctions radiales « solution de l’équation de
Schrödinger ».
- la deuxième région c’est la région interstitielle (I), où le potentiel est considéré constant et
les fonctions d'ondes utilisées sont des ondes planes (figure III-1) :
1
1/ 2 CG e
i (G K ) r
rI
(r ) G (III-1)
AlmU l (r )Ylm (r ) rS
lm
(r ) est la fonction d’onde
est le volume de la maille unité.
Ylm (r ) sont des harmoniques sphériques.
d 2 l (l 1)
2 2
V (r ) El rU l (r ) 0 (III-2)
dr r
40
Chapitre III FP-LAPW
Les fonctions radiales définies par l’équation (III-2) sont automatiquement orthogonales à
chaque état propre du même hamiltonien qui disparaît sur la limite de la sphère [6]
(Anderson 1975). Ceci peut être observé à partir de l’équation de Schrödinger suivante :
2
d 2 rU 2
E2 E1 rU 1U 2 U 2 d rU 1
U 1 (III-3)
dr 2 dr 2
Où U 1 et U 2 sont les solutions radiales à différentes énergies E1 et E2 , respectivement. Le
chevauchement est construit en utilisant la relation (II-3) et en intégrant par parties. Slater a
fait un choix particulier pour les fonctions d’ondes [4-7], il montre que les ondes planes sont
les solutions de l’équation de Schrödinger dans le cas d’un potentiel constant, tandis que les
fonctions radiales sont les solutions dans le cas d’un potentiel sphérique, donc il prouve que
E l est égale à la valeur propre. Par conséquent, l’approximation du potentiel la plus
raisonnable est en effet, l’approximation muffin –tin (MT) . En effet, cette approximation est
souvent utilisée dans les codes APW [8]. Cette approximation (MT) donne des résultats très
satisfaisants surtout pour les structures compacts ( fcc et hcp ). Pour les structures bcc, cette
approximation donne des résultats pas totalement mauvais mais plus ou moins raisonnables
[9], alors que, dans le cas où les sites de symétries et les coordinations sont faibles, cette
méthode est déconseillée.
Interstitielle
Sphère
( r ), V (r ) : (r ), V (r ) : Etoiles
Harmonique s du (r ) : Ondes planes
réseau
(r ) : Orbitales
atomiques
Le problème de cette méthode se trouve dans l’expression (III-1), qui n’assure pas la
continuité de l’énergie cinétique à la limite de la sphère, par conséquent, il est essentiel
d’éliminer cette contrainte dans la méthode, en définissant les coefficients Alm en termes de
CG à travers le développement des harmoniques sphériques des ondes planes.
41
Chapitre III FP-LAPW
4 il
Alm CG jl k g R Ylm* k G (III-4)
1/ 2
U l ( R) G
planes et les paramètres de l’énergie E l . Ces deux termes sont des coefficients variationnels
dans la méthode APW. Les fonctions d’ondes qui sont représentées par l’indice G et qui
possèdent les deux formes, une onde plane dans la région interstitielle et une fonction radiale
dans la région sphérique, sont appelées les ondes planes augmentées (APW’s).
La méthode APW ainsi construite représente quelques difficultés:
1- Dans le cas ou E l est pris comme un paramètre fixe plutôt qu’un paramètre variationel, les
APWs sont utilisées seulement comme des bases, ce qui nous mène à résoudre l’équation
séculaire (II-23). Mais les APW’s ne sont pas orthogonales, par conséquent, ceci entraîne un
chevauchement non-trivial (S), en plus ce manque de liberté variationnelle dû à la fixation de
l’énergie E l conduit à un sérieux problème, où les bandes d’énergies ne peuvent pas être
obtenues par une seule diagonalisation.
2- Un autre problème rencontré dans la méthode APW est celui de l’asymptote, dans
l’expression (III-4), U l (r ) apparaît dans le dénominateur, donc il est possible de trouver des
valeurs pour les paramètres d’énergie E l , pour lequelles U l (r ) s’annulent sur les limites de
la sphère. En plus, les ondes planes et les fonctions radiales deviennent découplées au niveau
de ces énergies. D’autre part, quand les bandes apparaissent près des asymptotes , ceci
entraînera des calculs numériques très compliqués.
Ainsi et afin de surmonter ces problèmes, plusieurs modifications ont été apportées à la
méthode APW, par Bross (1964), et Bross et al (1970), dans lesquelles les fonctions radiales
multiples sont choisies pour avoir la même dérivée logarithmique. Ces derniers sont adaptées
aux ondes planes avec la condition que la valeur de la fonction d’onde et sa dérivée doivent
être continues. Cette approche qui a une grande ressemblance avec la méthode (LAPW),
permet la détermination de toutes les bandes d’énergie avec une unique diagonalisation.
Koelling [10] a proposé une alternative dans laquelle deux fonctions radiales qui sont
utilisées ont une valeur nulle sur la limite de la sphère. Ces fonctions, qui sont obtenues à
42
Chapitre III FP-LAPW
l’aide de la résolution de l’équation radiale sujette à ces conditions aux limites sont adaptées
aux ondes planes pour obtenir la continuité des fonctions de base et leurs dérivées premières.
Andersen [6] en 1975 a étendu le travail de Koelling et Arbramn [11], il proposa une
méthode dans laquelle les fonctions de base et leurs dérivés sont continues en les égalisant
pour E l fixe. Ce choix résout les problèmes rencontrés dans la méthode APW en donnant
ainsi naissance à une méthode de structure de bandes flexible, cette méthode est appelée la
méthode linéaire des ondes planes augmentées (LAPW).
La puissance et l’exactitude de cette méthode ont été largement démontré à travers des série
de calculs de surface adsorbées, et de structures électroniques, par plusieurs auteurs tels que
( Jepsen et al (1978) [12], Krakaver et al (1979) [13], Hamman et al (1979) [14], Wimmer et
al (1981) [15], Japsen et al (1984), Mattheiss et al (1986) [16], Blaha et al (1990) [17]. Ils ont
prouvé que c’est la méthode la plus adaptée pour les calculs des structures de bandes
électroniques.
La méthode LAPW [1-2] est une méthode destinée à résoudre les équations de Kohn et
Sham pour trouver la densité de l’état fondamental, l’énergie totale et les valeurs propres d’un
système à plusieurs électrons, en introduisant des bases spécialement adaptées au problème.
Cette adaptation est réalisée en divisant la cellule unité figure (III-2) en :
Sphères atomiques non chevauchées centrées (I) autour des sites atomiques.
Une région interstitielle (II), comme dans la méthode APW.
Pour la construction des fonctions de base, l’approximation muffin- tin figure (III-3) est aussi
utilisée ; son potentiel est supposé avoir une symétrie sphérique à l’intérieur des sphères I
mais constant à l’extérieur II.
Dans la méthode LAPW les bases à l’intérieur de la sphère sont des combinaisons linéaires
de fonctions radiales ul (r ) Ylm (r ) et leurs dérivées par rapport à l’énergie. Les U l sont définis
exactement comme dans la APW avec El fixe (Equation. III-2). La dérivée de U l par rapport
à l’énergie satisfait à l’équation suivante :
43
Chapitre III FP-LAPW
d 2 l (l 1)
2 V ( r ) El r ul ( r ) rul ( r ) (III-5)
dr r2
En terme de base, la fonction d’onde s’écrit :
1
1 / 2 CG e
i (G K ) r
rI
(r ) G
(III-6)
AlmU l (r )Ylm (r ) Blm U Ylm (r ) rS
lm
Blm sont les coefficients de la dérivée de fonction par rapport à l’énergie, tel que la Alm pour
les fonctions U l (r ) . On remarque que dans la méthode LAPW, on utilise toujours des ondes
planes dans la région interstitielle (comme dans la méthode APW), par contre à l’intérieur de
la sphère, on utilise des ondes planes linéairement augmentées (LAPW’s) qui possèdent plus
de liberté variationnelle que les ondes planes augmentées (APW’s) dans la méthode APW.
Les fonctions radiales peuvent être développées au voisinage de El par :
U l (r ) U l ( l , r ) ( El )U (r ) O(( El ) 2 ) (III-7)
Dans cette méthode, l’erreur introduite dans le calcul de la fonction et l’énergie, est de l’ordre
I
II
44
Chapitre III FP-LAPW
45
Chapitre III FP-LAPW
Cependant, ces bandes fantômes sont facilement identifiables, elles ont une très petite
dispersion et sont hautement localisées dans les sphères. La solution idéale pour éliminer ces
bandes fantômes du spectre, c’est de mettre le paramètre d’énergie El égale à l’énergie de
l’état du cœur.
III.3 Représentation de la densité de charge et du potentiel
L’efficacité de la méthode LAPW se base surtout sur le choix des représentations des
fonctions d’ondes dans les différentes régions. En particulier, le développement des
harmoniques sphériques sur grille radiale à l’intérieur de la sphère et des ondes planes à
l’extérieur de la sphère. Avec ce choix, la méthode devient très adaptée aux calculs des
systèmes à plusieurs électrons (all-électron) (non-pseudopotentiel). Cependant, la variation
rapide des fonctions d’ondes implique une variation rapide de la densité de charge et du
potentiel, ce qui donne une meilleure flexibilité de ces derniers.
La solution dans la méthode LAPW consiste à utiliser une représentation duale en ce qui
concerne la charge, le potentiel et les fonctions d’ondes. Le développement des ondes planes
est utilisé dans la région interstitielle et le développement des harmoniques sphériques à
l’intérieur des sphères. Ceci devra conduire à un nombre limité de paramètres. Notons que la
limite des ondes planes pour la densité a besoin d’être deux fois plus petite que celle des
fonctions d’ondes. Par conséquent, la symétrie est utilisée pour réduire le nombre de
paramètres à stocker. Afin de simplifier la construction de la densité de charge et d’accélérer
la synthèse de la matrice hamiltonien on a les symétries employées sont :
(1) à l’intérieur des sphères la densité a la symétrie du site
(2) la densité interstitielle a la symétrie du groupe d’espace
(3) la densité est une quantité réelle
46
Chapitre III FP-LAPW
(4) les densités à l’intérieur des atomes, reliées par l’opération de symétrie (atomes
équivalents) sont identiques à part celle de la rotation.
chaque point de la maille. La FFT est encore utilisée pour transformer V xc (r ) de l’espace réel
à la représentation d’onde plane, à partir de laquelle les coefficients des étoiles sont obtenus.
Un schéma similaire est utilisé à l’intérieur des sphères, excepté pour les transformations qui
sont différentes à cause des différentes représentations de . Puisque la variation radiale est
déjà sur la grille de l’espace réel, on n’a besoin d’aucune transformations pour ces
coordonnées, et le potentiel d’échange et de corrélation Vxc peut être calculé séparément pour
chaque valeur de la grille radiale tabulée. Ainsi, les transformations se font dans la
représentation harmonique et la grille de l’espace réel. La transformation direct de K dans
l’espace réel est faite en évaluant l’équation D( R) (1)lp D(, , ) à chaque point, (les
valeurs de K sont calculés sur chaque point de la grille radiale). La transformation inverse
47
Chapitre III FP-LAPW
Sphère Interstitiel
Transformer à l’espace
Calculer (r) dans une maille réel par la FFT
angulaire de l’espace réel
Construire R AT A 1
A
48
Chapitre III FP-LAPW
côté, Gmax correspond aux ondes planes avec Gm ax / noeuds / a0 , cette égalité, suggère le
critère, R G max l max , qui marche bien en pratique. Les calculs LAPW convergent
généralement pour une valeur de R G max dans l’intervalle 7.5 - 9, ce qui nécessite un lmax
8.
III.5.2 La construction de fonctions radiales
Dans le cas des fonctions radiales non relativistes, les U lm (r ) sont les solutions de
d 2 l (l 1)
2 2
V ( r ) E l r U l (r ) 0 (III-8)
dr r
Où V(r) est la partie radiale de l’harmonique du réseau ( l = 0 ) et la condition au limite qu’on
doit vérifiée est rU l (0) 0 . La dérivé par rapport à l’énergie en fonction de U l (r ) s’écrit
sous la forme suivante:
d 2 l (l 1)
2 2
V ( r ) E l r U l (r ) r U l (r ) (III-9)
dr r
49
Chapitre III FP-LAPW
Ces équations différentielles doivent être résolues sur une maille radiale, en utilisant par
exemple la méthode standard du prédicteur-correcteur. Cependant puisque l’équation (III-9)
est linéaire, la norme de U l (r) est indéterminée, et U l cU l est aussi une solution avec c
une constante arbitraire. En effet, il est pratique d’appliquer la normalisation suivante :
R
r U l (r ) dr 1
2
(III-10)
0
r 2U l (r ) U l (r ) dr 0 (III-11)
0
Avec ce choix, la norme de U l U l fournit une indication sur l’intervalle d’énergie sur
laquelle la linéarisation de l’énergie sera une bonne approximation. En particulier, les erreurs
de la linéarisation sont acceptables pour la plupart des grandeurs lorsque la condition
50
Chapitre III FP-LAPW
VNS (G, G ) sont les contributions du potentiel l 0 , et (r ) est une fonction de pas
définie comme étant nulle à l’intérieur de n’importe quelle sphère et égale à l’unité dans la
région interstitielle.
V LM (r )YLM (r ) rS
V (r ) LM ( III -15)
V K exp( ikr) rI
K
51
Chapitre III FP-LAPW
53
Chapitre III FP-LAPW
SYMMETRY
NN
verifier le non- LSTART fichier struct DSTART
chevauchement calcul atomique fichier superposition des
des sphères H nl E nl nl d’entrée densités atomiques
Densités atomi KGEN
Fichier d’entrée
génération
de la
maille k
LAPW0
V Vc V xc
V V MT
LAPW1 LCORE
2 V E calcul atomique
k k k H nl E nl nl
Ek k core Ecore
LAPW2
val k* k
Ek E F
val
old
MIXER
new old ( val core )
new
oui
Converge ?
stop
non 54
Chapitre III FP-LAPW
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55
IV
Résultats et discussion
Chapitre IV Résultats et discussions
IV.1 Introduction
Dans le cadre de la DFT, les méthodes de type ab initio autorisent la prédiction des propriétés
physico-chimiques des matériaux solides sous haute pression. Plusieurs modèles théoriques ont été
proposés dans le but d’interpréter des mesures expérimentales et plus récemment, de prédire de
nouveaux effets dans un souci de conception de nouveaux matériaux.
L’objectif de cette thèse est d’aboutir à une meilleure compréhension des propriétés
thermodynamiques, élastiques, structurales, mécaniques, électroniques, magnétiques de ces composés
de type X2YZ et leurs alliages X2Y1-x Zx (Les alliages Heusler).
L’analyse de la littérature concernant les alliages d’heusler montre qu’il existe deux phases
cubiques L21 et X. La phase L21 de Type AlCu2Mn(225, Fm-3m) et La phase X de Type CuHg2Ti
(216, F4-3m).
Avant d’exposer nos résultats, nous allons, tout d’abord, faire des études sur les paramètres qui
conditionnent de manière cruciale toutes les simulations ab initio dans un formalisme DFT +
FPLAPW. En général, il y a deux ajustements à effectuer qui sont : La taille de la base d'ondes planes
par le choix du cutoff Ec (énergie de coupure) qui permet une approximation correcte des fonctions
propres, et la qualité de l'échantillonnage de la zone de Brillouin (par le nombre de points k).
Les alliages Heusler sont des ternaires composés de deux métaux de transition et un
élément non magnétique, Découverts au début du siècle dernier par F. Heusler. Il existe deux
classes : les alliages dits Full Heusler de formule X2YZ (X=Co, Y=Cr et Z=Si, Ge, Ga, Al) et
ceux dits semi-Heusler de formule XYZ où, dans les deux cas, X et Y sont les métaux de
transitions et Z est l’élément non magnétique.
Les alliages Heusler cristallisent dans des structures cubiques du réseau de Bravais cubique à
faces centrées(Fm3m). Les atomes de type Z occupent les sommets et les centres des faces, les
atomes de type Y occupent les milieux des arrêtes, alors que les atomes de type X occupent les
positions tétraédriques : (i) les huit positions sont occupées dans le cas des alliages full
Heusler, la structure cristalline est donc L21 ; (ii) la moitié de ces sites, quatre au total, sont
occupées dans le cas des alliages semi Heusler, la structure cristalline est alors C1b. La figure 2
présente les deux structures (a) C1b et (b) L21.
56
Chapitre IV Résultats et discussions
Figure IV.1 Structures des alliages Heusler. (a) structure Semi Heusler C1b, (b) structure full
Heusler L21
Les propriétés physico-chimiques sont calculées par une méthode ab initio basée sur la théorie
de la fonctionnelle de la densité électronique (DFT) en utilisant la méthode des ondes planes
linéairement augmentées (FP-LAPW) implémentée dans le code Wien2k [1], en traitant l’énergie
d’échange et de corrélation par l’approximation du gradient généralisé de Perdew et al. (GGA96) [2].
Avant de se lancer dans des calculs longs et coûteux, il est nécessaire d’optimiser les
paramètres d’entrée qui contrôlent la densité initiale de calcul. A titre d’exemple nous montrons sur la
figure IV.2 la variation de l’énergie totale du système à partir d’un nombre de points spéciaux k de
l’ordre de 104.
Les valeurs de la distance des atomes plus proches voisins, du rayon de sphère muffin-tin RMT
et du nombre d’ondes planes utilisées pour le composé Co2CrM sont illustrées dans le tableau (IV.1).
57
Chapitre IV Résultats et discussions
(Co,Cr)=4.71821
Co2CrAl
(Al,Co)=4.71821 104 2.3 2.0 1.7
Tableau IV.1 : Distance entre proche voisin (NN), Nombre de points k, les rayons muffin-tin(RMT)
58
Chapitre IV Résultats et discussions
-112279,599
-112279,600
Co2CrSi
-112279,601
-112279,602
Energie Total(eV)
-112279,603
-112279,604
-112279,605
-112279,606
k=3000
-112279,607
-112279,608
0 500 1000 1500 2000 2500 3000 3500 4000 4500 5000 5500
k-points
Figure IV.2: Test de convergence de calcul de l'énergie totale en fonction du nombre de points
spéciaux sélectionnés dans la première zone irréductible de Brillouin.
-112277,0
Co2CrSi
-112277,5
-112278,0
Energie total (eV)
-112278,5
-112279,0
Ec=264,705 (eV)
-112279,5
-112280,0
100 150 200 250 300 350 400 450
Figures IV.3 : Test de convergence de l’énergie totale en fonction de l’énergie cinétique de coupure
(cutoff energy).
59
Chapitre IV Résultats et discussions
Cette partie du mémoire est consacrée à l’étude des propriétés structurales de nos composés. Ce
genre d’étude présente un intérêt majeur, car il permet de recueillir des informations sur la structure
microscopique des matériaux et aura donc un impact relativement important sur la prédiction des
autres propriétés.
Les propriétés de l’état fondamental de nos matériaux sont obtenues en utilisant un calcul
scalaire relativiste basé sur la méthode FPLAPW, en traitant l’énergie d’échange et de corrélation par
la GGA.
Nous utilisons le code WIEN2k [3] qui fait référence pour le traitement de la méthode
FPLAPW.
Le calcul de l’énergie totale pour plusieurs paramètres du volume de la maille élémentaire a
pour but de déterminer les propriétés structurales de ces matériaux. La courbe représentative de son
évolution est ajustée à l’aide de l’équation de Murnaghan (1944) [4] qui est donnée par l’expression
suivante:
V0 B B
V V0 V V0
B
E (V ) E0 (IV.1)
B ( B 1) V B
B ' B (IV.3)
p
60
Chapitre IV Résultats et discussions
Le tableau (IV.2) regroupe les résultats des valeurs obtenues pour le paramètre de maille à
l’équilibre, le module d’incompressibilité ainsi que sa dérivée, pour nos matériaux Co2CrM
(M=Si,Ge,Ga,etAl). On y a aussi consigné des résultats obtenus par d’autres travaux théoriques [5, 6,
7, 24, 25, 26].
Il est clair que l’état magnétique (ferro) est la plus stable pour les composés Co2CrSi, Co2CrGe,
Co2CrGa et Co2CrAl vu que l’énergie correspondante est la plus basse.
On peut déduire à partir du tableau que nos résultats sont en bon accord avec ceux trouvés lors
de précédentes investigations théoriques.
a
Ref.[5],b Ref.[6],d Ref.[7], E Ref.[24], f Ref.[25],
h
Ref[26] (LSDA)
Tableau IV.2 : paramètre de maille a(Å), module d’incompressibilité B (GPa), et sa dérivée B’ des
alliages Heusler Co2CrSi, Co2CrGe, Co2CrGa et Co2CrAl, comparés aux valeurs d’autres travaux
théoriques.
61
Chapitre IV Résultats et discussions
Co2CrSi
Co2CrSi -24,8
-24,8
-24,9 M
-24,9 M
NM
Energie de cohésion(eV)
-25,0 NM -25,0
-25,1 -25,1
Energie de cohésion(eV)
-25,2 -25,2
-25,3 -25,3
-25,4 -25,4
-25,5 -25,5
-25,6 -25,6
-25,7 -25,7
-25,8 -25,8
-25,9 -25,9
-26,0
-26,0
-26,1
-26,1
40 42 44 46 48 50
40 42 44 46 48 50
3 3
volume(Å) volume(Å)
Co2CrGa Co2CrAl
-21,80
-21,85 M -23,8 M
-21,90 NM NM
-21,95
-24,0
-22,00
Energie de cohésion (eV)
Energie de cohésion(eV)
-22,05
-22,10 -24,2
-22,15
-22,20
-24,4
-22,25
-22,30
-22,35 -24,6
-22,40
-22,45
-24,8
-22,50
44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 42 44 46 48 50 52
3 3
volume(Å) Volume (Å)
Figure IV.4 : Variation de l’énergie de cohésion en fonction du volume dans les états non-magnétique
et magnétique des composés Co2CrSi, Co2CrGe, Co2CrGa et Co2CrAl
62
Chapitre IV Résultats et discussions
Le comportement élastique des solides est lié à la rigidité de la liaison atomique. Par exemple,
si le type de liaison dans un solide donné est connu, on peut prédire quelques aspects de son
comportement élastique comme le module d’élasticité. Inversement, on peut utiliser les informations
concernant les propriétés élastiques pour comprendre le type de liaison atomique. Les matériaux
cubiques possèdent trois constantes élastiques indépendantes à savoir C11, C12 et C44. Les constantes
sont évaluées par un calcul de l’énergie totale pour un système perturbé, en utilisant le modèle de Mehl
[8], utilisé avec succès pour plusieurs systèmes. La figure ci-dessous illustre les trois types de
contraintes mécaniques.
On appliquant cette contrainte l'énergie totale subite une variation traduise par la relation suivante :
Pour le calcul du coefficient C44, on utilise un tenseur de contrainte monoclinique à volume conservé,
donné par l’expression suivante :
63
Chapitre IV Résultats et discussions
1 1 1
1 1 1 (IV.7)
3 1 1 1
Qui transforme l'énergie totale conformément à la relation IV.8.
E ( )
V0
C11 2C12 4C44 2 o( 3 ) (IV.8)
3
Le tableau IV.3 donne les valeurs calculées des propriétés élastiques pour nos quatre matériaux
Tableau IV.3 : Valeurs calculées des constantes élastiques pour Co2CrSi, Co2CrGe, Co2CrGa et
Co2CrAl
d
Ref.[7],
Les constantes élastiques sont regroupées dans le tableau IV.3, Nous n’avons trouvé aucune donnée
expérimentale sur les propriétés élastiques des matériaux Co2CrSi, Co2CrGe, Co2CrGa et Co2CrAl.
Les présents résultats constituent alors une approche prédictive pour ce type de matériaux.
La stabilité mécanique des cristaux a été le sujet des études théoriques extensives. L’étude
systématique de la stabilité du réseau a été faite par Born et Huang [23] qui ont formulé le critère de la
stabilité, il est exprimé en termes de constantes d’élasticité Cij par (IV.8.1)
64
Chapitre IV Résultats et discussions
C11-C12>0
C11>0
C44>0 (IV.8.1)
C11+2C12>3B
C11>B> C12
Il est clair que la condition sur les critères de stabilité mécanique est satisfaite pour les quatre
matériaux Co2CrSi, Co2CrGe, Co2CrGa et Co2CrAl
théorique (1/4). Pour un matériau quelconque, on obtient en moyenne 0,3. Il existe également des
matériaux à coefficient de Poisson négatif : on parle alors parfois de matériaux auxétiques. Le
coefficient de poisson est donné sous la forme suivante :
3B E
(IV.11)
6B
IV.5.4 Paramètre anisotrope :
Un milieu isotrope est un milieu dont les propriétés sont identiques quelle que soit la direction
d'observation. Par exemple, les liquides ou les solides amorphes sont (statistiquement) isotropes alors
que les cristaux, dont la structure est ordonnée et dépend donc de la direction, sont anisotropes.
L'isotropie caractérise l’invariance des propriétés physiques d’un milieu en fonction de la direction. Le
contraire de l’isotropie est l’anisotropie, qui est la propriété d'être dépendant de la direction. Son
expression est donnée sous la forme :
2C 44
A (IV.12)
C11 C12
IV.5.5 Vitesse de propagation du son :
Dans un solide, la vitesse des ondes mécaniques est dépendante de la masse volumique ρ et des
constantes d'élasticité. Dans le cas des ondes de compression se propageant sans engendrer de
déformation transverse c'est le module de Young E qui entre en compte. On défini trois vitesse de
propagations du son :
3B 4G 2
1
1) Vitesse de propagation du son (Longitudinale) : Vl ( ) (IV.13)
3
Avec : la masse volumique
1
G
2) Vitesse de propagation du son (Transversale) : Vt ( ) 2 (IV.14)
1
1 2 1
3) Vitesse de son moyenne : Vm [ ( 3 3 )] 3 (IV.15)
3 Vt Vl
Apres avoir déterminé les différentes grandeurs mécaniques nous pouvons obtenir la température de
Debye en premier lieu qui’ est étroitement lié aux grandeurs physiques elle est donnée par:
h 3 N A 13
D [ ( )] m (IV.16)
kB 4 M
Aves Na le nombre d’Avogadro ; et M la masse molaire
66
Chapitre IV Résultats et discussions
Le tableau IV.4 donne les valeurs calculées des propriétés Mécaniques pour nos quatre matériaux
Tableau IV.4 : Propriétés mécaniques calculées pour Co2CrSi, Co2CrGe, Co2CrGa et Co2CrAl
D’après le tableau IV.4, Le coefficient de Poisson également fournit des informations sur le type de
liaison chimique, qui est généralement au voisinage de 0,25 pour les matériaux ioniques et environ 0,1
pour les matériaux covalents, ce qui nous permet de dire que nos composés sont des matériaux
ioniques..
Il est clair que le paramètre Anisotropie A est proche de l’unité pour les quatre matériaux Co2CrSi ,
Co2CrGe, Co2CrGa et Co2CrAl ce qui nous permet de dire que ces composés sont isotropes.
Du point de vue ductilité et fragilité, le rapport B/G pour les quatre matériaux est en général en dessus
de la valeur critique 1.75 qui sépare les comportements ductile/ fragile (fragile<1.75<ductile) ce qui
nous permet de classifier les composés comme des matériaux ductiles.
IV.6 Propriétés électroniques :
L’importance de cette partie réside dans le fait qu’elle nous permet d’analyser et de comprendre
la nature de l’énergie de liaison, énergie de gap, distribution de charges….etc.
Pour les systèmes magnétiques, les calculs à spins polarisés sont effectués en utilisant le concept des
électrons à spin-up et spin-down séparément.
IV.6.1 Structure de bandes
La relation de dispersion E k présente une propriété très importante dans le cas des semi-
conducteurs, grâce à elle on peut déterminer la nature du gap. En utilisant la méthode FP-LAPW avec
(GGA), on a calculé les structures des bandes électroniques ainsi que la densité d’état de nos quatre
composés suivant les directions de haute symétrie.
67
Chapitre IV Résultats et discussions
Les résultats sont présentés sur les figures IV.6, et IV.7. La topologie des structures de bandes
pour les quatre composés
Comme pour tous les conducteurs, ils se caractérisent par un chevauchement des bandes de valence et
de conduction. On peut dire que les quatre matériaux Co2CrSi, Co2CrGe, Co2CrGa, et Co2CrAl sont
des conducteurs dans l’état spin-up. Alors la remarque la plus importante est la présence d’états
électroniques au niveau de Fermi dans la structure de bandes des électrons à spin-up Ce qui signifie
que le système présente un caractère métallique, Par contre elle est minime pour le spin down, dans
cette état on remarque que le maximum de la bande de valence est situé au point et le minimum de
la bande de conduction est situé au point X, il s’agit donc d’un gap indirect. Les valeurs de l’énergie de
gap pour les quatre matériaux Co2CrSi, Co2CrGe, Co2CrGa et Co2CrAl sont respectivement 0.7228
(eV), 0.542(eV), 0.427(eV), 0.773(eV).
On peut dire que les quatre matériaux Co2CrSi, Co2CrGe, Co2CrGa, et Co2CrAl sont des semi-
conducteurs dans l’état spin-dn. Ce qui signifie que le système présente un caractère demi-métallique.
Les résultats obtenus de la structure de bandes montrent bien un comportement demi-métallique pour
les deux projections de spin.
Tableau IV.5 : Calcul des énergies de gap de Co2CrM (M=Si, Ge, Ga et Al)
c
Ref.[6], E Ref.[24], f Ref.[25], hRef.[26], iRef.[27]
Il nous semble important de souligner qu’il n’existe aucune donnée expérimentale concernant
le gap de ces quatre composés.
68
Chapitre IV Résultats et discussions
Co2CrSi Co2CrSi
10 10
8 8
6 6
4 4
2 2
Energie(eV)
Energie(eV)
0 EF 0 EF
-2 -2
-4 -4
-6 -6
-8 -8
-10 -10
-12 -12
-14 -14
W L
X
Z W K W L X Z W K
Co2CrGe Co2CrGe
10 10
8 8
6 6
4 4
2 2
Energie (eV)
Energie (eV)
0 Ef 0 EF
-2 -2
-4 -4
-6 -6
-8 -8
-10 -10
-12 -12
-14 -14
W L X Z W K W L X Z W K
69
Chapitre IV Résultats et discussions
Co2CrGa Co2CrGa
10 10
8 8
Dn
6 6
4 4
2 2
Energie(ev)
Energie(eV)
0 0 EF
Ef
-2 -2
-4 -4
-6 -6
-8 -8
-10 -10
-12 -12
-14 -14
W L x Z w K W L X Z W K
Co2CrAl Co2CrAl
10 10
8 8
6 6
4 4
2 2
Energie(eV)
0 0
Energie(eV)
EF
-2 -2
-4 -4
-6 -6
-8 -8
-10 -10
-12 -12
-14 -14
W L X Z W K w L X Z w K
70
Chapitre IV Résultats et discussions
Pour tenter d’élucider la nature de la structure de bandes électroniques, nous avons également
calculé les densités d’états totales et partielles, comme le montre les figures IV.7. La plupart des
propriétés de transport sont déterminées sur la base de la connaissance de la densité d’états.
À partir des figures IV. 7, il ressort clairement l’existence de quatre régions distinctes
dans l’état spin-up et dans l’état spin-down pour les quatre matériaux Co2CrSi, Co2CrGe,
Co2CrGa et Co2CrAl il y-a trois régions distinctes séparées par des gaps.
- Dans l’état spin-up :
La première région est localisée de -12 eV à -7 eV au dessous du niveau de fermi. Cette région
est composé entièrement des états ‘s’ du Si,Ge,Ga et Al , au dessus d’elles, des bandes des
états ‘d’ du Co et localisées aux environs de –7 eV à -1.8 eV pour matériaux Co2CrSi,
Co2CrGe, Co2CrGa et Co2CrAl respectivement, la troisième région de -1.8 eV à 0eV , les bandes
de valences sont dominées par les états ‘d’ du Cr respectivement pour Co2CrSi, Co2CrGe,
Co2CrGa et Co2CrAl
Le quatrième région est localisée de 0 eV à 8 eV La bande de conduction est constituée
principalement des orbitales ‘d’de Cr et ‘d’ de Co respectivement pour Co2CrM.
-Dans l’état spin-down :
La première région est localisée de -12 eV à -7 eV au dessous du niveau de fermi. Cette région
est composé entièrement des états ‘s’ du Si, Ge, Ga et Al, au dessus d’elles, des bandes des
états ‘d’ du Co et localisées aux environs de –7 eV à -0 eV pour matériaux Co2CrSi, Co2CrGe,
Co2CrGa et Co2CrAl respectivement, la troisième région de 0 eV à 9 eV : la bande de
conduction est constituée principalement des orbitales ‘d’de Cr et ‘d’ de Co respectivement
pour Co2CrM
Les Densités d’état confirment le caractère métallique pour les spins majoritaires et une absence
d’états électroniques au niveau de Fermi pour les spins minoritaires ce qui nous rapproche du caractère
semi-conducteur. Ceci indique un comportement demi-métallique pour les deux projections de spin
71
Chapitre IV Résultats et discussions
Ef
EF Co2CrSi
10 Co2CrSi 10
8 Cr-d 8
6 6
Co-d
4 4
DOS(états/eV)
Si-s
DOS(états/ev)
2 2
0 0
-2 -2
Si-s
Total Dos
-4 -4 Co-d
Co-d
Cr-d
-6 -6 Si-d
Cr-d
-8 -8
-10 -10
-14 -12 -10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6 8
-14 -12 -10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6 8
Energie (eV)
Energie(eV)
EF Ef
10 Co2CrGe 10 Co2CrGe
8 8
Co-d
6 6
4 Ge-s Up
4
DOS(états/eV)
DOS(états/eV)
2 2
0 0
-2 -2
-4 -4 Total-Dos
Ge-s Dn
Co-d
-6 -6 Cr-d
Cr-d Ge-d
-8 -8
Co-d
-10 -10
-14 -12 -10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6 8
-14 -12 -10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6 8
Energie(ev)
Energie(eV)
72
Chapitre IV Résultats et discussions
EF Ef
10 Co2CrGa Co2CrGa
10
8 Cr-d 8
6 Co-d
6
4 4
DOS(états/eV)
Ga-s
DOS(états/eV)
2 2
0 0
-2 -2
Total Dos
-4 Ga-s -4 Co-d
-6 Cr-d
Co-d -6 Ga-d
Cr-d
-8 -8
-10 -10
-14 -12 -10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6 8 -14 -12 -10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6 8
Energie(eV)
Energie(eV)
Ef
Co2CrAl EF Co2CrAl
10 10
8 8
Co-d Cr-d
6 6
4 4
Al-s
DOS(états/eV)
DOS (états/eV)
2 2
0 0
-2 -2
Al-s
Total-DOS
-4 -4 Co-d
Cr-d
-6 -6
Cr-d Al-d
Co-d
-8 -8
-10 -10
-14 -12 -10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6 8 -14 -12 -10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6 8
Energie(eV)
Energie(eV)
Figure IV. 7 : Densité d’états totale et partielle des composés Co2CrSi, Co2CrGe, Co2CrGa et
Co2CrAl
73
Chapitre IV Résultats et discussions
V -6 Propriétés magnétiques :
Le moment magnétique est représenté par le moment magnétique de spin défini par le nombre
d'occupation total des orbitales à spin majoritaires diminué du nombre d'occupation total des orbitales
à spin minoritaires.
La structure de bandes énergétiques d’un matériau semi-métallique présente une asymétrie entre les
états de spin up et de spin down avec un gap ou un pseudo gap énergétique au niveau de Fermi. Ceci
donne lieu à des polarisations des électrons de conduction au niveau de Fermi qui peuvent atteindre les
100%
La polarisation P de spin à EF est exprimée en termes de densité d’états de spin haut et de spin bas, ρ ↑
Dans les composés semi-métalliques, le moment de spin par unité de formule est un nombre entier(en
μB), Le moment magnétique porté étant égal à la différence entre le nombre d'électrons de spin up et le
nombre d'électron de spin down, on retrouve une valeur entière du moment magnétique porté.
Les résultats du tableau (IV. 6) montrent que les deux composés montrent que Co2CrSi etCo2CrGe
possèdent un moment magnétique total de 4.00 µB et aussi pour les deux composés Co2CrGa
Matériaux
Moments
Co2CrSi Co2CrGe Co2CrGa Co2CrAl
magnétiques (µB)
Co 1.03957 0.93951 0.76498 0.81226
Cr 1.89874 1.80885 1.31271 1.43833
M -0.02487 -0.03789 -0.04164 -0.02216
Interstitial 0.04702 0.35010 0.19912 -0.04051
Moment Total (μB) 4.00003 4.00008 3.00010 3.00000
Autre travaux théoriques 4.0000l 3.9990n 3.0000 o 3.0110o
3.9970m
(moment total (μB))
Polarisation de spin % 100 100 100 100
74
Chapitre IV Résultats et discussions
La contribution principale dans le moment magnétique est due à l’atome Cr en remarque aussi
une contribution importante due à l’atome Co.
On voit que les valeurs de la polarisation sont [Link] polarisation de 100% qui est
caractéristique d’un demi-métal.
Il est important de souligner que, à notre connaissance, la communauté scientifique ne dispose
d’aucune valeur expérimentale des moments magnétiques pour ces matériaux.
IV.8 Propriétés thermodynamiques:
Les propriétés thermodynamiques des matériaux sont la base de la physique du solide et des
applications industrielles. En outre, l'étude des propriétés thermodynamiques des matériaux est d'une
grande importance afin d'étendre nos connaissances sur leur comportement spécifique lorsqu'ils
subissent de fortes contraintes de pression ou température. [Cela est particulièrement vrai depuis
l'avènement de la technologie moderne (géophysique, Astrophysique, Accélérateurs de particules,
Réacteurs de fission et de fusion, etc)],
IV.8.1 Modèle d’Einstein
En physique statistique et en physique du solide, le modèle d’Einstein est un modèle permettant de
décrire la contribution des vibrations du réseau à la capacité calorifique d’un solide cristallin. Il est
basé sur les deux hypothèses que chaque atome de la structure est un oscillateur harmonique
quantique 3D, et que les atomes vibrent à la même fréquence, contrairement au modèle de Debye.
Les vibrations du réseau cristallin sont quantifiées, c’est-à-dire que les énergies de chaque mode
normal de vibration ne peuvent prendre que des valeurs discrètes. Ce modèle repose donc sur la dualité
onde-particule des phonons et sur le fait que les 3N oscillateurs harmoniques vibrent à la même
fréquence, de manière isotrope.
Le modèle d’Einstein retrouve la loi de Dulong et Petit, pour les hautes températures, Cependant, à
basse température, ce modèle ne concorde pas avec les mesures expérimentales contrairement au
modèle de Debye, Cette discordance du modèle d’Einstein avec l’expérience provient de l’hypothèse
infondée selon laquelle les oscillateurs harmoniques vibrent à la même fréquence WE.
IV.8.2 Modèle de Debye
De la même manière en physique statistique et en physique du solide, le modèle de Debye est une
explication, développée par Peter Debye en 1912, du comportement de la capacité thermique des
solides en fonction de la température. Il consiste à étudier les vibrations du réseau d'atomes formant le
solide, autrement dit, les phonons. Le modèle de Debye rejoint également la Loi de Dulong et Petit à
haute température.
75
Chapitre IV Résultats et discussions
En thermodynamique, la loi de Dulong et Petit stipule qu'à haute température, la capacité thermique
molaire d'un solide tend vers une valeur constante et indépendante de la nature du solide, égale à 3R
(en J·K-1·mol-1) où R est la constante des gaz parfaits. Elle est nommée d'après les physiciens français
Pierre Louis Dulong et Alexis Thérèse Petit pour leurs travaux expérimentaux sur la chaleur
spécifique, publiés en 1819. Cette loi peut être déduite de la loi d'équipartition de l'énergie.
Figure IV.8 : Courbes de la capacité thermique par les modèles d'Einstein et de Debye
Il est à noter que le calcul théorique mentionné ci-dessus présente les propriétés des matériaux à
température nulle. Par conséquent, il est nécessaire d’examiner l’effet de la température sur les
propriétés de ces composés. Pour compléter notre étude, nous introduisons l’effet des phonons à
travers le modèle quasi-harmonique de Debye combiné avec les calculs ab initio obtenus
précédemment.
Pour étudier les propriétés thermodynamiques de Co2CrM (M=Si, Ge, Ga, Al), nous appliquons le
modèle quasi-harmonique de Debye, dans la quelle la fonction de Gibbs hors d’équilibre G* (V, P,
T) peut être écrite sous la forme de
G * (V ; P, T ) E (V ) PV AVib (V ); T (IV.17)
76
Chapitre IV Résultats et discussions
Où E (V) est l'énergie totale par maille, PV correspond à la pression et le volume respectivement, (V)
est la température de Debye, et AVib est le terme de vibration, qui peut être donné selon le modèle de
Debye [14-15].
9
Avib ( ; T ) nkT 3 ln(1 e / T ) D( ) (IV.18)
8T T
Où n est le nombre d’atomes par maille. D ( /T) représente l’intégrale de Debye et pour un solide
isotrope, est exprimé par [14]
k
6 2V 1 / 2 n f s
1/ 3 B
M
(IV.19)
où M est la masse moléculaire par maille; BS est le module de compressibilité adiabatique, qui est
approchée et donnée par la compressibilité statique [16]
d 2 E (V )
Bs B(V ) V (IV.20)
dV 2
f ( ) est donnée par la Référence [17]; le coefficient de Poisson est pris 0.25 [∮Tableau IV.4].
La fonction hors équilibre de Gibbs G*(V; P, T) peut être minimisée par rapport au volume V
G * (V ; P, T )
V 0 (IV.21)
P ,T
En résolvant cette dernière équation, nous pouvons obtenir l'équation thermique V (P, T) à partir de
l’équation d’états (EOS). La capacité calorifique CV et le coefficient de dilatation thermique sont
donnés par l’expression ci-dessous : [18]
3 / T
CV 3nk 4 D( ) / T (IV.22)
T e 1
/T
S nk 4 D( ) 3 ln(1 e ) (IV.23)
T
CV
(IV.24)
BT V
77
Chapitre IV Résultats et discussions
Grâce au modèle quasi-harmonique de Debye, on pourrait traiter les vibrations du réseau sans avoir
recours à des calculs de dynamique du réseau, jugés compliqués et coûteux en temps de machine.
5,70
Co2CrSi
Co2CrGe
0 GPa
5 GPa 5,82 0 GPa
10 GPa 5 GPa
5,68
15 GPa 5,80 10 GPa
15 GPa
5,66 5,78
3
3
5,64 5,76
5,74
5,62
5,72
5,60
5,70
5,58 5,68
5,66
5,56
5,64
0 200 400 600 800 1000 0 200 400 600 800 1000
Co2CrGa
5,84
Co2CrAl
5,80 0 GPa
5,82 5 GPa
0 GPa 5,78
5,80 10 GPa
5 GPa
15 GPa
3
10 GPa 5,76
prametre de maille (Å)
5,78
15 GPa
3
prametre de maille (Å)
5,76 5,74
5,74 5,72
5,72
5,70
5,70
5,68
5,68
5,66 5,66
5,64 5,64
5,62
5,62
5,60
0 200 400 600 800 1000 0 200 400 600 800 1000
78
Chapitre IV Résultats et discussions
module de incompressibilité(GPa)
module de incompressibilité(GPa)
270 240
230
260
220
250 210
200
240
190
180
230
170
0 200 400 600 800 1000 0 200 400 600 800 1000
module de incompressibilité(GPa)
240
220
220
200 200
180
180
0 200 400 600 800 1000 0 200 400 600 800 1000
Température (k)
Temperateur(k)
Les propriétés thermiques sont déterminées dans la gamme des températures allant de 0 à 1000 K.
L'effet de la pression est étudié dans la gamme 0-15 GPa. La relation entre le paramètre de maille et la
température à différentes pressions est indiquée dans la Figure IV.9 Le paramètre de maille augmente
de façon très modérée avec la température. D'autre part, il est noté dans la Figure IV.10 que la relation
entre le module d’incompressibilité et la pression est quasi linéaire. Le module d’incompressibilité
augmente avec la pression et diminue avec la température.
79
Chapitre IV Résultats et discussions
-1
Capacité Calorifique(J mol k )
-1
-1
80 0 GPa 80
5 GPa 0 GPa
10 GPa 5 GPa
60 15 GPa 60 10 GPa
15 GPa
40 40
20 20
0 0
0 200 400 600 800 1000 0 200 400 600 800 1000
Température(K)
Temperature(K)
80 80
-1
0 GPa 0 GPa
5 GPa 5 GPa
60 10 GPa 60 10 GPa
15 GPa 15 GPa
40 40
20 20
0 0
0 200 400 600 800 1000 0 200 400 600 800 1000
Temperature(K)
Temperature(K)
80
Chapitre IV Résultats et discussions
-1
k )
-1
-5
-5
10 GPa 15 GPa
Coifficient dilatation thermique(10
15 GPa
1,5 3
1,0 2
0,5 1
0,0 0
0 200 400 600 800 1000
0 200 400 600 800 1000
Température(k)
Temperature(k)
Co2CrGa 5 Co2CrAl
3,5 0 GPa
k )
k )
0 GPa
-1
5 GPa
-1
5 GPa
10 GPa
-5
10 GPa
-5
3,0 4
Coifficient de dilatation thermique(10
15GPa
Coifficient de dilatation thermique(10
15 GPa
2,5
3
2,0
1,5 2
1,0
1
0,5
0,0 0
0 200 400 600 800 1000 0 200 400 600 800 1000
Temperature(k)
Temperature(k)
81
Chapitre IV Résultats et discussions
Au départ, la chaleur spécifique était décrite par la mécanique classique c'est-à-dire par le théorème de
l’équipartition de l’énergie. Cependant, à basse température, les prédictions de cette approche étaient
en désaccord complet avec les résultats expérimentaux. L’utilisation d’un modèle classique comme
celui d’Einstein ou de Debye apporte une amélioration considérable à la définition de la chaleur
spécifique.
Les Figures IV.11 représentent la variation de la capacité calorifique à volume contant Cv en fonction
de la température pour différentes pressions. Cette grandeur indique une forte augmentation jusqu'à ~
500 K, qui est due à l'approximation anharmonique du modèle Debye. Les valeurs sont purement
prédictives puisque nous ne disposons d’aucune donnée expérimentale. Toutefois, à plus haute
température et à des pressions supérieures, l'effet anharmonique sur Cv est supprimé, et Cv tend vers la
limite de Dulong-Pettit. (Cv (T) ≅ [Link]-1.K-1,[Link]-1.K-1, 97.98 [Link]-1.K-1et 97.87 [Link]-1.K-1
respectivement pour Co2CrSi, Co2CrGe, Co2CrGa, et Co2CrAl),
Le coefficient de dilatation thermique a été prédit (figure IV.12). Il croit rapidement en puissance
cube de la température puis tend vers une limite.
Nous constatons, pour une pression donnée α augmente avec la température quand T≤300K (à basse
température), particulièrement à pression nulle, et tend progressivement à augmenter linéairement à
des températures plus élevées. Quand la pression augmente, la variation de α avec la température
devient plus petite. Pour une température donnée, α décroit fortement avec l’augmentation de la
pression, et elle est très faible à des températures plus élevées et à des pressions plus élevées aussi.
82
Chapitre IV Résultats et discussions
Co2CrSi Co2CrGe
0 GPa 0 GPa
710 620
5 GPa 5 GPa
10 GPa 10 GPa
700 15 GPa 15 GPa
600
690
580
680
670 560
660 540
650
520
640
0 200 400 600 800 1000 0 200 400 600 800 1000
Co2CrGa Co2CrAl
590 0 GPa 680 0 GPa
5 GPa 5 GPa
585 10 GPa 670 10 GPa
15 GPa 15 GPa
660
580
650
Températur Debye(K)
575
Températur Debye(K)
640
570
630
565
620
560 610
555 600
550 590
545 580
570
540
560
535
550
0 200 400 600 800 1000 0 200 400 600 800 1000
Température (K)
Température (K)
83
Chapitre IV Résultats et discussions
L’objectif de notre étude est d’examiner l’évolution des propriétés magnétiques, structurales,
élastiques, Mécaniques, électroniques et thermodynamiques de deux alliages Co2CrSi1-xGex et
Co2CrGa1-xAlx en fonction de la concentration x. Pour ce faire, nous sommes amenés à utiliser la
technique de la super cellule contenant 16 atomes pour simuler des concentrations entre 0 et 1 avec un
pas de 0.25.
Co2CrSi75Ge25 Co2CrSi0,5Ge0,5
-498319,0
-547525
-498319,5
-498320,0
-547526
-498320,5
Energie(eV)
Energie(eV)
-498321,0
-547527
-498321,5
-498322,0 -547528
-498322,5
-498323,0 -547529
-498323,5
150 160 170 180 190 200 210 220
0 3
150 160 170 180 190 200 210 220
Volume(A ) 3
Volume(Å)
84
Chapitre IV Résultats et discussions
-596730 Co2CrSi0,25Ge0,75
-596731
-596732
Energie(eV)
-596733
-596734
-596735
160 170 180 190 200 210 220
3
volume(Å)
Figure IV.14 : Variation de l’énergie totale en fonction du volume pour l’alliage Co2CrSi1-xGex, a)
x=0.25, b) x=0.5, c) x=0.75.
Co2CrGa0,75Al0,25 -39450,52
Co2CrGa0,5Al0,5
-582802,0 -39450,54
-39450,56
-582802,5
-39450,58
Energie(eV)
Energie(eV)
-39450,60
-582803,0
-39450,62
-39450,64
-582803,5
-39450,66
-582804,0 -39450,68
-39450,70
170 180 190 200 210 220 1100 1150 1200 1250 1300 1350 1400 1450 1500
3 3
Volume(Å) Volume(Å)
-36048,02 Co2CrGa0,25Al0,75
-36048,04
-36048,06
-36048,08
Energie(eV)
-36048,10
-36048,12
-36048,14
-36048,16
-36048,18
-36048,20
1100 1150 1200 1250 1300 1350 1400 1450 1500
3
Volume(Å)
Figure IV.15 : Variation de l’énergie totale en fonction du volume pour l’alliage Co2CrGa1-xAlx, a) x=0.25, b)
x=0.5, c) x=0.75.
85
Chapitre IV Résultats et discussions
Co2CrSi1-xGex
X 0.25 0.50 0.75
a(Å) 5.6816 5.7097 5.7348
B (GPa) 217.50 213.99 211.22
B’ 3.2222 3.2986 3.3384
Co2CrGa1-xAlx
X 0.25 0.50 0.75
a(Å) 5.7317 5.7302 5.7279
B (GPa) 204.97 206.52 207.48
B’ 4.3287 4.3851 4.4621
Tableau IV.7 : paramètre de maille a(Å), module d’incompressibilité B (GPa), et sa dérivée B’ des
composés Co2CrSi1-xGex et Co2CrGa1-xAlx
Les propriétés structurales sont données dans le tableau (IV-7). Nous n’avons trouvé aucune donnée
expérimentale ou théorique de ces deux composés.
5,76 Co2CrSi1-xGex
5,74 FPLAPW
VCA
parametre de maille a(Å)
5,72
5,70
5,68
5,66
5,64
0,00 0,25 0,50 0,75 1,00
concentration(x)
86
Chapitre IV Résultats et discussions
224 Co2CrSi1-xGex
222 FPLAPW
VCA
module de incompressibillité(GPa)
220
218
216
214
212
210
208
0,00 0,25 0,50 0,75 1,00
concentration (X)
Figure IV.16 montre la variation du paramètre de maille calculée par rapport à la concentration de
Germanium de l'alliage Co2CrSi1-xGelx.
Un léger écart par rapport à la loi de Vegard est clairement visible pour ce l'alliage avec s'inclinant
vers le haut paramètre égal à -0,0564 Å, obtenu en ajustant les valeurs calculées par une fonction
polynomiale. L'origine physique de ce petit écart pourrait être principalement due à la faible disparité
des constantes de réseau de Co2CrSi et l'autre composé ternaire Co2CrGe.
L’équation qui représente la variation de paramètre de maille en fonction de la concentration de
Germanium : a(x)=5.648+0.154x-0.0564x2
87
Chapitre IV Résultats et discussions
5,734 Co2CrGa1-xAlx
FPLAPW
VCA
paramétre de maille a(Å) 5,732
5,730
5,728
5,726
5,724
0,00 0,25 0,50 0,75 1,00
Concentration(X)
Co2CrGa1-xAlx
208
FPLAPW
VCA
module de incompressibilité(GPa)
207
206
205
204
203
0,00 0,25 0,50 0,75 1,00
Concentration(X)
88
Chapitre IV Résultats et discussions
Figure IV.18 montre la variation du paramètre de maille calculée par rapport à la concentration
d’Aluminium de l'alliage Co2CrGa1-xAlx.
Un léger écart par rapport à la loi de Vegard est clairement visible pour ce l'alliage avec s'inclinant
vers le bas paramètre égal à -0,0054 Å, obtenu en ajustant les valeurs calculées par une fonction
polynomiale. L'origine physique de ce petit écart pourrait être principalement due à la faible disparité
des constantes de réseau de Co2CrGa et l'autre composé ternaire Co2CrAl.
L’équation qui représente la variation de paramètre de maille en fonction de la concentration
d’Aluminium : a(x)=5.7332-0.003x-0.0054x2
Figure IV.19 représente la variation du module de rigidité en fonction de la concentration de
l’Aluminium dans l’alliage Co2CrGa1-xAlx. Sa variation n’est pas linaire mais parabolique.
L’approximation du cristal virtuel ne tient pas compte du désordre structurel, le bowings égale à
-3.243 GPa pour Co2CrGa1-xAlx., Nos résultats montrent que le module de module de
incompressibilité augmente avec la diminution de la concentration du Al (0 ≤ x ≤ 1).Ceci suggère que
quand x augmente de x = 0 (Co2CrGa, pour x = 1 (Co2CrAl),
[Link] presque plus compressible. L’équation qui représente la variation de module de
incompressibilité en fonction de la concentration de Germanium : B(x)=203.4+7.756x-3.243x2
89
Chapitre IV Résultats et discussions
Tableau IV.8 : Les constantes élastiques Cij (GPa), les modules de cisaillement
G(GPa) et de Young E, le quotient de Poisson υ et l’anisotropie A, les vitesses du
son : longitudinale, transversale et moyenne (Vl, Vt et Vm en m s-1) et la température de
Debye θD (K) calculés pour les deux composés Co2CrSi1-xGex et Co2CrGa1-xAlx
D’après le tableau IV.8, on voit clairement que le coefficient A est proche de l’unité pour les alliages,
ce qui nous permet de dire que ces composés sont isotropes.
Du point de vue ductilité et fragilité, le rapport B/G pour les deux matériaux est en général en dessus
de la valeur critique 1.75 qui sépare les comportements ductile/ fragile (fragile<1.75<ductile) ce qui
nous permet de classifier les composés comme des matériaux ductiles. Le coefficient de Poisson
également fournit des informations sur le type de liaison chimique, qui est généralement au voisinage
de 0,25 pour les matériaux ioniques et environ 0,1 pour les matériaux covalents, ce qui nous permet de
90
Chapitre IV Résultats et discussions
dire que nos composés sont des matériaux ioniques. Il est clair que la condition sur les critères de
stabilité mécanique est satisfaite pour les deux alliages Co2CrSi1-xGex et Co2CrGa1-xAlx.
295 Co2CrSi1-xGex
189 Co2CrSi1-xGex
C12(GPa)
280
185
275 184
183
270
182
265
181
0,00 0,25 0,50 0,75 1,00
0,00 0,25 0,50 0,75 1,00
concentration(X)
concentartion(X)
49 Co2CrSi1-xGex
48 FPLAPW
VCA
47
46
C44(GPa)
45
44
43
42
41
0,00 0,25 0,50 0,75 1,00
Concentration(X)
91
Chapitre IV Résultats et discussions
Co2CrGa1-xAlx Co2CrGa1-xAlx
276 178
FPLAPW FPLAPW
274 176
VCA VCA
272 174
C12(GPa)
C11(GPa)
270
172
268
170
266
168
264
166
0,00 0,25 0,50 0,75 1,00 0,00 0,25 0,50 0,75 1,00
concentration(x)
concentration(x)
60 Co2CrGa1-xAlx
FPLAPW
VCA
55
C44(GPa)
50
45
40
0,00 0,25 0,50 0,75 1,00
Concentration(x)
92
Chapitre IV Résultats et discussions
L’importance des propriétés électroniques d’un matériau réside dans le fait qu’elles nous
permettent d’analyser et de comprendre la nature des liaisons qui se forment entre les différents
éléments de ces deux composés ,les paramètres de réseaux des deux alliages sont utilisés pour calculer
la structure de bandes dans l’état spin (up) et spin (dn).
L’objectif de cette partie est d’étudier l’évolution des propriétés électroniques de deux alliages
Co2CrSi1-xGex et Co2CrGa1-xAlx.
Les bandes d'énergie donnent les énergies possibles d’un électron en fonction du vecteur
d'onde. Ces bandes sont donc représentées dans 1'espace réciproque, et pour simplifier, seules les
directions de plus hautes symétries dans la première zone de Brillouin sont traitées.
La figure (IV.24) représente les structures de bandes électroniques selon les directions de haute
symétrie de la zone de Brillouin associée à l’état fondamental.
Co2CrSi0,75Ge0,25 Co2CrSi0,75Ge0,25
10 10
8 8
6 6
4 4
2 Ef 2 EF
Energie(eV)
0 0
Energie(eV)
-2 -2
-4 -4
-6 -6
-8 -8
-10 -10
-12 -12
-14 -14
R X Z M R X Z M
93
Chapitre IV Résultats et discussions
Co2CrSi0,5Ge0,5 Co2CrSi0,5Ge0,5
10 8
8 6
6 4
4 2
2 Ef 0
Energie(eV)
Ef
Energie(eV)
0
-2
-2
-4
-4
-6
-6
-8
-8
-10 -10
-12 -12
-14 -14
R X Z M R X Z M
Co2CrSi0,25Ge0,75 Co2CrSi0,25Ge0,75
10 10
8 8
6 6
4 4
2 2
Energie(eV)
0 0 Ef
Energie(eV)
Ef
-2 -2
-4 -4
-6 -6
-8 -8
-10 -10
-12 -12
-14 -14
R Z M R X Z M
X
94
Chapitre IV Résultats et discussions
Co2CrGa0,75Al0,25 Co2CrGa0,75Al0,25
10 10
8 8
6 6
4 4
2 2
Energie(eV)
Energie(eV)
0 0 Ef
Ef
-2 -2
-4 -4
-6 -6
-8 -8
-10 -10
-12 -12
-14 -14
R X Z M R X Z M
Co2CrGa0,5Al0,5 Co2CrGa0,5Al0,5
10 10
8 8
6 6
4 4
Energie(eV)
2 2
Energie(eV)
0 0 Ef
Ef
-2 -2
-4 -4
-6 -6
-8 -8
-10 -10
-12 -12
-14 -14
R X Z M R X Z M
Co2CrGa0,25Al0,75 Co2CrGa0,25Al0,75
10 10
8 8
6 6
4 4
2 2
Energie(eV)
0 0
Energie(eV)
Ef Ef
-2 -2
-4 -4
-6 -6
-8 -8
-10 -10
-12 -12
-14 -14
R X R X
Z M Z M
95
Chapitre IV Résultats et discussions
Nous remarquons un chevauchement des bandes de valence et de conduction à l’état spin-up, alors
l’existence d’états électroniques au niveau de Fermi nous renseigne sur le caractère métallique de ces
alliages. Cette présence d’états électroniques est plus évidente pour le spin up par contre elle est
minime pour le spin down et montre un caractère proche des semi-conducteurs. On remarque que le
maximum de la bande de valence est situé au point et le minimum de la bande de conduction est
situé au même point , il s’agit donc d’un gap direct. Les valeurs de l’énergie de gap pour les six
composés Co2CrSi0.75Ge0.25, Co2CrSi0.50Ge0.50, Co2CrSi0.25Ge0.75, Co2CrGa0.75Al0.25, Co2CrGa0.50Al0.50
et Co2CrGa0.25Al0.75 sont respectivement 0.7949 (eV), 0.6982 (eV), 0.6547 (eV), 0.5369 (eV), 0.5745
(eV) et 0.646 (eV)
Il nous semble important de souligner qu’il n’existe aucune donnée expérimentale ou théorique
concernant le gap de ces six composés.
IV.9.3.2 Densité d’état
Les calculs de la densité d’état totale et partielle pour le Co2CrSi1-xGex et Co2CrGa1-xAlx sont
représentés sur la Figure IV.25 On peut voir que les graphes de la densité totale ont plusieurs pics qui
sont dus à la plupart des états d du Co et d du Cr dans la bande de conduction et la bande de valence
pour les spins majoritaires et les spins minoritaires pour les deux alliages Co2CrSi1-xGex et Co2CrGa1-
xAlx.
Les Densités d’état confirment le caractère métallique pour les spins majoritaires et une
absence d’états électroniques au niveau de Fermi pour les spins minoritaires ce qui nous rapproche du
caractère semi-métallique, alors un comportement demi-métallique pour les deux projections de spin
pour les deux alliages.
96
Chapitre IV Résultats et discussions
Ef Ef
40 Co2CrSi0,75Ge0,25 40 Co2CrSi0,5Ge0,5
30 30
d-Cr d-Co d-Cr
20 d-Co 20
DOS(états/eV)
10 10
DOS(états/eV)
0 0
-10 -10
-20 -20
d-Cr d-Cr
d-Co d-Co
-30 -30
-40 -40
-14 -12 -10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6 8 -14 -12 -10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6 8
Energie(ev) Energie(ev)
Ef Ef
40
Co2CrSi0,25Ge0,75 40 Co2CrGa0,75Al0,25
35
30 30
Co-d Cr-d
25 d-Co D-Cr
20 20
15
Up
DOS(états/eV)
10 10
DOS(états/eV)
5
0 0
-5
-10 -10
Dn
-15
-20 -20
-25
Cr-d
-30 -30 Co-d
d-Co d-Cr
-35
-40 -40
-14 -12 -10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6 8 -14 -12 -10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6 8
Energie(ev) Energie(ev)
Ef Ef
40 Co2CrGa0,5Al0,5 40 Co2CrGa0,25Al0,75
30 30
Co-d
Cr-d Up
Co-d Cr-d
20 20
Up
10 10
DOS(états/eV)
DOS(états/eV)
0 0
-10 -10 Dn
Dn
-20 -20
Cr-d
-30 Cr-d -30 Co-d
Co-d Ga-d
-40 -40
-14 -12 -10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6 8 -14 -12 -10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6 8
Energie(eV) Energie(eV)
Figure IV. 24 : Densité d’états totale et partielle des composés Co2CrSi1-xGex et Co2CrGa1-xAlx
97
Chapitre IV Résultats et discussions
Tableau IV.10 Contribution de chaque atome et la zone interstitielle dans le moment magnétique total
pour chaque concentration.
La valeur du moment magnétique égale à 4.00152 (µB), 4.0019 (µB), 4.0003 (µB), pour
98
Chapitre IV Résultats et discussions
Co2CrSi1-xGex
5,83
x=0
5,82
x=0,25
5,81
x=0,5
5,80
x=0,75
5,79
x=1
Paramètre de maille(Å )
3
5,78
5,77
5,76
5,75
5,74
5,73
5,72
5,71
5,70
5,69
5,68
5,67
5,66
0 100 200 300 400 500 600 700 800 900 1000 1100
Temperature (K)
5,770 Co2CrGa1-xAlx
5,765 x=0
5,760 x=0,25
x=0,5
5,755
x=0,75
Paramètre de maille(Å )
3
5,750 x=1
5,745
5,740
5,735
5,730
5,725
5,720
5,715
5,710
0 100 200 300 400 500 600 700 800 900 1000 1100
Temperature (K)
Figure IV.25 : Variation du paramètre de maille en fonction de la température pour une pression nulle
pour Co2CrSi1-xGex et Co2CrGa1-xAlx
99
Chapitre IV Résultats et discussions
250 Co2CrSi1-xGex
245
240
Module d'incompressibilité (GPa)
235
230
225
220
215
210
205
200
195 x=0
190 x=0,25
185 x=0,5
180 x=0,75
x=1
175
170
0 100 200 300 400 500 600 700 800 900 1000 1100
Température(k)
Co2CrGa1-xAlx
210
205
Module d'incompressibilité (GPa)
200
195
190
185
180
175 x=0
170 x=0,25
x=0,5
165
x=0,75
160 x=1
155
150
0 100 200 300 400 500 600 700 800 900 1000 1100
Température(k)
100
Chapitre IV Résultats et discussions
120 Co2CrSi1-xGex
la limite de Dulong-petit
100
20
0
0 100 200 300 400 500 600 700 800 900 1000 1100
Temperature (K)
120 Co2CrGa1-xAlx
la limite de Dulong-petit
100
Capacité calorifique (J mol K )
-1
-1
80
60
x=0
x=0,25
x=0,5
40
x=0,75
x=1
20
0
0 100 200 300 400 500 600 700 800 900 1000 1100
Temperature (K)
Figure IV.27 : Variation de la capacité calorifique en fonction de la température pour une pression
nulle pour Co2CrSi1-xGex et Co2CrGa1-xAlx
101
Chapitre IV Résultats et discussions
4,5 Co2CrSi1-xGex
-5
3,5
3,0
2,5
2,0
x=0
x=0,25
1,5
x=0,5
1,0
x=0,75
x=1
0,5
0,0
0 100 200 300 400 500 600 700 800 900 1000 1100
Temperature(k)
5 Co2CrGa1-xAlx
Coifficient de dilatation thermique(10k )
-1
-5
x=0
2 x=0,25
x=0,5
x=0,75
1 x=1
0
0 100 200 300 400 500 600 700 800 900 1000 1100
Temperature(k)
Figure IV.28 : Variation du coefficient thermique en fonction de la température pour une pression
nulle pour Co2CrSi1-xGex et Co2CrGa1-xAlx
102
Chapitre IV Résultats et discussions
Co2CrSi1-xGex
660
Notre calcul
640 VCA
température de Debye (k)
620
600
580
560
540
0,00 0,25 0,50 0,75 1,00
Concentration (x)
Co2CrGa1-xAlx
600
590
température de Debye (k)
Notre calcul
VCA
580
570
560
550
Concentration (x)
103
Chapitre IV Résultats et discussions
Les valeurs du désordre pour la température de Debye sont respectivement 58.57 et -23.07. Les
équations suivantes montrent la valeur du désordre :
Ө(x)=657.77-163.97x+58.57x2 → (Co2CrSi1-xGex)
Ө(x)=549.67+70.27x-23.07x2 →(Co2CrGa1-xAlx)
Les propriétés thermiques sont déterminées dans la gamme des températures allant de 0 à 1000 K.
L'effet de la pression est étudié dans 0 GPa. La relation entre le paramètre de maille et la température à
une pression nulle est indiquée dans la Figure IV.25 Le paramètre de maille augmente de façon très
modérée avec la température. D'autre part, il est noté dans la Figure IV.26 que la relation entre le
module d’incompressibilité et la température est quasi linéaire. Le module d’incompressibilité
diminue avec la température.
Les Figures IV.27 représentent la variation de la capacité calorifique à volume contant Cv en fonction
de la température pour une pression nulle. Cette grandeur indique une forte augmentation jusqu'à ~
500 K, qui est due à l'approximation anharmonique du modèle Debye. Les valeurs sont purement
prédictives puisque nous ne disposons d’aucune donnée expérimentale. Toutefois, à plus haute
température, l’effet anharmonique sur la capacité thermique est supprimé, et le Cv tend vers la limite
de Dulong-Petit, (Cv (T) ~[Link]-1.K-1)
Le coefficient de dilatation thermique a été prédit (figure IV.28). Il croit rapidement en puissance
cube de la température puis tend vers une limite.
Nous constatons, pour une pression donnée α augmente avec la température quand T≤400K (à basse
température), particulièrement à pression nulle, et tend progressivement à augmenter linéairement à
des températures plus élevées.
104
Chapitre IV Résultats et discussions
16
Co2CrSi1-xGex
15
Co2CrGa1-xAlx
14 ajustement linéaire
13
(kcal/mol)
12
11
10
8
0,25 0,50 0,75
Composition X
Figure IV.30 : Variation de paramètre d’interaction Ω en fonction de la concentration X pour Co2CrSi1-xGex et
Co2CrGa1-xAlx
105
Chapitre IV Résultats et discussions
1100
Tc= 981,274 k spinodal
1000
binodal
900
Températeure (K)
800
700
600 Co2CrSi1-xGex
500
400
300
200
100
0
0,00 0,25 0,50 0,75 1,00
Composition (X)
1200
Tc=1024,59 K binodal
1000
spinodal
Températeure (K)
800
600
Co2CrGa1-xAlx
400
200
0
0,00 0,25 0,50 0,75 1,00
Composition (X)
106
Chapitre IV Résultats et discussions
Bibliographie du chapitre IV
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107
Chapitre IV Résultats et discussions
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Wien, Sensengasse 8, A 1090, Vienna, Austria
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108
Conclusion
Conclusion générale
Dans ce travail, on a étudié quatre composés les Co2CrM avec (M= Si, Ge, Ga et AL) et leurs
alliages Co2CrSi1-xGex et Co2CrGa1-xAlx. Nous avons en premier lieu étudié les propriétés du
Co2CrM Les propriétés structurales, élastiques, mécaniques, magnétiques et
thermodynamiques de ces matériaux et à la température nulle (T=0k) ont été intensivement
étudiés par la méthode des ondes planes augmentées linéairement (FP-LAPW), avec la
considération d’une approximation dans le traitement du terme d’échange et de corrélation (la
GGA) et le modèle quasi-harmonique de Debye.
Les principaux résultats sont résumés comme suit :
Les propriétés structurales telles que le paramètre du réseau, module de rigidité
B sont en bon accord avec les valeurs antérieures.
Nous avons calculé les constants élastiques de nos matériaux. Nous n’avons
trouvé aucune valeur expérimentale pour faire la comparaison. On considère que nos
valeurs serviront comme base de données pour la prévision dans l’étude dynamique de
ces matériaux. Les calculs de ces constantes nous ont permis de déterminer d’autres
grandeurs mécaniques telles que le facteur d’anisotropie, le module de cisaillement, le
module de Young ainsi que le coefficient de poisson.
Il est clair que le paramètre anisotrope A est proche de l’unité pour les quatres
matériaux Co2CrSi et Co2CrGe, Co2CrGa et Co2CrAl ce qui nous permet de dire qu’ils
sont isotropes, Du point de vue ductilité et fragilité, le rapport B/G pour les quatre
matériaux est en général en dessus de la valeur critique 1.75 qui sépare les
comportements ductile/ fragile (fragile<1.75<ductile) ce qui nous permet de classifier
les composés comme des matériaux ductiles.
Le Co2CrM. (M=Si,Ge,Ga et Al) ne présente aucun gap dans l’états spin –up par
contres il y’a un chevauchement de bande qui nous distingue que notre matériaux il à
un aspect métallique et dans l’états spin –dn nous a permis de conclure que le gap et
indirect au point M ( X) pour Co2CrM on distingue un comportement semi –
métallique . L’analyse de la densité d’états donne une explication détaillée de la
contribution des caractères atomiques des différentes orbitales dans les bandes
d’énergie. Les Densités d’état confirment le caractère métallique pour les spins
majoritaires et une absence d’états électroniques au niveau de Fermi pour les spins
minoritaires ce qui nous rapproche du caractère demi-métallique.
Les valeurs du moment magnétique sont des nombres entiers et les valeurs
importantes de la polarisation nous rapprochent d’un caractère demi-métallique.
109
Conclusion générale
En second lieu nous avons entamé l’étude des propriétés des alliages Co2CrSi1-xGex et
Co2CrGa1-xAlx , nous avons fait usage de la technique de la super cellule pour étudier
l’évolution des propriétés structurales, élastiques, mécaniques, magnétiques et
thermodynamiques de ces alliages en fonction de la concentration X, nous avons utilisé une
super cellule de 16 atomes . Ceci permet d’examiner des concentrations pour x =0, 1/4, 1/2,
3/4 et 1. Nous sommes arrivés à conclure que :
Nous n’avons trouvé aucune donnée expérimentale sur les propriétés
structurales, élastiques, mécaniques, magnétiques des alliages Co2CrSi1-xGex et
Co2CrGa1-xAlx .
la variation du paramètre de réseau en fonction de la concentration obéit à la loi
de Végard.
Nous ne remarquons aucune variation du moment magnétique en fonction de la
concentration dans les deux alliages, le moment magnétique reste stable.
Nous avons calculé les constants élastiques de nos matériaux. Nous n’avons
trouvé aucune valeur expérimentale pour faire la comparaison. On considère
que nos valeurs serviront comme base de données pour la prévision dans
l’étude dynamique de ces matériaux. Les calculs de ces constantes nous ont
permis de déterminer d’autres grandeurs mécaniques telles que le facteur
d’anisotropie, le module de cisaillement, le module de Young ainsi que le
coefficient de poisson.
Il est clair que le paramètre anisotrope A est proche de l’unité pour les deux alliages
Co2CrSi1-xGex et Co2CrGa1-xAlx, ce qui nous permet de dire qu’ils sont isotropes. Du point de
vue ductilité et fragilité, le rapport B/G pour les alliages Co2CrSi1-xGex et Co2CrGa1-xAlx est
en général en dessus de la valeur critique
110
Conclusion générale
111