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Chapitre 1 : Dénombrement
Dr. MERGANE
2019-2020
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PROBABILITE
1
Table des matières
1 Cardinal d’un ensemble fini 3
1.1 Notion d’ensemble . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.1.1 Définitions et notations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.1.2 Opérations ensemblistes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.1.3 Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.2 Cardinal d’un esnsemble . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2 Eléments d’analyse combinatoire 8
2.1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2.2 Les p−listes ou p−uplets . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
2.3 Arrangements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
2.4 Permutations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
2.5 Combinaisons . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.6 Tableau récapitulatif . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2
1 Cardinal d’un ensemble fini
1.1 Notion d’ensemble
1.1.1 Définitions et notations
- Ensemble : On appelle ensemble toute collection d’objets appelés éléments.
Exemple 1 Soit E l’ensemble des voyelles de l’alphabet français, donc les éléments
de E sont i, u, o, a, e, et y. On note :
E = {i, u, o, a, e, y}
- Appartenance : Dans l’exemple précédent, on a i est un élément de E. On dira
que i appartient à E et on note : i ∈ E.
Par contre b n’est pas un élément de E, b n’appartient pas à E et on note : b ∈
/ E.
- Inclusion : Soient A et E deux ensembles. On dit que A est une partie (un sous
ensemble) de E ou A est inclus dans E si tous les éléments de A sont aussi éléments
de E. On note A ⊂ E. Considérons
A = {a, i, u} , B = {a, b, z} et E = {i, u, o, a, e, y}
Tout élément de A est aussi élément de E. Donc A ⊂ E.
Par contre B n’est pas inclus dans E, car z ∈ B et z ∈ / E. On note B 6⊂ E.
L’ensemble des parties d’un ensemble E est noté par P (E) . Dans l’exemple précédent
on a :
A ∈ P (E) et B ∈ / P (E) .
- Vide : Un ensemble ayant aucun élément est appelé ensemble vide. On le note par
∅ ou { } .
1.1.2 Opérations ensemblistes
Soient A, B et C trois sous-ensembles non vides de E.
Exemple 2 Soient E l’ensemble des étudiants de la classe, A (resp. B et C) l’en-
semble des étudiants de cette classe qui parlent wolof (resp. mandingue et peuhl).
- Union : La réunion de deux ensembles A et B est l’ensemble des éléments qui
sont dans A ou dans B. On note
A ∪ B = {x ∈ A ou x ∈ B} .
On lit A union B. Dans l’Exemple 2, A ∪ B est l’ensemble des étudiants de la classe
qui parlent le wolof ou la langue mandingue.
- Intersection : L’intersection de deux ensembles A et B est l’ensemble des éléments
qui sont dans A et dans B. On note
A ∩ B = {x ∈ A et x ∈ B} .
3
On lit A inter B.
Dans l’Exemple 2, A ∩ B est l’ensemble des étudiants de la classe qui parlent wolof
et mandingue.
- Complémentaire :
CE A = Ā = {x ∈ E et x ∈
/ A}
On lit complémentaire de A dans E ou complémentaire de A s’il n’y a pas d’am-
biguı̈té.
Exemple 2 : Ā est l’ensemble des étudiants de la classe qui ne parlent pas wolof.
- Différence :
A \ B = A ∩ B̄ = {x ∈ A et x ∈
/ B}
- Différence symétrique :
A∆B = (A \ B) ∪ (B \ A)
= {x ∈ A et x ∈
/ B} ∪ {x ∈ B et x ∈
/ A}
Retour à l’exemple 2, A ∆ B est l’ensemble des étudiants qui parlent wolof et qui ne
parlent pas mandingue ou qui parlent mandingue et qui ne parlent pas wolof.
Remarque 1 Le ou est toujours inclusif en probabilité et non exclusif.
1.1.3 Propriétés
Considérons A B et C trois sous ensembles non vides de E.
– A∪B = A∩B
– A∩B = A∪B
– A ∪ B = B ∪ A; A ∩ B = B ∩ A (Commutativité)
– A ∪ (B ∩ C) = (A ∪ B) ∩ (A ∪ C) (Associativité)
– A ∩ (B ∪ C) = (A ∩ B) ∪ (A ∩ C) (Associativité)
– E = A ∪ A et A ∩ A = ∅.
Exercice 1 (TAF)
1. Traduire les ensembles définis dans l’exemple 2.
2. Soient E l’ensemble des lettres de l’alphabet français, A l’ensemble des voyelles
et B = {k, i, w, u, d} . Trouver les ensembles décrits précédemment.
1.2 Cardinal d’un esnsemble
Définition 1
Un ensemble est dit dénombrable si ses éléments peuvent être numérotés (in-
dexés).
Soit E un ensemble dénombrable, le nombre d’éléments qui composent E est
appelé son cardinal. On note card (E) .
si card (E) est fini, on dit que E est un ensemble fini.
4
Exemple 3
– L’ensemble des entiers naturels N est dénombrable infini.
– L’ensemble des lettres de l’aphabet français est dénombrable fini, son cardinal
vaut 26.
– L’ensemble [0, 1] n’est pas dénombrable.
Remarque 2 card(∅) = 0.
Propriété 1
– Si A ⊂ B, alors card(A) ≤ card(B).
– card(A ∪ B) = card(A) + card(B) − card(A ∩ B).
Exercice 2 Un groupe formé de 10 étudiants dont 8 parlent wolof, 7 parlent man-
dingue. On suppose que chaque étudiants parle au moins une de ces deux langues.
Quel est l’effectif des étudiants qui parlent à la fois ces deux langues ?
Solution : Notons par E, A et B désignant respectivement l’ensemble de ces 10
étudiants, l’ensemble de ceux qui parlent wolof, ceux qui parlent mandingue.
On cherche card(A ∩ B). Or d’après la formule on a :
card(A ∪ B) = card(A) + card(B) − card(A ∩ B).
Puisque chaque étudiant parle au moins une de ces deux langues alors E = A ∪ B.
Donc card(A ∪ B) = 10.
Par suite,
card(A ∪ B) = 8 + 7 − 10 = 5.
Parmi ces étudiants, 5 parlent à la fois wolof et mandingue.
(Faire un schéma)
Exercice (TAF2)
Quel est l’effectif des étudiants qui parlent :
1. Uniquement wolof ?
2. Uniquement mandingue ?
3. Exactement une de ces deux langues ?
Remarque 3 Soient A, B et C trois sous ensembles. On a :
card(A ∪ B ∪ C) = card(A) + card(B) + card(C)
− card(A ∩ B) − card(A ∩ C) − card(B ∩ C)
+ card(A ∩ B ∩ C).
Preuve : [TAF !]
Exemple 4 Soient card(A) = 6, card(B) = 5, card(C) = 3, card(A ∩ B) = 1,
card(A ∩ C) = 2, où les ensembles A, B et C désignent respectivement ceux qui
parlent wolof, mandigue, peul. Sachant que 10 d’entre eux parlent au moins une de
5
ces trois langues et 1 seul parle à la fois ces trois langues, quel est nombre d’étudiants
qui parlent mandigue et peul ?
Solution : On cherche card(B ∩ C).
card(B ∩ C) = card(A) + card(B) + card(C)
− card(A ∩ B) − card(A ∩ C) − card(A ∪ B ∪ C)
+ card(A ∩ B ∩ C).
card(B ∩ C) = 6 + 5 + 3 − 1 − 2 − 10 + 1 = 2.
Propriété 2 (Principe de l’addition)
– Soient A et B deux sous ensembles disjoints i.e. A ∩ B = ∅. Alors
card(A ∪ B) = card(A) + card(B).
– A, B et C trois sous ensembles disjoints (deux à deux). Alors
card(A ∪ B ∪ C) = card(A) + card(B) + card(C).
– A1 , A2 , · · · , Ak , k sous ensembles disjoints. Alors,
card(A1 ∪ A2 ∪ · · · ∪ Ak ) = card(A1 ) + card(A2 ) + · · · + card(Ak ).
Exemple 5 Parmi 10 étudiants, 2 sont nés à Dakar, 1 à Sédhiou, 3 à Kaolack, 1 à
Saint-Louis. Quel est l’effectif des étudiants qui ne sont pas nés à dans l’une de ces
quatre villes ?
Solution : Considérons les ensembles A1 , A2 , A3 et A4 désignant respectivement
les étudiants qui sont qui sont nés à Dakar, à Sédhiou, à Kaolack, Saint-Louis.
Cherchons d’abord card(A1 ∪A2 ∪A3 ∪A4 ). Puisque ces sous ensembles sont disjoints
deux à deux, car un étudiant ne peut pas être né dans deux villes différentes, donc
d’après le pricipe de l’addition
4
X
card(∪4i=1 Ai ) = card(Ai ) = 2 + 1 + 3 + 1 = 7.
i=1
Le nombre d’étudiants qui ne sont pas nés dans l’une de ces villes est :
10 − 7 = 3.
Propriété 3 (Principe du produit ou multiplicatif )
Définition 2 Soient A et B deux ensembles quelconques non vides. On appelle
produit cartésien de A et B l’ensemble noté et défini par :
A × B = {(x, y) : x ∈ A et y ∈ B} .
Le nombre d’éléments d’un produit cartésien entre A et B est :
card(A × B) = card(A) × card(B).
NB : Lorsqu’une situation présente k étapes offrant respectivement n1 , n2 , · · · , nk
possibilités alors le nombre total d’issues est : n1 × n2 × · · · × nk .
6
Exemple 6 Supposons maintenant que chaque étudiants doit choisir une matière
facultative parmi f1 , f2 , f3 , f4 ; une obligatoire parmi o1 , o2 .
Soient F = {f1 , f2 , f3 , f4 } et O = {o1 , o2 } désignant respectivement l’ensemble
des matières facultatives et obligatoires. Alors l’ensemble formé par F × O est un
produit cartésien. On a
F × O = {(f1 , o1 ), (f2 , o1 ), · · · , (f4 , o2 )} .
Le nombre de choix possibles est 4 × 2 = 8.
Exemple 7 (Petit déjeuner)
Style de café : A = {Café Touba, Nescafé }
Nom du lait en poudre : B = {Vitalait, Bocage, Laclait }
il y a 6 possibilités de prendre son petit déjeuner.
Exercice 3 (TAF) Supposons que les plaques d’immatriculation sont formées de
2 lettres suivies de 4 chiffres. Quel est le nombre d’immatriculations possibles ?
Solution :
Soient L = {A, B, · · · , Z} et C = {0, 1, · · · , 9} . L’ensemble des plaques d’imma-
triculation est un produit cartésien : L × L × C × C × C × C. Le nombre de plaques
est donc
card (L × L × C × C × C × C) = card (L)2 × card(C)4 = 262 × 104 .
7
2 Eléments d’analyse combinatoire
2.1 Définitions
Définition 3 (Factorielle) Soit n un entier naturel non nul. On appelle « facto-
rielle n », l’entier, noté n!, égal au produit de tous les entiers non nuls inférieurs ou
égaux à n :
n! = n × (n − 1) × · · · × 3 × 2 × 1.
Lorsque n = 0, on a par convention 0! = 1. Nous avons la relation récurrente
suivante :
n! = n × (n − 1)!.
Exemple 8
1. Calculons : 4! et 5! ; 2 × 5!, (2 × 5)! et 2! + 5!.
• 4! = 4 × 3 × 2 × 1 = 24, et 5! = 5 × 4! = 120.
• 2 × 5! = 2 × 120 = 240.
• (2 × 5)! = 10! = 10 × 9 × 8 × 7 × 6 × 5! = 3 628 800.
• 2! + 5! = 2! + 5 × 4 × 3 × 2! = 2!(1 + 5 × 4 × 3) = 2! × 61 = 122.
(n+2)! 3! 15! 5!
2. Simplifions les expressions suivantes : a = 3! n!
, pour n ∈ N ; b = 20!
.
(n + 2)!
a =
3! n!
(n + 2) × (n + 1) × n!
=
3 × 2 × 1 × n!
(n + 2)(n + 1)
a = .
6
3! 15! 5!
b =
20!
3 × 2 × 15! × 5 × 4 × 3 × 2
=
20 × 19 × 18 × 17 × 16 × 15!
6 × 20 × 3 × 2
=
20 × 19 × 18 × 17 × 16
1
=
19 × 17 × 8
1
b =
2584
Définition 4 (Disposition)
Une disposition est une suite d’éléments discernables ou indiscernables. Elle peut
être :
– sans répétition, chaque élément figure au plus une fois dans la disposition ;
– avec répétition, un élément peut figurer plusieurs fois dans la disposition ;
– ordonnée, chaque élément est caractérisé par sa place dans la disposition ;
– non ordonnée, lorsque l’ordre ne compte pas dans la disposition.
8
Une dispostion, peut être vue comme étant le résultat d’une expérience.
Exemple 9 Tirage de boules, lancer de dés, jeu de cartes, etc.
9
2.2 Les p−listes ou p−uplets
Définition 5 On appelle p-liste toute disposition ordonnée avec répétition d’éléments
discernables.
Soit E un ensemble et p un entier non nul, une p−liste d’éléments de E est une
p
liste de p éléments de E ie (x1 , x2 , · · · , xp ) ∈ E
| ×E ×
{z · · · × E} := E .
p facteurs
Exemple 10
1. Soit E = {0, 1, · · · , 9} et A = (8, 2, 7, 0, 2, 3) . Alors A est un 6−uplet ou
une 6−liste de l’ensemble E.
2. E = {a, b, · · · , z} , alors (a, e, z, t, e) est une 5−liste d’éléments de E.
Théorème 1 Si card (E) = n, alors le nombre de p−uplets de E est np .
En effet, on a : card (E p ) = (card (E))p = np .
Exemple 11
1. Considérons l’ensemble E = {a, r, w} . Dénombrons toutes les 2−listes de E.
Le nombre de 2−listes de E est 32 = 9. Elles sont (a, a) , (a, r) , (a, w) , (r, a) ,
(r, r) , (r, w) , (w, a) , (w, r) et (w, w) .
2. Le nombre possible de résultats à l’issue de quatre lancers successifs d’une pièce
de monnaie est 24 .
3. Une urne contient 5 boules discernables. On procède à un tirage successif avec
remise de 6 boules. Le nombre de possibilités de tirer les boules est donc 56 .
Contexte d’application : Tirage successif de boules avec remise ; lancer d’une
pièce de monnaie ou d’un dé ; etc.
10
2.3 Arrangements
Définition 6 On appelle arrangement (ou arrangement sans répétition) de p éléments
pris parmi les n éléments discernables de E, toute disposition ordonnée sans répétition
de p éléments de E.
Exemple 12
1. E = {0, 1, · · · , 9} . A = (8 − 2 − 7 − 0 − 3) est un arrangement de 5 éléments
parmi 10.
2. E = {a, b, · · · , z} . A = (a, e, z, t) est un arrangement de 4 lettres pris parmi
les 26 lettres de l’alphabet français.
Théorème 2
Soit E un ensemble fini de cardinal n et p un entier naturel tel que 0 ≤ p ≤ n.
Le nombre d’arrangements sans répétition de p éléments de E est :
n!
Apn = n × (n − 1) × (n − 2) × · · · (n − p + 1) = .
(n − p)!
Exemple 13
Soit l’ensemble E = {a, r, w} . Les arrangements sans répétition de 2 éléments
choisis parmi les 3 éléments de E sont : (a, r) , (a, w) , (r, a) , (r, w) , (w, a) , (w, r) .
Exercice 4
1. Un portable est codé avec 4 chiffres. Quel est le nombre de possibilités de coder
ce portable si l’on suppose qu’il n’y a pas de répétition de chiffres ?
2. De combien de manières différentes peut-on élire un président et un vice-
président parmi 10 personnes ?
3. Une urne contient 4 boules blanches (b1 , b2 , b3 , b4 ), 8 rouges (r1 , r2 , · · · , r8 ),
2 noires (n1 , n2 ). On tire quatre boules dans cette urne, successivement sans
remise. Quel est le nombre de tirages possibles ?
Contexte d’application : Tirage successif sans remise de boules.
Propriété 4
Apn = Apn−1 + pAp−1
n−1 .
Preuve : [TAF !]
11
2.4 Permutations
A. Permutation simple
Définition 7 Une permutation (simple) d’éléments de E est une disposition or-
donnée sans répétition de tous les éléments de E. Autrement dit, c’est un arrange-
ment de tous les éléments de E.
Exemple 14 Soit E = {0, 1, 2} . Les permutations déléments de E sont :
(0 − 1 − 2) ; (0 − 2 − 1) ; (1 − 0 − 2) ; (1 − 2 − 0) ; (2 − 0 − 1) ; (2 − 1 − 0)
Théorème 3 Soit card(E) = n. Le nombre de permutations possibles d’éléments
de E est n!.
n! n!
En effet, Ann = (n−n)!
= 0!
= n!
Exemple 15
– Le nombre de classements possibles dans un groupe de 5 étudiants si l’on sup-
pose qu’il n’y a pas d’ex aequo est 5! = 120.
– Il y a 10! façons de ranger 10 livres distincts sur une étagère.
– Le nombre de permutations de toutes les lettres du mot LAMINE est 6!.
B. Permutation avec répétitions
Définition 8 On appelle permutation avec répétitions d’éléments de E toute per-
mutation d’éléments de E dont certains sont répétés (indiscernables).
Exemple 16 ˜
– Les mots qu’on peut former avec toutes les lettres du mot « AWA » : AWA ;
AAW ; WAA.
– On désire ordonner 7 boules dont 2 rouges(R), 3 bleues (B) et 2 vertes (V).
Les boules de même couleurs sont indiscernables. Les perputations possibles :
RRBBBVV ; RBRVBBV ; etc.
Théorème 4 Le nombre de permutations avec répétitions de n éléments dont k sont
rṕétés respectivements n1 , n2 , · · · , nk fois (n1 objets indiscernables, · · · , nk objets
indiscernables) est
n!
n1 ! n2 ! · · · nk !
Par exemple,
3!
− Le nombre de mots qu’on peut former avec les lettres du mot AWA est 2! 1!
=3
7!
− Le nombre de rangements de 7 boules dont 2 rouges, 3 bleues et 2 vertes est 2! 3! 2:
Remarque 4 n1 + n2 + · · · + nk = n
12
2.5 Combinaisons
A. Combinaison simple
Définition 9 Une combinaison (simple) de p-éléments pris parmi n éléments de E
est une disposition non ordonnée et sans répétition de p éléments de E.
Exemple 17 Considérons E = {0, 4, 9} .
Les combinaisons de 2 éléments de E sont : {0, 4} , {0, 9} et {4, 9} .
Remarque 5 Une combinaison de p éléments pris parmi n de E est une partie
(sous ensemble) de p éléments de E.
Théorème 5 Le nombre de combinaisons de p éléments choisis dans un ensemble
de n éléments est noté et défini par
n!
Cnp =
p! (n − p)!
Exemple 18
– Le nombre de façons de choisir 3 étudiants parmi 8 (sans tenir compte de
l’ordre) est le nombre de combinaisons de 3 étudiants choisis parmi 8. On a
C83 = 56 manières de le faire.
8
– Le nombre de mains dans un jeu de 32 cartes est C32 = 10 518 300.
Contexte d’application : Tirage simultané d’éléments discernables.
B. Combinaison avec répétition
Définition 10 Une combinaison avec répétitions est une disposition non ordonnée
avec répétitions.
Exemple 19 Soit E = {0, 4, 9} . Les combinaisons avec répétitions de 2 éléments
de E sont :
{0, 0} , {0, 4} , {0, 9} ,
{4, 4} , {4, 9} ,
{9, 9} .
Théorème 6 Le nombre de combinaisons avec répétitions de p éléments choisis
parmi n est
p
Cn+p−1
Exemple 20 Une urne contient 5 boules distinctes. On tire successivement avec
remise de 3 boules de l’urne sans tenir compte de l’ordre. Un résultat possible est
3
une combinaison avec répétitions de 3 boules parmi 5. On a C5+3−1 = C73 = 35
résultats possibles.
13
Exercice 5 Démonbrer le nombre de façons de répartir 6 gâteaux (indiscernables)
à 4 enfants.
C. Propriétés des combinaisons
– Si p > n, Cnp = 0
– Symétrie : Cnp = Cnn−p
p−1 p
– Formule de Pascal : Cnp = Cn−1 + Cn−1
Conséquences
1. Cn0 = Cnn = 1
2. Cn1 = Cnn−1 = n
3. Triangle de Pascal :
H
HH p
0 1 2 3 ··· p−1 p
n H
HH
0 1
1 1 1
2 1 2 1
3 1 3 3 1
.. ..
. .
p−1 p
n−1 1 Cn−1 Cn−1
n 1 Cnp
Ce tableau permet de calculer les coefficients binomiaux.
• Formule de Newton : Soient a et b deux réels, pour tout entier n,
n
X
(a + b)n = Cnk ak bn−k
k=0
Exemple 21
3
X
3
(a + b) = C3k ak b3−k
k=0
= C30 a0 b3 + C31 a1 b2 + C32 a2 b1 + C33 a3 b0
= b3 + 3ab2 + 3a2 b + a3
Exercice 6 Montrer les relations suivantes :
14
Relation Idée de la preuve
Pn
k=0 Cnk = 2n a=b=1
Pn
k=0 Cnk (−1)k = 0 a = 1 et b = −1
Pn
k=0 Cnk 2k = 3n a = 1 et b = 2
Exercice 7
1. Montrer la relation suivante appelée relation d’absortion
kCnk = nCn−1
k−1
, ∀k ≤ n
2. En déduire n
X
kCnk = n22−1
k=0
Idée : Considérer la fonction f (x) = (1 + x)n et calculer f 0 (1).
Exercice 8 Montrer que le nombre de parties d’un ensemble fini à n éléments est
2n .
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2.6 Tableau récapitulatif
Disposition ordonnée Avec répétitions Formule
• p liste : np
Oui Oui
• Permutation avec répartition :
n!
n1 ! ··· nk !
• Arrangement : Apn
Oui Non
• Permutation : n!
Non Oui • Combinaison avec répétitions :
p
Cn+p−1
Non Non • Combinaison : Cnp
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