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Dictées et Histoire des Arts en Classe

Ce document présente une méthode d'enseignement de l'orthographe intégrant l'histoire des arts pour enrichir le vocabulaire et la culture des élèves. Il propose des dictées différenciées adaptées aux capacités de chaque élève, tout en favorisant une évaluation positive des réussites. L'approche vise à établir un lien entre l'orthographe et l'art, rendant l'apprentissage plus cohérent et significatif.

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Dictées et Histoire des Arts en Classe

Ce document présente une méthode d'enseignement de l'orthographe intégrant l'histoire des arts pour enrichir le vocabulaire et la culture des élèves. Il propose des dictées différenciées adaptées aux capacités de chaque élève, tout en favorisant une évaluation positive des réussites. L'approche vise à établir un lien entre l'orthographe et l'art, rendant l'apprentissage plus cohérent et significatif.

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Dictées et

histoire des arts


M é lanie Pouessel
ressources
numériques

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Sommaire
Les s é quences
• La d é marche 6
• Le d é roulement des s éances.... 10
• Une proposition d organisation
'
20
• La correction des dict é es 21

Introduction
Leç ons d’orthographe Dict é es histoire des arts
Les formes et les couleurs
1 Distinguer oi , ou , on 27
( Peinture bleue , Kandinsky )

Connaitre les signes de ponctuation La musique ( Le Boléro , Ravel) 36

Le visage ( La Petite Châ telaine ,


É crire « et » ou « est » 45
Claudel)

Le pluriel des noms La Pr éhistoire ( la grotte Chauvet ) 54


M devant m , p , b L' automne ( L'Automne , Arcimboldo ) 63

Écrire oi , oin , ion La jungle ( Le Rêve , Rousseau ) 71

La chambre ( La Chambre à coucher ,


Écrire « à » ou « a » 80
Van Gogh )

Le jour et la nuit ( L' Empire des


8 Écrire s ou ss 89
lumières , Magritte)

Les marques du pluriel L’Antiquit é ( le pont du Gard ) 98

L' hiver ( Chasseurs dans la neige ,


10 Écrire ei , ein , ien 107
Bruegel l'Ancien )

L’école ( La Maî tresse et ses élèves ,


11 Écrire c ou ç 116
Doisneau)

La campagne ( Les Coquelicots


12 Écrire é ou è 125
Monet )

La mythologie ( Ulysse et les sir è nes ,


Accentuer ou non 134
Waterhouse )
Dictée* et histoire de* art* C£2

Le Moyen  ge (Le si è ge du châ teau


4 Écrire « on » ou « ont » 143
de Derval , Le Baud )

Écrire eil, euil, ail, ouil ou eille Le printemps [ Les Quatre Saisons ,
15 152
euille , aille , ouille Vivaldi )

La maison [ La maison d ’Adam ,


16 Accorder les adjectifs 161
Hopper )

Le corps [ L' Homme de Vitruve ,


17 É crire « au » ou « aux » 170
de Vinci )

Les Temps modernes [ Christophe


18 Écrire g ou gu Colomb d ébarque à Hispaniola , 179
de Bry)

La mer et les poissons [ Le Carnaval


19 Écrire g ou ge 188
des animaux , Saint - Sa ë ns )

La famille [ Mes Parents, mes grands -


20 Écrire « son » ou « sont » 197
parents et moi , Kahlo )

21 Écrire c ou qu Le cirque [ Le Cirque , Seurat ) 206

22 É crire « ce » ou « se » Les é motions [ Le Cri , Munch ) 215

23 Former des noms f é minins Les m é tiers (D/7/7/ a Paris , Ocelot ) 224

L' é t é [ Enfants jouant sur la plage


24 Écrire « il/ elle » ou « ils/ elles » 233
Cassatt )

25 Écrire é ou er Le conte [ L'Oiseau de feu , Stravinski ) 242

• Pré sentation de l’application 251


Introduction

La d é marche 6
• Le dé roulement des séances 10
• Une proposition d'organisation 20
• La correction. des dictées 2A

15
DiciéeA et histoire des ari& ; C£2

La démarche
La d é marche propos é e dans cet ouvrage se veut utile aux enseignants qui sou -
haitent donner un enseignement structur é et explicite de l orthographe , fond é
'

sur une programmation r é flé chie , tout en donnant acc è s à une culture artistique,
elle - m ê me support d ' enrichissement lexical. Les s é quences proposent syst é ma -
tiquement la d é couverte d ’ une œuvre , puis d une notion d ' orthographe. Suivent
'

diff é rentes occasions d ' entrainer ses comp é tences orthographiques, seul, avec le
guidage de l' enseignant - e ou avec le concours de ses camarades . Elles se terminent
par une évaluation positive , donnant de la visibilit é aux r é ussites des élèves et pas
seulement à leurs erreurs.

Pourquoi lier orthographe et histoire des arts ?


Il arrive que , parfois, les textes dict é s dans les classes ne soient pas choisis pour
leur int é r ê t litt é raire ou culturel, mais uniquement pour les contraintes orthogra -
phiques qu ' ils proposent . On peut regretter que ces textes n ' apportent rien de plus
à l' élève que la possibilit é de s' entrainer à é crire sous la dict é e , en respectant les
r è gles apprises . Utiliser des œuvres d ’ art comme fil conducteur permet un ensei -
gnement plus cohé rent et davantage porteur de sens.
Les instructions officielles ( programmes de 2002, de 2012 et de 2016 ) encouragent
la transversalit é et la mise en place de projets interdisciplinaires. Ainsi, dans les
programmes 2016, on peut lire concernant le cycle 2 : « Des projets interdisci -
plinaires sont r é alisé s chaque ann é e du cycle, dont un en lien avec le parcours
d é ducation artistique et culturelle . » ou le cycle 3 : « Tout au long du cycle 3 ,
'

l' histoire des arts contribue à cr é er du lien entre les autres enseignements et met
en valeur leur dimension culturelle . » Proposer à ses élèves des dict é es reprenant
les enseignements r é alis é s lors de s é ances d histoire de l art permet de construire
' '

un pont entre ces disciplines d ' apparence é loign é es.


La fr é quence de l exercice de la dict é e dans de nombreuses classes permet la
'

fr é quentation r é guli è re d ' autres domaines d apprentissage . L' histoire des arts est
'

quant à lui un domaine d ' apprentissage souvent d é laiss é , car consid é r é comme
secondaire . Cr é er un lien entre ces deux domaines parait alors opportun. Cette
m é thode fait d é couvrir aux élè ves une œuvre d art par semaine , ce qui offre une
'

belle ouverture culturelle.


Enfin l observation de l’ œ uvre ou la r é f é rence à son image mentale permet
'

é galement de rendre concrets certains points de langue. Au cours de la dict é e,


l enseignant - e peut demander aux élèves de se rappeler l œuvre : Quand je dis « Des
' '

chasseurs rentrent de la chasse avec leurs chiens », rappelez - vous , y a - t - il un chien


ou plusieurs sur la toile ?

6I
1rtfr<xliictlon

Enrichir le uocabulaire
En cycle 2 , l’ augmentation du bagage lexical des élèves doit ê tre une priorit é . On
sait que , d ' un élève à l’autre, d ’ â ge é quivalent , le stock de mots peut varier de un à
dix . C ’ est toute la compr é hension qui en est impact é e. Les textes lus et la plupart
des contenus d ’ apprentissage sont rendus inaccessibles pour des élèves au stock
limit é . Les mots poss é d é s par les élèves sont autant de clé s pour r é ussir.
Les œuvres é tudi ées sont l' occasion pour l’ é lève d ’ utiliser son lexique en contexte
et d ’ en augmenter la taille. À chaque œ uvre est associ é un th è me , permettant
d ’ exploiter un champ lexical. Ainsi, l’ observation du tableau L' Empire des lumi è res
de Magritte sera l’ occasion d ’ évoquer le th è me du jour et de la nuit , de la lumi è re
et de l obscurit é. Parmi tous les mots é nonc é s lors de l observation , seuls certains
' '

feront l’ objet d ’ une mé morisation orthographique .

La dé marche propos é e dans cet ouvrage a pour buts conjugué s d ’ augmenter


les bagages lexical, orthographique et culturel des élèves.

Une dict é e diff érencié e


Si la capacit é de m é morisation de certains élèves est plus faible et leur bagage
lexical moindre par rapport à celui d autres élèves , il est n é cessaire de r é duire
'

le nombre de mots à conna î tre pour la dict é e . Ainsi, en fonction de leur groupe
( jaune , vert ou violet ) , certains élèves auront une dizaine de mots à connaitre ,
quand d ’ autres en auront une quarantaine. En revanche, chez tous , on évaluera la
capacit é à marquer les accords ou à distinguer les homophones.
L’ un des partis pris de cette m é thode est de proposer aux élèves des textes de
longueur et de difficult é adapt é es à leurs capacit é s. Un élève en difficult é ou souf -
frant d ’ un trouble des apprentissages n ’ a aucun int é r ê t à é crire une dict é e de dix
lignes qui lui demande un effort de concentration immense et multiplie pour lui les
occasions de se tromper. En revanche , un élève à l’ aise en orthographe appr é ciera
de s’ entrainer sur des textes plus longs. Il parait compliqu é de dicter trois textes
diff é rents à une m ê me classe , d ’ ailleurs, cela serait - il souhaitable ?

Dicter le m ê me texte , en faisant s’ arr ê ter les élèves à diff é rentes é tapes ,
permet à tous de travailler les m ê mes comp é tences , sur la m ê me œ uvre
et à l’ enseignant - e de ne faire qu ’ une seule et mê me dict é e.

Pour certains élèves , il sera n é cessaire d utiliser des dict é es à trous . Ces dict é es
'

leur permettent de se concentrer sur les mots à apprendre ou sur la rè gle ortho -
graphique de la semaine. La dict é e à trous aide par ailleurs à la segmentation en

17
Dictée* et histoire de* art* C£2

mots, qui peut parfois s ' av é rer encore difficile. En effet , certains élè ves per ç oivent
la dict é e comme un flot continu de sons, dans lequel ils reconnaissent difficilement
les mots qu ' ils ont appris. L' élève é crira par exemple « les colles » omettant à la
fois le sens de la phrase et le fait que le mot « é cole » é tait à apprendre. La dict é e
à trous, en proposant des espaces clairement d é limit é s, leur facilite la t â che .

— 1
' liJfllH
Le peintre utilise les couleurs primaires
—H-i NBBB3

le . Am ..... le 4 ’w .-: . et le \ -4-


%
mais aussi du . /Ak .-r.. , du .Tna^enru , du -fc
du duJ dul -|
J&vy>£r. . . et du
£ s / io
.—
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1
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Il existe encore bien d autres fa ç ons de s' adapter à chacun de ses élèves .
'

Lenseignant - e peut diff é rencier :


• Avant la dict é e : en conseillant à un élève d apprendre diff é remment [ voir la
'

fiche m é thodologie 2 ) , en le faisant r éviser en classe lors d ' entretiens indivi -


duels , en donnant les mots à apprendre dans une police adapt é e à la dyslexie ,
en donnant une phrase du texte à apprendre en autodict é e , etc .
• Pendant la dict é e : en aidant l' élè ve à se concentrer en dictant prè s de lui
ou en face de lui, en lui posant les questions qu ' on aimerait qu ’il se pose, en
l attendant s’ il est en retard , en lui demandant de se relire ( confusion de lettres
'

ou de sons ) , etc.
• Apr è s la dict ée : en l aidant à se relire, en lui posant des questions ou en
'

entourant au crayon à papier les mots sur lesquels on souhaite qu il revienne ,


'

en lui permettant d ' utiliser ses outils afin de se corriger [ oui , m ê me la liste
de mots ) , etc.

Éualuer pour éuoluer


Les dict é es propos é es dans cette d é marche reposent sur un contrat didactique
fort : on donne tous les moyens aux élèves de r é ussir et à aucun moment on ne
pr é sume des acquis de l' enfant . Pour cette raison, ne sont évalu é s que les mots
qui é taient à apprendre et ceux qui s' é crivent comme ils se prononcent. Un mot
qui n é tait pas donn é à apprendre et pour lequel l' élève aura propos é une é criture
'

correcte du point de vue phon é tique sera corrig é mais ne sera pas sanctionné.

8I
Introduction
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Exemple : Le mot « salle » n ' a pas é t é donné à apprendre. La proposition faite par
l élève est acceptable sur le plan phon é tique. Le mot est donc corrig é mais l’ erreur
'

n ’ est pas sanctionn é e.


De la mê me fa ç on , le respect des r è gles orthographiques n ’ est exig é qu ' à partir
du moment o ù la le ç on a é t é trait é e en classe. Cela signifie par exemple que les
erreurs d ’ accord du verbe ne seront pas sanctionn é es tant que cette le ç on n ’ aura
pas é t é faite en classe. L’ accord du verbe n ’ é tant abord é que lors de la neuvi è me
s é quence , auparavant , les élèves ne seront évalu é s que sur les mots à connaitre,
les accords dans le GN et les homophones d é j à travaillé s. En revanche, les verbes
seront bien entendu conjugu é s et abord é s en tant que tels en classe lors des dic -
t é es flash. Ils seront par ailleurs corrig é s dans les dict é es quand ils n ’ ont pas é t é
conjugu é s correctement .

Les dict é es évoluent donc tout au long de l’ann é e : si la longueur reste


quasiment identique, la difficult é augmente puisque de plus en plus de
notions sont évalu é es.

Évaluation chiffré e et évaluation positive sont g é n é ralement oppos é es dans l’ esprit


des enseignants ; dans cette m é thode , on tente de concilier les deux . L’ évaluation
par pourcentage est chiffr é e. Elle donne ainsi à l’ élève une certaine visibilit é sur
ses progr è s. L’ obtention d ' une note sur 100 permet aux élèves d ' avoir des r é sul-
tats bien moins d é moralisants qu ' une note sur 20 ou sur 10. En effet , l’ é criture de
chaque mot est consid ér é e. Un élève qui fait 20 erreurs sur une dict é e de 75 mots
n ’ obtient pas 0/ 20 comme avec un syst è me d ' é v à luation classique ( ô ter un point
par erreur ) mais obtient un r é sultat de 73 %. On lui signifie alors qu ’ il a fait des
erreurs , mais qu ’ il a su é crire 73 % des mots de sa dict é e correctement . L’ image
est positive et pour autant ne fausse pas la r é alit é : la notation est juste puisque
proportionnelle au nombre de mots.
Afin que l’ évaluation permette v é ritablement l’ é volution et qu ’ elle soit la plus
transparente possible pour l’ élève, l’ appartenance de l’ élève à un groupe est ame -
né e à changer en fonction de ses progr è s. Un élève obtenant plus de 90 % à la
dict é e qu ’ il vient de faire passera dans le groupe suivant ( sauf s’il est d é j à dans le

19
Dictée* et histoire de* art* CX2

groupe des experts, auquel cas, il ne bouge pas ) . Un élève qui obtient moins de
80 % passera quant à lui dans le groupe pr é c é dent . Dans ce cas, il est important
de d é dramatiser et de faire comprendre à l' élève que, en fonction de la situation :
• ce changement n ' est que provisoire puisqu ’il n ’ est que le reflet de son manque
de r évision / d ' attention / de relecture cette semaine. Il ne tient qu ' à lui d ' inver -
ser la tendance la fois suivante ;
• le groupe dans lequel il é tait ne lui convenait pas encore mais qu ’ en travaillant
sur un plus petit nombre de mots, il sera plus à m ê me de progresser.

Conseil
Le passage dans le groupe au - dessus peut parfois angoisser l' élève .
Afin que celui - ci se passe en douceur, on peut demander à l’ élève
s' il se sent pr ê t ou s’il pré f è re attendre encore un peu dans son groupe
pour confirmer sa r é ussite .

Le déroulement des s é ances


Chacune des 25 s é quences se compose d ' une s éance de d é couverte d ’ une œuvre
et de cinq s é ances d ’ orthographe et de dict é es de longueur variable. Le d éroule -
ment des s é ances est volontairement r é p é titif : il s’ agit de rassurer les élè ves avec
un cadre bien rigide ( la forme ) afin de leur permettre de se consacrer enti è rement
au propos ( le fond ) .
Le descriptif de ces diff é rentes s é ances est d é taillé ci - apr è s.

S é ance 11 Dé couuerte de l'œuure d'art


Les é tapes se succ è dent ici dans l’ordre le plus fr é quemment utilis é mais, pour
mieux s’ adapter aux sp é cificit é s des œ uvres, cet ordre pourra être chang é.

10 I
Introduction,

1 | Introduction de la séance
Une photo de l œ uvre est projet é e ou affich é e selon que l’ on dispose ou non
'

d ' un vid é oprojecteur. Parfois, l' œ uvre sera é cout é e ou visionn é e. En d é but d ' ann é e ,
l’ enseignant - e pré sente l œ uvre , dont il- elle cite le titre, l' auteur, le domaine artis -
'

tique concern é et la situe dans l' espace et le temps. Dans le courant de l’ ann é e ,
les élèves pourront prendre en charge cette pr é sentation en se r é f é rant aux infor -
mations pr é sentes sur le diaporama . À cet effet , il est souhaitable de s’ appuyer sur
les outils pré sents dans la classe , tels que les cartes et la frise chronologique. Des
vignettes repré sentant les œ uvres sont disponibles parmi les annexes du CD - ROM,
elles sont destin é es à ê tre affich é es sur la frise de la classe, au fur et à mesure
de leur d é couverte.
Exemple : diaporama Histoire des arts de la sé quence 1

REP È RES
Peinture bleue
HISTOIRE DES ARTS Vassily Kandinsky
Les formes et tes couleurs
m 1924
" ul
f
-
• eu d * posit o n Guggenheim Muséum,
New York, Etats-Unis ]

2 I Dé couverte de l' œuvre


Il s' agit de laisser les élèves s exprimer sur l œ uvre , en veillant à encourager la
’ '

parole descriptive : Que voyez - vous ? mais aussi la parole é laborative : D ’apr ès vous ,
que veut montrer te peintre ? Quel effet a voulu cr éer le compositeur ? et é motion -
nelle : Que ressentez - vous en voyant / écoutant cette œ uvre ?
Ce moment , m ê me s ' il est propice aux apprentissages lexicaux , permet surtout
de laisser aux é lèves la possibilit é de laisser libre cours à leur imagination et
d ' exprimer leur ressenti ( leur pr é senter l affichage É motions pour les aider ) .
'

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111
Dictée* et histoire de* art* C£2

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enthousiaste indiff é rent

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amusé mal à l' aise


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Ul !

Les élèves sont libres d ’ interpr é ter ce qu ’ ils voient mais l enseignant - e ne doit pas

h é siter à les contredire si l’ interpr é tation propos é e ne s’ appuie sur aucun élé ment .
On distribue ensuite la fiche d histoire des arts pour que les élèves lisent le cartel
'

de l’ œ uvre , la situent dans son contexte et dans sa p é riode historique .

3 I Vocabulaire
À cette é tape , l’œ uvre devient le support d ’ un déballage lexical. L enseignant - e pré -

sente le thè me de la semaine, choisi en fonction de ce que l œ uvre d art sugg è re . Les
’ ’

élèves sont encourag é s à dire tous les mots qui leur viennent à l’ esprit correspondant
à ce thè me. L' image sous leurs yeux sert de point de départ aux élèves , mais les mots
r é colt é s, s’ ils respectent le th ème peuvent s’ en d é tacher. L enseignant - e peut poser
'

des questions pour amener les élèves à élargir le corpus ( notamment à y ajouter
des adjectifs et des verbes , moins spontané ment cit é s par les élèves ) . Ces mots
sont expliqu é s si besoin par les élèves qui les proposent à leurs camarades. Ils sont
not é s au fur et à mesure sur un tableau mobile , l œ uvre é tant toujours projet é e au

TNI. Dans un deuxi ème temps, ils pourront faire l’ objet d activit é de recherches et de
'

divers classements en fonction des notions abord é es en grammaire et en vocabulaire.

4 I Expression personnelle
Pour finir, les élèves donnent leur avis sur l œ uvre par é crit ,
' . . *.*
ta * »» **

dans la partie d é di é e de la fiche d ’ histoire des arts. Ce tra - Comment donner son auis ?

vail d é criture, s’il est bref , ne manque pas de complexit é.


'
U m è WtOT

vr
_
L’ enseignant - e encouragera les élèves à ne pas se contenter
d ’ un « j ’ aime » ou « je n ' aime pas » mais de nuancer leur pro -
pos et de le justifier. La fiche m é thodologie 1 est proposé e , afin
d ' aider les élèves dans cette t â che. Aprè s un temps d é criture ,
les élèves qui le souhaitent sont invit é s à lire leur avis.
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12 I
Introduction,

Hdar daaru
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L ‘Automne
ftrptrrs Sur la frise chronologique , l' élève
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colorie la p ériode concern é e.
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Aprè s avoir colori é l emotic ô ne de son
choix , l' élè ve r é dige ici son avis.
"» =** <g) @ ©

ftoKnotisn 4» ( ataor»

Apr è s la correction de la dict é e


par l’ enseignant , l' élève la recopie ici
afin de complé ter la fiche .

S éance 2 I Enseignement de la nouuelle notion d'orthographe


Cette s é ance, dont on propose un déroulement type ici, sera adapt é e par l’ enseignant - e
à la ré alit é de sa classe. Elle est mené e à partir du diaporama orthographe .

1 | Introduction de la séance
Pour introduire la s é ance , on pr é sente imm é diatement et explicitement l objectif

d ’apprentissage . Cet objectif doit ê tre formulé dans un langage accessible aux élèves.
Si l’ objectif de l’ enseignant - e est que ses élèves apprennent à distinguer les homo -
phones « et » et « est », il dira par exemple : Aujourd ' hui, nous allons apprendre à
savoir s il faut écrire « et » e - t ou « est » e - s - t. Afin d ’ancrer les apprentissages vis é s
'

dans la m é moire des élèves , il est indispensable de faire le lien avec les connais-
sances que ceux - ci poss è dent d é j à . Pour faire ce lien, on posera une ou deux ques -
tions sur les acquis ant é rieurs . Ces questions doivent ê tre simples afin de cr é er
des ré sonances auprè s d ' un maximum d élèves, et ciblé es afin d ’ éviter que certains '

élèves disent tout ce qui leur passe par la t ê te et s è ment la confusion chez les autres.

2 | Enseignement
• L’entr é e dans la nouvelle notion commence toujours par un temps d ’ obser-
vation de la langue.
Il ne s' agit pas d une situation de recherche classique, dans laquelle on ferait
'

é laborer la r è gle d orthographe par les élèves . Si l orthographe fran ç aise r é pond
' ’

à une certaine logique, celle - ci est d une grande complexit é. Inutile de perdre du ’

temps et l attention des élèves afin de leur faire r é inventer des r è gles d orthographe
’ ’

d une logique parfois d é concertante. Ici, les élè ves observent un corpus de mots

113
Dictée* et histoire de* art* C£2

ou de phrases ayant é t é choisis pour mettre en exergue des points de langue . Par
l' observation, les élèves peuvent d é duire tout ou partie de la r è gle .
• L' enseignant - e explique ensuite la notion ou verbalise la règle orthographique.
Aprè s la phase pré c é dente , il est important que la synthè se soit é nonc é e par l' ensei -
gnant. Cela parce qu 'il sera le seul à même de soigner sa formulation ( afin d ’ éviter
toute mauvaise interpr é tation ) et d ' ê tre suffisamment concis ( afin de profiter de la
fenê tre d ' attention des élèves ) . Cette rè gle est é nonc é e à la troisiè me personne .
Exemple : Dans la plupart des mots , le son ( jTj{ s ' écrit avec la lettre s. Quand il est
entre deux voyelles , il faut écrire ss .
• Ensuite, l' enseignant - e se met en situation de devoir r é soudre un problème
orthographique mettant en jeu la nouvelle notion.
Comme dans un jeu de r ô le , il met en lumi è re son raisonnement expert , celui
qu ' il souhaite faire acqu é rir à ses élèves. Il emploie à ce moment -là la premi è re
personne du singulier.
Exemple : Je veux écrire la phrase « Ce paysage plein de myst ère est impossible ! »
Je commence par le mot « paysage ». On entend le son j ' é cris s. J ' écris mainte -
nant le mot « myst ère ». Le son (JL } es entre un Y et un H Y a une voyelle Ile yl et
* *
une consonne Ile tl . Je peux écrire s. Je continue avec le mot « impossible ». Le son
est entre un o et un i. Il y a deux voyelles , je dois écrire ss.
• Enfin, l' enseignant - e vérifie la compréhension des élèves à l’aide de questions.
Quand l’ enseignant - e a é nonc é sa question, il laisse un temps de r é flexion : Chacun
pr é pare la r é ponse dans sa t ê te avant de nommer celui qui y r é pondra . Cela permet
d ’ é viter que seuls certains élèves se mettent en r é flexion . Ensuite , l' enseignant - e
choisit un élève au hasard ( en tirant au sort un prénom par exemple ) pour ré pondre ,
plut ô t que de ne faire travailler que ceux qui lèvent la main . Il faut interroger plu -
sieurs élèves. Si un élève se trompe , le corriger imm é diatement et lui dire qu ’ on
reviendra vers lui plus tard.

3 I Entrainement
• Lors de l' entrainement guid é, les élè ves effectuent le plus souvent un exer-
cice sur l' ardoise selon le procé d é Lamartinière.
Ce proc é d é permet à tous les élèves d ’ ê tre actifs en mê me temps. L’ enseignant - e
peut alors balayer d ' un regard circulaire les r é ponses de la classe et évaluer ainsi
la bonne compr é hension de la notion enseign é e . Si l' exercice est manifestement
trop difficile pour une majorit é d ’ élèves , c est qu il faut recommencer à enseigner.
' '

Inutile de continuer l' entrainement , il faut expliquer et vé rifier la compr é hension à


nouveau . Si l exercice pose problè me à une minorit é , l enseignant - e peut redonner
' '

la r è gle et se d é placer pour proposer une aide. Cette technique permet é galement
aux élèves d avoir un retour imm é diat sur leur r é ponse. Si un élè ve s est tromp é ,
' '

il est important qu ' il le sache rapidement , afin de ne pas enregistrer de mauvais

14 I
lalrodiictLoa

automatismes . L' enseignant - e é nonce toujours la r é ponse attendue et , à chaque


fois, demande à un élève de justifier sa r é ponse . On peut passer à la pratique
autonome quand l exercice est r é ussi par la majorit é des élè ves.
'

• L' entrainement autonome consiste en un exercice écrit, dans lequel les


élè ves se lancent seuls et utilisent leurs nouvelles connaissances.
Pour la m ê me notion, sont propos é s deux exercices qui dif -
f è rent en longueur et en difficult é . Cependant , cela ne permettra
pas la r é ussite des élèves ayant rencontr é des difficult é s lors
de la pratique guid é e , seulement de leur simplifier la t â che .
Pour les aider efficacement , il sera souvent n écessaire de les
regrouper autour d ' une table et de travailler avec eux .
• Pour clô turer la séance, proposer aux élèves d ' en rappeler
l’objectif d ’ apprentissage.
Demander par exemple : Qu avez - vous appris aujourd ' hui en
'

orthographe ? Pour finir, les élè ves lisent la le ç on de la fiche


orthographe et se l approprient ( en surlignant , en é crivant au
'

crayon à papier, en ajoutant des exemples ... ) .

Sé ance 3 I Premi è re appropriation des mots de la dict é e


La pr é paration de la dict é e bilan ne peut pas ê tre uniquement faite à la maison.
Comme chacun sait , tous les enfants ne sont pas é gaux face à leur cahier de devoirs
et il y a à cela de nombreuses raisons : cognitives, sociales et affectives. Des exercices
d ' entrainement ont lieu en classe ( les exercices des pratiques guidé es et autonomes,
comme expliqué pré c é demment , et les dict é es flash, pré sent é es ult é rieurement ) . Il est
tout aussi n é cessaire de s’ entrainer à apprendre l' orthographe de mots. Cet appren -
tissage, s' il est de la responsabilit é de chacun, est aussi un moment de collectivit é
fructueux.

1 | Observation des mots


Collectivement , un par un, les mots sont lus, dé finis s' il le faut , observé s et « d écor -
tiqué s ». Pour chaque mot , on signale les difficult é s : lettres muettes, graphie peu
fréquente d un son, pr é sence d une majuscule , etc . Les élèves peuvent surligner ou
' '

entourer la partie du mot à laquelle ils devront ê tre attentifs lors de la dict é e . Parfois,
il y en aura plusieurs dans un seul mot , parfois aucune . Ce qui parait difficile à un
enfant semble ais é à un autre : si les difficult é s sont énonc é es collectivement , c est '

bien chaque enfant qui d é cide de surligner ou non , selon ses besoins. Les élèves
sont encouragé s à partager leurs « trucs » et astuces mn é motechniques.

2 | Mémorisation des mots


Apr è s cette phase d observation active , commence la phase d apprentissage à
' '

proprement parler.

115
‘DiclécA et KLMoire deA artA C£2

Remarque
Dans la leç on, les mots apparaissent sous trois formats diff é rents : gras ,
standard et italique. Les élèves du groupe jaune n ’ ont que les mots en gras à
apprendre. Les élèves du groupe vert apprennent les mots en gras et les mots
en police standard. Les é lèves du groupe violet apprennent tous les mots.

Individuellement , les é lèves commencent à apprendre l orthographe des mots. '

Ils marquent d ’ un petit signe ceux qu ’ ils pensent connaitre. Pour apprendre les
mots , les enfants ( et leurs parents ] ont tendance à toujours utiliser les m ê mes
techniques. Pour cette raison, lors des premi è res dict é es , il pourra ê tre utile de
r é colter leurs fa ç ons de faire afin de les partager et é galement de leur enseigner
d ’ autres fa ç ons d ’ apprendre . La fiche m é thodologie 2 fournie dans les ressources
numé riques propose aux élèves diff é rentes m é thodes .

Comment opprendre ses mots ?


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Ces m é thodes m é ritent toutes d ’ ê tre essay é es , au moins une fois , par chacun.
Certaines s adresseront plus volontiers à certains profils d élèves. Les élèves à
' '

« entr é e » visuelle profiteront davantage de la m é thode de la photographie et auront


moins besoin des autres. Pour les élèves plut ô t « auditifs », l’ é pellation sera plus
efficace. Les élèves kinesth é siques auront besoin d ' é crire le mot : certains avec
un stylo ou des feutres , d ’ autres pour qui le graphisme est plus laborieux , avec le
doigt . On peut bien s û r combiner les m é thodes : en copiant un mot , on le photo -
graphie d ’ abord ( entr é e visuelle ) , on le trace ensuite ( entr é e kinesth é sique ) et on
peut m ê me dire les lettres en l’ é crivant ( entr é e auditive ) .
Les é lèves s’ entra î nent ensuite en bin ô me . Un élève A prend la liste de mots de
son camarade B. Il visualise , gr â ce au petit signe laiss é , les mots que son camarade
B pense connaitre . A dicte les mots un par un à B qui peut les é crire ou les é peler.
Il est important que les mots soient dict é s l’ un apr è s l’ autre et leur orthographe
.
valid é e ou non par A dans la foulé e. Si le mot est mal é crit / é pelé , il ne doit pas

16 I
Introduction

ê tre mé moris é ainsi et doit ê tre corrig é par l’ élève B rapidement . Les mots doivent
ê tre dict é s deux ou trois fois. Un mot qui a é t é orthographi é correctement à chaque
fois par B peut ê tre entour é par A pour indiquer qu ’ il parait su . Au bout de cinq à
dix minutes , on intervertit les rô les .
En fonction du temps que l enseignant - e veut consacrer à cette pré paration, de la
'

qualit é de l apprentissage à la maison , et de l' évolution des capacit é s des élèves


'

dans l’ ann é e , cette s éance pourra avoir lieu plusieurs fois dans la semaine ou une
seule . Elle peut faire l’ objet d un travail en petit groupe lors d ’ ateliers.
'

S é ances 4 et 5 I Dict ées flash


Le moment des dict é es flash est l occasion d ’ une r é flexion collective, pendant
'

lequel chacun peut apprendre des autres et enseigner à son tour. Il se veut un
moment serein, d é pourvu des angoisses de performance . Pour ces raisons , les
élèves travaillent au crayon à papier et dans un cahier de brouillon. Deux dict é es
flash diff é rentes ont lieu deux jours successifs :
• la premiè re, au cours de laquelle sont dict é s des groupes nominaux , permet de
r éviser les mots à connaitre et d ’ entrainer la r é alisation de chaine d ’accords ;
• la seconde, au cours de laquelle on dicte une phrase enti è re , cible quant à elle ,
les accords sujet / verbe. Elle permet é galement de revoir la notion d ’ ortho -
graphe de la semaine.

1 | Dict é e de groupes nominaux ou de phrase


En premier lieu, l’ enseignant - e dicte les groupes nominaux ( premi è re dict é e flash )
ou la phrase ( seconde dict é e flash ) . Les é lèves les é crivent en mobilisant leurs
connaissances lexicales et grammaticales. La plupart du temps , les mots r évis é s ici
sont les mots en gras, afin de ne pas mettre en difficult é les élèves du groupe jaune.

2 pour la dictée flash n° 1 | Relecture et analyse


Dans un deuxiè me temps, les élèves se relisent et se corrigent . Ils peuvent appor -
ter toutes les modifications qui leur paraissent n é cessaires en s' aidant de tous les
outils à leur disposition ( le ç ons , affichages, manuels, dictionnaire... ) .

2 et 3 pour la dict é e flash n° 2 I Relecture et analyse


Lors de la dict é e d ’ une phrase , on proc ède tout d ’ abord à l’analyse grammaticale
de la phrase collectivement : le verbe est identifi é puis son sujet ( on utilisera pour
cela les codes en vigueur dans la classe ) . Apr è s cela , les é lèves se relisent indivi -
.
duellement et ensuite ( é tape 3 ) à deux . Ils rejoignent le partenaire qui leur a é t é
attribu é pour une n é gociation orthographique au cours de laquelle , ils doivent se
concerter pour parvenir à une version commune de la phrase . L' enseignant - e circule
pour veiller au bon d é roulement du travail en bin ô me. Il faut encourager les élèves
à argumenter et à utiliser si besoin leurs leç ons pour justifier leur point de vue .

117
' \ )\ciÀcA et histoire dea arlA C£2

3 pour la dict é e flash n° 1 Correction collective puis individuelle


4 pour la dicté e flash n° 2
Cette troisi è me é tape est la plus importante . Un élève é crit le GN ou la phrase
au tableau. Il se relit d abord seul puis se retourne pour interroger les élèves qui
'

veulent lui signaler des erreurs .


• Les erreurs d orthographe lexicale sont signalé es d abord : Ce mot s 'écrit
' '

« peinture » ; tu dois écrire ss pour obtenir le son dans le mot « chasse » ;


ton accent transforme le mot en « prom è ne » , etc .
• Les erreurs d ' orthographe grammaticales sont signalé es dans un deuxi è me
temps. Il est crucial d encourager les prises de parole sous forme de ques -
'

tions : Qui est exotique ? Qui adopte les coutumes des Romains ? Comment peut -
on savoir que le petit mot « a » est ici le verbe « avoir » ? afin d amener l' élè ve
'

à comprendre son erreur.

On cherche à mettre les élèves en ré flexion, à semer le doute orthographique


à leur faire prendre le recul n écessaire pour revenir sur ce qu ils ont fait.
'

Ce sont ces proc é dures qui, une fois automatis é es, font les experts.

Si l' élève n ’ a fait aucune erreur, la s é ance peut ê tre, malgr é tout , tr è s riche , si
on demande aux autres élè ves de justifier ses choix : Qui peut me dire pourquoi il
fallait mettre un x à la fin du mot « châ teaux » ?
Lors de cette phase , en d é but d ann é e , l’ enseignant - e doit beaucoup guider ses
'

élè ves ( notamment à formuler leurs remarques sous forme de questions ) mais
d è s que possible , il leur laissera la plus grande autonomie.
Chacun prend la correction sur son cahier de brouillon. L' enseignant - e peut v érifier
l efficacit é de cette correction en ramassant tout ou partie des cahiers.
'

S é ance 6 I Dict é e bilan


Le moment de la dict é e bilan a lieu une semaine apr è s que les élèves ont dé cou -
vert l’ œuvre d ’ art et commenc é à apprendre les mots.

1 | Projection de l' oeuvre et lecture magistrale de la dict ée


En premier lieu, l' enseignant - e fait une lecture magistrale du texte entier de la dic -
t é e . Il en v é rifie la compr é hension si besoin et projette à nouveau l' œuvre concern é e .
Les élèves doivent ê tre attentifs au sens et ne pas é crire pour l' instant. Ils peuvent
poser des questions sur le sens du texte. L’ enseignant - e é crit au tableau les noms
propres ou non exigibles et en profite pour rappeler les rè gles de pr é sentation ou
ce qu ' il jugera utile.

18 I
Introduction

2 I Dict é e phrase par phrase du texte et diff érenciation


Aprè s ces préalables, l enseignant - e distribue la dict é e à trous aux élèves qui en
'

ont besoin et dicte, phrase par phrase , le texte . Il - elle circule dans la classe, articule
et r é p è te autant de fois qu ' il le faut. Quand il- elle arrive à la fin du texte adapt é au
groupe jaune, il- elle le signale. Les élè ves concern é s peuvent arr ê ter d ' é crire et
commencent à se relire. Tout en dictant le texte pour les élè ves des deux autres
groupes qui continuent à é crire, l enseignant - e peut aller aider ponctuellement les
'

élèves ayant fini d é crire, à se relire. On proc è de de la mê me fa ç on pour le groupe


'

vert . Le groupe violet é crit le texte en entier. L enseignant - e dicte ensuite le nombre
'

de mots é crits par les trois groupes .


Comment relire sa dictée ?
3 I Relecture de la dict é e
Apr è s la dict é e , commence la relecture .
Les élèves s’ aident de la fiche mé thodologie 3.
La relecture se fait en trois temps. À chaque temps,
l enseignant - e précise aux élèves ce qui doit ê tre observ é .
'

• L’ enseignant - e relit une premi è re fois le texte, en


oralisant les signes de ponctuation. Les é lèves
v é rifient qu ' ils n ont pas oubli é de mot , de signe de
'
** * **
.
* IM « t K'

ponctuation ou de majuscule en d é but de phrase. Au


cours de cette phase , les élè ves peuvent souligner
au crayon à papier les mots dont ils doutent .
• Les élèves lisent à tour de rô le les phrases de la dict é e. Pour chacune, on trouve
tels ) verbe ( s ) et le ( s ) sujet ( s ) . Les élèves se focalisent alors sur les accords
dans le GN et sur la conjugaison des verbes. Quand l' enseignant - e le jugera
opportun , il pourra signaler des points problé matiques en posant des questions.
• La troisi è me relecture est individuelle et silencieuse. Les élèves reviennent
alors sur les mots qu ils ont soulign é s.
'

Les cahiers sont ramassé s et corrig é s par l' enseignant - e.

S é ance 7 I La correction Comment corriger sa dict ée ?


Le lendemain, les élèves d écouvrent leur dict é e visé e par
l enseignant - e. Ils ont obtenu un pourcentage de réussite
'

qu ' ils vont pouvoir augmenter en se corrigeant. Les mots .


mal orthographié s sont rayé s et au - dessous, l’ enseignant - e
a codé le type d erreur (voir p. 23 « Comment corriger ? ») .
'
,
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—.
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Les élèves s' aident de la fiche mé thodologie 4.


Les élèves ont une dizaine de minutes pour se corriger.
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Ils peuvent utiliser tous les outils à leur disposition. k

Certains élèves du groupe le plus expert auront peu i

d ' erreurs à corriger et seront lib é r é s de cette t â che

019
Dictée* et histoire de* art* C£2

assez rapidement . Ils pourront alors faire profiter les autres élèves de leurs com -
p é tences. Apr è s validation de l’ enseignant - e ( leur dict é e est enti è rement et cor -
rectement corrig é e ) , ils peuvent aller rev ê tir un collier d ' expert en orthographe
( propos é dans les ressources numériques ) et proposer leur aide à ceux qui en ont
besoin. Une dict é e dont la correction est satisfaisante augmente le pourcentage
de 5 %. Cela motive les élèves à se pr ê ter à l’ exercice avec attention.
Une fois qu ' il a termin é de corriger sa dict é e , l' élève peut renseigner son gra -
phique de progr è s. Il choisit un crayon de couleur correspondant à celle de son
groupe et colorie une barre du graphique à hauteur du r é sultat obtenu. Ce gra -
phique permet à l' enfant d ' avoir une visibilit é sur ses progr è s de l' anné e .

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Une proposition d'organisation


La progression de cet ouvrage tient compte de plusieurs crit è res. Tout d ' abord,
les notions d orthographe lexicale et celles d orthographe grammaticale alternent .
' '

Ensuite elles sont , globalement , de difficult é croissante . D è s que possible dans


l' anné e , sont trait é es des notions prioritaires, exig é es dans presque toutes les
situations d é criture , comme les accords dans le groupe nominal ou l' accord du
'

verbe avec son sujet . Il est donc conseillé de suivre les s équences dans l' ordre o ù
elles sont proposé es.
Les sé quences se d é roulent sur deux semaines consé cutives.

ZO I
Introduction

jeudi vendredi lundi mardi jeudi vendredi


Séance 2 :
Séance 1 : S éance 7 :
Enseignement Séance 4 : S éance 5 : S éance 6 :
D é couverte Correction
de la nouvelle Dict é e flash Dict é e flash Dict é e bilan
de l'œuvre de la dict é e
notion n° 1 n° 2 n° 1
n° 1 par les élèves
d' orthographe
Séance 2 :
Séance 3 : Séance 1 :
Première Enseignement
Découverte
de la nouvelle
appropriation de t'œuvre
des mots
notion
n° 2
d' orthographe
Séance 3 :
Premi ère
appropriation
des mots

La correction des dict é es


Que corriger ? Que « compter » ?
Quand l' enseignant - e vise une dict é e , il doit distinguer deux choses : ce qui doit
ê tre corrig é et ce qui va ê tre pris en compte dans la note de l' élève .
Tous les mots mal orthographi é s doivent ê tre corrig é s, soit par l enseignante '

directement , soit par l' enfant s' il en a les moyens. Il est né cessaire de diff é rencier
ici. Pour les élèves en difficult é , se corriger est tr è s exigeant : ils doivent com -
prendre le code utilisé ( voir la fiche mé thodologie 4 ] , se rep é rer dans leur mat é riel
scolaire , comprendre quelle le ç on pourra les aider, etc. En outre, ils ont parfois
une grande quantit é de mots à corriger. L enseignant - e peut d é cider de r é duire ce
'

nombre de mots . Lorsqu ' il- elle visera le texte , il - elle choisira un nombre de mots à
faire corriger par l' élève et prendra en charge la correction des autres. Il n ' y a pas
de recette toute faite à appliquer ici. Il s' agit de s’ adapter à chacun. En fonction des
capacit é s et des objectifs, on peut choisir de faire corriger l’ orthographe lexicale,
les erreurs d 'accord ou les homophones, en priorit é.

121
Dictée et hiAtoire des cirtA C£2

On peut prendre en charge la correction d un mot ( dans l’ exemple ci - dessus ,


'

j ' ai choisi de corriger le mot « aper ç oit ») ou demander à l é lève de corriger le


'

mot lui - m ê me ( le mot « milieu » é tait à apprendre , l é lè ve pourra se corriger en


'

se r é f é rant à ses outils ) . Cela , en fonction des capacit é s de chacun . Si tout doit
ê tre corrig é, toutes les erreurs ne doivent pas ê tre prises en compte dans la note.
Comme expliqu é pr é c é demment , le contrat didactique veut que l’ enfant ne soit
.
évalu é que sur ce qui a é t é trait é en classe. Cependant - certaines erreurs seront
sanctionn é es d è s le d é but de l’ ann é e. Il est n é cessaire d en informer les é lè ves
'

afin d ê tre parfaitement transparent . Voici ces erreurs :


'

• les principales correspondances graph è me - phonè me ;


• les mots donn é s au tableau mal copi é s ;
.
• et bien sûr, les mots à apprendre depuis le d é but de l ann é e .
'

L' é criture des nombres en lettres pourra ê tre exig é e d è s qu elle aura é t é revue
'

en mathématiques.
A ces points de vigilance , s’ ajouteront semaine apr è s semaine de nouveaux points.
Ceux - ci sont pré cisé s pour chaque dict é e , de cette mani ère :

Aide pour la correction



-
Vis é par l enseignant e :
- les correspondances graphophonologiques non respect é es ;
- les erreurs de ponctuation et de majuscule ;
- les accords simples dans le GN ;
- chaque mot en gras mal orthographi é (mots à apprendre ) ;
- les mots écrits au tableau ( en italique ) mal copi é s ;
- les erreurs d ' homophones ( et / est ) .
y

En gras, le nouveau point de vigilance


consé cutif à la leç on de la semaine.

Il se peut que deux erreurs diff é rentes coexistent dans un seul mot . Les deux
erreurs doivent ê tre identifi é es par le code de correction de l' enseignant - e et les
deux seront prises en compte si elles sont exigibles à ce stade de l’ ann é e .

Il I
IrUrodiLctloa

Dans cet exemple , l élève a fait deux erreurs : une erreur d ' orthographe ( le mot
'

bataille é tait donn é à apprendre ) et une erreur d ' accord ( on évoque plusieurs
batailles ) . Les deux erreurs sont sanctionn é es .
L enseignant - e peut é galement adapter ses exigences aux capacit é s de chacun.
'

Il faut alors prendre en consid é ration les connaissances que l on a du niveau de


'

ses élèves et de leur évolution.

Comment corriger ?
Il est important que les élèves sautent des lignes , afin que les interlignes puissent
ê tre utilisé s pour la correction. Chaque mot mal orthographi é est barr é puis :
• s il doit ê tre corrig é par l enfant , l' enseignant - e é crit au - dessous le code
' '

correspondant ;
• si non , l enseignant - e é crit l orthographe correcte ainsi que le code .
' '

Les erreurs sanctionn é es sont compt é es dans la marge par un b â tonnet .

Les erreurs é tant signalé es, il est important de signaler les r é ussites é gale -
ment . Un accord marqu é , un homophone reconnu , une majuscule mise en d é but
de phrase ... Pour chacun, on pourra trouver des succ è s .

123
Viciées et histoire dues arU C£2

Comment noter ?
Pour calculer le pourcentage de r é ussite , on prend le nombre total de mots
« sanctionnables » ( exemple 75 mots si l' enfant a fait la dict é e violette ) , on lui enlè ve
le nombre de mots erron é s ( 11 si l' enfant a fait 11 erreurs ) , on divise le r é sultat
obtenu par le nombre de mots total ( 75 ) . On multiplie ensuite le ré sultat par 100 .
75 - 11 = 64
64 : 75 = 0 , 85
0 , 85 x 100 = 85
L’ élève obtient un r é sultat de 85 %. Cela signifie que 85 % des mots de sa dict é e
sont é crits correctement .
Si cet élève avait é t é not é de fa ç on traditionnelle sur 20, en enlevant un point par
.
erreur, il aurait obtenu la note de 9/ 20 malgré le fait qu ' il a orthographi é 85 % des
mots correctement !
Avant d ' inscrire la note obtenue, l’ enseignant - e entoure le nombre de mots de la
dict é e faite. Il situe ainsi l enfant dans la classe .
'

24 I
Les séquences
Distinguer oi, ou, on 27 •Ecrire « on » ou « ont » 143
Conna î tre les signes •Écrire eil, euil, ail, ouil
de ponctuation 36 ou eille, euille, aille, ouille 152
•Écrire « et » ou « est » 45 • Accorder les adjectifs 161
•Le pluriel des noms 54 •Écrire « au » ou « aux » 170
•M deuant m, p, b 63 •Écrire g ou gu 179
•Écrire oi, oin, ion 71 •Écrire g ou ge 188
•Ecrire « à » ou « a » 80 •Écrire « son » ou « sont » 197
•Écrire s ou ss 89 •Écrire c ou qu 206
•Les marques du pluriel 98 •Écrire « ce » ou « se » 215
•Écrire ei, ein, ien 107 •Former des noms f éminins 224
•Écrire c ou ç 116 •Écrire « il/elle »
•Écrire é ou è 125 ou « ils /elles » 233
• Accentuer ou non 134 •Écrire é et er 242
25

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