Dictées et Histoire des Arts en Classe
Dictées et Histoire des Arts en Classe
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Sommaire
Les s é quences
• La d é marche 6
• Le d é roulement des s éances.... 10
• Une proposition d organisation
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20
• La correction des dict é es 21
Introduction
Leç ons d’orthographe Dict é es histoire des arts
Les formes et les couleurs
1 Distinguer oi , ou , on 27
( Peinture bleue , Kandinsky )
Écrire eil, euil, ail, ouil ou eille Le printemps [ Les Quatre Saisons ,
15 152
euille , aille , ouille Vivaldi )
23 Former des noms f é minins Les m é tiers (D/7/7/ a Paris , Ocelot ) 224
La d é marche 6
• Le dé roulement des séances 10
• Une proposition d'organisation 20
• La correction. des dictées 2A
15
DiciéeA et histoire des ari& ; C£2
La démarche
La d é marche propos é e dans cet ouvrage se veut utile aux enseignants qui sou -
haitent donner un enseignement structur é et explicite de l orthographe , fond é
'
sur une programmation r é flé chie , tout en donnant acc è s à une culture artistique,
elle - m ê me support d ' enrichissement lexical. Les s é quences proposent syst é ma -
tiquement la d é couverte d ’ une œuvre , puis d une notion d ' orthographe. Suivent
'
diff é rentes occasions d ' entrainer ses comp é tences orthographiques, seul, avec le
guidage de l' enseignant - e ou avec le concours de ses camarades . Elles se terminent
par une évaluation positive , donnant de la visibilit é aux r é ussites des élèves et pas
seulement à leurs erreurs.
l' histoire des arts contribue à cr é er du lien entre les autres enseignements et met
en valeur leur dimension culturelle . » Proposer à ses élèves des dict é es reprenant
les enseignements r é alis é s lors de s é ances d histoire de l art permet de construire
' '
fr é quentation r é guli è re d ' autres domaines d apprentissage . L' histoire des arts est
'
quant à lui un domaine d ' apprentissage souvent d é laiss é , car consid é r é comme
secondaire . Cr é er un lien entre ces deux domaines parait alors opportun. Cette
m é thode fait d é couvrir aux élè ves une œuvre d art par semaine , ce qui offre une
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6I
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Enrichir le uocabulaire
En cycle 2 , l’ augmentation du bagage lexical des élèves doit ê tre une priorit é . On
sait que , d ' un élève à l’autre, d ’ â ge é quivalent , le stock de mots peut varier de un à
dix . C ’ est toute la compr é hension qui en est impact é e. Les textes lus et la plupart
des contenus d ’ apprentissage sont rendus inaccessibles pour des élèves au stock
limit é . Les mots poss é d é s par les élèves sont autant de clé s pour r é ussir.
Les œuvres é tudi ées sont l' occasion pour l’ é lève d ’ utiliser son lexique en contexte
et d ’ en augmenter la taille. À chaque œ uvre est associ é un th è me , permettant
d ’ exploiter un champ lexical. Ainsi, l’ observation du tableau L' Empire des lumi è res
de Magritte sera l’ occasion d ’ évoquer le th è me du jour et de la nuit , de la lumi è re
et de l obscurit é. Parmi tous les mots é nonc é s lors de l observation , seuls certains
' '
le nombre de mots à conna î tre pour la dict é e . Ainsi, en fonction de leur groupe
( jaune , vert ou violet ) , certains élèves auront une dizaine de mots à connaitre ,
quand d ’ autres en auront une quarantaine. En revanche, chez tous , on évaluera la
capacit é à marquer les accords ou à distinguer les homophones.
L’ un des partis pris de cette m é thode est de proposer aux élèves des textes de
longueur et de difficult é adapt é es à leurs capacit é s. Un élève en difficult é ou souf -
frant d ’ un trouble des apprentissages n ’ a aucun int é r ê t à é crire une dict é e de dix
lignes qui lui demande un effort de concentration immense et multiplie pour lui les
occasions de se tromper. En revanche , un élève à l’ aise en orthographe appr é ciera
de s’ entrainer sur des textes plus longs. Il parait compliqu é de dicter trois textes
diff é rents à une m ê me classe , d ’ ailleurs, cela serait - il souhaitable ?
Dicter le m ê me texte , en faisant s’ arr ê ter les élèves à diff é rentes é tapes ,
permet à tous de travailler les m ê mes comp é tences , sur la m ê me œ uvre
et à l’ enseignant - e de ne faire qu ’ une seule et mê me dict é e.
Pour certains élèves , il sera n é cessaire d utiliser des dict é es à trous . Ces dict é es
'
leur permettent de se concentrer sur les mots à apprendre ou sur la rè gle ortho -
graphique de la semaine. La dict é e à trous aide par ailleurs à la segmentation en
17
Dictée* et histoire de* art* C£2
mots, qui peut parfois s ' av é rer encore difficile. En effet , certains élè ves per ç oivent
la dict é e comme un flot continu de sons, dans lequel ils reconnaissent difficilement
les mots qu ' ils ont appris. L' élève é crira par exemple « les colles » omettant à la
fois le sens de la phrase et le fait que le mot « é cole » é tait à apprendre. La dict é e
à trous, en proposant des espaces clairement d é limit é s, leur facilite la t â che .
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Le peintre utilise les couleurs primaires
—H-i NBBB3
Il existe encore bien d autres fa ç ons de s' adapter à chacun de ses élèves .
'
ou de sons ) , etc.
• Apr è s la dict ée : en l aidant à se relire, en lui posant des questions ou en
'
en lui permettant d ' utiliser ses outils afin de se corriger [ oui , m ê me la liste
de mots ) , etc.
correcte du point de vue phon é tique sera corrig é mais ne sera pas sanctionné.
8I
Introduction
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Exemple : Le mot « salle » n ' a pas é t é donné à apprendre. La proposition faite par
l élève est acceptable sur le plan phon é tique. Le mot est donc corrig é mais l’ erreur
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19
Dictée* et histoire de* art* CX2
groupe des experts, auquel cas, il ne bouge pas ) . Un élève qui obtient moins de
80 % passera quant à lui dans le groupe pr é c é dent . Dans ce cas, il est important
de d é dramatiser et de faire comprendre à l' élève que, en fonction de la situation :
• ce changement n ' est que provisoire puisqu ’il n ’ est que le reflet de son manque
de r évision / d ' attention / de relecture cette semaine. Il ne tient qu ' à lui d ' inver -
ser la tendance la fois suivante ;
• le groupe dans lequel il é tait ne lui convenait pas encore mais qu ’ en travaillant
sur un plus petit nombre de mots, il sera plus à m ê me de progresser.
Conseil
Le passage dans le groupe au - dessus peut parfois angoisser l' élève .
Afin que celui - ci se passe en douceur, on peut demander à l’ élève
s' il se sent pr ê t ou s’il pré f è re attendre encore un peu dans son groupe
pour confirmer sa r é ussite .
10 I
Introduction,
1 | Introduction de la séance
Une photo de l œ uvre est projet é e ou affich é e selon que l’ on dispose ou non
'
d ' un vid é oprojecteur. Parfois, l' œ uvre sera é cout é e ou visionn é e. En d é but d ' ann é e ,
l’ enseignant - e pré sente l œ uvre , dont il- elle cite le titre, l' auteur, le domaine artis -
'
tique concern é et la situe dans l' espace et le temps. Dans le courant de l’ ann é e ,
les élèves pourront prendre en charge cette pr é sentation en se r é f é rant aux infor -
mations pr é sentes sur le diaporama . À cet effet , il est souhaitable de s’ appuyer sur
les outils pré sents dans la classe , tels que les cartes et la frise chronologique. Des
vignettes repré sentant les œ uvres sont disponibles parmi les annexes du CD - ROM,
elles sont destin é es à ê tre affich é es sur la frise de la classe, au fur et à mesure
de leur d é couverte.
Exemple : diaporama Histoire des arts de la sé quence 1
REP È RES
Peinture bleue
HISTOIRE DES ARTS Vassily Kandinsky
Les formes et tes couleurs
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• eu d * posit o n Guggenheim Muséum,
New York, Etats-Unis ]
parole descriptive : Que voyez - vous ? mais aussi la parole é laborative : D ’apr ès vous ,
que veut montrer te peintre ? Quel effet a voulu cr éer le compositeur ? et é motion -
nelle : Que ressentez - vous en voyant / écoutant cette œ uvre ?
Ce moment , m ê me s ' il est propice aux apprentissages lexicaux , permet surtout
de laisser aux é lèves la possibilit é de laisser libre cours à leur imagination et
d ' exprimer leur ressenti ( leur pr é senter l affichage É motions pour les aider ) .
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Dictée* et histoire de* art* C£2
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Les élèves sont libres d ’ interpr é ter ce qu ’ ils voient mais l enseignant - e ne doit pas
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h é siter à les contredire si l’ interpr é tation propos é e ne s’ appuie sur aucun élé ment .
On distribue ensuite la fiche d histoire des arts pour que les élèves lisent le cartel
'
3 I Vocabulaire
À cette é tape , l’œ uvre devient le support d ’ un déballage lexical. L enseignant - e pré -
’
sente le thè me de la semaine, choisi en fonction de ce que l œ uvre d art sugg è re . Les
’ ’
élèves sont encourag é s à dire tous les mots qui leur viennent à l’ esprit correspondant
à ce thè me. L' image sous leurs yeux sert de point de départ aux élèves , mais les mots
r é colt é s, s’ ils respectent le th ème peuvent s’ en d é tacher. L enseignant - e peut poser
'
des questions pour amener les élèves à élargir le corpus ( notamment à y ajouter
des adjectifs et des verbes , moins spontané ment cit é s par les élèves ) . Ces mots
sont expliqu é s si besoin par les élèves qui les proposent à leurs camarades. Ils sont
not é s au fur et à mesure sur un tableau mobile , l œ uvre é tant toujours projet é e au
’
TNI. Dans un deuxi ème temps, ils pourront faire l’ objet d activit é de recherches et de
'
4 I Expression personnelle
Pour finir, les élèves donnent leur avis sur l œ uvre par é crit ,
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dans la partie d é di é e de la fiche d ’ histoire des arts. Ce tra - Comment donner son auis ?
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L’ enseignant - e encouragera les élèves à ne pas se contenter
d ’ un « j ’ aime » ou « je n ' aime pas » mais de nuancer leur pro -
pos et de le justifier. La fiche m é thodologie 1 est proposé e , afin
d ' aider les élèves dans cette t â che. Aprè s un temps d é criture ,
les élèves qui le souhaitent sont invit é s à lire leur avis.
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12 I
Introduction,
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L ‘Automne
ftrptrrs Sur la frise chronologique , l' élève
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colorie la p ériode concern é e.
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choix , l' élè ve r é dige ici son avis.
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1 | Introduction de la séance
Pour introduire la s é ance , on pr é sente imm é diatement et explicitement l objectif
’
d ’apprentissage . Cet objectif doit ê tre formulé dans un langage accessible aux élèves.
Si l’ objectif de l’ enseignant - e est que ses élèves apprennent à distinguer les homo -
phones « et » et « est », il dira par exemple : Aujourd ' hui, nous allons apprendre à
savoir s il faut écrire « et » e - t ou « est » e - s - t. Afin d ’ancrer les apprentissages vis é s
'
dans la m é moire des élèves , il est indispensable de faire le lien avec les connais-
sances que ceux - ci poss è dent d é j à . Pour faire ce lien, on posera une ou deux ques -
tions sur les acquis ant é rieurs . Ces questions doivent ê tre simples afin de cr é er
des ré sonances auprè s d ' un maximum d élèves, et ciblé es afin d ’ éviter que certains '
élèves disent tout ce qui leur passe par la t ê te et s è ment la confusion chez les autres.
2 | Enseignement
• L’entr é e dans la nouvelle notion commence toujours par un temps d ’ obser-
vation de la langue.
Il ne s' agit pas d une situation de recherche classique, dans laquelle on ferait
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é laborer la r è gle d orthographe par les élèves . Si l orthographe fran ç aise r é pond
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à une certaine logique, celle - ci est d une grande complexit é. Inutile de perdre du ’
temps et l attention des élèves afin de leur faire r é inventer des r è gles d orthographe
’ ’
d une logique parfois d é concertante. Ici, les élè ves observent un corpus de mots
’
113
Dictée* et histoire de* art* C£2
ou de phrases ayant é t é choisis pour mettre en exergue des points de langue . Par
l' observation, les élèves peuvent d é duire tout ou partie de la r è gle .
• L' enseignant - e explique ensuite la notion ou verbalise la règle orthographique.
Aprè s la phase pré c é dente , il est important que la synthè se soit é nonc é e par l' ensei -
gnant. Cela parce qu 'il sera le seul à même de soigner sa formulation ( afin d ’ éviter
toute mauvaise interpr é tation ) et d ' ê tre suffisamment concis ( afin de profiter de la
fenê tre d ' attention des élèves ) . Cette rè gle est é nonc é e à la troisiè me personne .
Exemple : Dans la plupart des mots , le son ( jTj{ s ' écrit avec la lettre s. Quand il est
entre deux voyelles , il faut écrire ss .
• Ensuite, l' enseignant - e se met en situation de devoir r é soudre un problème
orthographique mettant en jeu la nouvelle notion.
Comme dans un jeu de r ô le , il met en lumi è re son raisonnement expert , celui
qu ' il souhaite faire acqu é rir à ses élèves. Il emploie à ce moment -là la premi è re
personne du singulier.
Exemple : Je veux écrire la phrase « Ce paysage plein de myst ère est impossible ! »
Je commence par le mot « paysage ». On entend le son j ' é cris s. J ' écris mainte -
nant le mot « myst ère ». Le son (JL } es entre un Y et un H Y a une voyelle Ile yl et
* *
une consonne Ile tl . Je peux écrire s. Je continue avec le mot « impossible ». Le son
est entre un o et un i. Il y a deux voyelles , je dois écrire ss.
• Enfin, l' enseignant - e vérifie la compréhension des élèves à l’aide de questions.
Quand l’ enseignant - e a é nonc é sa question, il laisse un temps de r é flexion : Chacun
pr é pare la r é ponse dans sa t ê te avant de nommer celui qui y r é pondra . Cela permet
d ’ é viter que seuls certains élèves se mettent en r é flexion . Ensuite , l' enseignant - e
choisit un élève au hasard ( en tirant au sort un prénom par exemple ) pour ré pondre ,
plut ô t que de ne faire travailler que ceux qui lèvent la main . Il faut interroger plu -
sieurs élèves. Si un élève se trompe , le corriger imm é diatement et lui dire qu ’ on
reviendra vers lui plus tard.
3 I Entrainement
• Lors de l' entrainement guid é, les élè ves effectuent le plus souvent un exer-
cice sur l' ardoise selon le procé d é Lamartinière.
Ce proc é d é permet à tous les élèves d ’ ê tre actifs en mê me temps. L’ enseignant - e
peut alors balayer d ' un regard circulaire les r é ponses de la classe et évaluer ainsi
la bonne compr é hension de la notion enseign é e . Si l' exercice est manifestement
trop difficile pour une majorit é d ’ élèves , c est qu il faut recommencer à enseigner.
' '
la r è gle et se d é placer pour proposer une aide. Cette technique permet é galement
aux élèves d avoir un retour imm é diat sur leur r é ponse. Si un élè ve s est tromp é ,
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14 I
lalrodiictLoa
entourer la partie du mot à laquelle ils devront ê tre attentifs lors de la dict é e . Parfois,
il y en aura plusieurs dans un seul mot , parfois aucune . Ce qui parait difficile à un
enfant semble ais é à un autre : si les difficult é s sont énonc é es collectivement , c est '
bien chaque enfant qui d é cide de surligner ou non , selon ses besoins. Les élèves
sont encouragé s à partager leurs « trucs » et astuces mn é motechniques.
proprement parler.
115
‘DiclécA et KLMoire deA artA C£2
Remarque
Dans la leç on, les mots apparaissent sous trois formats diff é rents : gras ,
standard et italique. Les élèves du groupe jaune n ’ ont que les mots en gras à
apprendre. Les élèves du groupe vert apprennent les mots en gras et les mots
en police standard. Les é lèves du groupe violet apprennent tous les mots.
Ils marquent d ’ un petit signe ceux qu ’ ils pensent connaitre. Pour apprendre les
mots , les enfants ( et leurs parents ] ont tendance à toujours utiliser les m ê mes
techniques. Pour cette raison, lors des premi è res dict é es , il pourra ê tre utile de
r é colter leurs fa ç ons de faire afin de les partager et é galement de leur enseigner
d ’ autres fa ç ons d ’ apprendre . La fiche m é thodologie 2 fournie dans les ressources
numé riques propose aux élèves diff é rentes m é thodes .
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Ces m é thodes m é ritent toutes d ’ ê tre essay é es , au moins une fois , par chacun.
Certaines s adresseront plus volontiers à certains profils d élèves. Les élèves à
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16 I
Introduction
ê tre mé moris é ainsi et doit ê tre corrig é par l’ élève B rapidement . Les mots doivent
ê tre dict é s deux ou trois fois. Un mot qui a é t é orthographi é correctement à chaque
fois par B peut ê tre entour é par A pour indiquer qu ’ il parait su . Au bout de cinq à
dix minutes , on intervertit les rô les .
En fonction du temps que l enseignant - e veut consacrer à cette pré paration, de la
'
dans l’ ann é e , cette s éance pourra avoir lieu plusieurs fois dans la semaine ou une
seule . Elle peut faire l’ objet d un travail en petit groupe lors d ’ ateliers.
'
lequel chacun peut apprendre des autres et enseigner à son tour. Il se veut un
moment serein, d é pourvu des angoisses de performance . Pour ces raisons , les
élèves travaillent au crayon à papier et dans un cahier de brouillon. Deux dict é es
flash diff é rentes ont lieu deux jours successifs :
• la premiè re, au cours de laquelle sont dict é s des groupes nominaux , permet de
r éviser les mots à connaitre et d ’ entrainer la r é alisation de chaine d ’accords ;
• la seconde, au cours de laquelle on dicte une phrase enti è re , cible quant à elle ,
les accords sujet / verbe. Elle permet é galement de revoir la notion d ’ ortho -
graphe de la semaine.
117
' \ )\ciÀcA et histoire dea arlA C£2
tions : Qui est exotique ? Qui adopte les coutumes des Romains ? Comment peut -
on savoir que le petit mot « a » est ici le verbe « avoir » ? afin d amener l' élè ve
'
Ce sont ces proc é dures qui, une fois automatis é es, font les experts.
Si l' élève n ’ a fait aucune erreur, la s é ance peut ê tre, malgr é tout , tr è s riche , si
on demande aux autres élè ves de justifier ses choix : Qui peut me dire pourquoi il
fallait mettre un x à la fin du mot « châ teaux » ?
Lors de cette phase , en d é but d ann é e , l’ enseignant - e doit beaucoup guider ses
'
élè ves ( notamment à formuler leurs remarques sous forme de questions ) mais
d è s que possible , il leur laissera la plus grande autonomie.
Chacun prend la correction sur son cahier de brouillon. L' enseignant - e peut v érifier
l efficacit é de cette correction en ramassant tout ou partie des cahiers.
'
18 I
Introduction
ont besoin et dicte, phrase par phrase , le texte . Il - elle circule dans la classe, articule
et r é p è te autant de fois qu ' il le faut. Quand il- elle arrive à la fin du texte adapt é au
groupe jaune, il- elle le signale. Les élè ves concern é s peuvent arr ê ter d ' é crire et
commencent à se relire. Tout en dictant le texte pour les élè ves des deux autres
groupes qui continuent à é crire, l enseignant - e peut aller aider ponctuellement les
'
vert . Le groupe violet é crit le texte en entier. L enseignant - e dicte ensuite le nombre
'
019
Dictée* et histoire de* art* C£2
assez rapidement . Ils pourront alors faire profiter les autres élèves de leurs com -
p é tences. Apr è s validation de l’ enseignant - e ( leur dict é e est enti è rement et cor -
rectement corrig é e ) , ils peuvent aller rev ê tir un collier d ' expert en orthographe
( propos é dans les ressources numériques ) et proposer leur aide à ceux qui en ont
besoin. Une dict é e dont la correction est satisfaisante augmente le pourcentage
de 5 %. Cela motive les élèves à se pr ê ter à l’ exercice avec attention.
Une fois qu ' il a termin é de corriger sa dict é e , l' élève peut renseigner son gra -
phique de progr è s. Il choisit un crayon de couleur correspondant à celle de son
groupe et colorie une barre du graphique à hauteur du r é sultat obtenu. Ce gra -
phique permet à l' enfant d ' avoir une visibilit é sur ses progr è s de l' anné e .
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*
verbe avec son sujet . Il est donc conseillé de suivre les s équences dans l' ordre o ù
elles sont proposé es.
Les sé quences se d é roulent sur deux semaines consé cutives.
ZO I
Introduction
directement , soit par l' enfant s' il en a les moyens. Il est né cessaire de diff é rencier
ici. Pour les élèves en difficult é , se corriger est tr è s exigeant : ils doivent com -
prendre le code utilisé ( voir la fiche mé thodologie 4 ] , se rep é rer dans leur mat é riel
scolaire , comprendre quelle le ç on pourra les aider, etc. En outre, ils ont parfois
une grande quantit é de mots à corriger. L enseignant - e peut d é cider de r é duire ce
'
nombre de mots . Lorsqu ' il- elle visera le texte , il - elle choisira un nombre de mots à
faire corriger par l' élève et prendra en charge la correction des autres. Il n ' y a pas
de recette toute faite à appliquer ici. Il s' agit de s’ adapter à chacun. En fonction des
capacit é s et des objectifs, on peut choisir de faire corriger l’ orthographe lexicale,
les erreurs d 'accord ou les homophones, en priorit é.
121
Dictée et hiAtoire des cirtA C£2
se r é f é rant à ses outils ) . Cela , en fonction des capacit é s de chacun . Si tout doit
ê tre corrig é, toutes les erreurs ne doivent pas ê tre prises en compte dans la note.
Comme expliqu é pr é c é demment , le contrat didactique veut que l’ enfant ne soit
.
évalu é que sur ce qui a é t é trait é en classe. Cependant - certaines erreurs seront
sanctionn é es d è s le d é but de l’ ann é e. Il est n é cessaire d en informer les é lè ves
'
L' é criture des nombres en lettres pourra ê tre exig é e d è s qu elle aura é t é revue
'
en mathématiques.
A ces points de vigilance , s’ ajouteront semaine apr è s semaine de nouveaux points.
Ceux - ci sont pré cisé s pour chaque dict é e , de cette mani ère :
Il se peut que deux erreurs diff é rentes coexistent dans un seul mot . Les deux
erreurs doivent ê tre identifi é es par le code de correction de l' enseignant - e et les
deux seront prises en compte si elles sont exigibles à ce stade de l’ ann é e .
Il I
IrUrodiLctloa
Dans cet exemple , l élève a fait deux erreurs : une erreur d ' orthographe ( le mot
'
bataille é tait donn é à apprendre ) et une erreur d ' accord ( on évoque plusieurs
batailles ) . Les deux erreurs sont sanctionn é es .
L enseignant - e peut é galement adapter ses exigences aux capacit é s de chacun.
'
Comment corriger ?
Il est important que les élèves sautent des lignes , afin que les interlignes puissent
ê tre utilisé s pour la correction. Chaque mot mal orthographi é est barr é puis :
• s il doit ê tre corrig é par l enfant , l' enseignant - e é crit au - dessous le code
' '
correspondant ;
• si non , l enseignant - e é crit l orthographe correcte ainsi que le code .
' '
Les erreurs é tant signalé es, il est important de signaler les r é ussites é gale -
ment . Un accord marqu é , un homophone reconnu , une majuscule mise en d é but
de phrase ... Pour chacun, on pourra trouver des succ è s .
123
Viciées et histoire dues arU C£2
Comment noter ?
Pour calculer le pourcentage de r é ussite , on prend le nombre total de mots
« sanctionnables » ( exemple 75 mots si l' enfant a fait la dict é e violette ) , on lui enlè ve
le nombre de mots erron é s ( 11 si l' enfant a fait 11 erreurs ) , on divise le r é sultat
obtenu par le nombre de mots total ( 75 ) . On multiplie ensuite le ré sultat par 100 .
75 - 11 = 64
64 : 75 = 0 , 85
0 , 85 x 100 = 85
L’ élève obtient un r é sultat de 85 %. Cela signifie que 85 % des mots de sa dict é e
sont é crits correctement .
Si cet élève avait é t é not é de fa ç on traditionnelle sur 20, en enlevant un point par
.
erreur, il aurait obtenu la note de 9/ 20 malgré le fait qu ' il a orthographi é 85 % des
mots correctement !
Avant d ' inscrire la note obtenue, l’ enseignant - e entoure le nombre de mots de la
dict é e faite. Il situe ainsi l enfant dans la classe .
'
24 I
Les séquences
Distinguer oi, ou, on 27 •Ecrire « on » ou « ont » 143
Conna î tre les signes •Écrire eil, euil, ail, ouil
de ponctuation 36 ou eille, euille, aille, ouille 152
•Écrire « et » ou « est » 45 • Accorder les adjectifs 161
•Le pluriel des noms 54 •Écrire « au » ou « aux » 170
•M deuant m, p, b 63 •Écrire g ou gu 179
•Écrire oi, oin, ion 71 •Écrire g ou ge 188
•Ecrire « à » ou « a » 80 •Écrire « son » ou « sont » 197
•Écrire s ou ss 89 •Écrire c ou qu 206
•Les marques du pluriel 98 •Écrire « ce » ou « se » 215
•Écrire ei, ein, ien 107 •Former des noms f éminins 224
•Écrire c ou ç 116 •Écrire « il/elle »
•Écrire é ou è 125 ou « ils /elles » 233
• Accentuer ou non 134 •Écrire é et er 242
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