Cours complet sur les routes et techniques
Cours complet sur les routes et techniques
COURS DE ROUTES
PLAN DU COURS
CHAP I : GENERALITES SUR LES DIFFERENTES VOIES DE TRANSPORTS
[Link]
[Link] de circulation rurales
I.2. Voies de circulation urbaines
III.0. Introduction
III.1. Matériaux naturels
III.2. Liants hydrocarbonés
[Link]
[Link] méthodes rationnelles ou théoriques
V 2. Les méthodes semi-empiriques
V.3. Les méthodes empiriques
V.4. Réalisation de la couche de forme
[Link]
VI.1.Rétablissement des écoulements naturels
[Link] et évacuation des eaux superficielles dans l’emprise de la route
[Link] et évacuation des eaux internes (drainage)
[Link] contre la pollution routière
VII.1.Définition
[Link] courant
[Link] périodique
[Link] travaux d’entretien des routes revêtues
[Link] travaux d’entretien des routes non revêtues
VIII.1.Généralités
[Link]é en plan
[Link] profil en long
VIII.4. Homogénéité et coordination du profil en long et du tracé en plan
VIII.5. Les profils en travers
I.0. Introduction
La route reste la seule infrastructure qui permet de desservir l’ensemble de ses utilisateurs.
Tout trajet commence et finit par un parcours routier. Pour accéder à une gare, au port, à l’aéroport, nous empruntons
une route. C’est elle qui permet d’utiliser les autres moyens de transport. La route offre à chacun la possibilité
d’être relié aux autres.
Le Burundi comme les autres pays du monde a déjà montré l’importance qu’il accorde à l’amélioration des
services de transports routiers. Le réseau Burundais est constitué des routes en terres et des routes ordinaires. Il est
réparti en trois catégories : les routes nationales(RN) ; les routes provinciales(RP) ; les routes communales(RC).
Les voies de circulation sont généralement classées en : autoroute ; artère ; collectrice ; locale.
Les autoroutes et les artères pour la circulation directe ; les voies de circulation locales pour l’accès aux terrains
adjacents
*AUTOROUTE :
-conçue pour des flux de circulation importante à vitesse élevée avec sécurité maximale pour trafic ;
-carrefours dénivelés ;
-interdiction du stationnement ;
-écoulement ininterrompu.
*ROUTE :
Artère :
- Reçoit le trafic important ;
- Permet la vitesse élevée ;
- Permet un accès restreint aux terrains adjacents ;
- La collectrice offre des fonctions d’accès et de circulation d’égale importance.
La voie locale rurale :
- Permet l’accès aux terrains adjacents ;
- Subit des débits de circulation peu élevés.
*CHEMIN :
-voie de communication permettant de desservir les zones d’exploitation des ressources naturelles, agricoles,
forestières, sportives et touristiques ;
*BOULEVARD :
-conçu pour les flux de circulation importants à trafic mixte : transit ou local contrôlé ;
-mouvement des véhicules assuré par deux ou plusieurs chaussées parfois séparées par des terre-pleins ;
*AVENUE :
-feux de circulation ;
*RUE :
*RUELLE :
-accès aux résidents pour divers services : cueillette des ordures, etc ;
*VOIE RAPIDE OU VOIE EXPRESS : route de type autoroutier avec chaussées séparées d’au moins deux voies
dans chaque direction et comportant des accès dénivelés : échangeurs .Ses caractéristiques techniques peuvent êtres
légèrement moins bonnes que pour les autoroutes, mais la vraie différence tient au statut juridique qui leur est
attribué :
Les terrains naturels, surtout en phase humide, sont incapables de supporter un trafic soutenu de véhicules lourds. Le
rôle d’une chaussée est de palier à cette inaptitude. Elle sera constituée par la superposition de plusieurs couches de
matériaux. C’est pour la route l’équivalent des fondations d’une maison qui vont permettre à la couche de roulement
de ne point se déformer sous le passage des poids lourds. En effet le sol support est incapable de supporter le trafic
et le corps de la chaussée va repartir les charges roulantes évitant ainsi les déformations du sol support.
L’épaisseur, le nombre, la nature et la qualité de ces couches dépendent du trafic (surtout celui des poids lourds) pris
en compte, mais également de la qualité visée de la plate-forme de chaussée. Ces structures sont déterminées par le
projecteur, soit par le calcul, soit par l’emploi des catalogues ou de logiciels spéciaux conçus à cet effet : c’est le
dimensionnement
Suivant leur mode de fonctionnement, on distingue les grandes familles de chaussées revêtues et les chaussées en
terres :
Déjà à l’époque de romains, le dallage était constitué par une superposition de couches de différentes épaisseurs.
L’idée est restée avec des chaussées actuelles, qui sont des structures multicouches surmontant un ensemble appelé
plate-forme support de chaussée constitué du sol support le plus souvent protégé par une couche de forme.
La couche de forme
Bien qu’elle ne fasse pas partie de la chaussée proprement dite, elle participe à son intégrité de par sa fonction.
Pendant les travaux, elle contribue au nivellement et assure la traficabilité du chantier.
Elle permet d’homogénéiser les caractéristiques du sol support et le protège notamment contre le gel.
La couche d’assise
L’assise de chaussée se décompose en deux sous couches : couche de base et la couche de fondation.
Ces couches apportent à la chaussée la résistance mécanique nécessaire pour rependre les charges verticales induites
par le trafic. Elles répartissent les pressions sur le sol support afin de maintenir les déformations à ce niveau dans les
limites admissibles.
La couche de surface
-La couche de roulement qui est la couche supérieure sur laquelle s’appliquent directement les actions du trafic et du
climat ;
-La couche de liaison : Son apport structurel est secondaire (sauf sur les chaussées à assise granulaire dont la couche
de surface est la seule couche liée), elle est plutôt tributaire de la pérennité de la chaussée et doit satisfaire à quatre
objectifs principaux :
-La sécurité et le confort des usagers qui dépendent directement des caractéristiques de surface ;
-Le maintien de l’intégrité de la structure, par la protection des couches d’assise vis-à-vis des infiltrations des eaux
pluviales et des divers polluants susceptibles d’être répandues en surface ;
-L’impact sur l’environnement qui consiste essentiellement en la réduction des bruits de roulement ;
Les efforts dus à la circulation ont pour origine le volume de la circulation, la charge d’essieux (ou charge de la roue)
et la vitesse. Ces efforts sont considérables jusqu’à 12 cm de profondeur puis diminue vers le bas.
1° Actions verticales
La pression qo exercée sur la chaussée est approximativement égale à 1,1 fois la pression de gonflage du pneumatique.
a=√
Exemples :
*Véhicules de tourisme de : poids total de 2000Kg soit 500 Kg/pneu ;q 0 =1,6Kg/Cm2 ;a=10cm
*Véhicules poids lourds à essieu de 13t jumelé soit 3,25t/pneu ;qo de 6,62kg/Cm2 ;a=12,5cm
-Des efforts de poinçonnent à la surface de la chaussée=f (pressions des pneus) sensibles que pour des pressions de
gonflage supérieures à 7 bars ;
-Diffusion de la charge totale jusqu’au sol de fondation. Ce n’est plus la pression qui est importante mais la charge
transmise qui joue le rôle comportant. Le rôle du corps de chaussée est de diffuser la charge jusqu’au sol de manière à
avoir une charge admissible sur le sol support.
N.B : La charge maximale par essieu admise varie d’un pays à l’autre :
2° Actions tangentielles
Les roues exercent sur la chaussée les actions par transmission de l’effort moteur ou de freinage, la mise en rotation
des roues non motrices et la résistance aux efforts transversaux.
Les actions tangentielles induisent des cisaillements longitudinaux lors du freinage ou d’une accélération.
Elles sont responsables de l’usure des pneus et des chaussées et sont générateur de bruit.
Ces contraintes génèrent des efforts de traction à base des couches liées qui créent des micro dégradations qui
s’accumulent et peuvent entrainer la ruine du matériau.
En phase d’accélération et de freinage, les roues motrices tendent à arracher les matériaux et risquent parfois de
patiner ou de glisser si la surface de la chaussée n’est pas suffisamment rugueuse.
3° Actions dynamiques
Ce sont des efforts horizontaux et verticaux oscillatoires engendrés par oscillation de la carrosserie par rapport aux
essieux et à la chaussée suite à la dynamique des véhicules. Ces efforts sont 1,5 à 1,8 fois des efforts statiques.
4° Les vibrations
Ce sont des forces engendrées par le mouvement vibratoire produit par passage de poids lourds. La période de ces
vibrations est fonction de la section de la route, de la nature et de l’épaisseur de la chaussée. L’amplitude est fonction
de la nature des roues et de la surface de la chaussée. L’amplitude est fonction de la nature de revêtement. C’est le
respect de profil en longueur de la chaussée.
L’action des véhicules est très variable avec la durée pendant laquelle elle s’exerce.
La déformation élastique ou plastique produite sur la chaussée dépend particulièrement de cette durée.
Le nombre d’application des charges lourds est un facteur très déterminant. La chaussée périt par la fatigue
essentiellement. On définit par fatigue le phénomène de rupture de matériaux si on leur applique de façon répétée un
grand nombre de sollicitations dont l’amplitude est inférieure à l’amplitude de la rupture instantanée.
b. Climat
Les charges climatiques à considérer dans la construction des chaussées sont apportées par la température, l’humidité,
l’air et la lumière :
-La température joue une grande importance sur les matériaux viscoélastiques tels que le revêtement bitumineux
(stabilité, retrait, gel, fissuration, et les revêtements en ciment) ;
-L’humidité influence sur la portance de la chaussée et favorise l’agressivité des charges précédemment citées ;
Le climat influence l’instabilité des matériaux et la tendance à la fissuration, le vieillissement des composants de la
chaussée, le manque d’adhésivité essentiellement pour les revêtements bitumineux.
Selon les efforts, on a des demandes différentes pour les couches différentes. On peut diviser les couches en 3 zones
avec des demandes spécifiques pour chaque zone : du haut en bas.
-L’étanchéité ;
-La planéité ;
Cette zone doit avoir principalement une grande résistance à la déformation. La composition des matériaux doit
aboutir à une grande stabilité. Les contraintes de cisaillement sont les plus élevées à une profondeur d’environ 6 à 10
[Link] touche surtout la couche de base.
Les contraintes par suite de volume de circulation diminuent rapidement. Donc des demandes à la qualité peuvent être
diminuées.
Toutefois, on ne peut pas calculer exactement ce qu’on demande à la chaussée, on doit construire d’après des règles de
façon expérimentale.
A l’aide des spécifications, on peut faire que les efforts soient absorbés par le corps de la chaussée. Ainsi, on demande
ce qui suit :
a. La couche de surface
Le revêtement :
-doit être étanche autant que possible pour protéger la chaussée contre l’infiltration des eaux superficielles afin de
garder la portance aussi élevée que possible ;
-doit résister aux efforts normaux et tangentiels apportés par les pneumatiques (la résistance à la déformation, à
l’usure et à la fissuration)
10 Couche de roulement
Il est constitué par une couche intermédiaire entre la couche de roulement et la couche de base et subit de grands
efforts de cisaillement
Elle est soumise à des contraintes de compression plus élevées que la couche de fondation (directement inférieure).Elle
est soumise à des efforts de cisaillement si la couche de liaison est mince. On remarque un effet de dalle avec
développement des contraintes de traction à sa base si la couche possède une rigidité plus élevée que la 2ème couche de
base, il s’en suit une fissuration.
Elle assure une diffusion de contraintes afin de les amener à un taux compatible avec du sol de la forme. Elle ne subit
que des contraintes verticales de compression si elle n’est pas trop rigide.
-Constituer un écran entre les matériaux de terrassement et les autres couches de base ;
-Empêcher la pénétration d’un matériau fin de la plate-forme à travers les vides de la couche de fondation à structure
ouverte.
-Arrêt de remontées capillaires au niveau de la forme des terrassements (cas des zones marécageuses ou dans les
nappes phréatiques peu profondes).
Elle est constituée d’un sable et d’un gravier. La sous-couche et parfois la couche de forme peuvent être remplacées
par des additifs de structure (textiles).
Elle est rattachée au terrassement. Elle est seulement mise en place pour permettre le passage des machines de
construction (zone marécageuse ou sableuse, argile molle) ou pour faciliter le compactage de la sous-couche).
Les chaussées souples comportent une couverture bitumineuse mince (moins de 15 cm) parfois réduite à un simple
enduit superficiel, reposant sur une ou plusieurs couches des matériaux granulaires non traités. L’épaisseur globale de
la chaussée est comprise entre 30 et 60 cm avec la succession des couches suivante :
4. Plate-forme support.
Les chaussées bitumineuses épaisses comportent une couche de roulement bitumineuse sur un corps de chaussée en
matériaux disposés en une ou deux, voire trois couches dont l’épaisseur totale est comprise entre 15 et 40 cm.
Le fonctionnement des chaussées épaisses est d’autant plus différent de celui des chaussées souples que l’assise est
épaisse.
3. Plate-forme support.
La rigidité et la résistance en traction des couches d’assises en matériaux bitumineux permettent de diffuser en
atténuant fortement les contraintes verticales transmises au sol.
En effet, si les couches bitumineuses sont liées, les allongements maximaux se produisent à la base de la couche liée
la plus profonde par contre lorsqu’elles sont décollées, chaque couche se trouve solliciter en traction, provoquant la
ruine prématurée de la structure.
Ces structures comportent une couverture bitumeuse mince (moins de 15 cm), parfois avec un simple enduit
superficiel, reposant sur une ou plusieurs couches de matériaux granulaires non traités. L’épaisseur globale de la
chaussée est comprise entre 30 et 60 cm.
3. Plate-forme support
Compte tenu de la très grande rigidité des matériaux traités aux liants hydrauliques, les contraintes verticales au sol
support sont très faibles. En revanche l’assise traitée subit des contraintes pour son dimensionnement.
Les chaussées à structure mixte comportent une couche de surface et une couche de base (10 à 20cm) en matériaux
bitumineux sur une couche de matériaux traités aux liants hydrauliques (20 à 40cm). Les matériaux bitumineux
représentent environ la moitié de l’épaisseur totale de la chaussée.
4. Plate-forme support.
-La couche de fondation traitée aux liants hydrauliques diffuse et attenue les efforts transmis au sol support.
-Les couches bitumeuses ralentissent la remontée des fissures transversales de la couche sous-jacente et réduisent les
contraintes de flexion à la base de la structure tout en assurant les qualités d’uni et de continuité.
L’adhérence entre les couches bitumeuses et les couches traitées aux liants hydrauliques est le point faible de la
structure. Elle peut être rompue par suite de dilation différentielle entre les deux couches et l’action du trafic,
entrainant alors une forte augmentation des contraintes de traction à la base de la couche bitumeuse qui peut ainsi périr
par fatigue.
Par rapport aux structures mixtes, elles comportent une couche supplémentaire de matériaux granulaires entre la
couche de fondation (traitée aux liants hydrauliques) et les couches bitumineuses. Cette couche de matériaux
granulaires a pour rôle d’éviter la remontée des fissures de la couche de fondation.
Une chaussée rigide est constituée d’un revêtement en béton de ciment pervibré ou fluide.
En règle générale, une chaussée en béton comporte, à partir du sol, les couches suivantes :
Dans le cas d’une chaussée neuve à faible trafic, la couche de fondation n’est pas nécessaire.
La dalle en béton de ciment peut ainsi être réalisée directement sur l’arase terrassement ou sur la plate-forme support
de chaussée.
La dalle de béton est fonction de volume et du poids du trafic mais aussi de la qualité de l’infrastructure.
Les pressions qui règnent sous les dalles de béton sont largement réparties et si les pressions au sol ne sont pas
dangereuses, les flexions dans la dalle peuvent l’être et si celle-ci est d’épaisseur insuffisante, elle peut se rompre.
C’est ce point de vue qui donne les méthodes de calcul des chaussées rigide (méthodes qui combinent l’épaisseur et la
résistance du béton des dalles).
Une chaussée est découpée en dalles et repose en règle générale sur une fondation.
L’épaisseur des dalles et la résistance du béton doivent être suffisantes pour qu’il n’y ait pas rupture sous l’effet des
charges. De même on voit paraître les facteurs observés dans les chaussées souples qui sont :
Toutefois ces facteurs jouent les mêmes rôles que ceux qu’ils jouent dans le cas des chaussées souples. En particulier,
la qualité de sol de fondation n’intervient pas de façon aussi directe. Bien que les modes de rupture d’une chaussée
rigide soient variés, ils ne sont pas aussi nombreux que pour les chaussées souples.
On retiendra :
-La fissuration : c’est l’apparition de fissure franche dans les dalles. Elles ont pour origine :
*Phénomène de retrait ; dans ce cas elles apparaissent seulement quelques heures après la mise en œuvre du béton.
*Effet de chargement répété, elles occasionnent des contraintes excessives de traction et de compression.
Cette fissuration évolue dans le temps, le nombre de fissure augment et les blocs de béton deviennent instables.
-L’écaillage : c’est une dislocation superficielle du béton qui peut avoir diverses causes.
*soit par suite de l’introduction du gravier dans les joints en période froide (joints ouverts) et éclatement en période
chaude (joints fermés).
*soit par suite des malfaçons dans les joints de dilation qui sont inclinés sur la verticale ou sont mal nettoyés au
moment du remplissage.
*soit par la minceur excessive des joints de retrait qui conduit à un contact porteur ponctuel dangereux de 2 lèvres du
joint en période chaude.
L’écaillage en pleine dalle : Il est souvent dû au gonflement de certains agrégats gélifs en période froide.
-Le pumping : c’est l’éjection brutale des matériaux sous couche soit en rive de chaussée, soit dans les joints.
Il est dû à une mauvaise constitution de sous couche qui laisse stagner l’eau et filtrer dans la fondation et il est
évidement progressif.
Une dalle de béton chargée au point de rupture cède en flexion plutôt qu’en compression. La résistance du béton à la
flexion est donc plus importante que la résistance à la compression et doit être vérifié sur des poutres et échantillons
prélevés sur les chantiers. Pour résister aux intempéries, le béton doit être de bonne qualité
Après la réalisation des travaux de terrassements proprement dit, on procède à la préparation de la couche de forme
afin d’homogénéiser les caractéristiques du sol de fondation.
La préparation comporte le réglage de la forme et son compactage. Le réglage d’une couche consiste à la mettre au
niveau exact établi par le projet et à lui donner une pente transversale de 5 % pour assurer l’écoulement transversal
des eaux de ruissellement. Le réglage est le plus souvent
effectué à l’aide d’une niveleuse automotrice, composé d’une poutre supportée par deux essieux fortement espacés
et d’une lame , orientable dans tous les sens .
Afin que les matériaux mis en œuvre supportent les charges routières, il est nécessaire d’en améliorer la
résistance au cisaillement :
- En resserrant les grains solides les uns contre les autres par le compactage;
- En diminuant le volume des vides par expulsion de l’air.
[Link]
Une chaussée moderne est constituée d’une manière générale par la superposition de plusieurs couches qui peuvent
être de matériaux différents.
Les chaussées sont généralement constituées soit par des dalles en béton de ciment (chaussée rigide) soit par des
matériaux pierreux, graveleux ou sableux auxquels on ajoute ou non des produits connus sous le nom de liants
hydrauliques (pour les chaussées souples) d’une part et d’autre part des liants hydrocarbonés (bitumes et goudrons).
Dans leur rôle d’atténuation des contraintes résiduelles au niveau de la plate forme, le corps de la chaussée intervient
par son épaisseur et par la nature des matériaux constitutifs.
Les matériaux pierreux, sableux et graveleux utilisés dans la construction des routes se subdivisent en deux classes :
-Matériaux à granulométrie étalée (pleine) : Ils sont destinés à être compactés et résistants par compacité et cohésion
(sol et chaussée stabilisée, béton bitumineux, enrobés denses).
La durée de ces matériaux peut être moins grande que celle des matériaux à granulométrie ouverte.
*Provenance :
-Gisement des matériaux aux grains ou naturels tout venant ou améliorés par concassage et triage ;
-Concassage des pierres de dureté moyenne.
Selon les différentes spécifications, on exige de ces matériaux des caractéristiques mécaniques et d’autres propriétés
concernant chaque tâche de la chaussée :
Qualité de résistance :
Résistance en compression simple, la résistance à l’usure (au gel, au polissage accéléré, à l’abrasion)
Qualité de forme :
On doit contrôler :
-Les rapports de forme (L/E) ;
-Les rapports d’allongement (L/G) ;
-Les rapports d’aplatissement (G/E).
où G=grosseur ;
L= longueur ;
E= épaisseur.
E= plus petite dimension entre 2 plans parallèles
L= la plus grande dimension en longueur
Qualité d’angularité :
Pour les matériaux non issus du concassage, on définit par-là l’indice de concassage qui est la proportion des granulats
concassés. On définit un rapport de concassage le rapport des grains de petit diamètre soumis au concassage par les
grains de grand diamètre obtenus après concassage. On calcule la quantité de grains de petit diamètre et on mesure la
quantité des grains de grand diamètre.
Ce sont des véritables sols naturels améliorés ou concassés, identifiables par les mêmes caractéristiques que les sols
couramment utilisés (granulométrie, limite d’Atterberg, essais de Proctor)
Les exigences de qualités sont regroupées en qualités suivantes :
-La résistance ;
-La faible sensibilité à l’eau ;
-La grande susceptibilité au compactage.
Provenance :
-Tout venant concassé;
-Grave (mélange naturel ou non de cailloux, de graviers, sable avec des particules fines)
Selon la teneur et la plasticité des particules fines, le grave est dite maigre, limoneuse ou argileuse.
Le bitume et le goudron sont utilisés très largement dans la construction des chaussées souples en raison de leur
propriété physique les rendant plus spécialement propre à cet usage. Ce sont des produits très visqueux aux
températures ordinaires mais, soit par chauffage ou soit par préparation spéciale, peuvent être employées sous forme
fluide ; ils redeviennent visqueux brusquement et présentent des qualités essentielles :
-Cohésivité : propriété à se déformer sans arrachement ni fissuration interne en donnant des fillers étanches et
plastiques;
-Adhésivité : propriété d’accoler aux agrégats minéraux.
A partir de ces 2 qualités, on peut confectionner des produits rangés en catégories suivantes :
10 Bitume
La teneur en asphalte (mélange du bitume et du granulat) est mince (4-7%)
Définition : On appelle bitume aussi bien les liants provenant de la distillation du pétrole brut que les liants contenus
dans les asphaltes naturels. Ils sont solubles dans divers solvants organiques. Ils sont utilisés comme « liants » dans la
construction des routes. Le comportement élastique visqueux varie suivant la température.
L’indice de pénétration est fait pour caractériser la sensibilité des bitumes en fonction de la température.
Ainsi, B300 : bitume mous ;
B50 : bitume plus ou moins dur (semi-dur) ;
B25 : bitume dur.
20 Cut-backs
Définition : ce sont des liants hydrocarbonés constitués par de bitume dissous dans des solvants plus ou moins
volatils. Les solvants utilisés sont en général des distillats provenant du pétrole brut, ou des houilles de goudron ou
encore des mélanges de deux.
Lors de l’application des cut-backs, les solvants s’évaporent partiellement ou complètement.
La durée de ce processus appelée « prise » est plus ou moins longue suivant le genre, la qualité des solvants et les
conditions extérieures (température, humidité, genre et épaisseur du revêtement etc.)
Ainsi, on distingue :
*Les cut-backs à prise rapide (R.C : rapid curing, les solvants ont une haute volabilité ex : gazoline)
*Le cut-back à prise moyenne (MC : Medium curing) : le diluant a une volabilité moyenne ex : Kérosène).
*Cut-back à prise lente (SC : Slow Curing): le diluant est de la houille pétrolière lourde.
Avant leur emploi, les cut-backs doivent être réchauffés à la température appropriée afin d’abaisser leur viscosité.
30 Emulsion de bitume
*Rupture de l’émulsion : après application on a une séparation de l’émulsion, l’eau s’évapore laissant le bitume
envelopper les grains. on peut avoir :
-Rupture rapide ;
-Rupture lente (émulsion stable).
*caractéristiques d’une émulsion cationique :
-Application pour chaque matériau pierreux.
-Rupture arrive même si les pierres sont humides
-L’humidité des pierres a une grande influence à la rupture.
-La rupture est en règle générale plus lente que pour les émulsions cationiques.
Le choix d’une émulsion de bitume dépend du but de l’utilisation.
Par exemple : stabilisation du sol : le liant doit être mélangé avec le sol. Dans ce cas, on applique une émulsion stable
ou moyennement stable.
40 Asphaltes
Ce sont des matériaux cimentant dont la couleur varie du bleu au noir foncé. Ses constituants prédominants sont les
bitumes naturels qui sont obtenus par distillation du pétrole. C’est un constituant du pétrole brut dans des conditions
très variées.
50 Goudrons
Ce sont les sous-produits dérivés de la distillation de la houille. Ces goudrons sont améliorés par incorporation du
bitume.
Les qualités des liants hydrocarbonés.
10Cohésivité : Propriété à se déformer sans arrachement ni fissuration interne en donnant les fillers étanches et
plastiques.
20 Adhésivité : Propriété de coller aux agrégats minéraux.
30 Viscosité : Elle intervient dans des circonstances différentes :
-Viscosité à l’emploi ;
-Viscosité très simple au chauffage ;
-Viscosité à l’œuvre qui caractérise le comportement du liant une fois la chaussée est construite.
40 Vitesse de prise et de séchage : Temps mis pour passer de la viscosité d’emploi à la viscosité en œuvre. Ce temps a
une grande importance dans certaines applications.
50 Résistance au vieillissement.
La composition du liant varie avec le temps sous influence :
-Des phénomènes physiques (évaporation des huiles) et action des rayons ultra-violets.
-Des phénomènes mécaniques (incorporation des poussières) et le produit perd alors sa plasticité et sa cohésion, son
adhésivité aux différents minéraux, sa susceptibilité à la température qui doit âtre illimitée pour éviter le ressuage. Par
temps chaud (remontée du liant en surface) ou la fragilité des produits noirs au grand froid.
60Ductilité : Mesurée par l’allongement de rupture après étirement à 25 %, à vitesse constante d’une éprouvette de
liant. Elle caractérise l’attitude à résister à la fissuration.
Principalement orientée vers les applications géotechniques, le secteur de géosynthetiques impressionne par la
polyvalence de ses [Link] ce soit :
-pour séparer des matériaux de granulométries différentes ;
-pour les filtrer ;
-pour agir à titre :
D’élément drainant ;
De membrane de renforcement ;
Ou encore pour assurer l’étanchéité d’un ouvrage.
a. Rôle de séparation
Application :
-pistes de chantier ;
-couches de formes ;
-voies à faibles trafic ;
-chaussées sur sol compressible.
b. Rôle de renforcement
-homogénéisation des déformations et tassements éventuels ;
-fonction « armatures ».
c. Rôle d’armature de revêtement
Lutter contre les remontées de fissures dans les couches de roulement bitumineuses des chaussées
d. Recommandation de mise en œuvre
Les mesures suivantes doivent être prises lorsque l’on installe le géotextile sur les chantiers de construction de routes
et des fondations granulaires :
-retirer tous les gros débris susceptibles de perforer le géotextile ;
-dérouler le géotextile sur une largeur au moins égale à celle de la couche de fondation ;
-lorsque l’on utilise deux rouleaux ou plus, s’assurer qu’il y a un recouvrement suffisant : 30cm au min ;
-en cas de vent, utiliser des pelletées de gravier à intervalles réguliers pour maintenir le géotextile en place ;
-déverser le matériau d’apport en évitant de rouler directement sur le géotextile non encore recouvert ;
-étaler et compacter le matériau d’apport avant qu’un trafic intense n’intervienne ;
-la taille des éléments les plus gros du matériau d’apport ne dépassera pas le tiers de l’épaisseur de la couche mise en
œuvre ;
-colmater les ornières, dues au trafic, lorsque leur profondeur excède 1/3 de l’épaisseur de la couche de fondation. La
formation d’ornières sera alors arrêtée ;
-la première couche de matériau d’apport doit avoir au moins une épaisseur de 25cm.
[Link] du trafic
On entend par trafic un facteur complexe englobant la charge par roue, la problématique du gonflage des
pneumatiques, le mode d’assemblage de roues (essieux), le nombre et la fréquence de passage des charges.
Le dimensionnement des chaussées est principalement un dimensionnement complexe : le trafic prise en compte dans
le dimensionnement est le trafic des véhicules longs qui, par leur agressivité entraînent la fatigue et la dégradation de
la chaussée.
Le trafic peut être considéré soit par le nombre de véhicule par jour, soit en cumulée de poids lourds par jour, soit en
nombre de passage d’un essieu standard sur la chaussée. La saisie et collecte des données du trafic pour le
dimensionnement est une tâche très difficilement réalisable dans le pays en voie de développement.
En effet, le développement rapide des économies dans ces pays, la forte croissance de leurs villes et l’évolution du
taux de motorisation rendent inadéquates leurs infrastructures de transport.
Pour optimiser le développement des infrastructure et les dimensionner à leur juste taille et surtout les mettre en
service au meilleur moment, il faut un certain nombre d’études économiques et de trafic .
Faute de disponibilité des données des enquêtes sur les trafics existants, on doit , pour évaluer le trafic présent,
mener les opérations de comptage et d’enquête de grande envergure.
a. Les comptages
[Link] manuel
Comme son nom l’indique, ce type de comptage se fait manuellement. Il permet de relever aussi bien le nombre de
véhicules que ses caractéristiques.
Il permet en outre de donner directement l’information concernant la répartition du trafic par sens.
Caractéristiques de saisie :
-Volume du trafic ;
-Nature du trafic, types de véhicules (2 roues, véhicules des particuliers, véhicules commerciaux, autobus, engins
spéciaux) ;
-Fonctionnement des carrefours : flux directionnel de telle rentrée ou telle sortie, quantité des véhicules qui y
circulent, longueur de la queue, temps de franchissement (temps pour traverser le carrefour), nombre d’usagers
montant et descendant aux arrêts d’autobus.
Ils sont effectués par des compteurs totaliseurs ou des compteurs enregistreurs.
Dans le premier cas ,le compteur enregistre le nombre total des véhicules depuis la signalisation et les relevés
doivent être effectués systématiquement.
Dans le second cas l’enregistrement peut être réalisé soit sur une bande de papier à défilement continu, soit par un
système informatique.
On distingue :
Ils sont constitués d’un tube de caoutchouc placé à travers la chaussée, fermé à l’une des extrémités et relié de
l’autre à une capsule manométrique. Au passage des véhicules, le tube est écrasé par les roues et le volume occupé
par l’air dans le tube diminue brusquement provoquant une augmentation de pression. Ceci constitue un signal qui
se transforme en impulsion et qui est comptabilisé.
N.B :
- Suivant le réglage de la sensibilité de la capsule manométrique, on enregistrera ou non les véhicules légers.
Ils enregistrent la fermeture d’un contact et le clique provoqué par le passage des roues sur une pédale. C’est aussi un
compteur d’essieux.
Ils sont constitués d’une boucle magnétique incluse dans les chaussées. Au passage d’une masse métallique,
l’induction de la boucle est modifiée et enregistrée. L’analyse des résultats des compteurs automatiques nécessite la
réalisation d’enquête manuelle courte afin d’effectuer une corrélation entre le nombre d’essieux ou de véhicules
enregistrés et le nombre de chaque catégorie.
b. Les enquêtes
On interroge les usagers à domicile : Distribution des questionnaires, interview à domicile soit chez l’employé soit
chez l’employeur. Les données recueillies sont nécessaires aux études de motivation de fréquence des heures, des
origines et destination du déplacement. Ce genre d’enquête se fait en milieu urbain.
- radars ;
Ces méthodes sont coûteuses et donc non adéquates dans les pays en voie de développement. Elles donnent autant
des résultats que les méthodes ci-haut citées ne donnent pas.
La combinaison de comptages et des enquêtes de trafic, origine et destination pour une certaine période (la plus
longue possible) permet de suivre l’évolution graphique au moyen journalier, avec une grande précision. Le trafic
journalier moyen concerne exclusivement les poids lourds considérés.
Le trafic s’exprime en nombre N cumulé d’essieux équivalents d’un tonnage déterminé. Selon les pays, le poids-lourd
est défini de plusieurs manières :
N= t x A x n x C
où C= 365 x ;
I= taux de croissance du trafic en % (délivré par le parc national automobile du pays considéré, cumul de voiture
privée et publique) ;
A= coefficient d’agressivité qui est fonction de la composition ou du spectre d’essieux du poids lourds considéré ;
an= Facteur d’équivalence ou facteur d’agressivité associé à chaque classe de poids par essieu ;
On définit le coefficient d’agressivité de l’essieu moyen de poids lourd composant le trafic étudié et la moyenne
pondérée :
a=∑
ai = agressivité du poids pi
Le coefficient A du poids lourd moyen sur l’itinéraire est donné par la relation suivante :
A= m.a
m=
C=
C= Coefficient d’équivalence ;
P= Poids de l’essieu ;
C’est le nombre d’années pour lequel le dimensionnement doit être conçu(15ans). Elle présente la période au cours
de laquelle on n’aura pas besoins d’entreprendre les travaux d’entretien sauf entretien courant. Le choix de cette
durée est fait à la stratégie du dimensionnement adopté. Celle-ci se fait compte tenu des facteurs suivants :
-Intensité du trafic ;
-Localisation de la route ;
-Existence des moyens et de facilité permettant de réaliser complètement les campagnes de suivi du réseau ;
En général l’objectif est de prévoir une durée de vie > 10 ans et <20 ans ; vu la difficulté de saisir exactement à long
terme l’évolution du trafic dans les pays en voie de développement.
Dans les pays en voie de développement ce taux est varié entre 4-15 %. En général, faute des données précises sur
l’évolution du trafic, on retient i ϵ [7-10]
Ainsi en l’absence de données plus précises, il admet sur le réseau principal d’utiliser la formule suivante pour
déterminer le trafic en l’année n :
V.0 Introduction
La construction des chaussées est une opération longue et parfois délicate d’où les soins intensifs tant au niveau de
l’étude qu’au niveau de l’exécution pour avoir une uniformité et atteindre les performances désirées.
La technologie routière augmente sans cesse et les méthodes de dimensionnement sont devenues nombreuses et
affinées. Il n’existe pas de technologie routière universelle mais seulement quelques règles générales à adapter aux
conditions de réalisation et d’emploi propres à chaque environnement.
Les différentes spécifications pour réglementer les dimensionnements sont uniquement en compromis entre un idéal
inaccessible d’une part et ce qui serait raisonnable à tolérer d’autre part.
Les différentes couches du corps de la chaussée ne peuvent pas être calculées avec rigueur de la manière dont on
calcule en structures usuelles (ouvrages en béton armé, structure métallique).
Le dimensionnement de la structure de chaussée a pour objet de déterminer le nombre d’épaisseur des différentes
couches constituant la surface et le corps de la chaussée, pour le niveau du trafic attendu, en tenant compte ,entre
autres ,de la nature et des caractéristiques des matériaux de viabilité disponibles dans la zone du projet. Il s’agit surtout
de déterminer la structure optimale de la chaussée pour la durée de vie projetée.
L’application d’une charge roulante induit ainsi une déformation en flexion des couches de la structure. Cette flexion
entraine des sollicitations en compression au droit de la charge et des sollicitations en traction à la base des couches
d’enrobés.
Il n’existe pas de méthode unique de théorie, ni de dimensionnement en raison de la complexité des relations entre les
contraintes sur chaussées, les déformations, les propriétés des matériaux, l’intensité du trafic, la résistance à la fatigue
et le climat.
C’est pourquoi dans des pays européens notamment en France et en Allemagne, on a élaboré les catalogues pour le
dimensionnement officialisé des chaussées d’après les expériences acquises dans le comportement des chaussées
existantes. On commence à calculer si l’on construit dans des pays tropicaux.
On peut distinguer :
-Les méthodes rationnelles ou théoriques ;
-Les méthodes semi-empiriques ;
-Les méthodes empiriques.
Elles sont basées sur l’étude des contraintes crées par le trafic à différents niveaux du corps de la chaussée et la
comparaison de ces contraintes avec les performances des matériaux constituants les chaussées.
En d’autres mots elles sont basées sur le comportement élastique des chaussées et donnent la valeur des contraintes de
traction ou de compression à la base de chaque couche. Ces valeurs sont comparées à celles obtenues au laboratoire
sur la résistance à la compression ou à la traction des matériaux constituant la chaussée. Ces méthodes ne sont pas
couramment utilisées.
Ces méthodes combinent les résultats de certaines études théoriques, des essais et constatations faites sur les routes en
service. Elles sont assez répandues et assez plus rationnelles. On peut citer : « Tropical design procedure » basé sur la
déflexion et la force résistante du pavement.
Elles sont basées sur une observation expérimentale de chaussées et de leur comportement dans le temps. Les plus
connues pour les pays tropicaux sont:
*Road Note 31: A guide to structural Design of bitumen surfaced Road in tropical and subtropical countries;
*Manuel de dimensionnement des chaussées pour les pays tropicaux et guide pratiques de dimensionnement (qui
contient aussi un catalogue) : « Guide pratique de dimensionnement des chaussées pour les pays tropicaux » ;
*le manuel pour la conception et le dimensionnement des chaussées neuves –catalogue des structures types LBTP,
Abidjan 1977 ;
Ces méthodes sont souvent présentées sous forme de tableaux, abaques ou catalogues mais souvent sous forme de
diagrammes de structure Type et de diagrammes de calcul informatique. Ainsi, connaissant le trafic routier et le type
de sol de la plate-forme, on détermine l’épaisseur de la chaussée.
Le California Bearing Ratio est un essai de portance qui a pour but de voir comment le matériau se comporte au
passage des charges, et permet de déterminer l’épaisseur des couches des chaussées.
Après 14ans d’essais, on a trouvé une relation empirique entre l’indice portant C.B.R de résistance au poinçonnement
d’un sol de la plate-forme et l’épaisseur de chaussée minimale pour empêcher la rupture de se produire par la
déformation plastique du sol.
√
e=
Où e= épaisseur de la chaussée en cm ;
P= charge par roue en tonnes ;
I : indice CBR exprimé en %.
Défauts de cette méthode :
-On ne distingue pas les différentes couches
-On garde une charge statique.
b. Roads note 31
Les différentes couches considérées sont le revêtement, la couche de base, la couche de fondation, la couche de forme
et le sous-sol ou plate-forme.
-Couche de surface : Enduit superficiel simple, double ou triple, matériaux enrobés (béton bitumeux, sand asphat :
sable enrobé)
-Couche de base : Principale couche distribuant les charges. Les matériaux sont : pierres concassées, graviers, sol
graveleux, roches décomposées, sol stabilisé par le ciment, chaux ou bitume distillé.
-Couche de fondation (subbase) :2è couche qui distribue les charges, les matériaux de qualité inférieure à celle des
matériaux de la couche de base.
Matériaux : le gravier naturel, mélange sable-gravier avec particules fines (laitier de haut fourneau, argiles etc.)
-Sous-sol ou plate-forme (subgrade)
Sol naturel qui peut être en remblai ou en déblai compacté pendant l’exécution ou amélioré en le mélangeant avec du
sol de qualité supérieure ou avec un liant hydraulique.
La qualité du sol de plate-forme est généralement évaluée par la CBR exprimant sa portance.
20 Le trafic
Seules les charges d’essieux des véhicules commerciaux sont tenues en compte (ayant un poids à vide supérieur à 1,5
tonne). Cette méthode est prévue pour les chaussées destinées à supporter en moyenne 1500 véhicules commerciaux
ou plus par jour pour une période de service de 10 à 20 ans.
*Destination de l’intensité de circulation
On doit savoir :
-Le nombre de véhicules commerciaux à l’ouverture de la route par comptage de trafic ; l’intensité d’activité
économique.
-Le taux de croissance annuelle de circulation en se basant sur la tendance nationale concernant le parc national
automobile, la consommation d’essence, le taux d’accroissement du produit national brut (PNB).
-Le choix de la durée de service ; pour des difficultés concernant la prévision de la circulation, on choisit généralement
dans les pays en voie de développement 10 et 20 ans dans les pays développés.
30 Charge d’essieux
Pour des raisons de simplification et d’uniformisation, ces charges d’essieux sont exprimées en nombre d’essieux
standard équivalent.
Selon AASHO, l’essieu standard est de 8,2 tonnes. Les facteurs de conversion du nombre d’essieux en nombre
d’essieux équivalent à 8,2 tonnes sont donnés dans les abaques.
Il est possible que le volume du trafic d’une route soit différent pour des directions différentes, et aussi la répartition
des charges d’essieux de transport des marchandises vers la ville et en retour à vide ; dans ce cas, on prend la direction
la plus chargée.
Pour une route avec des voies de directions séparées, on présume que la voie lente est plus chargée et le
dimensionnement se fait avec la même voie.
Si on a seulement une voie pour les deux directions, considère 4 fois le trafic pour la direction la plus chargée.
10 L’histogramme du trafic
On ignore souvent l’influence de pression de gonflage et des distances entre l’essieu chargé. L’étude de ces problèmes
peut s’effectuer à l’aide des histogrammes de trafic. En France et en Allemagne par exemple le pourcentage moyen de
poids lourd se situe aux environs de 15%. En Afrique, il est de l’ordre de 50%. Mais c’est surtout dans la distribution
de ces poids lourds que la différence est importante. On constate que dans le 1er cas les charges par essieux sont
inférieures à la limite légale autorisée alors que dans le second cas, il existe un % non négligeable d’essieux en
surcharge. On a relevé des charges par essieux de l’ordre de 20 à 25 tonnes.
On peut signaler à cet égard que le mot surcharge s’entend non seulement sur l’angle du poids total par essieux mais
également sous celui des pressions de gonflage qui dans certains cas atteignent 15kg/cm2.
En pays industrialisés, on enregistre les taux de croissances généralement compris entre 3 et 7 % qui demeure plus ou
moins constant. En Afrique tropical par contre, la croissance du trafic est souvent plus rapide, elle peut atteindre 15%.
D’autre part, elle est extrêmement irrégulière.
Ex : Côte d’Ivoire en 1965-1966 : TC 15% ; 1966-1967 : TC 6% ; 1967-1968 : TC 12%
On note d’importantes pointes du trafic en particulier au moment des récoltes ce qui fait que le trafic le plus lourd
circulent en début de saison sèche c’est –à-dire au moment où les corps de chaussées sont plus souvent gorgées d’eau.
Toutes ces caractéristiques du trafic doivent permettre de définir :
-une réglementation des transports ;
-une politique d’entretien ;
-les critères géométriques et géotechniques des chaussées neuves.
La portance du sol est déterminée par le CBR. Ce dernier dépend de la nature du sol, de la densité, de la teneur en eau :
-Nature du sol : Elle est en fonction de l’environnement local et peut influencer le tracé.
-Densité : Elle peut être obtenue par compactage à une teneur en eau optimale. (Courbe Proctor)
-Teneur en eau : Elle est déterminée par le climat de l’environnement de site et la profondeur de la nappe.
Pour le dimensionnement, on va déterminer la valeur CBR pour la teneur en eau la plus grande.
*L’influence de la nappe à la teneur en eau du sous-sol :
-Sol non cohésif : profondeur de la nappe de 0,9m sous la surface de la chaussée.
-Argile sableuse (IP< 20). On a la hauteur de la nappe de 3m sous la surface de la chaussée.
IP= WL-WP
Argile lourd : IP>40 : hauteur de la nappe = 7m sous la surface de la chaussée.
2. Couche de fondation
Si le matériau est difficile à se procurer, la qualité du matériau en dessous de 10cm de la couche de fondation peut être
diminuée.
Si le CBR >8% à la teneur en eau la plus favorable ; il faut un compactage : le coefficient de compactage doit être >
100%
Si la couche de base est imperméable (par exemple grave-bitume) et si la nappe est à plus de 1m en dessous de la
plate-forme, alors il faut le matériau à CBR > 25% pour les échantillons saturés après 4 jours dans l’eau.
-Banquette : Elle doit supporter la charge occasionnelle : qualité du matériau est la même de celle du matériau de la
couche de fondation. Pour un grand volume du trafic, le matériau est celui de la couche de base. Il est important de
faire un entretien régulier sur les banquettes.
Le diagramme de dimensionnement présume pour le matériau de la couche de base :
-gravier naturel concassé ;
-roche concassé ;
-grave-ciment ou stabilisation des sols non concassés à chaux ;
- stabilisation des sols non concassés aux liants bitumeux (grave bitumeuse).
La réalisation des chaussées sur des sols expansifs présente les difficultés particulières nécessitant des dispositions de
construction spéciale.
Les phénomènes alternatifs de retrait et de gonflement sont dus au fait de rejeter et d’aborder de l’eau s’accompagnant
ainsi à des variations des volumes de pression pouvant être énormes.
En saison sèche, une importante déshydratation se produit conduisant à l’ouverture de fissures et de retrait qui peuvent
atteindre 10 cm de largeur et 3 à 4 cm de profondeur.
En saison humide, l’eau pénètre par fissure et imbibe le terrain qui subit un gonflement mettant les ouvrages en péril.
Ainsi les mesures suivantes sont nécessaires pour la construction d’une chaussée sur le sol gonflante :
-On ne peut que construire les chaussées souples. La plate-forme doit avoir une pente transversale supérieure 5% et si
possible traité à la chaux avant compactage.
-Une imprégnation et un sablage protégeant la plate-forme de la dessiccation, les membranes imperméables sont mises
en place dans certain cas dans le même objectif.
-Les remblais doivent être évités.
-Les accotements : ils sont construits :
Mêmes matériaux que le corps de la chaussée.
Pente transversale > 6%
Imprégnation sur toute largeur ou de préférence revêtue d’un bitume.
Largeur > 2,5m.
-Les fossés seront imperméabilisés et dimensionnés, leur fil d’eau sera à 20 ou 30cm sous le niveau de la plate-forme.
-Pas d’arbre à moins de 5m du fossé, leurs racines contribuent à la dessiccation du sol en période sèche.
-Le corps de chaussée sera d’une épaisseur d’au moins 6 cm, la surcharge qu’il présente s’oppose au gonflement du
sol.
-La couche de base en concassés.
-La couche de fondation : grave naturelles ou concassées.
-Les revêtements mieux adaptés sont des enduits superficiels présentant l’avantage que l’on peut refaire
périodiquement.
-Un tapis d’enrobé sera mise en place que si le trafic l’exige d’après stabilisation du gonflement.
-Parfaire éventuellement, imperméabilisation du revêtement par un coulis bitumeux.
C. Méthodes CEBTP
Le Livre Guide pratique de dimensionnement des chaussées souples s’appuie à deux éléments essentiellement :
-La portance de la plate-forme ;
-L’intensité du trafic.
La portance influe directement sur l’épaisseur totale de la chaussée notamment celle de la couche de base. L’intensité
du trafic est généralement exprimée en nombre cumulé de poids lourd circulant pendant une période de service
probable de 10 à 15 ans sur toute la largeur de la chaussée conditionnant la qualité et l’épaisseur de la couche de base.
-un qui donne les épaisseurs totales requises en fonction de la couche de fondation, de base et de surface.
-un autre indiquant la nature des matériaux pouvant être utilisés dans les différentes couches.
Le guide pratique de dimensionnement propose des catalogues des structures possibles à adopter en fonction des
ressources locales en matériaux, trafic et de la portance de la plate-forme. La durée de service généralement considérée
est de 15 ans avant un éventuel renforcement.
La répartition du trafic est telle que :
Si la largeur de la route est < à 7m, le trafic considéré pour le dimensionnement est l’ensemble de trafic pour 2 sens de
circulation. Si la largeur est > à 7m ou si les voies sont à circulation unidirectionnelle, le trafic dans le sens le plus
chargé sera considéré.
1) Estimation du trafic :
Trafic divisé en cinq classes de T1àT5. Ces classes sont définies de plusieurs façons en fonction du degré de précision
des données disponibles.
T1 : Route à faible trafic bitumineux compte tenu des critères essentiellement économiques.
T5 : Autoroute à 2 fois deux voies ou 2 fois 3voies, le % moyen du poids lourd (véhicules de plus de 3000kg) est
supposé de l’ordre de 30%.
Catégorie FORMULES D’EXPRESSION DU TRAFIC
de trafic 1 2 3 4
proposée Nombre de véhicules/jour Nombre cumulée de poids Nombre cumulée d’essieux Nombre cumulée d’essieux équivalents
lourds équivalents de 13T de 8,2T
T1
100≤ T<300 1.105 ≤ T<5.105 1.105 ≤ T<5.105 1.105 ≤ T<3.105
T2
300≤ T<1000 5.105 ≤ T<1.5.106 5.105 ≤ T<1.5.106 3.105 ≤ T<3.106
T3
1000≤ T<3000 1.5.106 ≤ T<4.106 1.5.106 ≤ T<4.106 3.106 ≤ T<2.5.107
T4
3000≤ T<6000 4.106 ≤ T<1.107 4.106 ≤ T<1.107 2.5.107 ≤ T<6.108
T5
6000≤ T<12000 1.107 ≤ T<2.108 1.107 ≤ T<2.108 6.108 ≤ T<5.109
Les sols de plate-forme non gonflants sont divisés en cinq classes de portance :
La mise en œuvre des bétons bitumineux drainants doit être associée à une sous couche et un sous-sol entièrement
drainants. C’est naturellement un matériau perméable. Toujours constitué de granulats, il est quasi exempt de sable.
Leur formulation et leur aspect en font un matériau ouvert ce qui signifie que leur surface est entièrement composée de
granulats avec des espaces entre les particules. Ce sont des matériaux rugueux. Leur caractère drainant leur interdit
tout traitement de finition au risque de colmater. Avant la mise en œuvre d’une structure permettant l’infiltration, il est
obligatoire de vérifier :
[Link]éparation
V.4.1.2 .Transport
Le mélange est transporté par un engin appelé « finisseur » c’est un engin routier automoteur qui reçoit les matériaux
près à l’emploi ; les repend, les nivelle et les dame (compactage)
[Link]
Le transfert des charges par suite du trafic, présume une bonne adhésivité entre les deux couches (la couche de base
et la couche de surface) :
-On doit nettoyer le support ;
-On ne doit pas mettre en place le mélange hydrocarboné si le support est humide ;
-L’imprégnation (agent d’adhésion) peut être appliquée.
V.4.1.4. Compactage
Le compactage consiste à serrer les grains du sol pour rendre le matériau le plus dense possible, moins sensible à l’eau
et pour obtenir de meilleures caractéristiques mécaniques. La densité susceptible d’être obtenue pour un matériau
donné dépend de l’énergie et du mode de compactage ainsi que de la teneur en eau. Si celle-ci est trop faible, les grains
ne sont pas assez lubrifiés pour mieux se resserrer, si elle est trop forte, le matériau est trop déformable. Le
compactage suffisant est une condition pour la résistance à la déformation et à la fissuration. On utilise des
compacteurs à pneus, des cylindres vibrants ou mixtes.
Les enduits superficiels d’usure (mono couche ou bicouche) sont des matériaux compactés imperméables. Ils sont
uniquement utilisés sur des couches de roulement existantes. Ils sont constitués de couches de liant et de granulats
répandues successivement. L’enduit correctement réalisé assure one bonne imperméabilité superficielle, évite la
pénétration de l’eau de ruissellement dans les assises de la chaussée ainsi que leur décohésion. Il permet, s’il est réalisé
à temps, d’assurer un entretien correct sur une grande partie du réseau routier de faible trafic. Il apporte une solution
satisfaisante aux problèmes de glissance, car sa rugosité est exceptionnelle. On constate cependant le rejet rapide des
granulats. Ce type de matériau reste, du fait des contraintes de rejets, d’aspects et de tenue mécanique courte, peu
utilisé. Il est réservé à des espaces supportant de faibles usagers.
1) Approvisionnement en granulat et en liant
-Stockage des granulats près des chantiers ;
-Veiller à la propreté des granulats et à la portance de la plate-forme de réception (maintenance de faible teneur en eau,
bâchage) ;
-On utilise un engin d’approvisionnement et de reprise (camion chargeur, dragueur) ;
-Stockage du liant en vrac (dans des citernes calorifuges) ;
-Préparation du liant en place.
2) Vérification préliminaire du matériel
-Inspection visuelle du matériel ;
-Assai sur le matériel ;
VI.0 Introduction
L’assainissement routier couvre :
- le rétablissement des écoulements naturels ;
- la collecte et évacuation des eaux superficielles dans l’emprise de la route ;
- la collecte et évacuation des eaux internes c-a-d le drainage ;
- la lutte contre la pollution routière.
Ce sont de tuyaux en béton ou en béton armé, dont la longueur est généralement de 1m. Les buses les plus
couramment employées ont des diamètres de 60 et 80 cm.
Elles sont utilisées :
-pour décharger le fossé amont dans le fossé aval ou sur les terrains aval en faisant passer l’eau sous la chaussée.
-pour franchir les cours d’eau à faible débit.
Chaque buse doit être posée sur le berceau de béton. Sa pente longitudinale doit être de 2 à 3%.
La file de buse devra être recouverte d’une couche de terre suffisante pour ne pas être écrasée lors du passage des
véhicules.
En outre, elle sera complétée à chaque extrémité par un mur de tête en maçonnerie avec para fouilles et murs en ailes.
Ce sont des buses livrées en petits éléments destinées à être assemblées au moyen d’agrafes sur le chantier.
Ces buses sont facilement transportables mais sont plus coûteuses à l’achat.
Elles doivent être posées sur un lit de terre tassée ou sable.
Les dalots sont utilisés lorsqu’on ne dispose pas d’une hauteur de remblais suffisante pour mettre en place des buses
de grand diamètre.
Ils sont composés d’une dalle de béton armé reposant sur des murets en béton banché ou en maçonnerie.
La dalle reposera à ses extrémités sur toute la largeur des murets (40 à 50 cm)
La préoccupation de l’assainissement routier est de caler l’ensemble des ouvrages de façon à assurer l’évacuation des
drains en :
-éliminant les effets de l’eau accumulée dans la chaussée et le terrain naturel support de cette chaussée
-rabattant les nappes proches de l’ouvrage routier
-interceptant les remontées capillaires
-stoppant les diffusions latérales depuis le terrain naturel ou les accotements
-captant et en collectant les eaux infiltrées dans les terres pleins et aménagements annexes
La lutte contre la pollution d’origine routière consiste à prévoir l’ensemble des dispositifs à mettre en œuvre pour
atteindre les objectifs de la protection de la ressource en eau et de la biodiversité. Les eaux de ruissellement
transportent des pollutions, saisonnières ou accidentelles, qui sont susceptibles de dégrader la qualité des eaux et la
biodiversité et qu’il convient de stocker, puis traiter, avant rejet dans le milieu naturel.
Le choix des ouvrages de stockage et de traitement des eaux repose sur de nombreux critères essentiels tels que :
-la capacité hydraulique
-leur niveau de protection au regard de la vulnérabilité des eaux et des risques de pollution
-leur facilite d’entretien et d’exploitation
-leur niveau de sécurité pour les usagers
Solutions :
-dégrilleurs-débourbeurs ;
-décanteurs-désableurs ;
-ouvrages de stockage et de rétention.
VII.1.Définition
On appelle entretien routier l’ensemble des actions à réaliser sur les routes afin que leur état demeure satisfaisant et
pour qu’elles offrent une sécurité suffisante à des vitesses appropriées et à faible cout pour les usagers.
-entretien préventif : ensemble des taches entreprises pour prévenir les dégradations pouvant apparaitre sur la route et
ses dépendances ;
-entretien curatif : ensemble des opérations à réaliser pour corriger les défauts apparents sur la route et ses
dépendances.
-l’entretien périodique.
[Link] courant
Ce sont des opérations devant être réalisées une fois chaque année sur une section de route .il s’agit généralement des
opérations simples, mais très dispersées, qui exigent une main d’œuvre qualifiée ou non.
Dans une certaine mesure, les besoins peuvent être estimés et programmés ; les travaux peuvent parfois être exécutés
sur une base routinière.
Ce sont des opérations devant être réaliser ponctuellement sur une section de route à l’issue d’une période d’un
certain nombre d’années : il s’agit généralement des travaux de plus grande ampleur, exigeant un équipement
spécialisé et une main d’œuvre qualifiée ; ces opérations sont couteuses et doivent être soigneusement identifiées et
planifiées.
Elles peuvent comprendre certains travaux d’amélioration, tels que la pose de tapis bitumineux minces
-réparations localisées ;
-enduit superficiel ;
-enrobés à froid ;
- enrobés à chaux ;
-reprofilage mécanique ;
- reprofilage manuel ;
-réparations localisées ;
-rechargement mécanique ;
VIII.1.Généralités
L’étude du tracé routier a pour but de définir les caractéristiques d’une voie à construire ainsi que le prix de revient en
respectant le principe de base suivant :
- le tracé en plan ;
- le profil en long ;
- le profil en travers.
-étude sur carte : elle consiste à la détermination des points de passage obligé et des points à éviter ;
*passages obligés : villes ou villages à relier, localités dont les habitants seront les usagers de la route, les industries à
desservir, etc.
*points à éviter : massifs à contourner, fleuves ou rivières à traverser, les parties humides, inondables, ou soumises aux
chutes de pierres ou avalanches.
-reconnaissance sur terrain : elle aboutit à un tracé représentant la route par un seul trait ;
-étude sur plan : l’échelle des plans peut varier de 1/5000 à 1/1000, et la représentation graphique du tracé sur le plan
aboutit à une série de droites raccordées par les arcs de cercles.
On cherche le tracé le plus court entre les points de passage obligé .Les obstacles sont contournés par des courbes de
rayons raisonnables .Cet axe est tracé en représentant les déclivités maximales et minimales.
Le tracé en plan d’une route est constitué d’une succession de courbes et d’alignements droits séparés ou pas par des
raccordements progressifs .Il vise à assurer de bonnes conditions de sécurité et de confort tout en s’intégrant au mieux
dans la topographie du site.
On projette la route sur un plan horizontal en représentant l’axe de la route et en reportant la position des profils en
travers. Le plan topographique sert de support au tracé.
Le profil en long est la coupe longitudinale et verticale du terrain suivant un plan longitudinal passant par un axe de la
route. Ce document indiquera le profil en long du terrain naturel et donnera, après l’étude, du profil en long du projet.
Les points caractéristiques reportés sur les profils en long sont les suivants :
-les points divers du tracé choisi et interpolé de la façon à obtenir une représentation régulière du terrain ;
Les indications à porter sur les profils en long sont les suivantes :
-l’altitude du sol ;
-l’altitude du projet ;
-le profil fictif : profil situé au point de rencontre de la ligne du projet et du terrain naturel.
*on appelle palier la section de la route horizontale, ce qui est à éviter pour assurer l’écoulement longitudinal de l’eau,
généralement par des déclivités de 0,3 à0,5%.
*les valeurs suivantes sont conseillées comme valeurs maximales des déclivités :
Il est indispensable que la route présente des caractéristiques homogènes sur des sections de longueur suffisante. Les
changements de caractéristiques doivent donc se faire en des points tels qu’ils puissent être normalement anticipés par
l’usager traversé d’une agglomération, modification du relief du terrain.
On doit coordonner le profil en long et le tracé en plan de telle manière que la route apparaisse à l’usager sans
discontinuité gênante de tracé, lui permettant de prévoir son évolution et de distinguer clairement les dispositions des
points singuliers.
La visibilité en plan et la visibilité en long sont réalisées dans les conditions de sécurité égale.
Les profils en travers sont des sections transversales perpendiculaires à l’axe du projet permettant de calculer les
paramètres suivants :
Il n’y a pas de largueur minimale règlementaire pour une chaussée. Cette valeur doit être retenue en fonction du type
de véhicules circulant ou attendus sur l’itinéraire et des vitesses prévues.
Le code de la route a fixé les dimensions maximales des véhicules à 2.60m hors rétroviseurs.
Les valeurs retenues avec marge de sécurité sont 3mà 3,5m pour routes principales, avec la zone de récupération et de
dégagement de sécurité de 0,25mà2, 5m (accotements) et des devers de valeur plafonnée à 7%.