Propriétés électroniques des demi-métaux
Propriétés électroniques des demi-métaux
Département de Physique
THÈSE
En vue de l’obtention du
Diplôme de Doctorat Science
Présentée par :
Guezlane Mourad
Thème :
CONTRIBUTION A L’ETUDE THEORIQUE DES
PROPRIETES ELECTRONIQUES ET MAGNETIQUES
DES MATERIAUX DEMI-METALLIQUES
Devant le jury :
C'est aussi pour moi, un grand honneur et un grand plaisir de remercier le [Link]
Zoulikha pour toute son aide et tous ses conseils qu’elle m’a donné depuis mes premières
recherches de magistère.
Le Pr. Belbacha El-Djemai et le Pr. Nouiri Abdelkader pour le temps accordé, leurs
commentaires utiles et leur intérêt pour mon travail.
A ma belle mère, mes beaux frères, mes belles sœurs, ainsi que
tout mes neveux et nièces, chacun et chacune par leur nom ; Je prie dieu
le tout puissant pour qu’il vous donne bonheur et prospérité.
A mes oncles Bachir et Abdel Malek, et à la mémoire de mon
oncle Mahmoud et mon beau père Moussa.
A la mémoire de mes grands parents, surtout ma très chère grand
mère Laroui Fatima.
A toute ma grande famille …
A tous mes amis à Batna et Biskra …
Liste des tableaux
N° Titre Page
Le Paramètre de réseau (a) calculé ainsi que le module
[Link].2 Le Gap des bandes d’énergie calculé par les trois approximations 95
Les Spins Gap dans les deux directions Γ et X calculés par les
[Link].3 97
trois approximations
Les moments magnétiques total et partiels ms (μB) calculés pour
[Link].5 les valeurs des polarisations P calculées par la GGA et la mBJ 133
La température de Curie Tc (°K) calculé pour les alliages
[Link].7 Les valeurs des enthalpies de formation calculées par la GGA 138
Changement de la compressibilité B à température variante de 0 à
[Link].8 147
1000 K
Changement de la compressibilité B à pression variante de 0 à 15
[Link].9 147
GPa (%)
Liste des figures
N° Titre Page
Figure.I.1 Le Spin de l’électron (Up=+1/2, Dn=-1/2) 11
Figure.I.2 la structure cristalline L21 du Full-Heusler (X2YZ) 23
Figure.I.3 la structure cristalline du CrO2 23
Schéma DOS d'un alliage demi-Heusler. Δ↓ est l'écart de l'énergie
Figure.I.4 24
(le Gap) pour les états de spin-dn↓.
type IA du DOS, Δ↓ est l'intervalle d'isolement pour le coté du spin-
Figure.I.5 25
dn↓
Figue.I.9 atomes As de carbone et est situé à (1/4, 1/4, 1/4) le long du corps 28
et en diagonale. Un schéma de l’hybridation d-p est présenté à
droite.
Schéma de la division du champ cristallin des orbitales 3d
[Link].5 Co2CrxFe1-xZ (Z = Si, Al) pour les concentrations x = (0, 0.25, 0.5, 93
0.75, 1) avec l’approximation GGA
Les Gap des bandes d’énergie minoritaires calculés pour les
[Link].10 alliages Co2CrxFe1-xSi (x=0.25, 0.5, 0.75) avec les approximations 101
GGA et mBJ
Les structures des bandes d’énergie (Up et Dn) calculées pour les
[Link].11 alliages Co2CrxFe1-xAl (x=0.25, 0.5, 0.75) avec les approximations 102
GGA et mBJ
Les densités d’états (Up et Dn) calculées pour les composés Co2YAl
[Link].12 106
(Y= Cr, Fe) avec les deux approximations GGA et mBJ.
Les densités d’états (Up et Dn) calculées pour les composés Co2YSi
[Link].13 107
(Y= Cr, Fe) avec les deux approximations GGA et mBJ
Les densités d’états (Up et Dn) calculées pour les alliages
[Link].14 Co2CrxFe1-xAl (x=0.25, 0.5, 0.75) avec les deux approximations 108
GGA et mBJ
Les densités d’états (Up et Dn) calculées pour les alliages
[Link].15 Co2CrxFe1-xSi (x=0.25, 0.5, 0.75) avec les deux approximations 109
GGA et mBJ
Les densités d’états (Up et Dn) partielles s et p du silicium et
[Link].16 l’aluminium dans les composés (a) Co2CrSi et (b) Co2CrAl 111
calculées par l’approximation mBJ
La configuration tétraédrique des atomes Al (Si) avec les atomes X
[Link].17 112
(en bleu)
Illustration schématique des niveaux d’énergie de [Link] et al
[16] pour le composé Co2MnGe
[Link].18 113
(a)_L’hybridation des atomes Co-Co
(b)_ L’hybridation (Co-Co)-Mn
Illustration schématique des niveaux d’énergie de T. Graf [39]
pour le composé Fe2VAl
[Link].19 114
(a)_L’hybridation des atomes Fe-Al
(b)_ L’hybridation [Fe-Al]-Fe-Mn
[Link].26 Cobalt et du Chrome dans le composés Co2CrAl calculé par les 125
approximations GGA, EV-GGA et mBJ
Les moments magnétiques calculés de l’alliage Co2FexCr1-xAl
[Link].27 (x=0, 0.25, 0.5, 0.75, 1) avec les deux approximations GGA et mBJ 129
comparés à la courbe Slater-Pauling
Les moments magnétiques calculés de l’alliage Co2FexCr1-xSi
[Link].28 (x=0, 0.25, 0.5, 0.75, 1) avec les deux approximations GGA et mBJ 129
comparés à la courbe Slater-Pauling.
Le moment magnétique total des éléments Co, Cr et Fe dans
l’alliage (a) Co2FexCr1-xAl et (b) Co2FexCr1-xSi,
[Link].29 130
pour les différentes concentrations x (0, 0.25, 0.5, 0.75, 1) en
utilisant l’approximation mBJ.
Direction des moments magnétiques partiels dans le composé
[Link].30 131
Co2CrAl
[Link].31 Les valeurs des enthalpies de formation calculées par la GGA 138
[Link].32 diagrammes de phases pour l’alliage Co2CrxFe1-xSi 141
[Link].33 diagrammes de phases pour l’alliage Co2CrxFe1-xAl 141
diagrammes de phases pour l’alliage Co2CrxFe1-xSi utilisant le
[Link].34 142
paramètre de réseau expérimental
Paramètre de maille pour l’alliage Co2CrxFe1-xSi en fonction de
[Link].35 144
la température pour les trois pressions 0, 5 et 15 GPa
Paramètre de maille pour l’alliage Co2CrxFe1-xAl en fonction de
[Link].36 144
la température pour les trois pressions 0, 5 et 15 GPa
Module de compressibilité B pour l’alliage Co2CrxFe1-xAl en
[Link].37 145
fonction de la température pour les deux pressions 0 et 15 GPa
Module de compressibilité B pour l’alliage Co2CrxFe1-xSi en
[Link].38 146
fonction de la température pour les deux pressions 0 et 15 GPa.
Les coefficients de dilatation thermique des alliages Co2CrxFe1-
Bibliographies………………………………..…………………………………….…………… 40
Index.2
Table des matières
Index.3
Table des matières
Bibliographies………………………………..…………………………………….…………… 82
Index.4
Introduction Générale
Introduction Générale
Alors que les progrès rapides de la miniaturisation des dispositifs électroniques à semi-
conducteurs conduisent à des caractéristiques de taille inférieure à 100 nanomètres, les
ingénieurs et les physiciens sont certainement confrontés à la présence alarmante de la
mécanique quantique. Une telle particularité est une propriété quantique de l'électron connue
sous le nom de spin, qui est étroitement liée au magnétisme.
Les dispositifs qui s'appuient sur le spin d'un électron pour exécuter leurs fonctions
constituent le fondement de la « Spintronique », qui est également connue sous le nom de
magnéto-électronique. La spintronique est une nouvelle branche de l'électronique dans
laquelle le spin électronique, en plus de la charge, est manipulé pour produire un résultat
souhaité. Tous les dispositifs spintroniques agissent selon le schéma simple: (1) l'information
est stockée (écrite) en spins comme un spin d’orientation particulier (haut ou bas), (2) les
spins, étant attachés aux électrons mobiles, portant l'information le long d'un fil, et (3)
l'information est lue à un terminal. L'orientation de spin des électrons de conduction survit
relativement longtemps (nanosecondes, comparé à des dizaines de femto secondes (10-15)
pendant lesquelles le moment des électrons se désintègre), ce qui rend les dispositifs
spintroniques particulièrement intéressants pour les applications de stockage de mémoire et de
capteurs magnétiques.
Les demi-métaux sont les futurs matériaux pour tous les types d'appareils
spintroniques, et c’est ce que pensent plusieurs chercheurs dans ce domaine. La demi-
métallicité a d'abord été prédite par De Groot et ses collaborateurs en 1983 lors de l'étude de
la structure de bande de l’alliage demi-Heusler NiMnSb. Ensuite, les demi-métaux
ferromagnétiques sont devenus l'une des classes de matériaux les plus étudiées. L'existence
d'un espace dans la structure de bande de spin de la minorité conduit à une polarisation de
spin à 100% des états d'électrons au niveau de Fermi et rend ces systèmes attrayants pour les
applications dans le domaine émergent de la spintronique. Dans les demi-métaux, la création
d'un courant entièrement polarisé par spin devrait être possible afin de maximiser l'efficacité
des dispositifs magnétoélectroniques.
Outre la forte polarisation des spins des porteurs de charge à l'état fondamental, les
matériaux demi-métalliques doivent avoir une structure compatible avec les semi-conducteurs
de forme zinc-blende utilisés en industrie et possèdent une haute température de Curie pour
2
Introduction Générale
pouvoir les utilisés dans des dispositifs fonctionnant à température ambiante. Les
informations expérimentales disponibles montrent que les alliages Heusler sont également des
systèmes prometteurs à cet égard.
Les alliages Heusler sont connus depuis plus de 100 ans. Ils sont nommés de
l’allemand Friedrich Heusler, un ingénieur des mines et chimiste, qui a découvert en 1903 que
Cu-Mn-Al était ferromagnétique, bien que l'alliage soit constitué d'éléments non
ferromagnétiques. Aujourd'hui, deux classes de matériaux s'appellent les alliages Heusler: les
alliages Semi-Heusler ou Half-Heusler (HH) de formule générale XYZ et les alliages Heusler
complets ou Full-Heusler (FH) avec la formule X2YZ. Les éléments X et Y proviennent du
groupe de métal de transition, tandis que le composant Z est l'élément du groupe III-V. Les
alliages Half-Heusler ou Full-Heusler sont caractérisés respectivement par les structures C1 b
et L21. Ces composés présentent un comportement magnétique très riche. On trouve dans la
même famille d'alliages divers phénomènes magnétiques: magnétisme itinérant et localisé,
antiferromagnétisme, hélimagnétisme ou magnétisme non colinéaire.
Notre travail de thèse est divisé en deux parties. La première partie contient une
recherche bibliographique sur les demi-métaux et leur méthodes d’étude théorique basée sur
les calculs ab-initio et principalement sur la théorie de la fonctionnelle de la densité (DFT).
Dans la deuxième partie, les résultats de calculs sont présentés.
3
Introduction Générale
avec ses différentes classes. La présentation des alliages d’Heusler sera le dernier point du
chapitre, ou nous examinerons leurs différentes propriétés physiques (moment magnétique,
Gap, polarisation et la température de Curie), ses deux types de structure « Full-Heusler » et
« Half-Heusler », et un petit passage sur les alliages Heusler a base de Cobalt.
Les résultats de nos recherches sur les alliages Heusler à base de Cobalt choisi sont
collectés dans la deuxième partie. La discussion des résultats contiendra Au premier titre la
discution des détails de calculs, comme les approximations (GGA, EV-GGA et la MBJ)
choisies et les codes utilisés (Wien2K et Gibbs2). Ensuite, les différentes propriétés trouvées ;
structurales, magnétiques, électroniques, thermodynamiques et la température de Curie, ainsi
qu’une proposition d’illustration schématique des niveaux d’énergie formant le Gap dans la
partie minoritaire des spins.
4
Chapitre I : Les Demi-Métaux
6
Chapitre I : Les Demi-Métaux
1. Introduction
7
Chapitre I : Les Demi-Métaux
Pour développer ces nouvelles technologies exploitant le spin des électrons, il est
avantageux de tirer partie des technologies établies. Un nouveau domaine combine les semi-
conducteurs et le magnétisme. Le terme «spintronique» a été inventé par S. Wolf en 1996 [3].
Il se caractérise par le transport de spin ou de la charge et du spin, dans des matériaux à base
de semi-conducteurs. Par conséquent, une première étape cruciale dans le développement de
la prochaine génération de technologies à base de spin est le développement de matériaux
spintronique. Ces matériaux peuvent être composés de métaux ferromagnétiques, de semi-
conducteurs magnétiques avec ou sans dopage, ou avec ce qu’on appelle les "demi-métaux"
(Half-Metal). De tels matériaux permettent de créer de nouvelles technologies avec des
vitesses considérablement augmentées, des tailles réduites et un stockage non volatile. Les
questions relatives aux matériaux sont cruciales concernant la croissance et le contact aux
électrodes pour transférer efficacement les spins. Des dispositifs associés sont attendus à
partir des transistors de spin à effet de champ, comme les dispositifs de mémoire et des
composants pour l'informatique quantique.
Dans ce chapitre nous allons présenter dans le premier titre les notions et l’évolution
de la spintronique ainsi que ses applications dans des dispositifs innovants. Ensuite, nous
passerons à la description des demi-métaux utilisés dans la spintronique qui nous intéressent
dans ce travail, spécialement les alliages d’Heusler complet et demi, comme forme de
structure et plus spécifiquement ces alliages à base de Cobalt.
8
Chapitre I : Les Demi-Métaux
2. La spintronique
2.1. Généralité :
La spintronique est une technologie qui traite des propriétés dépendantes du spin d'un
électron au lieu ou en plus de ses propriétés dépendantes de sa charge. Les appareils
électroniques conventionnels s'appuient sur le transport de la charge électrique trous-
électrons. Mais il y a d'autres dimensions de l’électron, autre que sa charge et sa masse, c'est-
à-dire le spin. Cette dimension peut être exploitée pour créer une génération remarquable de
dispositifs spintroniques. On pense que dans un proche avenir, la spintronique pourrait être
plus révolutionnaire que toute autre technologie.
9
Chapitre I : Les Demi-Métaux
Le principe de base impliqué comme déjà vue est l'utilisation du spin de l'électron en
plus de sa masse et de sa charge. Les électrons comme toutes les particules fondamentales ont
une propriété appelée spin qui peut être orientée dans un sens ou dans un autre (appelé «spin-
up» ou «spin-down») comme une rotation dans le sens inverse des aiguilles d'une montre ou
dans le même sens. Le spin est la cause fondamentale du magnétisme et est une sorte de
moment cinétique intrinsèque qu'une particule ne peut ni gagner ni perdre. Les deux états de
spin possibles représentent naturellement « 0 » et « 1 » dans les opérations logiques. Le spin
est la caractéristique qui fait que l'électron soit un petit aimant complet avec des pôles nord et
sud. L'orientation des pôles nord-sud du minuscule aimant dépend de l'axe du spin de la
particule.
1. En plus de leur masse, les électrons ont une quantité intrinsèque de moment
angulaire appelé spin, comme de si minuscules boules en rotation.
2. Le champ magnétique associé à ce Spin est comme celui d'un petit aimant aligné
avec l'axe de rotation
3. Les scientifiques représentent le spin avec un vecteur. Pour une sphère qui tourne de
l’ouest vers l’est, le vecteur pointe vers le nord ou vers le haut. Il pointe vers le sud ou vers le
bas pour le spin qui tourne au sens inverse.
4. Dans un champ magnétique, les électrons avec «spin-up» et «spin down» ont des
énergies différentes.
5. Dans un circuit électronique ordinaire, les spins sont orientés au hasard et n'ont
aucun effet sur le flux du courant.
10
Chapitre I : Les Demi-Métaux
6. Les dispositifs spintroniques créent des courants polarisés en spin et utilisent le spin
pour contrôler le flux du courant.
11
Chapitre I : Les Demi-Métaux
La magnétorésistance géante (GMR) est entrée en scène en 1988 par ces mêmes
physiciens récompensés par le prix Nobel en 2007, ce qui a mené à l'essor de la spintronique.
Il en résulte les effets subtils d'électron-spin dans les matériaux magnétiques multicouches
ultra-minces, qui provoquent d'énormes changements dans leur résistance électrique lorsqu'un
champ magnétique est appliqué. Le GMR est 200 fois plus puissant que la magnétorésistance
ordinaire. On s'est vite rendu compte que les têtes de lecture incorporant des matériaux GMR
sont capables de détecter des champs magnétiques beaucoup plus petits, ce qui permettrait
d'augmenter la capacité de stockage d'un disque dur de 1 à 20 gigabits.
12
Chapitre I : Les Demi-Métaux
• Le Transistor à Spin
• L’Ordinateur quantique
• Le Scanner Spintronique
Un dispositif spintronique important, qui est censé être l'un des premiers dispositifs
spintroniques qui ont été inventés, est la MRAM. Contrairement à l'accès aléatoire
conventionnel, les MRAM ne perdent pas les informations stockées une fois le courant éteint.
Aujourd'hui le pc utilise les SRAM et DRAM connus sous le nom de mémoire volatile. Ils
peuvent stocker des informations uniquement s’ils sont sous tension électrique. DRAM est
une série de Condensateurs, où un condensateur chargé représentant 1 et un condensateur non
chargé représentant 0. Pour conserver le 1, vous devez constamment alimenter le
condensateur avec de l'énergie parce que la charge que vous mettez dans le condensateur se
perd constamment.
13
Chapitre I : Les Demi-Métaux
Dans ces dispositifs, une couche non magnétique qui est utilisée pour transmettre et
contrôler les électrons polarisés en spin joue un rôle crucial. Pour le fonctionnement de ce
dispositif, les spins doivent d'abord être injectés depuis la source dans cette couche non
magnétique puis transmis au collecteur. Ces couches non magnétiques sont également
appelées semi-métaux car elles ont de très grandes longueurs de diffusion de spin. Dans la
plus part du temps, un problème important apparait a cause de l'inadéquation de la
conductivité entre la source et la couche émettrice. La chose intéressante dans ce cas serait si
un alliage de Heusler est utilisé comme source de spin et un alliage semi-métallique de
Heusler comme couche de transmission, le problème de la discordance de conductivité pourra
être résolu.
Les transistors traditionnels utilisent des courants de charge on-et-off pour créer des
bits (les zéros binaires et des informations informatiques). Le transistor "effet de champ de
spin quantique" utilisera les états du spin de haut (up) et bas (down) pour générer les mêmes
données binaires. On peut penser au spin électronique comme une flèche, qui peut être pointer
vers le haut ou vers le bas. "Spin-up" et "spin-down" peuvent être considérés comme un
système numérique, représentant le binaire 0 et 1. Le transistor quantique emploie également
le mécanisme appelé " spin-flip " pour inverser un spin vers le bas ou changer l’état du binaire
de 0 à 1.
Son avantage par rapport aux transistors réguliers est que ces états de spin peuvent être
détectés et modifiés sans nécessiter obligatoirement l'application d'un courant électrique. Cela
14
Chapitre I : Les Demi-Métaux
permet d'avoir un matériel de détection beaucoup plus petit mais encore plus sensible que les
appareils actuels, qui utilisent des amplificateurs bruyants pour détecter les charges minimes
utilisées sur les dispositifs de stockage de données actuelles. Le résultat final potentiel est que
les dispositifs peuvent stocker plus de données dans moins d'espace et consomment moins
d'énergie, en utilisant des matériaux moins coûteux. La sensibilité accrue des transistors de
spin est également recherchée dans la création de capteurs automobiles plus sensibles, un
mouvement est encouragé par une poussée des véhicules plus respectueux de l'environnement.
Un deuxième avantage d'un transistor de spin est que le spin d'un électron est semi-
permanent et peut être utilisé comme moyen pour créer un stockage à l'état solide non
volatile rentable qui ne nécessite pas l'application constante du courant pour le maintenir.
C'est l'une des technologies explorées pour la mémoire à accès aléatoire magnétique (MRAM)
Les transistors de spin sont souvent utilisés dans les ordinateurs pour le traitement des
données. Ils peuvent également être utilisés pour produire la mémoire vive d'un ordinateur et
sont aussi testés pour une utilisation dans la RAM magnétique. Cette mémoire est ultra-rapide
et les informations stockées dessus sont maintenues en place après la mise hors tension de
l'ordinateur, un peu comme un disque dur.
Bien que le calcul quantique soit encore à ses débuts, des expériences ont été menées
dont lesquelles les opérations de calcul quantique étaient exécutées sur un très petit nombre
de Qubits (bits quantiques). Les recherches pratiques et théoriques se poursuivent et de
nombreux organismes de financement gouvernementaux et militaires soutiennent la recherche
de l'informatique quantique pour développer des ordinateurs quantiques à des fins civiles ou
15
Chapitre I : Les Demi-Métaux
celles de sécurité nationale, comme la cryptanalyse (la science qui consiste à déchiffrer un
message chiffré sans avoir la clé de déchiffrement).
Si des ordinateurs quantiques à grande échelle peuvent être construits, ils seront
capables de résoudre certains problèmes beaucoup plus rapidement que n'importe quel
ordinateur classique actuel. Tous les problèmes résolus avec un ordinateur quantique peuvent
également être résolus en utilisant un ordinateur traditionnel mais avec beaucoup plus de
ressources et de temps.
Chaque spin d'électron peut représenter un bit; par exemple, un 1 pour le démarrage et
0 pour le ralentissement. Avec les ordinateurs conventionnels, les ingénieurs font de grands
efforts pour s'assurer que les bits restent dans des états stables et bien définis. En revanche, un
ordinateur quantique repose sur des informations de codage au sein de bits quantiques, ou
qubits, dont chacun peut exister dans une superposition de 0 et 1. En disposant d'un grand
nombre de qubits en superposition d'états alternatifs, un ordinateur quantique contient
intrinsèquement un parallélisme massif.
16
Chapitre I : Les Demi-Métaux
En conséquence, une expérience a été menée sur les qubits, qui sont basés sur
l'électron-spin. Les qubits de spin électronique n'interagissent que faiblement avec
l'environnement qui les entoure, principalement par des champs magnétiques non uniformes
dans l'espace ou évoluant dans le temps. De tels champs peuvent être efficacement protégés.
Le but de l'expérience était de créer certains de ces états de spin cohérents dans un semi-
conducteur pour voir combien de temps pourraient-ils survivre. À la grande surprise, les états
de spin optiquement excités dans ZnSe sont restés cohérents pendant plusieurs nanosecondes
à basses températures - 1000 fois plus longtemps que les qubits basés sur la charge. Les états
ont même survécu pendant quelques nanosecondes à température ambiante. Des études
ultérieures d'électrons dans l'arséniure de gallium (GaAs) ont montré que, dans des conditions
optimales, la cohérence de spin dans un semi-conducteur est possible.
Les cellules cancéreuses sont des cellules somatiques qui grandissent dans une taille
anormale. Les cellules du cancer ont un échantillon électromagnétique différent par rapport
aux cellules normales. Pour de nombreux types de cancer, il est plus facile de le traiter et de le
guérir si on le trouve tôt. Il en existe plusieurs types, mais la plupart d’entres eux commencent
avec des cellules anormales qui deviennent hors contrôle, formant une masse appelée tumeur.
C’elle ci qui peut continuer à se développer jusqu'à ce que le cancer commence à se propager
vers d'autres parties du corps. Si la tumeur est découverte quand elle est encore très petite, la
guérir peut être facile. Cependant, plus elle passe inaperçue, plus le risque de propagation du
cancer est grand et rend le traitement plus difficile.
17
Chapitre I : Les Demi-Métaux
La tumeur développée dans le corps humain, est enlevée en effectuant une chirurgie.
Même si une seule cellule est présente après la chirurgie, elle se transformera en une nouvelle
tumeur. Afin d'éviter cela, une approche efficace pour détecter les cellules cancéreuses est
nécessaire. Plusieurs recherches sont faites pour introduire une nouvelle voie plus efficace à
détecter les cellules cancéreuses après une intervention chirurgicale. Cette détection précise
de l'existence de cellules cancéreuses au stade initial elle-même entretient la prévention d'un
développement ultérieur de la tumeur.
Une technique de balayage spintronique est une technique efficace pour détecter les
cellules cancéreuses même lorsqu'elles sont moins nombreuses. Une approche innovante pour
les détecter à l'aide de la Spintronique. La configuration suivante est utilisée pour leurs
détections dans un corps humain:
Un faisceau d'électrons est dit polarisé si leurs spins pointent, en moyenne, dans une
direction spécifique. Il y a plusieurs façons d'employer le spin des électrons et de les
contrôler. L'exigence pour ce mode est un faisceau d'électrons avec tous ses électrons
polarisés dans une direction spécifique.
Détecteurs de spin:
18
Chapitre I : Les Demi-Métaux
1) Le patient est exposé à un champ magnétique fort afin d'aimanter ses cellules
corporelles.
2) Un faisceau d'électrons à spin polarisé est introduit sur la partie non affectée du
corps et le changement de spin est détecté par un polarimètre. Que ce soit X
3) Un faisceau d'électrons à spin polarisé est introduit sur la partie qui a subi une
intervention chirurgicale. Et le changement de spin correspondant est Y
4) Si X-Y = 0, cela indique que les cellules cancéreuses ont été retirées du corps, sinon
il y a la présence de traces de cellules cancéreuses et il faut la traiter de nouveau pour assurer
une sécurité complète au patient
19
Chapitre I : Les Demi-Métaux
3. Les Demi-Métaux :
3.1. Généralité :
↑ ↓
= (I.1)
↑ ↓
↑ ↓
= (I.2)
↑ ↓
20
Chapitre I : Les Demi-Métaux
Ces propriétés définissent la demi-métallicité et les matériaux qui possèdent ces propriétés
sont appelés demi-métaux. Les premiers alliages demi-métalliques ont été développés par
Heusler (1903). Des matériaux tels que NiMnSb sont appelés les alliages demi-Heusler. La
plupart des soi-disant alliages Heusler-Complet, par exemple, Co2MnSi, sont également
prévus pour être des demi-métaux (Half-Metal (HM)) théoriquement et certains ont été
confirmés expérimentalement. La différence entre les alliages Heusler complets et demi se
trouve dans l'occupation des sites dans la cellule de l'unité, que nous discuterons après.
Il existe également des prédictions de métaux lourds dans d'autres structures, telles que
des oxydes [13] dans la structure rutile. Parmi eux, seul CrO2 a été vérifiée
expérimentalement en HM à basse température. Autres oxydes comme l'arséniure de chrome
(CrAs) [14] et le carbure de manganèse (MnC) [15] qui ont la structure Zinc-Blende (ZB) ont
été prédits théoriquement être HMs. Dans ce dernier composé, les rôles habituels joués par les
canaux de spin majoritaires et minoritaires sont inversés.
Dans tous les cas ci-dessus, les propriétés de transport sont déterminées uniquement
par des électrons dans des états en voisinage de EF avec une seule polarisation de spin. Dans
certaines applications, le transport par la charge et le spin peut être envisagé en même temps.
Le transport utilisant le degré de liberté des spins fournit complètement une nouvelles
perspectives pour le stockage de l'information et de sa transmission. Il est certainement,
question de temps pour intégrer ce type de transport, avec toutes ses possibilités, dans les
technologies des semi-conducteurs. Cependant, il y a des préoccupations au sujet de la
disparition de la demi-métallicité à la température ambiante (TA) pour ces matériaux. Ils ont
démontré expérimentalement que pour atteindre plus de 95% de polarisation de spin et la
gardé ainsi, comme pour le CrO2, la température ne doit pas dépasser la TA [16]. Aussi, les
transitions structurelles et les excitations collectives des ondes de spin et les phonons peuvent
entraîner une perte de la demi-métallicité. Dans notre travail nous nous concentrons sur les
propriétés électroniques et magnétiques des demi-métaux a basse température, théoriquement
à ou prés de T= 0 K.
21
Chapitre I : Les Demi-Métaux
Jusqu'à présent, trois classes principales de HMs ferromagnétiques ont été trouvés
avec des structures cristallines distinctes. Ce sont les alliages Heusler [12,17], tels que le
Co2CrAl (structure X2YZ); les oxydes tels que le CrO2 [13]; et ceux ayant la structure Zinc-
Blend (ZB) par exemple le CrAs [14,15], ou la structure du diamant [18].
La cellule unitaire typique d'un alliage Heusler intégral est représentée sur la figure.I.2
et celle du CrO2 est représentée sur la figure.I.3. Dans la figure.I.2 les atomes du Co (X1 et
X2) sont représentés en vert, les atomes du Cr (Y) en rouge, et les atomes de l’Al par la
couleur jaune. Une caractéristique commune de tous ces métaux lourds est qu'ils contiennent
au moins un atome MT (métal de transition), tel que Co, Mn ou Fe, dans la cellule unitaire.
Leurs états d jouent un rôle clé dans la demi-métallicité. L'interaction entre les états d avec les
états d'autres atomes par exemple les états d d'autres atomes MT ou les états p des atomes
d'oxygène donne un certain nombre de propriétés distinctives.
Dans le cas cubique, les états triplement dégénérés sont nommés t2g et ils ont moins
d'énergie que les états doublement dégénérés eg parce que les lobes des états dXY, dYZ et dZX
qui forment la t2g pointent vers les atomes voisins tandis que les lobes des états d et
d qui forment la eg pointent vers le deuxième proche voisin. Dans un environnement
tétraédrique, l'ordre des deux ensembles est inversé. En fonction de la résistance de
l’interaction d-d entre les éléments MT par rapport à l'interaction entre d-p MT et les éléments
voisin non-MT, les états occupés, les plus élevés peuvent être soit des d ou des hybrides d-p.
L'interaction d'échange ferromagnétique détermine les énergies relatives des états majoritaires
et minoritaires ainsi que la valeur du EF. En tenant compte des interactions d-d et d-p, la
22
Chapitre I : Les Demi-Métaux
demi-métallicité dans les trois classes de composés peut être comprise en termes de champ
cristallin, l'hybridation et l'interaction d'échange.
23
Chapitre I : Les Demi-Métaux
Dans la figure.I.4, nous montrons le DOS près d’EF d'un alliage demi-Heusler. En
règle générale, un alliage d’Heusler est métallique dans la partie spin-Up. Dans ce cas,
l’interaction d-d entre les atomes X et Y d’après le model de Galanakis et al [19] (la
discussion de ce model avec plus de détail dans le troisième chapitre) détermine les états près
du EF. Le niveau de Fermi coupe les états eg dans la partie des spins minoritaires. Il y a un
chevauchement entre les états eg et t2g dans cette partie en raison de l’interaction d-d. Dans la
partie minorité-spin, le gap est formé entre les états d’hybridant d (X-atome) et p (atome de Z)
(p-t2g hybrides) et les états antiliantes d (e*) du MT (de l’atome Y). Une caractéristique
commune des alliages Heusler est que EF est situé dans la plus part des résultats juste en
dessous des états du spin↓ inoccupés, Cette caractéristique a des conséquences importantes.
↑ ↓
p-eg
eg
∆↓ EF
p-t2g
t2g
Figure.I.4 : Schéma DOS d'un alliage demi-Heusler. Δ↓ est l'écart de l'énergie (le
gap) pour les états de spin-dn↓.
Coey et Venkatesan en 2002 [20] ont classé le DOS des oxydes demi-métalliques en
trois types : Le IA, IB et IIB et ils sont représentés sur les figures I.5, I.6, et I.7. L'étiquette
« A » indique que le coté du spin↑ est conducteur. L'étiquette « B » indique l’inverse c'est-à-
dire que le coté du spin↓ est conducteur. Dans les trois types, les états les plus faibles des
états-s sont en dessous de la gamme d'énergie affichée. Le prochain groupe d'états sont les 2p
de l'oxygène. Ce sont des états liés. Les deux cotés du spin ↑ et ↓ sont également occupés. Ils
éprouvent un petit effet de l'échange ferromagnétique.
24
Chapitre I : Les Demi-Métaux
↑ ↓
s
eg
t2g
eg
EF
t2g ∆↓
2p
↑ ↓
s
eg
∆↑
EF
eg t2g
t2g
2p
Pour le type IA HMs (figure.I.5), la structure suivante dans le DOS est dérivée des
états-d du coté spin-up. Ils sont partiellement occupés et l'énergie de Fermi EF passe par les
états t2g. Les états eg se chevauchent avec les états t2g et ils sont situés dans les énergies les
plus hautes. Ceci est une conséquence du champ cristallin octaédrique. La structure
énergétique supérieure suivante est l’état-d inoccupé du coté spin-dn. Tout comme pour le
coté spin-up occupé, les états eg sont en haut et se chevauchent avec les Etats t2g. L'isolant
(semi-conducteur) gap (Δ↓) est dans le canal spin-dn entre les états t2g et les états-p liés
d’oxygène. Un exemple de ce type de HM est le CrO2.
25
Chapitre I : Les Demi-Métaux
Electrons lourds
Electrons lourds
Pour le type IB HMs (figure.I.6), la structure suivante au-dessus des états liés
d’oxygène p est également dérivée des états-d du coté spin-up. Dans ce cas, cependant, ils
sont entièrement occupés. La prochaine structure énergétique plus élevée est le
chevauchement entre le t2g et le eg des états du coté spin-dn avec le EF qui passe par les états
t2g. L'écart isolant (gap) est formé entre les états d pleinement occupés du spin-up et les états-s
antiliantes d’oxygène. Un exemple de ce type de HM est le Sr2FeMnO6.
Pour le type IIB HMs (figure. 1.7), les variétés d’états-d de majorité et minorité spin ne
se chevauchent pas. Les énergies basses des états spin-up sont entièrement occupées. Le
mécanisme de conduction différent de celui de type IA et IB des métaux lourds. Les électrons
minoritaires t2g forment des polarons (des électrons localisés couplés avec un champ de
polarisation). Le Fe3O4 est un exemple de ce type de composé. Les propriétés demi-
métalliques de ce type de HM, comme d'autres, peuvent être affectées par des impuretés. Par
exemple, si le sous-réseau occupé par des éléments MT (métaux de transitions) est substitué
par d'autres éléments, l'échantillon peut être un isolateur de Mott.
26
Chapitre I : Les Demi-Métaux
(spin-dn) sont délocalisés. Il y a donc une grande différence de μ et m * pour les transporteurs
de spin différents. Les électrons dans le canal majorité-spin sont essentiellement immobiles; et
ainsi la conduction se limite principalement au canal minorité-spin.
Pour un HM avec la structure de ZB, nous donnons d'abord une discussion qualitative
de la liaison, puis commentons les principales caractéristiques du DOS. L'anion peut être un
élément de valence IV, V ou VI. Son électronégativité est en général plus faible que celle d'un
atome d'oxygène. En raison de l'environnement tétraédrique, les états s et p de l'anion forment
des orbitales de type sp3, qui pointent vers les cations voisins. Le cation (un élément MT) a
ses orbitales quintuples dégénérés d divisés en t2g et eg type d’état dans l'environnement
tétraédrique. Les états t2g sont plus élevés en énergie que les états eg, et ils sont composés des
états DXY, DYZ et DZX. Les Combinaisons linéaires de ceux-ci forment des orbitales
directionnels pointant vers les anions voisins. Ces orbitales peuvent interagir avec les orbitales
de type sp3 des anions pour former les états liés et les antiliantes. figure.I.9 montre la structure
et la d-p hybridation dans le MnAs. A gauche, les atomes As sont indiqués par des cercles
pleins et les atomes de Mn par des cercles vides. Un atome de Mn est situé à (1/4, 1/4, 1/4) le
long du corps d'un cube en diagonale, où « a » est la longueur du cube. La cellule primitive
est définie par un atome de Mn et un atome As. A droite de la figure.I.9, le chevauchement
27
Chapitre I : Les Demi-Métaux
L'ordre de ces états est représenté sur le schéma du DOS dans la figure.I.11. Seuls les
états dans le voisinage du EF sont représentés. Les états eg sont constitués des états dZ2 et dx2 -
2
Y . Ils pointent vers les deuxièmes plus proches voisins plutôt que vers les plus proches
cations voisins et forment les états antiliants ou bien des bandes dans le cristal. Ils peuvent se
chevaucher dans l'énergie avec les états d-p liés (p-t2g) ou peuvent être séparés pour former
un gap.
Figue.I.9. MnAs: Les atomes As (cercles pleins) sont dans les coins et les faces
centrés. L’atome du Mn (cercle vide) est entouré de quatre atomes As de carbone et est situé à
(1/4, 1/4, 1/4) le long du corps et en diagonale. Un schéma de l’hybridation d-p est présenté à
droite.
28
Chapitre I : Les Demi-Métaux
Comme le montre le canal du spin-dn↓, il existe un gap entre les états liés p-t2g et les
états antiliants eg; EF passe par ce gap. Pour les états majorité-spin, un chevauchement entre
les états liés p-t2g et les états antiliants eg est typique, comme le montre la figure. Les états de
liaison ont un important caractère anion-p. Pour accueillir le nombre total d'électrons de
valence dans la cellule unitaire, lés états antiliantes qui ont l’énergie la plus basse dans le
canal majorité-spin sont occupés en raison de la division d'échange des états minorité-spin et
majorité-spin. Ces états antiliants sont des états hybrides d-p avec la prédominance du
caractère d de l’élément de transition. Cette occupation partielle dans le canal majorité-spin
donne la naissance de la demi-métallicité.
Parmi les trois classes de HMs, les états-d sont dominants près de EF dans les alliages
Heusler et les oxydes. L’hybridation est la plus forte dans les HMs ZB. Les états au voisinage
du EF pour ceux-ci sont de caractère hybride d-p.
29
Chapitre I : Les Demi-Métaux
4.1. Généralité :
Les alliages d’Heusler sont des composés intermétalliques ternaires. C’était l'ingénieur
allemand Friedrich Heusler qui a d'abord étudié le composé Cu2MnSn en 1903 [21]. En 1971,
Webster [22] a rapporté la structure chimique et magnétique des alliages Co2MnX, avec X =
Si, Ge et Sn. En 1983, De Groot et al [12]. prédisent que le NiMnSb, maintenant classé
comme un alliage «demi»-Heusler (Half-heusler, « HH »), doit présenter des propriétés demi-
métalliques. Depuis, plus de 1000 alliages d’Heusler ont été synthétisés. Comme déjà
présenté dans la figure.I.2 une formule chimique typique X2YZ est adoptée pour la classe des
alliages Full-Heusler (FH) qui sont prévus pour avoir des propriétés demi-métalliques, où X
est un métal de transition (MT). Par exemple, le Co, Fe, Ni ou Pt; Y est un autre élément MT,
tel que Cr, Mn ou Ti; et Z est un atome appartenant au groupe III, IV ou V, par exemple, Al,
Ge, Si, ou Sb.
(1) injection efficace des porteurs de spin polarisés dans les semi-conducteurs.
(2) Une température Tc suffisamment haute pour fonctionner à la température ambiante (TA).
Les alliages d’Heusler devraient répondre à ces deux critères puisque leurs structures
sont compatibles avec de nombreux semi-conducteurs dans les deux formes élémentaires et
composés. La Tc des alliages d’Heusler est bien au-dessus de la température ambiante TA.
Cependant, seul le composé NiMnSb [23,24] a été trouvé présentant des propriétés demi-
métalliques dans une précision de 1/100 d'électrons par formule unitaire et cela
expérimentalement. Un grand nombre de ces alliages a été prévu théoriquement pour être
demi-métalliques [25]. Ce sont d'excellents candidats pour les matériaux spintroniques.
Il existe deux catégories des alliages d’Heusler [17], les alliages demi-Heusler (half-
Heusler HH), comme NiMnSb et PtMnSb, et les alliages plein ou complet Heusler (Full-
Heusler FH), comme Co2CrAl, Co2FeAl, Co2FeGe, Co2MnSi et Co2FeSi. La structure de la
première catégorie C1b (figure.I.2) est différente de la deuxième catégorie L21 dans
30
Chapitre I : Les Demi-Métaux
Les alliages Heusler sont des matériaux magnétiques et beaucoup d'entre eux ont été
prévus pour être demi-métalliques (la conséquence des interactions d-d ou d-p). La propriété
ayant l’importance centrale est la polarisation de spin P, à EF. Nous allons nous concentrer sur
les moments magnétiques des alliages d’Heusler, le gap et la polarisation de spin des alliages
demi-métalliques d’Heusler. Le désordre dans un échantillon est également très important en
raison de la complication des dispositifs atomiques dans une cellule unitaire.
31
Chapitre I : Les Demi-Métaux
Le Fe et ses alliages binaires ont généralement environ trois électrons de valence par
atome dans le canal minoritaire (n↓ ≈ 3). En raison du gap dans le canal de minorité, les
alliages demi-métalliques d’Heusler ont exactement trois électrons par atome dans le canal
minoritaire (n ↓ = 3). Mais, à partir de m = nv-2n↓, nous avons
mH M = nv - 6. (I.4)
Pour les alliages HH, il y a trois atomes par formule d’unité et dans ce cas le moment
par formule unité prédit par la règle ci-dessus devient
Où Nv est le nombre total d'électrons de valence par unité de formule. Etendant cet
argument pour les alliages FH, il y a 4 atomes par formule unité pour un total de 12 bandes
occupées dans le canal de spin↓, de sorte que
Il faut garder à l'esprit que les règles ci-dessus ( (I.5) et (I.6)) déterminent seulement le
moment par formule d’unité magnétique pour un échantillon HM connu. Elles ne permettent
pas de prédire si un échantillon donné est HM ou non. Au contraire, les valeurs de n↓ sont
déterminées à partir d'une structure de bande pour chaque alliage tel que suggéré par Kübler
en 1984 [28].
Dans les alliages Heusler, les études montrent que les états de spin majoritaires (↑)
présentent des propriétés métalliques alors que les états de spin minoritaires (↓) montrent un
comportement d’isolant. Le gap isolant est l'un des caractéristiques essentielles pour avoir des
propriétés demi-métalliques. Comme nous l'avons vu déjà, le gap du canal de spin minoritaire
isolant dans les alliages HH est généralement formé entre les états liés p-t2g et les états
antiliantes eg*. Cependant, cette image n’est pas tout à fait conforme aux conclusions de
32
Chapitre I : Les Demi-Métaux
certains calculs de structure de bande qui peuvent dépendre des méthodes de structures
électroniques et des arrangements atomiques dans la cellule unitaire.
La plupart de ces calculs d'alliages HH montrent une caractéristique générale qui est le
gap indirecte entre les états occupés au point Γ et l'état inoccupé au point X. Les états de
valence sont principalement les états hybrid-p du Sb et les états-d de l'atome Ni (Pd, Pt).
L'état de conduction à X est dérivé des antiliantes états-d de l'atome Mn. Par conséquent,
l’hybridation p-d joue un rôle crucial dans la détermination des propriétés demi-métalliques
des alliages HH. L'interaction spin-orbite ne diminue pas les propriétés demi-métalliques dans
ces alliages, sauf pour PtMnSb.
33
Chapitre I : Les Demi-Métaux
parce que ces deux atomes sont proches voisins. Ainsi, ils ont conclu que Sb stabilise non
seulement la structure C1b, mais il contribue aussi aux Etats qui contrôlent les propriétés
demi-métalliques.
Il n'y a pas de valeurs expérimentales pour la largeur de bande des alliages FH.
Quelques groupes ont calculé les structures de bandes électroniques de plusieurs alliages FH
en utilisant la FP-LAPW [33] et la méthode KKR [25].
La valeur du moment magnétique (5,29 μB) calculée par la méthode FP-LAPW avec
la GGA comme approximation d’échange-corrélation pour le Co2FeSi n’est pas proche du
moment magnétique prévu par formule unité (6.0 μB) basée sur la règle Slater-Pauling, et la
position du gap qui peut être inférieure à EF. Seulement quand le terme Hubbard U (répulsion
de coulomb) est introduit pour les corrélations électroniques, que les résultats montrent des
propriétés HM. Kandpal et al. [33] ont déterminé U pour le Co entre 2,5 et 5,0 eV et entre 2,4
et 4,8 eV pour Fe. Wurmehl et al. [25] ont trouvé des valeurs U de 4,8 et 4,5 eV pour Co et
Fe, respectivement.
34
Chapitre I : Les Demi-Métaux
4.2.3 La Polarisation à EF
La polarisation P au niveau de fermi EF, sera une quantité cruciale si tout alliage
d’Heusler va être utilisé pour les applications spintronique. Des expériences ont été réalisées
par Hansen et al. [23] avec un positron px pour le NiMnSb dans trois directions différentes:
[100], [110] et [111]. La direction [100] a été analysée à T = 27 K et les deux autres directions
à 8 K. Ces expériences ont mesuré une valeur de Polarisation de 100%, ce qui confirme les
propriétés demi-métalliques.
Deux groupes ont réalisé des calculs théoriques pour ces alliages. Les deux groupes
ont utilisé la méthode KKR avec des potentiels « muffin-tin ». Fuji et al. en 1990 [35] ont
utilisé l'approximation « densité locale de spin » (LSD) de von Barth-Hedin [36] paramétrée
par Janak et al. en 1975 [37] pour le traitement de la corrélation électron-électron et ils ont
calculé la structure électronique du cristallin Co2MnX (X=Al, Ga, Si, Ge ou Sn). La plupart
des mesures ont été effectuées en utilisant la réflexion d'Andreev de la surface libre
d'échantillons.
D'une manière générale, l'interaction spin-orbite est faible dans ces alliages. Il y a de
grands écarts entre les résultats expérimentaux et théoriques pour les valeurs de P. La plupart
des auteurs qui ont travaillé expérimentalement attribuent cela à la présence d'atome non
magnétique [38-40]. Ils ont calculé les surfaces idéales de NiMnSb et ils ont montré que les
métaux lourds ne sont pas dus à la brisure de symétrie à la surface. Cependant, lorsque
l'environnement tétraédrique formé entre surface (111) de NiMnSb et CdS est rétabli, la demi-
métallicité est récupérée.
35
Chapitre I : Les Demi-Métaux
Les moments magnétiques des alliages HH a base de Ni et de Co ont été calculés par
Galanakis et al. [41]. les résultats trouvés sont basés sur des constantes de réseau expérimental
pour chaque composé. CoVSb a également été étudié théoriquement par Tobola et al. [42]. Ils
ont conclu qu'il est un HM avec un moment de spin de 0.965 μB. Sa constante de réseau
expérimental est 5,801 A°. Pour tous les composés étudiés dans le présent document, la
caractéristique intéressante est le moment magnétique. Pour Cr remplaçant Mn et V
remplaçant Cr, le moment magnétique sera réduit par 1.0 μB indiquant l'existence de moments
locaux. Pour Fe remplaçant Mn, en raison du fait que la majorité d’états-d sont maintenant
remplis, un électron supplémentaire remplit les états minorité-spin et ainsi les propriétés
demi- métalliques seront perdues. Galanakis et al. [41] ont également remarqué que le
remplacement de Sb par Te ou Sn détruit la demi-métallicité. Pour Te, l'électron
supplémentaire met EF au-dessus du gap du canal minorité-spin alors que pour Sn, EF tombe
en dessous du gap.
Pour les deux composés NiMnSb et CoMnSb, EF se trouve dans la partie inférieure du
gap d'isolement. L'utilisation de la constante de réseau théorique inférieure à celle de
l’expérimental décale EF sur le bord supérieur du gap isolant. En outre une compression de
1% du volume place EF légèrement au-dessus du gap. L'effet du paramètre de maille sur le
moment magnétique local est déterminé dans la sphère atomique. Par exemple, pour NiMnSb,
la contraction du réseau augmente l'hybridation entre les atomes Ni et Mn et augmente le
moment magnétique de l'atome Ni, tout en diminuant le moment de l'atome Mn. Dans
CoMnSb, qui a un plus grand intervalle d'isolement, les moments sur les atomes de Co et Mn
sont antiparallèles. Par conséquent, la transition de E F sur le bord supérieur du gap d'isolation
nécessite une grande contraction du réseau de ~ 11%.
36
Chapitre I : Les Demi-Métaux
La température de Curie (TC) d'un alliage Heusler est très importante pour les
applications des appareils spintroniques à température ambiante. La température limite des
propriétés des systèmes magnétiques et la température de transition de phase on été étudiées
dans des théories de champ-moyen. En 1907 Weiss a proposé un mécanisme
phénoménologique menant à l'ordre ferromagnétique dans les métaux de transition 3d [43].
Cette approche est basée sur l'hypothèse que chaque spin interagit avec le même champ
magnétique effectif créé par tous les autres spins. L'interprétation de ce mécanisme
phénoménologique en termes de modèles quantiques microscopiques apparaît plus tard en
1928 avec le travail de Heisenberg [44]. En raison de sa simplicité, l'approximation de champ
moyen est largement utilisée. Elle donne habituellement des résultats qualitativement corrects
et donne un aperçu sur la nature des transitions de phase magnétique. Cependant son équation
dépendante du paramètre d’échange néglige des facteurs importants comme les dimensions du
système ainsi que sa structure. D’autres calculs basés sur les trois dimensions (MFA) donnent
des résultats plus proches du réel mais leur forme est beaucoup plus compliquée.
37
Chapitre I : Les Demi-Métaux
Dans le point de vue pratique, il est nécessaire que ces matériaux ferromagnétiques
utilisés comme électrode d’une jonction tunnel magnétique (MTJ) pour la magnétorésistance
à effet tunnel (TMR) aient une température de Curie TC et une polarisation de spin, élevées. Il
a été signalé que la proportion de la TMR des MTJs diminue plus rapidement par rapport à la
dépendance de l'aimantation par la température [47,48].
Par conséquent, les alliages Heusler à base de Co qui ont une TC élevé sont plus
favorables que les autres HMF. En fait, il a été rapporté que les MTJ utilisant des alliages de
Heusler à base de Co tels que Co2MnAl, Co2MnSi, Co2-Cr1-xFexAl et Co2FeAl1-xSix affichent
de grands rapports TMR même à température ambiante [47-51]. Ici, la structure de type L21
est l'une des structures hautement ordonnées basées sur la structure de type B2. Les calculs
théoriques des alliages Co2MnAl et Co2MnSi ont montré que la polarisation de spin de la
phase B2 est comparable à celle de la phase L21 [48,50].
D'autre part, il a été rapporté par des travaux théoriques pour des alliages à base Co
[48,49] que TC est influencé par la longue distance atomique et que celle de la phase B2
augmente avec le changement vers la phase L21. Cependant, aucune preuve expérimentale
confirmant une différence de TC entre les phases L21 et B2 dans les alliages de Heusler à base
de Co n'a été rapportée, indépendamment du fait que la valeur de TC est très importante pour
les applications. Dans le présent travail, on utilisera seulement la phase L21 pour nos alliages.
38
Chapitre I : Les Demi-Métaux
39
Chapitre I : Les Demi-Métaux
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42
Chapitre II : DFT et FP-LAPW
44
Chapitre II : DFT et FP-LAPW
1. Introduction
Le terme ab-initio est latin et veux dire "depuis le début." Ce nom est donné à des
calculs qui sont dérivés directement à partir de principes théoriques sans inclusion de
données expérimentales. Le type le plus simple de calcul ab-initio de structure électronique
est le schéma Hartree-Fock (HF). Il est basé sur une fonction d'onde sous la forme d'un
déterminant de Slater. Bien que les résultats de ces calculs à l'aide de système HF soient
fiables, l'inconvénient majeur est qu'ils sont des calculs intensifs. Un autre schéma est la
DFT, qui est basée sur la densité des électrons plutôt que sur les fonctions d'ondes. Elle est
couramment utilisée pour le calcul de la structure électronique des systèmes complexes
contenant plusieurs atomes tels que de grosses molécules ou des solides.
45
Chapitre II : DFT et FP-LAPW
Dans les sections qui suivent, on va principalement introduire la DFT, qui est basée
sur la méthode ab-initio. La DFT a été développée plus récemment que d'autres méthodes
ab-initio comme la théorie Hartree-Fock et de ses descendants dont la base est la résolution
de l’équation de Schrödinger d’où commence tout. Ensuite on passera à la méthode des
ondes planes augmentées linéarisées avec le potentiel complet (FP-LAPW) utilisé dans
notre travail sous le code Wien2K [1].
46
Chapitre II : DFT et FP-LAPW
2. Équation de Schrödinger
Où les énergies cinétiques et potentielles de Ne électrons (e) et des Nn noyaux (n) sont
donnés par,
Ne
2
Te =
2me
1
2
(II.3)
2 Nn
2k
Tn =
2
k 1 mk
Ne Nn
Zk e2
Ven =
1 k 1 4 0 | r R k |
Ne Ne
e2
Vee =
1 4 0 | r r |
Nn Nn
Zk Z je2
Vnn =
j 1 k j 4 0 | R j Rk |
Dans les équations ci-dessus le représente la fonction d'onde à plusieurs corps qui
décrit l’état du système; E est l'énergie du système; est la constante de Planck divisé par
2π; mk est la masse de l’ion k; me la masse de l’électron; Zk est la charge de valence de
l’ion k.
47
Chapitre II : DFT et FP-LAPW
Les solutions de cette équation (II.2) doivent être obtenues avec plusieurs
restrictions importantes. Tout d'abord, la fonction d'onde doit être normalisable.
Deuxièmement, elle doit être antisymétrique par rapport à l'échange d'une paire d'électrons
à spin-coordonnées xi-xj parce que les électrons sont des fermions. Cette exigence est le
Principe d’Exclusion de Pauli qui dit que « deux électrons de même spin ne peuvent
occuper le même point de l'espace en même temps ». De manière équivalente, (x1,
x1,...) = 0. Cela implique que les deux électrons de même spin sont automatiquement
maintenus à une distance les uns des autres par l'exigence d'antisymétrie, et ils ne se
déplacent pas indépendamment les uns des autres. Leur mouvement est corrélé,
indépendamment du fait qu'ils soient des objets chargés électriquement.
3. L’approximation de Born-Oppenheimer
L’approche de Born-Oppenheimer [2] est fondée sur le fait que les électrons dont la
masse est beaucoup plus faible que celles des noyaux se déplacent plus rapidement que ces
derniers. En d’autre terme, ils s’adaptent presque instantanément aux positions des noyaux
et leur comportement n’est pas pratiquement modifié par le faible déplacement. Donc, nous
pouvons éliminer le terme TN, et nous considérons que VNN est constante. Ce qui permet de
mettre
H ≅T +V +V (II. 4)
48
Chapitre II : DFT et FP-LAPW
Alors
1 Z 1 1
H ≅− ∇ − + (II. 5)
2 r 2 r
4. L’approximation de Hartree-Fock
L’Hamiltonien peut être écrit comme une somme d’Hamiltoniens ou chacun décrit le
comportement d’un seul électron :
H= H (II. 6)
Avec
ℏ
H =− ∆ + u (r⃗ ) + μ (r⃗ ) (II. 7)
2
Tel que
Z
u (r⃗ ) = − (II. 8)
r⃗ − R⃗
1 1
μ (r⃗ ) = (II. 9)
2 r⃗ − r⃗
49
Chapitre II : DFT et FP-LAPW
VH : Le potentiel de Hartree.
VN : Le potentiel d’interaction électron-toutes autres noyaux.
1
− ∇ (r⃗) + V (r⃗) = ε (r⃗) (II. 11)
2
E = E + E + ⋯ … . . +E (II. 13)
L’équation (II-12) est bien une solution de l’équation (II-11) mais elle ne respecte pas
le principe de Pauli. L’approximation de «Hartree-Fock » [3,4] a été introduite pour prendre
en compte le spin des électrons pour la résolution de l’équation de Schrödinger. La
différence entre l’énergie du système multiélectronique réel, et l’énergie obtenue dans
l’approximation de Hartree est celle représentant le reste des interactions électroniques.
L’une de ces interactions manquantes dans le modèle de Hartree est l’échange et la
corrélation.
L’échange est d’origine purement quantique. C’est cet effet qui exprime l’antisymétrie
de la fonction d’onde par rapport à l’échange des coordonnées de n’importe quels deux
électrons menant à décrire le système à N corps (électrons) par l’égalité :
50
Chapitre II : DFT et FP-LAPW
doit être antisymétrique. Donc, elle s’écrit sous la forme d’un déterminant de Slater.
r⃗ ) … … … (r⃗
1 ..
(r⃗ , r⃗ , r⃗ , … … r⃗ ) = . (II. 15)
√N!
r⃗ ) … … … (r⃗
Pour simplifier l’écriture de cette énergie totale, la théorie a fait une approximation très
draconienne, et représente l’énergie cinétique par l’énergie cinétique d’un gaz d’électron
uniforme. En 1927, Thomas et Fermi [5,6] ont montré que pour des électrons en interactions
qui se déplacent dans un potentiel externe Vext(r), la relation entre ce potentiel et la
distribution de densité ρ(r) peut être écrite sous la forme
/
( )= [μ − ( )] (II.16)
/
Ou = ℏ
, μ est le potentiel chimique indépendant de la position « r » et le
51
Chapitre II : DFT et FP-LAPW
second terme dans l'équation (II.16) est le potentiel électrostatique classique généré par la
densité électronique ρ(r).
( )
( )= ( )+ ∫
| |
′ (II.17)
L’équation (II.16) fonctionne bien pour les systèmes qui ont une densité variant
lentement. Bien qu’elle fût une première étape importante, la précision de l'équation de
Thomas-Fermi est limitée car elle néglige les effets d'échange et de corrélation.
Théorème 01 :
L’énergie totale de l’état fondamental E est une fonctionnelle unique de la densité des
particules ρ(r⃗) pour un potentiel externe v (r⃗) donné.
52
Chapitre II : DFT et FP-LAPW
ρ(r⃗)ρ(r⃗′)
F[ρ] = drdr + G[ρ] (II. 20)
|r⃗ − r⃗′|
G[ρ] représente l’énergie cinétique plus la différence entre l’énergie d'interaction réelle
et celle donnée par le terme d'interaction de Hartree. Les fonctionnelles de la densité
électronique F[ρ] et G[ρ] sont valables quelque soit la forme du potentiel extérieur et le
nombre d'électrons.
Théorème 02 :
( )= ( ) (II. 21)
Hohenberg et Kohn ont montré que la vraie densité de l’état fondamental est celle qui
minimise l’énergie E(ρ), et toutes les autres propriétés sont aussi une fonctionnelle de cette
densité. L’énergie de l’état fondamental d’un système électronique dans un potentiel
extérieur est déterminée par la méthode variationnelle.
53
Chapitre II : DFT et FP-LAPW
de l'approche DFT par KS a réduit le problème intraitable à plusieurs corps des électrons en
interaction dans un potentiel statique à un problème traitable d'électrons non-interactants se
déplaçant dans un potentiel effectif.
ℏ ⃗′ =
− ∇ + ( ⃗) + ( ⃗) + ( ⃗) ( ⃗) (II. 22)
2
(⃗ ) (⃗ )
( ⃗) = ⃗ ⃗ (II. 23)
|⃗ − ⃗ |
[ ( ⃗)]
( ⃗) = (II. 24)
( ⃗)
Donc les équations de Kohn-Sham peuvent s’écrire sous la forme :
⃗′ = − ℏ ∇ + ( ⃗) ( ⃗) = ( ⃗) (II. 25)
2
Où chaque électron subit l’effet du potentiel effectif créé par tous les noyaux et les
autres électrons, ce potentiel est donné par :
54
Chapitre II : DFT et FP-LAPW
1
( ⃗) = ( ⃗) + ⃗ ⃗ ( ⃗) (II. 26)
|⃗ − ⃗ |
⃗′ , ⃗′ = ∅ ⃗′ , ⃗′ (II. 27)
Les solutions des équations K-S reviennent à déterminer les coefficients Cij pour les
orbitales occupés qui minimisent l’énergie totale. Si les bases sont données, la matrice
Hamiltonienne H et le chevauchement S sont construits, L’équation séculaire sera définie
comme suit :
( −∅ ) = 0 (II. 28)
( ) ( )
= − + [ ( )] − ( ) ( ) (II. 29)
2 | − ′|
Jusqu’ici la DFT est une méthode exacte, mais pour que la DFT et les équations de
Kohn-Sham deviennent utilisables dans la pratique, on à besoin de proposer une formule
pour [ ( ⃗)] qui est la partie la plus importante et la plus compliquée. Pour cela, on est
obligé de passer par des approximations.
55
Chapitre II : DFT et FP-LAPW
Comme nous l'avons remarqué dans la section précédente, la solution d'un problème à
plusieurs corps est possible si la fonction d’échange et de corrélation est connue dans
l'équation de Kohn et Sham. Mais malheureusement, la forme exacte de ce fonctionnel n'est
pas connue; alors de nombreuses approximations ont été faites et c'est ici que
l'approximation entre dans la théorie.
[ ( )] = ∫ ( ) [ ( )] (II.30)
L'idée est très simple. A chaque point de l'espace, l'énergie d’échange et de corrélation
(EXC) est approximée localement par l'énergie EXC d'un gaz électronique homogène ayant la
même densité électronique que celle présente à ce point. LDA est basé sur la nature locale
de EXC et son hypothèse est que la distribution de la densité ne varie pas trop rapidement.
En dépit de sa simplicité, LDA fonctionne assez bien même pour des systèmes plus
réalistes.
5.4.1. La méthode
Cette approximation dite la méthode a été formulé par Slater [9] en 1951. Dans
cette méthode l’énergie d’échange est donnée par :
9 3
[ ] = − ( ⃗) ⃗ ( ) ⃗ (II. 31)
4 4
56
Chapitre II : DFT et FP-LAPW
3 3
( ⃗) = − −6 ( ⃗) (II. 32)
2 4
Dans cette approximation l’énergie sxc(f) est considérée comme étant l’énergie de
Dirac :
[ ( ⃗)] = − ( ⃗) /
(II. 33)
Avec :
/
3 3
= (II. 34)
4
/
= (II. 35)
3
L’énergie de corrélation ( ⃗) est paramétrisée par Perdew et Zunger [12] par un calcul
de Monté Carlo. Ainsi en posant :
/
3
= (II. 36)
4
57
Chapitre II : DFT et FP-LAPW
Pour <1 :
= (0.03) ( ) − 0.0583 + 0.0012 ( ) − 0.084 (II. 37)
Et pour ≥1 :
1 + 1.2284 + 0.4445
= −0.1423 (II. 38)
1 + 1.0529 + 0.3334
L’approximation de H-L [13] est la plus utilisée, pour déterminer séparément les termes
d’échange et de corrélation.
3 /
3
=− (3 ) =− (II. 39)
4 4
3 1
( ) = (II. 40)
3
= 21, = 0.045 =
58
Chapitre II : DFT et FP-LAPW
Pour les systèmes magnétiques, cette densité totale peut être calculée et comme indiqué
par le premier théorème de HK, il existe une fonction de ( ⃗) qui donne les moments
magnétiques du système. C'est ce qu'on appelle la théorie de la fonctionnelle de la densité
de spin (SDFT) [14], la densité totale ( ⃗) peut être écrite en fonction des deux densités des
spins (Up↑ et Dn↓) : ( ⃗) = ( ⃗)↑ + ( ⃗)↓. En d'autres termes, chaque propriété
observable est fonctionnelle des deux densités de spin.
59
Chapitre II : DFT et FP-LAPW
Lorsqu'un tel système est traité avec la LSDA, qui a un potentiel indépendant de
l'orbite, on trouve une bande "f" partiellement remplie avec une structure électronique de
type métallique et des électrons f itinérants. Ce comportement est dû au fait que dans la
LSDA, la polarisation de spin et la polarisation orbitale sont conduites par les interactions
d'échange du gaz d'électrons homogène au lieu des interactions de Coulomb. En
conséquence, la LSDA ne parvient pas à décrire correctement la polarisation orbitale.
Plusieurs tentatives ont été faites pour améliorer la LSDA afin de prendre en compte les
fortes corrélations et les localisations des électrons f.
Le concept de base utilisé dans les deux précédentes approximations (LDA (+U) /
LSDA (+U)), c'est-à-dire le gaz d'électrons homogène, est assez éloigné de la situation
réaliste. En d'autres termes, nous pouvons dire que la densité dans le système réel varie
rapidement. Cette lacune de LSDA [15] a été surmontée par la GGA parce que le gradient
de densité jouera un rôle crucial. La GGA ne compte pas seulement sur les informations de
la densité ρ(r) à un point particulier, mais aussi sur la non-homogénéité de la vraie densité
électronique (avec gradient de densité). Tout d'abord, Herman et al [16] modifient la LDA
en l’interprétant comme un premier terme d'une expansion de Taylor de la densité uniforme.
En étendant la série avec le prochain terme le plus bas [17,18], la fonction d'énergie EXC
devient (et ceci est connu comme l'approximation d'expansion généralisée (GEA))
, ∇⃗ ∇⃗
[ ↑, ↓] = ( ) ( ↑, ↓) + ( ↑, ↓) / /
(II. 45)
Malheureusement, cette approximation n'a pas pu servir son but et qu'elle s'avère plutôt
être pire que la simple LDA. En GGA, le comportement du gradient est modifié de manière
à préserver les propriétés souhaitées. Il est plus pratique [17] de définir la fonctionnelle
60
Chapitre II : DFT et FP-LAPW
[ ↑, ↓] = ( ) ↑, ↓, ∇⃗ ↑ ( ) , ∇⃗ ↓ ( ) , … .
= ( ) ( ) ↑, ↓, ∇⃗ ↑ ( ) , ∇⃗ ↓ ( ) , … . (II. 46)
Ou FXC est une quantité dimensionnelle et ( ) est l’énergie d’échange du gaz non
polarisé. Pour la partie d’échange,
1
[ ↑, ↓] = [ [2 ↑ ] + [2 ↓ ] (II. 47)
2
Ou Ex[ρ] est l’énergie d’échange d’un système non polarisé avec une densité ρ(r).
Les travaux de Perdew et ces collaborateurs [19] appliqués sur plusieurs systèmes ont
montré des résultats prometteurs. Par exemple pour le Fer la LDA a montrée que le fcc-Fe
non magnétique avait une énergie totale plus basse que celle du bcc-Fe ferromagnétique
expérimentalement, ils ont observé que le bcc-Fe possède l’état fondamental la plus basse et
qui a été confirmé par les calculs ab-initio avec l’utilisation de GGA. Ces travaux montrent
que l’approximation GGA fait des améliorations importantes sur les résultats obtenus par
rapport à ceux de la LDA.
La précision avec laquelle la GGA reproduit l’énergie d’échange n'est pas présente
dans ses potentiels d'échange correspondants. En fait, le GGA n'améliore pas l'expansion du
gradient de second ordre dans le régime des gradients de faible densité. La relation virale
démontre que sa précision pour les énergies d'échange est principalement due à l'annulation
d'erreurs locales. Dans un effort pour réduire ces erreurs locales, la relation virale a été
61
Chapitre II : DFT et FP-LAPW
utilisée pour construire un GGA qui conduit à de meilleurs potentiels d'échange. Les
énergies d'échange atomique correspondantes, cependant, ne sont pas aussi précises que
celles de la GGA originale. Néanmoins, ils représentent une amélioration nette par rapport à
l'approximation du gradient de second ordre. La précision des énergies atomiques de
certains GGA pourrait conduire à des attentes trop optimistes pour les capacités générales
des GGA. Le concept de la GGA en raison de sa très simple dépendance à la densité quasi-
locale ne devrait pas être tellement supérieur à l'expansion de gradient dont il provient. À
cet égard, l’EV-GGA proposé par Engel et Vosko [20] pourrait caractériser la véritable
amélioration globale des GGA représentée de façon plus réaliste.
Pour les gros atomes, elle réduit les erreurs de l’énergie d’échange par un facteur de
presque trois. Bien que l'amélioration correspondante de vx(r) ne soit pas aussi facile à
résumer, une réduction moyenne d'environ 50% pourrait indiquer sa qualité à cet égard. Et
bien que, compte tenu des limitations des GGA, les fonctionnelles focalisées sur les
énergies d'échange totales puissent être utiles dans certaines applications, il semble que la
EV-GGA équilibrée devrait en général être préférable. Il est plus approprié d'examiner dans
quelle mesure la qualité des quantités intégrales est également présente dans les quantités
locales. Alors que dans ce travail la relation virale a été utilisée pour discuter des propriétés
locales des GGA, elle peut être utilisée pour tout autre E [nT, nt] approximatif
indépendamment du degré de non-localité.
Sur le plan théorique, on utilise généralement la méthode DFT avec GGA et LDA
pour étudier les structures électroniques de la plupart des matériaux. Mais, ces deux
approximations sous-estiment la bande interdite des semi-conducteurs ou des isolateurs. Il
existe d'autres méthodes pour améliorer la bande interdite par rapport aux valeurs
expérimentales. Les fonctionnels hybrides (par exemple, HSE) [21], dans lesquelles une
fraction d'échange exacte remplace une fraction de l'échange LDA ou GGA, améliorent
également la bande interdite. Cependant, les méthodes hybrides sont plus coûteuses et non
satisfaisantes dans tous les cas. Une autre possibilité est la méthode DFT+U [15], mais elle
ne peut être appliquée qu'à des électrons corrélés et localisés, par exemple 3d ou 4f en
transition et aux oxydes de terres rares. Les méthodes les plus efficaces sont la combinaison
62
Chapitre II : DFT et FP-LAPW
de LDA avec la théorie dynamique du champ moyen (LDA + DMFT) [22] et bien sûr GW
[23], mais ces méthodes nécessitent un travail de calcul très coûteux.
Récemment, Tran et Blaha [24] ont proposé un potentiel de Becke et Johnson
modifié semi-local (mBJ) pour l'amélioration des résultats des gaps de bande. Ce nouveau
potentiel mBJ indépendant des orbitales dans lequel le terme d'échange mBJ est couplé avec
la corrélation LDA pourrait capturer l'essentiel des potentiels dépendants d’orbitaux
(fonctionnels hybrides) et prédit les bandes d'énergie plus précisément de sorte que les
bandes interdites calculées des matériaux soient en bon accord avec les expériences. Le
potentiel de Becke Johnson modifié (mBJ) tel que proposé par Tran et Blaha a la forme
suivante,
1 5 2 ( )
, ( )= , ( ) + (3 − 2) (II. 48)
12 ( )
1 ( )
1 ( )
, ( )=− 1− − ( ) (II. 49)
( ) 2
Est le potentiel de Becke Roussel (BR) [25] qui a été proposé pour modéliser le
potentiel de Coulomb créé par le trou d'échange. xσ est déterminée à partir d'une équation
qui contient la densité avec son premier et deuxième gradient et tσ. Alors que bσ est calculé
par,
/
=[ /(8 ]
Dans l’équation suivante, c est choisis pour dépendre linéairement sur la racine
carrée de la moyenne de |∇ρ|/ ,
/
1 |∇ρ(r )|
= + (II. 50)
( )
Où α et β sont deux paramètres libres, dont les valeurs sont α = -0,012 (sans
63
Chapitre II : DFT et FP-LAPW
Pour simplifier les calculs, ont traite les équations de KS pour les points de symétrie
dans la première zone de Brouillon. Ces solutions s’obtiendront d’une manière itérative en
utilisant un cycle d’itérations auto-cohérent illustré par l’organigramme de la [Link].1. On
commence par une densité d’essai pour la première itération. Typiquement on utilise
une superposition des densités atomiques puis on calcul la matrice de Kohn Sham, et on
résolvant les équations pour les coefficients d’expansion pour obtenir les orbitales de Kohn-
Sham, à cette étape, en calculant la nouvelle densité . Si la densité ou l’énergie a
beaucoup changé (critère de convergence), on retourne à la premier étape, et en mélangeant
les deux densités de charge et de la manière suivante :
= (1 − ) + (II. 51)
Ainsi la procédure itérative peut être poursuivie jusqu’à ce que la convergence soit réalisée.
64
Chapitre II : DFT et FP-LAPW
Début
Calculer V(r)
Déterminer EF
Calculer
Non Oui
Convergence ?
Fin
= (1 − ) + Calculer
65
Chapitre II : DFT et FP-LAPW
6.1. Généralité
En 1937, Slater [26] a développé la méthode des ondes planes augmentées (APW).
Après plusieurs modifications faites par Anderson [27]. Cette méthode devient la méthode
des ondes planes augmentées linéairement (FP-LAPW).
( ) ≤
( ⃗) = (II. 52)
0 >
Avec : = | ⃗|
Avant d’entamer cette nouvelle méthode, on commence tout d’abord par décrire la
méthode (APW) et les motivations derrière le développement de la méthode (FP-LAPW).
66
Chapitre II : DFT et FP-LAPW
Slater considère que l’espace est divisé en deux types de régions ([Link].3): la région
de cœur et la région interstitielle ; La région prés du noyau a un potentiel et une fonction
d’onde similaire à ceux d’un atome isolé (donc, le potentiel varie fortement). Cette région
est limitée par une sphère atomique (S) de rayon r0 et le potentiel possède la symétrie
sphérique. Dans la région interstitielle les fonctions d’ondes sont planes et le potentiel est
constant. Donc la fonction d’onde s’écrit sous la forme :
1 ⃗ ⃗ ⃗
⎧ >
⎪
Ø( ⃗) = (II. 53)
⎨ ( ) ( ) <
⎪
⎩
( + 1)
− + + ( )− ( )=0 (II. 54)
Où : paramètre d’énergie.
( ) : Le composant sphérique du potentiel dans la sphère.
Sphère MT
Sphère MT
Région
interstitielle
[Link].3 : Schéma de la répartition de la maille
élémentaire en sphères atomiques et en région interstitielle.
67
Chapitre II : DFT et FP-LAPW
Les fonctions radiales sont définies par l’équation précédente, et elles sont orthogonales
à tout état propre du cœur, mais cette orthogonalité disparaît sur la limite de la sphère [26].
Comme le montre l'équation suivante:
( − ) = − (II. 55)
Slater a fait un choix particulier pour les fonctions d’ondes, il montre que les ondes
planes sont les solutions de l’équation de Schrödinger dans un potentiel constant. Tandis
que, les fonctions radiales sont la solution dans le cas ou le potentiel est sphérique. Donc, il
prouve que est égale à la valeur propre E.
Cette approximation est très bonne pour les matériaux à structure cubique à faces
centrées, et de moins en moins satisfaisante avec la diminution de symétrie du matériau.
4 ∗
= (| + | ) ( + ) (II. 56)
( )
: La fonction de Bessel.
Où l’origine est prise au centre de la sphère et r est son rayon, Ainsi les Alm sont
complètement déterminés par les coefficients des ondes planes. Les paramètres d’énergie El
sont des coefficients variationnels dans la méthode (APW).
Les fonctions d’ondes se comportent comme des ondes planes dans la région
interstitielle, et elles augmentent dans la région de cœur et se comportent comme des
fonctions radiales.
Pour l’énergie El. Les fonctions APWs sont des solutions de l’équation de Schrödinger,
avec El égale à la bande d’énergie indicée par G. ceci signifie que les bandes d’énergie ne
68
Chapitre II : DFT et FP-LAPW
peuvent pas être obtenues par une simple diagonalisation, et ceci implique alors de traiter le
déterminant séculaire comme une fonction de l’énergie.
Pour un cristal, l’espace est divisé en deux régions : la première région est la sphère de
Muffin-tin, et la deuxième, c’est l’espace restant qui représente la région interstitielle. La
fonction de base de la méthode (FP-LAPW) possède des ondes planes dans la région
interstitielle et harmoniques sphériques dans les sphères.
Les fonctions de base à l’intérieur de la sphère sont des combinaisons linéaires des
fonctions radiales ( ) ( ) et leurs dérivés ̇ ( ) ( ) par rapport à l’énergie.
( + 1)
− + + ( )− ̇ ( )= ( ) (II. 57)
1 ( )
⎧ >
⎪
Ø( ⃗) = (II. 58)
⎨ ( )+ ̇ ( ) ( ) >
⎪
⎩
69
Chapitre II : DFT et FP-LAPW
Où
Les fonctions (FP-LAPW) sont des ondes planes uniquement dans les zones
interstitielles comme dans la méthode APW. Les fonctions radiales peuvent être
développées au voisinage de El comme suit :
La méthode (FP-LAPW) entraîne une erreur sur les fonctions d’ondes de l’ordre de
( − ) et une autre sur l’énergie de bande de l’ordre ( − ) . Nous pouvons
obtenir toutes les bandes de valence dans une grande région d’énergie par un seul . Dans
le cas de l’impossibilité, on divise la fenêtre énergétique en deux parties.
Nous avons cité déjà au-dessus que les erreurs commises dans la fonction d’onde (la
densité de charge) sont d’ordre de ( − ) et dans les bandes d’énergie de l’ordre de
( − ) , ce qui indique qu’il faut choisir un paramètre El près du central de la bande si
on veut obtenir un bon résultat, et on peut optimiser le choix du paramètre El en calculant
l’énergie totale du système pour plusieurs valeurs de El et en sélectionnant l’ensemble qui
donne l’énergie la plus inférieure. Malheureusement, quand ces stratégies marchent bien
dans plusieurs cas, elles échouent misérablement dans plusieurs d’entres eux.
La raison de cet échec est décrite dans la présence de haute couche et l’étendue de l’état
du cœur (seulement connu comme état de semi-cœur) dans plusieurs éléments en particulier
: métal alcalin, les terre rares, récemment les métaux de transitions et les actinides.
Les effets de cette orthogonalité inexacte aux états du cœur dans la méthode (FP-
LAPW) sont sensibles aux choix de . Le cas le plus critique est là où il y a un
70
Chapitre II : DFT et FP-LAPW
chevauchement entre les bases (FP-LAPW) et les états du cœur, ce qui introduit de faux
états du cœur dans le spectre d’énergie, ces états sont connus sous le nom de bandes
fantômes.
Ces dernières sont facilement identifiées, elles ont une très petite dispersion, elles sont
hautement localisées dans la sphère, et elles ont un caractère l de l’état de cœur.
Pour éliminer les bandes fantômes du spectre, on peut mettre le paramètre d’énergie El
égale à l’énergie de l’état du cœur.
Dans la méthode (FP-LAPW) Les fonctions de bases sont des fonctions radiales à
l’intérieur des sphères, avec la condition que les fonctions radiales ( ) et leurs dérivées
̇ ( ) sont continues à la limite de la sphère, et dans la région interstitielle ou elles sont des
ondes planes.
Ceci peut être réalisé en notant que permet une représentation des fonctions avec
un nœud maximum de 2 le long du grand cercle autour de la sphère, c’est à dire la
distance de 2 ou ⁄ . / en unités atomique. D’un autre coté,
correspond à une onde plane avec ( / . ) . En réalisant cela, on suggère un
critère = qui est très bien suivi en pratique. Puisque les calculs de FP-
LAPW sont généralement très convergents pour dans la rangée 7.5-9, ceci est un
résultat de la valeur de ≈8 .
71
Chapitre II : DFT et FP-LAPW
Dans le cas non relativiste, les fonctions radiales sont des solutions de l’équation de
Schrödinger avec un potentiel sphérique et une énergie fixe .
( + 1)
− + + ( )− ( )=0 (II. 59)
( + 1)
− + + ( )− ̇ ( )= ( ) (II. 60)
( ) =1 (II. 61)
Où est le paramètre d’énergie et l’énergie des bandes. Si un tel choix n’est pas
possible, plusieurs options sont disponibles :
1- On divise les rangs d’énergie dans les fenêtres, et chacune de ces fenêtres est traitée
séparément.
2- On utilise un développement sous la forme d’orbitales locales (ceci est effectivement la
méthode quadratique).
3- On réduit la taille de la sphère. Donc, on réduit la norme de la dérivée.
72
Chapitre II : DFT et FP-LAPW
Dans ce qui suit, on va exposer les deux premières méthodes mais la troisième option a
été appliquée par Goedeker [29].
Dans le cas des éléments lourds ayant un nombre atomique élevé, on tient compte de
l’effet relativiste. Les effets relativistes concernent seulement les fonctions radiales dans les
sphères MT. Pour introduire cet effet, il faut remplacer les équations (II.9) et (II.10) par les
équations de Dirac et leurs dérivées par rapport à l’énergie. Dans le but de résoudre ces
équations, Koelling et Harman [30] trouvaient une technique qui néglige l’effet spin-orbit
[31-34]. Les solutions de l’équation de Dirac sont :
g
= − (II. 63)
1
Ø = g′ (II. 64)
2
Avec
1
= + ( − ) (II. 65)
2
g : Est la dérivée radiale de g .
: est la masse.
C : est la vitesse de la lumière dans le vide.
La solution en fonction des nombres quantiques habituels lm s’écrit comme suit :
g
Ø = 1 (II. 66)
σ (−g + g )
2 r
73
Chapitre II : DFT et FP-LAPW
1
=2 + (II. 67)
2
1 ( + 1)
=− + +( − (II. 68)
2 2 ²
Cette dernière équation peut être résolue numériquement comme dans le cas de
l’équation de Schrödinger non relativiste en utilisant la méthode prédicteur-correcteur par
exemple, en donnant les conditions aux limites.
1 ⁄
lim = ( + 1) + 1 − (2 / ) −1 (II. 69)
→ (2 / )
̇′ = 2 1
̇ + ̇ + ̇ (II. 70)
2
et
1 ( + 1) ( + 1) ̇
̇ =− ̇ +( − ) ̇ − +1 ̇ (II. 71)
2 ² 2 ² ²
74
Chapitre II : DFT et FP-LAPW
∇ V ( ⃗) = 4 ( ⃗) (II. 72)
On peut résoudre cette équation dans le réseau réciproque. Pour faire cela Hamenn [35]
et Weinert [36] ont proposé une méthode de résolution dite " pseudo-charge", elle est
essentiellement basée sur les deux observations suivantes.
La densité de charge est décrite par une série de Fourrier dans la région interstitielle
comme suit:
⃗ ⃗⃗
( ⃗) = (II. 73)
⃗⃗
≠0
∫ ⃗⃗ ⃗= (II. 74)
, =0
Alors
⃗⃗ ⃗⃗ ⃗ |⃗ − ⃗ | ∗ ⃗
=4 (⃗ − ⃗ ) (II. 75)
75
Chapitre II : DFT et FP-LAPW
4 ⃗
( ) ⃗ = (II. 76)
= ( ) ( )= ( ) ( ) (II. 77)
Où : : Le potentiel interstitiel.
Soit
( )= ( ) (II. 78)
( )= ( )
4 1
+ ( )
2 +1
+ − ′ ′ ( ′) (II. 79)
76
Chapitre II : DFT et FP-LAPW
Cependant, dans les états semi-cœur, il est utile d’utiliser l’un des deux moyens :
l’usage de fenêtres d’énergie multiples, ou le développement en orbitales locales.
La technique la plus utilisée pour traiter le problème du semi-cœur est celle qui consiste
à diviser le spectre énergétique en fenêtres dont chacune correspond à une énergie [27].
Cette procédure de traitement est illustrée dans la [Link].4.
Dans ce traitement par moyen de fenêtres, une séparation est faite entre l’état de
valence et celui de semi-cœur où un ensemble de est choisi pour chaque fenêtre pour
traiter les états correspondants. Ceci revient à effectuer deux calculs par la méthode
FP-LAPW, indépendants, mais toujours avec le même potentiel.
La méthode FP-LAPW est basée sur le fait que les fonctions ( ⃗) et ̇ ( ⃗) sont
orthogonales à n'importe quel état propre du cœur et, en particulier, à ceux situés à la
surface de la sphère. Cependant, les états de semi-cœur satisfont souvent à cette condition,
sauf s’il y a la présence de bandes « fantômes » entre l’état de semi-cœur et celui de
valence.
( )
Valence
( )
Semi-cœur
2 fenêtres 1 fenêtre
77
Chapitre II : DFT et FP-LAPW
Dans cette technique, on traite tous les états énergétiques avec une seule fenêtre
d’énergie. Des travaux avec cette technique [37-41] proposent une combinaison linéaire de
deux fonctions radiales. Les dérivés de ces fonctions par rapport à l’énergie sont égaux,
mais les énergies de linéarisation correspondantes sont différentes. La fonction propre a la
forme suivante :
Ø = , , + , , + , , ( ) (II. 80)
Dans l’étude non relativiste Le terme spin-orbit est important pour le calcul de la
structure de bandes et des propriétés électroniques des matériaux qui contiennent des
éléments lourds ou des substances magnétiques.
〈 | | 〉= ∗ ( ) ( )〈 | | 〉 +
∗ ( ) ( )〈 ̇ | | 〉+
∗ ( ) ( )〈 | | ̇ 〉+
∗ ( ) ( )〈 ̇ | | ̇ 〉
Avec
∗
1 1
〈 | | 〉=4 .
2
Où est la partie la plus importante de la fonction radiale et la partie sphérique
du potentiel.
78
Chapitre II : DFT et FP-LAPW
7. Wien2k
Dans ce travail, nous avons utilisé la méthode FP-LAPW, implémentée dans le code
Wien2k [1].
NN : C’est un programme qui donne les distances entre plus proches voisins, qui aident à
déterminer le rayon atomique de la sphère.
LSTART : Un programme qui génère les densités atomiques et qui détermine comment les
différentes orbitales sont traitées dans le calcul de la structure de bande, comme des états du
cœur avec ou sans orbitales locales.
DSTART : Il génère une densité de départ pour le cycle SCF par la superposition des
densités atomiques générées dans LSTART.
LAPW1 : Calcul les bandes de valence, les valeurs propres et les vecteurs propres.
79
Chapitre II : DFT et FP-LAPW
La génération de la
maille-k
LAPW0
∇ = −8 Poisson
( ) LDA
V VM
T
LAPW1 LCORE
[−∇ ] = Poisson Calculs atomiques
=
LAPW2
= ∗
.
MIXER
= (1 − )
Oui
STOP Converger
Non
80
Chapitre II : DFT et FP-LAPW
81
Chapitre II : DFT et FP-LAPW
Bibliographie :
[15] Mokrousov Y., Bihlmayer G., Blügel S. and Heinze S.,Phys. Rev.B 75, 104413
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83
Chapitre III : Résultats et discussion
85
Chapitre III : Résultats et discussion
1. Introduction
Depuis que De Groot et al. [1] ont découvert le ferromagnétisme demi-métallique dans
le composé demi-Heusler NiMnSb en utilisant d'abord les calculs « ab initio » basé sur la
théorie de la fonctionnelle de la densité, de nombreuses autres études expérimentales et
théoriques étaient concentrées sur les alliages d’Heusler en raison de la nécessité d’avoir des
composés ferromagnétiques hautement polarisés en spin avec une température de Curie
élevée.
Les composés à base de cobalt sont très prometteurs pour les applications spintronique
en raison de leurs trois propriétés particulières : leur température de Curie, leur spin-
polarisation et leur moment magnétique. La grande variété de compositions possibles des
composés d’Heusler permet de produire facilement des matériaux ayant des propriétés
magnétiques prévisibles. La prédiction de nouveaux matériaux pourrait être réalisée par
l'échange des éléments X, Y et Z [2,3]. Parmi ces composés d’Heusler, les Co2YZ sont des
matériaux particulièrement prometteurs pour les applications de la spintronique en raison de
leur large bande interdite « le gap » dans les états minoritaires de spin et sont faciles à
synthétisés [4,5]. Les alliages d’Heusler à base de Co ont été étudiés théoriquement en
utilisant des calculs ab-initio et la plupart d'entre eux sont prévus pour être demi-métalliques
(HM) [6,7] a l’image de la série des composés Co2YSi qui a été également étudiée par de
nombreux théoriciens [8,9], au but de trouver de nouveaux promettant demi-métaux.
86
Chapitre III : Résultats et discussion
Parmi les groupes qui ont étudiés les composés Co2YZ (Y = Cr, Fe ; Z = Si, Al) on
cite Aly et Shabara [10] qui ont montré que le composé Co2CrSi présente une demi-
métallicité avec une faible dépendance de la pression dans l’intervalle 0-150 GPa. Wurmehl et
al. [11] ont étudié le composé Co2FeSi montrant qu'il est un composé demi-métallique
ferromagnétique ayant une température de Curie et un moment magnétique élevés.
La substitution d'un atome Fe à la place d'un atome Cr dans les alliages Co2CrZ (Z = Si,
Al) a été étudiée aussi par de nombreux chercheurs [12-13]. Malgré les nombreuses
recherches sur ce type d'alliage dopé, par différentes méthodes, il reste encore de nombreuses
propriétés qui doivent être explorées afin de mieux les comprendre.
Ce chapitre des résultats est consacré a la présentation des résultats obtenu [14] pour les
propriétés structurales, électroniques, magnétiques, thermodynamiques et thermiques des
alliages et composés Co2CrxFe1-xZ (Z = Al, Si) Full-Heusler en utilisant la méthode des ondes
planes augmentées linéarisées (FP-LAPW) avec le potentiel complet et les approximations
suivante,
Afin d’avoir une comparaison entres les résultats des différentes approximations. Ainsi
qu’une présentation d’une proposition d’illustration schématique des niveaux d’énergie pour
le composé Co2CrAl comparés avec d’autres schémas.
87
Chapitre III : Résultats et discussion
2. Détail du calcul
Les calculs ont été effectués à l'aide de la méthode des ondes planes augmentées
linéarisées (FP-LAPW) [15-17] dans le cadre de la DFT [18,19] inclus dans le code wien2k
[20]. Les propriétés structurales ont été calculées en utilisant l'approximation du gradient
généralisé (GGA) [21]. En outre, pour les propriétés électroniques, nous avons également
appliqué les approximations d’Engel-Vosko (EVGGA) [22] et la Becke-Johnson modifié
(mBJ) [23], où ce dernier est un nouveau potentiel semi-locales.
Afin d'étudier les propriétés thermodynamiques des alliages Co2CrxFe1-xZ (Z = Al, Si)
sous température élevée et haute pression, nous avons appliqué le modèle quasi-harmonique
de Debye qui a été appliquée avec succès à des composés similaire [24]. Dans ces derniers
calculs, nous utilisons le code Gibbs2 [25]. À travers le modèle quasi-harmonique de Debye,
on peut calculer toutes les grandeurs thermodynamiques de toutes les températures et
pressions du composés à partir des données E-V calculées à t = 0 K et P = 0 GPa.
88
Chapitre III : Résultats et discussion
[Link].2:
La structure du composé Co2Cr0.75Fe0.25Al
89
Chapitre III : Résultats et discussion
Nous modélisons les alliages Co2CrxFe1-xZ (Z = Al, Si) pour certaines compositions
sélectionnées (x = 0.25, 0.5 et 0.75) avec des structures ordonnées comme le montre la
figure.2.
.
( )= + +1 − (1)
Les courbes obtenues par la GGA pour la configuration polarisée en spin sont représentées
dans les figures III.3 et III.4.
-8605.21 -8699.66
-8605.24
-8699.68
-8605.25
-8605.26 -8699.69
-8605.27
-8699.70
-8605.28
-8605.29 -8699.71
250 260 270 280 290 300 310 320 330 340 350 250 260 270 280 290 300 310 320 330 340 350
3 3
Volume (a,u) Volume (a,u)
-8161.36 -8255.79
-8255.81
Energie totale (Ry)
Energie totale (Ry)
-8161.38
-8255.82
-8161.39 -8255.83
-8255.84
-8161.40
-8255.85
-8161.41
-8255.86
-8161.42 -8255.87
270 280 290 300 310 320 330 340 350 360 250 260 270 280 290 300 310 320 330 340
3
3 Volume (a,u)
Volume (a,u)
[Link].3: Les énergies totales calculées pour les composés Co2CrZ et Co2FeZ (Z = Al, Si)
en fonction de volume avec l’approximation GGA.
90
Chapitre III : Résultats et discussion
Co2Cr0,75Fe0,25Al
-33089.37 -33977.10 Co2Cr0,25Fe0,75Al Co2Cr0,5Fe0,5Al
-33533.24
-33089.40 -33977.13
-33089.46 -33977.19
-33533.32
-33089.49 -33977.22
-33533.36
-33089.52 -33977.25
-33467.05 -34354.79
-33910.98
Co2Cr0,75Fe0,25Si -34354.82 Co2Cr0,25Fe0,75Si Co2Cr0,5Fe0,5Si
-33467.10
-33911.01
-34354.85
Energie totale (Ry)
-33467.15 -33911.04
-34354.88
-33467.20 -33911.07
-34354.91
-33911.10
-33467.25
-34354.94
-33911.13
-33467.30
-34354.97
-33911.16
-33467.35 -34355.00
1000 1050 1100 1150 1200 1250 1300 1350 1400 1000 1050 1100 1150 1200 1250 1300 1350 1400 1000 1050 1100 1150 1200 1250 1300 1350 1400
3
Volume (a,u)
3
Volume (a,u) Volume (a,u)
3
[Link].4: Les Energies totales calculées pour les alliages Co2CrxFe1-xZ (Z = Al, Si) en
fonction de volume pour les concentrations x = (0.25, 0.5, 0.75) avec l’approximation GGA.
Les valeurs optimisées ou théoriques des paramètres des réseaux cristallins obtenues
depuis le V0 donné par le minimum de la courbe E(V) on été vérifiées par deux
configurations, la première non polarisée en spin et la deuxième ferromagnétique. On a trouvé
que la configuration ferromagnétique est plus faible en énergie que la première. Nous avons
résumé nos résultats (ferromagnétiques) avec d’autres valeurs théoriques et expérimentales
disponibles dans le [Link].1.
Les valeurs du paramètre de réseau obtenues par la GGA sont supérieures à ceux de la
LDA et l’inverse pour le module de compressibilité B. Une petite différence peut être
observée aussi entre notre constante d'équilibre du réseau « a » calculée et celle obtenue
expérimentalement. Les paramètres de réseau calculés sont sous-estimés par rapport aux
91
Chapitre III : Résultats et discussion
valeurs expérimentales pour les deux séries d’alliages (Al et Si) par 0,5% et 2.2% pour la
GGA et la LDA respectivement.
Nous avons utilisé le paramètre de réseau optimisé par la GGA dans nos calculs pour
les autres propriétés électroniques, magnétiques, thermiques et thermodynamiques étudiées.
[Link].1 Le paramètre de réseau (a) calculé ainsi que le module d’élasticités isostatiques
(B) des alliages Co2CrxFe1-xAl et Co2CrxFe1-xSi pour les différentes valeurs de x.
a ( Å) B (GPa)
Alliages x Notre travail Experi- D’autres Experi- D’autres
Notre travail
[14] mental travaux mental travaux
GGA LDA GGA LDA
5.692b, 210a,
0 5.706 5.563 5.73a, 188 226
5.69c 207.23c
0.25 5.706 5.571 194 230
0.5 5.706 5.575 197 233
Co2CrxFe1-xAl 0.75 5.708 5.582 199 238
5.708b 217a,
1 5.711 5.581 5.73a 192 242
5.70c 215.87c
5.64f ; 5.618g; 207.1g,
0 5.634 5.489 203 247 240k
5.636j 5.63 i
204m
h
0.25 5.643 5.509 5.64 210 244
Co2CrxFe1-xSi 0.5 5.644 5.514 5.64h 216 252
0.75 5.645 5.519 5.64h 220 259
d 5.634e; 239e;
1 5.645 5.518 5.65 l 224 269
5.6 227d
.a Ref. [12] ; b Ref. [6] c Ref. [27] dRef. [5] e Ref. [28] fRef. [11] g Ref. [29] h Ref.[13] i Ref. [30] j Ref. [31] k Ref.
[32] l Ref. [10] m Ref. [8]
92
Chapitre III : Résultats et discussion
L’inclinaison vers le bas du module d’élasticité isostatique est égale à 12,5 et 19,9 GPa pour
le Co2CrxFe1-xAl et Co2CrxFe1-XSi respectivement. On note que cette valeur pour le premier
alliage est plus petite que celle du second et c’est principalement dû à la différence entre les
valeurs de ce module des composés ternaire parents.
240
230
220
Module d'élasticité B (GPa)
220 200
215
180
210
205 160
200
140
195
190 120
0.00 0.25 0.50 0.75 1.00 0.00 0.25 0.50 0.75 1.00
Composition X Composition X
4. Propriétés électroniques :
L’étude des structures de bandes suivant les directions de hautes symétries du réseau
cristallin est très importante afin de mieux comprendre le phénomène de la demi-métallicité
de nos alliages. Pour cela, nous avons utilisé les trois approximations GGA, EV-GGA et mBJ.
Comme une caractéristique intrinsèque de la DFT, l’approximation GGA sous-estime le gap
expérimental. En prenant cette lacune en compte Engel et Vosko ont construit une nouvelle
fonction du même type qui est l’EV-GGA [22] et récemment, une autre solution appropriée à
ce problème a été proposé par Becke et Johnson et sa version modifiée qui est la mBJ [23],
cette dernière peut mieux traiter les orbitales « d » et « f » ainsi que la possibilité de son
application à de très grands systèmes.
93
Chapitre III : Résultats et discussion
1.2 2.0
Gap (eV)
0.6
1.2
0.4 1.0
0.2 0.8
0.6
0.0
0.4
0.0 0.2 0.4 0.6 0.8 1.0 0.0 0.2 0.4 0.6 0.8 1.0
Concentration x Concentration x
[Link].6: Les gaps des bandes d’énergie minoritaires calculés pour les alliages
Co2CrxFe1-xAl (x=0, 0.25, 0.5, 0.75, 1) avec l’approximation GGA et mBJ
1.4 2.2
0.8 1.4
Gap (eV)
1.2
0.6
1.0
0.4
0.8
0.2 0.6
0.4
0.0
0.2
0.0 0.2 0.4 0.6 0.8 1.0 0.0 0.2 0.4 0.6 0.8 1.0
Concentration x Concentration x
[Link].7: Les gaps des bandes d’énergie minoritaires calculés pour les alliages
Co2CrxFe1-xSi (x=0, 0.25, 0.5, 0.75, 1) avec l’approximation GGA et mBJ
94
Chapitre III : Résultats et discussion
Les énergies des bandes interdites (gap) directes et indirectes calculées des alliages
d’Heusler Co2CrxFe1-xZ (Z = Al, Si) étudiés sont résumées et comparées avec d’autres
résultats théoriques et expérimentaux dans le [Link].2.
[Link].2 : Le gap des bandes d’énergie calculé par les trois approximations
Eg (ev) Γ- Γ Eg (ev) Γ- X
Notre travail [14] Autre Notre travail [14] Autres
alliages x GGA EV-GGA mBJ travaux GGA EV-GGA mBJ travaux
0.110a,
0 0.80 1.01 1.62 0.820a 0.09 0.24 0.60
0.111b
0.25 0.04 0.24 0.59 0.199 a 0.65 0.72 0.94 0.585 a
Co2CrxFe1-xAl 0.5 0.17 0.37 0.69 0.338 a 0.78 0.96 1.16 0.786 a
0.75 0.44 0.62 0.87 0.427 a 0.77 0.93 1.16 0.769 a
0.750a,
1 0.77 0.92 1.55 0.810 a 0.73 0.88 0.91
0.748b
0 0.94 1.13 1.77 0.11 0.25 0.58 0.78c, 0.10d
0.25 0.03 0.22 0.59 0.73 0.77 0.98
Co2CrxFe1-xSi 0.5 0.19 0.38 0.74 0.90 1.14 1.36
0.75 0.49 0.68 1.37 0.88 1.06 1.42
1 0.91 1.04 1.63 0.87 0.99 1.43 0.72d, 0.88d
a
Ref. [12]; Ref. [6]; Ref. [27]; d Ref. [8]
b c
Notons ici que les paramètres de réseau jouent un rôle important dans la détermination
des gaps (directs ou indirects et sa largeur) à cause de la pression que vont subir les atomes du
cristal en cas de diminution du volume. Cette pression abouti a un décalage vers le bas des
bandes de conduction au point «X» près du niveau de Fermi pour les spins minoritaires, ce qui
95
Chapitre III : Résultats et discussion
conduit à la nature métallique, comme déjà montré par Swetarekha Ram et al [37] pour le
composé Co2CrAl avec une pression requise pour atteindre cette métallicité d'environ 75 GPa.
On note ici que la courbe du gap d’un alliage ABxC1-x est décrite avec les gaps des
composés parents ou purs avec la formule suivante :
Le gap de bande des composés de la série Al à la concentration x=0 égale à 1.62 et 0.6
eV, et à la concentration x=1 égale à 1.55 et 0.91 eV pour le direct Γ-Γ et l’indirecte Γ-X
respectivement calculé par la mBJ. Le gap direct est toujours plus large que l’indirect et c’est
la même chose observée pour les composés à base Si, c’est pour cela que nos composés
Co2YZ sont caractérisés seulement par le gap indirect. Pour les alliages c’est juste l’inverse
avec un caractère direct du gap.
Le [Link].3 résume nos résultats obtenus pour les spins gap, qui est la différence
entre le niveau de Fermi et la bande de valence la plus proche, dans les deux directions Γ et X
à l’aide des trois approximations GGA, EV-GGA et mBJ.
Dans la partie des spins minoritaires et toujours en comparant les composés purs à
base Fe et Cr on peut remarquer que l’énergie de la bande interdite dans la direction Γ est
presque la même au niveau de Fermi, avec un gap Γ-Γ de 1.62 eV et 1.55 eV pour le Co2YAl
et 1.77eV, 1.63eV pour le Co2YSi (Y=Fe et Cr respectivement). La différence est observée
dans la direction X, ou les états d’énergies inoccupés des composés à base Fe sont tirés vers le
bas au niveau Ef résultant une diminution remarquable du gap indirect Γ-X, de 0.91 à 0.60 eV
pour le Co2YAl et de 1.43 à 0.58 eV pour le Co2YSi.
96
Chapitre III : Résultats et discussion
[Link].3 : Les Spins gap dans les deux directions Γ et X calculés par les trois
approximations
Pour les alliages Co2CrxFe1-xZ (x = 0.25, 0.5, 0.75), la structure des bandes est très
variée et ce n’est pas facile de les comparer, c’est pour cela qu’on va juste se concentrer sur
les changements observé sur la largeur des gaps. Le gap dans ces alliages est complètement
direct Γ-Γ. Il augmente successivement avec la croissance du pourcentage x de l’élément Cr,
d’une largeur de 0.59 à 0.87 eV pour l’alliage de l’aluminium, et de 0.59 à 1.37 eV pour celui
du silicium.
97
Chapitre III : Résultats et discussion
Il y a une petite différence entre les résultats calculés par la GGA et la EV-GGA, cette
dernière donne une légère amélioration au gap des spins minoritaires au niveau de Fermi EF,
mais cette amélioration est beaucoup plus claire et avec un gap plus large à l’utilisation de
l’approximation mBJ.
Si on prend le composé Co2FeAl par exemple avec son gap indirect Γ-X, on remarque
que les états de valence minoritaires (états occupé) on été déplacés de -0.2 eV au-dessous du
EF par la GGA à -0.28 eV avec la mBJ dans l’axe Γ-Γ, et ses états inoccupés (bande de
conduction) ont été déplacés de -0.11 eV au-dessus du EF à 0.32 eV avec la GGA et mBJ
respectivement dans l’axe X-X, ce qui donne une amélioration du gap de 0.51 eV. Un autre
exemple pour les alliages avec le gap direct Γ-Γ, on prend le Co2Cr0.5Fe0.5Al. Les bandes de
valence ont été déplacées de -0.10 eV par la GGA à -0.15 eV par la mBJ, et ses bandes de
conduction de 0.07 eV (GGA) à 0.54 eV (mBJ) résultant une amélioration du gap de 0.52 eV.
Cette amélioration n’est pas toujours de l’ordre de 0.5 eV mais elle varie de 0.18 eV pour le
composé Co2CrAl jusqu'à atteindre une différence de 0.88 eV pour l’alliage Co2Cr0.75Fe0.25Si.
Une discussion plus détaillée pour mieux comprendre ces résultats nécessite une
détermination de la source de chaque bande dans les deux directions (Up↑ et Dn↓) et ca
viendra dans la discussion des résultats obtenus pour les densités des états totales et partielles.
98
Chapitre III : Résultats et discussion
8 8 8
[Link]-up [Link]-dn [Link]-dn
6 6 6
4 4 4
2 2 2
Energie (eV)
Energie (eV)
Energie (eV)
0 Ef 0 Ef 0 Ef
-2 -2 -2
-4 -4 -4
-6 -6 -6
-8 -8 -8
8 8 8
[Link]-up [Link]-dn [Link]-dn
6 6 6
4 4 4
2 2 2
Energie (eV)
Energie (eV)
Ef Ef
Energie (eV)
0 0 0 Ef
-2 -2 -2
-4 -4 -4
-6 -6 -6
-8 -8 -8
[Link].8: Les structures des bandes d’énergie (Up et Dn) calculées pour les composés
Co2FeSi et Co2CrSi avec les approximations GGA et mBJ.
99
Chapitre III : Résultats et discussion
8 8 8
[Link]-up [Link]-dn [Link]-dn
6 6 6
4 4 4
2 2 2
Energie (eV)
Energie (eV)
Ef Ef
Energie (eV)
0 Ef 0 0
-2 -2 -2
-4 -4 -4
-6 -6 -6
-8 -8 -8
8 8 8
[Link]-up [Link]-dn
6 6 [Link]-dn 6
4 4 4
2 2 2
Energie (eV)
Energie (eV)
Energie (eV)
0 Ef 0 Ef 0 Ef
-2 -2 -2
-4 -4 -4
-6 -6 -6
-8 -8 -8
[Link].9: Les structures des bandes d’énergie (Up et Dn) calculées pour les composés
Co2FeAl et Co2CrAl avec les approximations GGA et mBJ.
100
Chapitre III : Résultats et discussion
8 8 8
[Link]-up [Link]-dn [Link]-dn
6 6 6
4 4 4
2 2 2
Energie (eV)
Energie (eV)
Ef Ef
Energie (eV)
0 0 Ef 0
-2 -2 -2
-4 -4 -4
-6 -6 -6
-8 -8 -8
8 8 8
[Link]-up [Link]-dn [Link]-dn
6 6 6
4 4 4
2 2 2
Energie (eV)
Energie (eV)
Energie (eV)
0 Ef 0 Ef 0 Ef
-2 -2 -2
-4 -4 -4
-6 -6 -6
-8 -8 -8
8 8 8
[Link]-up [Link]-dn [Link]-dn
6 6 6
4 4 4
2 2 2
Energie (eV)
Energie (eV)
Ef Ef
Energie (eV)
0 0 Ef 0
-2 -2 -2
-4 -4 -4
-6 -6 -6
-8 -8 -8
[Link].10: Les structures des bandes d’énergie (Up et Dn) calculées pour les alliages
Co2CrxFe1-xSi (x=0.25, 0.5, 0.75) avec les approximations GGA et mBJ.
101
Chapitre III : Résultats et discussion
8 8 8
[Link]-up [Link]-dn [Link]-dn
6 6 6
4 4 4
2 2 2
Energie (eV)
Energie (eV)
Ef Ef
Energie (eV)
0 Ef 0 0
-2 -2 -2
-4 -4 -4
-6 -6 -6
-8 -8 -8
8 8 8
[Link]-up [Link]-dn [Link]-dn
6 6 6
4 4 4
2 2 2
Energie (eV)
Energie (eV)
Ef
Energie (eV)
0 0 Ef 0 Ef
-2 -2 -2
-4 -4 -4
-6 -6 -6
-8 -8 -8
8 8 8
[Link]-up [Link]-dn [Link]-dn
6 6 6
4 4 4
2 2 2
Energie (eV)
Ef
Energie (eV)
Energie (eV)
0 0 Ef 0 Ef
-2 -2 -2
-4 -4 -4
-6 -6 -6
-8 -8 -8
[Link].11: Les structures des bandes d’énergie (Up et Dn) calculées pour les alliages
Co2CrxFe1-xAl (x=0.25, 0.5, 0.75) avec les approximations GGA et mBJ.
102
Chapitre III : Résultats et discussion
Les DOS totaux et partiels (les états « d » des métaux de transition et le total du Al et
Si) calculés [14] avec les deux approximations GGA et mBJ des deux directions (spins Up et
Dn) sont représentés sur les figures III.12 et III.13 pour les composés Co2YZ et les figures
III.14 et III.15 pour les alliages Co2CrxFe1-xZ (x = 0.25, 0.5, 0.75). La partie supérieure de
chaque graphe représente le DOS du spin majoritaire (Up↑) et celle inferieure pour le DOS du
spin minoritaire (Dn↓).
D’après ces résultats tracés des DOS, on peut clairement voir l’amélioration du gap
par l’approximation mBJ par rapport à la GGA pour tous les composés comme prévu et c’est
le but de cette nouvelle approximation modifiée.
Le gap dans la partie inférieure (les spins Dn↓) est nettement obtenu pour tous les
composés calculés avec l’approximation mBJ sauf pour le Co2FeSi et le Co2Cr0.25Fe0.75Si
(comme déjà vu dans les structures des bandes) qui ont une valeur de DOS dans la bande des
spins minoritaires au niveau de Fermi ce qui conduit à une polarisation de spin non parfaite
pour ces deux composés contrairement aux autres composés et c’est principalement dû aux
états « d » de l’atome Fe.
On note ici que notre étude est basée sur la structure L21 des alliages d’Heusler et que
cette polarisation recherchée peut être perdue avec la diminution du paramètre de réseau « a »
ce qui influe sur le gap sensible à la pression et à l’effet de la préférence des sites des atomes
de transition sur la structure électronique et la demi-métallicité de ces alliages.
De manière générale, pour les composés ternaire Co2YZ comme pour leurs alliages, la
bande de valence (BV) est divisée en deux régions distinctes. La première région est située en
bas entre -12 eV et -8.5 eV pour la série du Si et entre -10 eV et -5.7 eV pour la série du Al.
Les états qui dominent dans cette région dans les deux parties d'états de spin majoritaire et
minoritaire sont principalement dûs aux états d’électron "s" de l'atome Al et Si, alors que la
contribution de l’état s des atomes de transition est très faible. Ils sont bien séparés des autres
états par un gap caractéristique des alliages d’Heusler, un écart qui augmente différemment
pour les différentes valeurs x du Co2CrxFe1-xZ par le changement de l’atome Al par l’atome
103
Chapitre III : Résultats et discussion
Si, de quelque meV ou les états "s" se situent au-dessous de -5.7 eV pour la série du Al, à un
gap de presque 2eV pour les trouver au-dessous de -8.5 eV dans la série du Si. Cette
différence de gap peut être expliquée par la différence d’énergie entre les états liantes a1 et t2
dans la série du Si par rapport à la série du Al, et c’est proportionnel à la force du champ
électrostatique crée par l’environnement des deux séries influées par la différence du nombre
d’électrons de valence et la charge nucléaire effective du Al et Si, tandis qu’il reste inchangé
par l'interaction d'échange entre les métaux de transition Co, Cr et Fe à différente valeur de x
dans les alliages. Sachant que cette partie liante des bandes orbitales moléculaires a une
énergie plus basse à celle des bandes orbitales atomiques ce qui favorise la stabilité de la
molécule.
Dans la deuxième région de la BV, la partie basse du DOS est fournie par les états Si-p
et Al-p alors que le DOS total et partiel des composés et des alliages aux alentour du niveau
de Fermi est l’issue de la levé de dégénérescence des orbitales "d" des atomes Co, Cr et Fe
avec une très faible ou presque négligeable contribution des états "p" des atomes Al et Si.
Autres détails pouvant être ajoutés en analysant les PDOS (DOS partiels), Le
minimum dans la partie des DOS minoritaire autour du Ef est principalement défini par la
104
Chapitre III : Résultats et discussion
forme des états partiel "d" de l’atome du cobalt, cela indique que le comportement de type
demi-métal se caractérise principalement par cet atome.
L’effet des densités d’états partiels "d" du Cr et Fe est principalement situé dans la
partie inoccupée ci-dessus du Ef pour les spins minoritaires, alors que dans la partie des spins
majoritaires les états Cr-d se trouvent avec une grande densité par rapport au états Fe-d au
niveau de Fermi.
Dans le cas du dopage Fe dans le composé Co2CrZ, l’électron de valence en plus doit
occuper un état anti-liant à haute énergie dans la partie majoritaire pour conserver la demi-
métallicité, ce qui est énergétiquement pas très favorable et pousse à créer des états dans la
partie inoccupée tirée vers le bas ce qui diminuera le gap. Le dopage avec Fe ne modifie pas
seulement le DOS total, mais aussi le PDOS du Co et Cr. En particulier, le léger décalage du
PDOS Cr vers des énergies plus basses provoque une diminution supplémentaire des états
majoritaires au niveau de Fermi Ef. Ce décalage augmente avec l'augmentation de la
concentration du Fe. La valeur de la densité totale (calculée par la GGA) au niveau de Fermi
dans la partie majoritaire augmente avec l’augmentation du dopage Cr ou la diminution du
dopage Fe de 2.70 eV-1 à 6.85eV-1 pour l’alliage Co2CrxFe1-xSi (x=0.25, 0.5, 0.75), et de 6.7
eV-1 à 7.35 eV-1 pour l’alliage Co2CrxFe1-xAl (x=0.25, 0.5, 0.75). Ce changement d'énergie de
la densité des états entraînera un changement des moments magnétiques locaux sur les sites
du Co et Cr, et cela sera détaillé dans les moments magnétiques.
105
Chapitre III : Résultats et discussion
15 12
Co2FeAl - GGA 10
Co2FeAl - mBJ
12
9 8
Densité d'états (états/eV)
-15 -10
-10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6 -10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6
Energie (eV) Energie (eV)
10 10
Co2CrAl - GGA Co2CrAl - mBJ
8 8
6 6
Densité d'états (états/eV)
4
4
2
2
0
0
-2
-2
-4
Total Total
-4
d-Co -6 d-Co
-6 d-Cr d-Cr
-8 tot-Al
tot-Al
-8 -10
-10 -12
-10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6 -10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6
Energie (eV) Energie (eV)
[Link].12: Les densités d’états (Up et Dn) calculées pour les composés Co2YAl (Y= Cr,
Fe) avec les deux approximations GGA et mBJ.
106
Chapitre III : Résultats et discussion
10 12
Co2FeSi - GGA 10 Co2FeSi - mBJ
8
6 8
Densité d'états (états/eV)
-10 -10
-12 -10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 -12 -10 -8 -6 -4 -2 0 2 4
Energie (eV) Energie (eV)
10 10
8
Co2CrSi - GGA 8 Co2CrSi - mBJ
6 6
Densité d'états (états/eV)
4 4
2 2
0 0
-2 -2
-4 Total -4 Total
d-Co d-Co
-6 d-Cr -6 d-Cr
tot-Si tot-Si
-8 -8
-10 -10
-12 -10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 -12 -10 -8 -6 -4 -2 0 2 4
Energie (eV) Energie (eV)
[Link].13: Les densités d’états (Up et Dn) calculées pour les composés Co2YSi (Y= Cr,
Fe) avec les deux approximations GGA et mBJ.
107
Chapitre III : Résultats et discussion
50 50
Co2Cr0,25Fe0,75Al - GGA
40 40 Co2Cr0,25Fe0,75Al - mBJ
30 30
Densité d'états (états/eV)
10 10
0 0
-40 -40
-10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6 -10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6
Energie (eV) Energie (eV)
30 30
Co2Cr0,5Fe0,5Al - GGA Co2Cr0,5Fe0,5Al - mBJ
20
Densité d'états (états/eV)
20
Densité d'états (états/eV)
10
10
0
0
-10
Total Total
-10
d-Co -20 Co-d
tot-Al Al-d
d-Cr Cr-d
-20
d-Fe -30 Fe-d
-30 -40
-10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6 -10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6
Energie (eV) Energie (eV)
30 30
Co2Cr0,75Fe0,25Al - GGA Co2Cr0,75Fe0,25Al - mBJ
20 20
Densité d'états (états/eV)
Densité d'états (états/eV)
10 10
0 0
-10 -10
Total Total
-20 d-Co Co-d
-20
tot-Al Al-d
d-Fe Fe-d
-30 d-Cr -30 Cr-d
-40 -40
-10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6 -10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6
Energie (eV) Energie (eV)
[Link].14: Les densités d’états (Up et Dn) calculées pour les alliages Co2CrxFe1-xAl
(x=0.25, 0.5, 0.75) avec les deux approximations GGA et mBJ.
108
Chapitre III : Résultats et discussion
40 40
Co2Cr0,25Fe0,75Si - GGA
30 30
Co2Cr0,25Fe0,75Si - mBJ
20
20
10
10
0
0
-10
Total -10
-20 Total
d-Co
Co-d
Si -20 d-
-30 Si-d
d-Cr
Cr-d
d-Fe -30
-40 Fe-d
-50 -40
-12 -10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 -12 -10 -8 -6 -4 -2 0 2 4
Energie (eV) Energie (eV)
30 30
Co2Cr0,5Fe0,5Si - GGA
Co2Cr0,5Fe0,5Si - mBJ
20 20
10 10
0 0
-10 -10
Total Total
-20 d-Co -20 Co-d
Si Si-d
d-Cr Cr-d
-30 d-Fe -30 Fe-d
-40 -40
-12 -10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 -12 -10 -8 -6 -4 -2 0 2 4
Energie (eV) Energie (eV)
30 30
Co2Cr0,75Fe0,25Si - GGA
Co2Cr0,75Fe0,25Si - mBJ
20 20
Densité d'états (états/eV)
10 10
0 0
-10 -10
Total Total
-20 d-Co -20 Co-d
Si Si-d
d-Fe Cr-d
-30 d-Cr -30 Fe-d
-40 -40
-12 -10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 -12 -10 -8 -6 -4 -2 0 2 4
Energie (eV) Energie (eV)
[Link].15: Les densités d’états (Up et Dn) calculées pour les alliages Co2CrxFe1-xSi
(x=0.25, 0.5, 0.75) avec les deux approximations GGA et mBJ.
109
Chapitre III : Résultats et discussion
Comme déjà vu dans la partie théorique dans le chapitre-II des demi-métaux, l’origine du
gap dans les alliages Heusler est principalement dûe aux états « d » des métaux de transitions,
dans notre cas c’est les éléments Co, Cr, et Fe. Dans ce titre nous allons présenter une
discussion un peu plus détaillée de nos résultats obtenus pour les structures des bandes et les
densités des états en projetant ces résultats sur la théorie "simple" du champ cristallin (simple
démonstration avec une théorie dédiée à l’origine pour les structures des complexes) pour
donner une image simple et utile de la configuration des orbitales atomiques et moléculaires
de la bande de valence et de conduction avec un peu plus d’intérêt à celles au niveau de
Fermi, pour bien comprendre l’origine de ce gap, ainsi que l’effet des trois approximations
GGA, EVGGA et mBJ sur ces orbitales .
Avant de parler des orbitales « d » au niveau de Fermi on doit passer ici par les états s et p
des éléments Al et Si qui sont eux aussi très importants pour la stabilité des alliages Heusler,
même s’ils ne sont pas responsables de la formation des bandes au niveau de Fermi mais ils
influent au remplissage de ces états. Comme déjà vu dans la discussion des densités d’états,
ils sont situés dans la partie profonde des bandes de valence surtout pour les états "s". En
prenant par exemple le Si qui a quatre électrons de valence avec sa configuration 3s23p2, son
DOS partiel dans le composé Co2CrSi présenté dans la [Link].16.(a) calculé par
l’approximation mBJ, montre un pique des états "s" à ≈ -9 eV et les états "p" à ≈ -4 eV. Ces
états hébergent 8 électrons au total ce qui nous donne en cas de remplissage de ces états un
ion Si-4 et de même façon pour l’ion Al-5 dans le Co2CrAl. Selon le model simple de la théorie
du champ cristallin appliquée par quelque travaux sur les composé Heusler (malgré que cette
théorie à l’origine décrit la structure électronique des « complexes » de métaux de transition)
ils ne gagnent pas vraiment des électrons comme dans une liaison ionique entre seulement
deux atomes mais c’est le résultat de la formation des orbitales moléculaires sous une forme
tétraédrique ([Link].17) entre les états s et p du Si et Al ou en général l’atome Z avec les
mêmes états de l’élément de transition X ou Y (Co ou Cr et Fe dans notre cas) formant ainsi
un sous réseau (XZ) ou (YZ) covalent pure si leurs électronégativité est la même pour les
deux atomes, covalente polaire si la différence est petite et ionique s’il y’aura une grande
différence (en général plus de 1.7 de différence entre leurs électronégativité).
110
Chapitre III : Résultats et discussion
D’âpres le modèle proposé par T. Graf et al [39], Les orbitales moléculaires pour ces sous
réseaux (XZ) ou (YZ) formés à partir des orbitales atomiques s et p ont des états liantes "a1"
et "t2" avec des énergies basses et d’autres états antiliantes "a1*" et "t2*" avec des énergies
élevées placées en haut dans la bande de conduction, ces deux parties sont formées dans notre
cas à partir des états s et p du Si et Al avec un autre atome de transition. Leurs états dans la
partie supérieure peuvent être observés dans notre cas par le pique des états "p" de la bande de
conduction à +1.81 eV pour le Co2CrAl et à +1.36eV pour le Co2CrSi.
0.2
0.0 0 0.0
-0.2
-0.1
-0.4
-0.2
-12 -10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6 -10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6
Energie (eV) Energie (eV)
T. Graf et al [39] ont présenté un autre model d’hybridation en 2011 pour la même
structure L21 présentée dans la [Link].19 basé sur deux hybridations différentes, la
première en forme tétraédrique entre le premier atome X avec ses états s, p et d et l’atome Z
111
Chapitre III : Résultats et discussion
avec ses états de valence s et p. Le couplage des orbitales s et p des deux atomes sert à la
création d’une paire d’ensemble d’orbitales dégénérées liantes et antiliantes, la première
partie se situe en bas des bandes de valence avec des états liantes "a1" et "t2" et la deuxième
partie se situe en haut dans la bande de conduction avec des états antiliantes "a1*" et "t2*". Les
états d de l’atome X reste sans hybridation mais avec un levé de dégénérescence généré par le
même champ tétraédrique formant ainsi des bandes non liantes "e" et "t2". La deuxième
hybridation est entre les états "e" et "t2" de ces deux atomes formés (XZ) et le deuxième
atome X aussi en structure tétraédrique en laissant le quatrième atome qui est le Y formé de
deux niveaux d’état "t2g" et "e" en levé de dégénérescence octaédrique sans se coupler avec
d’autres orbitales (des bandes non liantes). La différence entre ce model et celui de Galanakis
est la position du niveau de Fermi qui se loge entre les deux états e et t2g séparés de l’atome Y
pour [Link] et al. au lieu d’entre les états formé par les deux atomes X pour I. Galanakis et al.
Ce qui d’après nos résultat ne peu pas expliquer le changement du gap quand on change
l’atome Y dans le model de I. Galanakis et quand on change l’atome X dans celui de T. Graf.
[Link].17 : La configuration tétraédrique des atomes Al (Si) avec les atomes X (en
bleu).
112
Chapitre III : Résultats et discussion
2x eu
(a) 3x t2u
2x eu
Co 3x t2g Co
dxy dyz dxz dxy dyz dxz
2x eg
Co Co
3x t2g
2x eg
3x t2g
3x t2g
(b)
2x eg dxy dyz dxz
3x t2g
Mn
2x eu
2x eg
EF
Co
Co-Co
3x
2x teu
2u
Co
2x eg
3x t2g
Co
3x t2g
2x eg
3x t2g
3x t2g
2x eg
3x t2g
2x eg
113
Chapitre III : Résultats et discussion
(a)
(b)
114
Chapitre III : Résultats et discussion
Notre model d’hybridation entre les orbitales dont nous allons expliquer un peu plus sa
partie au niveau de Fermi dans ce qui suit, est un peu différent et il est le plus probable pour
notre étude par rapport aux deux autres modèles proposés par [Link] [16] et T. Graf [39]
illustré dans les deux figures précédentes. Notre illustration schématique de l’hybridation
entre les divers états est dûe essentiellement à nos résultats obtenus dans la structure des
bandes et le DOS partiel des ternaires et leurs gap indirecte qu’on va voir ci-dessous.
L’hybridation que nous proposons pour l’atome Z et avec le premier atome Co, comme déjà
vue avec le model de T. Graf. Le remplissage des états liantes résultantes de cette première
hybridation en bas de la partie de valence réduit la charge des états-d au niveau de Fermi ce
qui nous donne dans d’autres cas ou le nombre d’électrons de valence est égale à 24 la semi-
conductivité complète comme pour le Fe2VAl (structure L21), mais dans nos composés
étudiés (nombre d’électrons de valence > 24 et la structure Heusler directe) il sert à
déterminer le dernier état remplis des spin-Dn↓ pour avoir le niveau de Fermi dans la partis
minoritaire.
Le remplissage des états s et p en bas des bandes peut aussi nous donner une petite idée
sur les propriétés magnétiques que nous allons étudier juste âpres pour ces composés. Par
exemple, dans notre composé le Co2CrAl, l’hybridation Co-Al forme quatre orbitales
moléculaires (a1+t2) plus cinq autres orbitales moléculaires (t2g+eg) issue de l’hybridation (Co-
Cr)-(Co-Al), et trois autres orbitales hybridess t2u (Co-Cr) au dessous du niveau de Fermi, ce
qui nous donne un total de 24 orbitales au-dessous du EF. A un nombre d’électron plus de 24,
c’est les états au dessus du niveau de Fermi qui vont être remplis les premiers par des spin-
Up↑ et ça nous donnera une magnétisation non nulle résultante de cette différence de
remplissage dans plusieurs cas pour les composés ferromagnétique, ferrimagnétique ou
paramagnétique.
115
Chapitre III : Résultats et discussion
divisera leurs cinq orbitales "d" en deux nouveaux états dégénérés, les orbitales et
dans l’état « eg » dite doublement dégénérée et les orbitales dxy, dyz et dzx dans l’état « t2g »
dite triplement dégénérée. Ces nouveaux états du Co s’hybrident avec les autres nouveaux
états du Cr pour former les états hybrides liantes marqués par l’indice « g » et antiliantes par
l’indice « u » (ça vient de l’allemand "gerade" et "ungerade" qui veut dire pair et impair), en
respectant bien sûr que les états eg (eu) ou t2g (t2u) ne se couplent qu’avec les états de la même
forme suivant la [Link].23.(a).
116
Chapitre III : Résultats et discussion
Les états eg selon la théorie du champ cristallin dans un arrangement tétraédrique, doivent
avoir l’énergie la plus basse et les états t2g l’énergie la plus haute en sachant qu’aucun orbitale
ne pointe directement vers les autres orbitales qui l’entourent, cette différence vient
essentiellement du rapprochement un peu plus des états t2g par rapport aux états eg des deux
atomes ou molécules en liaison selon les axes x, y et z dans cette forme tétraédrique. Ensuite,
c’est l’hybridation de ces deux atomes Co-Cr avec l’autre hybridation Co-Al ([Link].23(b))
déjà présentée dans le model de T. Graf et al. La forme établie dans la maille par les
molécules Co-Cr autour du Co-Al est octaédrique. L’hybridation se forme a l’inverse du
tétraédrique, les états triplement dégénérés en bas et les états doublement dégénéré en haut
parce que leurs orbitales pointent directement les uns vers les autres ce qui donne des états
plus excités que dans la symétrie tétraédrique et le remplissage des états se fera sous champ
fort, c'est-à-dire que l’énergie nécessaire pour former une pair d’électron sera inferieure à
l’énergie nécessaire pour le saut du gap. Ainsi et selon le remplissage des niveaux avec les
électrons de valence dans la [Link].23(c) on aura le niveau de Fermi entre les états hybrides
[(Co-Cr)-(Co-Al)]-t2g et (Co-Cr)-eu. Les atomes Co ont l’énergie la plus basse puisqu’ils ont
une charge nucléaire plus grande ce qui leur donnent plus de stabilité que l’atome Cr et ainsi
la même chose pour l’atome Fe et Al dans l’illustration.
117
Chapitre III : Résultats et discussion
t2*
2x eu
…. .
3x t2g dxy dyz dxz
Cr px py
s
pz 3x
t2
dxy dyz dxz g
2x px py pz
Al
Co
2x
eu s
eu
dxy dyz dxz t2g
3x t2g
Co Co
eg
Co
Co
2x eg
Co t2
3x t2g
a1
2x
eu 2x
eu
a1* a1*
3x
(c) t2* t2* t2
g
3x t1u t1u
3x
eg 3x t2g
t2g
2xeu
EF
2x eu 2x
3x t2g eueu
2x eu
t2g2x
[Co-Cr] 2x
eu
2x t2g
eu eu Co
eg [Co-Al]
3x t2g 2x
Co eu
2x eg Co
3x t2g eg
2x
eu t2g
2x eg
t2 t2
a1
3x
2x 2x
t2g a1
eu eu
3x
t2g
[Link].23 : Notre illustration schématique des niveaux d’énergie de la partie minoritaire
3x
du composé Co2CrAl t2
g
(a)_L’hybridation entre les atomes des atomes Co et Cr
(b)_ L’hybridation entre les atomes des atomes Co et Al
(c)_ L’hybridation [Co-Cr]-[Co-Al]
118
Chapitre III : Résultats et discussion
En réalité l’ordre d’arrangement des états en chimie théorique (ou numérique) est
beaucoup plus compliqué surtout pour des molécules ayant un grand nombre d’atomes, en
utilisant la théorie du champ cristallin ou des théories un peu plus développées comme la
théorie des orbitales moléculaires cette classification des états est calculée pour chaque
hybridation en calculant l’énergie du gap entre les états résultant du levé de la dégénérescence
ainsi que la différence entre les ensembles des bandes liantes, antiliantes et les non liantes,
mais dans notre model et pour ne pas se convertir en chimiste on va se contenter de la
projection de nos résultats obtenus pour la densité des états et les structures de bandes sur un
diagramme d’orbitale.
Pour bien clarifier ça, on prend l’exemple du ternaire Co2CrAl, la [Link].24 présente sa
structure des bandes au niveau de Fermi ainsi que sont DOS partiel dans le même intervalle et
les deux pour la partie minoritaire. D’après la densité des états partiels obtenus pour ce
composé, la bande Cr-eu est la première densité d’état qui débute au dessus du niveau de
Fermi ce qui nous donne que son gap indirect est limité par cette bande en haut. C’est le
même résultat proposé par T. Graf et al mais ce n’es pas le cas pour le model de [Link] et
al. En revanche et pour la partie inférieure, il est limité par la bande Co-t2g dans nos résultats
du PDOS et c’est le cas dans le travail de I. Galanakis et al. mais pas pour T. Graf et al. qui
proposent le niveau Cr-t2g.
Par conséquent, dans notre model, l’hybridation Co-Cr et d’après la théorie des
champs cristallin ou celle des orbitales moléculaires, nous obtiendrons des orbitales
moléculaires dominés par le caractère Cr en haut et celui du Co en bas à cause de la différence
entre les charges nucléaires effectifs des deux atomes (Co un peu plus stable que le Cr
(figure.23)). Cette domination en haut du Cr pour les états moléculaires eu et t1u de cette
première hybridation nous donnera une idée plus claire sur la différence entre les densités des
états du Co et Cr au niveau de Fermi en haut et en bas ainsi que les états qui forment le gap.
Dans la [Link].24 la bande verte qui limite le gap en haut n’est pas totalement celle
du Cr mais c’est un orbital moléculaire hybride dominé par le caractère Cr, alors que la bande
en bleu dans la limite inférieure du gap est caractérisée par le Co étant donné qu’elle est le
résultat du couplage entre deux états fortement caractérisé par le Co. Les états en haut du
niveau de Fermi sont respectivement, l’état eu caractérisés par le Cr, eg caractérisé par le Co,
et t1u caractérisé par le Cr, ce qui explique la petite valeur de la densité des états triplements
dégénérés du Co qui n’existe que faiblement dans la t1u. La même chose peut être dite pour
l’état Cr-eg en bas que nous ne pouvons trouvé que faiblement dans l’état eg caractérisé très
119
Chapitre III : Résultats et discussion
fortement par le Co. Ce model comme pour les autres modèles de la littérature reste comme
une illustration schématique très simple qui n’explique pas trop ni la structure des bandes
dans toutes les directions de haute symétrie ni toutes les liaisons chimiques qui forment ces
bandes comme déjà pour la théorie des champs cristallins qui a des failles dans ce domaine et
les orbitales eux-mêmes ne sont pas aussi réels que la matière, mais ça reste comme un outil
heuristique.
4 4
[Link]-dn D-eg-Co
D-t2g-Co
3 D-t2g-Cr
D-eg-Cr
2 2
1 (1)
Energie (eV)
0 Ef 0
-1
-2
(1) -2
-3
-4 -4
W L X W -0.5 -1.0 -1.5 -2.0 -2.5 -3.0 -3.5 -4.0
Densité d'états (états/eV)
120
Chapitre III : Résultats et discussion
changement de la nature des atomes qui forment l’arrangement tétraédrique autour du Co,
ainsi que le changement de la molécule unitaire du Co2YZ dans les limites avec une molécule
quatre fois plus grande de forme Co8Y1Y’3Z4 pour les composés à x=0.25 et Co8Y2Y’2Z4 pour
ceux du x=0.5, et tout ça explique la densité d’état maximale qui est supérieure à celle des
composés ternaires, et qui passe d’environ 10 état/eV à plus de 30 état/eV dans les alliages.
L’illustration schématique de l’hybridation des états formés par les alliages est très
compliqués à cause du grand nombre d’atomes multipliés par leurs orbitales, et ça se
manifeste dans la grande densité des bandes aux alentours du niveau de Fermi issu du grand
nombre de couplages ou tout simplement du multiple fractionnement des différentes orbitales.
Mais étant donné que notre interprétation est la projection de nos résultats des structures des
bandes et les PDOS, on peut se concentrer sur le fait que l’hybridation des orbitales d des
atomes de transition a changé dans ces alliages. Le levé de dégénérescence des états obtenu
dans le Dos partiel du composé Co2Cr0.75Fe0.25Z est le suivant :
Fe : s, p, d-eg, d-t2g
Z1 : s, p, d-eg, d-t2g
121
Chapitre III : Résultats et discussion
-10 -10
Co2CrAl Co2FeAl
-8 -8
Densité d'états (états/eV)
-4 -4
-2 -2
0 0
-10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6 -10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6
Energie (eV) Energie (eV)
-10 -10
Co2Cr0,75Fe0,25Al
Co2Cr0,25Fe0,75Al
-8 -8
DOS (States/eV CELL)
-4 -4
-2 -2
0
0
-10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6
-10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6
Energy (eV) Energie (eV)
-20 -20
Co2Cr0,75Fe0,25Al Co2Cr0,25Fe0,75Al
-18 -18
-8 -8
-6 -6
-4 -4
-2 -2
0 0
-10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6 -10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6
Energie (eV) Energie (eV)
122
Chapitre III : Résultats et discussion
D’après les résultats détaillés des orbitales moléculaires pour chaque atome et la
[Link].25, on peut déduire (par projection sans calculs chimiques) de différentes
hybridations entre les quatre atomes de l’alliage qui peuvent nous donner une telle
combinaison surtout pour les orbitales fractionnées du Co. L’une d’elle est que les atomes de
l’aluminium ont deux symétries différentes, les états de l’atome Fe s’hybride avec les états du
premier atome Al pour former les orbitales moléculaires s, p, d-eg, d-t2g et les états de l’atome
Cr s’hybrident avec les états du deuxième atome Al pour former les orbitales moléculaires s,
Pz, Px+Py, d , dxy, d , dxz+dyz, alors que les états du Co peuvent être partiellement formés
en hybridation avec le Cr-Al pour former les orbitales Px+Py et dxz+dyz. A part cette
complexité de couplage d’orbitales on peut se concentrer sur l’absence des orbitales
moléculaires de forme eg et t2g dans les PDOS des deux atomes Cr et Co ce qui laisse croire à
la disparition de la première hybridation simple de forme tétraédrique Co-Cr ou en général X-
Y qui était dans notre model des composés ternaires avec son état eg responsable du gap
indirecte Γ-X, et c’est essentiellement dû aux différents environnements obtenus par
l’injection de l’atome Fe a la place de l’atome Cr dans ce tétraèdre, ce qui a provoqué une
plus forte dispersion en énergie des niveaux associés aux interactions entre un grand nombres
d’atomes de transition dans un composé Co8Cr3FeZ4 en comparaison avec le cas d’un simple
tétraèdre formé par trois atomes (deux Co et un Cr) isolés pour un ternaire Co2CrZ.
123
Chapitre III : Résultats et discussion
majoritaire. Ca se voit en clair avec la valeur du gap entre 0.69 eV et 0.74 eV calculé pour le
x=0.5 qui est beaucoup plus proche au gap du composé dominé par le Fe (0.6 eV) que celui
dominé par le Cr (0.91 (Al) et 1.43 (Si)). En supposant par projection de ces résultats que le
gap reste comme dans les composés ternaire entre les état doublement dégénérés et triplement
dégénéré ou même entre les états liantes et les états antiliantes, et en se basant sur la théorie
du champ cristallin qui ne permet pas vraiment de calculer la différence d’énergie « ∆ » entre
les orbitales eg et t2g (une des faiblesses du model) mais à l’aide de certains arguments
chimiques qui permettent de rationaliser les tendances observées, la théorie prédit la
diminution de « ∆ » sur le long de la ligne du tableau périodique (de gauche a droite) pour les
atomes de transition, ca nous donne le synonyme de la diminution du gap à l’injection de
l’atome Fe à la place de l’atome Cr dans les deux cas par la diminution du « ∆ » et à cause de
leur différence d’électronégativité dans l’hybridation avec le Co (électronégativité plus proche
entre le Fe et le Co ce qui donne une différence d’énergie inferieure entre les états liantes et
antiliantes).
La [Link].26 représente l’effet des trois approximations GGA, EVGGA et mBJ sur
les densités des états hybrides partiels des éléments Co et Cr. En prenant les PDOS obtenus
par la GGA comme référence, l’approximation EV-GGA influe légèrement sur les bandes
autour du EF et cette influence est presque égale sur tous les états, ce qui réserve leur
classement au-dessous et au dessus du gap.
Par contre l’approximation mBJ influé différemment sur chaque état hybride, et son
influence est surtout dans la partie supérieure dans la bande de conduction. Pour l’atome Co,
les états eg sont les plus touchés par la mBJ par rapport au état t2g dans la partie inoccupé des
spin-Dn↓. le niveau inferieur des états eg dans la partie inoccupée a monté de 0.5 eV (GGA) à
1 eV (mBJ) et leur pique de densité a augmenté de 1.9 eV(GGA) à 3 eV (mBJ) a cause de
cette compression des niveaux. Alors que les états eg ont subi un changement moins fort, et ils
sont montés seulement par une différence de 0.36 eV pour les retrouver au même niveau des
états t2g. Ce changement acquis par la mBJ peut être observé en plus clair sur les états du Cr.
124
Chapitre III : Résultats et discussion
Mais à l’inverse du Cobalt, les états t2g sont les plus touché par l’élargissement du gap car ce
sont les états les plus bas dans la partie inoccupée des spin-Dn↓. Les états eg regagnent même
la place des niveaux les plus bas des états vides après la monté des états t2g par 0.45 eV par
rapport à 0.35 eV pour les eg. Cette compression vers le haut des états hybrides t2g se
manifeste sur le pique de sa densité qui a augmenté de 1.26 eV jusqu’à 3.4 eV, alors que
celui de la densité des états eg n’a changé que par 0.15 eV exprimant ainsi la non compression
de ces états.
3 3
GGA GGA
Cr Co
2 t2g 2 t2g
eg eg
1 1
0 0
-1 -1
-2 -2
-33 3
-3
EV-GGA Cr EV-GGA Co
2 t2g 2 t2g
eg eg
Densité d'états (états/eV)
Densité d'états (états/eV)
1 1
0 0
-1 -1
-2 -2
3
-3 3
-3
mBJ Cr mBJ Co
2 t2g 2 t2g
eg
Densité d'états (états/eV)
Densité d'états (états/eV)
eg
1 1
0 0
-1 -1
-2 -2
-3 -3
-6 -4 -2 0 2 4 -6 -4 -2 0 2 4
Energie (eV) Energie (eV)
[Link].26 : Les densités d’états (Up et Dn) partielles hybride t2g et eg du Cobalt et du
Chrome dans le composés Co2CrAl calculé par les approximations GGA, EV-GGA et mBJ.
125
Chapitre III : Résultats et discussion
5. Propriétés magnétiques :
Dans cette partie on va discuter en détail les propriétés magnétiques des éléments
étudiés [14]. Tous les résultats des composés et alliages Co2CrxFe1-xZ (Z = Al, Si) calculés par
les deux approximations GGA et mBJ du moment magnétique total et partiel, le nombre
d’électrons de valence ainsi que d’autres résultats théoriques et expérimentaux pour comparer,
sont résumés dans le [Link].4. A préciser ici que le moment magnétique total n’es pas
seulement la combinaison des moments magnétiques partiels mais aussi l’effet du moment
magnétique des espaces interstitiels entre les sites d’atomes ou les fonctions d'ondes sont
développées sous forme d'ondes planes. Le paramètre de réseau « a » utilisé pour ces calcules
est celui obtenu dans la première partie par l’approximation GGA avec polarisation de spin.
[Link].4 : Les moments magnétiques total et partiels ms (μB) calculés pour les alliages
Co2CrxFe1-xAl et le Co2CrxFe1-xSi pour les différentes valeurs x (x = 0, 0.25, 0.5, 0.75, 1)
ms (μB)
Autres
Notre Travail [14]
travaux
TOT Co Al Cr Fe TOT
x Nv
GGA mBJ GGA mBJ GGA mBJ GGA mBJ GGA mBJ
4.96 [6],
0 29 4.89 5.00 1.22 1.37 -0.01 -0.05 2.62 2.84
5[40]
0.25 28.5 4.50 4.50 1.12 1.24 -0.05 -0.10 1.61 1.52 2.77 2.84
Co2CrxFe1-xAl 0.5 28 4.01 4.00 1.03 1.17 -0.05 -0.10 1.53 1.42 2.78 2.83
0.75 27.5 3.50 3.50 0.92 1.01 -0.05 -0.09 1.49 1.36 2.79 2.85
2.98 [12]
1 27 2.99 3.00 0.82 1.03 -0.03 -0.04 1.39 1.27
1.3 [41]
2.96 [3]
x Nv TOT Co Si Cr Fe
5.97 [35]
0 30 5,47 5.84 1,37 1.54 -0,003 -0.002 2,75 2.96 5.48 [8,]
5.53 [40]
Co2CrxFe1-xSi 0.25 29.5 5.33 5.49 1.33 1.44 -0.03 -0.02 2.25 2.35 2.90 3.00
0.5 29 4.95 5.00 1.22 1.33 -0.001 -0.022 2.18 2.21 2.92 2.98
0.75 28.5 4.50 4.50 1.12 1.22 -0.05 -0.05 2.10 2.06 2.90 2.94
4.00 [10]
1 28 4.00 4.00 1.02 1.13 -0.03 -0.04 1.85 1.85
4.00 [8]
126
Chapitre III : Résultats et discussion
Pour notre travail, les alliages Heusler à base de cobalt sont des composés
intermétalliques à base de métaux de transitions 3d et ils présentent comme la plus part des
alliages Heusler [30,11] un magnétisme localisé plutôt qu’un caractère itinérant et un ordre
ferromagnétique, qui provient essentiellement des moments magnétiques des spins des
électrons de la bande "d" dominante au niveau de Fermi et une contribution très faible et
négligeable des moments magnétiques orbitales [44,2]. L’explication détaillée de l’origine du
magnétisme de ces alliages est très compliquée mais leurs moments magnétiques varient de
façon régulière en fonction de leur nombre d’électrons de valence et de leur structure
cristalline (L21 dans notre cas) suivant la règle de Slater-Pauling généralisée (en magnéton de
Bohr µB) équivalente au comportement Slater-Pauling pour les alliages binaires des métaux de
transition [45], par l’équation suivante,
Mtot=Nv-24 (3)
Ou Nv est le nombre cumulé des électrons de valence, pour les métaux de transition
utilisés dans notre étude, le Cobalt Co contribua dans cette formule avec 9 électrons de
valence des orbitales 3d7 et 4s2. L’atome Fe avec 8 électrons de valence des orbitales 3d6 et
4s2. L’atome Cr avec 6 électrons de valence des orbitales 3d5 et 4s1 (cas spéciale du Cr, la
couche s n’est pas saturée pour permettre une meilleure stabilité de la couche 3d). Enfin,
l’atome Si et Al avec 4 et 3 électrons de valence des orbitales 3s 2, 3p2 et 3s2, 3p1
respectivement. Le chiffre 24 provient du total de 6 fois le nombre d’atomes de l’alliage
(quatre atomes) et c’est le total des orbitales remplies au dessous du niveau de Fermi comme
déjà discuté dans la densité des états.
127
Chapitre III : Résultats et discussion
A partir de cette règle on peut prédire la valeur du moment magnétique et savoir même
si la demi-conductivité dans les demi-métaux est dans la partie des spins minoritaires (Dn) ou
l’inverse (si le Mtot est négatif). Reste à noter que cette règle est surtout pour les composés
ternaire ou moins et qu’elle peut être pas très exacte pour les dérivés d’alliages quaternaires
[46,40], un peu plus de détail sur l’application de cette règle peut être trouvé dans le travail de
[Link] et al [38].
Dans les deux figures III.27 et III.28 on représente la courbe de Slater-Pauling en ligne
pointillé ainsi que nos résultats des moments magnétiques totaux en fonction du nombre
d’électrons de valence obtenus par les deux approximations GGA et mBJ pour les alliages à
base d’aluminium et silicium respectivement.
Nos résultats obtenus sont en bon accord avec cette règle de Slater surtout ceux
calculés par la mBJ, sauf le petit écart observé pour les composés de forte concentration en fer
dans la série du Si, étant donné que d’autres résultats expérimentaux corrigent cette petite
déviation de la règle linéaire pour le Co2FeSi avec 6µB [30] on peut dire que l’approximation
mBJ comme déjà vue dans les résultats du gap de bande, ne donne pas toujours de bon
résultats surtout pour les composés avec une forte corrélation électron-électron, et même
l’effet du paramètre de maille « a » qui peut d’après [Link] et al. [30] corriger cette
différence par une augmentation de 10% sur la valeur expérimentale (a=5.64Å) ce qui résulte
à une diminution de l’hybridation entre les orbitales d des différentes atomes de transition et
par conséquent à l’augmentation du moment magnétique mais ce pourcentage reste un peu
élevé.
128
Chapitre III : Résultats et discussion
C oncentration du Fe (x)
0 0.25 0.5 0.75 1
6.0
Co 2 Fe x Cr 1-x A l
Moment magnétique total M tot (µB )
5.5
5.0
Mt ot = Nv -2 4
4.5
mt ot (GGA)
mt ot (mB J)
4.0
3.5
3.0
2.5
2.0
26 27 28 29 30
Nombre total des électrons de valence Nv
[Link].27 : Les moments magnétiques calculés de l’alliage Co2FexCr1-xAl (x=0, 0.25, 0.5,
0.75, 1) avec les deux approximations GGA et mBJ comparés à la courbe Slater-Pauling.
C oncentration du Fe (x)
0 0.25 0.5 0.75 1
7.0
C o2 Fe x C r1-x Si
Moment magnétique total M tot (µB )
6.5
6.0
M tot= N v-24
5.5
m tot (GGA )
m tot (mBJ)
5.0
4.5
4.0
3.5
3.0
27 28 29 30 31
Nombre total des électrons de valence Nv
[Link].28 : Les moments magnétiques calculés de l’alliage Co2FexCr1-xSi (x=0, 0.25, 0.5,
0.75, 1) avec les deux approximations GGA et mBJ comparés à la courbe Slater-Pauling.
129
Chapitre III : Résultats et discussion
5.0
Moment magnétique partiel ms (µB/atome)
5.0
3.0 3.0
2.5 2.5
2.0 2.0
1.5 1.5
1.0 1.0
0.5 0.5
0.0 0.0
0.00 0.25 0.50 0.75 1.00 0.00 0.25 0.50 0.75 1.00
Concentration x Concentration x
130
Chapitre III : Résultats et discussion
Les valeurs des moments magnétiques partiels calculées avec la GGA pour les
composés purs sont dans le même ordre que ceux calculés par Galanakis et al [16] (les valeurs
de comparaison dans le tableau sont justes pour les moments magnétiques totaux).
131
Chapitre III : Résultats et discussion
antiferromagnétiquement ordonnés soit entre eux, soit par rapport aux atomes du Co [55]. Un
mélange de cristallites ordonnées et désordonnées donnera alors une valeur mesurée trop
faible par rapport au moment calculé. Un tel désordre doit être réalisé avec le même
paramètre de réseau (le paramètre de réseau calculé et en accord avec celui trouvé
expérimentalement). Cette différence du désordre peut être trouvée dans tous les autres
composés.
↑( ) ↓( )
( )= (4)
↑( ) ↓( )
132
Chapitre III : Résultats et discussion
Polarisation P (%)
Notre travail
D’autres travaux
alliages X GGA mBJ
100 56 [48], 90 [49]
0 83.33
100 [12]
0.25 97.97 100
Co2CrxFe1-xAl
0.5 100 100
0.75 100 100
1 100 100 62 [48],
0 -70.4 -31.46 100 [11]
0.25 1.86 82.07
Co2CrxFe1-xSi 0.5 81.55 100
0.75 97.14 100
1 100 100 100 [50]
La première classe est le Type-I, où une seule direction d’état d'électrons polarisés
(Up↑ ou Dn↓) contribue à la conductivité, et on a un gap dans la densité des états de l’autre
direction des spins. Ce gap apparaît dans la densité minoritaire des états dans les demi-métaux
de Type-IA, de sorte que seuls les électrons majoritaires « itinérants » (issue de l’hybridation
des orbitales) contribuent à la conductivité ce qui n’es pas notre cas. Les électrons sont
itinérants dans les demi-métaux de Type-I, alors qu'ils sont localisés dans le Type-II et c’est
ce que nous avons trouvé dans notre étude.
A partir de cette classification, nos résultats obtenus dans la densité des états avec sa
discussion et d’après le [Link].5 on peut dire que tous nos composés et alliages étudiés
sont de Type-IIA puisque leur niveau de Fermi EF est localisé dans le gap de la partie
minoritaire avec une densité d’état nulle au moins avec l’approximation mBJ et donc une
polarisation de spin à 100% avec des électrons localisés, sauf pour les composés Co2FeSi et
Co2Cr0.25Fe0.75Si ou le EF se place en haut et coupe les bandes de conduction ce qui donne une
polarisation non parfaite (d’après la GGA et la mBJ). Ces deux composés peuvent être
considérés comme demi-métaux de Type-III, sachant que la LDA+U peuvent donner une
133
Chapitre III : Résultats et discussion
polarisation de 100% au Co2FeSi [38] ce qui signifie que le même résultat peut être obtenu
pour l’alliage Co2Cr0.25Fe0.75Si et ca les rend aussi de Type-IIA.
Étend donné que la polarisation est liée fortement au résultat du gap on constate que
celle calculée avec la mBJ est plus parfaite (polarisation à 100%) que celle de la GGA, et que
le dopage avec le chrome l’améliore jusqu’a avoir une polarisation complète alors que le
dopage avec l’atome Fe détruit petit a petit la polarisation à cause de la densité des états Fe-3d
qui se place comme déjà vue au niveau de Fermi dans la partie des spins minoritaires.
S. V. Karthik et al [48] ont trouvé des résultats un peu plus bas que ceux calculés
théoriquement et c’est dû essentiellement au désordre du positionnement entre les atomes de
transition qui réduit la polarisation à 30% avec seulement 10% de désordre [49] et à la
séparation entre ces phases ordonnées et désordonnées qui peuvent existé en même temps ce
qui influe même au moment magnétique total par des couplages antiferromagnétiques et la
création de différentes orbitales moléculaires ce qui aboutissent à une forte influence sur le
gap, synonyme du changement dans la polarisation.
134
Chapitre III : Résultats et discussion
considérée comme une fonction des électrons de valence. La tendance linéaire est interrompue
pour les matériaux avec un nombre d’électrons de valence NV= 27 [39]. Des études théoriques
ont révélé que les moments magnétiques sur les sites Co et sur Y augmentent simultanément
avec NV, ce qui conduit à une non-linéarité avec le moment magnétique. Ceci est compensé
par des changements dans la moyenne du couplage d’échange (couplage spin-spin) de
Heisenberg résultant en une dépendance linéaire avec NV [54,55].
La température de Curie TC a été estimée selon le modèle présenté dans la Réf. [11] en
utilisant la relation linéaire
TC = 23 + 181mtot (5)
Où mtot est le moment magnétique total par unité de cellule. Les résultats obtenus par
cette équation pour tous les composés étudiés sont présentés dans le [Link].6.
[Link].6 : La température de Curie Tc (°K) calculé pour les alliages Co2CrxFe1-xAl et Co2CrxFe1-xSi aux
différentes valeurs x (x = 0, 0.25, 0.5, 0.75, 1) par la GGA et la mBJ.
Tc (K)
X 0 0.25 0.5 0.75 1
GGA mBJ GGA mBJ GGA mBJ GGA mBJ GGA mBJ
Notre
travail
[14] 909.01 927.91 837.15 837.48 748.16 747.06 656.60 656.48 564.19 566.19
Co2CrxFe1-xAl
Autres
- - - - 341 [54]
travaux
Notre GGA mBJ GGA mBJ GGA mBJ GGA mBJ GGA mBJ
travail
[14]
Co2CrxFe1-xSi 1013.95 1079.69 988.45 1016.55 918.60 928.00 837.95 837.47 747.06 747.02
135
Chapitre III : Résultats et discussion
Il est à noter que nos résultats de la température de Curie en utilisant la mBJ sont plus
proches des données expérimentales que celles obtenues par la GGA. Cela peut être
clairement vu pour le composé Co2FeSi qui jusqu'à maintenant a la plus haute température de
Curie expérimentale pour les composés d’Heusler (1100 K). La TC calculée dans la Ref.[54]
est inférieure à celle calculée théoriquement et c’est le résultat de la présence de différentes
structure cristallines en même temps à l’équilibre pour le composé Co2CrAl [48].
136
Chapitre III : Résultats et discussion
Le paramètre de réseau « a »
Le module de compressibilité B
Le coefficient de dilatation thermique α
La capacité calorifique Cv et Cp (à volume constant et à pression constante
respectivement)
La température de Debye θD
∆H ( )= ( ) − [2 ( )+ ( ) + (1 − ) ( )] (6)
137
Chapitre III : Résultats et discussion
0.25 -11.46
Co2CrxFe1-xSi 0.5 -11.03
0.75 -10.63
1 -10.32
-8
Co2CrxFe1-xAl
-9
Co2CrxFe1-xSi
f (Kcal/mole-atome)
-10
-11
-12
-13
0.00 0.25 0.50 0.75 1.00
Composition X
138
Chapitre III : Résultats et discussion
∆ ( )= ( )− [ ( ) + (1 − ) ( )] (8)
139
Chapitre III : Résultats et discussion
Ω=∆ (9)
(1 − )
Apres l’avoir calculé pour chaque x et en utilisant les différentes valeurs de l’enthalpie de
formation déjà calculées, on a trouvé la formule suivante pour chaque alliage
Nous avons remplacé l’enthalpie ∆Hm par les valeurs Ω dépendantes du x selon
l’équation (8) pour calculer ΔGm l'énergie libre du mélange donnée par l’équation suivante
Les figures III.32 et III.33 représentent les diagrammes de phases pour les deux
alliages. Nous avons trouvé une température critique Tc égale à 538 K à la composition
critique xc = 0,3 pour les alliages Co2CrxFe1-xAl et une température critique Tc un peu
inférieure pour les alliages Co2CrxFe1-xSi égale à 408 K à la composition critique xc = 0,76.
140
Chapitre III : Résultats et discussion
700
Co2CrxFe1-xSi
600
400
Spinodal
300
200
100
0
0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1.0
Concentration (x)
800
Co2CrxFe1-xAl
700 binodal
Tc=538 K; Xc=0.30
600
Temperature T(K)
500
Spinodal
400
300
200
100
0
0.0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8
Concentration (x)
141
Chapitre III : Résultats et discussion
800
Co2CrxFe1-xSi
700
400
300
200
100
0
0.00 0.25 0.50 0.75 1.00
Composition X
D’après cette dernière courbe on remarque une miscibilité complète des composés
ternaires de x=0 à x=1 au moins en structure instable des alliages. Cette différente miscibilité
trouvée est la conséquence d’un petit changement de la valeur du paramètre de réseau (moins
de 1%), et ce n’est pas le seul paramètre qui peut influer sur cette courbe. Cette méthode est
basée sur le calcul du paramètre d’interaction Ω depuis la valeur de l’enthalpie de mélange
qui a une petite valeur dépendante même de la troisième virgule de l’énergie d’équilibre des
composés ternaires et des alliages, et de ce fait, même un petit changement dans les calculs
ab-initio des valeurs du rayon muffin-tin (Rmt) des atomes change un peu cette virgule, ce qui
nous donne un changement de la courbe binodale et cela se reflète surtout et clairement dans
la température critique Tc qui peut augmenter ou diminuer de 50 à 300 degré ou plus.
De tout ce qui précède, on peut conclure que cette méthode de calcule du diagramme
des phases de miscibilité peut donner une petite idée sur ce dernier mais avec beaucoup
d’exigence sur la précision de tous les paramètres utilisés (a, Rmt, Kpoint, …) pour avoir la
courbe la plus probable ou la plus réelle en utilisant les énergies des calculs Ab-initio surtout
pour avoir la température critique exacte.
142
Chapitre III : Résultats et discussion
Nous avons commencé dans les figures III.35 et III.36 avec l’effet de la température
de 0 à 1000 K et de la pression pour 0, 5 et 15 GPa sur le paramètre de maille des alliages
Co2CrxFe1-xSi et Co2CrxFe1-xAl respectivement. Comme le montre ces deux figures, le
paramètre de réseau pour toutes les compositions x augmente simultanément quasi-
linéairement avec la hausse de la température pour les trois pressions étudiées, avec un angle
de pente un peu plus grand après la valeur T = 200 K, d’une moyenne de ~ 0.006 A/100K
pour la série du Si et de ~ 0.007 A/100K pour la série du Al. L’augmentation de la pression
comme il est clairement tracé dans ces graphs diminue la valeur du paramètre « a » de 0.05 A
pour une pression de 5 GPa et de un peu plus de 0.12 A en appliquant une pression de 15 GPa
surtout pour les alliages du Al, à la température 0 K ou même à 1000 K pour les composés qui
peuvent exister à cette température (les composé ternaires). Cet effet de la pression peut être
remarqué même sur le taux de croissance du volume avec la température ou sa pente diminue
un peu avec l’augmentation de la pression. Un autre effet est remarqué pour le point de
croisement des deux courbes x= 0 et x= 0.25 dans la série Si, qui est à T= 700K pour la
pression 0 GPa, à T=800K pour 5 GPa et ce point de croisement se déplace à 1000K a la
pression 15 GPa. de l L’influence de la pression par la compression du volume de ces
composés est beaucoup plus grande que la dilatation obtenue par la hausse de la température.
143
Chapitre III : Résultats et discussion
5.90
x C o2 Cr x Fe 1-x Si
Parametre de maille a (A) 5.85 0
5.80
0.25
0.5
5.75 0.75
1
5.70 0 GPa
5.65 5 G Pa
5.60
15 G Pa
5.55
5.50
5.45
0 200 400 600 800 1000 1200
Température (K)
5.85
x Co2CrxFe1-xAl
0
5.80
Parametre de maille a (A)
0.25
0.5 0 GPa
5.75 0.75
1
5 GPa
5.70
5.65
15 GPa
5.60
5.55
0 200 400 600 800 1000 1200
Température (K)
144
Chapitre III : Résultats et discussion
320
x
Co2 Cr x Fe 1-x Al
Module de compréssibilité (GPa)
300 0
0.25
280 0.5
0.75
260
1
240
15 G Pa
220
200
180
160 0 G Pa
140
0 200 400 600 800 1000 1200
145
Chapitre III : Résultats et discussion
340
x
220
200
180 0 GPa
160
146
Chapitre III : Résultats et discussion
Co2CrxFe1-xAl
x 0 0.25 0.5 0.75 1
P
0 GPa -14.56 % -14.66 % -17.64 % -19.05 % -18.80 %
15 GPa -9.41 % -9.39 % -10.92 % -11.64 % -11.62 %
Co2CrxFe1-xSi
x
0 0.25 0.5 0.75 1
P
0 GPa -16.68 % -9.27 % -13.77 % -12.35 % -15.49 %
15 GPa -10.97 % -6.39 % -9.12 % -8.35 % -10.26 %
Co2CrxFe1-xAl
x 0 0.25 0.5 0.75 1
T
0K 32.57 % 32.09 % 34.43 % 35.30 % 35.98 %
1000K 40.51 % 40.21 % 45.32 % 47.60 % 47.90 %
Co2CrxFe1-xSi
x 0 0.25 0.5 0.75 1
T
0K 33.30 % 24.21 % 29.23 % 27.60 % 30.17 %
1000K 42.36 % 28.13 % 36.16 % 33.39 % 38.17 %
Les coefficients de dilatation thermique volumétrique calculés (α) pour tous les
alliages Co2CrxFe1-xZ (Z = Si et Al) sont tracés en fonction de la température dans les figures
III.39 et III.40 sous deux pressions 0 et 15 GPa. Pour la pression élevée (15 GPa), une
147
Chapitre III : Résultats et discussion
expansion très rapide peut être clairement détectée sous 300-400 K, puis elle devient un peu
légère jusqu'à atteindre une valeur presque de saturation qui dépend pour chaque phase.
Contrairement à ces résultats, les coefficients alpha inférieurs à 0 GPa continuent leur valeur
croissante même après 400 K, pas comme le premier taux mais avec une évolution claire. Le
même comportement pour le Co2Cr0.25Fe0.75Si est observé, mais avec une croissance
clairement moins à 0 GPa jusqu'à atteindre -apres 300K- une valeur moins que celle du
Co2FeSi à 15 GPa.
L'autre résultat remarquable obtenu à partir de ces courbes est l’effet important de la
pression sur ce coefficient de dilatation thermique, ce qui réduit sa valeur à 1000K pour les
alliages du Al comprise entre 5,01.10-5 K-1 et 4,19.10-5 K-1 sous 0 GPa à entre 3,32.10-5 K-1 et
2,96.10-5 K-1 sous 15 GPa, une réduction de plus de 30%. Pour les alliages du Si la valeur de
ce coefficient α entre 4,56.10-5 K-1 et 3,02.10-5 K-1 sous 0 GPa est réduite à entre 3,16.10-5 K-1
et 2,32.10-5 K-1 sous 15 GPa, ce qui représente une réduction de 23% à 30%. On note aussi
que même l’intervalle des valeurs α diminué de 50% avec l’augmentation de la pression de
0GPa à 15 GPa. Une autre remarque concerne le composé qui a la plus grande valeur du
coefficient alpha à 0 GPa, qui est le composé de la phase x=1 dans la série de l’Aluminium et
celui de la phase x=0 pour la série du Silicium.
6
x C o2 Cr x Fe 1-x Si
0
5
0.25
0.5
(10 .K )
0.75 0 G Pa
-1
4
1
-5
3
15 GPa
0
0 200 400 600 800 1000 1200
Température (K)
148
Chapitre III : Résultats et discussion
6
x Co 2 Crx Fe1-x Al
0
5
0.25 0 G Pa
0.5
4 0.75
(10 .K ) 1
-1
15 G Pa
3
-5
0
0 200 400 600 800 1000 1200
Te mpérature (K)
Les figures III.41, III.42 et III.43 montrent la capacité calorifique à volume constant
Cv et la capacité calorifique à pression constante Cp en fonction de la température pour deux
valeurs de pression 0 et 15 GPa, et la Cv en fonction de la pression pour les alliages
Co2CrxFe1-xZ (Z= Si, Al) ainsi que la variation du Cv en fonction de la pression, toutes
calculées en utilisant les résultats obtenus par l'approximation GGA. Toutes les valeurs du Cv
([Link].41) des composés et alliages étudiés ont un comportement identique avec la
149
Chapitre III : Résultats et discussion
La haute pression (15 GPa) étudiée influe légèrement sur la capacité calorifique Cv des
alliages mais elle change un peu la température de Debye de ces éléments qui déterminent le
début de la croissance linéaire du Cv. aussi cette influence disparait complètement à haute
température (1000 K). Cet effet de la pression sur Cv est représenté pour la température T =
500K sur la [Link].43. Une légère diminution de la capacité d’environ ≈ 1 [Link]-1.K-1 est
identique pour tous les composés des deux série Al et Si entre la pression nulle et 10 GPa.
100 100
C v ([Link] K )
-1
Cv ([Link]-1 K-1 )
80 x 80 0 GPa x
0 GPa
-1
0 0
0.25 0.25
60 60
0.5 0.5
15 GPa 0.75 15 GPa 0.75
40 1 40 1
20 20
0 0
0 200 400 600 800 1000 0 200 400 600 800 1000
150
Chapitre III : Résultats et discussion
100 100
0 GPa
Cp ([Link] K )
Cp ([Link] K )
-1
x
-1
80 0 GPa x 80
-1
0
-1
0
0.25 15 GPa
0.25
60 60
0.5 0.5
15 GPa
0.75 0.75
40 1 40 1
20 20
0 0
0 200 400 600 800 1000 0 200 400 600 800 1000
96 96
Co2CrxFe1-xAl Co2CrxFe1-xSi
95
x
x 95
0
0 0.25
Cv ([Link] K )
Cv ([Link] K )
-1
0.25
-1
94 94 0.5
0.5 0.75
-1
-1
0.75 1
1
93 93
92 92
91 91
90 90
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
151
Chapitre III : Résultats et discussion
Lorsque la température d’un solide s’élève au-dessus du zéro absolu, tous ses atomes
entrent « progressivement » en vibration avec une amplitude et une fréquence croissante
jusqu’à une température-seuil appelée température de Debye TD. Apres cette température tous
les modes de vibrations d'un cristal sont actifs. Ce qui fait que la contribution des phonons (de
la vibration des atomes) à la chaleur spécifique tend à ne plus varier avec la température.
C’est une fonction de la rigidité du matériau, de sa masse volumique et de la distance entre
ses atomes. Les températures de Debye TD calculés des alliages Co2CrxFe1-xZ pour les
différentes concentrations x en fonction de la pression sont présentées dans les figures III.44
et III.45.
L’allure du changement sous pression pour toutes les phases est identique, avec une
augmentation linéaire avec la croissance de la pression de 0 à 10 GPa. La phase x=1 pour les
deux série Al et Si est celle avec la température de Debye la plus basse même sous la pression
10 GPa. Une légère différence du taux de croissance peut être notée pour quelques alliages
qui débutent avec les même TD à 0 GPa comme les deux phases du Si à x= 0.5 et x= 0.75 et
terminent avec une différence qui va jusqu'à 10K à 10 GPa sauf que cette différence n’es pas
trop importante vue la grande valeur de la température de Debye qui est supérieur à 600 K. le
changement de l’aluminium par le silicium augmente la température de Debye de 30 K
maximum. Dans les alliages du Si, le changement graduel de l’atome Fe par l’atome Cr
diminue la TD graduellement jusqu’a atteindre une différence de 30K entre les composés
ternaires. Ce changement graduel ne dépasse pas d’effet la différence de 20K à 0GPa et moins
de 15K à 0 GPa pour les alliages de l’Al.
152
Chapitre III : Résultats et discussion
67 0
66 0 C o 2 C r x F e 1-x S i
65 0
64 0
63 0
T D (K)
62 0
61 0
60 0 x
59 0
0
0.2 5
58 0 0.5
57 0 0.7 5
1
56 0
55 0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Pr ess io n ( G P a)
670
660
Co2CrxFe1-xAl
650
640
x
630 0
.
620 0.25
0.5
TD (K)
610 0.75
600 1
590
580
570
560
550
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Pression (GPa)
153
Chapitre III : Résultats et discussion
154
Chapitre III : Résultats et discussion
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157
Conclusion Générale
Conclusion générale :
Nous avons appliqué la méthode FP-LAPW pour étudier les propriétés structurelles,
électroniques, magnétiques et thermodynamiques des alliages d’Heusler complets
Co2CrxFe1-xZ (Z = Al, Si).
Dans la première partie de ce travail nous avons calculé les propriétés structurales des
composés de la limite sous forme (Full-Heusler) X2YZ (X= Co, Y= Fe ou Cr et Z= Si ou Al)
dont la structure est L21 et le groupe d’espace est Fm3m. Ensuite, les alliages sous forme
Co2CrxFe1-xZ (Z= Si, Al ; x= 0.25, 0.5, 0.75). Notre étude du volume d’équilibre pour ces
composés avec les deux approximations GGA et LDA nous a donnée des paramètres de
réseaux proches de ceux trouvés expérimentalement par la GGA et un peu inférieurs par la
LDA. Ce résultat se projette directement sur les résultats de la compressibilité trouvés par la
LDA qui sont un peu supérieurs à ceux de la GGA. La variation de ces deux paramètres est
presque linéaire avec la concentration x.
Le gap des bandes énergétiques est calculé par les trois approximations GGA, EV-
GGA et mBJ. Alors que la nature métallique domine la partie des « Spin-Up » pour tous les
composés et les alliages, une amélioration progressive de ce gap dans la partie minoritaire est
obtenue en utilisant les trois approximations respectivement ainsi qu’une augmentation avec
l’insertion de l’atome Cr au lieu de l’atome Fe, mais pas trop suffisante pour le composé
Co2FeSi connu pour sa polarisation parfaite. La plus part des alliages et composé étudiés
montre une polarisation de spin parfaite (100%) au niveau de fermi en utilisant
l’approximation mBJ.
159
Conclusion Générale
venant principalement de l’atome Cr. La densité des états majoritaires est un point crucial
pour les méthodes spectroscopiques qui étudient la polarisation de spin, comme la
photoémission résolue en spin. En général, La densité des états totale et partielle montre que
les piques sont dus aux électrons d des métaux de transition Co, Cr et Fe.
Le gap des bandes d’énergies dans la partie minoritaire change d’une forme indirecte
Γ-X dans les composés de la limite (x=0, 1) à une forme directe Γ-Γ dans les alliages à partir
d’une certaine concentration moins de 0.25, dans les deux séries Al et Si. Les matériaux à
bande directe sont plus faciles à exciter que les matériaux à bande indirecte ce qui les rend
plus intéressants pour les dispositifs optiques.
Pour les propriétés magnétiques dans la deuxième partie, le moment magnétique total
des spins des alliages de la série Si est supérieur à celui de la série Al. Cette augmentation du
moment magnétique est due à la forte électronégativité des atomes du silicium. Il est
principalement acquis de l’atome du fer (Fe) avec une contribution des atomes Co et Cr, ainsi
qu’une autre marginale contribution négative (antiferromagnétique) des atomes Al et Si dans
les deux séries. Nos calculs suggèrent que ces composés et alliages peuvent présenter un
ferromagnétisme conforme à la règle de Slater-Pauling Mt= (Zt - 24) μB.
La température de Curie est aussi déduite de ces calculs, avec une liaison linéaire avec
le moment magnétique total mtot. La Tc diminue avec la diminution de la concentration du fer,
et cela est principalement dû à la décroissance du nombre des électrons de valence.
Avec notre illustration schématique des niveaux des bandes au alentour du niveau de
fermi nous avons essayés d’amélioré les modèles déjà donnés par le groupe de [Link] et
[Link] selon nos résultats obtenus dans les densités des états (DOS), pour donner une
explication au changement du gap avec le changement des atomes de transitions. Nous avons
vu que ce gap dans les alliages Heusler complets est formé à la suite de l'hybridation des
orbitales d des deux métaux de transition, ce qui donne les états hybrides liants et antiliants
qui forment le gap dans la bande minoritaire.
Dans la dernière partie nous avons étudié les différentes propriétés thermodynamiques
du système. En utilisant l’énergie libre de Gibbs on a pu tracer les phases du diagramme et
calculer la température critique de miscibilité. Pour les Cv, Cp, θD, et autres propriétés qui ont
été étudié sous l’effet de la température et la pression, on a utilisé le modèle quasi harmonique
160
Conclusion Générale
Et sachant que dans les alliages du fer (Fe), le chrome (Cr) est un métal renforçateur et
qu’il apporte une bonne résistance à la corrosion de l'atmosphère et aux principaux agents
chimiques, nous proposons comme conclusion de ce travail, en particulier les alliages
Co2CrxFe1-xZ (Z = Al, Si) à x=0.5 en tant que bons candidats pour les applications
spintroniques.
161
Journal of Magnetism and Magnetic Materials 414 (2016) 219–226
art ic l e i nf o a b s t r a c t
Article history: Density functional theory (DFT) based on the full-potential linearized augmented plane wave (FP-LAPW)
Received 1 January 2016 method is used to investigate the structural, electronic, magnetic and thermal properties of Co2CrxFe1 xX
Received in revised form (X¼ Al, Si) full Heusler alloys, with L21 structure. The structural properties and spin magnetic moments
31 March 2016
are investigated by the generalized gradient approximations (GGA) minimizing the total energy. For band
Accepted 17 April 2016
Available online 23 April 2016
structure calculations, GGA, the Engel–Vosko generalized gradient approximation (EVGGA) and modified
Becke–Johnson (mBJ) schemes are used. Results of density of states (DOS) and band structures show that
Keywords: these alloys are half-metallic ferromagnets (HMFS). A regular-solution model has been used to in-
DFT vestigate the thermodynamic stability of the compounds Co2CrxFe1 xX that indicates a phase miscibility
Heusler alloys
gap. The thermal effects using the quasi-harmonic Debye model are investigated within the lattice vi-
Magnetic materials
brations. The temperature and pressure effects on the heat capacities, Debye temperatures and entropy
Spintronics
are determined from the non-equilibrium Gibbs functions.
& 2016 Elsevier B.V. All rights reserved.
[Link]
0304-8853/& 2016 Elsevier B.V. All rights reserved.
220 M. Guezlane et al. / Journal of Magnetism and Magnetic Materials 414 (2016) 219–226
Table 1
Calculated lattice parameter (a) and bulk modulus (B) for Co2CrxFe1 xAl and Co2CrxFe1 xSi alloys for various x compositions.
This work Experiment Other works This work Experiment Other works
a
Ref. [12].
b
Ref. [13].
c
Ref. [6].
d
Ref. [27].
e
Ref. [11].
f
Ref. [31].
g
Ref. [29].
h
Ref. [32].
i
Ref. [30].
j
Ref. [8].
k
Ref. [14].
l
Ref. [5].
m
Ref. [28].
n
Ref. [10].
Table 2
Calculated total and partial magnetic moments ms (μB) for Co2CrxFe1 xAl and Co2CrxFe1 xSi alloys for various x compositions.
x ms (μB)
TOT Co Al Cr Fe TOT
GGA MBJ GGA MBJ GGA MBJ GGA MBJ GGA MBJ
Co2CrxFe1 xAl 0 4.89 5.00 1.22 1.37 0.01 0.05 2.62 2.84 4.96 [6]
0.25 4.50 4.50 1.12 1.24 0.05 0.10 1.61 1.52 2.77 2.84
0.5 4.01 4.00 1.03 1.17 0.05 0.10 1.53 1.42 2.78 2.83
0.75 3.50 3.50 0.92 1.01 0.05 0.09 1.49 1.36 2.79 2.85
1 2.99 3.00 0.82 1.03 0.03 0.04 1.39 1.27 2.98 [12]
from different perspectives, there are still many properties which 2. Computational details
need to be explored to gain insight. We focus in this work on the
thermodynamic and thermal properties. We have investigated the The calculations were done using the scalar relativistic full
Co2CrxFe1 xX (X ¼Al, Si) full Heusler alloys by using the full po- potential linearized augmented plane wave FP-LAPW þlo method
tential linear augmented plane wave (FPLAPW) method within the [15–17] within the DFT [18,19] as included in the WIEN2k [20]
generalized gradient approximation (GGA), Engel Vosko General- code. Structural properties were calculated using the generalized
ized Gradient Approximation (EVGGA) and the modified Becke gradient approximation (GGA) [21]. In addition, for the electronic
Johnson approximation (mBJ) in order to study the structural, properties, we also applied the Engel–Vosko (EVGGA) [22] and
electronic, magnetic and thermal properties. modified Becke–Johnson (mBJ) [23] schemes, where the last one is
M. Guezlane et al. / Journal of Magnetism and Magnetic Materials 414 (2016) 219–226 221
Table 3
Calculated Curie temperatures Tc for Co2CrxFe1 xAl and Co2CrxFe1 xSi alloys for various x compositions.
X Tc (K)
Co2CrxFe1 xAl This work GGA MBJ GGA MBJ GGA MBJ GGA MBJ GGA MBJ
909.01 927.91 837.15 837.48 748.16 747.06 656.60 656.48 564.19 566.19
Otherworks – – – – 341 [36]
Co2CrxFe1 xSi This work GGA MBJ GGA MBJ GGA MBJ GGA MBJ GGA MBJ
1013.95 1079.69 988.45 1016.55 918.60 928.00 837.95 837.47 747.06 747.02
Otherworks 1100 [11], 1185 [38], 1109[8] – – – 747 [8]
Table 4
Direct and indirect band gap energies Eg (eV) for Co2CrxFe1 xAl and Co2CrxFe1 xSi alloys for various x compositions.
a
Co2CrxFe1 xAl 0 0.80 1.62 1.01 0.820 0.09 0.60 0.24 0.110a, 0.111b
0.25 0.04 0.59 0.24 0.199 a 0.65 0.94 0.72 0.585 a
0.5 0.17 0.69 0.37 0.338 a 0.78 1.16 0.96 0.786 a
0.75 0.44 0.87 0.62 0.427 a 0.77 1.16 0.93 0.769 a
1 0.77 1.55 0.92 0.810 a 0.73 0.91 0.88 0.750a, 0.748b
Co2CrxFe1 xSi 0 0.94 1.77 1.13 0.11 0.58 0.25 0.78c,0.10d
0.25 0.03 0.59 0.22 0.73 0.98 0.77
0.5 0.19 0.74 0.38 0.90 1.36 1.14
0.75 0.49 1.37 0.68 0.88 1.42 1.06
1 0.91 1.63 1.04 0.87 1.43 0.99 0.873e; 0.72d,0.88a
a
Ref. [12].
b
Ref. [6].
c
Ref. [27].
d
Ref. [8].
e
Ref. [13].
a new potential that depends solely on semi local quantities. In the 3. Results and discussion
FP-LAPW þlo method, the charge density, the wave function and
potential were expanded by spherical harmonic functions inside 3.1. Structural properties
non-overlapping spheres and by plane waves in the interstitial
region. The plane wave cutoff chosen for the expansion of the The parent full Heusler compound crystallizes in the L21
structure and has the stoichiometric composition of X2YZ (X ¼ Co,
wave functions is Kmax ¼8.0/RMT, where RMT is the smallest muffin-
Y ¼Fe or Cr and Z ¼Si or Al). X and Y are transition metal elements
tin radius in the unit cell chosen so that the atomic spheres do not
and Z is a group III or IV element. The properties of the parent
overlap. The RMT used in our calculation are set to RMT(Al) ¼RMT
compounds were calculated with the space group Fm3¯ m . The full
(Si)¼ 1.9 a.u, RMT(Co) ¼2.2 a.u, RMT(Fe)¼2.15 a.u and RMT(Cr) ¼ Heusler structure consists of four penetrating fcc sub lattices in
2.1 a.u. The charge density is Fourier expanded up to GMAX ¼14 which the X atoms occupy the (0, 0, 0) and (1/2, 1/2, 1/2) positions,
(Ryd)1/2. The maximumlquantum number inside the atomic the Y atom is in the (1/4, 1/4, 1/4) site and the Z atom is in the (3/4,
spheres for the wave function expansion was confined to lmax ¼ 10. 3/4, 3/4) position.
Both the number of k-points and the plane wave cutoff were tested We model the alloys Co2CrxFe1 xX (X ¼Al, Si) for some selected
to ensure total energy convergence. The electronic states are se- compositions (x ¼0.25, 0.50 and 0.75) with ordered structures
parated into core, and valence states. The core states were treated described in terms of periodically repeated supercells. More de-
fully relativistically, while for the valence states we used the scalar tails about the structure of the alloys and atomic positions can be
relativistic approach. found in Ref. [12].
In order to investigate the thermodynamic properties of the To determine the equilibrium lattice constant, we performed
structural optimizations on the full Heusler compounds, and studied
Co2CrxFe1 xX (X ¼Al, Si) full Heusler alloys under high tempera-
how the total energy varies with respect to the cell volume. The total
ture and high pressure, we have applied the quasi-harmonic De-
energy dependence on the cell volume is fitted to the Murnaghan
bye model which has been successfully applied to similar com-
[26] equation of state (EOS). We summarized our results and the
pounds [24]. In our calculations we use the pseudo code Gibbs available experimental and other theoretical values in Table 1. A small
[25]. Through the quasi-harmonic Debye model, one can calculate difference can be observed between our calculated equilibrium lattice
thermodynamic quantities of any temperatures and pressures of constant and the experimental one. Our calculated lattice parameters
compounds from the calculated E–V data at T ¼0 K and P¼0 GPa. are 0.5% smaller than the experimental values, for both materials. The
222 M. Guezlane et al. / Journal of Magnetism and Magnetic Materials 414 (2016) 219–226
calculated bulk moduli are 192 and 188 GPa for the Cr- and the Fe spectively. Violation of Vegard’s law [37] has been cited in alloys
containing compounds, respectively. We use the optimized lattice both experimentally [38,39] and theoretically [40].
parameter in our calculations for the others properties. The downward bowing of bulk modulus is equal to 12.5 and
Our calculated lattice constants at different composition of 19.9 GPa for Co2CrxFe1 xAl and Co2CrxFe1 xSi, respectively. It is
Co2CrxFe1 xX (X ¼Al, Si) vary almost linearly. The calculated up- seen that the value of the bulk modulus bowing of the first alloy is
ward bowing parameters are equal to 0.167 and 0.245 Å, re- smaller than the second one which is mainly due to the different
12 12
10 10
8 8
6 6
4 4
2 2
0 0
-2 -2
-4 -4
-6 -6
-8 -8
-10 -10
-10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6 -12 -10 -8 -6 -4 -2 0 2 4
50 40
40 30
30
20
DOS (States/eV CELL)
DOS (States/eV CELL)
20
10
10
0
0
-10
-10
-20
-20
-30 -30
-40 -40
-10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6 -12 -10 -8 -6 -4 -2 0 2 4
30 30
20 20
DOS (States/eV CELL)
10 10
0 0
-10 -10
-20 -20
-30 -30
-40 -40
-10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6 -12 -10 -8 -6 -4 -2 0 2 4
Fig. 1. Calculated spin-projected total and partial DOS plots for Co2CrxFe1 xAl and Co2CrxFe1 xSi alloys for various x compositions.
M. Guezlane et al. / Journal of Magnetism and Magnetic Materials 414 (2016) 219–226 223
30 30
20 20
DOS (States/eV CELL)
10 10
-10 -10
-20 -20
-30 -30
-40 -40
-10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6 -12 -10 -8 -6 -4 -2 0 2 4
10 10
8 8
6 6
4
DOS (States/eV CELL)
-8 -6
-10 -8
-12 -10
-10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6 -12 -10 -8 -6 -4 -2 0 2 4
Fig. 1. (continued)
bulk modulus of the constitute ternary compounds. decreasing Fe concentration from E927 up to E 566 for the Co2Cr
alloy and from E1079 up to E747 for the Co2CrxFe1 xSi
xFe1 xAl
3.2. Magnetic properties and Curie temperature alloy using the mBJ approximation. This can be explained by the
decrease of the number of valence electron. It is noticeable that
The calculated magnetic moments and the Curie temperature our mBJ results for Tc are closer to the experimental data than
Tc of Co2CrxFe1 xX (X ¼Al, Si) full Heusler alloys of our calculations those obtained by GGA. This can be clearly seen for the Co2FeSi
(GGA and MBJ) are summarized in Tables 2 and 3. The total spin compound which till now has the highest experimental Curie
magnetic moment as well as the Curie temperature of Co2Crx temperature for the Heusler compounds (1100 K).
Fe1 xAl is less than that of Co2CrxFe1 xSi. For both compounds the
partial calculated magnetic moments originate mainly from the Fe 3.3. Electronic properties
ion, a considerable participation of Co and Cr is observed with a
marginal contribution from Al and Si sites. The calculated spin The computed band structures using GGA, EVGGA and mBJ
moments of Cr and Co increase with increasing of Fe concentra- schemes indicate an indirect band gap Γ-X for the full stoichio-
tion, whereas the Fe moment slightly decreases. Hence there is an metric Co2FeAl, Co2CrAl, Co2FeSi and Co2CrSi full Heusler com-
energy shift of the partial densities. The calculated Al and Si spin pounds while for the non-stoichiometric Co2CrxFe1 xX (x¼ 0.25,
moments are negative which leads to an antiferromagnetic order 0.5, 0.75) alloys it shows a Γ–Γ direct band gap. As an intrinsic
of the Al and Si moments. Al and Si atoms have a small spin mo- feature of DFT,GGA underestimates the experimental energy band
ment parallel to the Co atom occupying the X sites in the lattice. [Link] this shortcoming into account Engel and Vosko con-
Most Heusler alloys are known by this behavior. Our calculated structed a new functional of the GGA type [22]. Recently, another
parameters are cited for the pure compounds and compared with suitable solution for this problem was proposed by Becke and
other works. The Curie temperatures Tc were estimated according Johnson and its modified version mBJ [23]. The mBJ can be applied
to the model presented in Ref. [11] using the linear relation Tc to very large systems. The calculated band gap energy of Co2Crx
¼23 þ181mtot where mtot is the total magnetic moment per unit Fe1 xX (X ¼Al, Si) full Heusler alloys are summarized in Table 4.
cell. The results are displayed in Table 3. Tc decrease with The band gap bowing of an alloy ABxC1 xis described in terms of
224 M. Guezlane et al. / Journal of Magnetism and Magnetic Materials 414 (2016) 219–226
800
(a) Co2CrxFe1-xAl
700 binodal
Tc=538 K; Xc=0.30
600
Temperature T(K)
500
Spinodal
400
300
200
100
0
0.0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8
Concentration (x)
700
(b) Co2CrxFe1-xSi
600
400
Spinodal
300
200
100
0
0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1.0
Concentration (x)
Fig. 2. Phase diagram as function of concentration for (a) Co2CrxFe1 xAl and (b) Co2CrxFe1 xSi alloys. Dotted curve: binodal, solid curve: spinodal.
the pure compound energy gap EAB and EAC by the formula: temperature, Tc, for miscibility [33].The mixing enthalpy ΔHm can
be obtained as [34]:
Eg = xEAB + (1 − x) EAC − x (1 − x) b, (1)
where b is known as gap bowing parameter. The values of b ob- ΔHm = EABx C1 − x − xEAB − (1 − x) EAC (2)
tained by a quadratic fit are 4.0 and 3.8 eV for Co2CrxFe1 xAl and
Co2CrxFe1 xSi respectively. where EABx C1 − x , EAB and EAC are the respective energies of ABxC1 x
The total and partial DOS plots are shown in Fig. 1 for varying alloy, and the binary compounds AB and AC. The expression of
the iron content x. The upper part of each panel displays the interaction parameter given by
majority spin DOS and the lower one the minority spin DOS. From Ω ¼ ΔHm/x(1 x) can be calculated for each x. The best linear fit
the DOS plots the peaks are mainly due to d electrons of Co atoms. of Ω gives
The gap increases when Al is replaced by Si. The majority's DOS
Co2 CrxFe1 − x Al ⇒ Ω (kcal/mole) = − 5.22x + 4.11, (3)
intersects EF showing a metallic nature. The minority DOS seems
to be less affected by the Fe doping than the majority DOS.
Co2 CrxFe1 − x Si ⇒ Ω (kcal/mole) = 6.69x − 2.80, (4)
3.4. Thermodynamic properties
The x-dependent parameter leads to a slight deviation toward
In this section we present a rigorous theoretical study of the left or right. We have used the x-dependent values of Ω to cal-
thermodynamic properties of Co2CrxFe1 xX (X¼ Al, Si) full Heusler culate Δ[Link] the resulting free energy of mixing,
alloys. The calculation of Gibbs free energy of mixing ΔGm(x, T)
ΔG m = ΔHm − RT ⎡⎣ x ln x + (1 − x) ln (1 − x) ⎤⎦, (5)
allows us to find the T x phase diagram and obtain the critical
M. Guezlane et al. / Journal of Magnetism and Magnetic Materials 414 (2016) 219–226 225
94.0 93.9
93.8 93.6
93.6
93.3
([Link] K )
([Link] K )
-1
-1
93.4
-1
-1
93.0
93.2
92.7
93.0
v
v
92.4
Heat capacity C
Heat capacity C
92.8
92.1
92.6
91.8
92.4
92.2 91.5
92.0 91.2
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Pressure (GPa) Pressure (GPa)
100 100
([Link] K )
([Link] K )
-1
-1
80 80
-1
-1
60 60
v
v
Heat capacity C
Heat capacity C
40 40
20 20
0 0
0 200 400 600 800 1000 0 200 400 600 800 1000
Temperature (K) Temperature (K)
Fig. 3. The heat capacity CV as function of concentration x for Co2CrxFe1 xAl and Co2CrxFe1 xSi alloys for various temperatures and pressures.
The isochoric (Cv) heat capacities of Co2CrxFe1 xAl and Co2Crx band gap. A nonlinear behavior of the band gap dependence on x
Fe1 xSi alloys are displayed in Fig. 3. At high temperature Cv tends has been observed with a bowing gap equal to 4.0 and 3.8 eV for
to the Dulong–Petit limit while at low temperatures it is propor- Co2CrxFe1 xAl and Co2CrxFe1 xSi, respectively. ΔHm is calculated
tional to [Link] calculated Debye temperature θ for Co2CrxFe1 xAl for the whole composition range and the T x phase diagram is
and Co2CrxFe1 xSi alloys with respect to the concentration x and obtained. The quasi-harmonic Debye model is applied to calculate
the temperature T are presented in Fig. 4. The Debye temperature the thermal properties.
decrease as well as the temperature increase.
226 M. Guezlane et al. / Journal of Magnetism and Magnetic Materials 414 (2016) 219–226
640 675
Co2CrSi
630 660
Co2Cr0,75Fe0,25Si
620 Co2Cr0,5Fe0,5Si
645
Debye temperature (K)
590 640
Co2CrAl Co2CrSi
630
580 Co2Cr0,75Fe0,25Al Co2Cr0,75Fe0,25Si
Co2Cr0,5Fe0,5Al 620
Co2Cr0,5Fe0,5Si
Debye temperature (K)
540 570
560
530
550
520 540
0 200 400 600 800 1000 0 200 400 600 800 1000
Fig. 4. The Debye temperature θ as function of concentration for Co2CrxFe1 xAl and Co2CrxFe1 xSi alloys at various temperatures and pressures.
Acknowledgments [19] W. Kohn, L.J. Sham, Phys. Rev. A 140 (1965) 1133.
[20] P. Blaha, K. Schwarz, G.K.H. Madsen, D. Kvasnicka, J. Luitz, WIEN2K, An Aug-
mented Plane Waveþ Local Orbitals Program for Calculating Crystal Proper-
This work is supported by the Algerian University research ties, Karlheinz Schwarz, Techn. Universitat, Wien, Austria, ISBN 3-9501031-1-
project (CNEPRU) under No. D05620140014. 2, 2011.
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[22] E. Engel, S.H. Vosko, Phys. Rev. B 47 (1993) 13164.
[23] F. Tran, P. Blaha, Phys. Rev. Lett. 102 (2009) 226401.
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Résumé
Abstract
Density functional theory (DFT) based on the full-potential linearized augmented plane wave (FP-
LAPW) method is used to investigate the structural, electronic, magnetic and thermal properties of
Co2CrxFe1-xX (X= Al, Si) full Heusler alloys, with L21 structure. The structural properties are investigated
by the generalized gradient approximations (GGA) minimizing the total energy. For band structure
calculations and spin magnetic moments, GGA, the Engel–Vosko generalized gradient approximation (EV-
GGA) and modified Becke–Johnson (mBJ) schemes are used. Results of density of states (DOS) and band
structures show that these alloys are half-metallic ferromagnets (HMFS). A regular-solution model has been
used to investigate the thermodynamic stability of the compounds Co2CrxFe1-xX (X= Al, Si) that indicates a
phase miscibility gap. The thermal effects using the quasi-harmonic Debye model are investigated within the
lattice vibrations. The temperature and pressure effects on the heat capacities, Debye temperatures and
entropy are determined from the non-equilibrium Gibbs functions.
Résumé
La théorie de la fonctionnelle de la densité (DFT) basée sur la méthode des ondes planes augmentées
linéarisées en potentiel total (FP-LAPW) est utilisée pour étudier les propriétés structurelles, électroniques,
magnétiques et thermiques des alliages Heusler complets Co 2CrxFe1-xX (X= Al, Si) sous la structure L21.
Les propriétés structurales sont étudiées par l’approximation du gradient généralisé (GGA) pour la
minimisation de l'énergie totale. Pour les calculs de la structure de bande et les moments magnétiques de
spin, la GGA, l'approximation de gradient généralisé d'Engel-Vosko (EVGGA) et l’approximation modifiés
Becke-Johnson (mBJ) sont utilisés. Les résultats de la densité des états (DOS) et des structures de bande
montrent que ces alliages sont des ferromagnétiques demi-métalliques (HMFS). Un modèle de solution
régulière a été utilisé pour étudier la stabilité thermodynamique des composés Co2CrxFe1-xX qui indique un
écart de miscibilité de phase. Les effets thermiques sont étudiés en utilisant le modèle quasi harmonique de
Debye. Les effets de température et de pression sur les capacités thermiques, les températures de Debye et
l'entropie sont déterminés à partir des fonctions de Gibbs.
ﻣﻠﺨﺺ
ﻷﺟﻞ دراﺳﺔ اﻟﺨﺼﺎﺋﺺ اﻟﺒﻨﯿﻮﯾﺔ واﻹﻟﻜﺘﺮوﻧﯿﺔ واﻟﻤﻐﻨﺎطﯿﺴﯿﺔ واﻟﺤﺮارﯾﺔ ﻟﺴﺒﺎﺋﻚ ھﻮﺳﻠﺮ ) (Heuslerذات اﻟﺼﯿﻐﺔ اﻟﻜﻤﯿﺎﺋﯿﺔ Co2CrxFe1-xZ
) (Z= Al, Siﻓﻲ اﻟﻄﻮر L21اﺳﺘﻌﻤﻠﻨﺎ طﺮﯾﻘﺔ اﻷﻣﻮاج اﻟﻤﺴﺘﻮﯾﺔ اﻟﻤﺘﺰاﯾﺪة ﺧﻄﯿﺎ ﻓﻲ إطﺎر ﻧﻈﺮﯾﺔ داﻟﯿﺔ اﻟﻜﺜﺎﻓﺔ .ﻣﻦ أﺟﻞ اﻟﺨﺼﺎﺋﺺ اﻟﺒﻨﯿﻮﯾﺔ
اﺳﺘﻌﻤﻠﻨﺎ ﺗﻘﺮﯾﺐ اﻟﺘﺪرج اﻟﻤﻌﻤﻢ ) (GGAﻟﻤﻌﺎﻟﺠﺔ ﻛﻤﻮن ﺗﺒﺎدل-ارﺗﺒﺎط .ﻣﻦ أﺟﻞ اﻟﺨﺼﺎﺋﺺ اﻹﻟﻜﺘﺮوﻧﯿﺔ واﻟﻤﻐﻨﺎطﯿﺴﯿﺔ ,اﺳﺘﻌﻤﻠﻨﺎ ﺗﻘﺮﯾﺐ اﻟﺘﺪرج
اﻟﻤﻌﻤﻢ ( ) ,GGAﺗﻘﺮﯾﺐ اﻟﺘﺪرج اﻟﻤﻌﻤﻢ ﻻﻧﺠﯿﻞ-ﻓﻮﺳﻜﻮ ) (EV-GGAو اﻟﺘﻘﺮﯾﺐ اﻟﻤﻌﺪل ﻟﺒﺎك-ﺟﻮﻧﺴﻮن ) .(mBJﻧﺘﺎﺋﺞ ﻛﺜﺎﻓﺔ اﻟﺤﺎﻻت
اﻻﻟﻜﺘﺮوﻧﯿﺔ ) (DOSو ﻋﺼﺎﺑﺎت اﻟﻄﺎﻗﺔ ) (Bandﺗﺒﯿﻦ ان ھﺬه اﻟﻤﺮﻛﺒﺎت أﻧﺼﺎف ﻣﻌﺎدن ﻓﯿﺮوﻣﻐﻨﺎطﯿﺴﯿﺔ ) .(HMFوﻗﺪ ﺗﻢ اﺳﺘﺨﺪام ﻧﻤﻮذج
ﺣﻞ ﻣﻨﺘﻈﻢ ﻟﻠﺘﺤﻘﯿﻖ ﻓﻲ اﻻﺳﺘﻘﺮار اﻟﺪﯾﻨﺎﻣﯿﻜﻲ اﻟﺤﺮاري ﻟﮭﺬه اﻟﻤﺮﻛﺒﺎت و اﻟﺬي ﯾﺸﯿﺮ إﻟﻰ ﻓﺠﻮة ﻓﻲ اﺧﺘﻼط اﻻطﻮار .ﺗﻤﺖ دراﺳﺔ اﻵﺛﺎر اﻟﺤﺮارﯾﺔ
ﺑﺎﺳﺘﺨﺪام ﻧﻤﻮذج دﯾﺒﺎي ﺷﺒﮫ اﻟﺘﻮاﻓﻘﻲ داﺧﻞ اﻻھﺘﺰازات اﻟﺒﻨﯿﻮﯾﺔ .أﺛﺎر درﺟﺔ اﻟﺤﺮارة واﻟﻀﻐﻂ ﻋﻠﻰ اﻟﺴﻌﺔ اﻟﺤﺮارﯾﺔ ،درﺟﺎت اﻟﺤﺮارة دﯾﺒﺎي
واﻻﻧﺘﺮوﺑﻲ ﺗﻢ ﺗﺤﺪﯾﺪھﺎ اﺑﺘﺪاءا ﻣﻦ داﻟﺔ ﻋﺪم اﻟﺘﻮازن ﻟﺠﯿﺒﺲ.