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Exercices d'Algèbre Linéaire et Réduction

Ce document présente une série d'exercices sur l'algèbre linéaire et la réduction, destinés aux étudiants du CRMEF Rabat pour l'année 2017-2018. Les exercices couvrent divers concepts tels que les espaces vectoriels, les matrices stochastiques, la dualité, et les applications linéaires, avec des démonstrations et des résultats à établir. Les références bibliographiques incluent des ouvrages de mathématiques sur l'algèbre et l'algèbre linéaire.

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Exercices d'Algèbre Linéaire et Réduction

Ce document présente une série d'exercices sur l'algèbre linéaire et la réduction, destinés aux étudiants du CRMEF Rabat pour l'année 2017-2018. Les exercices couvrent divers concepts tels que les espaces vectoriels, les matrices stochastiques, la dualité, et les applications linéaires, avec des démonstrations et des résultats à établir. Les références bibliographiques incluent des ouvrages de mathématiques sur l'algèbre et l'algèbre linéaire.

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CPAM2 Travaux dirigés CRMEF Rabat

M Errachid Algèbre linéaire et réduction 2017-2018

Références :
[XG] X. Gourdon : Les maths en tête, Algèbre.
[FGN] S. Francinou, H. Gianella, S. Nicolas : Oraux X-ENS Algèbres 1,2 et 3
[MM] R. Mansuy et R. Mneimné : Algèbre linéaire, Réduction des endomorphismes
[AS] A. Szpirglas et autres : Mathématiques L3 Algèbre.
[AF] J.M. Arnaudès et H. Fraysse : Cours de Mathématiques-1 Algèbre.
[PT] P. Tauvel : Algèbre.
[HR] H. Roudier : Algèbre linéaire
On désigne par K un corps commutatif. Dans la pratique il s’agit d’un sous-corps de C ou d’un corps …ni.

1 Algèbre linéaire
Exercice 1 On suppose que le corps K est in…ni et soit E un K espace vectoriel de dimension …nie Montrer que
E ne peut être une union …nie de sous espaces strictes de E: Que se passe t-il si le corps est …ni ?

Exercice 2 Soit E un K espace vectoriel de dimension …nie et soient F et G deux s:e:v de E de même dimension.
Montrer que F et G possédent un même supplémentaire commun dans E:

Exercice 3 Soit E un K espace vectoriel de dimension …nie, soit f 2 L(E): Montrer que

E = Im(f ) ker(f ) () Im(f ) = Im(f 2 ) () ker(f ) = ker(f 2 )

Ce résultat reste t-il vraie en dimension in…nie ?

Exercice 4 Soit A 2 Mn;p (R): Montrer que ker(t AA) = ker A et que Im(t AA) = Im(t A)

Exercice 5 Soit A 2 Mn (R) une matrice stochastique.

1. Montrer que 1 est une valeur propre de A

2. Soit une valeur propre complexe de A:

(a) Montrer que j j 1

(b) Montrer que j j = 1 =) =1

Exercice 6 (Lemme de factorisation) Soient E; F et G des K espaces vectoriels de dimension …nie.

1. Soit f 2 L(E; F ) et g 2 L(E; G): Donner une C.N.S sur f et g pour qu’il existe h 2 L(F; G) telle que g = h f:

2. Soit g 2 L(E; G) et h 2 L(F; G): Donner une C.N.S sur g et h pour qu’il existe f 2 L(E; F ) telle que g = h f:

Exercice 7 Soit E un espace vectoriel de dimension n et F1 ; :::; Fk des sous espaces de E: Montrer que si
P
k T
k
dim Fi > n(k 1) alors Fi 6= f0g
i=1 i=1

1
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M Errachid Algèbre linéaire et réduction 2017-2018

Exercice 8 Soit E un K espace vectoriel et soient F et G deux s:e:v de E de même codimension …nie et tels que
G F: Montrer que F = G:

Exercice 9 (Suites exactes) Soient (Ek )0 k n n + 1 K espaces vectoriels de dimensions …nies ; on note k =
dim Ek et on suppose qu’il existe n applications linéaires fk 2 L (Ek ; Ek+1 ) ; 0 k n 1 véri…ant les conditions
suivantes
(i) f0 est injective
(ii) Im fk = ker fk+1 pour tout 0 k n 1
(iii) fn 1 est surjective
On dit alors que (f0 ; :::; fn 1) est une suite exacte d’applications linéaires.
nP1
1. Montrer que ( 1)k k =0
k=0

2. Application : Soient F et G deux sous espaces vectoriels d’un K espace vectoriel E; de codimension …nie dans
E: Montrer que F + G et F \ G sont de codimension …nie dans E et que

co dim(F + G) = co dim(E) + co dim(F ) co dim(F \ G)

Exercice 10 Soit K un corps …ni de cardinal q:

1. Soit E un K espace vectoriel de dimension …nie n: Quel est le nombre des bses de E ?

2. En déduire que

card(GLn (K)) = (q n 1)(q n q):::(q n qn 1 )


(q n 1)(q n q):::(q n qn 1 )
card(SLn (K)) =
q 1

3. On suppose de plus que K est de caractéristique di¤ érente de 2: Dénombrer les matrices A 2 Mn (K) telles que
A2 = In (Ind : considérer une action du grope GLn (K) sur l’ensemble des couples (F; G) où F et G sont des
sous espaces supplémentaires de dimensions …xes)

2 Dualité
Exercice 11 Soient u et v deux formes linéaires sur E telles que :

8x 2 E; u(x)v(x) = 0

Montrer que u ou v est la forme nulle.

Exercice 12 E désigne un espace vectoriel réel de dimension 3 muni d’une base B = (e1 ; e2 ; e3 ):

1. Montrer que dans E; deux plans sont soit confondus soit d’intersection une droite.

2. On considére les deux sous-espaces vectoriels de E; 1 et 2 où 1 est engendré par a1 = e1 e2 3e3 et


b1 = 3e1 + e2 e3 et 2 est engendré par a2 = 3e1 + e2 e3 et b2 = e1 + 3e2 + e3 :

2
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M Errachid Algèbre linéaire et réduction 2017-2018

(a) Calculer la dimension de 1 et de 2: Démontrer que 1 et 2 sont transverses (c’est à dire que 1+ 2 =
E). En déduire la dimension de 1 \ 2:

(b) Déterminer une base de 1 \ 2:

(c) Déterminer deux formes linéaires l1 ; l2 sur E telles que 1 = ker(l1 ) et 2 = ker(l2 ):

3. Soit l3 = e1 + e2 + e3 où B = (e1 ; e2 ; e3 ) est la base duale de B. Posons 3 = ker(l3 ):

(a) Calculer le rang de (l1 ; l2 ; l3 ): En déduire que 1 \ 2; 1 \ 3; 2 \ 3 sont de dimensions 1:

(b) Soient (c1 ; c2 ; c3 ) la base de E qui admet (l1 ; l2 ; l3 ) pour base duale. Démontrer que c1 ; c2 ; c3 engendrent
respectivement 2 \ 3; 1 \ 3 et 1 \ 2:

(c) Déterminer c1 ; c2 ; c3 :

Exercice 13 Soit E un K:e:v de dimension n; n 2 N :


E ! Kn
1. Soit ('1 ; '2 ; :::; 'n ) une base de E : Montrer que l’application :
est un isomorphisme
x 7! ('1 (x); :::; 'n (x))
de K:e:v: En déduire l’existence d’une et d’une seule base (u1 ; u2 ; :::; un ) de E dont ('1 ; '2 ; :::; 'n ) soit la base
duale.

2. Soient ; 2 R : Etudier l’indépendance linéaire des formes linéaires ('i )1 i 4 sur R4 dé…nies par
1
h'1 ; xi = x1 x3 h'2 ; xi = x2 x4
1
h'3 ; xi = x1 x3 h'4 ; xi = x2 x4

pour x = (x1 ; x2 ; :::; x4 ) 2 R4 : Lorsqu’elles sont indépendantes, déterminer la base de R4 dont ('1 ; '2 ; '3 ; '4 )
est la base duale.

Exercice 14 On suppose que K est un corps de caractéristique nulle et soit E = Kn [X]:

1. Etant donnés a0 ; a1 ; :::; an n + 1 points distincts de K, on considére la famille (f0 ; f1 ; :::; fn ) des formes linéaires
dé…nies sur E par:
80 i n; 8P 2 E; fi (P ) =< fi ; P >= P (ai )

Montrer que (f0 ; f1 ; :::; fn ) est une base de E et déterminer sa base préduale.

2. Même question pour la famille (f0 ; f1 ; :::; fn ) dé…nies sur E par:

80 i n; 8P 2 E; fi (P ) = P (i) (0)

Exercice 15 Soit [a; b] un segment de R tel que : a < b et soit a1 ; a2 ; :::; an n points de ce segments distincts deux
à deux n étant un entier > 1:

1. Établir l’existence de nombres réels 1 ; :::; n véri…ant :


Z b k=n
X
8P 2 Rn 1 [X]; P (t) dt = k P (ak )
a k=1

3
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2. Indiquer comment calculer 1 ; :::; n.

a+b
3. Déterminer ces coe¢ cients dans le cas où, n = 3 ; a1 = a ; a2 = et a3 = b: Quelle est la formule de
2
calcul d’intégrale obtenue ? Que peut-on conclure pour la formule de Simpson ?

Exercice 16

1. Soit E un K:e:v de dimension …nie n 2 N : Soient B et C deux bases de E et soient B et C leurs bases duales
respectives. On pose P la matrice de passage de B á C et soit Q la matrice de passage B á C : Rappeler la
relation liant Q et P

2. Applications :

(a) Dans R3 ; on considére les formes linéaires:


8
>
< u1 (x; y; z) = x + y
> z
u2 (x; y; z) = x y+z
>
>
:
u3 (x; y; z) = x + y + z

Montrer que (u1 ; u2 ; u3 ) est une base de (R3 ) et en déterminer la base préduale.

(b) Dans R3 [X]; on considére les formes linéaires (u0 ; u1 ; u2 ; u3 ) tels que:
Z 1
80 i 3; 8P 2 R3 [X]; ui (P ) = ti P (t) dt
1

Montrer que (u0 ; u1 ; u2 ; u3 ) est une base de (R3 [X]) et en déterminer la base préduale.

Exercice 17 Déterminer tous les sous espaces stables de l’endomorphisme f de R3 canoniquement associé à la
matrice : 0 1
4 1 1
B C
A=B
@ 6 1 2 C
A
2 1 1
Même question si : 0 1
3 1 1
B C
A=B
@ 1 1 1 C
A
2 0 2

Exercice 18 (Formes linéaires dans Mn (K)):

1. En utilisant la base élémentaire de Mn (K); montrer que pour toute forme linéaire f 2 (Mn (K)) ; il existe une
matrice A 2 Mn (K); tel que:
8M 2 Mn (K); f (M ) = tr(AM )

Montrer qu’on dé…nit ainsi une bijection ' de Mn (K) vers (Mn (K)) :
8
< 1 si i 6= j
2. Calculer le déterminant de la matrice J = ( i;j ) 2 Mn (K); tel que i;j = :
: 0 sinon

4
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3. Montrer que pour toute matrice non nulle A de Mn (K); il existe une matrice inversible M telle que tr(AM ) = 0:

4. Déduire que tout hyperplan de Mn (K) rencontre GLn (K):

5. Pour tout A; B 2 Mn (K) on pose :


[A; B] = AB BA

(a) Véri…er que l’on dé…nit ainsi une application bilinéaire de Mn (K)2 vers Mn (K) notée [:; :] dite crochet
de Lie.

(b) On pose C = Im[:; :] = fAB BA ; A; B 2 Mn (K)g: Montrer que C ? = vect(tr)

Exercice 19 Soit n 2 N : On dé…nit sur Mn (K) les 2n formes linéaires u1 ; :::; un et v1 ; :::; vn par :
n
X
ui (A) = aij ; 81 i n et 8A 2 Mn (K)
j=1
Xn
vj (A) = aij ; 81 j n et 8A 2 Mn (K)
i=1

1. Montrer que rg(u1 ; :::; un ; v1 ; :::; vn ) = 2n 1

2. En déduire que l’ensemble des matrices de Mn (K) dont les sommes des coe¢ cients de chaque ligne et de chaque
colonne sont égales est un sous espace vectoriel de Mn (K) de dimension n2 2n + 2:

Exercice 20 On suppose le corps K de caractéristique nulle. Soient n et p deux entiers naturels non nuls ; on
note trp (respectivement trn ) l’application trace dé…nie sur Mp (K) (respectivement sur Mn (K)): On considère un
morphisme d’algèbre de Mp (K) dans Mn (K).

1. Montrer que
n
trn = trp
p
2. Soit P 2 Mp (K) telle que : P 2 = P montrer que :
n
rg( (P )) = rg(P )
p

3. En déduire que p divise n:

4. Démontrer que pour toute matrice M 2 Mp (K) :


n
rg( (M )) = rg(M )
p

5. Dans le cas où n = p; prouver que est un automorphisme de Mn (K)

Exercice 21 Soit E un K:e:v de dimension n; n 2 N : Soient '1 ; '2 ; :::; 'p ; g p + 1 éléments de E véri…ant

8x 2 E '1 (x) = '2 (x) = ::: = 'p (x) = 0 =) g(x) = 0

Montrer en utilisant les bases duales que g est combinaison linéaire de '1 ; '2 ; :::; 'p :

5
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Exercice 22 Soient E un K:e:v de dimension n 2 N : Soit F un s:e:v de E de dimension p n 1:

1. Montrer qu’il existe un hyperplan de E contenant F:

2. Montrer l’existence de n p formes linéaires 'i ; 1 i n p; sur E, indépendantes tel que


i=n
\p
F = ker('i )
i=1

en déduire qu’un s:e:v de E distinct de E est l’intersection de tous les hyperplans de E le contenant.
T
i=q
3. Soient 1; 2 ; :::; q q formes linéaires sur E linéairement indépendantes. On pose G = ker( i ): Montrer
i=1
que G est un s:e:v de E de dimension n q:

Exercice 23 Soit A un ensemble non vide. Dans le K:e:v F(A; K); soient f1 ; f2 ; :::; fn n applications linéairement
indépendantes. Montrer qu’il existe n éléments a1 ; :::; an tel que det(fi (aj ))1 i;j n 6= 0

Exercice 24 Résoudre les systèmes


8
>
> x + 2y 3z = 4
8 >
>
< x 2y + z 3t = 1 >
< x + 3y z = 11
a= ; b=
: 2x + y z + t = 1 >
> 2x + 5y 5z = 13
>
>
>
: x + 4y + z = 18

Exercice 25 Appliquer l’algorithme de Gauss à la forme quadratique q dé…nie sur Q3 par :

q(x; y; z) = 2x2 + y 2 + 4xy + xz + yz

En déduire une base de Q3 q-orthogonale.

3
Exercice 26 1. Déterminer les extremums liés de f : R+ ! R dé…nie par f (x; y; z) = x ln x + y ln y + z ln z
tel que x + y + z = 3a où a > 0:

2. Dans R3 on considère l’ellipsoide E d’équation


x2 y2 z2
+ + = 1; 0 < c < b < a
a2 b2 c2
Etudier les extremums de la distance d’un point M de E au centre O:

3. Dans le plan trouver les triangles de périmétre 1 dont l’aire est maximale.

3 Sous espaces stables et Matrices dé…nies par blocs


Exercice 27 (Décomposition de Fitting) Soit E un espace vectoriel de dimension n et soit u 2 L(E):

1. Montrer l’existence d’un entier naturel p n tel qu’on ait

f0E g = ker u0 ::: ker up = ker up+1 = :::::::


E = Im u0 ! ::: ! Im up = Im up+1 = :::::::

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2. Montrer que dim ker uk+1 dim ker uk k


est décroissante.

3. Démontrer que E = ker up Im up


0 1
N (0)
4. En déduire que toute matrice de Mn (K) est semblable à une matrice de la forme @ A ; où N est
(0) C
nilpotente et C est inversible.

Exercice 28 Soit E un K espace vectoriel de dimension …nie et soit f un endomorphisme de E: Soit u un sous
espace de E u-stable. On note uF et uE=F les endomorphismes de F et de l’espace quotient E=F respectivement
induits par f: Montrer que det u = det uF det uE=F et que u = uF uE=F :

Exercice 29 On considère des matrices carrées A1 ; :::; Ap : Montrer que :

rg (diag (A1 ; :::; Ap )) = rg (A1 ) + ::: + rg (Ap )


0 1
A B
Exercice 30 Soient A; B 2GLn (K) qui commutent. Montrer que M = @ A 2 GL2n (K) si et seulement
B A
si, A2 + B 2 2 GLn (K). (Ind : Penser à ker M )

Exercice 31 Soit u un endomorphisme en dimension …nie. Montrer que ker u admet un supplémentaire S u-stable
si et seulement si ker u = ker u2 et qu’alors S = Im u:

Exercice 32 Soit E un K espace vectoriel et u 2 L(E). Véri…er que tout sous espace vectoriel de ker u est stable
par u et que tout sur-espace de Im u est stable par u.

Exercice 33 Donner les sous espaces stables par une projection, par une symétrie puis par un endomorphisme
nilpotent d’indice n = dim E.

Exercice 34 Etant donné un K espace vectorile E. Caractériser les endomorphismes de E qui laissent stable
toute droite vectorielle de E. Que dire d’un endomorphisme de E qui laisse stable tout sous espace vectoriel de E ?

Exercice 35 Soit E un espace vectoriel de dimension n et k 2 [j1; n 1j]: Que peut-on dire d’un endomorphisme
laissant stable tous les sous-espaces de dimension k de E ?

Exercice 36 Soit E un espace vectoriel de dimension n et soit u1 ; :::; un n endomorphismes nilpotents de E qui
commutent deux à deux. Montrer que u1 ::: un = 0 (Ind : considérer les sous espaces Fk = Im(uk ::: un ))

Exercice 37 (Théorème de Maschke) Soit E un K espace vectoriel de dimension n et soit H un sous-groupe …ni
de GL(E) tel que card(H) ne soit pas un multiple de la caractéristique de K. Soit F un sous espace de E stable par
tous les endomorphismes de H: Le but de cet exercice est de montrer que F admet un supplémentaire stable par tous
les endomorphismes de H: Pour cela, on considère un supplémentaire G de F dans E arbitraire et soit p la projection
sur F parallèlement à G: Posons
1 X
1
q= h p h
card(H)
h2H

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1. Montrer que F = ker(q id) = Im(q)

2. Montrer que q est un projecteur qui commute avec tous les éléments de H:

3. Conclure.

Exercice 38 Soient n 2 N et A = (aij )1 i;j n 2 Mn (K). On dé…nit deux applications u et v par :

Mn (K) !Mn (K) Mn (K) !Mn (K)


u: et v :
M 7 ! AM M 7 ! MA

1. Veri…er que u et v sont des endomorphismes de Mn (K).

2. On note B = (E1;1 ; E2;1 ; :::; En;1 ; :::; E1;j ; ::::; En;j ; :::; E1;n ; :::; En;n ) la base canonique de Mn (K) dans cet ordre
et pour j 2 f1; :::; ng ; Ej = vect(E1;j ; ::::; En;j ):

(a) Véri…er que chaque sous espace vectoriel Ej est stable par u et que la matrice de uEj dans la base
(E1j ; ::::; Enj ) est A:

(b) En déduire la matrice de u dans la base B .


3. Donner la trace, le déterminant et le rang de u en fonction de la trace, le déterminant et le rang de A:

4. On note B 0 = (E11 ; :::; E1n ; ::::; Ei1 ; ::::; Ein ; :::::; En1 ; ::::::; Enn ) de Mn (K) et Ei0 = vect(Ei1 ; ::::; Ein )

(a) Véri…er que chaque sous espace vectoriel Ei0 est stable par v et que la matrice de vEi0 dans la base
(Ei1 ; ::::; Ein ) est t A

(b) En déduire la matrice de v dans la base B 0 .


5. Donner la trace, le déterminant et le rang de v en fonction de la trace, le déterminant et le rang de A:

Exercice 39 Soient A; B 2 Mn (C): Montrer que les propriétés suivantes sont équivalentes :

1. 8C 2 Mn (C) 9!X 2 Mn (C) AX XB = C

2. 8X 2 Mn (C) AX = XB =) X = 0

3. B (A) est inversible

4. sp(A) \ sp(B) = ;
0 1
B .. C
B .. .. C
B . .: . C
Exercice 40 Soit M la matrice carrée d’ordre 2n suivanteB
B .
C : Montrer que M est semblable
C
B .. .. .. C
@ . . A
0 1

à diag(A; :::; A) ; où A = @ A. En déduire det M

8
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4 Polynôme d’endomorphisme, de matrice carrée - polynôme minimal


Exercice 41 Soit a une matrice carrée ou un endomorphisme d’un K espace vectoriel de dimension …nie. Montrer
que les éléments inversibles de l’algèbre K[a] sont les P (a) avec P polynôme premier avec a.

Exercice 42 Soit A 2 Mn (K): Montrer que A est inversible ssi A (0) 6= 0 et que dans ce cas son inverse est un
polynôme en A donné par l’égalité A (A) = 0: En déduire que l’inverse d’une matrice triangulaire est triangulaire et
de même type.

Exercice 43 1. Comparer le polynôme minimal d’une matrice carré et celui de sa transposé.

2. Comparer le polynôme minimal de deux matrices semblables.

3. Comparer le polynôme minimal d’un endomorphisme en dimension …ni et celui de sa matrice dans une base.

4. Donner le polynôme minimal d’une matrice carrée d’ordre 2.

Exercice 44 Soit E un K espace vectoriel. Donner s’il existe le polynôme minimal d’une symétrie, d’une projection
et d’un endomorphisme nilpotent de E:

Exercice 45 Donner le polynôme minimal d’une matrice de rang 1.

Exercice 46 Déterminer le polynôme minimal des matrices suivantes :


0 1
1 1
B C
B .. .. .. C
1. J = B . . . C de Mn (K)
@ A
1 1
0 1
0 1 0 0
B C
B 1 0 0 C
0
B C
2. A = B C
B 0 0 1 2 C
@ A
0 0 0 3
1
3. M = (mij )1 i;j 4 où mij = (1 + ( 1)i+j )
4

Exercice 47

1. Soient A1 ; ::::; Ak des matrices carrés et A = diag(A1 ; ::::; Ak ): Donner le polynôme minimal de A en fonction
de ceux des Ai :

2. Soit E un K e.v de dimension …nie, u 2 L (E) et F1 ; :::; Fk des sous espaces vctoriels de E supplémentaires
i=k
dans E et stables par u. Montrer que u = _ uFi :
i=1

9
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Exercice 48 (Matrice compagnon)


Soit n 2 N et P = X n + an 1 :X
n 1
+ ::::: + a0 un polynôme unitaire de degré n à coé¢ cients dans K. On pose
0 1
0 a0
B .. .. C
B . C
B 1 0 0 . C
B C
B .. .. .. C
CP = B 0 . . 0 . C
B C
B . .. .. .. .. C
B .. . . . . C
@ A
0 0 1 an 1

dite matrice compagnon du polynôme P: Notons u l’endomorphisme de Kn canoniquement associé à la matrice A et


soit (e1 ; ::::; en ) la base canonique de Kn .

1. Montrer que u =P

2. Déduire, sans calcul de déterminant, le polynôme caractéristique de u et de CP :

3. Retrouver le résultat précédent par un calcul direct:


0 1
A C
Exercice 49 Soient A; B des matrices carrée et M = @ A une matrice triangulaire supérieure par blocs.
0 B
0 1
P (A) CP
1. Montrer que pour tout polynôme P il existe une matrice CP telle que P (M ) = @ A
0 P (B)

2. Montrer que ppcm( A; B) divise M et que M divise A: B :

Exercice 50 Soit u un endomorphisme d’un K espace vectoriel E de dimension …nie, dont le polynôme minimal
est irréductible.

1. Justi…er que F = K[u] est un corps et que E peut être muni d’une strucure de F-espace vectoriel.

2. Montrer que les F sous-espaces de E sont exactement les sous-espaces u-stables.

3. En déduire que tout sous-espace de E u-stable admet un supplémentaire dans E u-stable.

Exercice 51 Soit u un endomorphisme d’un K espace vectoriel de dimension …nie E:

1. Justi…er l’existence de u, puis l’existence d’un polynôme P irréductible dans K[X] qui divise u:

2. Montrer que ker P (u) 6= f0E g :

3. En déduire l’existence d’un sous espace vectoriel de E de dimension deg P stable par u

Exercice 52 Soit M 2GL3 (R) telle que M 2 + t M = I3 :

1. Donner un polynôme annulateur de M

2. Est ce que 0 est une valeur propre de M ? Est ce 1 est une valeur propre de M ?

3. Donner un polynôme annulateur de M de degré 2:

10
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5 Autour du polynôme caractéristique


1
Exercice 53 Soit A une matrice inversible de Mn (K). Exprimer le polynôme caractéristique de A en fonction
de celui de A:

Exercice 54 Soient A; B des matrices carrées à coe¢ cients dans K

1. On suppose que A est inversible. Montrer, à partir de la dé…nition, que AB = BA


0 10 1 0 10 1
XIn BA B In 0 In 0 XIn B
2. Veri…er que @ A@ A = @ A@ A. En déduire que
0 XIn A In A In 0 XIn AB
AB = BA .

Exercice 55 (Théorème de Cayley-Hamilton)


Soit E un K:e:v de dimension …nie n 2 N ; et soit u 2 L(E): L’objectif de cet exercice est de donner une
démonstration du théorème de Cayley-Hamilton.

1. Soit x 2 E non nul: On pose Fx = vect((uk (x))k2N ):

(a) Montrer qu’il existe un entier p tel que Bx = (x; u(x); :::; up 1
(x)) soit une base de Fx

(b) Montrer que Fx est stable par u:

2. On note ux l’endomorphisme induit par u sur Fx

(a) Montrer que la matrice de ux dans la base Bx est une matrice compagnon.

(b) Déduire que u (u)(x) = 0E

3. Conclure

Exercice 56 Dans cet exercice on suppose que le corps K est de caractéristique nulle. Soit P 2 K[X] et soit L
une extension de K dans laquelle P est scindé.

1. Dans cette question on suppose K = R: Montrer que si P scindé à racines simples alors P 0 l’est aussi et que si
P est scindé alors P 0 l’est aussi.

2. Montrer par un contre exemple que le résultat précédent tombe en défaut si K n’est pas R.

3. Montrer que si P est irréductible dans K[X] alors P est scindé à racines simples dans L[X]:

4. Application : Soit E un K espace vectoriel de dimension …nie et soit u 2 L(E): Montrer que u et u ont les
mêmes diviseurs irréductibles dans K[X]:

Exercice 57 Soit E un K espace vectoriel de dimension …nie et soit u 2 L(E): Soit P un diviseur irréductible de
u ou de u; de degré q: Montrer qu’il existe un sous espace vectoriel de E de dimension q u-stable. Déduire que si
K = R alors E contient des droites ou des plans u-stables.

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0 1
A A
Exercice 58 Soit A 2 Mn (K) et B = @ A. Exprimer B en fonction de A.
A A

Exercice 59 Montrer que deux matrices de M3 (C); ayant même polynôme caractéristique et même polynôme
minimal, sont semblables. Montrer par un contre exemple que ce résultat est faux sur un autre corps
0 1
0 1 0 0
B .. .. ..C
B . . C
B 1 : .C
B C
B .. .. .. .. C
..
Exercice 60 Pour n 1, on note An = B . . . . C 2 Mn (R)
.
B C
B .. .. .. C
B . : . . 1 C
@ A
0 ::: 0 1 0

1. La matrice A3 est elle inversible ?

2. Pour réel, on pose Dn ( ) = det(An + (2 cos ) :In ): Trouver Dn ( ) pour n = 1; 2; 3

3. Trouver une relation de récurrence entre Dn ( ), Dn+1 ( ) et Dn+2 ( ), puis en déduire pour tout n et tout 2
= Z,
sin(n + 1)
Dn ( ) = :
sin
4. En déduire une expression du polynôme caractéristique de An : Diagonaliser An :

5.1 REDUCTION
0 1
0 1 1 1 1 1
2 8 6 B C
B C B 1 1 1 1 C
B C
Exercice 61 Diagonaliser les matrices A = B
@ 4 10 6 CA et B = B C
B 1 1 1 1 C
4 8 4 @ A
1 1 1 1

Exercice 62 Montrer que les matrices suivantes sont semblables :


0 1 0 1
1 1 0 0 1 2 3 4
B C B C
B 0 1 1 0 C B 0 1 2 3 C
B C B C
A=B C et B = B C
B 0 0 C
1 1 A B 0 0 1 2 C
@ @ A
0 0 0 1 0 0 0 1

Exercice 63 Soit E un K espace vectoriel de dimension 3 et f 2 L(E) tel que f 3 = f 2 et dim ker(f idE ) = 1:
Montrer qu’il existe une base de E dans laquelle la matrice de f est
0 1
1 0 0
B C
B 0 0 a C
@ A avec a 2 f0; 1g
0 0 0
0 1
3 1 1
B C
Exercice 64 Déterminer la réduite de Jordan de la matrice A = B
@ 0 2 1 C
A
2 0 2

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Exercice 65 Soit A 2 M3 (R) non scalaire véri…ant A3 = A

1. A est-elle diagonalisable ? est-elle trigonalisable ?

2. Déterminer le polynôme minimal de A:


0 1
0 0 0
B C
3. Montrer que A est semblable à N = B
@ 0 0 1 C
A et retrouver le polynôme minimal de A:
0 1 0
0 1
0 0 1
B C
Exercice 66 Soit A = B C
@ 2 1 0 A
0 0 1

1. Montrer que A est trigonalisable non diagonalisable

2. Montrer que si M 2 = A alors le spectre de M est soit f0; 1g soit f0; 1g

3. Trouver les matrices M solutions de M 2 = A

Exercice 67 Soit u un endomorphisme diagonalisable.

1. Déterminer le commutant de u. Calculer dim C(u)

2. Montrer que C (u) = K[u] si, et seulement si, u admet n valeurs propres distinctes.

Exercice 68 Montrer que deux matrices diagonalisables ayant un même polynôme caractéristique sont semblables.

Exercice 69 Soit u l’endomorphisme de Mn (K) dé…ni par :

u(M ) = t M

Montrer que u est diagonalisable et donner son déterminant

Exercice 70 Soit A 2 Mn (K) et u l’endomorphisme de Mn (K) dé…ni par :

u(M ) = T r(A)M + T r(M )A

Étudier la diagonalisabilité de u et donner son polynôme caractéristique.

Exercice 71 Montrer qu’en dimension …ni deux endomorphismes qui sont diagonalisables (resp. trigonalisables)
et commutent, sont diagonalisables (resp. trigonalisables) dans une même base. Géneraliser

Exercice 72 Soit M 2 GLn (C); telle que M 2 est diagonalisable. Montrer que M est diagonalisable.

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Exercice 73 (Encore la metrice compagnon)


Soit P = X n + an 1 :X
n 1
+ ::::: + a0 un polynôme unitaire de degré n 2 N à coé¢ cients dans K et soit
0 1
0 a0
B .. .. C
B . C
B 1 0 0 . C
B C
B .. .. .. C
CP = B 0 . . 0 . C
B C
B .. .. .. .. .. C
B . . . . . C
@ A
0 0 1 an 1

la matrice compagnon du polynôme P:

1. Montrer que rg(CP ) n 1

2. Si 2 spK (CP ), donner E (t CP ), puis montrer que CP est diagonalisable sur K si, et seulement si, P est scindé
sur K à racines simples.

Exercice 74 (Théorème de Cayley-Hamilton)


Montrer le théorème de Cayley-Hamilton dans le cas d’une matrice triangulaire puis généraliser.

Exercice 75 (Autour des endomorphismes nilpotents)


Soit E un K:e:v de dimension …nie n.

1. Soit u 2 L(E) nilpotent d’indice p:

(a) Montrer que p n:

(b) Montrer qu’il existe une base de E dans laquelle la matrice de u est triangulaire supérieure stricte.

(c) Déterminer le polynôme minimal u de u et son polynôme caractéristique.

(d) Montrer que pour tout k 2 N ; tr(uk ) = 0

2. Réciproquement. Soit u 2 L(E) tel que pour tout k 2 N ; tr(uk ) = 0

(a) Montrer qu’il existe un entier q 1 et un polynôme Q 2 K[X]; tels que u = X q Q:

(b) Montrer que F = ker(Q(u)) est stable par u: Soit v l’endomorphisme induit par u sur F:

(c) Montrer que pour tout k 2 N ; tr(v k ) = tr(uk )

(d) Déduire que u est nilpotent (montrer que F = f0g)

Exercice 76 Soient n et p deux entiers naturels non nuls.

1. (a) Soient (Y1 ; :::; Yp ) une famille de vecteurs libre dans Mn;1 (K) et soit (Z1 ; :::; Zp ) une autre famille de
vecteurs quelconque dans Mn;1 (K): Montrer que
p
X
Yi t Zi = 0 () Z1 = ::: = Zp = 0
i=1

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(b) Déduire que si (Y1 ; :::; Yn ) et (Z1 ; :::; Zn ) sont deux bases de Mn;1 (K) alors (Yi t Zj )1 i;j n est une base
de Mn (K):

2. Application : Soient A; B deux matrices de Mn (K) diagonalisables. Montrer que l’application

Mn (K) ! Mn (K)
A;B :
X 7 ! AX + XB
est diagonalisable.

Exercice 77 (Les MDP )


Une matrice carrée A d’ordre n 2 N est dite matrice à diagonale propre (MDP) si son polynôme caractéristique
est de la forme
n
Y
A = (X aii )
i=1
oú ai;i 1 i n sont les coe¢ cients diagonaux de A:

1. Déterminer les valeurs propres de A:


n(n + 1)
2. Déterminer deux sous espaces vectoriels de Mn (K); de dimension chacun, formés de MDP
2
0 1
1 1
B C
3. Soit un réel et M = B @ 0 2
C
A
1 1 2

(a) Calculer, en détaillant les calculs, le polynôme caractéristique de M : Démontrer que, pour tout ; M est
une MDP
(b) Quelles sont les valeurs de pour lesquelles M est diagonalisable ?

4. On suppose que A = (aij ) 2 M3 (R):

(a) Montrer que A est une MDP si et seulement si ses coe¢ cients véri…ent les deux propriétés suivantes
3
Y
det A = aii et a12 a21 + a13 a31 + a23 a32 = 0
i=1

(b) Ecrire un script prenant en argument une matrice carrée A d’ordre 3 et renvoyant si A est une MDP ou
non.
(c) Indiquer parmi les matrices suivantes, en le justi…ant, celles qui sont des MDP

0 1 0 1 0 1
1 0 3 4 2 0 1 1 1
B C B C B C
A1 = B 3 C B 2 0 C B 1 C
@ 3 2 A A2 = @ 0 A A3 = @ 1 1 A
0 0 2 2 2 2 2 3 6
0 1 0 1 0 1
1 1 4 0 1 0 0 1 0
B C B C B C
A4 = B 0 4 C B C B 0 0 C
@ 2 A A5 = @ 0 2 1 A A6 = @ 0 A
1 1 2 1 0 3 1 0 1

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Exercice 78 (Détermination d’une suite récurrente linéaire)

1. Soit (un ) une suite récurrente á deux pas véri…ant l’équation: un+2 = un+1 + un

(a) Montrer que l’ensemble de ces suites est un K:e:v. Quelle est sa dimension ?
0 1
un
(b) En posant Xn = @ A ; montrer qu’il existe une matrice A 2 M2 (K) telle que Xn+1 = AXn
un+1
(c) Diagonaliser A et déduire un en fonction de n; u0 et u1 :

2. Mêmes questions pour la suite (un ) dé…nie par: un+3 = 6un+2 11un+1 + 6un

Exercice 79 (Détermination de suites dé…nies simultanément par récurrence)


Déterminer un ; vn et wn en8
fonction de n; u0 ; v0 et w0 :si : 8
8 > un = 2vn 1 wn 1 >
< u = 3u >
< < un = un
> 1 + wn 1
n n 1 + 2vn 1
vn = u n 1 vn 1 vn = u n 1 + vn 1
: vn = un 1 + 2vn 1 >
> >
>
: :
wn = un 1 vn 1 wn 1 wn = vn 1 + wn 1

Exercice 80 (Résolution de systèmes di¤ érentiels linéaires à coe¢ cients constants)


Trouver les solutions réelles des systémes di¤ érentiels suivants :

1. Cas où la matrice du système est diagonalisable : Trouver les solutions réelles des systèmes
8 8 8
8 > x 0
= 3x 2y 4z > x 0
= y + z + e t > x0 = y + z + e t
< x0 = x + 4y + t >
< >
< >
<
; y 0 = 2x + 3y + 2z ; y0 = x + z + t ; y0 = x + z t + e t
: y0 = x + y + 1 >
> >
> >
>
: 0 : 0 :
z = 3x 3y 4z z = x + y + tet z 0 = x + y + t 2e t

2. Cas oú la matrice du système est trigonalisable : Trouver les solutions réelles des systèmes
8 8 8
> 0
> x =x+y >
> x0 = x + et > 0
> x = 3x + z + te
3t
< < <
0
y = x + 2y + z ; y 0 = x + y + e2t ; y 0 = 2x + y + z
>
> >
> >
>
: 0 : :
z =x+z z 0 = x + z + e3t z0 = x + y + z

3. Cas général : Résoudre les systémes di¤ érentiels suivants par deux méthodes di¤ érentes
8 y 8
>
> x0 = x z > 0
>
< 2 < x =z
>
y0 = x + z ; y0 = x
>
> y >
>
>
: z0 = : 0
z+1 z =y
2

Exercice 81 (Sous espaces stables en dimension 3)

1. Montrer que deux formes linéaires sur E ont même noyau si et seulement s’elles sont colinéaires dans un rapport
non nul.

2. Soit A 2 M3 (R) et P un plan de R3 d’équation cartésienne : ax + by + cz = 0:

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0 1
a
B C
(a) Montrer que P est stable par A si et seulement si N = B C t
@ b A est un vecteur propre de A:
c
0 1
4 1 1
B C
(b) Soit f l’endomorphisme de R3 canoniquement associé à la matrice A = B
@ 6 1 2 C A
2 1 1
Déterminer les sous espaces stables par f:
0 1
3 1 1
B C
(c) Même question en prenant A = B @ 1 1 1 A
C

2 0 2
0 1
9 0 0
B C
Exercice 82 Soit A = B C 2
@ 1 4 0 A : Trouver toutes les matrices M de M3 (R) véri…ant M = A
1 1 1

Exercice 83 (Un
0 produit
1 tensoriel) 0 1
a b aM bM
Pour tout A = @ A 2 M2 (K) et M 2 Mn (K), on pose A M =@ A 2 M2n (K):
c d cM dM

1. Montrer que (AB) (M N ) = (A M ) (B N)


n
2. Montrer que det(A M ) = (det A) (det M )2
1 1 1
3. Déduire que A M est inversible si et seulement si A et M le sont et dans ce cas (A M) =A M

4. Montrer que si A et M sont diagonalisables alors A M l’est aussi.


0 1
1 2 2 4
B C
B 2 1 4 2 C
B C
5. Application : Soit B = B C : Calculer les puissances de B:
B 2 4 1 2 C
@ A
4 2 2 1

Exercice 84 Soient E un espace vectoriel de dimension n et u 2 L(E): On dé…nit l’application

L(E) ! L(E)
u :
v7 !v u

1. Montrer que u est linéaire. Déterminer det( u) ainsi que tr( u) et son polynôme caractéristique.

2. Montrer l’équivalence : u diagonalisable () u diagonalisable


0 1
A C
Exercice 85 Soit M une matrice carrée d’ordre 2n á coe¢ cients complexes dé…nie par blocs par M = @ A
0 B
oú A; B; C sont trois matrices d’ordre n á coe¢ cients complexes. On suppose que la matrice M est diagonalisable et
que AC = CB

17
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1. Montrer
0 que pour1 tout polynôme P 2 C[X]; il existe une matrice carrée CP d’ordre n telle que P (M ) =
P (A) CP
@ A
0 P (B)
8
< P (A) = 0
(a) Montrer qu’il existe un polynôme P 2 C[X]; scindé á racines simples véri…ant
: P (B) = 0

(b) En déduire que les matrices A et B sont diagonalisables


0 1
A 0
2. Soit N la matrice carrée d’ordre 2n á coe¢ cients complexes dé…nie par blocs par N = @ A.
0 B

(a) Véri…er que M N = N M

(b) Déduire que M et N sont co-diagonalisable

(c) Conclure que C est nulle.

Exercice 86 Soit E un R espace vectoriel de dimension …nie n non nulle et soit u un endomorphisme de E
véri…ant u2 = idE

1. Montrer que u est inversible.

2. Déterminer le polynôme minimal u de u: Quelles sont les valeurs propres de u ?

(a) Soit e un vecteur non nul de E: Montrer que la famille (e; u(e)) est libre.

(b) Montrer l’existence d’un plus grand entier p 2 N tel qu’on peut trouver p vecteurs e1 ; e2 ; :::; ep pour lesquels
la famille B = (e1 ; e2 ; :::; ep ; u(e1 ); :::; u(ep )) est libre.

(c) Montrer que B est une base de E:

(d) Que peut-on déduire sur la dimension n de E ?

3. Ecrire la matrice de u dans B.

4. Déterminer le polynôme caractéristique de u:

Exercice 87 Soit p un nombre premier.

1. Montrer que le polynôme 1+X +X 2 +:::+X p 1


est irréductible dans Q[X]: Soit A 2 Mp (C) tel que tr(A) = 0
p+1
et A = A:
1
2. Justi…er qu’il existe une matrice Q inversible dans C[X] telle que Q AQ soit une matrice diagonale

D = diag(0; :::; 0; 1; :::; 1; !; :::; ! ; :::; ! p 1


; :::; ! p 1 )
| {z } | {z } | {z } | {z }
fois 0 fois 1 fois p 1 fois

2i
où ! est le complexe e p :

18
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pP1
k
3. Montrer que le polynôme kX est un annulateur de ! dans Q[X]:
k=0

4. Déduire que les coe¢ cients 0; 1 ; :: et p 1 sont tous égaux à 0 ou à 1:

5. Déterminer alors les matrices A 2 Mp (C) tel que tr(A) = 0 et Ap+1 = A:

Exercice 88 Soit u un endomorphisme d’un espace vectoriel E de dimension …nie sur un corps algébriquement
clos tel que up = idE : Montrer que u est diagonalisable. Déduire que si G est un sous-groupe …ni de GL(E) alors tous
ses éléments sont diagonalisables.
0 1
1 1 1 1
B C
B 1 1 1 1 C
B C
Exercice 89 Déterminer la réduite de Jordan de la matrice A = B C
B 1 1 0 0 C
@ A
1 3 2 2
0 1
0 1 2 3
B C
B 0 0 4 5 C
B C
Exercice 90 Déterminer le tableau de Young correspondant à la matrice A = B C
B 0 0 0 6 C
@ A
0 0 0 0

Exercice 91 Déterminer le tableau de Young correspondant à une matrice véri…ant ker A = Im A: En déduire que
toutes les matrices véri…ant cette condition sont semblables.

Exercice 92 Déterminer la décomposition de Dunford d’une matrice antisymétrique dans M3 (C): Plus générale-
ment, montrer que si M = D + N est la décomoposition de Dunford de M 2 M3 (C) antisymétrique alors D et N sont
antisymétriques.

Exercice 93 (Exponentielle d’une matrice) Soit A 2 Mn (C): Montrer que A est diagonalisable si, et seulement
si, exp(A) est diagonalisable.

Exercice 94 Soit M 2 Mn (C) de décomposition de Dunford M = D + N: Montrer qu’il existe un polynôme


Q 2 C[X] tel que Q(0) = 0 et N = Q(M )

Exercice 95 Montrer que deux matrices de transvection sont semblables

6 Applications en topologie
Dans la suite K est soit R ou C. On munit Mn (K) de l’une de ses normes usuelles.

Exercice 96 Montrer que GLn (K) est dense dans Mn (K): En déduire que pour tout A; B 2 Mn (K) AB = BA .

Exercice 97 Montrer que l’application : A 2 Mn (K) 7 ! A 2 Kn [X] est continue.

19
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Exercice 98 Dans Mp (K) montrer que l’adhérence d’une classe de similitude est une réunion de classes de simil-
itude.

Exercice 99 Dans Mn (C) montrer que

1. une matrice A est nilpotente si, et seulement si, la matrice nulle est adhérente à sa classe de similitude.

2. si D + N est la décomposition de Dunford d’une matrice A alors D appartient à l’adhérence de la classe de


similitude de A:

3. une matrice A est diagonalisable si, et seulement si, sa classe de similitude est fermée.

Exercice 100 Soit p un entier > 1 et D(K) l’ensemble des matrices diagonalisables de Mp (K) avec K = R ou C.

1. Démontrer que D(C) est dense dans Mp (C).

2. En déduire le théorème de Cayley Hamilton dans Mp (K).

3. Le résultat de la question 1 est-il vrai pour Mp (R). ?

4. Quel est l’intérieur de l’ensemble D(C) des matrices diagonalisables ?

5. L’ensemble D(C) est-il connexe par arcs ?

20
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Problèmes de synthèse
sur la réduction

P:1 (Réduction de Jordan) Soit E un K:e:v de dimension …nie n. Soit u 2 L(E):

1. On suppose que u est nilpotente d’indice r:

(a) Montrer que u est trigonalisable.

(b) Montrer
0 que si r = n; 1
alors il existe une base de E dans laquelle la matrice de u est de la forme :
0 1 0
B . .. C
B . .. .. C
B . . . . C
A=BB .
C
C
B .. ..
@ . 1 CA
0 0
(c) On suppose que 0 < r < n:

i. Montrer qu’il existe une suite de sous espaces E0 ; E1 ; :::; Er tels que 81 k r;
8
< ker(uk 1 ) E = ker(uk )
k
: u(Ek ) Ek 1

ii. Pour tout k 2 f1; :::; rg on considére l’application linéaire uk induite par u sur Ek : Montrer que uk
est injective et déduire que la suite (dim(Ek )) est décroissante.
iii. En déduire qu’il existe une base de E dans laquelle la matrice de u est de la forme
0 1
Jr 0 0
B C
B .. .. C
B 0 . . C
B C
B C
B Jr C
B C
B Jr 1 C
B C
B C
B .. C
B . C
B C
B C
B Jr 1 C
B C
B .. C
B . C
B C
B C
B J1 C
B C
B .. C
B . 0 C
@ A
0 0 J1
0 1
0 1 0
B .. .. C
B .. .. C
B . . . . C
Où, chaque Jk est de la forme: B
B ..
C : Le nombre des blocs Jk est égal à dim(Ek )
C
B ..
@ . . 1 CA
0 0
dim(Ek+1 ) pour k < r et dim(Er ) pour k = r:

21
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2. On suppose que u est scindé sur K: Montrer en utilisant les sous espaces caractéristiques de u qu’il existe une
base de E dans laquelle la matrice de u est diagonale par blocs, de la forme :
0 1
M1 0 0
B .. C
B .. .. C
B 0 . . . C
M =B B .
C
C
B .. .. ..
@ . . 0 C A
0 0 Mp
0 1 0 1
J ri ( i ) 0 0 i 1 0
B C .. B . .. C
B .. C .. B . .. .. C
B 0 . C . . B . . . . C
où, chaque Mi est de la forme B
B ..
C, avec Jk ( i ) de la forme B
C B .
C
C
B .. .. C B .. ..
@ .
. . 0 A @ . 1 CA
0 0 J1 ( i ) 0 i
et 1 ; :::; p les valeurs propres distinctes de u: M s’appelle réduite de Jordan de u:
0 1
1 1 1 1
B C
B 1 1 1 1 C
B C
3. Déterminer la réduite de Jordan de la matrice A = B C
B 1 1 0 0 C
@ A
1 3 2 2

P:2(Indice d’une valeur propre et réduction de Jordan)

Première partie

Dans cette partie, E désigne un espace vectoriel non réduit à f0g de dimension …nie ou non sur le corps
C et f un endomorphisme de E:

1. Pour tout nombre de C, montrer que la suite des noyaux Nk ( ) = ker(f e)k est croissante avec l’entier k
( e désigne l’identité de E). En déduire que [ ker(f e)k est un sous-espace vectoriel de E que l’on notera
k2N
F .

2. Démontrer que F n’est pas réduit à f0g si et seulement si est valeur propre de f et que F est stable par f :
F est appelé sous-espace spectral relatif à la valeur propre .
P
p
3. Montrer que si 1; 2 ,..., p sont p valeurs propres distinctes de f , la somme F i
est directe.
i=1

4. Soit . une valeur propre de f ; on suppose qu’il existe un plus petit entier n( ) strictement positif tel que :

Nn( ) ( ) = Nn( )+1 ( )

montrer qu’alors on a F = Nn( ) ( ). L‘entier n( ) s’appelle l’indice de la valeur propre qui est alors
dite d’indice …ni.

5. Montrer par un exemple simple, dans l’espace vectoriel C[X] des polynômes à coe¢ cients dans C, qu’une valeur
propre d‘un endomorphisme n’est pas toujours d’indice …ni.

22
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6. Démontrer que si f admet un polynôme minimal f, on a les propriétés suivantes :

(a) Le spectre de f : Sp(f ) est non vide et …ni.

(b) Toutes les valeurs propres de f sont d’indice …ni.


Q
(c) f = (X )n( ) où n( ) est l’indice de la valeur propre .
2Sp(f )

(d) f est scindé sur C, c’est-à-dire E est somme directe des sous-espaces spectraux F : E = F .
2Sp(f )

Deuxième partie

On suppose dorénavant E de dimension …nie n.

1. Démontrer que toute valeur propre d’un endomorphisme f de E est d’indice …ni n( ) et que n( ) est inférieur
ou égal à la dimension du sous-espace spectral F .

2. Démontrer que si est une valeur propre de f d’indice n( ), alors Im(f e)k+1 Im(f e)k 8k 2 N.
On pose G = \ Im(f e)k ; montrer que G est un sous-espace vectoriel de E stable par f , que G =
k2N
Im(f e)n( )
et en…n que E = F G :

3. Soit une valeur propre de f d‘ordre de multiplicité m( ); démontrer en comparant les polynômes caractéris-
tiques des endomorphismes induits par f sur F et G , avec celui de f que la dimension de F est égale à
m( ).

4. En déduire que E = F et donc qu’il existe une base de E telle que la matrice de f dans cette base soit un
2Sp(f )
tableau diagonal de matrices carrées Mi avec Mi d’ordre m( i ) = dim F i , 1 i p, et triangulaire supérieure
de la forme : 0 1
i
B .. C
B .. .. C
B 0 . . . C
Mi = B
B ..
C
C
B .. .. C
@ . . . A
0 0 i

si 1; 2 ;... p sont les p valeurs propres distinctes def :

Troisième partie
(Partie indépendante des précédentes)

Dans cette partie, on suppose f nilpotente d’indice p 2, c’est-à-dire qu’il existe un entier p 2 tel que f p = 0
avec f p 1
non nul.

1. Montrer que la suite des noyaux ker f k est strictement croissante avec l’entier k jusqu’à ker f p = E. En déduire
que p n = dim E.

2. (a) Démontrer que f (ker f k+1 ) ker f k 8k 2 N.

(b) Soit F un sous-espace de E tel que F \ker f k = f0g pour 1 k p 1; montrer qu’alors : f (F )\ker f k 1
=
f0g et que la restriction de f à F est injective.

23
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3. Démontrer qu’il existe une suite F1 ; F2 ; ::; Fp ; de sous-espaces de E tels que ker f k = Fk ker f k 1
pour 1
p
k p, f appliquant Fk injectivement dans Fk 1, (k 2). Démontrer que F1 = ker f et que E = Fi .
i=1

4. On pose dim Fk = nk , soit e1;p ; e2;p ;..., enp ;p une base de Fp . Démontrer que l’on peut choisir une base de Fp 1

de la forme (ei;p 1 )1 i p 1 telle que ei;p 1 = f (ei;p ) pour 1 i np : Former de même les bases de Fp 2, Fp 3,

... , F1 .

5. La réunion de ces bases des Fk , (1 k p) est une base B de E. On ordonne les éléments de B dans l’ordre
lexicographique, c’est-à-dire que ei;j est antérieur à ek;l si, et seulement si, i < k ou (i = k et j < l). Soit
B = (bi )1 i n cette base ordonnée ainsi, montrer que f (bi ) = 0 ou que f (bi ) = bi 1, 1 i n. En déduire que
la matrice M = ( i;j ) de f dans cette base a tous ses coe¢ cients nuls sauf certains coe¢ cients i 1;i égaux à 1.

Quatrième partie

On appelle matrice bloc de Jordan d’ordre m relative à 2 C, la matrice carrée d’ordre m notée Jm ( ) telle
que :
0 1
1 0 0
B .. .. .. C
B . . C
B 0 . C
B C
B .. .. .. .. C
Jm ( ) = B . . . . 0 C
B C
B .. .. .. C
B . . . 1 C
@ A
0 0

1. Démontrer que si f est nilpotent, il existe une base de E dans laquelle la matrice de f est un tableau diagonal
de matrices de Jordan relatives à = 0.

2. Si f n’est pas nilpotent, montrer que si est une valeur propre de f d’indice n( ) alors l’endomorphisme u de
F induit par f s’écrit sous la forme u = eF + v oú eF est l’identité de F et v un endomorphisme de F
nilpotent d’indice n( ).

3. En déduire qu’il existe une base de E dans laquelle la matrice de f est un tableau diagonal de matrices de Jordan
relatives aux valeurs propres de f .

4. Trouver les réduites de Jordan semblables aux matrices suivantes :


0 1 0 1
0 1 1 1 1 1 0 0
B C B C
B 1 0 1 C
1 C B 0 C
B B 0 1 0 C
A=B C B=B C
B 0 0 1 0 C B 4 1 3 1 C
@ A @ A
2 2 0 1 1 0 1 1

P:3 Réduction simultanée de trois endomorphismes


Rappels: A 2 Mn (R) est dite nilpotente d’indice p si Ap = 0 et Ap 1
6= 0: E sera un espace vectoriel de dimension
…nie n 2 N et on dé…nit pareillement un endomorphisme nilpotent d’indice p; de l’espace E: La composée de deux
endomorphismes u et v de E sera notée uv au lieu de u v:
Première partie :

24
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1. On note Sn l’ensemble des matrices A 2 Mn telles que tr(A) = 0: Pour tout (h; k) 2 f1; :::; ng2 ; Ehk est la
h k
matrice de Mn (R) de terme générique d’indices i et j : i j:

(a) Montrer que Sn est un sous espace vectoriel de Mn (R): Quelle est sa dimension?

(b) Pour h; k; l; m 2 f1; :::; ng; calculer dans Mn (R) : Ehk Elm puis Ehk Ekh Ekh Ehk :

(c) Soit ' une forme linéaire de Mn (R) telle que

8A; B 2 Mn (R) '(AB) = '(BA)

i. Montrer que pour tout h; k 2 f1; :::; ng tel que h 6= k; on a: '(Ehh ) = '(Ekk ) et '(Ehk ) = 0:
ii. Déduire l’existence de 2 R; tel que ' = tr:

(d) Soit u un endomorphisme de E nilpotent d’indice p:

i. Montrer que p n
ii. Montrer qu’il existe une base de E dans laquelle la matrice de u est triangulaire supérieure á diagonale
nulle (on dit que c’est une matrice triangulaire supérieure stricte)
iii. Montrer que l’ensemble des matrices triangulaires supérieures strictes constitue une sous-algèbre non-
unitaire de Mn (R).
iv. Déduire que: 8k 2 N ; tr(uk ) = 0

(e) Inversement, soit u un endomorphisme de E tel que: 8k 2 N ; tr(uk ) = 0:

i. Soit u le polynôme minimal de u: Montrer que son coe¢ cient constant est nul et qu’il existe un
polynôme Q de R[X] tel que u = X q Q avec q 1 et Q(0) 6= 0: On pose F = ker(Q(u)) et G = ker(uq ):
ii. Montrer que E = F G
iii. Montrer que F et G sont stables par u: Soient v et w les endomorp…smes induits par u sur F et G
respectivement.
iv. Que peut-on dire de w?
v. Déduire que tr(v k ) = tr(uk ) pour tout k 2 N
vi. Calculer Q(v) et déduire que u est nilpotent.

Deuxième partie :
ISi f; g 2 L(E); on dé…nit leur crochet de Lie par : [f; g] = f g gf

1. (a) Montrer que l’on dé…nit ainsi une application [:; :] de (L(E))2 dans L(E); bilinéaire et antisymétrique.

(b) Quels sont les endomorphismes f de E véri…ant: 8g 2 L(E); [f; g] = 0

(c) Pour f; g 2 L(E); calculer tr[f; g]

(d) Pour tout f; g 2 L(E); et pour tout p 2 N; montrer que

[f; g p+1 ] = [f; g p ]g + g p [f; g]


[f p+1 ; g] = [f p ; g]f + f p [f; g]

25
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2. Soit un projecteur de E: Rétablir que rg( ) = tr( ) et que si 2


= f0; 1g alors idE est inversible.

3. Soient f; g 2 L(E):

(a) On suppose qu’il existe 6= 0 tel que [f; g] = f: Montrer qu’il existe une suite de réels non nuls (ap )p 1

telle que
8p; [f p ; g] = ap f p

Déduire que f est nilpotent.

(b) Que dire de g si [f; g] = g avec 6= 0

(c) Montrer que s’il existe ( ; ) 2 R2 tel que [f; g] = f + g; alors f + g est nilpotent.

4. On suppose que f et g sont deux projecteurs distincts de E tels que [f; g] = f + g et 2


= f0; 1g:

(a) Montrer qu’il existe h 2 L(E) tel que f = gh puis que gf = f: On suppose dans la suite que f 6= 0

(b) En considérant un vecteur x non nul de Im(f ); montrer que + =0

(c) En justi…ant l’existence d’un vecteur x de ker(f ) n’appartenant pas à ker(g); montrer que = 1

(d) Montrer que g f est nilpotent. Quel est son indice?

(e) Prouver que Im(f ) = Im(g): Réciproquement que dire de [f; g] si Im(f ) = Im(g)

Troisième partie : Dans cette partie dim(E) = 3 et u; v et w sont des endomorphismes de E tels que

[u; v] = 2v; [u; w] = 2w et [v; w] = u

1. Montrer que v et w sont nilpotents.

2. Etablir que pour p 1; [w; v p ] = p(u (p 1)idE )v p 1

3. On suppose désormais que l’indice de nilpotence de v est 3 et on choisit x 2 E tel que y = v 2 (x) 6= 0:
Calculer u(y): Pour tout i 1; on pose ei = wi 1
(y):

4. Montrer qu’il existe s 2 f1; 2; 3g tel que es 6= 0 et es+1 = 0: Que dire de la famille (e1 ; :::; es ):

(a) Calculer u(ei ) pour 1 i s

(b) Même question pour v(ei )

(c) Montrer que le sous espace F engendré par (e1 ; :::; es ) est stable par u; v et w: On note u0 ; v 0 et w0 les
endomorphismes induits sur F par u; v et w respectivement. A l’aide de tr(u0 ) calculer s

(d) Donner relativement á une base de E bien choisie les matrices de u; v et w:

P:4 (Matrice semblable à son inverse)


Notations :

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Le long du problème n est un entier naturel supérieur ou égal à 2; Mn (C) est l’algèbre des matrices carrées d’ordre
n à coe¢ cients dans le corps C; GLn (C) est le groupe de ses matrices inversibles et In est la matrice identité. Pour
A 2 Mn (C); on dé…nit la classe de similitude de A notée S(A) par

1
S(A) = fP AP ; P 2 GLn (C)g

En identi…ant A avec l’endomorphisme X 7 ! AX de l’espace Cn rapporté à sa base canonique (les vecteurs de Cn


étant notés en colonnes), par Sp(A) on entend l’ensemble des valeurs propres de A et pour 2 Sp(A); E (A) désigne
le sous espace propre de A associé à : En…n, on introduit les parties de Mn (C) suivantes

= fA 2 Mn (C) ; A2 = Ig
2
= fBC ; (B; C) 2 g
1
= fA 2 GLn (C) ; A est semblable à A g

Questions préliminaires
Soit E un C espace vectoriel de dimension n et u un endomorphisme de E: Soit une valeur propre de u et m son
ordre de multiplicité en tant que racine du polynôme caractéristique u de u: Donc il existe un polynôme Q tels que :
m m
u = (X ) Q et Q( ) 6= 0: On pose F = ker(u idE ) et G = ker Q(u); F est dit sous-espace caractéristique
de u associé à :

1. Montrer que F et G sont des sous espaces u-stables. On note v et w les endomorphismes induits par u sur F
et G respectivement.

2. Montrer que u est le produit des deux polynômes v et w

3. Montrer que v = (X )dim F et que w( ) 6= 0

4. Déduire que dim F = m

Première partie
Dé…nition : Une partie L de Mn (C) est dite saturée si pour tout A 2 L; S(A) L.

1. Justi…er que les classes de similitudes forment une partition de Mn (C):

2. Soit A 2 Mn (C): On note (Ei;j )1 i;j n la base canonique de Mn (C):

(a) Déterminer, pour tout i; j 2 [j1; nj]; A(In + Ei;j ) et (In + Ei;j )A

(b) Déduire une condition nécessaire et su¢ sante sur A pour que S(A) soit réduite à un singleton.

2
3. Montrer que ; et sont des parties saturées.
2
4. Justi…er que
2
5. Montrer que si A 2 alors A2 : Montrer qu’il en est de même pour et :

6. Justi…er que tous les éléments de sont diagonalisables.


2
7. Soit A 2 et soit (B; C) 2 tels que A = BC

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(a) Montrer que si V 2 Cn est un vecteur propre de A; il en est de même pour BV et CV:
(b) On suppose que 1 est la seule valeur propre de A et que dim E1 (A) = 1:

i. Montrer que A; B et C ont une direction propre commune associée à une même valeur propre
" 2 f 1; 1g pour B et C.
ii. Montrer que E1 (B) \ E 1 (C) = f0g et E 1 (B) \ E1 (C) = f0g:
Déduire que dim E1 (B) = dim E1 (C) et dim E 1 (B) = dim E 1 (C):

iii. Déterminer, selon la parité de n et la valeur de "; les dimensions des sous espaces propres de B et de
C:

Deuxième partie :
Dans cette partie seulement on prend n = 2:

1. Montrer que est formée de trois classes de similitude que l’on précisera.

2. Quelle classe de similitude contenue dans peut être caractérisée par le déterminant et la trace ? Expliciter
tous les éléments de cette classe.
0 1 0 1
1 0
3. On note, pour tout 2 C; J = @ A et D = @ A si 6= 0:
1
0 0

(a) Montrer que A est non diagonalisable si, et seulement s’il existe un scalaire tel que A est semblable à
J :
2
(b) Montrer que J1 et J 1 appartiennent à :
(c) Montrer que J 2 si, et seulement si, est égale à 1 ou à 1
(d) Déterminer tous les couples (B; C) 2 tels que J1 = BC
2
(e) Justi…er que D 2 :

4. Soit A 2 :
1
(a) Soit 2 Sp(A): Montrer que est égale à 1 ou à 1 ou bien Sp(A) = f ; g:
(b) Déterminer un représentant de chaque classe de similitude constituant :
2
(c) Déduire que =

Troisième partie
8
< 1 si i = j ou j = i + 1
1. On dé…nit la matrice Jn;1 = (ai;j ) 2 Mn (C) tels que : ai;j =
: 0 sinon
2
On cherche à montrer que Jn;1 2 : Pour cela on considère les trois endomorphismes u; v et w de Cn 1 [X]

espace des polynômes de degré < n dé…nis par :

u(1) = 1 et u(X k ) = X k + X k 1
; 81 k n 1
v(P ) = P( X 1) pour tout P 2 Cn 1 [X]

w = v u

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(a) Déterminer les matrices de u; v et w dans la base canonique de Cn 1 [X]

(b) Montrer que v et w sont des symétries vectorielles.


2
(c) Déduire que Jn;1 2

(d) Donner un couple (B; C) 2 tels que Jn;1 = BC pour n = 3; 4:

Dans la suite on considère A 2 :

2. Montrer que si A admet une et une seule valeur propre et si le sous espace propre associé est de dimension 1
2
alors A 2 :

3. On suppose que A admet deux valeurs propres distinctes et et deux seulement, que n’est égale ni à 1 ni à
1 et que dim E (A) = 1.

1
(a) Exprimer en fonction de : En comparant les polynômes caractéristique de A et de A ; montrer que
1
= et qu’elles ont le même ordre de multiplicité.

(b) Que peut-on déduire sur la parité de n ?

(c) En considérant les restrictions aux sous-espaces caractéristiques (voir préliminaires) de l’endomorphisme
X 7 ! AX de Cn établir que A est semblable à une matrice qui s’exprime simplement en fonction de et
Jk;1 pour un entier k à préciser en fonction de n:
2
(d) Déduire que A 2 :

P:5 (Réduction de Frobénius)


N.B : Le sujet comporte six pages et partagé en trois parties dépendantes. Prendre grand soin de la qualité de votre
raisonnement, de votre rédaction et de votre présentation. Si, vous repérez ce qui vous semble une erreure d’énoncé,
vous le signaler sur votre copie et vous continuez votre travail.

Notations, dé…nitions et objectifs :

Le long du problème K est un corps commutatif. Pour une matrice carrée A à coe¢ cients dans K, on note A et
A respectivement le polynôme caractéristique et le poynôme minimal de A qu’on prendra unitaires. De même pour
un endomorphisme u d’un K espace vectoriel E de dimension …nie non nulle : on notera u et u respectivement le
polynôme caractéristique et le poynôme minimal de u qu’on prendra unitaires aussi, si F est un sous-espace de E
u-stable, on note ujF l’endomorphisme de F induit par u; K[u] est l’algèbre des polynômes en u :

K[u] = fP (u) ; P 2 K[X]g

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En…n, pour tout polynôme P = X m + am 1X


m 1
+ ::: + a0 uniatire, de degré m 2 N et à coe¢ cients dans K on
associe la la matrice compagnon d’ordre m notée CP dé…nie par :
0 1
0 0 0 a0
B .. C
B C
B 1 0 0 . C
B C
B .. .. .. .. C
CP = B 0 . . . . C
B C
B .. .. C
B . . 1 0 am C
@ 2 A
0 0 1 am 1

Dé…nitions : Soit u un endomorphisme d’un K espace vectoriel E de dimension …nie non nulle.

1. Soit A 2 Mn (K): Alors :

(a) A est dite matrice cyclique si A est semblable à une matrice compagnon.

(b) Si A est diagonale par blocs de la forme :


0 1
CP1
B C
B .. C
A=B . C
@ A
C pr

où, P1 ; P2 :::Pr sont des polynômes de K[X] véri…ant, Pk divise Pk 1 pour tout 2 k r; alors A est dite
matrice de Frobénius associée à la suite des polynômes (P1 ; P2 ; :::; Pr ):

2. Soit u un endomorphisme d’un K espace vectoriel E de dimension …nie non nulle.

(a) u est dit endomorphisme cyclique s’il existe une base B de E dans laquelle la matrice de u est une
matrice compagnon.

(b) Un sous espace F de E est dit u-cyclique si F est u-stable et ujF est cyclique.

L’objectif du sujet est d’établir la réduction de Frobénius d’un endomorphisme quelconque en dimension …nie
ou d’une matrice carrée et d’en donner des applications diverses.

Questions préliminaires
Soit E un K espace vectoriel de dimension …nie m 2 N muni d’une base B. Soit u 2 L(E) et A = matB (u):
Montrer que les propriétés suivantes sont équivalentes :

i. u est cyclique

ii. Il existe une base de E de la forme (e; u(e); :::; um 1


(e))

iii. A est cyclique

Dans la suite du sujet, on …xe un K espace vectoriel E de dimension …nie n 2 N et un endomorphisme f de E:

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Première partie
A- Polynôme minimal d’un vecteur

Pour tout vecteur non nul x de E; on note :

Vx = vect((f k (x))k2N )
Ix = fP 2 K[X] ; P (f )(x) = 0g

1. Soit x un vecteur non nul de E:

(a) Montrer que Ix est un idéal de K[X] engendré par un unique polynôme unitaire qu’on notera x: On pose
:
mx = deg x

x s’appelle le polynôme minimal de f en x:

(b) Montrer que Vx est un sous espace vectoriel de E f -stable et que que la famille Bx = (x; f (x); :::; f mx 1
(x))
en est une base. On note fx l’endomorphisme de Vx induit par f:

(c) Montrer que fx est cyclique et que x est son polynôme minimal:

(d) En notant x le polynôme caractéristique de fx ; montrer que x = x

2. Soient x et y deux vecteurs de E tels que x et y soient premiers entre eux. Montrer que :

x+y = x y

Q
r
3. On pose f = Pk k la décomposition de f en produit de facteurs irréductibles unitaires (où, P1 ; P2 ; :::; Pr des
k=1
polynômes irréductibles unitaires et distincts deux à deux et 1; 2 ; :::; r des entiers naturels non nuls). Pour
tout 1 k r; on pose :
Ek = ker (Pk k ) (f )

(a) Montrer que Ek est f -stable et que :


r
E= Ek
k=1

(b) Soit 1 k r:

i. Justi…er que pour tout x 2 Ek ; il existe un entier compris entre 0 et k tel que : x = Pk
ii. Montrer l’existence d’un vecteur xk 2 Ek tel que :

xk = Pk k

(c) En déduire l’existence d’un vecteur x 2 E tel que :

x = f

B- Endomorphismes cycliques

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1. Soit P = X n + an 1X
n 1
+ ::: + a0 un polynôme unitaire de degré n et à coe¢ cients dans K. En utilisant les
résultats de la partie précédente, montrer que l’on a :

CP =P = CP

2. Soit A 2 Mn (K): Montrer que A est cyclique si, et seulement si, A est semblable à C A

3. Montrer que les assertions suivantes sont équivalentes :

(a) f est cyclique

(b) Toute matrice représentant f dans une base est cyclique

(c) Il existe une base B de E telle que :


matB (f ) = C f

(d) deg f =n

(e) f = f

4. Montrer que s’il existe un polynôme unitaire P de degré n telle que CP représente f dans une base alors P = f:

5. Etude d’un exemple : On considère la matrice réelle


0 1
0 1 1
B C
A=B
@ 1 0 1 C
A
0 0 0

qu’on confondra avec l’endomorphisme de M3;1 (R) canoniquement associé.

(a) Déterminer A et A: Déduire que A est cyclique.

(b) Déterminer deux vecteurs colonnes v1 et v2 tels que v1 = X et v2 = X2 + 1


1
(c) Déduire une matrice inversible P telle que : P AP = C A

Deuxième partie
Réduction de Frobénius
L’objectif de cette partie est d’établir l’existence de r sous espaces de E : F1 ; :::; Fr véri…ant les trois conditions
suivantes :
r
(i) E= Fi
i=1
(ii) Fi est f -cyclique pour chaque 8
i 2 f1; :::; rg
<
1 = f
(iii) En posant i = f jFi ; on a :
: 81 6 i 6 r 1; i+1 divise i

1. Etablir l’existence d’un sous espace F1 f -cyclique tel que f jF1 = f

2. Que peut-on dire si f est lui même cyclique? Dans la suite de cette partie on suppose f non cyclique, et on
considère une base (e1 ; :::; ep ) de F1 de la forme (e; f (e); :::; f p 1
(e)):

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3. Justi…er l’existence d’une forme linéaire l de E véri…ant : l(ep ) = 1 et l(ei ) = 0 pour i 2 f1; :::; p 1g:
Posons :
\
G= ker l f i
i2N

4. Justi…er que G est un sous espace vectoriel de E f -stable.

5. Montrer que F1 et G ont une somme directe.

6. On considère l’application :
K[f ] ! E
':
g7 !l g
où E est l’espace dual de E. Montrer que ' est une application linéaire injective.

7. Déduire que F1 et G sont supplémentaires.

8. Conclure.

9. Déduire, de ce qui précéde, le théorème de réduction de Frobénius suivant :


Il existe une base B de E telle que matB (f ) est la matrice de Frobénius suivante :
0 1
C 1
B C
B .. C
matB (f ) = B . C
@ A
C r

On admet que la suite ( 1; 2 ; :::; r) ne dépend que de f et non des sous-espaces F1 ; :::; Fr : ( 1; 2 ; :::; r)

s’appelle suite des facteurs invariants de similitude de l’endomorphisme f:

10. Montrer que toute matrice carrée A est semblable à une unique matrice de Frobénius.

Troisième partie
Applications
Dans cette partie on considère la suite ( 1; 2 ; :::; r) des facteurs invariants de similitude de l’endomorphisme
r
f et une décomposition de E en sous espaces f -cycliques E = Fi associée. Les questions suivantes sont dans une
i=1
large mesure indépendantes.
Q
1. (a) Déduire de la réduction de Frobénius que : f = i
1 i r

(b) Retrouver, ainsi, une démonstration du théorème de Cayley-Hamilton.

(a) Discuter le rang d’une matrice compagnon associée à un polynôme P selon P (0):

(b) En déduire l’inégalité :


deg f rgf + 1

2. On note comm(f ) l’ensemble des endomorphismes qui commutent avec f:

(a) Montrer que si f est cyclique alors comm(f ) = K[f ]

33
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(b) Inversement, on suppose que comm(f ) = K[f ] et noton p la projection de E sur F2 ::: Fr parallèlement
à F1 :

i. Montrer que p commute avec f et déduire l’existence de P 2 K[X] telle que p = P (f )


ii. Montrer que P (f jF1 ) = 0:
iii. En déduire que 81 i r; P (f jFi ) = 0 et que p est l’endomorphisme nul.
iv. Conclure que f est cyclique.

(c) Enoncer le résultat ainsi démontré.

3. On suppose que f est un endomorphisme nilpotent d’indice r: Montrer, en exploitant la réduction de Frobénius,
l’existence d’une base C de E telle que matC (f ) est une réduite de Jordan de la forme :
0 1
Jr
B C
B .. C
B . C
matC (f ) = B
B
C
C
B .. C
@ . A
J1

où Jk est le bloc de Jordan d’ordre nk = deg( k ) :


0 1
0 1 0 0
B . .. .. .. C
B . . . C
B . 0 . C
B C
B .. .. C
Jk = B . . 0 C 2 Mnk (K)
B C
B . .. C
B .. . 1 C
@ A
0 0

1
4. Soit h un endomorphisme inversible de E: Posons g = h f h (On dit que f et g sont deux endomorphismes
conjugués). Pour tout 1 k r; posons : Gk = h(Fk )

(a) Montrer que, pour tout 1 k r; Gk est un sous espace g-stable: Notons gk l’endomorphisme de Gk
induit par g.
(b) Montrer que gk = k

(c) Montrer que E = G1 G2 ::: Gr


(d) En déduire que f et g ont les mêmes facteurs invariants de similitude.

5. Réciproquement, montrer que si g est un endomorphisme de E ayant les mêmes facteurs invariants de similitude
que f alors f et g sont conjugués.

6. Déduire, des questions III 5 et III 6 que deux matrices carrées A et B sont semblables si, et seulement si,
elles ont les mêmes facteurs invariants de similitude. (Par dé…nition les facteurs invariants de similitude d’une
matrice carrée sont ceux de l’endomorphisme canoniquement associé)

(a) Montrer, en utilisant les résultats de la deuxième partie, qu’une matrice compagon et sa transposée sont
semblables.

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(b) En utilisant la réduction de Frobénius, généraliser ce résultat à toute matrice carrée.

7. Soit L une extension du corps K (ce qui signi…e que K est un sous-corps de L) et soient A; B deux matrices de
Mn (K): Montrer, en utilisant la question III 6, que : A et B sont semblables dans Mn (K) si, et seulement
si, A et B sont semblables dans Mn (L).

P:6(Endomorphismes semi-simples)
Notations et dé…nitions :

Le long du problème K désigne un corps commutatif, K[X] l’anneau des polynômes à coe¢ cients dans K, E un K
espace vectoriel de dimension …nie n 2 N : Pour un endomorphisme u de E; le polynôme minimal est noté u: Si F
est un sous espace vectoriel de E u-stable, alors l’endomorphisme de F induit par u sera noté uF :
Pour x 2 E; on pose :
Ex = fP (u)(x) ; P 2 K[X]g

Dé…nition 1 : u est dit cyclique s’il existe un vecteur x de E tel que : E = Ex


Un sous espace F de E est dit u-cyclique si F est u-stable et uF est cyclique.
Dé…nition 2 : Un polynôme P 2 K[X] est dit séparable s’il est scindé à racines simples dans une extension de
K. Le corps K est dit parfait si tous les polynômes irréductibles de K[X] sont séparables.
Dé…nition 3 : Un sous espace vectoriel F de E est dit u-simple si les seuls sous espaces vectoriels de F qui soient
u-stables sont f0g et F lui même.
Dé…nition 4 : On dira que u est semi-simple si E se décompose en somme directe de sous espaces u-simples.
Une matrice carrée M est dite semi-simple si l’endomorphisme qui lui est canoniquement associé est semi-simple.
En…n, si la caractéristique du corps K est un entier premier p alors, on notera Fp son corps premier qu’on confendra
avec le corps Zp des classes de congruences des entiers modulo p:

Questions préliminaires

1. Un résultat sur le polynôme minimal d’une matrice : Soit L une extension de K et considérons une
matrice A 2 Mn (K). Désignons par A son polynôme minimal dans K[X], et par A le polynôme minimal de
A dans L[X]. Nous cherchons à montrer que ces deux polynômes coïncident.

(a) Montrer que A divise A

(b) Cas particulier où K = R et L = C. En considèrant le polynôme A le polynôme dont les coe¢ cients sont
les conjugués de ceux de A; montrer que A 2 R[X] puis conclure dans ce cas.
(c) Dans le cas général : :

i. Considérons une matrice M à coe¢ cients dans K de taille (r; s) quelconque. En utilisant l’indépendance
du déterminant d’une matrice carrée du corps contenant ses coe¢ cients, justi…er que le rang de M en
tant que matrice à coe¢ cients dans K est égal au rang de M en tant que matrice à coe¢ cients dans
L.
2
ii. En considérant la matrice M représentant la famille (In ; A; :::; An ) dans la base canonique de Mn (K);
déduire que deg( A) = deg( A)

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iii. Conclure.

2. Matrice compagnon :
Soit P = X n + an 1X
n 1
+ ::: + a0 un polynôme unitaire de degré n: On lui associe la matrice compagnon notée
CP suivante : 0 1
0 0 0 a0
B .. C
B C
B 1 0 . a1 C
B C
B .. C
CP = B 0 . .. .. C
B .0 . C
B .. .. C
B . . C
@ A
0 0 1 an 1

Montrer que P est le polynôme minimal de CP et déduire, sans e¤ ectuer de calcul, le polynôme caractéristique
de CP :

3. Propriétés des endomorphismes u-cycliques :


Soit x un vecteur non nul de E:

(a) Montrer l’existence d’un entier naturel non nul m (dépendant de x) tel que la famille Bx = (x; u(x); :::; um 1
(x))
est une base de Ex .

(b) Montrer que Ex est un sous espace vectoriel de E u-cyclique. On note ux l’endomorphisme induit par u
sur Ex :

(c) Comparer le polynôme minimal u;x et le polynôme caractéristique u;x de ux :

4. Propriétés des sous espaces caractéristiques :


Q
r
On suppose que u admet une décomposition en produit de facteurs irréductibles dans K[X] : u = Pi i
; où
i=1
P1 ; P2 ; :::; Pr sont des polynômes irréductibles unitaires distincts et 1; 2 ; :::; r sont des entiers naturels non
nuls. On pose, Fi = ker (Pi i (u)) pour tout i 2 [j1; rj] : les sous espaces caractéristiques de u:

(a) Justi…er que la décomposition en produit de facteurs irréductibles du polynôme caractéristique u de u est de
Qr
la forme : u = Pi i où 1 ; 2 ; :::; r sont des entiers naturels véri…ant, pour tout 1 i r; 1 i i
i=1

(b) Etablir que, pour tout 1 i r; ker Pi i (u) = Fi

(c) Montrer que pour tout 1 i r; il existe un vecteur ei de E tel que : u;ei = Pi i

On admet dans la suite l’existence d’un vecteur e de E tel que : u;e = u

(d) Soit F un sous espace de E u-stable.

i. Etablir que pour tout i 2 [j1; rj]; on a : Fi \ F = ker (Pi i (uF ))


r
ii. Déduire que : F = (Fi \ F ) :
i=1

5. Caractérisation d’un endomorphisme cyclique :


Montrer que les propriétés suivantes sont équivalentes :

(a) u est cyclique

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(b) Il existe une base de E dans laquelle la matrice de u est une matrice compagnon

(c) deg u =n

Première partie
Corps parfaits

1. Caractérisation des polynômes séparables : Soit P 2 K[X]

(a) Montrer que si P est scindé sur K, alors P est à racines simples si, et seulement si, P ^ P 0 = 1

(b) Déduire que P est séparable si, et seulement si, P ^ P 0 = 1

(c) On suppose que P est irréductible. Montrer que P est séparable si, et seulement si, P 0 est non nul.

2. Exemples de corps parfaits :

(a) Montrer que tout corps algébriquement clos est parfait

(b) Montrer que tout corps de caractéristique nulle est parfait. Ainsi, le corps des rationnels, celui des réels et
des complexes sont des corps parfaits.

Dans la suite de cette section, on cherche à caractériser les corps de caractéristique non nulle parfaits. On
suppose donc que K est un corps de caracatéristique p non nulle.

3. Endomorphisme de Frobénius : On considère l’application

K !K
fK :
a 7 ! ap

(a) En considérant K comme un Fp -espace vectoriel, montrer que fK est un endomorphisme injectif. Que
peut-on en déduire lorsque K est …ni.

(b) Montrer que l’ensemble des éléments invariants de fK est Fp

(c) Montrer que pour tout polynôme Q à coe¢ cients dans fK (K) = Kp on a :

p
(Q(X)) = Q(X p )

et qu’en particulier :
p
8Q 2 Fp [X]; (Q(X)) = Q(X p )

(d) En déduire qu’un polynôme irréductible P à coe¢ cients dans K est séparable si, et seulement si il n’existe
pas de polynôme Q 2 K[X] tel que : P = Q(X p )

4. Déduire de la question précédente le résultat suivant :


Le corps K de caractéristique non nulle p est parfait si, et seulement si, l’endomorphisme de Frobenius fK est
surjectif c’est à dire Kp = K:
Que peut-on alors a¢ rmer sur les corps …nis ?

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Deuxième partie
Sous espace u-simple

1. Quelles sont les droites vectorielles u-simples.

2. On suppose dans cette question que u est scindé sur K. Montrer que seules les droites propres sont des sous
espaces u-simples.

3. Soit F un sous espace de E u-simple.

(a) En considérant un vecteur non nul x de F; montrer que F est u-cyclique.

(b) Montrer que uF est un polynôme irréductible sur K.

4. Réciproquement, On suppose que F est un sous espace u-cyclique et que uF est un polynôme irréductible sur
K. Soit x un vecteur non nul de F:

(a) Montrer que uF = u;x

(b) Déduire que F = Ex

(c) Conclure que F est u-simple.

Troisième partie
Endomorphismes semi-simples

1. On suppose dans cette question que u est scindé sur K. Montrer qu’alors on a : u semi-simple si, et seulement
si, u est diagonalisable. Que peut-on alors conclure lorsque K est algèbriquement clos ?

2. Première caractérisation :
Montrer que u est semi-simple si, et seulement si, il existe une base B de E dans laquelle la matrice de u est
diagnale par blocs de la forme 0 1
CP1 (0)
B C
B .. C
A=B . C
@ A
(0) CPr
où CPi est une matrice compagnon associée à un polynôme irréductible Pi pour chaque i 2 [j1; rj]:

3. Deuxième caractérisation : Déduire de la question précédente, que u est semi-simple si, et seulement si, u

est produit de polynômes irréductibles dans K[X]; unitaires et distincts deux à deux i.e u est non divisible par
le carré d’un polynôme irréductible.

4. Soit M 2 Mn (K) une matrice diagonalisable dans une extension de K. Montrer que M est semi-simple.

5. On suppose dans cette question que u est irréductible dans K[X]: On considère un sous espace strict F de E
stable par u:

(a) Soit x1 2 EnF: Montrer que u;x1 = u et que Ex1 \ F = f0E g

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(b) Déduire l’existence de r vecteurs x1 ; x2 ; :::; xr tel que : S = Ex1 Ex2 ::: Exr soit un supplémentaire
de F dans E:

(c) Justi…er que S est u-stable.

6. On suppose dans cette question que u est produit de polynômes irréductibles unitaires et distincts P1 ; P2 ; :::; Pr
dans K[X] :
r
Y
u = Pi
i=1

Notons Fi = ker (Pi (u)) qui est un sous espace u-stable et soit ui l’endomorphisme induit par u sur Fi : Soit F
un sous espace u-stable.

(a) Montrer, pour chaque i 2 [j1; rj]; l’existence d’un sous espace Si stable par u véri…ant : Si (F \ Fi ) = Fi
r
(b) On pose S = Si : Montrer que S est un supplémentaire de F u-stable.
i=1

7. Etablir la troisième caractérisation suivante : u est semi-simple si, et seulement si, tout sous espace de
E u-stable admet un supplémentaire u-stable.

8. Quatrième caractérisation : On suppose que le corps K est parfait et soit M 2 Mn (K): Montrer que M
est semi-simple dans Mn (K) si, et seulement si, M est diagonalisable dans une extension de K: Déduire une
condition simple caractérisant les matrices réelles semi-simples.

9. Contre exemple : Prenons pour K le corps des fractions rationnelles à une indeterminée
0 Y
1 et à coe¢ cients dans
1 Y +1
F2 : F2 (Y ) et soit A la matrice carrée d’ordre 2 à coe¢ cients dans K A = @ A:
1 1

(a) Montrer que A est semi-simple

(b) Montrer que si A était diagonalisable dans une extension L de K alors le polynôme caractéristique de A
A = (X + )2 où 2 L:

(c) Etablir alors une contradiction. Que peut-on déduire sur le corps F2 (Y ) ?

Quatrième partie
Décomposition de Dunford

Q
r
1. Cas où u est scindé sur K, u = (X k)
k
où 1; 2 ; :::; r sont les valeurs propres distinctes de u et
k=1
1; 2 ; :::; sont des entiers naturels non nuls. Pour tout 1 k r; on pose Fk = ker(u k id) et soit pk
k
r
P
r
la projection de E sur Fk parallèlement à Fj : On pose d = k pk et v = u d
j6=k k=1

(a) Montrer que pk est un polynôme en u; pour tout 1 k r: Déduire que d et v sont aussi des polynômes
en u:

(b) Montrer que d est diagonalisable. Déterminer ses sous espaces propres.

(c) Montrer que Fk est stable par v et que l’endomorphisme induit par v sur Fk est nilpotent.

(d) Déduire que v est nilpotent.

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0
(e) Unicité du couple (d; v) : On8 suppose l’existence d’un endomorphisme diagonalisable d et d’un endomor-
< u = d0 + v 0
phisme nilpotent v 0 tel que
: d0 et v 0 commutent

i. Montrer que d et d0 commutent ainsi que v et v 0 .


ii. Déduire que (d; v) = (d0 ; v 0 ) La décomposition u = d + v est dite décomposition de Dunford de u.

2. Cas où K = R : Considérons une matrice A 2 Mn (R). En injectant A dans Mn (C) et en lui appliquant la
décomposition de Dunford ci-dessus, montrer l’existence et l’unicité de deux matrices S et N réelles et d’ordre
n véri…ant les conditions suivantes : 8
>
> S est semi-simple
>
>
>
< N est nilpotente
>
> S et N commutent
>
>
>
: A=S+N
(Remarque : Le résultat se généralise pour tout corps K parfait)

Cinquième partie
Application : Autour de l’exponentielle d’une matrice

1. Dans cette question A 2 Mn (C):Montrer que A est diagonalisable si, et seulement si, exp(A) est diagonalisable.

2. Etablir le résultat suivant : Une matrice carrée réelle A est semi-simple dans Mn (R) si, et seulement si, exp(A)
est semi-simple.

3. Montrer que exp (Mn (R)) = fA 2GLn (R) ; 9B 2 Mn (R) A = B 2 g

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Corrigé du problème 3

I-1-a/ L’application tr : A 2 Mn ! tr(A) 2 R dé…nit une forme linéaire non nulle sur Mn : Son noyau : Sn est
donc un hyperplan de Mn ; c’est donc un sous espace vectoriel de Mn de dimension n2 1; (D’ailleurs une base de
cet espace est (Eh;k )h6=k [ (Eh;h E1;1 )h6=1 ):
b/ Soient h; k; l; m 2 f1; :::; ng; et soient i; j 2 f1; :::; ng, alors on a :
p=n
X
Ehk Elm (i; j) = Ehk (i; p)Elm (p; j)
p=1
p=n
X
h k l m
= i p p j
p=1
p=n
X
h m k l
= i j p p
p=1
h m l
= i j k
l
= k Eh;m (i; j)

l
On en déduit que : Ehk Elm = k Eh;m et que Ehk Ekh Ekh Ehk = Ehh Ekk .
c-i/ Soient h; k 2 f1; :::; ng tel que h 6= k; on a, de la linéarité de ' et de la question précédente :

'(Ehh ) '(Ekk ) = '(Ehh Ekk )


= '(Ehk Ekh Ekh Ehk )
= ' (Ehk Ekh ) ' (Ekh Ehk )
= 0 (de la propriété de ')

d’où '(Ehh ) = '(Ekk ): D’autre part et en prenant, dans la question précédente toujours, k = l = m on obtient :

'(Ehk ) = '(Ehk Ekk )


= '(Ekk Ehk ) (de la propriété de ')
= 0 (puisque Ekk Ehk est la matrice nulle)

d’où '(Ehk ) = 0:
ii/ On pose donc la valeur commune de '(Ehh ) pour h 2 f1; :::; ng et soit A = (ai;j ) une matrice quelconque de
Mn : Alors on a :
0 1
X
'(A) = '@ ai;j Ei;j A
1 i;j n
X
= ai;j ' (Ei;j ) (par linéarité de ')
1 i;j n
Xn
= ai;i ' (Ei;i ) (puisque '(Ei;j ) = 0 pour i 6= j)
i=1
Xn
= ai;i
i=1

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On déduit ' = tr:


2-a/ Comme up = 0 et up 1
6= 0; alors le polynôme minimal u de u est X p : Or, on sait que deg( u) dim E = n
d’où p n
b/ Comme le polynôme minimal, X p ; de u est scindé sur R alors u est trigonalisable, c’est à dire qu’il existe une
base de E dans laquelle la matrice de u est triangulaire supérieure. De plus la diagonale de cette matrice est constituée
des valeurs propres de u qui coincident avec les racines de u = X p : On déduit que la diagonale est nulle
c/ Sachant que l’ensemble des matrices triangulaires supérieures est une sous-algèbre (unitaire) de Mn et d’après
les propriétés des opérations sur les diagonales de ces matrices, on véri…e aisément que l’ensemble des matrices tri-
angulaires supérieures strictes est non vide (car il contient la matrice nulle), stable par combinaison linéaire et par
multiplication ce qui entraine que c’est une sous-algèbre non-unitaire de Mn (R).
d/ Soit B une base de E dans laquelle la matrice A de u est triangulaire supérieure stricte. Des propriétés de la
trace nous avons, pourk 2 N ; tr(uk ) = tr(Ak ) et de la question précédente, on déduit que Ak est aussi triangulaire
supérieure stricte et donc tr(Ak ) = 0 ainsi : 8k 2 N ; tr(uk ) = 0:
3-a/ Posons u = X p + ap 1X
p 1
+ ::: + a1 X + a0 : On a u (u) est nul donc up + ap 1u
p 1
+ ::: + a1 u + a0 idE =0
et par linéarité de la trace et de l’hypothèse faite sur u on déduit que : a0 tr(idE ) = 0 soit que a0 = 0 (puisque
tr(idE ) = dim E 6= 0): Donc le coe¢ cient constant de u est nul ce qui signi…e que 0 est une racine de u donc l’ordre
de multiplicité de 0 en tant que racine de u est un entier naturel q non nul, d’où l’existence d’un polynôme Q de
q
R[X] tel que u = X Q avec q 1 et Q(0) 6= 0:
b/ Comme Q(0) 6= 0 alors X q et Q sont premiers entre eux alors et d0 après le théorème de décomposition des
noyaux on a : E = ker u (u) = ker Q(u) ker(uq ): Soit que E = F G
c/ Comme uq et Q(u) sont des polynômes en u alors ils commutent avec u et par suite leurs noyaux sont stables
par u: Ainsi F et G sont stables par u:
d/ On a w 2 L(G); or pour tout x de G on a : wq (x) = uq (x) = 0 car G = ker uq ; donc wq est nul ce qui signi…e
que w est un endomorphisme nilpotent.
e/ Soit k 2 N ; et considérons une base B de E adaptée à la décomposition E = F0 G: Comme
1 F et G sont stables
B 0
par u alors la matrice A de u dans cette base est diagonale par blocs de la forme A = @ A où B est une matrice
0 C
représentant v dans une base de F 0 et C représente
1 w dans une base de G: Et d’après les propriétés des opérations
Bk 0
matricielles par blocs, on a : Ak = @ A par suite : tr(uk ) = tr(Ak ) = tr(B k ) + tr(C k ) = tr(v k ) + tr(wk ):
0 Ck
Or, w étant nilpotent et comptenu des résultats de la question 1. on déduit que tr(wk ) = 0 et qu’on a : tr(v k ) = tr(uk )
pour tout k 2 N :
P
s
k
f/ Q(v) 2 L(F ) et pour tout x de F on a : Q(v)(x) = 0 puisque F = ker Q(v) donc Q(v) = 0: Posons Q = kX
k=0
P
s
k k k
alors k v = 0; et en prenant les traces et compte tenu du fait que pour tout k 2 N ; on a tr(v ) = tr(u ) = 0
k=0
(d’après notre hypothèse) on déduit que : 0 dim(F ) = 0: Or, 0 = Q(0) 6= 0 donc dim F = 0 d’où F = f0g:
q q
g/ De ce qui précéde on déduit que E = G = ker(u ) donc u = 0 ce qui signi…e que u est nilpotent.

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II-1-a/ Il est claire que pour tout f; g 2 L(E); on a : [f; g] = [g; f ] ce qui signi…e que [:; :] est antisymétrique.
De plus pour tout f; g; h 2 L(E) et 2 R; on a .

[ f + g; h] = ( f + g)h h( f + g)
= f h + gh hf hg (d’après les propriétés des opérations sur les endomorphismes)
= [f; h] + [g; h]

ce qui montre que [:; :] est linéaire à gauche et par antisymétrie on déduit facilement qu’il est aussi linéaire à droite.
Donc [:; :] est bien bilinéaire et antisymétrique.
b/ Résultat classique : On doit savoir que les seuls endomorphismes qui commutent avec tous les endomorphismes
sont les homothéties. (Pour une preuve, on se donne un endomorphisme f qui n’est pas une homothétie, alors il
existe un vecteur e1 de E tel que (e1 ; f (e1 )) est libre (propriété caractéristique des homothéties), on compléte cette
famille en une base B = (e1 ; e2 ; :::; en ) où e2 = f (e1 ) et on construit un endomorphisme g de E tel que g(e1 ) = e1 et
g(e2 ) = e1 + e2 puis on véri…e que f g 6= gf:::)
c/ tr[f; g] = 0
d/ Soient f; g 2 L(E); et p 2 N; on a :

[f; g p ]g + g p [f; g] = f g p+1 gp f g + gp f g g p+1 f


= [f; g p+1 ] de même
[f p+1 ; g] = [f p ; g]f + f p [f; g]

2/ Soit un projecteur de E: On a donc E =0Im ker


1 et Im = ker( idE ); donc dans une base adaptée
Ir 0
à cette décomposition la matrice de est égale à @ A où r = dim Im = rg ; et on a : tr = r = rg : On
0 0
déduit aussi que sp( ) f0; 1g ce qui entraine que tout 2= f0; 1g idE est inversible.
3- Soient f; g 2 L(E):
a/ On suppose qu’il existe 6= 0 tel que [f; g] = f: On montre alors par récurrence, grâce à la propriété d/
ci-dessus, que pour tout entier p 1
[f p ; g] = p f p

(on prend donc ap = p ). De la propriété c/ ci-dessus et comme p 6= 0; on déduit que pour tout entier p 1; tr(f p ) =
0 alors et d’après la partie I, on déduit que f est nilpotent.
b/ Comme [f; g] = [g; f ]; alors et en intervertissant les rôles de f et de g dans la question précédente on pourra
déduire que g sera nilpotente.
c/ Soit ( ; ) 2 R2 tel que [f; g] = f + g; distinguons alors les deux cas suivants : Si = = 0; alors f + g est
nul et en particulier nilpotent. Sinon, supposons par exemple que 6= 0; et comme [f; f + g] = [f; g] = ( f + g)
alors et d’après la question a/ ci-dessus on déduit que f + g est nilpotent. D’où le résultat.
4- On suppose que f et g sont deux projecteurs distincts de E tels que [f; g] = f + g et 2
= f0; 1g:
a/ On a : f g gf = f + g; donc : f (g idE ) = g + gf ; or 2
= f0; 1g et g est un projecteur donc, g idE
1
est inversible. On en déduit l’existence de h 2 L(E) tel que f = gh où h = ( idE + f )(g idE ) : Par suite, on
2 2
obtient gf = g h = gh = f (g = g puisque g est un projecteur)On suppose dans la suite que f 6= 0

43
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b/ Soit x un vecteur non nul de Im(f ); et comme f est un projecteur, alors f (x) = x et de gf = f on obtient
g(x) = x aussi. En évaluant [f; g] = f + g en x on obtient : ( + )x = 0 avec x non nul on déduit que + = 0:
c/ Montrons d’abord que Im f = Im g et que ker(f ) * ker g On a : f = gh entraine que Im f Im g et gf = f
entraine que Im g Im f; d’où Im f = Im g: Supposons alors que ker f ker g alors et compte tenu du théorème du
rang on aura ker f = ker g aussi donc les deux projecteurs seraient égaux ce qui n’est pas le cas. D’où l’existence
d’un vecteur x 2 ker(f ) et tel que x 2
= ker g: En évaluant alors et encore, [f; g] = f + g en un tel x; on obtient
: f (g(x)) = g(x); avec g(x) non nul ce qui entraine que est une valeur propre de f donc 2 f0; 1g et comme
+ = 0 et et ne pouvant pas être simultanéiément nuls, on déduit que = 1 et = 1:
d/ De la question 3- et la question ci-dessus on déduit que g f est nilpotent. On a g 6= f et (g f )2 = g+f gf f g:
Or gf = f et comme [g; f ] = f g; on déduit par analogie que f g = g et donc (g f )2 = 0: Ainsi l’indice de g f
est 2:
e/ Réciproquement, on suppose que Im(f ) = Im(g); alors pour tout x de E; ona : g(x) 2 Im(g) = Im(f ) =
ker(f idE ) donc f (g(x)) = g(x) et de même g(f (x)) = f (x) de sorte que : [f; g](x) = f (g(x)) g(f (x)) = g(x) f (x)
d’où [f; g] = g f:
On conclut ainsi que pour deux projecteurs f et g; le crochet de Lie [f; g] est combinaison linéaire de f et de g (en
fait égal à g f ) si et seulement s’ils ont le même ensemble image.
III- Dans cette partie dim(E) = 3 et u; v et w sont des endomorphismes de E tels que

[u; v] = 2v; [u; w] = 2w et [v; w] = u

1/ Cela découle de la question II-3.


2/ On raisonne par récurrence sur p 1; D0 abord il est clair que [w; v p ] = p(u (p 1)idE )v p 1
pour p = 1:
Ensuite, on suppose la propriété vraie pour un certain p 1; véri…ons la pour p + 1: En utilisant l’égalité II-1-d On a
:

[w; v P +1 ] = [w; v p ]v + v p [w; v]


= p(u (p 1)idE )v p vp u

or, [u; v p ] = uv p v p u; d’où et comme [u; v p ] = 2pv p on a

[w; v P +1 ] = p(u (p 1)idE )v p + 2pv p uv p


= (p + 1)(u pidE )v p

d’où la récurrence, d’où la propriété.


3/ De [v; w] = u; on déduit que u(y) = vw(y) wv(y) et avec y = v 2 (x) et v 3 = 0 on obtient : u(y) = vw(y) =
vwv 2 (x): Or wv 2 = [w; v 2 ] + v 2 w; d’où tenant compte de la formule précédente :

u(y) = v( 2(u idE )v)(x)


= 2vuv(x) + 2v 2 (x)
= 2(uv [u; v])v(x) + 2y
= 2u(y) + 6y (car v 2 (x) = y et [u; v] = 2v)

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ainsi u(y) = 2y:


4/ fk 2 f1; 2; 3g tel que ek+1 = 0g est non vide (car w3 = 0); donc, admet un plus petit élément s: Avec e1 = y 6= 0;
on déduit que es 6= 0: On démontre alors traditionnelement que la famille (e1 ; :::; es ) est libre:
5-a/ Soit 1 i s; alors :

u(ei ) = uwi 1
(y)
= [u; wi 1
] + wi 1
u (y)
= 2(i 1)wi 1
(y) + 2ei (car u(y) = 2y)
= ( 2i + 4)ei

ainsi : u(e1 ) = 2e1 ; u(e2 ) = 0; u(e3 ) = 2e3 :::tant que i s:


b/ De même on a : v(e1 ) = v 3 (x) = 0; v(e2 ) = vw(e1 ) = ([v; w] + wv) (e1 ) = u(e1 ) = 2e1 et en…n v(e3 ) =
vw(e2 ) = ([v; w] + wv) (e2 ) = u(e2 ) + 2w(e1 ) = 2e2 :
c/ On pose F = vect(e1 ; :::; es ): De la question 5-a/ précédente on remarque que u(ei ) 2 F; pour tout 1 i s;
on déduit que F est stable par u: De même et en raisonant selon les di¤ érentes valeurs possibles de s; on remarque
que v(ei ) 2 F pour tout 1 i s: Puis on a w(F ) = vect(w(e1 ); :::; w(es )) et comme w(ei ) = ei+1 ainsi w(F ) =
vect(e2 ; :::; es ; es+1 ) et comme es+1 = 0 on déduit que w(F ) F: Ainsi F est stable par u; v et w: On a : par stabilité
u = [v ; w ] ainsi tru = 0 or et en déterminant la matrice de u0 dans la base (e1 ; :::; es ) selon les valeurs possibles de
0 0 0 0

s; on déduit que la seule possibilité est s = 3:


6/ De ce qui précéde on déduit que (e1 ; e2 ; e3 ) est une base de E et les matrices de u; v et w dans cette base sont
0 1 0 1 0 1
2 0 0 0 2 0 0 0 0
B C B C B C
B 0 0 C B 2 C B 0 C
@ 0 A; @ 0 0 A; @ 1 0 A
0 0 2 0 0 0 0 1 0

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Corrigé du problème 4

Questions préliminaires

1. Comme (u idE )m et Q(u) sont des polynômes en u; ils commutent avec ce dérnier. Par suite, leur noyaux
F et G sont des sous espaces u-stables.

2. Les polynômes (X )m et Q sont premiers entre eux alors et par application du théorème de décomposition
des noyaux nous avons :
ker u (u) =F G

Le théorème de Cayley-Hamilton permet alors de déduire E = F G: Dans une base adaptée à cette décomposition
la matrice M de u sera diagonale par blocs de la forme :
0 1
A 0
M =@ A
0 B

où A est une matrice représentant v et B représentant w: On sait alors que u = M = A B = v w:

3. Pour tout x 2 F; on a : (v idF )m (x) = (u idE )m (x) = 0E ; ce qui montre que (X )m est un polynôme
annulateur scindé de v: Cela entraine que v est trigonalisable et que sa saeule valeur propre est : On déduit
que v =( X)dim F : Avec un raisonnement similaire, nous obtenons que Q est un polynôme annulateur de
w; donc les valeurs propres de w sont parmi les racines de Q: Or, n’est pas une racine de Q sonc : w( ) 6= 0

4. De la question précédente on déduit que : u = ( X)dim F w avec w( ) 6= 0; cela montre que dim F est
l’ordre de multiplicité de en tant que racine de u; donc : dim F = m:

Première partie.

1. La relation "être semblable à " dé…nit une relation d’équivalence sur Mn (C) dont les classes d’équivalence sont
exactement les classes de similitude. Or, on doit savoir que les classes d’équivalence d’une relation d’équivalence
dé…nie sur un ensemble forment une partition de celui-ci. D’où le résultat.
P k
2. Soit A = (ak;l ) 2 Mn (C): Donc A = ak;l Ek;l . Sachant que Ei;j Ek;l = j Ei;l et 8i; j; k; l 2 f1; :::; ng, on
1 k;l n
obtient :

(a) Pour tout i; j 2 [j1; nj];


X
AEi;j = ak;l li Ek;j
1 k;l n
Xn
= ak;i Ek;j
k=1

c’est la matrice dont toutes les colonnes sont nulles sauf la j ieme qui coïncide avec la iieme colonne de A:
De même
X
k
Ei;j A = ak;l j Ei;l
1 k;l n
Xn
= aj;l Ei;l
l=1

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c’est donc la matrice dont toutes les lignes sont nulles sauf la iieme qui coïncide avec la j ieme ligne de A:
On en déduit le calcul de A(In + Ei;j ) et (In + Ei;j )A:

(b) Supposons que S(A) soit réduite à un singleton et comme A 2 S(A) alors pour tout P 2 GLn (C); on aura
1
: P AP = A ou encore AP = P A: Or, pour tout i; j 2 i; j 2 [j1; nj] In + Ei;j est inversible (matrice
triangulaire avec les coe¢ cients diagonaux non nuls). Donc on aura : AEi;j = Ei;j A pour tout i; j: Par
8
>
> ak;i = 0 81 k n et k 6= i
<
identi…cation des coe¢ cients de ces matrices nous déduisons de a., que : aj;l = 0 81 l n et l 6= j
>
>
:
ai;i = aj;j
(en remarquant le croisement de la j ieme colonne de AEi;j avec la iieme ligne de Ei;j A): Comme ceci doit
se réaliser pour tout 1 i; j n on déduit que A est une matrice scalaire de la forme In : Inversement,
il est clair que si A est une matrice scalaire alors S(A) est réduite à un singleton.

3. Soit A 2 Mn (C) et A0 2 S(A) donc il existe une matrice inversible P telle que A0 = P 1
AP:

2
(a) On suppose que A 2 ; i.e A2 = In : Alors et comme A0 = P 1
A2 P = P 1
P = In ; A 0 2 : Ainsi est
une partie saturée.
2
(b) On suppose que A 2 i.e qu’il existe deux matrices B et C de telles que A = BC: Alors, A0 =
1 1 1
P BCP = P BP P CP ; on pose B 0 = P 1
BP et C 0 = P CP 1
et comme est saturée, on peut
0 0 0 2 2
a¢ rmer que B et C appartiennent à et par suite A 2 : Il s’en suit que est une partie saturée
aussi.
1
(c) On suppose que A 2 i.e que A 2 S(A): Or, A0 étant semblable à A; det A0 = det A 6= 0 et A0 est
1
aussi inversible avec A0 1
= P 1
AP =P 1
A 1
P: Ainsi A0 1
2 S(A 1
); Or S(A 1
) = S(A) = S(A0 )
puisque deux classes d’équivalence sont soient égales soient disjointes. Ainsi A0 1
est semblable à A0 et
par suite est aussi une partie saturée.

2 2
4. Soit A 2 ; Alors en écrivant A = AIn et en remarquant que In 2 on déduit que A 2 : Ainsi :
1 1 1
D’autre part, si (B; C) 2 alors la matrice A = BC est inversible avec : A =C B = CB qu’on peut
1 1 1 2
écrire aussi sous la forme : A = CBCC = CAC ce qui montre que A 2 ; d’où :
2
5. Soit A 2 alors ( A) = A2 = In donc, A 2 : De même si A = BC 2 2
avec (B; C) 2
2 1
alors A = ( B)C 2 puisque B 2 aussi. De même si A est semblable à A et en remarquant que
1 1 1
( A) = A on obtient que A est semblable à ( A) ce qui montre que A 2 =) A2 :

6. Si A 2 alors le polynôme scindé à racines simples X 2 1 annule A ce qui justi…e que A est diagonalisable.
On peut aussi remarquer que A est la matrice d’une symétrie vectorielle.
2
7. Soit A 2 et soit (B; C) 2 tels que A = BC

(a) Soit V 2 Cn un vecteur propre de A: Aors il existe un scalaire tel qu’on ait : BCV = AV = V; comme
B = In ; on déduit que CV = BV de sorte que : A(CV ) = BV puisque C 2 = In aussi, et comme A
2
1
est inversible ses valeurs propres ne sont pas nulles donc 6= 0 par suite A(CV ) = CV: Par ailleurs
et comme C est inversible et V est non nul le vecteur CV n’est pas nul non plus, ce qui montre que le

47
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1
vecteur CV est bien un vecteur propre de A associé à la valeur propre : D’autre part et comme BV est
un vecteur non nul colinéaire à CV; alors il est aussi un vecteur propre de A associé à la même valeur
1
propre :

(b) Une erreur d’énoncé : Il faut supposer que 1 est la seule valeur propre de A et que dim E1 (A) = 1:

i. Soit V un vecteur directeur de E1 (A): Alors et d’après la question précédente, BV = CV est un


vecteur propre de A associé à la valeur propre 1 et comme E1 (A) = vect(V ) alors il existe un scalaire
" tel que BV = CV = "V et comme B; C 2 les seules valeurs propres possibles sont 1 et 1 donc
" 2 f 1; 1g.
ii. Soit V 2 E1 (B) \ E 1 (C); alors BV = V et CV = V; par suite AV = BCV = V; Comme 1
n’est pas une valeur propre de A; alors V = 0: Ainsi E1 (B) \ E 1 (C) = f0g; de même on obtient
E 1 (B) \ E1 (C) = f0g:
Conclusion : E1 (B) et E 1 (C) ont une somme directe alors dim E1 (B) + dim E 1 (C) n d’autre
part C est diagonalisable et ses seules valeurs propres possibles sont 1 et 1; donc dim E1 (C) +
dim E 1 (C) = n ce qui entraine que dim E1 (B) dim E1 (C) et par un raisonnement similaire on ob-
tient l’inégalité inverse. Finalement dim E1 (B) = dim E1 (C) et de même dim E 1 (B) = dim E 1 (C):

iii. Posons p = dim E1 (B) = dim E1 (C) et q = dim E 1 (B) = dim E 1 (C) on a donc : p + q = n:
D’autre part et quitte à remplacer B et C par B et C respectivement, on suppose que " = 1; alors,
E1 (B) \ E1 (C) = vect(V ) soit que : dim E1 (B) \ E1 (C) = 1; on déduit de la formule de Grassmann
n+1
que : dim E1 (B) + dim E1 (C) 1 = dim(E1 (B) + E1 (C)) ce qui entraine que p ; de même, et
2
en raisonnant comme dans la question [Link] ci-dessus, on montre que E 1 (B) \ E 1 (C) = f0g ce qui
n n n+1
entraine que q = n p : D’où, p = q = si n est paire, et si n est impair alors p = et
2 2 2
n 1
q= . Lorsque " = 1; il su¢ t d’échanger les valeurs de p et de q:
2

Deuxième partie
Dans cette partie seulement on prend n = 2:

1. Soit A 2 : Comme A est diagonalisable et Sp(A) f 1; 1g trois cas se présentent :

(a) A admet 1 pour seule valeur propre et donc A est semblable à I2

(b) A admet 1 pour seule valeur propre et donc A est semblable à I2


0 1
1 0
(c) Sp(A) = f 1; 1g et dans ce cas A est nécessairement semblable à la matrice D = @ A:
0 1

Inversement et comme I2 ; I2 et D appartiennent à ; on déduit que = f I2 ; I2 g [ S(D).


0 1
1 1
2. La matrice @ A a pour déterminant 1 et pour trace 1 et pourtant elle n’appartient pas à la classe de
0 1
similitude de I2 ; donc la classe de similitude de I2 ne peut être caractérisée par la donnée du déterminant et de
la trace. Il en est de même pour la classe de I2 : Montrons que S(D) est formée des matrices de trace 0 et de
déterminant 1: Soit donc A 2 M2 (C) telles que : trA = 0 et det A = 1 alors son polynôme caractéristique

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est X 2 1 ce qui montre que Sp(A) = f 1; 1g ainsi A est diagonalisable et semblable à D i;e A 2 S(D)
réciproquement et comme la trace et le déterminant sont des invariants de la similitude tous les éléments de
S(D) ont pour trace 0 et pour déterminant 1: S(D) est la seule classe de similitude contenue
0 dans
1 qui peut
a b
être caractérisée par le déterminant et la trace. Explicitons les éléments de S(D): Soit A = @ A 2 M2 (C):
c d
Alors on a
8
< a+d=0
A 2 S(D) ()
: ad bc = 1
8
< d= a
() ()
: 1 a2 = bc

0 1
" 0
On déduit que les éléments de S(D) sont de l’une des formes suivantes : @ A avec " 2 f 1; 1g et
"
0 1
a b
quelconque ou bien @ A avec a quelconque et b non nul.
1 a2
b a
0 1 0 1
1 0
3. On note, pour tout 2 C; J = @ A et D = @ A si 6= 0:
0 0 1

(a) Soit A 2 M2 (C) non diagonalisable. Comme A est scindé sur C alors A admet nécessairement une seule
valeur propre et tel que dim E (A) = 1: Soit v1 un vecteur propre de A associé à : On le compléte par un
f
vecteur0v2 pour former
1 une base de C2 : La matrice de l’endomorphisme X 7 ! AX dans cette base est de la

forme @ A avec scalaire non nul. Dans la base (v1 ; 1 v2 ) la matrice de f est J ce qui montre que
0
A est semblable à J : Inversement, en remarquant que J n’est pas diagonalisable (puisque dim E (A) = 1)
on déduit que toute matrice qui lui est semblable n’est pas diagonalisable. D’où, l’équivalence.
0 10 1
1 0 1 1
(b) On remarque que J1 = @ A@ A et comme ces deux matrices appartiennent à (voir
0 1 0 1
0 10 1
1 0 1 1
question 2. ci-dessus); alors J1 2 2 : De même J 1 = @ A@ A 2 2:
0 1 0 1
(c) Supposons que J 2 : Alors J est inversible (ce qui nécessite que soit non nulle) et emblable à son
inverse. En particulier, elles doivent avoir les mêmes valeurs propres. Or J admet pour seule valeur
1 1
propre et J 1 admet pour seule valeur propre ; on déduit qu’alors = soit que 2 f 1; 1g: Inversement
2
et comme ; on a : J1 et J 1 appartiennent à : D’où le résultat.

(d) Remarquons d’abord que si (B; C) est une solution alors ni B ni C ne peut être égale à I2 ; donc elles
appartiennent à S(D) caractérisée par la trace nulle et le déterminant égal à 1: Comme les marices B
et C cherchées sont inversibles, le probème revient à chercher les matrices B 2 telles que C = BJ1 2
aussi. Or on connait tous les éléments de S(D): On doit distinguer deux cas :

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0 1 0 10 1 0 1
" 0 " 0 1 1 " "
Si B est de la forme @ A avec " 2 f 1; 1g alors C = @ A@ A=@ A
" " 0 1 "
qui appartient à si, et seulement si = 0:
0 1 0 10 1 0 1
a b a b 1 1 a a+b
Si B est de la forme @ 2
A avec b 6= 0 alors C = @ A@ A=@ A
1 a 1 a2 1 a2 1 a2
b a b a 0 1 b b a
qui appartient
0 à1 si, et seulement
0 si a2 = 1: 0
1 D’où les couples
1 (B; 0
C) 2 1solutions de J1 = BC :
" 0 " " " b " "+b
B=@ A et C = @ A ou B = @ A et C = @ A où " = 1.
0 " 0 " 0 " 0 "
0 1 0 10 1
0 0 0 1
(e) Pour 6= 0; on remarque que D = @ A=@ A@ A et on véri…e aisément que ces
0 1 1
0 1 0
2
deux matrices appartiennent à : On déduit que D 2 :

4. Soit A 2 :

1 1
(a) Soit 2 Sp(A) distincte de 1 et 1:: Comme A est inversible 6= 0 et 2 Sp(A ) et comme A est
1 1
semblable à A alors elles ont les mêmes valeurs propres ainsi : est une autre valeur propre de A qui
1
est d’ordre 2 donc Sp(A) = f ; g:

(b) On distingue plusieurs cas :

i. A admet une valeur propre distincte de 1 et de 1 alors A 2 S(D )


ii. A est diagonalisable et admet 10ou 1 pour
1 valeur propre alors A 2 et donc, semblable à l’une des
1 0
matrices I2 ; I2 ou bien D = @ A
0 1
iii. Sinon, A est non diagonalisable et admet 1 ou 1 pour valeur propre alors nécessairement, d’après
la question 3.a ci-dessus, A est semblable à J1 ou à J 1.

2 2 2
(c) Comme les matrices J1 ; J 1 et les matrices D appartiennent à et sachant que et puisque
2
est saturée, on déduit que : Or,l’inclusion inverse est toujours véri…ée d’après la question I-4, ce
qui justi…e l’égalité.

Troisième partie
8
< 1 si i = j ou j = i + 1
1. On dé…nit la matrice Jn;1 = (ai;j ) 2 Mn (C) tels que : ai;j =
: 0 sinon
2
On cherche à montrer que Jn;1 2 : Pour cela on considère les trois endomorphismes u; v et w de Cn 1 [X]

espace des polynômes de degré < n dé…nis par :

u(1) = 1 et u(X k ) = X k + X k 1
; 81 k n 1
v(P ) = P( X 1) pour tout P 2 Cn 1 [X]

w = v u

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(a) De manière évidente la matrice de u dans la 0base1canonique


0 est1Jn;1 : D’autre part, 80 k n 1; nous
Pk k k k!
avons : v(X k ) = ( 1)k (X +1)k = ( 1)k @ A X i où @ A désigne le coe¢ cient binomial
i=0 i i i!(k i)!
0 1
k
pour i k: En posant @ A = 0 pour i > k on peut a¢ rmer que la matrice de v dans la base canonique
i
0 1
1 1 1 1
B C
0 0 11 B 1 2 3 C
B C
k B C
@
est égale à ( 1) k@ A A =B B 1 3 C : Pour la matrice de w; on détermine
C
i B C
0 i;k n 1 B 1 C
@ A
..
.
w(X k ) pour tout 0 k n 1:
w(1) = v(1) = 1 et pour 1 k n 1; on a :

w(X k ) = v(X k + X k 1
) = ( 1)k (X + 1)k (X + 1)k 1

= ( 1)k X(X + 1)k 1


0 1
k
X1 k 1
= ( 1)k @ A X i+1
i=0 i
0 1
1 0 0 0
B C
B 1 1 1 C
B C
B C
La matrice de w dans la base canonique de Cn B
1 [X] est donc de la forme B 1 2 C:
C
B C
B 1 C
@ A
..
.
2
(b) Pour tout P 2 Cn 1 [X] nous avons : v (P ) = v (P ( X 1)) = P ( ( X 1) 1) = P (X); ce qui montre
2
que v = idCn et donc que v est une symétrie vectorielle. On remarque que la matrice de w dans
1 [X] 0 1
1 0
la base canonique de Cn 1 [X] est diagonale par blocs de la forme @ A où B 0 est la matrice de
0 B0
l’endomorphisme v 0 de Cn 2 [X] dé…nie comme v: Par produit par blocs on déduit que le carrée de cette
matrice est bien In ce qui montre que w est aussi une symétrie vectorielle.
(c) Comme u = v w et en prenant B et C égales aux matrices dans la base canonique de Cn 1 [X] de v et w
respectivement, on déduit que Jn;1 = BC et B et C appartiennent à en tant que matrices de symétries
2
vectorielles; D’où Jn;1 2
0 1 0 1
1 1 1 1 0 0
B C B C
(d) Pour n = 3; on prend B = B
@ 0 1 2 C B
A et C = @ 0 1 1 C
A
0 0 1 0 0 1
0 1 0 1
1 1 1 1 1 0 0 0
B C B C
B 0 1 2 3 CC B 1 C
B B 0 1 1 C
Pour n = 4; on prend B = B C et C = B C
B 0 0 1 3 AC B 2 C
@ @ 0 0 1 A
0 0 0 1 0 0 0 1

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Dans la suite on considère A 2 :

2. Dans ce cas cette valeur propre ne peut être que 1 ou 1: On suppose que 1 est cette unique valeur propre et
que dim E1 (A) = 1: Nous allons établir que A est semblable à Jn;1 : Posons A0 = A In ; nous savons que

f0g ker B ::: ker B n = Cn

puisque le théorème de Cayley-Hamilton a¢ rme que B n = 0: Or on démontre aussi (exercice classique) que
pour tout k
dim ker B k+1 dim ker B k + dim ker B

et comme dim ker B = dim E1 (A) = 1; alors dim ker B k+1 dim ker B k +1 pour tout k: S’il existe k 2 f1; 2; :::; ng
véri…ant dim ker B k < k; alors dim ker B n < n ce qui est absurde. Donc dim ker B k = k pour tout 1 k n:
n 1
Considérons en un vecteur n’appartenant pas à ker B et posons en 1 = Ben ; en 2 = Ben 1 :::; e1 = Be2 : De
k k 1
sorte que ek 2 ker B n ker B pour tout 1 k n: On véri…e ensuite que (e1 ; :::; en ) est une base de Cn dans
2
laquelle la matrice de l’endomorphisme X 7 ! AX est égale à Jn;1 : Et comme on sait que Jn;1 2 qui est une
2 2
partie saturée alors A 2 aussi. Si 1 est l’unique valeur propre de A; alors d’après ce qui précéde A2
2
et en utilisant I-5, on déduit que A 2 .

3. On suppose que A admet deux valeurs propres distinctes et et deux seulement, que n’est égale ni à 1 ni à
1 et que dim E (A) = 1.

1 1
(a) Comme A et A sont semblables, elles doivent avoir les mêmes valeurs propres or est une valeur
1 1
propre de A donc c’est une valeur propre de A distincte de on déduit que = : Posons m l’ordre de
multiplicité de en tant que racine de A qui est scindé alors on a :
1
A =( X)m ( X)n m

1
De sorte que A est semblable à une matrice triangulaire T contenant m fois sur la diagonale et n m
1 1
fois. A serait donc semblable à T et par suite ’autre part on a pour tout scalaire non nul :

A 1 = T 1

1
= ( X)n m
( X)m

1 1
et comme A 1 = A car A et A sont semblables; alors m = n m; ce qui montre que et ont le
même ordre de multiplicité.

(b) On déduit que n = 2m et n est donc pair.

(c) Considèrons l’endomorphisme f de Cn canoniquement associé à A: Posons F = ker(A In )m et G =


1
ker(A In )m alors et par application du théorème de Cayley-Hamilton et celui de décomposition des
noyaux on tire que :
Cn = F G

D’après la question préliminaire dim F = dim G = m: F et G étant stables par u; on considère les endo-
morphismes v et w induits par u sur ces sous espaces respectivement. v admet pour seule valeur propre

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et dim E (v) = 1; en s’inspirant de la question 2. ci-dessus que v est représentée dans une base B1 de F
bien choisie par la matrice Jm; : De même w est représentée dans une base B2 de G par la matrice Jm; 1 :
n
De sorte
0 que la matrice
1 qui représente u dans la base B = B1 [ B2 de C est la matrice diagonale par blocs
Jm; 0
A0 = @ A où m = n :
2
0 Jm; 1
2
(d) D’après la question 2. ci-dessus Jm; et Jm; 1 appartienne à m où m = fA 2 Mm (C) ; A2 = Im g:
Donc il existe des matrices B 0 ; C 0 ; B " et C " telles que Jm; = B 0 C 0 et Jm; 1 = B"C" et dé…nissons les
0 1 0 1
B0 0 B" 0
matrices B et C diagonales par blocs comme suit : B = @ A et C = @ A de sorte que
0 C0 0 C"
0 1
Jm; 0
BC = @ A = A0 or et par produit par blocs on remarque que B 2 = In = C 2 ce qui montre
0 Jm; 1
que A0 2 2
; il s’en suit que A 2 2
:

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