SUJET
« L’Homme est visiblement fait pour penser, et tout son devoir est de penser comme il faut » (Blaise
Pascal).
INTRODUCTION
L’homme se distingue des autres êtres vivants par sa capacité à penser. Il réfléchit, se questionne et
cherche à comprendre le monde qui l’entoure. C’est grâce à la pensée que l’homme progresse et
construit la société.
Blaise Pascal affirme que l’homme est fait pour penser et que son devoir est de penser correctement.
Cette affirmation montre que la pensée n’est pas seulement une capacité, mais aussi une responsabilité.
On peut alors se demander : l’homme est-il seulement fait pour penser ou a-t-il surtout le devoir de bien
penser ?
Pour répondre à cette question, nous verrons d’abord que l’homme est naturellement fait pour penser,
puis que penser comme il faut est un devoir, avant de montrer que ce devoir a des limites.
I. L’homme est naturellement fait pour penser
Tout d’abord, penser est une capacité naturelle de l’homme. Contrairement aux animaux, l’homme est
conscient de lui-même et du monde. Il se pose des questions sur la vie, la mort, le bonheur ou la justice.
Grâce à la pensée, l’homme développe la science, la technique et la culture. Penser lui permet aussi de
choisir et de décider librement.
Ainsi, la pensée fait partie de la nature humaine et constitue ce qui rend l’homme véritablement
humain.
Transition simple : Mais penser ne suffit pas, encore faut-il bien penser.
II. Penser comme il faut : un devoir pour l’homme
Ensuite, selon Pascal, l’homme a le devoir de penser correctement. Penser comme il faut signifie utiliser
sa raison, réfléchir avec esprit critique et éviter les erreurs.
En effet, une mauvaise pensée peut conduire à des actions injustes ou dangereuses. Par exemple, les
préjugés et les fausses idées peuvent provoquer des conflits.
C’est pourquoi l’éducation et la philosophie sont importantes : elles apprennent à raisonner, à douter et
à chercher la vérité.
Donc, bien penser est un devoir moral et intellectuel pour mieux agir.
Transition simple : Cependant, ce devoir n’est pas toujours facile à accomplir.
III. Les limites du devoir de bien penser
Enfin, l’homme ne pense pas toujours comme il faut. Les émotions, les passions et les intérêts
personnels peuvent influencer la pensée.
De plus, tout le monde n’a pas les mêmes conditions pour apprendre à réfléchir correctement, comme
l’accès à l’éducation.
Penser correctement demande un effort constant et de la discipline.
Ainsi, le devoir de bien penser est un idéal difficile, mais nécessaire pour améliorer la vie humaine.
CONCLUSION
En conclusion, l’homme est naturellement fait pour penser, car la pensée le définit. Mais cette capacité
implique une responsabilité : celle de penser correctement.
Même si bien penser est difficile, c’est un devoir essentiel pour vivre en société et agir de manière juste.
On peut donc dire que la pensée est à la fois une nature et un devoir pour l’homme.
🟩 DISSERTATION FILOZOFIKA – TENY MALAGASY
LOHAHEVITRA
“Hita miharihary fa natao hisaina ny olona, ary ny adidiny dia ny hisaina araka ny tokony ho izy” (Blaise
Pascal).
SAVA LALANA (INTRODUCTION)
Ny olona dia miavaka amin’ny zavamananaina hafa satria mahay misaina. Afaka mieritreritra,
manontany tena ary mitady ny hevitry ny zavatra manodidina azy izy. Ny fisainana no ahafahan’ny olona
mandroso sy manorina fiaraha-monina.
Araka an’i Blaise Pascal, natao hisaina ny olona ary adidiny ny misaina tsara. Midika izany fa tsy
fahaizana fotsiny ny fisainana fa andraikitra koa.
Koa mipetraka ny fanontaniana : ampy ve ny fisainana sa tsy maintsy misaina araka ny tokony ho izy ny
olona ?
Ho valin’izany, hojerentsika aloha fa voajanahary ny fisainan’ny olona, avy eo ny adidiny hisaina tsara,
ary farany ny fetra misy amin’izany.
I. Voajanahary ny fisainan’ny olona
Voalohany, ny fisainana dia toetra voajanahary ananan’ny olona. Tsy toy ny biby, ny olona dia
mahatsapa ny tenany sy ny tontolo iainany. Manontany tena momba ny fiainana, ny fahamarinana ary
ny rariny izy.
Amin’ny alalan’ny fisainana no ananganan’ny olona ny siansa, ny teknika ary ny kolontsaina. Ny fisainana
koa no ahafahany misafidy sy mandray fanapahan-kevitra.
Noho izany, ny fisainana no maha-olona ny olona.
Fifandraisana tsotra : Saingy tsy ampy ny misaina fotsiny.
II. Adidin’ny olona ny misaina araka ny tokony ho izy
Manaraka izany, hoy Pascal, adidin’ny olona ny misaina tsara. Ny misaina araka ny tokony ho izy dia
misaina amin’ny saina mandanjalanja sy mitandrina.
Raha misaina diso ny olona dia mety hanao zavatra tsy mety, toy ny tsy rariny sy herisetra. Ohatra, ny
fitsarana mialoha dia mety hiteraka ady.
Izany no maha-zava-dehibe ny fanabeazana sy ny filozofia satria mampianatra ny olona hieritreritra
tsara sy hitady ny marina.
Koa, adidy lehibe ny misaina tsara mba hanaovana asa tsara.
Fifandraisana tsotra : Kanefa tsy mora foana izany.
III. Ny fetra amin’ny adidin’ny fisainana
Farany, tsy misaina tsara foana ny olona. Ny fihetseham-po sy ny filàna manokana dia mety hanimba ny
fisainany.
Ankoatra izany, tsy mitovy ny fahafahan’ny olona rehetra mianatra sy misaina lalina.
Mitaky ezaka sy fifehezana tena ny fisainana tsara.
Noho izany, na dia sarotra aza, zava-dehibe ny miezaka misaina araka ny tokony ho izy.
FAMARANANA (CONCLUSION)
Raha fintinina, natao hisaina ny olona ary io no maha-olona azy. Saingy miaraka amin’izany dia misy
adidy lehibe : ny misaina tsara.
Na dia tsy mora aza izany, ny fisainana araka ny tokony ho izy dia ilaina amin’ny fiainana sy ny fiaraha-
monina.
Izany no mahatonga ny fisainana ho toetra voajanahary sy andraikitra ho an’ny olona.
Sujet :
Claude Bernard affirme :
« Sans hypothèse, c’est-à-dire sans anticipation de l’esprit sur les faits, il n’y a pas de science, et le jour
de la dernière hypothèse serait le dernier jour de la science. »
Que peut-on dire de cette affirmation ?
Introduction
La science cherche à comprendre le monde et à expliquer les phénomènes naturels. On pourrait penser
qu’elle se fonde uniquement sur l’observation des faits et sur l’expérience. Pourtant, Claude Bernard
affirme que sans hypothèse, il n’y aurait pas de science. Pour lui, l’hypothèse est une anticipation de
l’esprit qui permet de guider la recherche scientifique. Dès lors, on peut se demander si l’hypothèse est
réellement indispensable à la science, et pourquoi la disparition des hypothèses marquerait la fin de la
science.
Nous verrons d’abord que l’hypothèse est à l’origine de toute démarche scientifique, puis nous
montrerons qu’elle permet le progrès continu de la science.
I. L’hypothèse comme point de départ de la science
Tout d’abord, l’hypothèse joue un rôle fondamental dans la démarche scientifique. Elle est une
supposition formulée par le savant pour expliquer un phénomène observé. Sans hypothèse, le
scientifique se contenterait d’accumuler des faits sans pouvoir les comprendre ni les organiser.
En effet, l’hypothèse oriente l’observation et l’expérience. Par exemple, un scientifique ne réalise pas
des expériences au hasard : il les construit pour vérifier une idée préalable. Ainsi, l’esprit humain n’est
pas passif face aux faits, mais actif. Il anticipe, questionne et cherche des explications.
De plus, Claude Bernard montre que l’expérience scientifique n’est jamais neutre. Elle est toujours
guidée par une hypothèse. Sans elle, il n’y aurait ni recherche, ni découverte. On peut donc dire que
l’hypothèse est la condition même de l’existence de la science.
👉 Transition :
Cependant, l’hypothèse ne sert pas seulement à commencer la recherche scientifique ; elle est aussi
essentielle au progrès de la science.
II. L’hypothèse comme moteur du progrès scientifique
Ensuite, l’hypothèse permet à la science d’évoluer et de se renouveler. Une hypothèse peut être
confirmée ou réfutée par l’expérience. Lorsqu’elle est réfutée, elle est remplacée par une autre
hypothèse plus satisfaisante. C’est ainsi que la science progresse.
Claude Bernard affirme que le jour de la dernière hypothèse serait le dernier jour de la science. Cela
signifie que la science ne peut jamais être totalement achevée. Il y aura toujours de nouvelles questions
à poser et de nouvelles hypothèses à formuler. Une science sans hypothèse serait une science figée,
incapable d’avancer.
Par ailleurs, cette idée montre que la science n’apporte pas des vérités définitives, mais des
connaissances provisoires. Les hypothèses permettent donc à la science de rester vivante, critique et
ouverte au changement.
👉 Transition :
Ainsi, loin d’être un obstacle, l’hypothèse apparaît comme une condition essentielle de la vitalité
scientifique.
Conclusion
En conclusion, Claude Bernard montre que l’hypothèse est indispensable à la science. Elle permet de
donner un sens aux faits, de guider l’expérience et de faire progresser les connaissances. Sans
hypothèse, il n’y aurait ni recherche scientifique ni évolution du savoir.
Dire que la dernière hypothèse marquerait la fin de la science revient à affirmer que la science est une
activité humaine en perpétuelle construction. Ainsi, la science ne vit que par le questionnement, le
doute et la formulation constante de nouvelles hypothèses.
Fampidirana
Ny siansa dia mikendry ny hahalala sy hanazava ny zava-misy eo amin’ny tontolo iainana. Matetika isika
mieritreritra fa ny siansa dia mifototra fotsiny amin’ny fandinihana sy ny fanandramana. Kanefa, araka
ny hevitr’i Claude Bernard, dia tsy afaka misy ny siansa raha tsy misy petra-kevitra. Ho azy, ny petra-
kevitra dia fanomanana sy vinavina ataon’ny saina mba hanazavana ny zava-misy.
Noho izany, mipoitra ny fanontaniana hoe : tena ilaina ve ny petra-kevitra eo amin’ny siansa ? Ary
nahoana no lazainy fa ny fiafaran’ny petra-kevitra dia ho fiafaran’ny siansa ihany koa ?
Hojerentsika voalohany fa ny petra-kevitra no fototry ny fikarohana ara-tsiansa, ary avy eo hasehontsika
fa izy no mampandroso ny siansa.
I. Ny petra-kevitra ho fiandohan’ny siansa
Voalohany indrindra, manana anjara toerana lehibe ny petra-kevitra eo amin’ny dingana ara-tsiansa. Izy
io dia vinavina na eritreritra apetraky ny mpahay siansa mba hanazavana trangan-javatra iray hita. Raha
tsy misy petra-kevitra dia ho fanangonana zava-misy fotsiny ihany ny siansa, nefa tsy misy fanazavana.
Marina fa ny petra-kevitra no mitarika ny fandinihana sy ny fanandramana. Tsy manao fanandramana
amin’ny kisendrasendra ny mpahay siansa, fa manao izany mba hanamarinana hevitra iray efa
natsangany mialoha. Midika izany fa tsy mpandray zava-misy fotsiny ny saina olombelona, fa mandray
anjara mavitrika amin’ny fikarohana.
Noho izany, araka an’i Claude Bernard, tsy misy siansa raha tsy misy petra-kevitra, satria izy no
ahafahana mametraka fanontaniana sy mitady valiny.
👉 Tetezamita :
Na izany aza, tsy mijanona ho fiandohana fotsiny ny petra-kevitra, fa manana anjara toerana lehibe
amin’ny fandrosoan’ny siansa koa izy.
II. Ny petra-kevitra ho hery mampandroso ny siansa
Manaraka izany, ny petra-kevitra no mahatonga ny siansa hivoatra hatrany. Rehefa apetraka ny petra-
kevitra iray dia azo hamarinina na lavina amin’ny alalan’ny fanandramana. Raha lavina izy, dia soloina
petra-kevitra vaovao, izay heverina fa marina kokoa.
Izany no mahatonga ny siansa tsy mijanona amin’ny fahalalana raikitra. Araka ny voalazan’i Claude
Bernard, raha tonga amin’ny petra-kevitra farany ny siansa, dia tsy hisy intsony ny fikarohana. Midika
izany fa ny siansa dia tsy maintsy misokatra amin’ny fanontaniana sy fanitsiana hatrany.
Ankoatra izany, mampiseho izany fa tsy fahamarinana tanteraka no omen’ny siansa, fa fahalalana
vonjimaika izay azo hatsaraina. Noho izany, ny petra-kevitra no manome aina sy hery ho an’ny siansa.
👉 Tetezamita :
Araka izany, tsy sakana ho an’ny siansa ny petra-kevitra, fa fototra sy hery manosika azy.
Famaranana
Raha fintinina, ny hevitr’i Claude Bernard dia mampiseho fa tena ilaina ny petra-kevitra eo amin’ny
siansa. Izy no manampy amin’ny fanazavana ny zava-misy, mitarika ny fanandramana ary mampandroso
ny fahalalana. Raha tsy misy petra-kevitra dia tsy hisy fikarohana, ary hijanona ny siansa.
Noho izany, azo lazaina fa ny siansa dia velona amin’ny alalan’ny fanontaniana, ny fisalasalana ary ny
famoronana petra-kevitra vaovao hatrany