Propriétés des alliages Zn1-xMgxSeyTe1-y
Propriétés des alliages Zn1-xMgxSeyTe1-y
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THESE
Présentée en vue de l’obtention du diplôme de
DOCTORAT EN SCIENCES
Option : Matériaux
Par
LatifaTAIRI
Devant le jury :
Président: Sebti GHEMID Prof. Université de Annaba
Examinateurs:
Salima SAIB Prof. Université de M’sila
RahimaBOULECHFAR Prof. Université de Skikda
Said LAKEL Prof. Université de Biskra
Membre invité :
Menouba SLIMANI Prof. Université de Annaba
2018
Dédicace
A la mémoire de ma mère
J’adresse mes sincères remerciements et mon profond respect à tous les membres de
jury : Mme MenoubaSlimani, Professeur à l’Université de Annaba, Mme Rahima
BOULECHFAR, Maitre de conférences A à l’université de Skikda, Mme Salima SAIB,
Professeur à l’université de M’sila, Mr Said LAKEL, Professeur à l’université de Biskra à,
pour avoir accepté de juger ce travail et m’avoir fait l’honneur de participer à ma soutenance
de thèse.
Je veux saluer aussi l’ensemble de mes chers membres du laboratoire, pour leur
amitié et la bonne ambiance qu’ils font au sein du laboratoire, je cite en particulier Selma
Touam avec laquelle j’ai passé mes débuts dans les calculs, Samira Bendaif,
AkilaBoumaza,YousraMeghdoud , Souad Benlamari, RadouaneMahdjoubi. Un grand Merci à
MoufidaBoukhtouta qui m’a beaucoup encouragé.
Je remercie du fond du cœur mes parents, mes sœurs, de m’avoir encouragé, soutenu,
cru en mes capacités et d’être de tout temps à mes côtés le long de ces années d’études
Abstract
First-principles calculations are performed to study the structural, electronic and
thermodynamic properties of Zn1-xMgxSeyTe1-yalloys using the full potential-linearized
augmented plane wave method (FP-LAPW) within the density functional theory (DFT). In
this approach the Perdew-Burke-Ernzerhorf generalized gradient approximation (PBE-GGA)
was used for the exchange-correlation potential. Moreover, the modified Becke Johnson
approximation (mBJ) was also used for band structure calculations. First for the MgX binary
compounds various phases were considered in order to confirm the most stable one and to
predict the transition pressure between different phases. The lattice constant for theternary
alloys exhibits a small deviation from the Vegard's law. The microscopic origins of the gap
bowing were explained by using the approach of Zunger and co-workers. The bowing of the
fundamental gap versus composition predicted by our calculations is in good agreement with
available theoretical data. In addition, we have studied the thermal properties of these alloys
using the Debye model implemented in Gibbs program. Finally, the energy band gap of Zn1-
xMgxSeyTe1-y quaternary alloys lattice matched to InAs and ZnTe substrats was investigated.
To our knowledge this is the first quantitative theoretical investigation on Zn1-xMgxSeyTe1-y
quaternary alloys and still awaits experimental confirmations.
Keywords:
Zn1-xMgxSeyTe1-y Quaternary alloys, Functional density (DFT), Approximation of the
generalized gradient (PBE-GGA) , mBJ approximation, InAs and ZnTe substrates
Résumé
Nous avons effectué des calculs de premier principe dans le but d’étudier les propriétés
structurales, électroniques et thermodynamique des alliages quaternaires Zn1-xMgxSeyTe1-y.
Nous avons utilisé la méthode des ondes planes augmentées et linéarisées (FP-LAPW) dans le
cadre de la théorie de la fonctionnelle de la densité (DFT). Dans cette approche,
l’approximation du gradient généralisé PBE-GGA a été utilisée pour le traitement du potentiel
d’échange et corrélation. Cependant, l’approximation mBJ a été utilisée dans le calcul des
structures de bandes. Premièrement, pour les composés binaires MgX. Plusieurs phases ont
été considérées afin de déterminer la plus stable phase adoptée par ces composés et ainsi
prédire les pressions de transition entre différentes phases. Le paramètre du réseau pour les
alliages ternaires présents une faible déviation par rapport à la loi de Vegard. Les origines
physiques du paramètre du désordre ont été expliquées par l’approche de Zunger. Pour le gap,
le facteur du désordre déterminé par nos calculs concorde bien avec celui déterminé dans la
littérature. Nous avons calculé les propriétés thermiques à l’aide du modèle de Debye
implémenté dans le programme Gibbs. Finalement, le gap énergétique de l’alliage quaternaire
Zn1-xMgxSeyTe1-y adapté aux aux substrats InAs et ZnTe a été également étudié. A notre
connaissance, c’est le premier travail théorique sur cet alliage quaternaire qui nécessite une
confirmation expérimentale.
Mots clés:
Alliages quaternaires Zn1-xMgxSeyTe1-y, Fonctionnelle de la densité (DFT), Approximation du
gradient généralisé PBE-GGA, Approximation mBJ , Substrats InAs et ZnTe
ملخص
في ھدا البحث قمنا بدراسة لخواص البنيوية ،اإللكترونية والديناميكا الحرارية للخليط الرباعي Zn1-xMgxSeyTe1-y
ومركباته وباستعمال طرق المبادئ األولى حيث استعملنا طريقة األمواج المستوية FP-LAPWفي إطار نظرية دالة
الكثافة DFTتم استعمال تقريب التدرج المعمم ) (PBE-GGAلحساب كمون التبادل واالرتباط .زيادة على ذلك و لحساب
أشرطة الطاقة قمنا باستعمال التقريب .mBJأوال ،قمنا بتحديد أطوار كل العناصر المزدوجة وتحديد الضغط أالزم لالنتقال
ما بين األطوار .قمنا بحساب أشرطة الطاقة لألطوار المستقرة بالنسبة للمركبات والخالئط حيث تبين أنھم أنصاف نواقل.لقد
تمت دراسة تعلق وسيط الشبكة ،معامل االنضغاطية والفجوة الطاقية بالتركيز .بالنسبة للخالئط تم اعتماد قانون Végard
لحساب انحراف وسيط الشبكة وطريقة قانون التعلق الخطي) (LCDلحساب انحراف معامل اإلنضغاطية .بالنسبة للفجوة
الطاقية ،المعامل ) (Bowingالمتحصل عليه في حساباتنا يتفق مع الحسابات المتحصل عليھا في بحوث أخرى .فيزيائيا،
تم تفسير المعامل ) (Bowingبواسطة طريقة .Zungerاخيرا قمنا بحساب فجوة الطاقة للخليط عند استعمال كل من
InAsو ZnTeكمسند له substrat
vi
INTRODUCTION GENERALE
I.1. Introduction……………………………………………………………………………......5
vii
I.8.2. Première zone de Brillouin pour la structure hexagonale………………………………15
Références……………………………………………………………………………………17
II.1. Introduction……………………………………………………………………………20
b. 1. Approximation PBE-GGA………………………………………………………………27
b. 2. Approximation WC-GGA……………………………………………………………….28
Références…………………………………………………………………………………...31
viii
CHAPITRE III méthode des ondes planes augmentées et linéarisées (FP-LAPW) et code
simulation WIEN2K
[Link]……………………………………………………………………………. 33
Références……………………………………………………………………………………42
IѴ.1. Introduction…………………………………………………………………………….44
IѴ.5.Résultats et discussions…………………………………………………………………47
IѴ.[Link]és binaires…………………………………………………………………….47
ix
IѴ.5.1.3. Propriétés électroniques……………………………………………………………58
IѴ.7.3 Etude du quaternaire Zn1-xMgxSeyTe1-y adapté aux substrats ZnTe et InAs …………75
Références………………………………………………………………………………......78
CONCLUSION GENERALE……………………………………………………………...80
x
LISTE DES TABLEAUX
Chapitre I
Tableau I-1 Extrait du tableau périodique illustre les éléments de notre étude. 7
Tableau І-2 La configuration électronique et le nombre atomique des éléments
8
étudiés.
Chapitre IѴ
x
Gaps énergétiques des alliages ZnSexTe1-x, Zn1-x MgxSe, Zn1-
xMgxTe et MgSexTe1-x calculés par la PBE-GGA et mBJ, et
Tableau IѴ-9 65
comparés à d’autres valeurs théoriques.
xi
LISTE DES FIGURES
Chapitre I
Chapitre IѴ
Variation de l’énergie totale en fonction du volume du composé
Figure IѴ -1 48
ZnSe.
Variation de l’énergie totale en fonction du volume du composé
Figure IѴ -2 49
ZnTe.
xii
Variation de l'énergie totale en fonction du volume pour les phases
Figure IѴ -3 52
zinc blende, wurtzite, NaCl, NiAs, -BeO, 5-5, TiP et CsCl pour
MgSe.
zinc blende, wurtzite, NaCl, NiAs, -BeO, 5-5, TiP et CsCl pour
MgTe.
xiii
au substrat ZnTe, en fonction de la composition x calculé par PBE- 77
GGA.
Variation du gap énergétiques de l’alliage Zn1-xMgxSeyTe1-y adapté
Figure IѴ-16 77
au substrat InAs, en fonction de la composition x calculé par la
PBE-GGA.
xiv
Introduction générale
Introduction Générale
Les propriétés optoélectroniques des semi-conducteurs ont fait l’objet d’intenses recherches et
d’un intérêt technologiquecesderniers temps en raison de leurs nouvelles [Link]
semi-conducteurs de type II-IV présentant un intérêt pratique car leur champ d’application est très
vaste et tous les dispositifs de ces semi-conducteurs peuvent être caractérisés et identifiés plus ou
moins précisément. La plupart des semi-conducteurs II-VI se caractérisent par une bande interdite
supérieure à [Link] semi-conducteurs II-VI à large bande interdite sont adaptés pour les applications
telles queles diodes lasersopérant dans la région visible du spectre,ceux à petite bande interdite sont
utilisés dans la fabrication de détecteurs infrarouge [1].Les chalcogénures de magnésium MgS,
MgSe et MgTe qui font l’objet de ce travail, sont des semi-conducteurs à large gap et
possèdent un impact technologique important en raison de leurs diverses applications en
optoélectronique [2]etdansles dispositifs luminescents[3]. Ces composés peuvent cristalliser
dans plusieurs structures telles que la structure NaCl (B1), zinc-blende (B3), wurtzite (B4) et
NiAs (B8).Ces matériaux ont été largement étudiés expérimentalement et théoriquement,
cependant il existe des données controversées à propos de la structure et de leur état
fondamental à haute pression en raison de la très petite différence d’énergie entre les
différentes phases qu’adoptent ces matériaux.
Le séléniure de zinc (ZnSe) et le tellurure de zinc (ZnTe) sont parmi les matériaux semi-
conducteurs du groupe II-VI les plus importants en raison de leur vaste potentiel
d’applications dans différents dispositifs optoélectroniques spécifiquement les diodes laser
émettant de la lumière visible et dans la région bleue du spectre. Ils sont aussi largement
utilisés pour leur grande efficacité dans les cellules photovoltaïques[4]. L’incorporation de
l’élément Mg dans les composés affecte fortement les propriétés physiques de ces matériaux.
Les avantages de l’incorporation de ce dernier sontle renforcement des réseaux fortement
ioniques, avec des effets concomitants sur la génération et la propagation des défauts, ainsi
que la durée de vie des dispositifs [5-6].
Les alliages semi-conducteurs II-VI sont utilisés dans les dispositifs optoélectroniques, allant
du bleu au proche ultraviolet de la région spectrale [8] et sont également utilisés pour
1
fabriquer des rayons X et les rayons détecteursɣ [9,10].Les alliages ternaires et quaternaires
Zn1-xMgxSeyTe1-y ou l’élément Mg est incorporé sont très attractifs.
Des études théoriques et expérimentales ont été réalisées sur les alliages ternaires Zn1-
xMgxSe[11], Zn1-xMgxTe[12], ZnSexTe1-x [13]. Par contre aucun travail théorique ou
expérimental n’a été effectué sur les propriétés physiques des alliages ternaires MgSexTe1-x
et les quaternaire Zn1-xMgxSeyTe1-y adapté au substrat InAs. Nous verrons en conclusion que
ce travail ouvre des perspectives intéressantes, notamment dans l’étude de la transition de
phase et d’aboutir à une meilleure compréhension des propriétés structurales, électroniques et
thermodynamiques des alliages Zn1-xMgxSeyTe1-y à partir d’une étude théorique en utilisant la
méthode des ondes planes augmentées et linéarisées (FP-LAPW) dans le cadre de la densitéde
la fonctionnellede la théorie(DFT).Après cette introduction, lathèse s’articulesurquatre
chapitres:
Le premier chapitre traite une recherche bibliographique sur les matériaux utilisés et décrit
leurs propriétés physiques générales.
Dans le quatrième chapitre, nous avons présenté les résultats de nos calculs relatifs aux
différentes propriétés pour les composés binaires, ainsi que les alliages ternaires et
quaternaires. Finalement, l’ensemble des résultats sont résumé dans la conclusion générale.
2
References
[1][Link], [Link], [Link]. [Link].B54: (1996) 17568.
3
Chapitre I
I.1. Introduction
5
Chapitre I les matériaux étudiés
Les chalcogénures de magnésium MgS, MgSe et MgTe sont des matériaux prometteurs pour
diverses applications. En effet un raison de leurs larges gaps énergétiques et leurs faibles
constantes diélectriques, ces matériaux peuvent être utilisés dans l’optique à longueur d’onde
bleue et ultraviolette aussi que dans l’électronique à haute température [15,16]. Les
chalcogénures de magnésium sont également un choix potentiellement bon pour les
revêtements protecteurs en raison de leur grand module de compressibilité, conductivité
thermique élevée, dureté et point de fusion élevé.Les alliages à base de magnésium comme
MgSexTe1-x ont été largement étudiés en raison de leurs applications en catalyse, en micro-
optoélectronique et en luminescence à faible luminosité diélectrique[17, 18].
[Link] de phase
Les deux composés ZnSe et ZnTe se cristallisent dans les deux structures zinc-blende et
hexagonale mais ils sont plus stables dans la structure zinc-blende. Comprimés à haute
pression, la plupart des composés II-IV subissent une transition de la structure tétraédrique à
la structure NaCl [26,27]. La phase NaCl (B1) s’avère un semi-conducteur de gap indirect
[28,29], c’est ce qui a été confirmé par des calculs de premier principe [30]. Par contre les
chalcogénures de magnésium MgS, MgSe et MgTe cristallisent dans les quatre phases:
NaCl(B1), zinc-blende (B3), wurtzite (B4), et l'arséniure de nickel (B8), mais ils sont plus
stables dans la structure wurtzite.
6
Chapitre I les matériaux étudiés
La famille des semi-conducteurs II-VI est très vaste, notre étude concerne les composésII-VI
présentés en gras dans le tableau I.1. A l’exception des composés MgX, ces matériaux sont de
parfaits isolants à basse température, mais ils conduisent le courant à plus fortetempérature.
La structure électronique des matériaux de type II-VI présente un certain nombre de
particularités par rapportaux autres familles de semi-conducteurs: large gamme de bande
interdite,existance des transitions électroniques(métal/semiconducteur et gap direct/indirect),
etc. Dans ce travail, nous avons basé notre étude sur les composés semi-conducteurs de type
II-VI dans la structure zinc-blende pour les binaires ZnSe,ZnTe et wurtzite pour MgSe,
MgTe. Il sont formés des éléments des colonnes IIA(Mg),IIB(Zn) et VIA(S,Se,Te) du tableau
périodique de Mendeleϊev (tableau I.1). La configuration électronique et le numéro atomique
des atomes constituants les composés étudiés sont regroupés dans le tableauI.2.
Les composés étudiés appartenant à la famille II-VI sont les tellurures: ZnTe et MgTe. Les
atomes ne possèdent que deux électrons de valence sur leur dernière orbitale s contre six sur
les orbitales s et p du tellure (Te de structure électronique [Kr] 4d10 5s2 5p4). La liaison II-VI
résulte donc de l’hybridation sp3 des orbitales atomiques (liaison covalente) avec, en plus une
part ionique non négligeable qui provient de la différence de nature entre le tellure Te, très
électronégatif (anion), et l’élément II (cation) . La liaison II-VI est donc iono-covalente au
7
Chapitre I les matériaux étudiés
contraire de la liaison IV-IV (Si,Ge) qui est purement covalente. C’est cette ionicité qui va
conférer aux structure cristaline II-VI leurs propriétés remarquables : large bande interdite,
forte interactions coulombiennes. La structure cristalline de compacité maximale qui en
résulte(34°/°) est soit cubique (on parlera de la maille blende dite aussi sphalérite), soit
hexagonale (maille wurtzite) ( FigureI-1).
La structure cristalline d’un matériau est complètement décrite par les paramètres de son
réseau de Bravais, son groupe d’espace et la position des atomes dans la maille. Ces atomes se
répètent dans l’espace sous l’action de l’opération de symétrie du groupe d’espace et forment
ainsi la structure cristalline. La combinaison II-VI obéit à la règle ANB8-N et donne quatre
8
Chapitre I les matériaux étudiés
électrons de valence par atome créant ainsi des sites à réseau tétraédrique constitué par des
atomes communs dans le tétraèdre [31]. Chaque atome du groupe IIest entourépar quatre
atomes du groupe VI. Donc l’atome du groupe II occupe le centre du tétraèdre dont les
sommets sont occupés par les atomes de groupe VI et vice versa Figure (I-2).
La structure cristalline du tellurure de zinc ZnTe est une structure zinc-blende (FigureI-3).
Elle est constituée de deux sous-réseaux cubiques à faces centrées décalés l’un par rapport à
l’autre d’un quart de la grande diagonale du cube. Le premier sous-réseau est occupé par les
cations de la colonne II tandis que l’autre est occupé par les anions de la colonne VI. Les
atomes étant placés aux position (0, 0, 0) et (1/4,1/4,1/4 . Son groupe d’espace est le
Fm3m de numéro 225.
9
Chapitre I les matériaux étudiés
Ce type de structure est constitué d’un nombre égal d’ions de sodium et d’ions de chlorure
(Figure I-5) placés alternativement sur les points d’un réseau cubique simple, de telle sorte
que chaque ion possède six ions de l’autre espèce comme plus proches voisins. Son groupe
d’espace estFm3m de numéro 225. Le réseau de bravais de cette structure est cubique àfaces
centrées (CFC) dont la base comporte un atome de Na et un atome de Cl séparés par une demi
10
Chapitre I les matériaux étudiés
diagonale du cube. On trouve quatre fois cette base dans chaque cube élémentaire, les atomes
ayant les positions suivantes :
Cl: (0,0,0) ;(1/2,1/2,0 ;(1/2,0,1/2) ;(0,1/2,1/2)
Na : (1/2,1/2,1/2 ;(0, 0,1/2) ;(0,1/2,0) ; (1/2,0,0)
11
Chapitre I les matériaux étudiés
NiAs cristallise dans une maille hexagonale. Les atomes d’arsenic forment un réseau HC dont
tous les sites octaédriques sont occupés par les atomes de nickel. Une translation de type
(2⁄3 , 1⁄3, 1⁄4 conduit à la représentation de la maille origine sur Ni. Son groupe d’espace
est le P63/mmc de numéro 194, la structure est représentée sur la (Figure I-7). les atomes
étant placés aux positions:
1 2 1
As: (0, 0, 0) ; ( , , )
3 3 2
2 1 1 2 1 3
Ni: ( , , ) , ( , , )
3 3 4 3 3 4
Dans cette structure, les atomes S occupent les deux positions (0, 0, 0) et (1/3, 2/3, 3/4) et Mg
est situé en (1/3, 2/3, 0,117). Le matériau MgS adapte le groupe d’espace P42/mnm de
numéro 136. La structure cristalline est représentée sur la (figure I-8).
12
Chapitre I les matériaux étudiés
Les atomes Mg et S dans MgS de groupe d’espace P63/mmc de numéro 194ayant les
coordonnées suivantes (1/3, 2/3,1/4) et (1/3, 2/3, 3/4) respectivement, la structure est
représentée sur la figure I-9.
Ce matériau cristallise dans le groupe d’espace P63/mmc de numéro 194. Les coordonnés des
atomes Mg sont données par(0.8256, 0.1744, 0.5) et celles de S sont données par(0.8128,
0.8128, 0.5), la structure est représentée sur la figure I-10.
13
Chapitre I les matériaux étudiés
La première zone de Brillouin d’un atome représente le plus petit volume délimité par des
surfaces issues de l’ensemble des points équidistants de l’atome et de ses proches [Link]
physique du solide, la notion de zone de Brillouin est nécessaire pour décrire les propriétés
physiques d’un cristal dans lequel la symétrie de translation joue un rôle important [32]. Cette
théorie permet de préciser la distribution des niveaux d’énergie et la maille primitive de
Weigner Seitz qui représente la première zone de Brillouin [33].
14
Chapitre I les matériaux étudiés
2
Lest le centre d’une face hexagonale de l’octaèdre dont les coordonnées sont : k l 1,1,1
a
2 1
Wse trouve sur l’un des sommets des faces carré[Link] coordonnées sont : k w 0 , ,1
a 2
Z est situé sur la ligne qui joint le centre d’une face carrée à l’un des coins de l’octaèdre de
2 1
coordonnées : k z 1, ,1
a 2
La première zone de Brillouin d’une maille hexagonale est une maille hexagonale (figureI-
9).Les points de haute symétrie sont:
Γ:se situe au centre de la première zone de Brillouin avec les coordonnées k 0 ,0 ,0 .
15
Chapitre I les matériaux étudiés
M:se trouve au centre de la face rectangulaire dont les coordonnées sont (0,1/2,0).
A est le milieu de la face hexagonale de coordonnées (0, 0,1/2).
K représente le milieu d'une arête joignant deux faces rectangulaires de coordonnées
(1/3,1/3 ,0).
Lse trouve sur le milieu d'une arête joignant une face hexagonale et une face rectangulaire de
coordonnées (0, 1/2,1/2).
H représente le sommet de coordonnées (1/3,1/3, 1/2)
16
Chapitre I les matériaux étudiés
Références
17
Chapitre I les matériaux étudiés
18
Chapitre II
Concepts théoriques
Théorie de la Fonctionnelle de la
densité DFT
Chapitre II Théorie de la fonctionnelle de la densité DFT
II.1. Introduction
La compréhension des différentes propriétés des matériaux consiste à étudier le système
d’électrons et de noyaux fortement interagissant qui le constituent. La description quantique
d'un système moléculaire ou cristallin est basée sur 1'équation de Schrödinger.
Malheureusement la résolution de l’équation de Schrödinger pour un tel système est
extrêmement difficile, il faut donc faire recours à diverses approximations. Parmi les
méthodes ab initio, la théorie de la fonctionnelle de la densité (DFT),développée par
Hohenberg et Kohn[1].est une méthode appropriée à la modélisation des solides, de par la
simplification qu’elle apporte aux équations de la mécanique quantique. Nous présentons les
fondements théoriques de la DFT dans ce chapitre.
Un solide est constitué de deux types de particules : les électrons et les noyaux. Si on désigne
par r1, r2 .............., rk, les coordonnées spatiales des électrons qui constituent le système
cristallin et par R1,R2 ...........,Rk , celles des noyaux, on peut représenter l’état d’un système
par l’équation stationnaire de Schrödinger :
H E (II-1)
20
Chapitre II Théorie de la fonctionnelle de la densité DFT
ZA
Vne
i A RAi
Veeest l’énergie potentielle de répulsion entre les électrons :
1
Vee
i j rij
L’équation obtenue (II-3) est plus simple que l’originale (II-2), mais la difficulté de
déterminer les termes Vee correspondants aux interactions électrostatiques entre les différents
électrons [Link] approche considère que les électrons se déplacent dans le champ de
noyaux fixes et ceci ne suffit pas de résoudre l’équation de Schrödinger à cause de la
21
Chapitre II Théorie de la fonctionnelle de la densité DFT
dépendance des mouvements des électrons et la présence des interactions. C’est pourquoi elle
est souvent couplée à l’approximation de Hartree[3].
En 1928, Hartree [3] fut le premier à proposer une approximation qui consiste à considérer
que les électronssont indépendants les uns des autres dans un potentiel central dû aux autres
électrons et auxnoyaux. Donc cette approximation ramène le problème à N corps en
interaction à celui d’un problèmed’électrons indépendants.
La fonction d'onde à N électrons ψ(r1,r2,…rN) est séparable en un produit de fonctions d'ondes
à un seul électron ψi(ri). Cette approximation consiste à chercher les fonctions propres de H
sous la forme approchée:
L’approximation de Hartree est basée sur l’hypothèse d’électrons libres ce qui revient à ne pas
tenir compte des interactions entre les électrons et des états de spin. Ceci a deux conséquences
importantes:
- La répulsion coulombienne totale Vee du système électronique est surestimée.
- Le principe d’exclusion de Pauli n’est pas pris en compte.
Pour corriger ce défaut, Fock[4] a proposé le principe d’exclusion de Pauli, donc la fonction
d’onde électronique s’écrit sous la forme d’un déterminant de Slater composé de spinorbitales
mono-électroniques qui respecte l’antisymétrie de la fonction d’onde :
1 ( x1 ) . . N ( x1 )
1 . . . .
HF ( x1 ,...x N ) (II-5)
N! . . . .
1 ( xN ) . . N ( xN )
1
Où est la constante de normalisation.
N!
Cette approximation conduit à de bons résultats, notamment en physique moléculaire, elle ne
peut donc traiter que des systèmes avec peu d’électrons comme les petites molé[Link] ne
tient pas compte des effets de corrélations électroniques, et pour le traitement des systèmes
étendus comme les solides, elle est difficile à appliquer [5].
En 1964, Hohenberg et Kohn[6]ont formulé et démontré deux théorèmes qui ont donné les
bases mathématiques pour le développement des méthodes DFT modernes. Cette approche
(DFT) s’applique à plusieurs particules en interaction et évoluant dans un potentiel externe.
Théorème 1 :
Hohenberg-Kohnont prouvé que l’énergie électronique de l’état fondamental E0 et toutes les
autres propriétés électroniques de l’état fondamental sont uniquement déterminées par la
connaissance de la densité électronique ρ(r) en chaque point r.L’énergie totale du système à
l’état fondamental est également une fonctionnelle unique universelle de la densité
électronique, telle que :
E = E [ρ (r)] (II-6)
23
Chapitre II Théorie de la fonctionnelle de la densité DFT
Théorème 2 :
Ce théorème montre que la fonctionnelle d’énergie E(ρ) est minimale quand une densité
électronique quelconque ρ(r) correspond à la densité électronique de l’état fondamental ρ0(r).
Les autres propriétés de l’état fondamental sont aussi fonctionnelles de cette densité:
E 0 min E (II-7)
où
ρ0: la densité de l’état fondamental.
Où Vext représente le potentiel externe agissant sur les particules et F(ρ) représente la
fonctionnelle universelle de Hohenberg et Kohn avec:
F r T V (II-9)
Toutes les propriétés d’un système défini par un potentiel externe Vext peuvent être
déterminées à partir de la densité électronique de l’état fondamental. Cependant, il reste un
problème à régler, comment récrire un formalisme analytique exact de la fonctionnelle F(ρ)
pour un système à N électrons interagissants.
L’objectif atteint est celui d’avoir substitué au système réel à plusieurs particules en
interaction un autre système modèle ou les particules sont sans interaction mais dont la
densité est la même que celle du système réel. L’équation de Schrödinger est donc reformulée
en termes de ce que l’on convient d’appeler l’équation de Kohn et Sham,qui est en fait une
équation de Schrödinger avec un potentiel effectif dans lequel des quasi-particules se
dé[Link] équations de Kohn et Sham[6] sont couplées par la densité électronique qui est
définie par la relation suivante :
2
r i1 i r (II-10)
N
24
Chapitre II Théorie de la fonctionnelle de la densité DFT
meilleure densité ρà travers un cycle auto-cohérent Kohn et sham, ont montré que la vraie
densité est donnée par la solution auto cohérente (self consistent) de l’ensemble des équations
à une particule de type Schrödinger, appelées équations de Kohn et Sham:
2 2
i Veff r i r i i r i (II-11)
2me
Avec :
Veff r Vext dr
r'
dr Vxc r (II-12)
r r
Oùle potentiel d’échange et corrélation Vxc r est donné par la fonctionnelle dérivée :
E xc r
Vxc r (II-13)
r
25
Chapitre II Théorie de la fonctionnelle de la densité DFT
locale de r , définie en un point r , elle dépend faiblement des variations de la densité
autour de ce point r [7,8].
L’approche de la densité locale[9] est fondée sur le modèle du gaz uniforme d’électrons et
constitue l’approche la plus simple pour l’énergie d’échange et de corrélation. Celle-ci est
décrite comme suit:
E xcLDA r r xcLDA r d 3 r (II-15)
Où E xcLDA r désigne l’énergie d’échange-corrélation pour un gaz homogène d’électrons, de
densité ρ. Le potentiel d’échange-corrélation lui correspondant est:
V LDA
r
r xcLDA r
(II-16)
xc
r
Enfin, le terme E xcLDA r de la relation (II-16) peut être approximé par une somme de deux
contributions (cas linéaire), l’une correspondant au terme d’échange, l’autre au terme de
corrélation :
xc r x r c r (II-17)
1
3 3 r 3
x r (II-18)
4
La partie corrélation c r , quant à elle, ne peut pas être exprimée de manière exacte. Pour
cela, des paramétrisations de fonctionnelles d’échange-corrélation ont été développées par
Wigner [10], Vosko-Wilk-Nussair[11], Perdew-Zunger[12] à l’aide de calculs Monté-carlo
quantiques variationnels (Variational Quantum Monté-Carlo VQMC) effectués par Ceperley
et Alder[13].
La plupart des corrections qui ont été introduites à la LDA reposent sur l’idée qui consiste à
tenir en compte les variations locales de la densité. Pour cette raison, le gradient de la densité
électronique a été introduit conduisant à l’approximation du gradient généralisé (GGA,
generalized Gradient Approximations), dans laquelle l’énergie d’échange et de corrélation est
fonction de la densité électronique et de son gradient:
26
Chapitre II Théorie de la fonctionnelle de la densité DFT
E xcGGA r r xc r , r d 3 r (II-19)
Où xc r , r représente l’énergie d’échange-corrélation par électron dans un système
E xcPBE r r xcLDA r Fx ( s ) dr (II-20)
Et s= kF=
Où k=0.804 et b=0.21951
LDA
EcPBE r r C H (r s , t ) dr (II-21)
-1
A= [exp , t= , ks =
Toutes les conditions auxquelles satisfont ces paramètres ont été données par Perdewet al
[17].
27
Chapitre II Théorie de la fonctionnelle de la densité DFT
Les deux approximations GGA et LDA sont connues par la sous-estimation de la valeur du
gapénergétique, qui est essentiellement due à la corrélation qui est jugé trop simple. Engel et
Vosko[19] en considérant la sous estimation du gap énergétique ont construit une nouvelle
forme de la GGA capable de mieux reproduire le potentiel d’échange et corrélation. Cette
approche conduit à une meilleure séparation de bandes. Cependant, dans cette méthode, les
quantités qui dépendent d’une description efficace de l’énergie d’échange tel que le volume
d’équilibre sont en mauvaise concordance avec l’expérience. Cette nouvelle forme EV-
GGAs’avère meilleure pour le calcul dugap, mais malheureusement elle demeure insuffisante
si on s’intéresse aux calculs de l’énergiefondamentale en fonction des paramètres structuraux.
Tran et Blaha[19] proposent dans leur article publié le 3 Juin 2009 dans
physicalReviewLetters, une version modifiée de la fonctionnelle de Becke et Johnson
[20]notée [Link] dernière a prouvé rapidement son efficacité pour le calcul des gaps
énergétiques par rapport aux fonctionnelles les plus souvent utilisées tel que la LDA [6] et la
GGA [15]. Le potentiel de Becke-Johnson s’écrit sous la forme :
(II-23)
28
Chapitre II Théorie de la fonctionnelle de la densité DFT
c=
où les j r sont les fonctions de la base et les Cij sont les coefficients du développement en
série de i r . La résolution des équations de KS pour les points de symétrie dans la première
zone de Brillouinpermet de simplifier les calculs. Cette résolution se fait d’une manière
itérative en utilisant un cycle d’itérations auto-cohérent illustré par l’organigramme de la
Figure I.1. Ceci est réalisé en injectant la densitéde charge initiale ρinpour diagonaliser
l’équation séculaire :
H i S Ci 0 (II-25)
OùH représente l’hamiltonien et Sestla matrice de recouvrement. Ensuite, la nouvelle densité
de charge est construite avec les vecteurs propres de cette équation séculaire en utilisant
la densité de charge totale qui peut être obtenue par une sommation sur toutes les orbitales
29
Chapitre II Théorie de la fonctionnelle de la densité DFT
occupées(II-11).Si les calculs ne convergent pas, on mélange les deux densités in et out de
la manière suivante :
i i
i 1 1 in out (II-26)
in
30
Chapitre II Théorie de la fonctionnelle de la densité DFT
in
Boucle sur K
[ ]
Déterminer EF
Boucle sur K
Calculer out r
Mélanger
Non Oui
out , in Converge ? Stop
31
Chapitre II Théorie de la fonctionnelle de la densité DFT
Références
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32
Chapitre III
Méthode des Ondes Planes
Augmentées et LinéariséesFP-LAPW
Code de simulationWIEN2K
Chapitre III La méthode des ondes planes augmentées et linéarisées FP-LAPW
III.1. Introduction
Les chercheurs ont développé des méthodes basées sur des concepts théoriques appelées
méthodes de premier principe, parmi lesquellesnous pouvons citer trois groupesde méthodes
pour la résolution de l’équation de Schrödinger et basées sur la théorie de l’afonctionnelle de
la densité (DFT):
Les méthodes basées sur une combinaison linéaire d’orbitales atomiques (LCAO) [1,
2], utilisables par exemple pour les bandes «d» des métaux de transition.
Les méthodes dérivées des ondes planes orthogonalisées (OPW) [2, 3] mieux adaptées
aux bandes de conduction de caractère « s-p » des métaux simples.
Les méthodes cellulaires du type ondes planes augmentées (APW) [4] et la méthode de
lafonction de Green de Korringa, Kohn et Rostoker (KKR) [5, 6] applicables à une
plus grandevariété de matériaux.
34
Chapitre III La méthode des ondes planes augmentées et linéarisées FP-LAPW
RMT
1
12 C G e
i (G k ) r
r R
G
(r ) (III-1)
Alm U l ( r )Y lm ( r ) r R
lm
où est le rayon de la sphère MT, Ω le volume de la cellule, CGet Alm les coefficients du
développement en harmoniques, Ylmsont les harmoniques sphériques, Ul(r) est la solution
régulière de l’équation de Schrödinger pour la partie radiale et est donnée par:
d 2 l(l 1)
2 2 V (r) El rUl (r) 0 (III-2)
dr r
oùEl est l’énergie de linéarisation et V(r) est le potentiel Muffin-Tin. Les fonctions radiales
définies par l’équation (III-2) sont automatiquement orthogonales à chaque état propre du
même hamiltonien qui disparaît sur la limite de la sphère [11]. Ceci peut être observé à partir
de l’équation de Schrödinger suivante:
d 2 rU1 d 2 rU2
( E2 E1 )rU1U2 U2 U1 (III-3)
dr2 dr2
oùU1 et U2 sont les solutions radiales correspondantes aux énergies E1 et E2, respectivement.
35
Chapitre III La méthode des ondes planes augmentées et linéarisées FP-LAPW
Pour assurer la continuité de la fonction (r) à la surface de la sphère MT, les coefficients Alm
doivent être développés en fonction des coefficientsCG des ondes planes existantes dans les
régions interstitielles. Ainsi après les calculs:
4i l
C
Alm 1
j ( K g R )Y lm (K G) (III-4)
G l
U l (R )
2
La méthode LAPW[7, 8] est une méthode destinée à résoudre les équations de Kohn et
Shampour trouver la densité de l’état fondamental, l’énergie totale et les valeurs propres d’un
système à plusieurs électrons, en introduisant des bases spécialement adaptées au
problè[Link] la méthode LAPW, les bases à l’intérieur de la sphère sont des combinaisons
linéaires de fonctions radiales U l r Ylm r et leurs dérivées par rapport à l’énergie U l r Ylm r .
Les fonctions Usont définies exactement comme dans la méthode APW avec El fixe
(Equation. III-3). La dérivée deUl par rapport à l’énergie satisfait à l’équation suivante:
d 2 l (l 1)
2 V (r ) E l r U l (r ) rU l (r ) (III-5)
dr r 2
36
Chapitre III La méthode des ondes planes augmentées et linéarisées FP-LAPW
Les fonctions d’onde ainsi augmentées deviennent les fonctions de base de la méthode (FP-
LAPW):
1
1 C G e i (G K ) r r R
2 G
(r ) (III-6)
A
U l ( r ) B lm U l ( r ) Ylm ( r ) r R
lm
lm
U l E , r U l El , r E El U l E , r 0 E El (III-7)
2
37
Chapitre III La méthode des ondes planes augmentées et linéarisées FP-LAPW
Les fonctions d’ondes augmentéesUl (r) et U l (r ) sont orthogonales à chaque état du cœur, et
elles sont strictement confinées dans la sphère MT. Mais cette condition n’est pas satisfaite,
sauf dans le cas où les états du cœur ne possèdent pas le même nombre l, et par conséquent,
on prend le risque de confondre les états de semi-cœur avec les états de valence. Ce problème
n’est pas traité par la méthode APW, alors que la non orthogonalité de quelques états de cœur
dans la méthode FP-LAPW exige un choix délicat du paramètre El. Dans ce cas, on ne peut
pas effectuer le calcul sans modifier [Link] solution est d’utiliser un développement en
orbitales locales. Cependant, cette option n’est pas disponible dans tous les programmes, et
dans ce cas, on doit choisir un rayon de la sphère le plus grand [Link], il faut
remarquer que les divers El devraient être définis indépendamment les uns des autres. Les
bandes d’énergie ont des orbitales différentes. Pour un calcul précis de la structure
électronique, El doit être choisie le plus proche possible de l’énergie de la bande si la bande a
le même l.
Le principe de la méthode LAPW est d’obtenir des énergies de bande précises au voisinage
des énergies de linéarisation El[13]. Dans la plupart des matériaux, il suffit de choisir ces
énergies au voisinage du centre des bandes. Il existe des matériaux pour lesquels le choix
d’une seule valeur El n’est pas suffisant pour calculer toutes les bandes d’énergie, c’est le cas
pour les matériaux ayant des orbitales 4f[16,17] et les métaux de transition [18,19]. C’est le
problème fondamental de l’état de semi-cœur qui est intermédiaire entre l’état de valence et
celui de cœur.
La méthode LAPWavec orbitales locales consiste à modifier les orbitales de sa base pour
éviter l’utilisation de plusieurs fenêtres, en utilisant une troisième catégorie de fonctions de
base. Le principe est de traiter l’ensemble des bandes à partir d’une seule fenêtre d’énergie.
Singh[15] a proposé une combinaison linéaire de deux fonctions radiales correspondant à
deux énergies différentes et de la dérivée par rapport à l’énergie de l’une de ces fonctions:
0 r R MT
(r )
Alm U l r , E l ,1 Blm U l r , E l ,1 C lm U l r , E l , 2 Y r
lm r R MT
(III-8)
38
Chapitre III La méthode des ondes planes augmentées et linéarisées FP-LAPW
où les coefficients Clm sont de la même nature que les coefficients Alm et Blm définis
précédemment. Par ailleurs, cette modification diminue l’erreur commise dans le calcul des
bandes de conduction et de valence.
III.2.4.2.Méthode APW+lo
1
1 G
C ei (G K ) r r R
G
2
(r ) (III-9)
Alm U l (r ) Blm U l (r ) Ylm (r ) r R
lm
- Des orbitales locales, mais d’un type différent de celui de la méthode LAPW+LO:
0 r R
( r )
(III-10)
lm
Alm U l ( r , El ) Blm U l ( r , El
) Ylm ( r )
r R
Dans un calcul, une base mixte LAPWet APW+lopeut être employée pour des
atomesdifférents et même pour des valeurs différentes du nombre l. En général, on décrit les
orbitalesqui convergent plus lentement avec le nombre des ondes planes (comme les états 3d
39
Chapitre III La méthode des ondes planes augmentées et linéarisées FP-LAPW
desmétaux de transition), ou bien les atomes ayant une petite taille de sphère avec la
baseAPW+loet le reste avec une base LAPW[20].
Dans la méthode des ondes planes augmentées et linéarisées à potentiel total (Full
PotentialLinearizedAugmented Plane Waves : FP-LAPW) [21] aucune approximation n’est
faite pour la forme du potentiel ni de la densité de charge. Ils sont plutôt développés en
harmoniques du réseau à l’intérieur de chaque sphère atomique, et en séries de Fourrierdans
les régions interstitielles. Ce qui est à l’origine du nom « Full-Potentiel »
Cette méthode assure donc la continuité du potentiel à la surface de la sphère MT et le
développe sous la forme suivante:
Vk eikr r R
k
V r
Vm r Ym r
(III-11)
r R
m
e
iKr
r R
r
K
K
Y r r rR (III-12)
lm lm
lm
40
Chapitre III La méthode des ondes planes augmentées et linéarisées FP-LAPW
NN: est un programme qui énumère les distances entre plus proches voisins, qui aide à
déterminer la valeur du rayon atomique de la sphère.
LSTART : Un programme qui génère les densités atomiques et détermine comment les
différentes orbitales sont traitées dans le calcul de la structure de bande, comme des états du
cœur avec ou sans orbitales locales.
SYMMETRY : Il génère les opérations de symétrie du groupe spatial, détermine le groupe
ponctuel des sites atomiques individuels, génère l’expansion LM pour les harmoniques du
réseau et détermine les matrices de rotation locale.
KGEN : Il génère une maille k dans la zone de Brouillin.
DSTART : Il génère une densité de départ pour le cycle SCF par la superposition des densités
atomiques générées dans LSTART.
Alors un cycle self consistant est initialisé et répété jusqu'à ce que le critère de convergence
soit vérifié. Ce cycle s’inscrit dans les étapes suivantes :
LAPW0 : Génère le potentiel pour la densité.
LAPW1 : Calcul les valeurs et les vecteurs propres.
LAPW2 : Calcul les densités de valence pour les vecteurs propres.
LCORE : Calcul les états du cœur et les densités.
MIXER : Mélange les densités d’entré et de sortie
41
Chapitre III La méthode des ondes planes augmentées et linéarisées FP-LAPW
NN LSTART
SYMMETRY
vérifier le non DSTART
calcul atomique
chevauchement Fichier struct Superposition des
des sphères
H nl Enl nl fichier densités atomiques
d’entrée
Densités
atomiques Fichier
KGEN
d’entrée
Génération
de la maille
k
LAPW0
Vc 8 Poisson
2
V xc
V Vc V xc
V VMT
LAPW1
LCORE
2
V k Ek k calcul atomique
H nl Enl nl
Ek k
core E core
LAPW2
val
Ek E F
kk
*
val
old
new
42
Chapitre III La méthode des ondes planes augmentées et linéarisées FP-LAPW
Référence
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43
Chapitre IѴ
Résultats et discussions
Chapitre IѴ Résultats et discussions
IѴ.1. Introduction
Ce chapitre est consacré à l’étude des propriétés structurales, électroniques et thermodynamiques des
composés binaires ZnTe, ZnSe, MgTe, MgSe et des alliages ternaires Zn1-xMgxSe, Zn1-xMgxTe,
MgSeyTe1-yet ZnSeyTe1-y. Nous terminons ce chapitre par l’étude des même propriétés des alliages
quaternaires Zn1-xMgxSeyTe1-yétant donné que ces derniers sont formés des composés binaires.
Unalliage est défini comme étant un mélange homogène de deux ou plusieurs matériaux. Il fut un
temps où le mot alliage était uniquement réservé aux métaux, cependant cette définition s'est très vite
associée à d'autres matériaux, notamment les semi-conducteurs. Les techniques modernes développées
telle que la croissance cristalline a permis la réalisation de plusieurs alliages binaires, ternaires et
quaternaires. L’avantage de ces alliages étend le domaine d’application optoélectronique grâce à
l’ajustement de plusieurs de leurs paramètres physiques.
L'intérêt de l’étude des semi-conducteurs est encore considérablement renforcé par la possibilité de
réaliser de nouveauxalliages. Nous savons par exemple obtenir des alliages binaires, ternaires, ou
quaternaires et qui sont identifiés de la façon suivante:
Ilest constitué de deux éléments A et Bsous la forme AB. Les quatre alliages binaires qui constituent
notre quaternaire sont: ZnSe, ZnTe, MgSe et MgTe.
IѴ.[Link] ternaire
Ce type d’alliages est composé de deux éléments binaires AB etAC, l'alliage formé peut être soit:
45
Chapitre IѴ Résultats et discussions
Il est également possible d'élaborer des composés quaternaires qui sont constitués de quatre éléments
binaires. Ces alliages peuvent être soit:
solutions quadratiques de la forme : A1-xBxCyD1-y
Des solutions triangulaires qui se divisent de leur part en deux classes :
-Des solutions purement anioniques : ABxCyD1-x-y
-Des solutions purement cationiques : AxByC1-x-yD
L’avantage des alliages quaternaires par rapport aux alliages binaires et ternaires réside dans la
possibilité d’ajuster de manière quasiment indépendante leur paramètre de maille et l’énergie de la
bande interdite en variant les deux compositions x et y. Il est donc théoriquement facile d’obtenir
l’énergie de bande interdite désirée tout en maintenant l’accord de maille avec le substrat. L’alliage
quaternaire étudié dans cette thèse est une solution quadratique: Zn1-xMgxSeyTe1-y. Les quatre
composés binaires qui constituent notre alliage quaternaire sont: ZnSe, ZnTe, MgSe, MgTe. Ils sont
obtenus pour les valeurs de x et y égales à 0 et 1, ZnTe(x = 0, y = 0) ; ZnSe (x = 0, y = 1), MgTe (x =
1, y = 0) et MgSe (x = 1, y = 1).En permutant x et y entre la concentration 0 et 1, nous obtenons ces
quatre binaires. Pour avoir les alliages ternaires et quaternaires, nous prenons des concentrations
appartenantà l’intervalle 0-1. Nous avons choisi les concentrations: 0,25, 0,50 et 0,75, un choix qui
nous a donné 12 alliages ternaires et 9 quaternaires. Nous aurons donc 21alliages classifiés comme
suit:
46
Chapitre IѴ Résultats et discussions
Le but de ce travail est l’étude des propriétés physiques des alliages binaires, ternaires et quaternaires
en utilisant la méthode des ondes planes augmentées et linéarisées (FP-LAPW)[1]basée sur la théorie
de la fonctionnelle de la densité (DFT)[2]et implémentée dans le code Wien2k[3]. Le potentiel
47
Chapitre IѴ Résultats et discussions
IѴ.5.Résultats et discussions
IѴ.[Link]és binaires
La structure adoptée par les composés binaires ZnSe, ZnTe est la structure zinc [Link] première
étape dans lescalculs ab-initioconsiste à déterminerles paramètres structuraux d’équilibre du matériau
étudié. La connaissance de ces informations nous permet d’accéder par la suite aux autres propriétés
physiques (stabilité des phases, électroniques, optiques, etc…). La procédure commune utilisée pour
déterminer les propriétés structurales à l’équilibre telles que le paramètre de maille a0, le module de
compressibilité B0 et sa dérivée B0’, consiste à évaluer l’énergie totale du système pour différentes
valeurs du paramètre de réseau. Les résultats obtenus sont ajustés à l’équation d’état de Murnaghan[8]
qui est donnée par l’expression suivante:
V / V B0
'
B V
E V 0 ' 0' 1 cste (IѴ-1)
B0 B0 1
48
Chapitre IѴ Résultats et discussions
2E
B0 V (IѴ-2)
V 2
Les figures suivantes IѴ-1etIѴ-2 illustrent la variation de l’énergie totale en fonction du volume pour
les composés binaires ZnSe et ZnTe.
-8452,810
ZnSe
-8452,812
-8452,814
Energie(Ry)
-8452,816
-8452,818
-8452,820
-8452,822
49
Chapitre IѴ Résultats et discussions
-17186,110
-17186,112
ZnTe
-17186,114
-17186,116
Energie(Ry)
-17186,118
-17186,120
-17186,122
-17186,124
50
Chapitre IѴ Résultats et discussions
Les résultats obtenus pour les grandeurs à l’équilibre telles que le paramètre de réseau et le module de
compressibilité sont rassemblés dans le tableau IѴ-2.
Tableau IѴ -2: Paramètre du réseau (en Å), module de compressibilité (en GPa), et sa dérivée pour
les composés ZnSe et ZnTe.
ZnTe 6.208 6.103a 6.074a, 6.198b, 6.054c 43.537 50.9j 51.75c, 47.7h
a
Ref[9],bRef[10],cRef[11], dRef[12], eRef[13],fRef[14],jRef[15], hRef[16].
Pour les deux autres composés binaires étudiés MgSe et MgTe, nous avons étudié leur stabilité de
phase, étant donné qu’ils peuvent adopter plusieurs phases selon les conditions de pression dans
lesquelles ils se trouvent. Il a été démontré théoriquement que, pour les solides binaires, il existe un
spectre dense de polymorphes encore inconnus qui se situent dans une gamme énergétiquement étroite
au-dessus de leurs états de phase, avec de très petites différences d'énergie totale entre différents
polymorphes [17,18]. Entre autre, ces composés peuvent cristalliser dans la structure NaCl (B1), zinc
blende (B3) ou la structure wurtzite (B4). Pour enrichir notre étude, nous avons considéré d’autres
phases à savoir NiAs (B8), CsCl (B2), -BeO, 5-5 et TiP. La structure -BeO est située
énergétiquement entre les structures wurtzite et zinc-blende comme a été prédit par Santhong et al [19]
pour le composé MgO. Les coordonnées des positions atomiques pour les structures optimisées
sontdonnées dans le tableau IV-3.
Tableau IѴ -3:Positions atomiques et groupe d’espace des structures étudiées.
51
Chapitre IѴ Résultats et discussions
Les figures (IV-3) et (IV-4) montrent la variation de l’énergie totale en fonction du volume pour les
composés MgSe et MgTe pour toutes les phases considérées. La phase stable pour chaque composé est
celle ayant l’énergie totale la plus faible. Il apparait à travers ces courbes, que les calculs GGA ont
donné la phase wurtzite (B4) comme phase stable pour ces matériaux. Cependant, nous remarquons
que les phases wurtzite et zinc-blende sont très proches du point de vue énergie totale, pour MgTe les
courbes sont presque confondues. Pour cette raison, ces matériaux ont été étudiés dans la phase zinc-
blende dans la majorité des travaux publiés [20].Ainsi desétudes expérimentales ont montré que le
composé MgTe adopte la structure hexagonale wurtzite[21, 22]. Egalement, cette phase a été montrée
dans des travaux théoriques basées sur l’approximation GGA [23], ce qui en accord avec nos résultats.
Pour le composé MgSe, nos résultats concordent avec ceux de Gökoğluet al[24]et Pandeyet al[25]
utilisant la méthode PAW (ProjectorAugmentedWavesPotentials) dans le cadre de l’approximation
GGA et des calculs Hartree-Fock, respectivement. Egalement, nos résultats concordent avec ceux de
l’expérience [26]. D'autre part, la structurewurtzite de MgSea été observée après le recuit de films
minces évaporés par bombardement d'électrons [27].Il est clair d’après les figures citées IѴ-3etIѴ-4,
que les couples NaCl-NiAs et wurtzite-zinc-blende ont des volumes d’équilibres proches ainsi que
leurs énergies d’équilibre, ceci est lié au mécanisme de liaison dans ces structures. Les structure zinc-
blende et wurtzite ont la coordination 4, par contre NaCl et NiAs ontla coordination [Link] similitude du
mécanisme de liaison dans ces structures conduit à des énergies totales identiques. Les structures CsCl
(B2), 5-5 et TiP sont des structures à haute pression.
52
Chapitre IѴ Résultats et discussions
Pour déterminer les propriétés d’équilibre pour les matériaux étudiés dans les différentes phases, nous
avons ajusté les courbes obtenues à l’équation d’état de Murnaghan. Les résultats obtenus pour les
grandeurs à l’équilibre tels que le paramètre du réseau et le module de compressibilité sont rassemblés
dans les tableauxIѴ-4 et IѴ-5. Nous avons aussi inclus dans ces tableaux les résultats expérimentaux
et les résultats théoriques obtenus par d’autres méthodes théoriques afin de les confronter à nos
résultats. Pour les structures wurtzite et NiAs, ayant une symétrie hexagonale et -BeO ayant une
symétrie tétragonale, en plus de l’optimisation du volume, nous avons également optimisé le rapport
c/a et le paramètre interne u.
FigureIѴ-3:Variation de l'énergie totale en fonction du volume pour les phases zinc blende, wurtzite,
-71581,6
-71581,8 MgSe
TiP
-71582,0
-71582,2
-71582,4
-71582,6
Energie (eV)
-71582,8
-71583,2
-71583,3
-71583,4
-BeO
-71583,5
-71583,6
240 280 320 360 400 440 480 520 560 600
3
Volume(a.u)
53
Chapitre IѴ Résultats et discussions
Figure IѴ-4:Variation de l'énergie totale en fonction du volume pour les phases zinc blende, wurtzite,
-190403,1
MgTe
-190403,4
iP
-190403,7
-190404,0
-190404,3
Energie(eV)
-190404,8
-190404,9
-190405,0
BeO
-190405,1
-190405,2
280 320 360 400 440 480 520 560 600 640 680 720
3
Volume (a.u)
54
Chapitre IѴ Résultats et discussions
Tableau IѴ-4:Paramètre du réseau (en Å), rapport c / a, paramètreinterne (en Å), module de
compressibilité (en GPa), sa dérivée par rapport à la pression et l'énergie d'équilibre E0 (eV) des
différentes phases considérées pour le composé MgSe.
a c c/a u B B’ E0
NaCl (B1)
Ce travail 5.512 60.203 3.969 -71583.497
Exp[10]] 5.47 62.8±1.6 4.1±0.1
Ref[49] 5.52 68.4 3.79
Ref[39] 5.51 61.0 4.14
Ref[23] 5.46 65.0 3.90
Ref[46] 5.401 68.3 4.15
CsCl (B2)
Ce travail 3.448 56.983 4.120 -71582.372
Ref[39] 3.45 58.9 4.20
Exp[10] 3.44 63.7 4.04
Ref[24] 3.44 62.5 4.10
Zinc-blende
(B3)
Ce travail 5.998 44.445 4.33 -71583.526
Ref[39] 5.99 45.30 4.17
Ref[46] 5.886 50.5 4.02
Ref[49] 6.02 48.1 4.17
Ref[24] 5.98 47.8 4.04
Exp[40] 5.89
Wurtzite
(B4)
Ce travail 4.251 6.889 1.620 0.3769 45.077 4.795 -71583.545
Ref[39] 4.28 6.76 1.578 43.9 4.32
Ref[49] 4.24 6.98 1.648 50.8 3.55
Ref[24] 4.24 6.84 1.614 50.0 3.94
Exp[50] 4.15 6.73 1.622
NiAs (B8)
Ce travail 3.879 6.447 1.661 0.3706 59.694 4.099 -71583.482
Ref[39] 3.88 6.42 1.655 61.5 4.28
Ref[24] 3.87 6.47 1.674 65.1 4.11
Ref[23] 3.82 6.37 1.667 67.0 4.15
-BeO
Ce travail 7.246 4.304 0.594 42.807 4.180 -71583.463
5-5Structure
Cetravail 4.314 9.728 2.254 28.680 4.248 -71582.928
TiPstructure
Cetravail 4.248 16.342 3.846 33.268 4.614 -71581.809
55
Chapitre IѴ Résultats et discussions
Tableau IѴ-5:Paramètre du réseau (en Å), rapport c / a, paramètreinterne (en Å), module de
compressibilité (en GPa), sa dérivée par rapport à la pression et l'énergie d'équilibre E0 (en eV) des
différentes phases considérées pour le composé MgTe.
a c c/a u B B’ E0
NaCl (B1)
Ce travail 5.980 45.795 4.089 -190405.052
Ref[39] 5.98 46.3 4.34
Ref[46] 5.86 52.0 4.10
Ref[24] 5.92 54.5 4.04
Ref[52] 5.84 53.3 4.35
Ref[23] 5.90 51.0 4.35
CsCl (B2)
Ce travail 3.714 45.115 4.071 -190404.112
Ref[39] 3.71 45.9 4.28
Ref[24] 3.68 49.5 4.20
Zinc-blende
(B3)
Ce travail 6.512 33.519 4.604 -190405.183
Ref[39] 6.51 34.1 4.30
Ref[46] 6.38 38.7 3.89
Ref[24] 6.44 38.0 3.96
Ref[23] 6.39 38.0 3.79
Exp[20] 6.36
Wurtzite (B4)
Ce travail 4.617 7.494 1.623 0.3765 34.656 3.367 -190405.190
Ref[39] 4.61 7.48 1.620 34.0 4.32
Ref[24] 4.53 7.41 1.635 42.8 3.82
Ref[23] 4.53 7.38 1.629 38.0 4.04
Exp[21] 4.55 7.39 1.625
Exp[20] 4.54 7.39 1.627
NiAs (B8)
Ce travail 4.238 6.876 1.622 0.376 45.998 4.201 -190405.087
Ref[39] 4.23 6.86 1.620 47.5 4.37
Ref[24] 4.18 6.84 1.635 58.3 3.89
Ref[23] 4.16 6.77 1.628 53.0 4.28
Exp[21] 6.0.6±5.4 4.1±0.3
-BeO
Cetravail 7.880 4.675 0.593 32.372 4.182 -190405.055
5-5 structure
Ce travail 4.693 9.889 2.107 23.113 4.329 -190404.540
TiPstructure
Ce travail 4.338 16.980 3.914 29.298 4.069 -190403.433
56
Chapitre IѴ Résultats et discussions
Il a été constaté à travers les résultats obtenus concernant les paramètres du réseau, le module de
compressibilité et sa dérivée, que pour toutes les structures étudiées, nos valeurs trouvées pour ces
grandeurs sont en bonne concordance avec celles obtenues théoriquement. Cependant, comparées aux
données expérimentales disponibles dans la littérature, nos valeurs sont légèrement surestimées, ce qui
est un comportement général de la GGA.
En appliquant une pression à un matériau cristallin, une nouvelle phase ou phases cristallines
apparaissent dans le matériau et la stabilité relative de deux ou plusieurs structures cristallines
nécessite naturellement des prédictions extrêmement précises. Sous l’action d’une pression, les
distances inter atomiques sont réduites, les forces entre atomes sont modifiées et l’énergie libre de
l’arrangement atomique change. Pour une certaine pression, le matériau change son arrangement
atomique en ayant une énergie libre minimale, nous disons que le matériau a changé de phase où il a
transité d’une phase à une autre. Pour discuter de la stabilité des structures cristallines et de la
transition de phase induite par la pression, il est théoriquement essentiel de calculer l'énergie libre de
Gibbs, qui est définie comme suit: G E pV TS .Puisque nos calculs sont effectués en utilisant la
théorie de la fonctionnelle de la densité (DFT) c’est-à-dire la température T est égale a0 K, l'énergie
libre se réduit à l'enthalpie H E pV . Pour une pression donnée, une structure stable est celle pour
laquelle l'enthalpie a sa valeur la plus basse. La pression de transition est celle où les enthalpies de
deux structures différentes sont égales.
Nous représentons sur les figures (IѴ-5) et (IѴ-6), les variations des enthalpies en fonction de la
pression pour les différentes structures considérées pourles composés MgSe et [Link] résultats des
pressions de transition de phase calculées sont énumérés dans le tableau (IV-6)qui contient également
les données expérimentales et théoriques disponibles dans la littérature. Pour le composé MgTe, la
pression de transition calculée de la phase wurtzite à NiAs est en excellent accord avec les résultats
expérimentaux de Li et al[23] et les calculs GGA de Gökoğluet al[24]. Les valeurs de pression de
transition obtenues pour MgS et MgSe sont des prédictions et peuvent être utiles pour des recherches
futures sur ces matériaux.
57
Chapitre IѴ Résultats et discussions
Pt (GPa)
Ce travail Autres calculs. Exp.
MgSe
(B4B1) 0.45
(B4B2) 22.29
(B4B8) 0.80
(B3B1) 0.32
MgTe
(B4B8) 1.16 1.1a 1-3.5b
(B4B1) 1.4
(B4B2) 11.86
(B3B1) 1.21
a
Ref [24], bRef[23].
Figure IѴ-5:Enthalpie calculée en fonction de la pression pour les structures étudiées de MgSe.
M
g
S
e
B
3
-71574
-71576
-71578
B
2
B
1
Enthalpie (eV)
-71580
-71582
-71584
-71586
B
4
-71588
B
8
-71590
-20 -10 0 10 20 30
Pression (GPa)
58
Chapitre IѴ Résultats et discussions
Figure IѴ-6:Enthalpie calculée en fonction de la pression pour les structures étudiées de MgTe.
-190396
M
g
T
e
-190398
B
1
-190400
B
8
Enthalpie (eV)
-190402
B
2
-190404
-190406
-190408
B
3
B
4
-190410
-15 -10 -5 0 5 10 15 20 25
Pression (GPa)
Nous étudions dans cette partie les propriétés électroniques des composés binaires. Cette étude est
focalisée sur le calcul des structures de bande afin de déterminer les gaps énergétiques des matériaux
étudiés dans les différentes structures considérées. La nature et la valeur du gap est importante dans les
applications technologiques. En physique du solide, les bandes d’énergies donnent les énergies
possibles d’un électron en fonction du vecteur d’onde k. A partir de l’équation de dispersion E(k) qui
représente une propriété très importante dans le cas des semi-conducteurs, ces propriétés électroniques
comprennent lesstructures de bandes, et les densités d’états.
Dans notre étude, nous calculons les bandes d’énergies des composés binaires MgSe, MgTe, ZnSe et
ZnTe le long des directions de haute symétrie dans la première zone de Brillouin, en utilisant les deux
approximations PBE-GGA et mBJ. Cette dernièrea été introduite dans nos calculs en plus de la PBE-
GGA dans le but d’améliorer les valeurs des gaps énergétiques sachant que l’approximationmBJ donne
des valeurs comparables à celles de l’expérimental. Les calculs PBE-GGA sont bien connus par leur
sous-estimation des gaps d’énergie pour la plupart des semi-conducteurs et des isolants[28, 29]. La
méthode mBJest conçue pour résoudre ce problème. Ellea montré pour une variété de semi-
59
Chapitre IѴ Résultats et discussions
conducteurs que les gaps obtenussont nettement meilleurs que ceux calculés par l’approximation GGA
comparativement aux données expérimentales correspondantes [7].Les composés ZnSe et MgSe, dans
la structure zinc-blende, possèdent un gap direct (Γ→Γ), le maximum de la bande de valence et le
minimum de la bande de conduction se situent au point Γ. Pour les composés MgSe et MgTe, étudiés
dans plusieurs phases, possèdent différents types de gap selon la structure considérée. Ils adoptent un
gap direct (Γ→Γ) dans les structures wurtzite, zinc-blende, -BeO et TiP par contre un gap indirect
(Γ→X), (Γ→K) et (Γ→M) est observé pour les structures NaCl, NiAs et 5-5, respectivement. Ces
composés ont un comportement métallique dans la structure [Link] figures IѴ-7 et IѴ-8 montrent
les structures de bande des composés ZnSe, ZnTe, MgSe et MgTe dans la structure zinc-blende en
utilisant l’approximation mBJ, du fait que les profils des courbes sont similaires avec de petites
différences. Les résultats numériques des gaps énergétiques obtenus pour ces composés relativement
aux structures considérées sont rassemblés dans le tableau IV-7, ils sont comparés à d’autres travaux
expérimentaux et théoriques publiés.
Il est clair d’après ce tableau, que les gaps calculés par l’approximation PBE-GGA sont sous-estimés
comparativement à ceux déterminés expérimentalement, ceci est un comportement bien connu de la
PBE-GGA [7]. En appliquant l’approximation mBJ, nous constatons clairement que les valeurs des
gaps sont améliorées et qui se rapprochent des valeurs expérimentales. Donc l’approximationmBJ a
résolu le problème lié aux gaps calculés par la DFT et ainsi constitue un outil efficace pour le calcul
des gaps énergétiques des semi-conducteurs [24, 39].
60
Chapitre IѴ Résultats et discussions
Figure IѴ-7:Structure de bande des composés ZnSe et ZnTe en utilisant l’approximation mBJ.
ZnSe ZnTe
Figure IѴ-8:Structure de bande des composés MgSe et MgTe en utilisant l’approximation mBJ
MgSe MgTe
61
Chapitre IѴ Résultats et discussions
CsCl Métallique(=0)
Wurtzite-
2.310 4.227
NiAs-K 2.234 3.483
-BeO- 2.516 4.038
5-5 structure -M 4.474 5.60
TiP structure - 0.018 0.993
MgTe
Zinc blende - 2.325 3.667 2.29o, 3.67i 2.615l, 2.32m, 2.50j
NaCl-X 0.450 1.457 0.414l, 1.20n
CsCl Métallique(=0)
a
Ref[31],bRef[14]; cRef[16], dRef[30], eRef[32],fRef[33],gRef[34].
h
Ref [35], iRef [36], jRef [37], kRef [38], lRef [39], mRef [24], nRef [40],oRef [41].
Les alliages semi-conducteurs ternaires présentent une large gamme de propriétés physiques qui
dépendent de la composition x dans le matériau et selon les nécessités de certaines applications [42].
Ils sont plus utilisés pour leurs structures de bandes notamment la variation de leurs gaps énergétiques
en fonction de la concentration. Les alliages ternaires II-VI de la forme A1-xBxC ont eu un intérêt
important en technologie à cause de leurs multiples applications [43, 44].
L’étude des propriétés structurales, électroniques et thermodynamiques des alliages ternaires
ZnSeyTe1-y, MgSeyTe1-y, Zn1-xMgxSe et Zn1-xMgxTe a été effectuée en utilisant les mêmes paramètres
62
Chapitre IѴ Résultats et discussions
que ceux utilisés pour les composés binaires (RMTKmax, lmax,RMT), à l’exception du nombre de points
spéciaux dans la zone réduite de Brillouin ou celui-ci a été pris égal à 125. Le potentiel d’échange et de
corrélation est traité par l’utilisation de l’approximation PBE-GGA. En plus de la PBE-GGA
l’approximation mBJ a été également utilisée pour le calcul des propriétés électroniques. Les alliages
ternaires ont été modélisés pour des compositions choisies (x = 0.25, 0.5 et 0.75) par des super cellules
répétées de huit atomes.
La procédure utilisée pour déterminer les paramètres structuraux des alliages ternaires ZnSeyTe1-y,
MgSeyTe1-y, Zn1-xMgxSeet Zn1-xMgxTe consiste à évaluer l’énergie totale calculée pour différents
volumes autour du volumed’équilibre et pour chaque concentration x= 0.25, 0.5 et 0.75. Les courbes
obtenues de l’énergie en fonction du volume E(V) ont été ajustées à l’équation d’état deMurnaghan.
Les résultats obtenus pour les paramètres structuraux des alliages ternaires à savoir le paramètre du
réseau à l’équilibre et le module de compressibilité sont rassemblés et comparés à d’autres résultats
théoriques disponibles dans le tableau IѴ-[Link] constatons que les valeurs calculées dans ce travail
sont en bon accord avec les valeurs calculées par d’autresméthodesthéoriques. Nous notons
l’absencede résultats expérimentaux relatifsà ces alliages dans la littérature, donc nos résultats sont
pré[Link] figure IѴ-7 représente les variations des paramètres cristallins et modules de
compressibilité des alliages ZnSeyTe1-y, MgSeyTe1-y, Zn1-xMgxSe, et Zn1-xMgxTe en fonction de la
concentration.
Nous constatons que les courbes varient presque linéairement avec les concentrations (x) montrant
ainsi une concordance entre les calculs DFT et la loi de Végard[45] qui suppose que la constante du
réseau varie linéairement avec la composition de l'alliage.
Nous avons calculé le facteur de désordre (bowing) du paramètre de réseau, en utilisant la forme
suivante: a ( Ax B1 x C ) xa AC (1 x ) a BC bx (1 x )
Où aAC et aBC sont les paramètres du réseau àl’équilibre pour les composés AC et BC respectivement.
Les paramètres de désordre (bowing) des alliages ternaires ZnSexTe1-x, MgSexTe1-x, Z1-xMgxSe et Zn1-
xMgxTe ont pour valeurs : -0.451Å, -0.442Å, 0.256Å (0.34Å[44],0.40Å[46]),0.31Å(0.56[44]Å,
0.60[45]A) respectivement. Cette déviation estdue à la différence entre les paramètres de réseau des
composés parents binaires ZnSe, ZnTe, MgSe et MgTe.
Par contre le module de compressibilité montre une déviation par rapport à la linéarité (bowing).
63
Chapitre IѴ Résultats et discussions
Figure IѴ-9: Variation du paramètre du réseau (a,c) et du module de compressibilité (b) en fonction
de la concentration x pour les alliages ternaires ZnSeyTe1-y, Zn1-xMgxSe, Zn1-xMgxTe et MgSeyTe1-y.
a b
6,5
6,4 14
ZnSexTe1-x
Paramètre du réseau(A°)
6,3
Paramètre du résau (A°)
Zn1-xMgxSe
6,2 Zn1-xMgxTe
MgSexTe1-x a
12 c
6,1
4,8
6,0
5,9
4,4
5,8
5,7 4,0
0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0 0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0
Composition(x) Composition (x)
64
Chapitre IѴ Résultats et discussions
(c)
62
60
58
ZnSexTe1-x
Cette section, traite l’étude des propriétés électroniques des alliages ternaires ZnSeyTe1-y, Zn1-xMgxSe,
Zn1-xMgxTe et MgSeyTe1-y. Pour ces alliages, les structures de bandes ont été calculées suivant les
directions de haute symétrie dans la première zone de Brillouin d’une maille cubique et hexagonale.
Les calculs ont été effectués en utilisant les paramètres du réseau à l’équilibre optimisés dans nos
précédents calculs. Les résultats obtenus pour les concentrations x= 0.25, 0.5 et 0.75 sont rassemblés
dans le tableau (IѴ-9). Il est à noter que les gaps calculés pour les alliages ZnSeyTe1-y, Zn1-xMgxSe,
Zn1-xMgxTe et MgSeyTe1-y sont directs dans la direction (→). En comparant nos résultats avec les
données disponibles dans la littérature, il apparaît du tableau IѴ-9 que les valeurs des gaps calculés par
notre méthode sont en très bon accord avec les autres travaux publiés utilisant à l’approximation (PBE-
GGA). Nous avons illustré l’évolution du gap énergétique de nos alliages ternaires avec la
concentration x dans la figure IѴ-10,celaest effectué pour les deux approximations mBJet PBE-
[Link] paramètre de désordre de chaque alliage a été calculé en ajustant la courbe de la variation du
gap en fonction de la concentration à une fonction quadratique, le gap prend la forme suivante:
Eg ABC xEg BC (1 x ) Eg AC bx (1 x )
Ou b représente le paramètre de désordre et A, B et C les trois éléments qui constituent l’alliage A1-x
BxC. Les résultats obtenus sont:
65
Chapitre IѴ Résultats et discussions
Les coefficients des termes quadratiques dans ces équations sont les paramètres de désordre des gaps
énergétiques de nos alliages.
Les résultats concernant le paramètre de désordre en utilisant le mBJ pour les alliages MgSeyTe1-y,
ZnSeyTe1-y, Zn1-xMgxSe et Zn1-xMgxTe valent 1.342, -1.002, 1.066, 1.650 [Link]
comprendre l’origine physique du paramètre de désordre des gaps de ces alliages, on a utilisé la
procédure de Zungeret al [20,48], où le bowing du gap est décomposé en trois contributions physiques
différentes. Du fait que la dépendance du bowing avec la composition x est marginale, les auteurs ont
limité leurs calculs à la concentration x=0.50. Nous avons choisi, pour cette étude, un denos alliages
ternaires qui est le Zn1-xMgxTe pour définir et calculer les différentes contributions. On commence par
la simple réaction suivante qui présente le mélange des deux binaires ZnTe et MgTe
66
Chapitre IѴ Résultats et discussions
Eg (eV) Γ- Γ
Alliages x Nos calculs EXP Autres calculs
GGA mBJ
0.25 1.164 2,480 …. 1.457a
ZnSexTe1-x 0.50 1.151 2.587 …. 1.448a
0.75 1.114 2.731 …. 1.545a
0.25 1.375 2.951 …. 1.427b, 2,060b
Zn1-xMgxSe 0.50 1,618 3.179 ..... 1.710b, 2.512b
0.75 1,919 3,448 …. 2.027b, 2.857b
0.25 1,207 2,425 …. 1.253c, 1,827c
Zn1-xMgxTe 0.50 1.427 2,550 …. 1.456c, 2.039c
0.75 1,625 2.707 …. 1.687c, 2.70c
0.25 1.567 1.676 …. ….
MgSexTe1-x 0.50 1.621 1.635 …. ….
0.75 0 0.591 …. ….
a
Ref[30],bRef[20], cRef[20].
Figure IѴ-10:Variation des gaps énergétiques en fonction de la concentration pour ZnSexTe1-x, Zn1-
xMgxSe, Zn1-xMgxTe et MgSexTe1-x, en utilisant la PBE-GGA et mBJ
3,8
4,4
4,2 3,6
4,0 3,4
3,8 PBE-GGA 3,2
3,6 mBJ 3,0 PBE-GGA
Gap énergétique Eg(eV)
3,4 mBJ
Gap énergétique Eg(eV)
2,8
3,2
2,6
3,0
2,4
2,8
2,6 2,2
Zn1-xMgxSe
2,4 2,0 Zn1-xMgXTe
2,2 1,8
2,0 1,6
1,8 1,4
1,6
1,2
1,4
1,0
1,2
1,0 0,8
0,8 0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0
0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0
Composition x
Composition x
2,8
4,5
2,6
4,0
PBE-GGA 2,4
3,5 m BJ PBE-GGA
m BJ
gap énergétique Eg(eV)
2,2
Gap énergtique Eg(eV)
3,0
2,0
2,5 MgSexTe1-x ZnSe xTe1-x
1,8
2,0
1,6
1,5
1,4
1,0
1,2
0,5
1,0
0,0
0,8
0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0 0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0
Com position x Com position x
67
Chapitre IѴ Résultats et discussions
Tels que aZnTe et aMgTe sont les paramètres cristallins des composés binaires ZnTe et MgTeà l’équilibre
respectivement, et aeq est celui de leur alliage toujours à l’équilibre. On décompose la réaction IѴ-3en
trois étapes:
ZnTe ( a ZnTe ) MgTe ( a MgTe )
VD
ZnTe ( a ) MgTe ( a ) (IѴ-4)
(IѴ-6)
Zn0.5 Mg 0.5Te(a )
SR
Zn0.5 Mg 0.5Te(aeq )
L’effet de la déformation du volume est la cause du premier terme bVDdu paramètre du désordre dans
l’équation IѴ-3. Le paramètre bVD représente la réponse relative de la structure de bande des composés
binaires ZnTe et MgTe à une pression hydrostatique, qui dans ce cas provient du changement des
paramètres du réseau de ces composés à celui de l’alliage a = a(x) (calculé par la loi de Végard), soit:
bVD 2 E gZnTe (aZnTe ) E gZnTe (a) E gMgTe (aMgTe ) E gMgTe (a) (IѴ-7)
La contribution bCEreflète le transfert de charge entre les atomes à la valeur du paramètre du réseau
a(x).
bCE 2 E gZnTe (a) E gMgTe (a) 2 E gZnMgTe (a) (IѴ-8)
b=bVD+bCE+bSR(IѴ-10)
Où E est le gap énergétique calculé pour les composés binaires et alliages relatives aux paramètres du
réseau indiqués dans les relations ci-dessus. Les gaps énergétiques figurant dans les équations. IѴ-7,
IѴ-9 sont déterminés séparément par un calcul de structure de bandes en utilisant les deux
approximations. PBE-GGA et mBJ. Les résultats obtenus pour les différentes contributions au
paramètre de désordre total sont rassemblés dans le tableau(IѴ-10), qui contient également les
données disponibles dans la littérature ainsi que les paramètres de désordre déterminés à partir de
l’ajustement [Link] peut voir à partir de ce tableau, que les valeurs obtenues par l’ajustement
quadratique utilisant les deux approximations sont relativement proches de celles obtenues par la
68
Chapitre IѴ Résultats et discussions
Tableau IѴ-10:Paramètre de désordre b(eV) du gap énergétique de l’alliage Zn1-xMgxTe, calculé par
la méthode de Zunger etpar l’ajustementavec l’équation quadratique.
Noscalcul
Approche de Zunger Ajustement quadratique Autres calculs
PBE-GGA mBJ PBE-GGA mBJ PBE-GGA mBJ
a
Ref [20], bRef[47]
Procédure de Zunger. Comparant nos résultats avec les références [20] et [47], nousconstatons que les
valeursobtenues en utilisant l’approximation PBE-GGA sont légèrement inferieures (0.634 eV contre
0.786 eV) à celles données par les références citées ci-dessus; quant à l’approximation mBJ, elle donne
des valeurs supérieures (1.75 eV contre 1.432 eV).
Dans cette partie, nous allons étudier la stabilité des phases des alliages ZnSeyTe1-y, Zn1-xMgxSe,Zn1-
xMgxTe et MgSeyTe1-y par une approche ab-initio[48, 49]. Pour cette raison, nous calculons l’énergie
libre de Gibbs des alliages Gm ( x ,T ) , qui permet d’accéder au diagramme de phase et ainsi obtenir la
température critique Tc de stabilité de l’alliage. L’énergie libre de Gibbs pour un mélange est donnée
par l’expression :
où
H m x (1 x ) (IѴ-12)
69
Chapitre IѴ Résultats et discussions
composés binaires parents constituant [Link] un alliage ABxC1-x, l’enthalpie ΔHm est donnée
par :
Par un ajustement linéaire de la courbe Ω(x), les expressions du paramètre d’interactionΩ pour les
alliages ternaires étudiés sont données par les équations
suivantes: ZnSe x Te1 x ( kcal mol 1 ) 2.422 x 10.079 (IѴ-
Les valeurs moyennes de Ω(x) dans la gamme de concentration 0≤x≤1, obtenues à partir de ces
équations pour les alliagesZnSexTe1-x, Zn1-xMgxSe, Zn1-xMgxTe et MgSexTe1-x sont 8.868,
1.591,0.535et 5.383 kcal/mole, respectivement. Nous calculons l’énergie libre du mélange Gm pour
différentes concentrations en utilisant les équations IѴ-11 et IV13, qui va nous permettre d’accéder au
diagramme de phase T-x. Ce dernier montre les régions stables, métastables et instables de l’alliage. A
une température inférieure à la température critique TC,on détermine la courbe binodale pour les
températures vérifiant la relation (Gm ) / x 0 . La courbe spinodale est obtenue pour les
températures obéissant à 2 Gm / x 2 0 .
Les diagrammes de phase obtenus pour les alliagesZnSexTe1-x, Zn1-xMgxSe, Zn1-xMgxTe et MgSexTe1-x
sont illustrés sur la figure [Link] température critique observée est de 525. 587, 1020.779, 1075.339
et 2386.87 K pourZnSexTe1-x, Zn1-xMgxSe, Zn1-xMgxTe et MgSexTe1-x, respectivement. La courbe
spinodale dans le diagramme de phase marque la limite de solubilité à l'équilibre, c'est à dire, le gap de
miscibilité. Pour les températures au-dessus de la courbe spinodale, un alliage homogène est prédit. La
phase métastable est prédite pour les températures se trouvant entre les courbes spinodale et binodale.
Enfin, nos résultats indiquent que ces alliages sont stables à haute température.
70
Chapitre IѴ Résultats et discussions
600
Tc=525.587 ZnSexTe1-x
500
Temperature(K)
400
Spinodale
Binodale
300
200
100
0
0.0 0.2 0.4 0.6 0.8 1.0
Composition x
1200
Zn1-xMgxSe
Tc=1020.779
1000
800
Spinodale
Binodale
Température(K)
600
400
200
0
0.0 0.2 0.4 0.6 0.8 1.0
Composition x
71
Chapitre IѴ Résultats et discussions
700
Tc=1057.339 Zn1-xMgxTe
600
500
Spinodale
Temperature(K)
400 Binodale
300
200
100
0
0.0 0.2 0.4 0.6 0.8 1.0
Composition x
TC=2386,87
2500
Temperature(K)
2000
spinodal
binodal
1500
1000
500
0
0.0 0.2 0.4 0.6 0.8 1.0
Composition x
72
Chapitre IѴ Résultats et discussions
IѴ.[Link] quaternaires
Les alliages quaternaires II-VIde la formeA1-xBxCyD1-yetABxCyD1-x-y sont connus très utiles pour la
fabrication de nouveaux dispositifs optoélectroniques. Ceci provient de la possibilité d'ajuster la
largeur du gap d'énergie en variant la composition de ces alliages.
La troisième étape de notre travail consiste à étudier les propriétés structurales et électroniques des
alliages quaternaires Zn1-xMgxSeyTe1-y, pour obtenir une meilleure compréhension de ces matériaux
technologiquement prometteurs.
Les variations du paramètre du réseau, module de compressibilité et gap énergétique des alliages
quaternairesZn1-xMgxSeyTe1-y ont été étudiées en fonction des compositions cationique et anionique (x,
y).
Les paramètres du réseau, les modules de compressibilité et les gaps énergétiques calculés des alliages
quaternaires Zn1-xMgxSeyTe1-ypour différentes concentrations Mg et Se sont illustrés dans le tableau
IѴ-[Link] nous sommes contentés de présenter uniquement nos résultats en raison de l’absence de
données théoriques et expérimentales relatives à cetalliage quaternaire et par conséquent nos résultats
représentent une référence pour de futurs travaux sur cet alliage.
73
Chapitre IѴ Résultats et discussions
aussique pour le module de compressibilité,un faible écart par rapport à la dépendance linéaire de la
concentration(LCD) est signalé.
On voit d’après la figure IѴ-12 que pour une concentration donnée du magnésium Mg, le paramètre de
maille de l’alliage Zn1-xMgxSeyTe1-ydiminue avec l’augmentation de la concentration dusélénium Se.
D’autre part, pour une concentration fixée du sélénium, le paramètre de maille augmente avec la
croissance de la concentration du magnésium.
Selon la figureIѴ-13, on constate l’augmentation du module de compressibilité avec la concentration
de Mg pour une concentration fixée du sélénium. Alors que pour une concentration constante du
magnésium Mg, le module de compressibilité diminue avec l’augmentation du sélénium. Ces
comportements de aetB sont due à la différence de taille entre les atomes de magnésium et du
sélénium.
Figure IѴ-12:Contour du paramètre du réseau a (Å) en fonction des compositions x et y de l’alliage quaternaire
Zn1-xMgxSeyTe1-y.
ZnSe MgSe
1,0
0,8
6,1
6,0
Concentration du selenium y
5,9
0,6
6,2
0,4 6,1
6,3
0,2
6,4
0,0
0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0
ZnTe MgTe
Concentration du Magnesium x
74
Chapitre IѴ Résultats et discussions
ZnSe MgSe
1,0
0,8
Concentration du selenium y
56 41
0,6
0,4 53
38
0,2 50
47
0,0
0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0
ZnTe MgTe
Concentration du magnesium x
Les bandes énergétiques des alliages quaternairesZn1-xMgxSeyTe1-y ont été calculées en utilisant les
deux approximations (PBE-GGA) et (mBJ). Pour toutes les concentrations de x et y, le maximum de la
bande de valence et le minimum de la bande de conduction se trouvent au point de symétrie Γ. Par
conséquent, les alliages quaternaires possèdent un gap direct. Les résultats de calcul sont présentés
dans le tableau IѴ-11. À partir de ce tableau, la plus grande valeur du gap calculée en utilisant
l’approximation mBJ pour les alliages quaternaires est égale 3.226eV, qui correspond à x=y=0.75.
La variation des valeurs des gaps énergétiques en fonction des compositions x et y est illustrée dans la
figureIѴ-14. On remarque que les gaps varient de façon non linéaire avec les compositions et
augmentent avec l’augmentation des concentrations x et [Link] gaps obtenus sont proches des gaps des
constituants binaires parents : ZnSe,ZnTe, MgSe, MgTe.
75
Chapitre IѴ Résultats et discussions
Figure IѴ-14: Variation des gaps énergétiques en fonction des compositions x et y de l’alliage quaternaire Zn1-
xMgxSeyTe1-y en utilisant lemBJ.
ZnSe MgSe
1,0
2,5
0,8
Concentration du selenium y
0,6
2,9
0,4
2,5
0,2
0,0
0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0
MgTe
ZnTe Concentration du magnesium x
Afin d’acquérir une certaine compréhension sur les interfaces de cet alliage, nous présentons les
propriétés de l’alliage quaternaire Zn1-xMgxSeyTe1-y adapté aux composés binairesZnTe et InAs pris
comme substrats semi-conducteurs. Nous avons utilisé dans nos calculs des super cellules cubiques de
64 atomes, où la configuration choisie est celle minimisant l’énergie totale.D’une manière similaire à
un ternaire, nous avons déterminé le paramètre du réseau a(x, y) de l’alliage quaternaire en utilisant la
loi de Végard:
OùaZnSe, aZnTe, aMgSe et aMgTesont les paramètres du réseau des composés binaires.
En égalisant le paramètre du réseau a(x, y) de l’alliage quaternaire et celui du substrat ZnTe puis InAs
(trouvés égales a6.208A° et 6.05A°respectivement en utilisant l’approximation PBE-GGA) pour
76
Chapitre IѴ Résultats et discussions
aboutir aux concentrations correspondantes x et y du quaternaire adapté aux deux substrats qui auront
les formes suivantes:
Pour le substrat ZnTe :
0.302 x
y (0 (IѴ-20)
0.053x 0.455
0.302 x 0.158
y (0 (IѴ-21)
0.053x 0.455
A partir des relations IѴ-20et IѴ-21, nous avons considéré trois couples de concentrations différentes
pour chaque substrat:
Dans les figuresIѴ-15et IѴ-16, nous représentons les gaps énergétiques en fonction de la composition
x en utilisant l’approximation PBE-GGA pour les substrats ZnTe et InAs respectivement. Le gap varie
non linéairement en fonction de la concentration x, le facteur de bowing calculé par l’approximation
PBE-GGA est relativement faible et égaleà -0.876 eV pour le substrat InAs et un bowing important qui
vaut 1.976 eV pour le substrat ZnTe.
Les résultats montrent qu’en faisant varier les concentrations x et y dans l’alliage quaternaire adapté
aux substrats ZnTe et InAs, on obtient une vaste gamme de valeurs du gap. Ces résultats permettent
d’obtenir de nouvelles propriétés optiques et ainsi élargir le champ d’applications technologiques et
améliorer les performances des dispositifs optoélectroniques.
Les valeurs des gaps calculées des alliages quaternaires Zn1-xMgxSeyTe1-y adapté aux substrats ZnTe et
InAs utilisant l’approximation PBE-GGA varient de 1.557 à 1.775 eV pour le premier et 1.485à 2.471
pour le deuxième.
Les résultats obtenus montrent que les alliages quaternaires étudiés Zn1-xMgxSeyTe1-y peuvent être
utilisésdans la conception de nouvelles diodes lasers opérant dans la région bleu-vert du spectre.
77
Chapitre IѴ Résultats et discussions
Figure IѴ-15: Variation du gap énergétique de l’alliage Zn1-xMgxSeyTe1-y adapté au substrat ZnTe, en fonction
de la composition x calculé par la PBE-GGA.
1,80
1,75
ZnTe
1,70
Gap énergétique Eg(eV)
1,65
1,60
1,55
1,50
1,45
0,0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5
Composition x
FigureIѴ-16: Variation du gap énergétiques de l’alliage Zn1-xMgxSeyTe1-y adapté au substrat InAs, en fonction
de la composition x calculé par la PBE-GGA.
2,6
2,4
InAs
Gap énergétique Eg(eV)
2,2
2,0
1,8
1,6
1,4
0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8
Composition x
78
Chapitre IѴ Résultats et discussions
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79
Chapitre IѴ Résultats et discussions
80
Conclusion Générale
Conclusion générale
Notre travail a été basé sur l’étude des propriétés structurales et électronique des composés
binaires et des alliages et également les propriétés thermodynamique des alliages ternaires. On
a présenté une étude théorique basé sur la DFT et utilisant la méthode des ondes planes
augmentées et linéarisées FP-LAPW sur les propriétés structurales et électroniques des semi-
conducteursbinaires:ZnSe, ZnTe, MgSe, MgTe; ternaires: Zn1-xMgxSe, Zn1-xMgxTe,
ZnSeyTe1-y, MgSeyTe1-yet quaternaires: Zn1-xMgxSeyTe1-y /ZnTe, Zn1-xMgxSeyTe1-y/InAs.
Dans un premier temps, nous avons étudié les composés binaires parents constituant ces
alliages à savoir MgSe, MgTe, ZnSe et ZnTe. L’étude de la stabilité de ces composés a
montré que les chalcogénures de magnésium MgSe etMgTe adoptent la structure
wurtzitecomme phase stable par contre les deux autres composés adoptent la phase zinc
blende, sous pression atmosphérique et à la température ambiante. Les pressions de transitions
entre les différentes phases ont été calculées, elles montrent une assez bonne concordance
avec les données expérimentales et théoriques publiées dans d’autres travaux.
Nous avons calculé les paramètres structuraux pour les composés étudiés, à savoir le
paramètre du réseau a, le module de compressibilité B et sa dérivée B’. Pour les
chalcogénures de magnésium ces propriétés ont été déterminées pour les cinq phases
considérées. Nos résultats sont en raisonnable accord avec les données disponibles dans la
littérature pour ces phases étudiées uniquement par des méthodes de calcul théoriques.
L’étude des structures de bandes électroniques nous a permis de conclure que le gap est
direct pour les binaires ZnSe, ZnTe, MgSe etMgTe. Les structures de bandes ont été
calculées par les deux approximations PBE-GGA et [Link] valeurs des gaps obtenues par la
PBE-GGA sont sous-estimées par rapport à l’expérimental, par contre celles obtenues par
lemBJ concordent bien avec celles de l’expérience.
Dans la seconde partie, nous avons étudié les alliages ternaires avec différentes concentrations
x (x=0,25, 0,5, 0,75), on a montré que le paramètre cristallin varie presque linéairement ce qui
est en accord avec la loi de Végard. Le module de compressibilité a montré pour ces alliages
une déviation par rapport à la loi de la dépendance linéaire de la concentration (LCD).
82
Par contre le gap varie d’une manière non linéaire ce qui est traduit par un facteur de
désordre«bowing»ce dernier est dû à l’effet de transfert de charge Celui-ci a pour cause la
différence d'électronégativité des atomes constituant les alliages. Nos résultats concordent
avec ceux des autres travaux publiés.
Aussi nous avons étudié les propriétés thermodynamiques des alliages Zn1-xMgxSe, Zn1-
xMgxTe, ZnSeyTe1-y, MgSeyTe1-y. La température critique Tc a été déterminée pour les quatre
alliages. Les résultats obtenus sont prédictifs en raison de l’absence de données
expérimentales et théoriques relatives à ces propriétés dans la littérature. Nos résultats
peuvent servir comme références à de futures investigations de ces matériaux.
Enfin, notre travail est terminé par l’étude de l’alliage quaternaire Zn1-xMgxSeyTe1-y. Les
calculs du paramètre du réseau, du module de compressibilité et du gap énergétique pour
différentes concentrations x et y ont été effectués.
Les valeurs des gaps calculées des alliages quaternaires Zn1-xMgxSeyTe1-y adapté aux substrats
ZnTe et InAs utilisant l’approximation (PBE-GGA) varient de 1.557 à 1.775 eV pour le
premier et 1.485à 2.471 pour le deuxième. Cette gamme de valeurs nous permet d’obtenir les
propriétés optiques utilisées pour divers applications technologiques.
83