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Éléments chimiques et cristaux en science

Le document traite des éléments chimiques dans l'univers, de leur répartition et des réactions nucléaires, notamment la fusion et la fission. Il aborde également la radioactivité et la formation des cristaux, en expliquant les structures cristallines et leur rôle dans les roches et les êtres vivants. Enfin, il propose des exercices pratiques sur des thèmes comme la datation au carbone 14 et la structure des cristaux.

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Éléments chimiques et cristaux en science

Le document traite des éléments chimiques dans l'univers, de leur répartition et des réactions nucléaires, notamment la fusion et la fission. Il aborde également la radioactivité et la formation des cristaux, en expliquant les structures cristallines et leur rôle dans les roches et les êtres vivants. Enfin, il propose des exercices pratiques sur des thèmes comme la datation au carbone 14 et la structure des cristaux.

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Enseignement scientifique 1ere

HBA

Chapitre 1 : Un niveau d’organisation : les éléments chimiques


I. Les éléments chimiques dans l’univers
1) La composition chimique de l’Univers
1
L’hydrogène 1𝐻 est l’élément chimique le plus abondant : il
L’Univers est formé de 118 éléments chimiques différents.

représente à lui seul près de 75 % des atomes présents dans

Sur Terre, on a observé 94 éléments chimiques à


l’état naturel, 24 autres ont été créés
artificiellement.
l’Univers.

2) La répartition des éléments chimiques


Les éléments sont répartis de manière inégale dans l’Univers : on trouve majoritairement de
l’hydrogène et de l’hélium dans les étoiles, tandis que la Terre est formée principalement
d’oxygène et de silicium.

II. Les réactions nucléaires


1) La fusion, à l’origine de la synthèse des noyaux
Selon les théories les plus récentes, les premiers atomes ont été formés
quelques minutes après le « Big Bang ». L’Univers était alors
extrêmement chaud (109 K) et dense, les particules élémentaires se
1
deutérium (2𝐻 ou 𝐷) et d’hélium et de lithium. Cette réaction nucléaire
sont agglomérées pour former des noyaux d’hydrogène, de

est appelée fusion nucléaire. Au cours d’une réaction de fusion, des


noyaux légers forment un noyau plus lourd en éjectant une particule et
en libérant de l’énergie.

L’élément le plus stable est le fer (Z = 26). Toutes les fusions nucléaires
jusqu’au fer vont donc libérer de l’énergie et, réciproquement, il faudra
fournir de l’énergie pour créer les éléments de numéro atomique supérieur à
26.
Pour cette raison, le fer est le dernier élément créé par le processus de
fusion « classique ». Tous les autres éléments sont créés lors de l’explosion
2) Les réactions nucléaires au cœur des étoiles
Les autres éléments sont formés au sein des étoiles, formées par accrétion des atomes créés
lors du Big Bang. Les noyaux légers fusionnent et produisent des noyaux plus lourds. On y
trouve ainsi plusieurs éléments comme l’oxygène (Z = 8), le carbone (Z = 6), mais aussi des
noyaux plus lourds comme
le fer (Z = 26).

Sous l’impact de neutrons ou d’autres particules


légères, certains noyaux se cassent : c’est la fission.
Au cours d’une telle réaction, des noyaux lourds se
cassent en deux noyaux plus légers sous l’impact
d’un neutron ou d'un proton. La réaction
s’accompagne de l’éjection d’une particule et libère
de l’énergie.

Ces éléments chimiques sont dispersés à la fin de la vie de l’étoile.

1
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III. Désintégration des noyaux radioactifs
1) La radioactivité
Certains noyaux sont instables : on dit qu’ils sont radioactifs. La radioactivité est un
phénomène naturel, qui résulte de la transmutation d’un noyau en un autre. Ainsi, les
désintégrations successives ont contribué à la formation des 94 éléments chimiques que l’on
trouve sur Terre.

La radioactivité est aléatoire, inéluctable, irréversible, spontanée et


indépendante de la substance dans laquelle le noyau radioactif se trouve.

2) Évolution du nombre de noyaux et demi-vie


La population de noyaux d’un échantillon décroît
au cours du temps, elle est divisée par deux au
bout d’une durée appelée
« demi-vie ».

La courbe ci-contre représente l’évolution du


nombre N de noyaux radioactifs en fonction du
temps t. La désintégration suit une loi
mathématique de décroissance.
N0 représente le nombre de noyaux radioactifs à
l’instant t0 (origine des dates) ; t1/2 représente la
demi-vie.
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CHApitre 2 : Des édifices ordonnés : les cristaux


I. Solides et structures cristallines
1) Solides et structures cristallines
On appelle solide tout système qui possède une forme propre.

On distingue les solides cristallins constitués d’une répétition quasi parfaite de l’arrangement des
atomes dans les trois directions de l’espace et les solides amorphes correspondant à un état liquide
figé et pour lesquels il n'y a pas d'ordre au-delà d'une échelle moléculaire.

2) Description des structures cristallines : deux exemples


On étudie uniquement deux structures cristallines : la
structure dite cubique (C) et la structure dite cubique à
faces centrées (CFC).

le paramètre de maille, noté 𝑎 : c’est la longueur de l’arête du cube.


On défini plusieurs grandeurs :
-
- la multiplicité, notée Z : c’est le nombre total d’atomes par maille (cf tableau ci-
contre pour la calculer).
- la compacité de la structure, notée c : elle correspond au volume occupé par les
atomes dans la maille sur le volume total de la maille.
𝑣𝑜𝑙𝑢𝑚𝑒 𝑜𝑐𝑐𝑢𝑝 𝑝𝑎𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑡𝑜𝑚𝑒𝑠 𝑍× ∙𝜋∙
4
𝑟
𝐶=
!
é
𝑣𝑜𝑙𝑢𝑚𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑚𝑎𝑖𝑙𝑙𝑒 𝑎
3
=
!

Enfin, il est possible de déduire de ces considérations microscopiques


des grandeurs macroscopiques comme la masse volumique ρ d’une
espèce chimique connaissant la structure cristalline qui la

𝑍 × 𝑚"#$%&
caractérise et le paramètre de sa maille :
𝑚𝑎𝑠𝑠𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑚𝑎𝑖𝑙𝑙𝑒
𝜌 = 𝑣𝑜𝑙𝑢𝑚𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑚𝑎𝑖𝑙𝑙𝑒 =
𝑎!
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II. Des roches aux êtres vivants : les cristaux sont pArtout !
Caractérisés par une formule
chimique, les minéraux s'organisent
dans l'espace sous forme de
cristaux. Leur architecture
correspond à l'un des sept
systèmes cristallins (cf ci-contre)
employées pour décrire leur
géométrie. Ces cristaux sont la plus
petite structure organisée qui
compose généralement les roches.

Une roche est donc composée de


l'association d'un ou plusieurs
cristaux.

Dans de nombreux cas, les cristaux font également partie intégrante de la structure des êtres

vivants.

III. Les conditions de formation des cristAux


Suivant les conditions de pression et de température, l’agencement des atomes peut subir une
réorganisation particulière comme le cas de certains minéraux ayant subi un métamorphisme. Un même
composé de formule chimique unique pourra cristalliser dans différents systèmes cristallins.
Dans le cas des roches magmatiques, la vitesse de refroidissement influence la formation des
cristaux : le refroidissement rapide d’une lave conduit à une cristallisation partielle. Il se forme alors
un verre, solide amorphe ne présentant pas d’organisation cristalline.
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Enseignement scientifique – Partie Physique-


Chimie Série 1

Exercice 1 : FUKUSHIMA (2 points)


Le 11 mars 2011, un accident majeur
à la centrale de Fukushima (Japon) s’est
produit à la suite d’un tremblement de
terre suivi d’un tsunami. Les réacteurs
ont rejeté plu- sieurs isotopes
radioactifs, dont ceux de l’iode. On
mesure leur activité, proportion- nelle au
nombre d'atomes.

1. (1 point) Déterminer la demi-vie de


l’iode-133

2. (1 point) Déterminer pour l’iode-132 la durée au bout de laquelle l’activité est inférieure à 10 % de
l’activité initiale.
Exercice 2 : DATATION AU CARBONE 14 (2 points)
Un morceau de charbon a été retrouvé à l’entrée d’une grotte et on le
soumet à une datation au carbone 14. Cet élément radioactif est présent
dans tout être vivant à un taux constant. À leur mort, les échanges de
matière avec le milieu n’ayant plus lieu, le taux de carbone 14 diminue
car il se désintègre. La mesure de ce taux dans un échantillon permet
donc de dater approximativement sa mort. Donnée : La demi-vie du carbone 14
est de t1/2 = 5 734 ans.
Déterminez l’âge du morceau de charbon sachant que l’activité de l’échantillon testé montre que
le nombre d'atomes de carbone 14 est 8 fois plus faible qu'à sa formation.

Exercice 3 : LE DIAMANT (6 points)


Des diamants sont souvent présents dans la kimberlite sous forme d’inclusions. Le diamant est un
minéral transparent composé de cristaux de carbone pur. Cette « pierre précieuse » est connue
pour être le minéral le plus dur qui soit. On cherche à savoir si, dans le cas du diamant, le carbone
cristallise sous une forme cu- bique à faces centrées.
Données : Rayon d’un atome de carbone : r = 70.10-12 m ; masse d’un atome de carbone : m = 2,0 x 10-26 kg
1. (1 points) Dessiner une maille cubique à faces centrées.
2. (1 points) Déterminer, en justifiant, la multiplicité d’une telle maille.

3. (2 points) Montrer que 𝑎 = ! 𝑟.


La vue d’une face de la maille cubique faces centrées est donnée ci-contre.

4. (1 point) Calculer la masse volumique du diamant dans le cas où il


cristallise selon une structure cubique à faces centrées.
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5. (1 point) En réalité, la masse volumique du diamant est 3,51.103 kg.m-3. Indiquer si le diamant
possède une structure cubique à faces centrées. Justifier.

Bonus (1 points) : Calculer la compacité du diamant dans le cas où il cristallise selon une structure
cubique à faces centrées

Enseignement scientifique – Partie Physique-Chimie


Série 2

Exercice 1 : Poussières d’étoiles

Commentez cet extrait et expliquez le titre de l’ouvrage à la lumière de vos connaissances


concernant la synthèse des éléments. (15-20 lignes suffisent) (5 points)
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Exercice 2 : Age d’une momie


Une momie a été découverte en Égypte dans la vallée des
Rois. On réalise une datation au carbone 14. Cet élément
radioactif, produit en continu dans l’atmos- phère terrestre,
reste en proportion constante dans les organismes vivants. Le
carbone n’étant plus renouvelé à partir du décès, sa
proportion diminue comme l’indique le graphique ci-dessous.
On mesure une baisse de 40 % de la proportion de carbone 14 de la momie.

(3 points) En vous aidant de la courbe ci-contre, dater


la momie. Expli- citer votre raisonnement.
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Exercice 3 : Les gaz nobles à l’état solide
Élément Néon Argon Krypton Xénon
3,35 ∙ 10!23 6,63 ∙ 10!23 1,39 ∙ 10! 2,18 ∙ 10!22
Masse de
l’atome 22
(en g)
a (en nm) 0,443 0,525 0,571 0,618
1 nm = 10-7 cm

Les éléments de la colonne 18 du tableau périodique sont des gaz monoatomiques inertes à
température ambiante, d’où le nom de « gaz nobles ». Il faut les porter à des températures
très basses pour obtenir des cristaux. On obtient alors des structures CFC.

Questions

1. (2 points) Représentez la maille CFC.

2. (1 point) Démontrer que pour un réseau CFC, 𝑎 = 4


𝑟.
√2
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3. (2 points) Déduisez-en les rayons atomiques du néon.
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4. (3 points) Calculez la masse volumique du néon à l’état solide.
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5. (2 points) Déterminer la multiplicité d’une telle maille. Justifier.
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$
Z 𝜋 𝑟3
6. (2 points) Formule de compacité : 𝐶
3

=
3
. Calculer la compacité du néon. Dépend-elle du rayon
𝑎
de l’atome ?

Justifier.
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Chapitre 3 : Une structure complexe : la cellule vivante


I. Naissance progressive du concept de cellule
1) De l’invention du microscope à la théorie cellulaire
La première observation de cellules est attribuée à l’anglais Robert Hooke, qui plaça une
coupe de liège sous un microscope fabriqué par ses propres soins et y observa des « petites
chambres ».
Schleiden et Schwann, respectivement botaniste et zoologiste, ont remarqué au XIX e siècle
(soit deux siècles plus tard) que tous les êtres vivants étaient constitués de cellules.
Des travaux supplémentaires, tels que ceux de Pasteur, ont démontré que la vie n'apparaît
pas spontanément mais qu’une cellule provient nécessairement d’une cellule préexistante.
Cette unité cellulaire est héritée d’un ancêtre commun à tous les êtres vivants, qui était

nécessairement constitué d’une cellule.


La théorie cellulaire a ainsi pu émerger par une collaboration entre
scientifiques. Elle postule que :

2) Une nouvelle description de la cellule


Le développement de microscopes de plus en plus performants a permis d’explorer en détail la
cellule et son fonctionnement.
Dès les années 1940, la résolution des microscopes électroniques a révélé de nouveaux
compartiments cytoplasmiques et des détails de la membrane plasmique par exemple.
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II. Un milieu cellulaire délimité par une membrane plasmique
1) Composition de la membrane plasmique
La cellule est délimitée par une membrane plasmique d’environ 7 nm d’épaisseur qui constitue
la frontière entre un milieu extracellulaire et un milieu intracellulaire (le cytoplasme).
Les membranes sont majoritairement constituées de lipides (majoritairement des
phospholipides et du cholestérol) organisés en bicouche dans laquelle des protéines viennent
s’insérer. Quelques glucides sont également associés aux membranes.

2) Organisation structurale et fonctionnelle des membranes


Ce sont les propriétés chimiques des lipides qui expliquent
l’organisation des membranes. En effet, les lipides sont des
molécules amphiphiles : ils présentent une tête hydrophile et
une queue lipophile. En milieu aqueux, les queues se
rassemblent ce qui entraîne la formation d’une bicouche
lipidique. Cette structure compartimente ainsi un milieu
comme la cellule ou les organites.

Echelle et ordres de grandeur : de


l’organisme à l’atome
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Série 3
1. Question à réponse unique. 5 minutes. 2 points
D’après Enseignement scientifique Bordas 2019

Pour chaque question, entourer l’unique bonne réponse.


A. La théorie cellulaire explique :
* que chaque être vivant est constitué d’une cellule * que toute cellule provient d’une autre cellule
* que les cellules apparaissent spontanément * que toutes nos cellules sont identiques
B. La microscopie permet aujourd’hui :
* d’obtenir des grandissements de plus en plus importants
* d’observer les électrons
* d’observer des animalcules
* d’observer des objets d’une taille inférieure au nm
C. La membrane plasmique :
* n’est constituée que de protéines * est constituée d’une couche de phospholipides
* comporte des protéines * délimite le noyau de la cellule
D. L’utilisation sur un microscope d’un objectif 40 et d’un oculaire 15 permet :
* d’obtenir un grossissement de 55
* d’obtenir un grossissement supérieur à celui obtenu par l’utilisation d’un objectif 60
* d’obtenir un grandissement de 600
* d’obtenir un grossissement de 600

2. Les ordres de grandeur d’observation d’un organisme. 4 points. 10 minutes


D’après Enseignement scientifique Le Livre Scolaire 2019

1. Préciser la technique d’observation utilisée pour chacune des photographies (MO, MEB,
MET, œil).
2. Associer chaque élément avec sa catégorie et sa taille parmi les propositions suivantes :
1
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- Catégories : molécules, organites, cellules, tissus, organismes
- Taille : 2 nm, 1 m, 10 m, 110 m, 15 cm

2
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3. La membrane plasmique. 6 points. 15 à 20 minutes
D’après Enseignement scientifique Hachette Education 2019

En 1925, Evert Gorter, un médecin hollandais, et son étudiant Grendel ont publié
un article relatant leurs travaux sur la membrane plasmique des globules rouges. Après
avoir compté le nombre de globules rouges de divers échantillons de sang, ils ont étalé
l’ensemble des lipides membranaires de chaque échantillon en une monocouche. Ils ont
mesuré la surface qu’ils occupaient, ainsi que la surface de membrane plasmique d’un
seul globule rouge.
Document. Principaux résultats de l’expérience de Gorter et Grendel en 1925.
Animal Volume de Nombre de Surface Surface des
testé sang globules membranaire d’un lipides
testé (en rouges par mm3 globule rouge (en extraits (en
mm3) m2) m2)
Mouton 10.10 9,9.106 30.10-12 6,2
3

Lapin 0,5.1 5,9.106 93.10-12 0,54


03
Homme 103 4,8.106 99.10-12 0,92
1. Calculer la surface membranaire totale des globules rouges de chaque échantillon. Bien penser à expliquer votre
calcul en premier. 2 points
2. Comparer les surfaces membranaires obtenues pour chaque espèce avec la surface des lipides extraits des
échantillons. 1 point
3. Expliquer comment cette expérience a appuyé le modèle de la structure en bicouche lipidique de la membrane.
1 point
4. Schématiser une membrane plasmique de cellule (par exemple de globule rouge). 2 points

4. La controverse entre Pouchet et Pasteur. 6 points. 15 minutes.


D’après Enseignement scientifique Le Livre Scolaire 2019

En 1859, alors que les expériences de Pasteur avaient réfuté la théorie de la


génération spontanée, le Français Félix-Archimède Pouchet était persuadé que cette
théorie était fondée. Il entreprit de le démontrer en portant à ébullition de l’eau de foin à
100 °C. Tout comme Pasteur, il s’affranchit des contaminations en fermant
hermétiquement son milieu. Après quelques jours, Pouchet observe alors des bacilles du
foin (Bacillus subtilis) dans ses solutions et en conclut qu’ils se sont formés
spontanément.
Document 1. Photographie en MET de deux spores de
Bacillus subtilis.
Les lettres [c] et [e] désignent des enveloppes de protection.

Document 2. Taux de survie de Bacillus subtilis en

3
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fonction de la température.
1. Rappeler en quoi consiste la théorie de la génération spontanée. 1 point
2. À partir de l’analyse des documents, démontrer que les conclusions de Pouchet ne sont pas correctes. 3 points
3. Proposer une expérience témoin que Pouchet aurait dû réaliser. 1 point
4. Expliquer pourquoi Pouchet a omis le fait que l'ébullition à 100 °C ne suffit pas à détruire la totalité des
bactéries ? 1 point

4
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1. Question à réponse unique. 5 minutes. 2 points


Pour chaque question, entourer l’unique bonne réponse.
A. Les premières observations de cellules :
* ont été effectuées au XIVe siècle
* ont permis de proposer que tout organisme vivant est constitué de cellules
* sont liées à certaines avancées technologiques
* sont liées à la réfutation de la théorie de la génération spontanée

B. La membrane plasmique :
* présente une épaisseur de 7 m * est constituée de lipides et de protéines en couches superposées
* est constituée d’une mosaïque de lipides et de glucides * est présente autour de toute cellule vivante
C. La théorie cellulaire :
* comprend trois principes * stipule que les cellules naissent par génération spontanée
* a été admise sans contestation * se résume à l’aphorisme* « toute cellule naît d’une cellule ».
* Aphorisme : phrase qui résume en quelques mots une vérité fondamentale.
D. Le microscope optique (photonique) permet d’observer :
* les cellules et leur noyau * les phospholipides de la membrane plasmique
* les mitochondries dans le cytoplasme * les protéines transmembranaires amphiphiles

2. Liposomes et membrane plasmique. 10 minutes. 3 points.


D’après Enseignement scientifique Belin et Magnard 2019
Document 1. Un liposome.

Un liposome est une vésicule


lipidique artificielle stable, de 20 à 1 000
nm de diamètre, qui s’obtient en agitant
vigoureusement un mélange d’eau et de
phospholipides seuls. C’est ainsi qu’en
1965, on observe la formation de
liposomes : les vésicules sont délimitées
par une membrane, comme la membrane
plasmique.

Document 2. La cryofracture.
La cryofracture est une technique mise au point dans les années 1950. Elle
consiste à congeler puis fracturer l’échantillon à -196°C. La fracture passe le plus
souvent dans le plan de la membrane. Une réplique métallique de la surface est réalisée
puis observée au MET. On observe alors un liposome et une membrane plasmique au
MET après cryofracture.
Liposome au MET (après cryofracture) Membrane plasmique au MET après
cryofracture.

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1. Calculer le diamètre du liposome du document 1 (le calcul doit être développé). 1 point.
2. Indiquer la différence entre les deux images de cryofracture et les expliquer avec vos connaissances. 2 points.

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3. Une expérience historique. 15 minutes. 5 points. D’après Enseignement scientifique Bordas 2019
En 1668, l’italien Francesco Redi disposa de la viande avariée dans deux bocaux différents.
Il tira les conclusions suivantes de son expérience : « Les chairs, les herbes et les autres choses
pourries ou putrescibles n’ont d’autre rôle, ni d’autre fonction dans la génération spontanée des insectes
que de fournir un lieu ou un nid proportionné, au sein duquel les animaux, au moment de la portée,
mènent ou accouchent leurs œufs. Si les mères ne portent pas les dites semences dans ce nid, jamais
rien, absolument rien ne se développera ».
Bocal témoin Bocal recouvert d’une moustiquaire

1. Rappeler l’expérience analogue menée par Pasteur au XIXe siècle. 2 points.


2. Décrire les résultats de l’expérience de Redi. 2 points.
3. En s’inspirant des écrits de Redi, réécrire une conclusion actualisée de son travail. 1 point.
4. Les virus sont-ils vivants ? 20 minutes. 10 points. D’après Enseignement scientifique Le Livre Scolaire 2019
Alors que la microbiologie était en plein essor avec Pasteur au XIXe siècle qui travaillait sur des
bactéries infectieuses, un botaniste russe découvrit, en 1892 des organismes encore plus petits en
travaillant sur une infection de plants de tabac. Il les nomma virus. Depuis, de nombreux virus ont été
découverts et étudiés.

Document 1. Un bactériophage T4 (en


vert) infectant une cellule bactérienne
(en jaune).
Les bactériophages (des virus)
s’ancrent à la membrane plasmique
de la bactérie et insèrent leur ADN
dans son cytoplasme.

Document 2. Une lyse bactérienne (destruction)


quelques heures après l’infection. 
L’insertion de l’ADN viral dans la cellule
infectée va entraîner la fabrication de virus
jusqu’à la destruction de la cellule hôte.

Document 3. Structure d’un bactériophage


et composition moléculaire. 

1. Rappeler par quoi une cellule est délimitée ainsi que le rôle de cette structure. En réaliser un schéma légendé. 4 pts.
2. Justifier quelle technique de microscopie permet d’obtenir l’image du document 1. 1 point.
3. Légender le document 2 en indiquant : bactérie et virus. 1 point.
4. Comparer la structure cellulaire en général avec celle d’un bactériophage. 1 point.
5. Rappeler les principes fondamentaux de la théorie cellulaire, puis justifier le(s)quel(s) ne sont pas respecté(s) par les virus. 2
points.
6. Préciser si les virus peuvent être qualifiés de vivants ou non. 1 point
La capside correspond à l’enveloppe du
7
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virus.

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