Modes de transfert thermique expliqués
Modes de transfert thermique expliqués
Transferts thermiques
Notes de cours
Benoît Trouette
Bât. Lavoisier, Bureau L31
[Link]@[Link]
M1 GI
Université Gustave Eiffel
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Introduction aux modes de transfert thermique
Equation de conduction et conditions aux limites
Analogie électrique
Surfaces ailettées
Modèle du bloc isotherme
Mur semi infini
Plan
3 Analogie électrique
4 Surfaces ailettées
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Introduction aux modes de transfert thermique
Equation de conduction et conditions aux limites Relation entre la thermodynamique et la thermique
Analogie électrique Définitions – Conduction / Convection / Rayonnement
Surfaces ailettées Lois phénoménologiques
Modèle du bloc isotherme
Mur semi infini
Plan
3 Analogie électrique
4 Surfaces ailettées
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Introduction aux modes de transfert thermique
Equation de conduction et conditions aux limites Relation entre la thermodynamique et la thermique
Analogie électrique Définitions – Conduction / Convection / Rayonnement
Surfaces ailettées Lois phénoménologiques
Modèle du bloc isotherme
Mur semi infini
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Equation de conduction et conditions aux limites Relation entre la thermodynamique et la thermique
Analogie électrique Définitions – Conduction / Convection / Rayonnement
Surfaces ailettées Lois phénoménologiques
Modèle du bloc isotherme
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Thermique
champs de température
flux de chaleur
hors de l’équilibre thermique
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Equation de conduction et conditions aux limites Relation entre la thermodynamique et la thermique
Analogie électrique Définitions – Conduction / Convection / Rayonnement
Surfaces ailettées Lois phénoménologiques
Modèle du bloc isotherme
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Introduction aux modes de transfert thermique
Equation de conduction et conditions aux limites Relation entre la thermodynamique et la thermique
Analogie électrique Définitions – Conduction / Convection / Rayonnement
Surfaces ailettées Lois phénoménologiques
Modèle du bloc isotherme
Mur semi infini
Forme homogène à une énergie (J) pour un système matériel fermé que l’on suit dans
son mouvement : la variation de l’énergie totale (i.e. de la somme des variations de l’énergie
cinétique dEc et de l’énergie interne dEint ) d’un système matériel D que l’on suit dans son
mouvement sur un intervalle de temps dt, entre deux états A et B, est égale à la somme du
travail δWext des forces extérieures appliquées à D (actions de contact et à distance) et de
l’énergie thermique δEext échangée par D avec l’extérieur entre ces deux états :
Forme homogène à une puissance (W) pour un système matériel fermé que l’on suit
dans son mouvement : à chaque instant t, la variation instantanée de l’énergie totale (i.e. la
dérivée particulaire de la somme de l’énergie cinétique Ec et de l’énergie interne Eint ) d’un
système matériel D que l’on suit dans son mouvement est égale à la somme de la puissance
mécanique Pext fournie à D par les forces extérieures (actions de contact et à distance) et de
la puissance calorifique Qext échangée par D avec l’extérieur.
d
(Ec + Eint ) = Pext + Qext (1.2)
dt
Qu’est ce qui est contenu dans les termes Qext (et δEext |B
A) ?
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Analogie électrique Définitions – Conduction / Convection / Rayonnement
Surfaces ailettées Lois phénoménologiques
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Analogie électrique Définitions – Conduction / Convection / Rayonnement
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Diffusion / Conduction
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Convection
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Rayonnement thermique
C’est l’énergie émise par tout corps dont la température est non nulle, sous forme d’ondes
électromagnétiques de longueurs d’onde comprises entre 0,1 µm et 0,1 mm environ,
c’est-à-dire pour les ondes allant du long ultraviolet à l’infrarouge (0,1 µm < long ultraviolet
< 0,4 µm < spectre de la lumière visible < 0,7 µm < infrarouge < 0,1 mm).
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Lois phénoménologiques
La thermique étudie donc les flux d’énergie associés à ces trois modes de transfert qui,
dans la plupart des applications pratiques, sont couplés.
En général, ces flux ne sont pas mesurables directement dans une expérience. En
revanche, on sait depuis longtemps que la chaleur ”s’écoule” naturellement des régions les
plus chaudes vers les régions les plus froides.
J. Fourier (1768-1830), pour la conduction, I. Newton (1642-1727), pour la convection,
et J. Stefan (1835-1893) et L. Boltzmann (1844-1906), pour le rayonnement, ont établi
des relations qui montrent que les flux de chaleur sont reliés aux gradients ou aux
différences de température
La connaissance du champ de température est donc essentielle en thermique puisqu’elle
permet de remonter aux flux de chaleur échangés. La température peut être mesurée
expérimentalement, mais elle peut également être calculée en appliquant la loi de conservation
de l’énergie, dans laquelle les expressions des trois différentes sortes de flux de chaleur en
fonction de la température sont introduites. Le calcul des champs de température et des
flux associés dans le cas ou la chaleur est échangée par conduction est l’objet de ce
cours.
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Conduction 1D
Dans un matériau présentant une répartition de température T (x) dans la direction x, le flux
de chaleur par conduction Qx dans la direction x est proportionnel au gradient de température
dT /dx et à la surface S offerte au passage du flux dans le plan orthogonal à x :
dT
Qx = −k S (W) (1.3)
dx
La constante de proportionnalité k est la conductivité thermique du matériau considéré.
C’est une propriété qui est toujours positive et qui s’exprime en W/(m·K).
En notant qx la densité de flux de chaleur par unité de surface dans la direction x
Qx dT
qx = = −k (W/m2 ) (1.4)
S dx
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Dans un corps, le flux de chaleur peut se propager dans n’importe quelle direction de l’espace.
Sous forme vectorielle, en introduisant le vecteur densité de flux de chaleur, on écrit la loi de
Fourier :
q ~
~cond = −k ∇T (1.5)
|
où q ~ = ∂T , ∂T , ∂T
~cond = (qx , qy , qz )| et ∇T dans la base cartésienne orthonormée
∂x ∂y ∂z
~ étant orthogonal aux surfaces isothermes (T = cste sur une
ex , e~y , e~z ). Le vecteur ∇T
(~
surface isotherme) et dirigé vers les valeurs croissantes de la température, le vecteur densité de
flux de chaleur est alors orthogonal aux isothermes et dirigé vers les valeurs décroissantes de la
température.
Remarques
La densité de flux q
~ est une grandeur vectorielle et contient donc plus d’informations que
le flux Q qui est un grandeur scalaire et qui est associé à une surface S.
Les deux sont reliée par la surface S, elle même orientée selon sa normale n
~, par
~cond · n
Q=q ~×S (1.6)
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La loi de Fourier
~
~cond = −k ∇T
q (W/m2 ) (1.7)
est analogue à la loi d’Ohm décrivant la conduction électrique
~i = − 1 ∇V
~ (A/m2 ) (1.8)
ρe
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D’un point de vue conceptuel, la convection n’est pas un mode de transfert de chaleur de
base : c’est le résultat de la conduction et/ou du rayonnement dans un fluide en mouvement.
La loi de Newton permet de modéliser simplement les transferts thermiques liés à
l’écoulement d’air à la température T∞ au contact d’une paroi à la température Tp . Le
vecteur densité de flux de chaleur par convection q
~conv échangé par la paroi avec le fluide
environnant s’écrit
~conv = h(Tp − T∞ )~
q n (W/m2 ) (1.9)
où
~ est la normale extérieure à la paroi (convention)
n
h est le coefficient d’échange par convection. Ce dernier est toujours positif et
s’exprime en W/(m2 ·K).
La direction du vecteur densité de flux de chaleur q
~conv ne dépend que de la différence de
température (Tp − T∞ ).
Quand la paroi est chaude par rapport au fluide, elle perd de la chaleur : q
~conv est dirigé
de la paroi vers le fluide.
L’orientation de q~conv est inversée si la paroi est plus froide que le fluide : dans ce cas, la
paroi reçoit de la chaleur.
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Quelques valeurs de h
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Tout corps de température non nulle émet de l’énergie sous forme d’ondes
électromagnétiques.
La densité maximale de flux de rayonnement qui peut être émise (ou perdue) par un corps à
la température T est donnée par la loi de Stefan-Boltzmann :
où
T est la température absolue en Kelvin
σ est la constante de Stefan-Boltzmann, σ = 5, 6697 × 10−8 W/(m2 ·K4 ).
En réalité, seul un corps idéal, appelé le corps noir, peut émettre un tel flux. La densité de
flux M 0 qu’il émet est appelée l’émittance du corps noir ; elle ne dépend que de T 4 .
Pour un corps réel à la température T la densité de flux émise est toujours inférieure à M 0 .
Elle est donnée par :
qray −emis−corps−reel = εM 0 (T ) = εσT 4 (1.11)
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L’émissivité sans dimension qui est strictement comprise entre 0 et 1 pour un corps réel.
Matériaux Température (K) Emissivité ε
Acier poli 400 0.066
Acier oxydé 500 à 900 0.79
Tôle d’acier laminé 300 0.66
Fer très poli 450 0.052
Fer poli grossièrement 400 0.17
Feuille d’alu ordinaire 500 0.39
Aluminium très poli 500 0.039
Oxyde d’aluminium 500 0.63
Argent pur et poli 500 0.02
Chrome poli 300 0.08
Cuivre poli à l’émeri 300 0.03
Or pur poli 500 0.018
Laques brillantes 300 0.85 à 0.95
Laque noir terne 300 0.96
Laque d’aluminium 300 0.39
Amiante ciment 300 0.96
Brique rouge 300 0.93
Béton 300 0.93
Verre Lisse 300 0.93
Ardoise 300 0.93
Bois de chêne 300 0.90
Plâtre 300 0.93
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Le rayonnement n’est pas seulement émis, il peut aussi être incident sur une surface à partir
de son environnement (le soleil, les autres surfaces environnantes, ...). On appelle
éclairement, noté E , exprimé en W/m2 , la densité de flux de rayonnement incident sur une
unité de surface éclairée. En général, une partie de l’éclairement est absorbée par la surface et
vient accroître l’énergie thermique de cette surface. La densité de flux absorbé s’écrit :
qray −abs = αE (1.12)
où α est l’absorptivité du corps. C’est une propriété qui est comprise entre 0 et 1 pour un
corps réel et qui est égale à 1 pour un corps noir. Pour de nombreux corps ou surfaces,
l’absorptivité est environ égale à l’émissivité, ce qui permet de considérer que α = ε : on dit
que ces corps sont des corps gris ou surfaces grises.
La part du flux incident qui n’est pas absorbée est en partie réfléchie et en partie transmise
(dans les milieux semi-transparents). La grandeur associée à la partie transmise est la
transmitivité τ . Les flux réfléchis et transmis n’interviennent pas dans le bilan énergétique de
la surface.
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Ainsi, la densité de flux absorbée par cette surface s’écrit : qray −abs = ασT∞4 .
Si, en plus, on peut considérer que la surface est grise, alors la densité de flux radiatif nette
qray −nette perdue par cette surface à la température Tp vers son environnement à la
température T∞ , s’écrit :
qray −net = qray −emis − qray −abs = εσTp4 − ασT∞
4
= εσ(Tp4 − T∞
4
) (1.13)
Ainsi, sous des hypothèses assez restrictives, on peut exprimer le vecteur densité de flux de
chaleur par rayonnement, échangé par une surface grise à température Tp , vers son
environnement à température T∞ , sous la forme
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Linéarisation
Sous certaines conditions, il est possible de définir un coefficient d’échange par rayonnement
hr , équivalent au coefficient d’échange par convection h. En effet, le vecteur densité de flux
par rayonnement q ~ray peut se récrire :
~ray = εσ(Tp2 + T∞
q 2
)(Tp + T∞ )(Tp − T∞ )~
n (1.15)
| {z }
hr
|T −T | T +T
Si ∆T = p 2 ∞ Tm = p 2 ∞ , alors on montre aisément que hr = 4εσTm3 . Ainsi, le
coefficient d’échange par rayonnement, hr , dépend fortement de la température, à la différence
du coefficient d’échange par convection, h, qui n’en dépend que faiblement.
Démonstration : dans le cas où Tp = Tm + ∆T et T∞ = Tm − ∆T
hr = εσ(Tp2 + T∞
2
)(Tp + T∞ )
= εσ((Tm + ∆T )2 + (Tm − ∆T )2 )(Tm + ∆T + Tm − ∆T ) (1.16)
= ...
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Si on considère deux plaques de dimensions finies dont les surfaces S1 et S2 sont aux
températures T1 et T2 et dont les émissivités sont ε1 et ε2 , alors une partie seulement du
rayonnement émis par S1 atteint S2 , tandis que le reste se perd dans l’environnement. Bien
sûr, il en est de même du rayonnement émis par S2 .
L’analyse des échanges par rayonnement entre ces deux surfaces est relativement compliquée :
elle doit prendre en compte
l’orientation des surfaces l’une par rapport à l’autre
la contribution du rayonnement de l’environnement
la réflexion du rayonnement sur les surfaces
...
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Cependant, si on peut négliger le rayonnement de l’environnement par rapport à celui des deux
surfaces (cas de deux surfaces en vis-à-vis et relativement proches par exemple), alors la
densité de flux de chaleur nette perdue par S1 vers S2 s’écrit
où F12 est un facteur qui prend en compte à la fois l’orientation des surfaces et leurs
émissivités. On l’appelle le facteur de forme de S1 vers S2 . Dans le cas de 2 grandes plaques
parallèles en vis-à-vis, F12 = (1/ε1 + 1/ε2 − 1)−1
Comme dans le bilan précédent, sous des hypothèses encore plus restrictives, on peut exprimer
le vecteur densité de flux de chaleur par rayonnement, échangé par une surface de température
T1 avec une autre de température T2 , ayant un facteur de forme F12 , sous la forme
où n
~1 est la normale extérieure à la surface S1 .
De même, le vecteur densité de flux par rayonnement q
~ray peut se récrire :
~ray = hr (T1 − T2 )~
q n1 (1.19)
avec hr = F12 σ(T1 + T2 )(T12 + T22 ) ≈ 4F12 σTm3 si ∆T = |T1 − T2 |/2 Tm = (T1 + T2 )/2
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q n + εσ(Tp4 − T∞2
~tot = h(Tp − T∞1 )~ 4
)~
n (1.20)
| {z } | {z }
convection rayonnement
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où n
~ est la normale à la surface considérée. Si la densité de flux est constante, on a directement
~·n
Q=q ~S (1.22)
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Plan
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Introduction
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où
d
= ∂
+~ ~ est la dérivée particulaire (cf. cours Dynamique des fluides)
v · grad
dt ∂t
1
v k2 dV est l’énergie cinétique du système matériel
RRR
Ec = D(t) 2 ρk~
RRR
Eint = D(t) ρedV est l’énergie interne du système matériel, avec e l’énergie interne
massique (en J/kg)
Ep est l’énergie potentielle du système
Pext estRR
la puissance des forces
RRR extérieures de surface
Qext = Σ(t) −~ q·n ~dΣ + D(t) ω̄dV est la puissance calorifique totale échangée par le
système avec l’extérieur, à travers sa surface Σ(t) de normale extérieure n ~ et dans son
volume D(t)
q (en W/m2 ) le vecteur de densité de flux échangé à travers Σ(t) par
On désigne par ~
conduction, convection et/ou rayonnement.
ω̄ (en W/m3 ) désigne les sources de chaleur volumiques internes (rayonnement du gaz,
réaction chimiques, . . .)
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Hypothèses et simplifications
Dans le cadre de ce cours, on ne va considérer que des échanges de chaleur par conduction
au sein de solide indéformables ou de fluides incompressibles au repos, de masse
volumique ρ constante. Les systèmes matériels, s’ils sont fluides, seront considérés à pression
et volume constants. Ainsi, le champ de vitesse sera toujours nul et on pourra faire les
simplifications suivantes :
v = ~0 d’où Ec = 0, Ep = cste et Wext = 0
~
D(t) = D et Σ(t) = Σ
d ∂
dt
= ∂t
Ce qui permet de réécrire la conservation de l’énergie totale sous la forme
∂Eint
= Qext (2.2)
∂t
Pour un solide, la variation de l’énergie interne s’écrit de = CdT où C est la capacité
calorifique massique exprimée en J/(kg·K), De même, pour un fluide incompressible,
de = CV dT où CV est la chaleur spécifique à volume constant. Ainsi, en notant CV = C on a
de = CdT et il vient ZZZ ZZZ
∂Eint ∂e ∂T
= ρ dV = ρC dV (2.3)
∂t D ∂t D ∂t
La conservation de l’énergie s’écrit alors
ZZZ ZZ ZZZ
∂T
ρC dV = −~q·n~dΣ + ω̄dV (2.4)
D ∂t Σ D
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Equation de conduction et conditions aux limites
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Surfaces ailettées
Modèle du bloc isotherme
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3. Échange convectif et/ou radiatif sur une paroi. Si la paroi échange de la chaleur par
convection et/ou rayonnement avec l’extérieur, cela revient à imposer une relation entre
la valeur de la température et la dérivée de la température dans la direction normale
~conv = h(T |p − T∞,1 )~
à la paroi. Si on note q ~ray = hray (T |p − T∞,2 )~
n et q n les densités
de flux de chaleur par convection et par rayonnement échangées à la paroi, alors
~cond |p = q
q ~conv + q
~ray (2.10)
dT
Exemple d’un échange convectif avec n
~ = e~x : dx p
= − kh (T |p − T∞,1 )
Introduction aux modes de transfert thermique
Equation de conduction et conditions aux limites
Analogie électrique
Surfaces ailettées
Modèle du bloc isotherme
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Coordonnées cartésiennes
T = T (t; x, y , z)
|
~ = −k ∂T , ∂T , ∂T
~cond = −k ∇T
q ∂x ∂y ∂z
ρC ∂T
∂t
∂
= ∂x k ∂T
∂x
∂
+ ∂y k ∂T
∂y
∂
+ ∂z k ∂T
∂z
+ ω̄
2
k constant et 1D en x : ρC ∂T
∂t
= k ∂∂xT2 + ω̄
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Surfaces ailettées
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Coordonnées cylindriques
T = T (t; r , θ, z)
|
~ = −k ∂T 1 ∂T ∂T
~ = −k ∇T
q ∂r
, r ∂θ
, ∂z
1 ∂2T ∂2T
1 ∂T 1 ∂
Cas général, k contant : α ∂t
= r ∂r
r ∂T
∂r
+ r 2 ∂θ 2
+ ∂z 2
+ ω̄
k
1 ∂T 1 ∂ ∂T ω̄
1D direction radiale : α ∂t
= r ∂r
r ∂r + k
1D direction azimuthale : ...
Coordonnées sphériques
T = T (t; r , θ, φ)
|
~ = −k ∂T 1 ∂T 1 ∂T
~ = −k ∇T
q ∂r
, r ∂θ
, r sin θ ∂ϕ
∂2T
1 ∂T 1 ∂ 1 1
Cas général, k constant : α ∂t
= r 2 ∂r
r 2 ∂T
∂r
+ ∂
r 2 sin θ ∂θ
sin θ ∂T
∂θ
+ r 2 sin2 θ ∂ϕ2
+ ω̄
k
1 ∂T 1 ∂
1D direction radiale : α ∂t
= r 2 ∂r
r 2 ∂T
∂r
+ ω̄
k
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Equation de conduction et conditions aux limites
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4 Surfaces ailettées
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Introduction
Les lois de Fourier pour la conduction thermique et d’Ohm pour la conduction électrique sont
analogues mathématiquement. Sous certaines hypothèses on peut envisager de traiter un
problème thermique par la méthode de l’analogie électrique. Cette méthode, très simple à
mettre en œuvre est aussi appelée méthode des résistances thermiques. On fait
correspondre les grandeurs suivantes :
Thermique Electricité
~ 1 ~
~cond = −k gradT
Loi de Fourier : q Loi d’Ohm : ~i = − gradV
ρe
~cond (W/m2 )
densité de flux q ~
densité de courant i (A/m2 )
flux Q = q ~cond · n
~S (W) intensité du courant I = ~i · n
~S (A)
température T (K) potentiel électrique V (V)
1
conductivité thermique k (W/(m·K)) conductivité électrique (Ω−1 ·m−1 )
ρe
résistance thermique Rth ? résistance électrique R (Ω)
Si (H2) il n’y a pas de source de chaleur volumique dans le système, le seul flux échangé
est le flux de conduction à travers la surface Σ. Le bilan devient :
ZZ
Qext = Qcond,Σ = −~qcond · n
~dΣ = 0 (3.2)
Σ
Ce qui revient à dire que le bilan de flux de chaleur par conduction à travers Σ est nul. Cela se
traduit en disant que le flux de chaleur par conduction à travers Σ se conserve car il y a
autant de flux entrant/gagné par D à travers Σ1 que de flux sortant/perdu par D à travers
Σ2 , où Σ = Σ1 ∪ Σ2 et Σ1 ∩ Σ2 = 0
ZZ ZZ
Qcond,Σ = −~qcond · n
~1 dΣ1 + −~
qcond · n
~2 dΣ2
Σ1 Σ2 (3.3)
= Qcond,Σ1 + Qcond,Σ2 = 0
soit Qcond,Σ1 = −Qcond,Σ2 = cste > 0. Le flux de chaleur entrant est constant et égal et
opposé au flux de chaleur sortant.
Introduction aux modes de transfert thermique
Equation de conduction et conditions aux limites
Analogie électrique
Surfaces ailettées
Modèle du bloc isotherme
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où Rth−cond est une constante (en K/W) qui représente la résistance thermique par conduction
de la paroi. On peut calculer ces résistances thermiques dans le cas de géométries simples.
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Equation de conduction et conditions aux limites
Analogie électrique
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∆T = 0 (3.6)
Remarques
les résistances Rth−conv et Rth−ray ont la même forme quelle que soit la géométrie de la
paroi (plane, cylindrique ou sphérique)
toutes les résistances thermiques Rth s’expriment en K/W. On peut les trouver exprimées
en K·m2 /W lorsqu’elles interviennent dans une relation du type q = Q
S
= T1r−T2 . La
th
relation entre Rth et rth est Rth = rth /S.
Schéma électrique équivalent à un problème thermique en série
On va calculer la répartition de température dans un mur composite composé de trois parois
solides de matériaux différents, soumis à des échanges convectif h0 et h4 avec les milieux
ambiants, à températures T∞0 et T∞4 6= T∞0 , situés de part et d’autre du mur. On
considère que le problème est 1D dans la direction x, stationnaire et que chaque paroi à une
conductivité ki constante, i = 1, . . . , 3 et qu’il n’y a pas de production volumique de
chaleur dans les parois. De plus, la densité de flux q ~ et le flux total Q qui traversent, dans la
direction x, l’air ambiant et chaque paroi du mur composite se conservent :
~=q
q ~conv ,0 = q
~cond,1 = q
~cond,2 = q
~cond,3 = q
~conv ,4 (3.14)
soit
dT dT dT
−h0 (T1 − T∞0 )~
ex = −k1 e~x = −k2 e~x = −k3 e~x = h4 (T4 − T∞4 )~
ex
dx 1 dx 2 dx 3
(3.15)
~·n
Si on définit le flux par Q = q ~S, et comme, dans chaque paroi, la répartition de
température est linéaire,
T1 − T2 T2 − T3 T3 − T4
Q = h0 (T∞0 − T1 )S = k1 S = k2 S = k3 S = h4 (T4 − T∞4 )S
e1 e2 e3
T∞0 − T1 T1 − T2 T2 − T3 T3 − T4 T4 − T∞4
⇐⇒ Q = = e1 = e2 = e3 =
1 1
h0 S k1 S k2 S k3 S h4 S
T∞0 − T1 T1 − T2 T2 − T3 T3 − T4 T4 − T∞4
⇐⇒ Q = = = = =
Rconv ,0 Rcond,1 Rcond,2 Rcond,3 Rconv ,4
(3.16)
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On retrouve bien, sous les 4 hypothèses d’application de la méthode, que le flux dans chaque
élément du problème thermique traité ici s’écrit
T+ − T− V+ − V−
Q= analogue à I = (3.17)
Rth Relect
T∞0 T1 T2 T3 T4 T∞4
Rconv ,0 Rcond,1 Rcond,2 Rcond,3 Rconv ,4
C’est un circuit en série dans lequel le même flux traverse 5 résistances thermiques. Ces 5
résistances sont connues car elles ne dépendent que des données du problème.
Attention, le flux est bien construit sur une différence entre les températures maximale
T + et minimale T − .
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Equation de conduction et conditions aux limites
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De même les températures des ambiances sont connues. Donc connaissant le circuit électrique
équivalent au problème traité, on peut facilement calculer la valeur du flux Q qui traverse la
paroi puis en déduire les valeurs des températures interfaciales Ti , i = 1 à 4. En effet, la
résistance thermique équivalente au circuit en série précédent est :
4
X
Rth−serie = Rth,i (3.18)
i=0
et on en déduit que
i−1 4
T∞0 − T∞4 X X
Q = P4 et Ti = T∞0 − Q Rth,j ou Ti = T∞4 + Q Rth,j (3.19)
i=0 Rth,i j=0 j=i
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Schéma électrique équivalent à un problème thermique en parallèle
Les circuits thermiques en parallèles apparaissent, par exemple, pour modéliser des transferts
de chaleur combinés (conduction+convection+rayonnement) sur une paroi ou pour évaluer un
résistance thermique d’une surface ailettée connaissant la résistance thermique des ailettes et
de la surface nue.
Rconv
Tp T∞
Rray
Dans un mur composite en parallèle, l’analogie électrique n’a de sens qui si on peut considérer
que le problème thermique est 1D, ce qui est rarement le cas ! Pour que le problème soit
(quasiment) 1D dans la direction du flux, il faut au minimum que
les parois parallèles à la direction du flux soient isolées thermiquement
les bloc en parallèles aient des conductivités thermiques voisines.
Si le système thermiques considéré est composé de N résistances thermiques Rth,i , i = 1 à N,
placées en parallèles par rapport à la direction du flux de chaleur, alors la résistance thermique
équivalente Rth−parallele s’écrit
N
!−1
X 1
Rth−parallele = (3.20)
i=1
Rth,i
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Remarques
Résistance de contact : lorsque deux parois solides sont mises en contact et que leurs
surfaces sont rugueuses, le contact n’est pas parfait et il apparait une résistance thermique de
contact. Elle dépend entre autre de la conductivité thermique du matériau qui est emprisonné
dans les rugosités entre les deux parois : si le matériau est un gaz, de l’air par exemple, la
résistance de contact est importante. Dans de nombreuses situations, on cherche à réduire
cette résistance pour augmenter le flux de chaleur transféré (pour les surfaces ailettées par
exemple). Pour cela, on utilise des pâtes de silicone ou des graisses conductrices, ou, encore
mieux, des soudures métalliques des surfaces en contact. Les valeurs des résistances de contact
sont données en général car elles dépendent de nombreux paramètres : l’épaisseur moyenne des
rugosités, la nature du matériau qui fait le contact, la pression de contact, . . .
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En ajoutant des ailettes à une paroi, on cherche à diminuer la résistance par convection
de la paroi (de la forme 1/(hSe )) en augmentant Se . Cependant, il ne faut pas que les
ailettes soient trop resserrées, sinon le coefficient h diminue. De même, il ne sert à rien que les
ailettes soient trop longues car alors leur efficacité diminue : l’écart de température
(Tp − T∞ ), et par conséquent Qconv , diminuent vers l’extrémité libre de l’ailette.
De plus, en ajoutant de la matière sur la paroi, on augmente sa résistance par conduction
(de la forme L/(kSb ), où Sb est la surface de la base de l’ailette). Il faut donc que la longueur
L de l’ailette soit petite et que sa conductivité thermique k soit grande. Dans le choix de la
forme et des matériaux constituants ces ailettes, il faut également prendre en compte le coût,
la masse et le volume de la matière ajoutée. Ainsi, le dimensionnement des surfaces ailettées
dépend de nombreux paramètres.
Pour les optimiser, on sera amené à définir le rendement ε et l’efficacité η d’une surface
ailettée à échanger de la chaleur, par rapport à cette même surface nue Snue (non
équipée d’ailette).
Approximation de l’ailette : justification du modèle 1D
schéma
Sb e` πR02
Scond Sb = e` πR 2
P 2(e + `) 2πR
σ = Scond
P
≈ e/2 R/2
Inv. ∂/∂z = 0 ∂/∂θ = 0
Ces deux densités de flux étant du même ordre de grandeur, qcond,y ∼ qconv , (voire égales
dans le cas d’ailettes minces), on obtient la relation suivante :
Tcentre−ail − TSe hσ
= (4.3)
TSe − T∞ k
Rcond,y hσ
Biσ = = (4.4)
Rconv k
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Equation de l’ailette
Pour établir l’équation 1D en x de l’ailette, on écrit le bilan de flux de chaleur sur une tranche
de l’ailette, d’épaisseur infinitésimale dx. Cette manière de procéder permet d’intégrer la
condition à la limite d’échange convectif dans l’équation de bilan. D’autre part, on considère
que la conductivité thermique k de l’ailette est constante et qu’il n’y a pas de production
volumique de chaleur (ω̄ = 0). L’équation de l’ailette est établie dans un cadre général
instationnaire mais, dans toute la suite du cours, on se placera uniquement dans le cas de
problèmes stationnaires (∂/∂t = 0).
∂T
Qcond,x = qcond,x Scond = −k Scond (x) (4.6)
∂x x
∂Eint ∂T
= ρC Scond (x)dx (4.9)
∂t ∂t
avec ρ la masse volumique et C sa capacité thermique en J/(kg·K).
La conservation du flux de chaleur se traduit de la manière suivante
∂Eint
Qcond,x = Qcond,x+dx + dQconv + (4.10)
| {z } | {z } ∂t
| {z }
flux entrant flux sortants
variation
instantannee
Le flux de chaleur entrant par conduction à travers Scond (x) est égal à la somme des flux de
chaleur sortants par conduction à travers Scond (x + dx) et par convection à travers dSe (x),
auquel on ajoute la variation instantanée de l’énergie interne, si le problème est instationnaire.
Cette équation aurait pu être directement écrite à partir de l’équation (2.4), en considérant
que ω̄ = 0.
En introduisant les expressions des flux et de la variation d’énergie dans l’expression bilan
précédente, on obtient
∂ ∂T ∂T
Qcond,x = Qcond,x − k Scond (x) dx + h(T (x) − T∞ )P(x)dx + ρC Scond (x)dx
∂x ∂x x ∂t
(4.11)
soit, en réorganisant
Scond (x) ∂T ∂ ∂T hP(x)
− Scond (x) + (T (x) − T∞ ) = 0 (4.12)
α ∂t ∂x ∂x k
où α = k/(ρC ) est la diffusivité thermique de l’ailette. Cette équation est la plus générale pour
la modélisation des transferts de chaleur instationnaires dans une ailette 1D de section variable.
Equations de l’ailette et conditions aux limites
Cette équation s’écrit aussi en fonction de la variable réduite θ(x, t) = T (x, t) − T∞
Scond (x) ∂θ ∂ ∂θ hP(x)
− Scond (x) + θ(x, t) = 0 (4.13)
α ∂t ∂x ∂x k
d 2θ
− β 2 θ(x) = 0 avec β 2 = hP/(kScond ) = h/(σk) = cste (4.14)
dx 2
Les équations précédentes se résolvent avec des conditions aux limites. Comme on a une
EDO d’ordre 2, il faut 2 conditions aux limites qui traduisent les comportements à la base de
l’ailette (en x = 0) et à son extrémité (x = L)
A la base l’ailette : T (0) = Tb = cste ⇐⇒ θ(0) = Tb − T∞ = θb = cste
A l’extrémité de l’ailette plusieurs modélisation sont possibles :
modèle T θ
”ailette longue” lim T (x) = T∞ ⇐⇒ lim θ(x) = 0
x→∞ x→∞
dT dθ
”ailette mince” =0 ⇐⇒ =0
dx x=L dx x=L
dT dθ
”ailette réelle” −k = h(T (L) − T∞ ) ⇐⇒ −k = hθ(L)
dx L dx L
”pont thermique” T (L) = Tb2 = cste ⇐⇒ θ(L) = θb2 = cste
Solution pour un modèle d’ailette mince de section constante Sb
La solution générale de l’équation modèle d’une ailette (Eq. (4.13)) est (a)
Le flux Qail est une grandeur nécessaire à la définition de propriétés utiles importantes de
l’ailette comme son efficacité ε, son rendement η ou encore sa résistance thermique Rail .
L’efficacité (effectiveness) ε d’une ailette est le rapport entre le flux de chaleur en présence
de l’ailette et le flux qu’il y aurait sans ailette :
On espère ε > 1, sinon cela veut dire que le flux (en général évacué) à été réduit. On
considère en général que la mise en place d’une ailette ne se justifie pas si ε < 2.
Le rendement (efficiency) η est définit en comparant le flux dissipé à celui qui serait dissipé
dans une ailette de mêmes dimensions mais dont la température serait uniforme et égale à
celle de la base (k → ∞, pas de résistance thermique de conduction donc pas de chute de
température dans l’ailette).
Qail Qail
η= = (4.19)
Qail−max hSe (Tb − T∞ )
tanh(βL)
Dans le cas d’une ailette mince de section constante on a η = βL
et
s s p
Pk 1 L
ε= tanh(βL) = tanh Biσ (4.20)
hSb Biσ σ
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Résistance thermique
Comme dans le chapitre précédent on peut identifier la résistance thermique totale
Tb − T∞
(conduction+convection) Rail de l’ailette dans la relation Qail = . D’après les
Rail
définitions de l’efficacité ou du rendement, on a
Tb − T∞ 1 1
Rail = = = (4.21)
Qail εhSb ηhSe
La résistance thermique par convection de la base nue s’écrit Rb−nue = 1/(hSb ). Ces deux
résistance permettent d’avoir une nouvelle vision de l’efficacité de l’ailette :
Qail Rb−nue Se
ε= = =η (4.22)
hSb (Tb − T∞ ) Rail Sb
Pour qu’une ailette soit efficace (ε > 1), il faut que sa résistance Rail soit plus faible que la
résitance de la surface de base sans ailette (nue) Rb−nue .
Soit la surface ailettée composée de N ailettes identiques de flux Qail , de rendement η et de
surface d’échange Se . On note SNail = NSe la surface d’échange des N ailettes, Snue la surface
sans ailette de la surface ailettée et Stot = SNail + Snue . Le rendement est :
Qtot Qnue + NQail SNail
ηtot = = =1− (1 − η) (4.23)
Qtot−max hStot (Tb − T∞ ) Stot
Résistance totale de la surface ailettée
Tb − T∞ Tb − T∞ 1
Rtot = = = (4.24)
Qtot ηtot Qtot−max ηtot hStot
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Domaine de validité
Le bloc isotherme désigne l’approximation d’un bloc solide dont la température est uniforme
mais varie dans le temps T = T (t).
Soit un bloc solide
de volume V ,
de masse volumique ρ,
de conductivité thermique k,
de capacité calorifique C ,
de longueur caractéristique Lc ,
de surface d’échange avec l’extérieur Se ,
et dont le coefficient d’échange est h.
Alors, l’approximation du bloc isotherme est applicable si
Lc 1 Rcond hLc
Rcond = Rconv = ⇐⇒ BiLc = = < 0.1 (5.1)
kSe hSe Rconv k
où la longueur caractéristique varie en fonction de la géométrie et des conditions aux limites :
1. mur d’épaisseur e avec des conditions d’échange convectif symétriques : Lc = e/2 et
BiLc = he/(2k).
2. mur d’épaisseur e avec des conditions d’échange convectif sur une face et un flux imposé
sur l’autre : Lc = e et BiLc = he/k.
3. cylindre de rayon R avec une condition d’échange convectif sur toute sa surface : Lc = R
et BiLc = hR/k.
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Solution avec un échange convectif sur toute la surface
Soit un bloc isotherme initialement à T = T (t = 0) = T0 et soumis à un échange convectif
caractérisé par le couple (h, T∞ ) pour t > 0. Le bilan thermique (Eq. (2.4)), avec ω̄ = 0 et
~=q
q ~conv = h(T − T∞ )~ n donne
dT
ρCV = −hSe (T − T∞ ) (5.2)
dt
La solution s’obtient en résolvant l’EDO non homogène précédente. Un solution particulière
est T = T∞ . La solution de l’équation homogène s’obtient par
dT dT hSe
ρCV + hSe T = 0 ⇐⇒ =−
dt T ρCV
hSe
⇐⇒ ln T = − t + K1
ρCV
(5.3)
hSe
⇐⇒ T = K2 exp − t
ρCV
t ρCV
⇐⇒ T = K2 exp − avec τ =
τ hSe
Soit un bloc isotherme initialement à T = T0 et soumis, pour T > 0, à un flux imposé Q1 (en
W) sur la partie S1 de sa surface est à un échange convectif (h, T∞ ) sur la partie S2 .
(S = S1 ∪ S2 et S1 ∩ S2 = ∅).
Le bilan thermique (Eq. (2.4)), avec ω̄ = 0 et q
~=q ~1 sur S1 et q
~=q ~conv = h(T − T∞ )~ n sur
S2 donne
dT
ρCV = Q1 − hSe (T − T∞ ) (5.5)
dt
dont la solution est
t t
T = T∞ + (T0 − T∞ ) exp − + ατ 1 − exp − (5.6)
τ τ
avec
ρCV Q1
τ = et α = (5.7)
hSe ρCV
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paroi x
T (x = 0, t > 0) = Timp
T (x, t = 0) = T0
5. Ce modèle s’applique à des corps de n’importe quelle épaisseur, mais sur une durée
suffisamment courte après le changement des conditions aux limites thermiques (t > 0).
6. Pour des objets symétriques (mur, cylindre, ...), ce modèle est valide tant que la
température initiale au centre de l’objet n’a pas été modifiée.
7. La durée de validité du modèle semi-infini dépend de la géométrie (épaisseur du corps),
des conditions aux limite surfaciques et des propriétés thermophysiques (diffusivité
thermique).
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Modélisation d’un milieu semi-infini à température T1 imposée
Le modèle mathématique est l’équation de la chaleur (Eq. (2.6)) en 1D, sans production
volumique. On a
∂T ∂2T
=α 2 (6.1)
∂t ∂x
Les conditions initiale et aux limites s’écrivent respectivement
CI : à t = 0, ∀x ≥ 0, T = T0
CL1 : ∀t > 0, x = 0, T = T1 (6.2)
CL2 : ∀t > 0, x → ∞, T = T0
Cette équation aux dérivées partielles peut être transformée en une équation différentielle en
effectuant un changement de variable. On pose u = 2√xαt (sans dimension). Ce choix se
déduit de l’analyse dimensionnelle de l’étude des couches limites. On appelle u ”variable de
similitude”. La dérivée par rapport au temps devient
∂T ∂T ∂u x ∂T
= =− √ (6.3)
∂t ∂u ∂t 4t αt ∂u
et la dérivée seconde d’espace
∂2T
∂ ∂T ∂u ∂ ∂T ∂u ∂ ∂T ∂u
2
= = =
∂x ∂x ∂x ∂x ∂u ∂x ∂x ∂u ∂u ∂x
∂ 2 T ∂u 2
∂u ∂T ∂ ∂u
= + (6.4)
∂u 2 ∂x ∂x ∂u ∂u ∂x
1 ∂2T u2 ∂ 2 T
= = 2
4αt ∂u 2 x ∂u 2
L’équation de la chaleur devient donc après simplification
d 2T dT
+ 2u =0 (6.5)
du 2 du
Les conditions aux limites, maintenant par rapport à la variable u deviennent
∀t > 0, u = 0, T = T1
(6.6)
∀t > 0, u → ∞, T = T0
dT
Cette EDO se résout facilement en posant f = du
. Soit
df
+ 2uf = 0 (6.7)
du
dont la solution générale est
f (u) = C1 exp(−u 2 ) (6.8)
En intégrant entre 0 et u, on obtient la distribution de température
Z u Z u
T (u) − T (u = 0) = C1 exp(−ξ 2 )dξ ⇒ T (u) = T1 + C1 exp(−ξ 2 )dξ (6.9)
| {z } 0 0
T1
La fonction u
2
Z
√ exp(−ξ 2 )dξ = erf(u) (6.13)
π 0
s’appelle la fonction d’erreur. Ses propriétés et ses valeurs pour quelques arguments sont
données en annexe. On écrit donc
x
T (x, t) = T1 + (T0 − T1 )erf √ (6.14)
2 αt
ou
x
T (x, t) = T0 + (T1 − T0 )erfc √ (6.15)
2 αt
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