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Avis Technique Plancher PCB 60 CSTBat

L'Avis Technique 3/10-662 concerne le plancher à bacs métalliques collaborants PCB 60 fabriqué par BACACIER, remplaçant l'Avis Technique 3/08-571. Ce document décrit les spécifications, les conditions d'utilisation, ainsi que les exigences de résistance au feu et d'isolation thermique et acoustique pour ce type de plancher. Il précise également les conditions de fabrication, de contrôle et d'entretien nécessaires pour garantir la durabilité et la sécurité du produit.

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Avis Technique Plancher PCB 60 CSTBat

L'Avis Technique 3/10-662 concerne le plancher à bacs métalliques collaborants PCB 60 fabriqué par BACACIER, remplaçant l'Avis Technique 3/08-571. Ce document décrit les spécifications, les conditions d'utilisation, ainsi que les exigences de résistance au feu et d'isolation thermique et acoustique pour ce type de plancher. Il précise également les conditions de fabrication, de contrôle et d'entretien nécessaires pour garantir la durabilité et la sécurité du produit.

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Remplacé le : 16/04/2015 par le n° 3/15-806

Avis Technique 3/10-662

e
Annule et remplace l’Avis Technique 3/08-571

lid
va
on
Plancher à Bac Collaborant PCB 60
Ne peuvent se prévaloir du présent
Avis Technique que les productions
certifiées, marque CSTBat, dont la
Titulaire :
en BACACIER SAS
Route de Chaptuzat
FR-63260 AIGUEPERSE
Tél. : +33(0)4 73 64 59 59
liste à jour est consultable sur Fax : +33(0)4 73 64 59 50
Internet à l’adresse : [Link]
iqu
[Link] Usine : BACACIER AUVERGNE
rubrique :
Produits de la Construction
Certification
c hn
Te
is

Commission chargée de formuler des Avis Techniques


(arrêté du 2 décembre 1969)
Groupe Spécialisé n° 3
Av

Structures, ossatures, planchers

Vu pour enregistrement le 23 février 2011

Secrétariat de la commission des Avis Techniques


CSTB, 84 avenue Jean Jaurès, Champs sur Marne, FR-77447 Marne la Vallée Cedex 2
Tél. : 01 64 68 82 82 - Fax : 01 60 05 70 37 - Internet : [Link]

Les Avis Techniques sont publiés par le Secrétariat des Avis Techniques, assuré par le CSTB. Les versions authentifiées sont disponibles gratuitement sur le site internet du CSTB ([Link]
© CSTB 2011
Le Groupe spécialisé n° 3 « Structures, planchers et autres composants
structuraux » a examiné, le 15 Septembre 2010, le procédé de plancher PCB 60,
fabriqué par BACACIER. Ce document annule et remplace l’Avis Technique 3/08-
571. Il a formulé, sur ce procédé, l’Avis Technique ci-après.

au feu doit être établi par un laboratoire agréé (procès-verbal en cours


1. Définition succincte de validité). Sauf indications contraires du P.V. la mise en œuvre de
ces protections thermiques doit en outre être conforme aux DTU en
1.1 Description succincte vigueur (ex. : additif n° 2 du DTU 58.1 pour les plafonds suspendus).
Plancher à bacs métalliques collaborants réalisé avec du béton coulé Il est à noter que les classements de résistance au feu ne préjugent
sur des tôles nervurées galvanisées ou galvanisées prélaquées, pas de la durabilité dans le temps de ces protections.
d'épaisseur totale comprise entre 10 cm et 20 cm. L'épaisseur nomi-
nale de la tôle nue est de 0,71 mm, 0,84 mm, 0,96 mm ou 1,21 mm, Prévention des accidents lors de la mise en œuvre ou
la hauteur des nervures des bacs étant de 60 mm. Le profil comporte de l'entretien
des bossages inclinés sur les flancs des nervures. Pour le procédé proprement dit, elle est normalement assurée si les
Tous les plafonds du commerce peuvent être associés à ce type de portées délimitées par les appuis et éventuellement les étais n'excè-
plancher : selon les exigences, on peut réaliser des plafonds suspen- dent pas les valeurs limites résultant du Cahier des Prescriptions Tech-
dus esthétiques, acoustiquement ou thermiquement isolants ou amé- niques Particulières et si les tôles sont fixées sur leurs appuis au fur et
liorant le degré coupe-feu du plancher. à mesure de leur pose.

1.2 Identification des composants Isolation thermique


L'identification des composants se fait par des étiquettes, comme Le coefficient Ubat moyen de déperdition par transmission à travers les
indiqué dans le Dossier Technique établi par le demandeur. parois déperditives séparant le volume chauffé du bâtiment, de
l’extérieur, du sol et des locaux non chauffés se calcule selon les règles
Th-U. Ce plancher étant par lui-même peu isolant il peut être néces-
2. L'AVIS saire de compléter son isolation thermique.
L’Avis porte uniquement sur le procédé tel qu’il est décrit dans le Isolation acoustique
Dossier Technique joint, dans les conditions indiquées dans le cahier
des prescriptions techniques particulières (§ 2.3). Sans plafond rapporté suspendu, les planchers finis présentent un
indice d'affaiblissement acoustique qui dépend de leur masse.
L'Avis ne vaut que pour les fabrications des bacs profilés bénéficiant
d'un Certificat CSTBat. Avec plafond rapporté suspendu, l'isolation acoustique peut être amé-
liorée en fonction de la conception particulière du plafond et de sa
2.1 Domaine d'emploi accepté suspension. L'appréciation de cette qualité est à faire dans chaque cas
soit à partir d'essais, soit selon les indications ci-dessous :
L’Avis est formulé pour les utilisations en France européenne, en
étages courants et terrasses des bâtiments d'habitation, des bureaux, L'isolation acoustique aux bruits aériens d'un ensemble plancher et
des bâtiments industriels etc... plafond rapporté suspendu satisfait à la réglementation si la fréquence
de résonance de l'ensemble reste inférieure à 60 hertz. Cette fré-
2.2 Appréciation sur le procédé quence peut être calculée par la formule :

2.21 Aptitude à l'emploi 1 ⎛ 1 1 ⎞


fo = K⎜ + ⎟
Stabilité 2π ⎜m ⎟
La stabilité est normalement assurée en plancher collaborant tôle- ⎝ 1 m 2⎠
béton tant que la contrainte d'adhérence reste limitée dans les condi-
tions indiquées au Cahier des Prescriptions Techniques Particulières. fo étant la fréquence de résonance en hertz,

Dans le cas de contrainte d'adhérence plus élevée, le fonctionnement m1 étant la masse, en kilogrammes, d'un mètre carré de plan-
en plancher collaborant peut être assuré par l'adjonction d'aciers de
renfort à haute adhérence, dans les conditions indiquées dans le Ca- cher brut,
hier des Prescriptions Techniques Particulières. m2 étant la masse, en kg, d'un mètre carré de plafond rapporté,

L'emploi de ce plancher n'est pas envisagé par le présent Avis Tech- K étant le coefficient de raideur dynamique du dispositif de
nique lorsque la collaboration tôle-béton n'est pas possible, ou lorsque suspension du plafond : il s'exprime en Newtons par mètre
l'épaisseur totale du plancher excède 20 cm. et il correspond au rapport de la force en Newtons à appli-
Le plancher PCB 60 peut être utilisé en zones sismiques dans les con- quer, au déplacement qui en résulte pour le dispositif de
ditions indiquées au Cahier des Prescriptions Techniques Particulières. suspension, déplacement exprimé en mètre. Ce coefficient k
doit être rapporté à 1 m2 de plancher (ex: s'il y a 4 sus-
Résistance au feu
pentes par m2, le coefficient k à prendre en compte dans la
La résistance au feu du plancher (sans protection particulière) confor-
formule est quatre fois celui relatif à une suspente).
mément aux critères énoncés dans l'arrêté du 22 mars 2004 du Minis-
tère de l'Intérieur, peut être évaluée comme suit : Pour apprécier les caractéristiques acoustiques d'un plancher fini exé-
cuté avec ce procédé, on peut consulter :
a) L'étanchéité aux flammes et aux gaz chauds ou inflammables est
satisfaisante lorsque les conditions de mise en œuvre du présent • le REEF - Sciences du Bâtiment - Partie Acoustique,
Avis Technique sont respectées. • le document "Exemples de solutions pouvant satisfaire au règlement
b) L'isolation thermique après différentes durées d'exposition à l'incen- de la construction et/ou aux définitions du label confort acoustique"
die conventionnel de (30 min. à 240 min.) est estimée en fonction (Cahier du CSTB 1373 - Livraison 168).
d'une épaisseur moyenne de la dalle de béton (voir l'annexe n° 2 à
l'Avis intitulée "Evaluation de l'isolation thermique vis-à-vis de la Finitions - Aspect
résistance au feu des planchers béton avec bacs aciers collabo-
rants").
Plafonds
Le procédé permet d'appliquer par projection une protection en sous-
c) La résistance mécanique est jugée satisfaisante (sans vérification
face des bacs. Il permet également de suspendre des plafonds rappor-
supplémentaire) pour une durée d'exposition à l'incendie conven-
tés.
tionnel de 30 minutes. Pour des durées supérieures, à défaut de
P.V. de classement ou de méthode de calcul agréée fixant une Sols
épaisseur de béton pour simuler l'effet de la tôle, la stabilité méca-
nique peut être estimée conformément aux règles DTU "Méthode de Sous réserve du respect des prescriptions des DTU concernés, tout
prévision par le calcul du comportement au feu des structures en type de revêtement de sol peut être posé sur la table de compression
béton" (tant en ce qui concerne les moments fléchissants en travée en béton.
que sur appui), en prenant en compte les armatures en acier
noyées dans le béton mais en négligeant la résistance mécanique Autres informations techniques
de la tôle d'acier. Les températures sont alors évaluées avec la mé- Lors de la vérification du comportement en cas d'incendie la valeur
thode de transfert thermique du DTU. caractéristique à prendre en compte pour la résistance à la compres-
Pour les planchers bénéficiant d'une protection thermique par plafond sion du béton est de 20 MPa.
suspendu ou par projection de matériau isolant, le degré de résistance

2 Remplacé le : 16/04/2015 par le n° 3/15-806 3/10-662


2.22 Durabilité - Entretien
Pour les emplois indiqués en 2.1, la durabilité du plancher brut (c'est- • Profondeur des bossages des âmes : la valeur nominale de cette
à-dire plafond exclu) est équivalente à celle des planchers traditionnels dernière est de 2.2 mm avec une tolérance de +0,4 mm et -0,2
utilisés dans des conditions comparables, sauf pour des utilisations sur mm.
locaux humides ou à atmosphère agressive, à moins que la sous-face • Hauteur des ondes : la valeur nominale doit être respectée avec une
du plancher ne soit entretenue et comporte une protection complé- tolérance de + 2 mm et - 1 mm.
mentaire obturant les joints. La durabilité est donc incertaine pour les
• Largeur du bac : la valeur nominale doit être respectée avec une
emplois sur vide sanitaire faute de possibilité d'entretien.
tolérance de + 12 mm et - 0,0 mm.
L'entretien doit être apprécié en fonction des protections complémen-
taires éventuelles. Marquage :
Les bacs doivent être marqués avec le logo CSTBat suivi des trois
2.23 Fabrication et contrôle derniers chiffres du numéro de l'A.T, apposé sur au moins 5 % des
La fabrication des tôles est effectuée en usine. Elle doit faire l'objet produits et au moins une fois sur chaque colis.
d'un autocontrôle systématique du fabricant selon les modalités défi-
nies au Cahier des Prescriptions Techniques Particulières et dans le Suivi de l'autocontrôle par le CSTB
Règlement Technique de la Certification CSTBat ; cet autocontrôle doit Le suivi de l'autocontrôle est assuré par les agents du CSTB confor-
être surveillé par le CSTB qui délivre les Certificats CSTBat. mément aux "Règles générales des Certificats CSTBat" à raison de
deux visites par an.
2.3 Cahier des Prescriptions Techniques
Particulières 2.33 Conditions de mise en œuvre
• Les liaisons des bacs avec l'ossature doivent être assurées par des
2.31 Conditions de conception et de calcul clous, des boulons ou des vis autotaraudeuses, soit sur les solives
Elles sont prescrites dans l'Annexe 3. métalliques dans le cas d'ossature métallique, soit sur des platines
ou des cornières ancrées dans les supports en béton ou bien direc-
L'application de la méthode de dimensionnement ou de justification du
tement sur le béton (sans insert) ou encore dans des inserts en bois
plancher, donnée dans l'Annexe 3, doit être effectuée en utilisant les
noyés dans le béton, sauf sur les appuis intermédiaires lorsqu'il y a
caractéristiques de calcul (valeurs d'utilisation) données dans l'Annexe
continuité de la tôle. Ces liaisons doivent exister à raison de deux
n° 1 du présent Avis.
fixations par bac, à chaque extrémité.
En cas d'utilisation en zones sismiques, le repos des bacs sur les ap-
• Les étais placés sous les bacs avant coulage du béton doivent res-
puis ne doit être inférieur ni à la moitié de la hauteur totale du plan-
pecter les distances prévues dans les calculs.
cher ni à 5 cm. En outre, la tôle doit être fixée sur tous les appuis
(intermédiaires et d'extrémité) à l'aide de deux fixations au minimum • Le maintien en position des aciers de renfort prévus dans les calculs
par bac. Le nombre et le type de ces fixations doivent être déterminés doit être assuré par toutes dispositions permettant de respecter les
dans chaque cas particulier, en fonction des sollicitations horizontales enrobages prévus aux projets.
à transmettre. • Le treillis soudé prévu dans la dalle doit satisfaire aux conditions
minimales suivantes :
2.32 Conditions de fabrication
a) Armatures perpendiculaires aux ondes :
L'autocontrôle du fabricant doit porter d'une part sur la résistance de
• espacement maximal : 20 cm
la tôle, d'autre part sur les caractéristiques dimensionnelles des bacs.
• section (en cm²/m) : la plus grande des deux valeurs suivantes :
Contrôle de la résistance de la tôle 0,1 hc ou 2160/σen
Une plaque d'environ 20 x 20 cm est découpée dans chaque bobine de hc étant l'épaisseur du béton de dalle au-dessus des ondes, hc étant
tôle galvanisée prévue pour le profilage. A partir de cette plaque on limitée supérieurement pour ce calcul à 6 cm, et σen étant la limite
prélève une éprouvette de 20 mm de largeur qu'on soumet à l'essai de élastique des aciers en daN/cm2 ;
traction. Pour déduire de cet essai la limite d’élasticité de la tôle, on
b) Armatures parallèles aux ondes :
considère comme épaisseur de l'éprouvette, l'épaisseur nominale de la
tôle nue. La limite d’élasticité ainsi déterminée doit être, dans 95 % • espacement maximal : 30 cm
des cas, au moins égale à 320 N/mm2. • section : la moitié des valeurs précédentes.

Contrôle dimensionnel après profilage Les joints aux raccordements entre bacs sur locaux humides ou à
atmosphère corrosive doivent être obturés.
Ce contrôle, qui est réalisé une fois pour chaque commande, porte
notamment sur les dimensions suivantes : La pose de revêtements de sol scellés ou collés étanches à la vapeur
ne doit être effectuée qu'après vérification de la siccité du béton.

Conclusions
Appréciation globale 3. Remarques complémentaires
du Groupe Spécialisé
Pour cette fabrication bénéficiant d'un Certificat CSTBat, l'utilisation
du procédé dans le domaine d'emploi accepté est appréciée favora- Cet Avis a été formulé sur la base du suivi de fabrication certifié
blement. CSTBat, et sur les décisions antérieures du Groupe sur la famille de
procédés de plancher à bacs acier collaborants.
Validité
Le Rapporteur du Groupe Spécialisé n° 3
5 ans, jusqu’au 31 octobre 2015 Nicolas RUAUX

Pour le Groupe Spécialisé n°3


Le Président
Jean Pierre BRIN

3/10-662 Remplacé le : 16/04/2015 par le n° 3/15-806 3


ANNEXE n° 1 A L’AVIS TECHNIQUE

Sont données ci-après les valeurs caractéristiques utiles à


l’application de la méthode de dimensionnement et de vérification
prescrite dans l’Annexe 3.

1. Caractéristiques des profils PCB 60


Les valeurs sont données au tableau 1 pour 1m de largeur de bac.

2. Vérifications en phase de montage des


bacs et de coulage du béton
Pour l’application du § 2.32 de l’ANNEXE 3, les valeurs des mo-
ments résistants plastiques Mres(A), Mres(B) et des moments de
cloquages Mc sont déduites en fonction de la portée l à partir des
diagrammes ci-après, utilisables pour l ≥ 2 m (correspondant à 0,8
l 1) et données pour des tôles d’épaisseur nominale 0,75 mm.
Pour des portées inférieures à 0,8 l 1, les justifications sont menées
conventionnellement pour une portée de 0,8 l 1
Pour des épaisseurs de 0,88 mm,1,00 mm et 1.25 mm, les valeurs
lues sont à multiplier par 1,17 , 1,33 et 1,66 respectivement.
Profils standard (sans connecteurs) :
Profil prépercé :

4 Remplacé le : 16/04/2015 par le n° 3/15-806 3/10-662


Tableau 1 : Caractéristiques des profils

Epaisseur nominale de la tôle * Section Poids ** Position fibre neutre (cm) Moment Modules de résistance
(cm²) (daN/m²) d’inertie (cm3)
galvanisée nue vi vs I (cm4) I/vi I/vs
0,75 0,71 10,61 8,67 3,48 2,52 57,26 16,44 22,75
0,88 0,84 12,55 10,18 3,48 2,52 67,75 19,45 26,92
1,00 0,96 14,35 11,57 3,48 2,52 77,42 22,23 30,76
1,25 1,21 18,08 14,46 3,48 2,52 97,59 28,02 38,78
* Tolérances selon la norme P 34-310 (tolérances décalées)
** Les poids correspondent aux tôles galvanisées et tiennent
compte des recouvrements.

3. Vérifications en phase définitive du


montage collaborant
Collaboration tôle/béton (§ 2.33.1 de l’annexe 3).
Les valeurs de “m” et de “k” sont données dans le système
d’unités : longueur en cm, force en daN.

Béton normal

Pour tous les cas Charge statique Charge


dynamique
m m1 = 3235 m2 = 723 m3 = 578
k k1 = -0.017 k2 = 0.703 k3 = 0.562

Cisaillement des nervures (§ 2.333 de l’ANNEXE 3)


La largeur bsup à prendre en compte pour la vérification est : En raison de la décroissance de la largeur de la zone comprimée
vers les fibres les plus comprimées, la contrainte de calcul du béton
bsup = 48,3 cm pour 1 m de largeur de plancher. comprimé est affectée par le coefficient 0,8 (art. A.4.3,42 des
Règles BAEL 91).
Moments négatifs sur appuis de continuité (§ 2.336
de l’ANNEXE 3) Flèches actives
Forme de la nervure équivalente en béton :
Béton normal
Pour l’application des formules donnant les valeurs de λ à porter
dans les équations de calcul de l’inertie fictive (BAEL §B.6.5.2), la
valeur à considérer du rapport bo/b est : 0,39.

3/10-662 Remplacé le : 16/04/2015 par le n° 3/15-806 5


ANNEXE n° 2 A L’AVIS TECHNIQUE

Détermination de l'isolation thermique vis-à-vis de la résistance au


feu des planchers en béton avec bacs acier collaborants.
Le volume de béton utilisé par unité de surface de plancher peut
1. Détermination de l'isolation thermique être converti en dalle pleine ayant, pour une épaisseur équivalente
(he), le même volume. Toutefois, cette épaisseur équivalente ne
vis-à-vis de la résistance au feu des peut être utilisée que pour des variations acceptables entre les
planchers en béton avec bacs acier épaisseurs en sommet d’onde et en fond d’onde.
collaborants. Pour les bacs acier les plus simples, le calcul de l’épaisseur équiva-
lente et ses limites d’application sont indiqués ci-après.
A défaut de méthodes de calcul spécifiques, la détermination de
L’épaisseur équivalente minimale nécessaire pour que l’élévation de
l’isolation thermique de ces planchers peut être effectuée à l’aide de
température moyenne en face non exposée de ces planchers ne
la méthode ci-après.
dépasse pas 140°C après certaine durée d’exposition à l’incendie
conventionnel est indiquée sur les tableaux ci-après :

Détermination de Epaisseur équivalente Durée de résistance


l’épaisseur équivalente minimale he au feu Limites d’application
‘’ h1 ‘’ (mm) (mn)

60 30
70 60
80 90
100 120 h2/h1 ≤ 1,5
130 180
150 240 h1 ≥ 50 mm

Nota : Le schéma figurant dans le tableau est un schéma de prin-


cipe qui ne prétend pas représenter le profil d’un système particu-
lier

6 Remplacé le : 16/04/2015 par le n° 3/15-806 3/10-662


ANNEXE n° 3 A L’AVIS TECHNIQUE

Additif commun aux avis techniques de procédés de planchers à bacs métalliques collaborants.

2.32 Vérifications en phase de montage et de


coulage du béton
1. Remarque préliminaire
2.321 Vérification du fléchissement des tôles
Cette annexe reprend le texte de l’additif commun aux avis tech-
Le fléchissement des tôles sous le poids mort du béton ne doit pas
niques de procédés de planchers à bacs métalliques collaborants. Il
dépasser pas 1/240ème de la portée entre appuis et files d'étais.
décrit la méthode de dimensionnement des planchers utilisant ce
Pour cette vérification, on tient compte du supplément de poids
procédé.
mort dû à l'épaisseur complémentaire de béton entraînée par le
fléchissement du bac (pour cette prise en compte, on peut simple-
2. AVIS ment ajouter une surépaisseur fictive de béton, uniformément
répartie, valant 0,7.f, f étant le fléchissement à mi-portée détermi-
L'Avis ne vaut que pour les procédés couverts par un Avis Tech- né sans la surépaisseur).
nique. Il indique, dans le Cahier des Prescriptions Techniques, les
Ce fléchissement à la pose peut être évalué par l'expression sui-
conditions de conception et de calcul communes à tous les plan-
vante :
chers de cette famille.

2.1 Domaine d'emploi 5 gl 4 .10 6


f = kf
Il est le même que celui accepté par le Groupe dans le cadre de 384 EI
l’Avis Technique.
f étant la flèche en cm
2.2 Appréciation de l'aptitude à l'emploi avec

2.21 Stabilité l = portée entre appuis et/ou étais éventuels, (en mètres)
La stabilité est normalement assurée pour les montages tôle-béton ;
de ces planchers lorsqu'ils sont dimensionnés et vérifiés conformé- g = poids mort du plancher calculé conformément à l'Avis
ment aux conditions de conception et de calcul ci-après, sous ré- Technique du procédé (en daN/m²).
serve des particularités éventuellement précisées dans les Avis
Techniques des procédés et des autres conditions indiquées dans
E = 210 000MPa
ces Avis.
I = moment d'inertie en section totale d'un mètre de lar-
2.3 Cahier des Prescriptions Techniques geur de tôle donné dans l'Annexe Valeur d’utilisation (en cm4).
Kf = coefficient fonction du nombre de travées entre appuis
Conditions de conception et de calcul et étais éventuels.

2.31 Définition de la portée valant :

La portée L des planchers, à considérer dans les vérifications indi- 1 pour 1 travée
quées ci-après, est ainsi définie : 0,41 pour 2 travées égales
• si les appuis sont des murs ou des poutres en béton, la portée 0,52 pour 3 travées égales
L est la distance entre les nus intérieurs des appuis ; 0,49 pour 4 travées égales.
• si les appuis sont des murs en maçonnerie de petits éléments,
la portée L est la distance entre les points situés à 2,5 cm en 2.322 vérification de la sécurité du personnel de
recul des nus intérieurs de ces murs ; pose
• si les appuis sont des solives métalliques, la portée L est la On doit s'assurer de la sécurité en phase de montage. Cette vérifi-
distance entre axes des solives ; elle peut être la distance entre cation doit être menée conformément au document intitulé "Mé-
nus intérieurs des solives s'il est justifié que leur rigidité en tor- thode générale d'essai des bacs-aciers utilisés en planchers, en vue
sion le permet. de leur justification de résistance en phase de montage - Méthodo-
La portée l à considérer pour les vérifications en phase de coulage logie d'essai et principe de dimensionnement" publié dans les Ca-
est celle indiquée ci-avant délimitée le cas échéant par l'axe des hiers du CSTB - livraison 268 d'avril 1986.
files d'étais éventuelles. Le moment fléchissant sollicitant conventionnel en travée doit être
Le terme « portée » se réfère à quatre grandeurs différentes selon inférieur ou égal au moment résistant du profilé utilisé pour la
le type de vérification : portée considérée. Cette vérification doit être faite pour la travée
partielle la plus grande.
• la portée L du plancher soumise au chargement (distance entre
appuis réels ou assimilés) Moment sollicitant
• la portée [Lg = [Link]], éventuellement modifiée par rapport à L, Le moment fléchissant sollicitant conventionnel doit être vérifié
déduite des diagrammes de sollicitations pour les justifications pour les deux cas de chargement (A) et (B) ci-après où g est le
de la collaboration entre la tôle et le béton, poids du plancher tel que défini plus avant et où l'intensité de la
charge de chantier P est égale à 50 . l ( l étant la portée partielle en
• la portée l (graphisme avec sa boucle) à considérer pour les mètres), sans être inférieure à 100 daN.
justifications au moment du coulage qui fait intervenir la pré-
sence éventuelle des étais. Cas de chargement (A)
La grandeur à prendre en compte est précisée à chaque vérification.
Remarque : Les symboles suivants sont également utilisés pour des
grandeurs précisées à chaque vérification :
1,5.P (charge de chantier) 1,5.P
• Lg désigne une portée se substituant à L pour les justifications
de la collaboration entre la tôle et le béton 1,35.g
• Ls représente la quantité de base, utile pour la détermination
de lg
• Lp est la position d’une charge localisée par rapport à l’appui le
plus proche
• lc est le périmètre de cisaillement dans le béton des nervures

3/10-662 Remplacé le : 16/04/2015 par le n° 3/15-806 7


2.33 Vérifications en phase définitive du montage
collaborant
M (A) = 0,070 . 1,35 . g . l2 + 0,156 . 1,50 . P . l
2.331 Vérification de la collaboration tôle/béton
Cas de chargement (B) Cette vérification est effectuée à l'Etat Limite de Service selon la
méthode "m" et "k" conduite selon les usages français (essais avec
tôles huilées).
1,5.P (charge de chantier) Elle consiste à respecter l'inégalité suivante concernant la contrainte
de cisaillement de glissement entre tôle et béton :
τ sollicitant ≤τ résistant
1,35.g
avec
τ sollicitant = VS/(b.zél)

VS = l'effort tranchant sollicitant développé en service, après
prise du béton, dans la section considérée ;
b = la largeur considérée de plancher ;
zél = le bras de levier élastique, pris égal à dp- x/3;
avec également
τrésistant = m . ρ.h/Lg + k
M (B) = 0,096 . 1,35 . g . l2 + 0,203 . 1,50 . P . l où

Moments résistants Mrés (A) et Mrés (B) m et k sont des coefficients déterminés à la suite d'essais et
donnés dans les Avis Techniques de procédés ;
Les valeurs à considérer des moments résistants sont données dans
les Avis Techniques des procédés sous la forme de diagrammes en ρ est le rapport de la section de la tôle à la section utile du
fonction de la portée et de coefficients tenant compte de l'épaisseur béton [Link],
de tôle. Les Avis Techniques précisent les limites de portées entre dp étant la distance du centre de gravité de la tôle à la
lesquelles le diagramme est donné. fibre supérieure du plancher ;
Lorsque la portée du projet est inférieure à la plus petite portée du h est l'épaisseur totale du plancher ;
diagramme (0,8. l1), il est loisible de substituer à la portée du projet Lg est définie ci-après.
une portée fictive égale à 0,8. l1 et de conduire la vérification pour
Remarque importante : la formule donnant τrésistant n'est valable que
cette portée fictive.
si les charges appliquées en surface du plancher sont supérieures
2.323 Vérification d'intégrité en cas d'étaiement. aux charges suspendues (accrochées en sous-face).

Cette vérification a pour objet d'éviter un cloquage éventuel irréver- Définition de Lg : cas de travées isostatiques
sible au droit des étais. Elle est donc inutile pour les cas de pose
La détermination expérimentale de "m" et de "k" étant réalisée sur
sans étais.
travées isostatiques, la vérification indiquée ci-avant doit prendre
Elle consiste à s'assurer de l'inégalité suivante : en compte pour Lg la valeur de la portée d'une travée sur deux
appuis simples.
0,125. 1,35. g. l2 + 0,1875. 1,5. P . l ≤ Mc Dans le cas de distribution quelconque des charges (charges con-
où centrées), on considère une portée fictive l valant 4. ls où ls est la
longueur du diagramme rectangulaire équivalent d'effort tranchant
P vaut 50. l sans descendre en dessous de 100 daN ;
:
Mc est le moment de cloquage pour la portée l considérée
Lors des essais n° 1 et 2 effectués selon la "méthode générale" surface sous la courbe du diagramme réel des efforts tranchants
visée ci-avant, on note la valeur des charges pc et Pc, d'apparition s=
du premier cloquage sur l'appui intermédiaire ; avec ces valeurs de effort tranchant à l'appui
charges, on calcule le moment de cloquage Mc correspondant :
Définition de Lg : cas de travées continues
Mc (1) = 0,125 . pc . l12 + 0,1875. Pc . l1
Il est admis que l'expression de τrésistant peut continuer à être appli-
quée en prenant pour Lg la portée entre les points de moments nuls
Mc (2) = 0,125 . pc . l22 + 0,1875. Pc . l2
(longueur de la zone de moment positif), les efforts tranchants VS à
Ces valeurs permettent de tracer le diagramme suivant : considérer étant ceux évalués en ces points.
Si la valeur de 4. ls diffère de Lg ainsi définie, on considère une
valeur de Lg égale à 4. ls.
Mc

VS
Mc(2)
= Diagramme de substitution
Mc(1)
Effort tranchant de
glissement réel
portée =
0,8 1 1 2 rive Point de
moment nul
Comme pour les Mrés(A) et Mrés(B) de la vérification de résistance, la s
courbe est extrapolée par prolongement de la droite jusqu'à une
portée de 0,8. l1 et par une horizontale (plafonnement du moment)
pour les portées supérieures à l2. Moment
Le diagramme de Mc en fonction de l est donné dans chaque Avis
Technique de procédé.

Effort tranchant sollicitant (ELS)


aux appuis de rives dans le cas de travées égales soumises à des
charges réparties

8 Remplacé le : 16/04/2015 par le n° 3/15-806 3/10-662


L
Vs = ( k 0 g + k1 g 1 + k 2 q ) bsup
2
avec
g : poids propre du plancher
g1 : charges permanentes autres que le poids propre
q: charges d'exploitation dp
k0, k1 et k2 : coefficients adimensionnels donnés dans le tableau h
de suit.
Schéma statique k0 k1 k2 centre de gravité de la tôle
0
0,63 1 1 Elle consiste à vérifier l'inégalité suivante :
1 τ u,sollicitant ≤ τ u,résistant
soit : τ u,S ≤ τ u,R
0 avec
0
0,39 τu,S = Vu,S
0,43 0,79 0,89 [Link]
0,79 où
0,79 Vu,S est l'effort tranchant sollicitant à l'ELU (calculé sous
charges pondérées) à l'appui le plus sollicité ;
bsup est la largeur de la section horizontale de la nervure au
niveau supérieur de la tôle ;
0
zu est le bras de levier à l'ELU pris égal à 0,[Link], à défaut
0 de calcul plus précis.
0,43
0,47 0,83 0,91
a) En l'absence de toute armature transversale de couture,
0,83
0,83 τ u,R = 0,03.fc28
b) Si les nervures comportent des armatures transversales pour
coudre la section précédente de largeur bsup, on effectue deux
vérifications :
Les Avis Techniques des procédés donnent trois couples de valeurs
m et k à utiliser : bsup
a. Le premier, noté m1 et k1, correspondant aux valeurs de l’état
de ruine ;
b. Le deuxième, noté m2 et k2, correspondant aux valeurs du
glissement à 0,1 mm dans le cas de planchers supportant ex-
clusivement des charges statiques (bâtiment d’habitation, de
bureaux, etc …) ;
c. Le troisième, noté m3 et k3, correspondant aux valeurs du
At, St
glissement à 0,1 mm dans le cas de planchers susceptibles de
supporter des charges dynamiques peu importantes (bâtiments
industriels, parcs de stationnement, etc …).
Pour chaque cas d’utilisation du plancher, il convient alors lc
d’effectuer deux vérifications sur la contrainte de cisaillement :
• m1 et k1 – m2 et k2 dans le cas des charges statiques ;
• m1 et k1 – m3 et k3 dans le cas des charges faiblement dyna-
miques. d'une part :
Il est précisé qu'il s'agit uniquement de charges dynamiques ne τ u,R = fe/γs . At/([Link])
pouvant donner lieu à aucun phénomène de fatigue ni à des chocs
répétés ; il est admis que ce domaine couvre le cas de charges avec
roulantes de faible intensité, c'est à dire les véhicules dont la fe = limite élastique de l'acier donnée ;
charge maximale par essieu n'excède pas 3,0 tonnes. At = aire d'une branche d'armature transversale droite ;
Si on ajoute des armatures complémentaires longitudinales en lit St = pas des armatures transversales
inférieur, ancrées sur appui, la contrainte de cisaillement de glisse-
ment sur la tôle est calculée à partir de la seule part d'effort tran- d'autre part :
chant équilibrée par la tôle. Les parts d'effort tranchant équilibrées Vu,S / [Link] ≤ 0,03.fc28
l'une par la tôle, l'autre par les armatures complémentaires, sont

proportionnelles aux moments statiques respectifs de la tôle et des
armatures complémentaires par rapport à la fibre neutre de la lc est la longueur de la ligne de moindre résistance (voir
section (le béton comprimé et l'ensemble des aciers : tôle + arma- schéma).
tures complémentaires).
Commentaires :
2.332 Justifications à l'Etat Limite Ultime • la première vérification (règle des coutures généralisée) suppose
Les coefficients partiels de sécurité sur les matériaux à prendre en que la conception des armatures transversales est telle que l'an-
compte pour les justifications suivantes à l'Etat Limite Ultime du crage de celles-ci soit total de part et d'autre du plan horizontal
montage collaborant sont : de largeur bsup .Ceci est obtenu notamment si les armatures
• pour le béton γb = 1,5 transversales de couture sont soudées à des barres filantes, par
des soudures dont la résistance à la traction dans le sens des
• pour le profilé γp = 1,1
brins est au moins égale à la résistance de chaque brin.
• pour les armatures γs = 1,15 Lorsque ces armatures transversales sont réalisées en continu
sous forme de grecques, l'ancrage de part et d'autre du plan ho-
2.333 Vérification du cisaillement des nervures
rizontal à coudre dépend des hauteurs ancrées de boucle, du
Cette vérification est menée à l'Etat Limite Ultime. diamètre du fil constitutif et de la nuance de l'acier. Il en résulte
Elle concerne la section horizontale de la nervure au niveau supé- que la capacité résistante de ces grecques dans leur rôle de cou-
rieur de la tôle comme indiqué sur la figure ci-dessous. ture est variable en fonction des paramètres énumérés ci-avant

3/10-662 Remplacé le : 16/04/2015 par le n° 3/15-806 9


et l'expression donnant τu,R doit prendre en compte cette capacité 0,62 0,80
résistante qui peut être réduite : des indications peuvent être
trouvées à ce sujet, par analogie, dans le tableau figurant à l'ar-
ticle I.A. 107,21 du titre I du CPT "PLANCHERS". travées extérieures 0,69 0,84
• l'effort tranchant sollicitant Vu,S est déterminé en tenant compte travée intérieure 0,25 0,63
de toutes les charges appliquées y compris le poids propre quelle
que soit la disposition d'étaiement. Il est admis d'évaluer l'effort
tranchant sollicitant à la distance h/2 de l'appui. travées extérieures 0,67 0,83
travées intérieures 0,40 0,70
La valeur de l'effort tranchant sollicitant aux appuis les plus solli-
cités de travées égales soumises à des charges réparties
avec également
MuR = moment résistant de la section lorsque la tôle est
entièrement plastifiée
Vu,s = .[k1 .1,35(g + g1 ) + k 2 .1,50q]
L
MuR = Np . (dp - 0,5 . x)
2 où
Np = Ap . fe / γp en l'absence d'armatures longitudinales
Dans le cas de mise en œuvre de barres d'armatures convenable-
ment enrobées et ancrées, Np est l'effort de plastification de
Schéma statique k1 k2
l'ensemble des aciers sollicités en traction.

1 1 dp est la hauteur utile du plancher


x est la hauteur du bloc de contrainte de compression du
béton non supérieure à 0,8 fois l'épaisseur de béton au dessus du
profilé (à défaut Np est réduit à l'effort de plastification d'une épais-
seur de béton égale à 0,[Link]).
x = Np / b . σc

1,21 1,21
b est la largeur de la section transversale considérée
σc = 0,85 . fc28/ γc

2.336 Justifications relatives à la flexion sous


moments négatifs
La justification est apportée à l'Etat Limite Ultime.
Elle consiste à vérifier l'inégalité suivante :
MuS ≤ MuR

1,17 1,20 avec


MuS Moment sollicitant sur appuis évalué sous l'effet de toutes
les charges appliquées.
Moments négatifs sollicitants (ELU) pour des travées égales sou-
mises à des charges uniformément réparties

2.334 Justifications relatives à la flexion

[ ( )+ K ' .1,50q]
Dans l'évaluation des moments sollicitants, il est tenu compte des 2
L
continuités éventuelles des planchers. M u,S = . K' .1,35 g + g
Les moments sur appuis sont évalués à partir des équations de la 8 1 1 2
résistance des matériaux pour les poutres continues à inertie cons-
tante en admettant une minoration pour cause de redistribution
d'effort par fissuration (allongements / raccourcissements des
matériaux plus importants sur appui qu'en travée).
Le coefficient de minoration pris usuellement et forfaitairement est
de 0,85 (15% de minoration). Il est pris en compte pour l'établis-
sement des tables de sollicitations de calcul présentées ici dans le
cas de travées égales sous charges réparties.
Les moments en travées résultent alors des équations de l'équilibre
appliquées à chaque travée pour les cas de charge considérés.

2.335 Justifications relatives à la flexion sous


moments positifs
La justification est apportée à l'Etat Limite Ultime.
Elle consiste à vérifier l'inégalité suivante :
MuS ≤ MuR
avec
MuS : Moment sollicitant évalué sous l'effet de toutes les charges
appliquées.
Moments positifs sollicitants (à l'ELU) en travées égales soumises à
des charges uniformément réparties

[ ( )+ K .1,50q]
2
L
M u,S = . K .1,35 g + g
8 1 1 2

Schéma statique K1 K2

1 1

10 Remplacé le : 16/04/2015 par le n° 3/15-806 3/10-662


Ce fléchissement ne doit pas dépasser 1/500 de la portée si cette
dernière est inférieure ou égale à 5,00 m et 0,5 cm +L/1000 dans
Schéma statique K'1 K'2 le cas où la portée est supérieure à 5,0 m.
Dans le cas des dalles qui ne supportent pas de cloisons maçonnées
ni de revêtements de sol fragiles, on limite leur flèche, constituée
conventionnellement par les déformations citées ci-dessus, à L/350
pour les portées jusqu'à 3,50 m et à 0,5 cm + L/700 pour les por-
0,85 0,85 tées plus grandes.
Pour tenir compte de la fissuration du béton tendu, le calcul peut
être mené conformément à la méthode indiquée à l'article B.6.5,2
des Règles BAEL. Dans le calcul, on peut prendre pour modules de
déformation longitudinale du béton :
100 000 daN/cm2 pour le module sous charge de longue
durée
300 000 daN/cm2 pour le module sous charges instanta-
nées.
0,68 0,79 Dans le cas de planchers destinés à des locaux destinés à être
habituellement occupés et pour des raisons de confort des utilisa-
teurs, il y a lieu de limiter l'élancement des planchers à l/h ≤ 33
pour les travées isostatiques et à l/h ≤ 36 pour les travées continues
(h étant l'épaisseur totale du plancher).

2.35 Résistance au poinçonnement


Il convient de s'assurer que la charge concentrée ne provoque pas
le poinçonnement du plancher.
On détermine l'impact de la charge à la surface du plancher après
0,73 0,83 diffusion dans la chape éventuelle.
On définit un périmètre critique pour la résistance au poinçonne-
ment selon la figure suivante :

périmètre
périmètre
impact
long. : uc ai + hc
ai x bi
x
0,48 0,72
dp bi + dp
hc r = hc/2
Qu ≤ uc . hc . τpoin
avec également avec

MuR moment ultime résistant de la section sans prise en τpoin = 0,045. fc28 / γb avant de tenir compte des armatures de
compte de la résistance éventuelle en compression de la tôle répartition

MuR = A's . fes / γs . z'u τpoin = (0,045 + 1,3.ρm) fc28 / γb avec armatures de réparti-
tion


A's est l'aire des armatures en chapeaux
fes est la limite élastique des aciers en chapeaux ρx ρy
ρm est la moyenne géométrique limitée à 0,015,
z'u est le bras de levier à l'ELU des pourcentages d'aciers présents dans chaque direction (la sec-
tion de tôle n'intervient que dans le sens porteur des nervures).

1m 1m 2.36 Charges concentrées ou linéaires


L'Avis est formulé pour des intensités de ces charges ne dépassant
pas les limites suivantes :
Σ bsup
• charges ponctuelles statiques ≤ 20 kN.
• charges linéaires statiques ≤ 10 kN/m
A' d' ces limitations s'exerçant en l'absence d'une vérification complète
de la répartition de ces charges (méthode Guyon - Massonnet) ;
bsup bi Σ bi • charges ponctuelles dynamiques ≤ 15 kN, et espacées d'au
moins 1,20 m les unes des autres.
Les Avis Techniques du procédé fournissent une valeur b' (à défaut
de calcul plus précis tenant compte de la géométrie des nervures et 2.361 Largeur d'application des charges
de la hauteur de l'axe neutre) pour la largeur constante de béton concentrées
comprimé intervenant pour équilibrer les efforts de traction déve- Les charges concentrées peuvent être considérées comme appli-
loppés par les chapeaux présents par mètre de plancher. quées sur une aire plus grande que leur impact réel en surface du
La détermination MuR doit être menée conformément à l'ensemble plancher. On considère une largeur d'application effective "bm"
des prescriptions de l'article A.4.3 des Règles BAEL 91. Les Avis obtenue par diffusion à 45° du contour de l'impact sur le plan cor-
Techniques des procédés indiquent aussi la possibilité de prendre le respondant au niveau de dessus des nervures de la tôle profilée.
coefficient 0,85 en lieu de 0,8 dans l'application du deuxième alinéa
de l'art. A.4.3,42.

2.34 Conditions de déformation


Le "fléchissement actif" des planchers pouvant nuire aux cloisons
maçonnées ou aux revêtements de sol fragiles qu'ils ont à suppor-
ter comporte : les déformations différées sous poids mort, la moitié
des déformations dues au retrait gêné du béton (effet de bilame),
les déformations totales dues aux charges permanentes hormis le
poids propre et les déformations instantanées dues aux charges
variables.

3/10-662 Remplacé le : 16/04/2015 par le n° 3/15-806 11


b
hf
hc

bm

bm = bp + 2 (hc + hf) pour une chape béton ou autre matériau


analogue
bm = bp + 2 (hc + 0,75. hf) pour un revêtement moins résistant.

2.362 Largeur participante de plancher


La largeur de bande de plancher efficace pour supporter une charge
concentrée ne peut dépasser la valeur "bem" ci-dessous.
• pour les vérifications du cisaillement de glissement et des mo-
ments de flexion
- pour les travées à appuis simples et les travées de rives de
planchers continus :

bem = bm + 2 . lp . [1 - (lp/L)]
- - pour les travées intermédiaires des planchers continus :

bem = bm + 1,33. lp . [1 - (lp/L)]


• pour les vérifications de cisaillement du béton

bem = bm + lp . [1 - (lp/L)]
avec :
L = portée entre appuis (en cm)
lp = distance de la charge concentrée à l'appui le plus
proche (en cm)
Dans le cas des charges concentrées linéaires parallèles aux ner-
vures, on considère ces dernières comme une succession de
charges ponctuelles et on détermine la largeur efficace par la même
méthode.
La prise en compte d'une largeur bem en lieu et place de la largeur
bm pour la justification du plancher est liée à la mise en œuvre
d'une armature transversale destinée à répartir les charges concen-
trées, et placée au-dessus de la tôle avec l'enrobage juste néces-
saire.
La longueur de ces armatures doit être au moins égale à bem, dans
le cas où elles comportent des crosses et à bem plus la longueur
d'ancrage à chaque extrémité dans le cas contraire.
Il est précisé que pour des planchers dont l'épaisseur hc est supé-
rieure à 4 cm, cette armature est indépendante du treillis anti-
fissuration situé près de la face supérieure du plancher.

2.363 Armatures de répartition


A défaut d'un calcul précis (du type Guyon-Massonnet, par
exemple), la section de l'armature de répartition transversale peut
être déterminée comme pour une semelle de fondation de largeur
bem, en la réduisant ensuite forfaitairement d'un tiers.
on utilise l'expression suivante :

Na = Q. bem - b . 0,66
8.(hc - 1)
avec
bem, b et hc exprimés en centimètres pour un enrobage de 1 cm ;
Na = l'effort de traction (daN) dans la totalité des armatures
de répartition ;
Q = la charge concentrée (daN) à laquelle correspond les
armatures de répartition.
Dans le cas de charge ponctuelle, les armatures transversales sont
disposées symétriquement par rapport à la charge sur une longueur
de plancher égale à 3/4 bem.
Dans le cas des charges concentrées linéaires Q représente la
charge concentrée par unité de longueur et Na l'effort total de
traction dans les armatures disposées sur une longueur de plancher
égale à l'unité.

12 Remplacé le : 16/04/2015 par le n° 3/15-806 3/10-662


Dossier Technique
établi par le demandeur
Les tôles doivent reposer à leurs extrémités sur une largeur d’au moins
5cm pour la bonne tenue des bacs pendant le coulage du béton.
A. Description Par mesure de sécurité, les tôles doivent être fixées au fur et à mesure
de la pose.
3. Classe du système Deux cas sont à distinguer :
Plancher en béton coulé sur des tôles métalliques nervurées, • Bacs de base (non prépercés), montage sans connecteurs : Les
d’épaisseur totale de 10cm à 20cm. tôles sont fixées seulement à leurs extrémités (2 fixations mini-
mums par bacs et par appui concerné). La fixation sur appui inter-
médiaire est admise si nécessaire.
4. Identification des bacs
• Bacs prépercés : Les tôles sont fixées seulement à leurs extrémités
Les bacs seront identifiés par une étiquette attachée à chaque colisage (2 points minimum par bacs et par appui concerné). Afin d’éviter les
de bacs, portant la dénomination PCB 60 et le nom de la société coulées de béton en phase de coulage de la dalle, ces fixations peu-
BACACIER. vent être complétées par des clous à proximité des trous si la lar-
geur de la semelle des solives le permet.
5. Définition des matériaux Dans les zones sismiques, les bacs doivent être fixés sur les appuis
intermédiaires en conformité avec le paragraphe 2.3.1 de l’Avis Tech-
nique. Lorsque le montage fait appel à des connecteurs, la connexion
5.1 Tôle
doit assurer la transmission des efforts horizontaux et dispense de
Tôle en acier doux laminé à froid de nuance S 320 galvanisé avec un fixations supplémentaires.
revêtement de zinc de 275g/m² (Z275) conforme à la norme NF P 34-
310. La tôle est livrée en finition galvanisée ou en finition prélaquée. 7.2 Pose sur ossature en béton ou arases de
Le revêtement prélaqué est conforme à la NF P 34-301
maçonneries
5.2 Aciers complémentaires Il est nécessaire d’assurer aux extrémités, pour la bonne tenue des
bacs pendant le coulage du béton, une largeur minimale d’appui de
Treillis soudés et aciers ronds à haute adhérence
5cm. Comme dans le cas des ossatures métalliques, les tôles sont
fixées sur les appuis au fur et à mesure de la pose. Sur des platines
5.3 Béton métalliques scellées dans le béton, on utilise des clous en acier mis en
Béton de sable et de granulats courants dosé à 350kg de classe place à l’aide de pistolets et de cartouches adéquats, ou des vis auto
C25/30 au sens de la norme NF EN 206-1. Un béton différent, de taraudeuses ou des boulons. On peut également réaliser la fixation par
caractéristiques mécaniques au moins équivalentes, peut être spécifié vis et chevilles ou par clouage ou vissage (tirefonds) des tôles sur des
par un bureau d’études. tasseaux en bois noyés dans le béton. Lorsque ces procédés de fixa-
tion ne conviennent pas, on assure le maintien des extrémités des
tôles sur des files d’étais solidaires des éléments porteurs.
6. Description des éléments
La tôle peut être clouée, en l’absence des dispositifs décrits ci-dessus,
Tôles raidies longitudinalement par des nervures trapézoïdales com- directement sur la surface de béton à condition que celle-ci soit aplanie
portant des raidisseurs longitudinaux (en forme de V sur les faces et nettoyée et à condition de réaliser un avant trou permettant de
supérieures et plats sur les faces inférieures) obtenus par profilage de guider le clou et d’éviter l’éclatement du béton en surface.
la tôle. Les faces latérales des nervures comportent chacune des bos-
sages pour assurer la collaboration tôle-béton. Les bossages sont
inclinés à 45° et ont une hauteur nominale de 2,2mm. Les bacs sont
livrables en épaisseur 0,75mm, 0,88mm, 1mm et 1,25mm. La lon-
7.3 Pose sur ossature bois
gueur maximale de livraison est de 12m. L’écartement (dut à la pré- Dans ce cas, la fixation se fait par tirefonds.
sence des bossages) entre 2 bacs empilés est d’environ 11mm. Le
recouvrement longitudinal des bacs s’effectue en partie basse des 7.4 Recouvrement des bacs
nervures de rive. Le recouvrement transversal doit être au minimum de 40mm. Les
Il existe deux variantes des bacs de PCB 60 de BACACIER: fixations de ce recouvrement peuvent être communes aux deux ex-
trémités de tôles. Pour des raisons d’étanchéité, un ruban adhésif peut
• Bacs de base dont les faces supérieures et inférieures comportent
être apposé au recouvrement.
un raidisseur longitudinal plat obtenu par profilage de la tôle.
• Bacs prépercés, pour permettre le passage des goujons lorsqu’ils 7.5 Couture des recouvrements longitudinaux
sont soudés sur les solives en usine, avant la pose des bacs. Les
entre bacs voisins
tôles sont raidies et comportent des raidisseurs longitudinaux
comme les bacs de base ; Les bacs adjacents sont couturés entre eux par des vis auto perceuses
de diamètre 6,3mm à pointe réduite ou par des rivets de diamètre
Les caractéristiques dimensionnelles nominales figurent dans le ta-
4,8mm x 12, espacés d’au maximum 100cm.
bleau suivant :
7.6 Etaiement
L’étaiement, lorsqu’il est imposé par les conditions d’exécution de
l’ouvrage, est réalisé avec les files d’étais traditionnels pour dalle en
béton armé. Il faut assurer à la tôle un appui sur la file d’étais d’une
largeur minimale de 80mm. Les étais doivent rester en place au moins
8 jours après coulage.
Les bacs PCB 60 sont profilés à froid par des machines à galets dans
l’usine BACACIER située à AIGUEPERSE (63).
7.7 Coffrage des rives
Dans le cas d’ossature métallique, on place des cornières en tôle
7. Description de la mise en œuvre d’acier galvanisé glissées sous les bacs en rives longitudinales et
Le plancher PCB 60 peut être posé sur ossature métallique, en bois, en transversales de plancher et clouées en même temps que les tôles.
béton armé ou sur maçonneries porteuses. La costière est une équerre coffrant le nez de plancher et obturant les
nervures du profil. Le bac PCB 60 peut venir toucher la costière.
7.1 Pose sur ossature métallique L’épaisseur de métal recommandée pour la confection des costières,
Les tôles sont posées et fixées sur les éléments porteurs de la struc- donnée dans le tableau annexe, est fonction de celle du plancher et du
ture par des clous en acier mis en place à l'aide de pistolets et de débord en porte-à-faux mesuré entre le relevé de costière et l’arrête
cartouches adéquats, ou par des vis autotaraudeuses ou par des bou- de la semelle.
lons. Le débord maximal du nez de plancher (sans étais) est de 200 mm.

3/10-662 Remplacé le : 16/04/2015 par le n° 3/15-806 13


Pour les épaisseurs de costières inférieures ou égales à 1,5mm, il est (chevêtres). Ces chevêtres sont en eux-mêmes une poutraison indé-
recommandé de confectionner une costière avec un retour supérieur pendante reprise sur les poutres formant les appuis du bac (perpendi-
oblique d’au moins 12mm. culairement).
Lorsque l’épaisseur de la costière s’écarte des recommandations du
tableau, une bande métallique de rappel doit être prévue. 8.4 Réalisation des plafonds
Une autre possibilité consiste à fixer, par vis ou par rivets, la costière Avant coulage du béton, tout système de fixation par suspentes tra-
sur une équerre posée et fixée en sommet de nervure. L’épaisseur de versant la tôle en fond d’onde est possible. Après coulage du béton, il
métal de la costière étant, dans ce cas là, déterminée en considérant est possible d’implanter des chevilles de diamètre maximum 8mm,
un débord nul. espacées d’au moins 300mm et positionnées à proximité de l’axe des
nervures.
Dans le cas d’ossature en béton, les rives sont coffrées soit par les
cornières précédemment mentionnées, soit par des coffrages clas- 8.5 Plancher chauffant
siques en bois.
Les planchers chauffants doivent être installés dans des dalles rappor-
7.8 Changement de sens de portée du coffrage tées conformément au DTU 65.14.

Quand le sens de portée du coffrage change, on obture les nervures du


bac par un closoir noyé en Z, présentant 2 retours horizontaux de 9. Caractéristiques des planchers pour les
50mm minimum, fixé sur la semelle et de même épaisseur que le calculs de résistance au feu
coffrage.

7.9 Armatures complémentaires 9.1 Largeur des nervures après exposition au


Il est nécessaire de prévoir sur toute la surface des dalles un treillis
feu
soudé de section minimale 0,8cm²/m dans les deux directions qui sert
à reprendre des efforts éventuels dus au séchage du béton et donc à
limiter la fissuration. Des armatures en chapeau sont nécessaires sur
appuis intermédiaire, comme dans toute dalle en béton armé tradi-
tionnelle, pour la reprise des moments négatifs, lorsque la continuité
est prise en compte et/ou lorsqu’un revêtement de sol fragile est
prévu.
A défaut de justification par le calcul, ces armatures doivent se prolon-
ger sur 0,3 fois la portée de part et d’autre de l’appui. Des armatures
supplémentaires en barres ou en treillis soudé peuvent être prévues
également en lit inférieur selon le cas pour améliorer le comportement
du plancher en situation d’incendie ou pour répartir les charges locali-
sées. Les armatures en chapeaux ainsi que les armatures supplémen-
taires en lit inférieur sont dimensionnées par calcul.

7.10 Bétonnage
Le coulage du béton se fait par des méthodes traditionnelles (pompe
ou benne à béton). Dans la mesure du possible, la distribution du
béton est faite à l’avancement de manière à couvrir progressivement
la globalité de la surface d’une tôle après l’autre. Le déchargement par
benne du béton doit s’effectuer sur les éléments porteurs des tôles afin
d’éviter une surcharge temporaire due à l’accumulation intempestive
de béton liquide entre les lignes d’appui des tôles. Sauf justification
particulière, les arrêts de coulage doivent correspondre avec les ex-
trémités des tôles. Le béton doit être vibré modérément, car les élé-
ments métalliques transmettent mieux les vibrations que les éléments
de coffrage traditionnel. De ce fait, des vibrations exagérées condui-
raient à une ségrégation trop importante du béton.

8. Caractéristiques des planchers finis


8.1 Poids propre
Le poids spécifique du béton mis en œuvre est considéré égal à
2400daN/m3. Dans le calcul du poids propre, on tient compte :
• de la flèche fg du bac au moment du coulage du béton ;
• du volume du béton à déduire dû à la présence des nervures
(valeur équivalente à 3,7cm de béton réparti uniformément)
• du poids propre du bac acier
Le poids propre du plancher se calcule selon la formule suivante :
g = [ (h - 3,7) + 0,[Link] ].2400/100 + poids surfacique du bac
avec :
g : poids propre du plancher (béton + tôle) en daN/m²
h : hauteur totale du plancher en cm
fg : flèche à mi-portée en cm sous l’effet du poids du béton, calculée
conformément aux indications du §2.32 a de l’Annexe 3 de l’Avis 9.2 Température des armatures
Technique et en prenant une épaisseur de béton constante égale à h – Coefficients de la formule générale : T = T0 . (1 – u/u0) avec T en °C
3,7 cm. et u en mm
8.2 Réalisation des sols
On peut poser n’importe quel revêtement de sol sur la forme en béton.

8.3 Réalisation des trémies


La réservation de trémies, quand elle est préparée avant coulage du
béton, peut être réalisée par blocs de mousse ou tout autre système
adéquat. Dans ce cas, la tôle n’est découpée qu’après durcissement du
béton. Dans le cas de trémies de petites dimensions (50 x 50 cm), le
renforcement est effectué en fixant des cornières de 50 x 50 x 5 mm
B. Résultats expérimentaux
sur les nervures perpendiculairement à leur direction de part et d’autre
de l’ouverture. Essais mécaniques
Dans le cas de trémies de plus grandes dimensions, il est nécessaire Des essais de chargement statiques instantané en flexion ont été
de prévoir à leur niveau des éléments de structure complémentaires réalisés sur 6 dalles d’épaisseurs totales 10cm et 20cm, coulées sur

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des tôles de PCB 60 d’épaisseur 0,75mm, tôles préalablement grais- Des essais de comportement des tôles de PCB 60 prépercés sous
sées pour éliminer le collage, en vue de déterminer les limites de la charges de chantier ont été réalisés en mai 2010 à la station d'essais
collaboration entre la tôle et le béton. du CSTB et ont donné lieu au Rapport d'essai n°10 26024669.
Des essais de comportement des tôles de PCB 60 sous charges de
chantier ont aussi été réalisés. Tous ces essais ont été réalisés à la
station d’essais du CSTB à Champs-sur-Marne (77) en août 2008 et
ont donné lieu au Rapport d’essai n° 08 26013828/A et 08
26013828/B.
C. Références
A ce jour 238 000 m² de plancher PCB 60 ont été réalisés.

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Tableaux et figures du Dossier Technique

Caractéristiques géométriques du PCB 60

Figure 1 – Vue Globale de la tôle

Figure 2 –Détail des embossages

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Figure 3 –Détail des embossages – Coupe AA

Figure 4 –Vue en coupe du profil

Position des treillis soudés et des armatures dans le plancher

Figure 5a –Position du treillis soudé

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Figure 5b –Position du treillis soudé de renfort sur appuis

Figure 5c –Position des armatures destinées à la résistance au feu du plancher

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Figure 6 - Dimensions et localisation du trou de préperçage

Détails Constructifs

EPAISSEUR DE METAL GALVANISE POUR LES COSTIERES (mm)

Débord en porte-à-faux : f (mm)


Epaisseur
h (mm)
0 25 50 75 100 125 150 175 200 225 250 275 300

100 0,88 0,88 1,00 1,00 1,20 1,20 1,50 2,00 2,50 2,50 3,00 3,00 3,00

110 0,88 0,88 1,00 1,20 1,20 1,50 1,50 2,00 2,50 2,50 3,00 3,00 3,00

120 0,88 0,88 1,00 1,20 1,50 1,50 2,00 2,00 2,50 2,50 3,00 3,00 3,00

130 0,88 1,00 1,20 1,50 1,50 2,00 2,00 2,50 2,50 2,50 3,00 3,00

140 1,00 1,20 1,20 1,50 1,50 2,00 2,00 2,50 2,50 2,50 3,00 3,00

150 1,20 1,20 1,50 1,50 2,00 2,00 2,50 2,50 2,50 3,00 3,00 3,00

160 1,20 1,50 1,50 2,00 2,00 2,50 2,50 2,50 2,50 3,00 3,00 3,00

180 1,50 1,50 2,00 2,00 2,50 2,50 2,50 2,50 3,00 3,00 3,00

200 2,00 2,00 2,50 2,50 2,50 3,00 3,00 3,00 3,00

0,88 1,00 1,20 1,50 Costière avec retour oblique de 12mm minimum.

2,00 2,50 3,00 Costière sans retour oblique

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Figure 7 - Détails constructifs : Arrêt de coffrage contre costière droite

Figure 8 - Détails constructifs : Arrêt de coffrage contre costière avec retour oblique

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Figure 9 - Détails constructifs : Costière avec bande de rappel

Figure 10 - Détails constructifs : Costières avec retour oblique et bande de rappel

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Figure 10 - Détails constructifs : Costières avec équerre de maintien

Figure 12 - Détails constructifs : Changement de sens des bacs

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