0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
30 vues125 pages

Efficacité de l'irrigation à Souk-Ahras

Le mémoire présente une étude sur l'efficacité du périmètre d'irrigation de Sedrata et de Zouabi dans la Wilaya de Souk-Ahras, visant à remplacer les cultures céréalières par des cultures maraîchères et fruitières pour améliorer les revenus des agriculteurs. L'étude évalue les potentialités en sol et en eau, ainsi que les facteurs limitants pour la durabilité du système de production. Les résultats montrent une faible efficacité et une résistance des agriculteurs à changer de culture, soulignant des défis pour l'avenir du périmètre.

Transféré par

dembadiakhate2024
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
30 vues125 pages

Efficacité de l'irrigation à Souk-Ahras

Le mémoire présente une étude sur l'efficacité du périmètre d'irrigation de Sedrata et de Zouabi dans la Wilaya de Souk-Ahras, visant à remplacer les cultures céréalières par des cultures maraîchères et fruitières pour améliorer les revenus des agriculteurs. L'étude évalue les potentialités en sol et en eau, ainsi que les facteurs limitants pour la durabilité du système de production. Les résultats montrent une faible efficacité et une résistance des agriculteurs à changer de culture, soulignant des défis pour l'avenir du périmètre.

Transféré par

dembadiakhate2024
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

     

BADJI MOKHTAR -ANNABA


UNIVERSITY   
UNIVERSITE BADJI MOKHTAR
ANNABA 
Faculté des Sciences de la Terre

Département d’Aménagement

MEMOIRE

Présenté en vue de l’obtention du diplôme de

MAGISTER
Option : Aménagement et développement des territoires

L’efficacité du périmètre d’irrigation de Sedrata et de Zouabi


dans le développement
Wilaya de Souk-Ahras.

Présenté par : Gasmallah Nadjette

Directeur de mémoire : SPIGA Yacine M.C.U.B.M D’Annaba

Devant le jury :

Président : M.C.U.B.M D’Annaba


Examinateurs : M.C.U.B.M D’Annaba

2011
Remerciements

Je tiens tout d’abord à exprimer mes remerciements à Mr. Yacine Spiga maitre de
conférence au département d’aménagement pour les conseils enrichissants, ses orientations
pertinentes, et sa patience enthousiasmée ;

J’exprime aussi ma reconnaissance à tous les professeurs de département


d’aménagement de territoire université Badji Mokhtar, Annaba qui ont assuré notre
formation.

Mes remerciements vont également à Mr Beloulou , Mr Saiide, Mr Farrague ,pour


avoir mis à ma disposions une documentation précieuse.

Nous remercions vivement tous le personnel de :

• Les services DSA Souk-Ahras,


• La Subdivision Agricole de Sedrata et Zouabi,
• DHW de Souk-Ahras,
• Le bureau d’étude agricole SARL Souk-Ahras.

Nous remercions bien sincèrement tous les collègues agronome de l’INSFP Souk-Ahras
ainsi que l’équipe de TS recyclage et traitement de déchets pour leurs précieuse aide aux
traitements des données de l’enquêté.

Je prie tous ceux qui de prés ou de loin m’ont aidé et dont les noms n’ont pas été cités ici
de trouver l’expression de ma profonde reconnaissance.
Dédicace :

• Ma profonde gratitude à mes parents, mes frères et sœurs, mes beaux frères.

• A mes nièces est neveux adorable, Zinou, Ahlem, aymen, Naimeddine , Rani.

• A mes amies Mouna, Karima, Moufida, Atika.

Gasmallah Nadjette
‫‬

‫ را زوا!   ءا  ا  ا ى او  ا ‬ ‫ ا  ا‬
‫*‪ 2‬ا‪  2‬و ا‪1‬ي ‪-.   /‬ب ا)  ا‪+‬ا*) ( &ل &ق ا‪$‬ا‪ ! - ، #‬وع ا ‪4.‬‬
‫ا  ( إ‪7‬ر ‪ /‬ا<* ا‪ #‬ارا; وذ‪ + ! 9‬آ و &  ‪7‬ف او‪.‬‬
‫‪.‬ف ا‪ D‬ء  ا  ا ال زرا; ‪ C‬ا ‪+‬ب !‪ C‬ا‪ -B‬وا‪+A‬اآ@ ذات‬
‫ا  ا‪2 *F‬د ا) ‪ .‬و ذ‪  9‬أ   د‪ I‬اار; ( ا‪  </‬و‪( H I‬ص ا)‪.‬‬
‫‪ K‬أي  وع ‪ DF‬ء ‪MD‬م   &‪  .‬ا  را@ زوا! درا وا) *م !‪N  .‬‬
‫درات ‪ ،(O P+‬و* دت ارا ‪ ;+D‬ا !‪ ،‬ا‪DF‬ت ا‪ #‬وآ‪* 91‬رة  (‪ R‬ا‪Q ;  /B‬‬
‫ري ا‪U‬را‪ T‬ا)‪. ! /‬‬
‫ا‪.‬ف  درا ‪ /‬ه‪ () +‬ى آ‪A‬ءة  ا  (  ‪ H‬ا‪U‬هاف ا  ا‪  W D‬أ ‪.‬‬
‫وذ‪! 9‬و  ا‪+<B‬ط و ا)‪+‬ا ا  )‪ H‬ا ‪ /‬ا ا   آ‪M/‬م إ‪ D‬ج ‪.‬‬
‫ا ‪/‬دا إ‪ \# D Q‬ارا ا‪2 *F‬د ار; ا ا  [ درا ا‪ ZT+‬ا‪; F‬‬
‫ا‪2 *F‬دي ا و ا  [ ‪B ]! /‬اج ا)‪+‬ا ا   ا‪O^ F‬ل‪ ! ،‬ر‪+; Z D‬ا ا‪ DF‬ج‬
‫ ‪.A B‬‬ ‫وآ‪ 91‬ا‪DF‬ت ا    ‪OA‬ح وذ‪` ( 9‬وف إ‪ D‬ج ‬
‫ان (ة ^ ا‪ .+‬ارا; إ‪ Q‬زرا; ا‪ C‬ا  ‪ $‬إ ‪ b A)` !$‬أن ا‪OA‬ح ) ‬
‫;  اي و  ‪+‬ا‪^  .‬ات ا‪ I/‬ا  ‪ C Q ;   cW‬ا ‪+‬ب ) ارا; ا‪.(($‬‬
‫ ‪ )T+   c‬ا‬ ‫  ارا ا‪ #A‬ا‪ RM) ( A)-‬ا‪f‬ت ‪ ،‬إذن و‪ )T‬‬
‫<ت ا  ا‪++‬دة‪.‬‬

‫ ‪  :‬ا  ‪ ،‬درا ا   ا‪ ; F‬ا‪2 *f‬دي ‪ ،‬ا‪A‬ءة‪+; ،‬ا ا‪.*;F‬‬ ‫ا  ت ا‬
Résumé
Le futur périmètre irrigué de Sedrata et de Zouabi fait partie du grand périmètre irrigué
de Ksar S’bahi appartenant à l’ensemble des hauts plateaux situé au Nord-Est de l’Algérie, a
fait l’objet d’aménagements hydro-agricole. Ces derniers sont directement et entièrement
financés par l’Etat.

Le périmètre est conçu pour remplacer les cultures céréalières par des cultures
maraichères et fruitières dites cultures de hautes valeurs économiques, dans le but est
d’améliorer les revenus des agriculteurs dans la zone et de créer de l’emploi.

Comme tout projet de création de périmètre d’irrigation, notre périmètre a subie de


large étude mené par un bureau d’étude étranger yougoslave, les études ont permis de
déterminer les potentialités en sol et en eau, tout en évaluant la capacité du barrage Foum El-
Kanga à irriguer des terres délimitées comme apte à l’irrigation ainsi que les aptitudes
culturales vis-à-vis à l’irrigation.

L’objectif de cette étude est d’estimer l’efficacité du future périmètre d’irrigation à


atteindre les objectives pour lesquelles est conçue, afin de déterminer les lignes et les facteurs
de blocage de la durabilité du périmètre comme un système de production.

Sur la base des résultats de l’enquête réalisée auprès des exploitants agricoles sur la
zone du future périmètre irrigué, une analyse socio-économique de l’état actuelle a été
effectuée, elle nous a permis de déterminer les facteurs limitant des exploitations par rapport
aux facteurs de production (la terre, la main d’œuvre…etc.) afin de déterminer les possibilités
potentielles des exploitations agricoles dans de futures conditions, changées de production.

L’idée de changer la vocation céréalière par les cultures maraîchères trouve une faible
réponse, l'agriculteur considère l’irrigation comme un moyen de lutte contre les alias
climatiques de la région, qui influent les rendements céréalière.

L’étude montre que dans la plus part des cas l’efficacité est faible, donc une situation
future du périmètre identique a celle qui existe.

Mots clés : périmètre d’irrigation, analyse socio-économique, efficacité, facteurs


militants.
Abstract

The future of irrigated Sedrata and Zouabi is part of the great irrigation perimeter Ksar
S’bahi belonging to all the highlands in the north-eastern Algeria, has been hydro-
agricultural. These are directly and fully funded by the state.

The perimeter is designed to replace the cereal with fruit and vegetable crops say crops
of high economic value, in order to improve the income of farmers in the area and create
jobs.

Like any project of creation of irrigation scheme, our scope has undergone wide study
conducted by a consultancy study abroad Yugoslav, studies have identified the potential soil
and water, while evaluating the capacity of the dam Foum El-Kanga to irrigate land described
as suitable for irrigation and skills in crop irrigation.

The objective of this study is to estimate the efficiency of future irrigation perimeter to
achieve the objective which is designed, to determine the lines and blocking factors for the
sustainability of the perimeter as a production system. Based on the results of the survey of
farmers on the future of irrigated area, a socio-economic status was conducted today, it
allowed us to determine the factors limiting operations compared to factors of production
(land, the workforce ...) to identify potential opportunities of farms in future conditions,
changed production. The idea of changing the cereal-growing vegetable crops found by a low
response, the farmer considers irrigation as a means of struggle against aliases climate of the
region, affecting grain yields.

The study shows that in most cases by low efficiency, so a future situation similar in
scope to that which exists.

Keywords: irrigation scheme, Socio-economic analysis, efficiency, factors militants.


Table des matières
Dédicace
Remerciement
Résumé
Introduction générale .................................................................................................................. 01

Partie 1: Le programme d’irrigation prévu par le périmètre irrigué.

Introduction .................................................................................................................................. 07

Chapitre1: Les ressources en sol et en eau

Introduction .................................................................................................................................. 09
1.1.1. Présentation de la zone d’étude ........................................................................................... 09
1.1.2. Les ressources en sol ........................................................................................................... 11
[Link]. Classification des sols ...................................................................................................... 11
[Link]. Caractéristiques morphologiques et physico-chimique.................................................... 12
[Link]. La délimitation du périmètre ............................................................................................ 12
[Link].1 Les critères de délimitation des terres apte à l’irrigation. .............................................. 14
[Link].2. La superficie irrigable ................................................................................................... 16
[Link]. Recommandation d’aménagement ................................................................................... 16
1.1.3. Les Ressources en eaux ....................................................................................................... 19
[Link]. Le réseau d’irrigation mis en place .................................................................................. 19
[Link]. Types d’irrigation ............................................................................................................. 22
Conclusion ..................................................................................................................................... 24
Chapitre 2 : Aptitudes culturales en irrigué
Introduction .................................................................................................................................. 26
1.2.1. Aptitude des sols aux cultures arboricoles .......................................................................... 26
1.2.2. Aptitude des sols aux Cultures maraîchères ........................................................................ 28
1.2.3. Aptitude des sols aux Cultures céréalières et fourragère .................................................... 29
Conclusion ..................................................................................................................................... 30
Chapitre 3: Etude climatique
Introduction .................................................................................................................................. 32
1.3.1. Les précipitations ................................................................................................................ 33
[Link]. Répartition annuelle des précipitations......................................................................…... 36
[Link]. Répartition moyenne des précipitations mensuelles ....................................................... 37
[Link]. Variabilité des précipitations mensuelles ......................................................................... 38
1.3. 2. Les températures ................................................................................................................ 40
[Link]. Températures moyennes mensuelles ................................................................................ 40
[Link]. Les moyennes mensuelles extrêmes ................................................................................. 41
[Link]. Températures caractéristiques de quelques cultures maraîchères .................................... 43
[Link]. Besoins en froid de quelques espèces fruitières ............................................................... 44
[Link]. La gelée ............................................................................................................................ 45
[Link]. Rythme climatique ........................................................................................................... 45
1.3.3. Le vent ................................................................................................................................. 47
Conclusion ..................................................................................................................................... 48
Conclusion partie........................................................................................................................... 49

Partie 02 :L’analyse socio-économique.

Introduction ................................................................................................................................... 52
Chapitre1: La population
Introduction .................................................................................................................................. 54
2.1.1. Répartition de la population ................................................................................................ 54
2.1.2. Evolution de la population .................................................................................................. 55
2.1.3. Structure de population par groupes d’âge .......................................................................... 56
2.1.4. L’emploi dans la zone ......................................................................................................... 58
Conclusion ..................................................................................................................................... 62
Chapitre 2: L’agriculture dans les deux communes:
Introduction .................................................................................................................................. 64
2.2.1. Répartition des terres agricoles ........................................................................................... 64
2.2.2. Analyse détaillée ................................................................................................................. 67
[Link]. Analyse des rendements ................................................................................................... 67
[Link] Analyse par culture............................................................................................................ 68
[Link].1. Présentation de l’enquête .............................................................................................. 68
[Link].2. Les modèles d’exploitation ........................................................................................... 68
[Link]. Analyse de la répartition des cultures .............................................................................. 70
2.2.3. La production animale ......................................................................................................... 72
Conclusion ..................................................................................................................................... 75
Chapitre 3: La structure foncière
Introduction .................................................................................................................................. 77
2.3.1. La répartition de la structure foncière ................................................................................. 77
[Link]. Superficie et statut juridique des terres de l’exploitation ................................................. 77
[Link]. La taille de l’exploitation agricole.................................................................................... 79
Conclusion ..................................................................................................................................... 82
Chapitre 4: Caractéristiques des exploitations
Introduction .................................................................................................................................. 84
2.4.1. Les aspects financiers .......................................................................................................... 84
[Link]. Origine des revenus des exploitants ................................................................................. 84
[Link] Les dépenses d’exploitation .............................................................................................. 85
2.4.2. Investissement d’exploitations ............................................................................................ 87
2.4..2.1. Mécanisation ................................................................................................................... 87
[Link]. L’irrigation ....................................................................................................................... 88
2.4.3. Le travail ............................................................................................................................. 89
[Link]. Les chefs d'exploitations .................................................................................................. 89
[Link]. Le niveau éducatif ............................................................................................................ 91
2.4.4. L'environnement de l’exploitation Route et accès .............................................................. 92
Conclusion ..................................................................................................................................... 94
Conclusion partie........................................................................................................................... 95

Partie 03: Efficacité et proposition d'amélioration.

Introduction ................................................................................................................................... 97
Chapitre 1 : efficacité organisationnelle
Introduction .................................................................................................................................. 99
3.1.1. Le programme de prise en charge de l’irrigation en Algérie .............................................. 99
3.1.2. Les facteurs de blocage de la durabilité de l’exploitation du périmètre............................ 101
[Link]. Contraintes liées à la production maraîchères ................................................................ 102
[Link]. Les contraintes agronomiques ........................................................................................ 103
[Link]. Contraintes au niveau des organisations de producteurs ................................................ 104
[Link]. Contraintes au niveau des opérateurs économiques ....................................................... 104
Conclusion ................................................................................................................................... 106
Chapitre 2: Propositions d'amélioration de l’efficacité
Introduction ................................................................................................................................ 108
3.2.1. Améliorer la gestion .......................................................................................................... 108
3.2.2. Améliorer les compétences techniques ............................................................................. 110
3.2.3. Les connaissances du marché ............................................................................................ 111
Conclusion ................................................................................................................................... 112
Conclusion de la partie ................................................................................................................ 113
Conclusion générale ................................................................................................................. 114
Référence bibliographique. ......................................................................................................... 116
Liste des tableaux. .............................................................................................................................
Liste des figures. ...............................................................................................................................
Liste des cartes. .................................................................................................................................
Annexes. ............................................................................................................................................
Introduction Générale

Introduction générale
Malgré tous les efforts consentis en Algérie pour le développement de l’agriculture, le
secteur agricole n’emploi que 23% de la population active, et ne participe que de 11% au PIB
(2004), avec une part de population qui se situe en forte proportion en milieu rural, et qui vie
sous le seuil de la pauvreté, notre pays est loin d’assurer l’autosuffisance alimentaire.

En vu de couvrir les besoins de la population, la valeur des importations de denrées


alimentaires dépasse le quart du total des importations, cette situation place l’Algérie parmi les
dix principaux pays importateurs de produits alimentaire au niveau mondial, d’où une
dépendance marquée vis-à-vis du marché international. Une situation aggravée par les conditions
du climat marqué selon les régions par la faiblesse et la mauvaise répartition des pluies,
vulnérable aux changements climatiques qui ont marqué le 20eme siècle, notre pays a subit
durant les 30 dernières années une sécheresse intense et persistante, caractérisée par un déficit
pluviométrique évalué à 30%.

Tenant compte de la limitation imposée par le régime pluviométrique en zone aride et


semi-aride, il est nécessaire de développer des techniques agricoles qui permettent d’utiliser au
mieux les faibles ressources en eau disponibles pour une amélioration et une stabilisation de la
production.

Pour faire face à cette situation, l’Algérie a consenti des efforts considérables en matière
d’investissement pour la réalisation d’un nombre important d’ouvrages de l’hydraulique, dans le
but est la création d’une agriculture irrigable. L’importance de ces investissements consentis
notamment durant la décennie écoulée, à travers les différents programmes, s’est traduite par
des résultats concrets en matière de satisfaction des besoins en eau.

La nouvelle politique de l’Algérie en matière de mobilisation, transfert, et de gestion des


ressources en eau s’inspire de la politique d’aménagement de territoire, c'est-à-dire le
développement durable des Hauts Plateau et du Sud, l’atteinte de cet objectif nécessite de grands
transferts hydrauliques , et de faire appel aux potentialité pédologique.

Les irrigants ont un rôle important dans l’introduction d’une nouvelle technique
d’irrigation sur leurs exploitations pour :

• Obtenir des cultures de meilleures qualités.

• Pratiquer de nouvelles cultures plus intensives.

• Varier les cultures.

1
Introduction Générale

• Augmenter la valeur foncière de la terre.

• Accroître les rendements par hectare.


Dans le domaine de l'agriculture, il y a lieu de souligner l'impact positif de la mise en
œuvre du Plan National de Développement Agricole et Rural (PNDAR) sur, notamment,
l'extension de la Surface Agricole Utile (SAU) et le développement des systèmes d'irrigation, les
grands périmètres irrigués (GPI) sont estimés irrigables a partir des eaux de surface régularisées
par des barrages.

Mais la mise en valeur hydro-agricole accuse un immense retard en Algérie compte tenu
des potentialités, en comparaison avec les autres pays méditerranéens, prés de 1.5 million d’ha
équipés au Maroc, 350000 ha en Tunisie, les potentialités en terres irrigables en Algérie ne
dépassent pas 2.2 millions d’ha alors que Les grands périmètres irrigués classés, pourraient
occuper à terme (2012) une superficie de 0.5 millions d’ha, ils seront alimentés par des grands
ouvrages de mobilisation d’eau. (ANRH, inventaire des ressources en sols d’Algérie (1963 -
2001)).

Les aménagements hydrauliques ont permit la réalisation d’une forte extension de l’espace
agricole utile, les périmètres de Sedrata et de Zouabi qui appartiennent au bassin versant de la
Seybouse au Nord-est de l’Algérie fait partie du programme national financé par le ministère des
ressources en eau.

Cependant, ces moyens doivent représenter un outil entre les mains des agriculteurs au
vue de favoriser leurs exploitation, à condition que des programmes dynamiques soit mise en
œuvre avec toute les priorités voulues dans le cadre d’une approche intégrée associant tous les
secteurs d’activité en concertation avec les agriculteurs (les premiers concernés).

Les productions céréalières en sec et l’élevage extensif prédominent. Au cours des dernières
années, les productions ayant eu la plus forte croissance sont celles aux valeurs ajoutées les plus
élevées: fruits, maraîchage. Les cultures industrielles restent marginales (sauf la tomate
industrielle et l’huile d’olive). Les céréales continuent à stagner dans l’ensemble et à enregistrer
de fortes variations interannuelles.
L’expérience algérienne en matière de gestion des périmètres irrigués (PI) a montré que le
potentiel d’irrigation reste largement sous exploité en Algérie et que l’écart entre production et
demande en augmentation perpétuelle. Il est donc nécessaire de mettre en œuvre un plan d’action
pour développer l’hydraulique agricole et la mise en place de réseaux moderne d’irrigation,

2
Introduction Générale

compte tenu des études existantes le périmètre irrigué Sedrata et Zouabi a été lancé en 2003, les
travaux de mettre en place de ce réseau ont été achevé en 2008.

Dans notre présent mémoire, nous allons diagnostiquer la situation actuelle pour converger
sur la faisabilité et efficacité de l’aménagement hydro-agricole mis en places dans la zone
Sedrata et Zouabi. Évaluation des ressources en eaux et en sols, évalue les ressources disponibles
pour le programme de développement et abordons les grandes lignes qui conditionnent sa future
projection.

Après l’état des lieux, nous allons énoncer tous les aspects (l’exploitation, l’organisation et
la gestion), dans le but de former une base des perspectives de développement du périmètre
irrigué toutes en donnant des suggestions pour améliorer le cadre de la gestion.

Devant le désir d’augmenter la superficie agricole ainsi que le niveau de production, et


devant une orientation vers les cultures de haute valeur économique, une étude de faisabilité de
l'aménagement hydro agricole du périmètre reste et demeure un travail important qui doit
déboucher sur un plan d'aménagement physique du périmètre, formuler des recommandations
pour une meilleure mise en valeur agricole et une gestion durable des infrastructures et de
l’exploitation dans l'objectif d'accroitre la production agricole.

Les besoins de la population nécessite la recherche à améliorer le rendement et à


augmenter les superficies cultivées en raison d’augmenter le rendement et leurs niveaux de vie.
Pour améliorer le rendement, il s’avère nécessaire de connaître l’efficacité (en terme de
potentialité et contrainte en ressource et en gestion des exploitations agricoles) du périmètre
irrigué on se basant sur la main d’œuvre et moyen techniques ( comme des indicateurs qualitatifs
ou descriptifs) de cette efficacité.

A cet égard, la question qui mérite d’être posée est la suivante : quel sera le niveau
d’efficacité de l’exploitation du futur périmètre irrigué. Ceci est l’objectif de notre travail qui
s’intitule l’efficacité du futur périmètre irrigué Sedrata et Zouabi dans le développement
de l’agriculture wilaya de Souk-Ahras.

Cette étude pourrait constituer une référence dans les interventions relatives à
l’aménagement hydro-agricole.

3
Introduction Générale

Hypothèses :
Les exploitations agricoles mise en irrigation orientée vers les cultures maraîchères ont un
niveau d’efficacité faible du fait de la non adoption des nouvelles techniques et la non
disponibilité des moyens.
Plus spécifiquement :
• L’efficacité du futur périmètre irrigué sera plus élevée par la mise en place d’un système
d’irrigation (lutte contre les aléas climatique).
• Efficacité du futur périmètre dépend dans une large mesure de la maîtrise du nouveau
système d’exploitation (entre pratique, besoin et gestion) et de la capacité réduire les
inefficacités.
La démarche méthodologique comporte les étapes suivantes :

Recherche documentaire :
• la consultation des ouvrages, des articles, des rapports d’activités, des mémoires.
• consultation les fonds documentaires dans les divers organismes scientifiques et
administratifs
• Bibliothèques d’Annaba, de Souk-Ahras, d’El Taref.
• Direction de wilaya à Souk-Ahras : direction des ressources en eau service hydro
agricole), direction des services agricole, inspection vétérinaire, Direction de la
Planification et de l’Aménagement de Territoire (DPAT), les instituts techniques les plus
proche Skikda, Annaba.
• Subdivision Agricole Sedrata et de Zouabi.
• Assisté aux journées de sensibilisation encadré par la subdivision agricole (SDA) à
Sedrata.
• Assisté au forum organisé par la DSA de Souk –Ahras sur la filière lait 25 – 26 mai 2010.
• L’enquête sur le terrain.

Méthodologie:
La présente étude a été rédigée en trois parties:
Une première partie comprend les résultats des études réalisées sur le périmètre en vue de la
détermination des ressources en eau et en sol, aptitude des sols à l’irrigation dans la zone d'étude
et les conditions climatiques, les grandes caractéristiques du climat (température, pluviométrie et
vent).
La deuxième partie concerne les différents caractéristiques démographiques (population,
structure), activité économique, les caractéristiques de la zone d’étude étendu et des indices agro-

4
Introduction Générale

économique comme l’étude foncière, structure de production, rendement et mécanisation des


travaux agricoles et autre.
Dans la troisième partie et vivement consacrées à énumérer et étudier l’ensemble des
facteurs susceptibles d’agir négativement sur la productivité du périmètre irrigué, ce qui nous a
permis d’évaluer l’efficacité et la faisabilité du périmètre irrigué.

5
Partie 1
Le programme d’irrigation
prévu par le périmètre irrigué.
Partie 1: Le programme d’irrigation prévu par le périmètre d’irrigation

Introduction :

Les principaux objectifs des projets hydro-agricoles sont d’améliorer la sécurité


alimentaire et l’accès aux ressources en eau. Ces objectifs ne peuvent être atteints qu’en
appliquant une approche de développement basée sur une gestion plus efficace des ressources
en eaux et en sol.

La création des grands périmètres d’irrigations a été procédée de longues et savantes


études préliminaires. Avant de procéder à la mise en œuvre, l’Etat aménageur a eu recours aux
méthodes les plus sophistiquées pour connaitre les ressources en eau et toutes leurs
caractéristiques techniques, les ressources en sol et leurs aptitudes culturales, dans le but
d’optimiser l’utilisation des sols et de l’eau.

Notre périmètre d’irrigation est réalisé mais non encore fonctionnel. Il s’étend sur les
terres irrigables de 3 communes : Sedrata, Bïr Bouhouche et Zouabi, il est confié à l’OPI (Office
des Périmètres Irrigués). La ressource en eau et assurée par le barrage existant de Foum El
khanga (sur oued Cherf).

Une identification générale des potentialités en sol a déjà fait l’objet de travaux
pédologiques. Les résultats de ces travaux ont permis d’avoir une idée de la superficie des terres
concernées par le périmètre, les caractéristiques des sols et leurs valeurs productives, les
aptitudes culturales, l’irrigation et les recommandations d’aménagements.

Dans cette partie, nous allons aborder les principaux résultats des études hydro-agricoles,
déjà effectués sur la zone d’étude dans le but de déterminer la capacité des agriculteurs et les
difficultés rencontrées vis-à-vis des changements qui résulteront du fonctionnement du
périmètre.

7
Chapitre 1
Les ressources en sol et en eau
Partie1 Chapitre1 : les ressources en sol et en eau

1.1. Les ressources en sol et en eau :


La définition des potentialités naturelles du sol, ainsi que la possibilité de leur insertion
dans la production agricole intensive a conduit à étudier les propriétés morphologique, physico-
chimique des sols.

Pour cela le ministère de l’agriculture à décidé d’effectuer des travaux pédologique


approfondie sur le périmètre de Sedrata et Zouabi, en les confiant au bureau d’étude yougoslave
Energoprojekt.

Dans ce chapitre nous allons présenter en premier lieu notre zone qui a fait l’objet de
plusieurs études dans le but est d’évaluer les potentialités de la zone.

1.1.1. Présentation de La zone d’étude :


Le périmètre de Ksar S’bahi qui est conçu pour les cultures maraîchères, fourragères et
fruitières subit une extension importante de céréales.

Le périmètre appartient à l’ensemble des hautes plaines, il se situe au Nord-Est de


l’Algérie à 50 km de la frontière avec la Tunisie ( carte n°01), il occupe une superficie de
9000ha dans les deux wilayas Souk-Ahras et Oum El Bouaghi

Le périmètre est constitué de trois zones indépendantes suivantes :

• La zone de Sedrata et Zouabi


• Ksar S’bahi
• Aïn Babouche
La partie Est du périmètre Ksar S’bahi et Sedrata appartient à la wilaya de Souk-Ahras.
Celle-ci est limitée au Nord par la wilaya de Guelma et Tarf à l’Est par la Tunisie, au Sud par la
wilaya Tébessa et à l’Ouest par wilaya d’Oum El Bouaghi.

Cette wilaya s’étend sur une superficie d’environ 4360 KM2. A L’issue d’une dernière
réorganisation elle comprend 10 daïras avec 26 communes au total.

De puis 1984, la commune de Sedrata occupe une superficie d’environ 185 KM2 .soit
4.28% du territoire de la wilaya.

9
Partie1 Chapitre1 : les ressources en sol et en eau

Carte n°1

10
Partie1 Chapitre1 : les ressources en sol et en eau

La zone de Sedrata et Zouabi est la plus petite partie de la macro zone de Ksar S’bahi et qui
appartient à la wilaya de Souk-Ahras.

• La superficie de cette partie englobe une partie de la commune de Sedrata sur une
superficie d’environ 3000 ha et une partie de la commune de Zouabi sur une superficie
d’environ 500ha.

La superficie de Sedrata constitue une entité, alors que la commune de Zouabi à été divisée
en deux partie. La majorité de cette surface et située dans les environs immédiat de
l’agglomération même. Entre elles s’élèvent les parties plus hautes des terrains qui ne se prêtent
pas à l’irrigation.

• La zone Aïn Babouche et la majeure partie de la zone de Ksar S’bahi se trouve dans la
wilaya de Oum El Bouaghi se situe au Sud de la zone de Ksar S’bahi à une altitude
variant de 750 à 850 mètre.
• La zone de Ksar S’bahi se situe à la rive gauche de l’oued Settara. C’est la partie d’amont
de la retenue du barrage Foum El Khanga
Le réseau d’irrigation et de drainage existe déjà sur la zone étudiée mais il n’est pas encore
en fonction, les puits existants servent en général à l’alimentation en eau potable.

Toutes les zones cité ont une bonne communication avec les villes Constantine et Souk-
Ahras la route nationale N80 (Guelma, Sedrata, Aïn El Berda) et la route nationale N 81 (Oued
Zenati, Sedrata, Souk-Ahras), il existe plusieurs routes et piste à l’échelle locale, ainsi qu’il a été
indiqué aux cartes, certaines route sont goudronnées comme les routes Sedrata-khemisa-
Souk-ahras, Sedrata, barrage Foum El Khanga et Sedrata –Terragelt.

Bien que les zones de Sedrata, Ksar S’bahi et Ain Babouche soient géographiquement
séparées leurs irrigations sera assurées à partir de la même ressource en eau, il s’agit du barrage
Foum El Khanga.

1.1.2. Les ressources en sol :


Le but de l’étude pédologique est la classification et la délimitation des terres aptes à
l’irrigation qui feront l’objet du périmètre d’irrigation, pour les agriculteurs ces résultats doivent
orienter le choix des cultures pour chaque type de sol.

[Link]. Classification des sols :


D’après l’étude pédologique, la zone présente 3 types de sols à savoir :

11
Partie1 Chapitre1 : les ressources en sol et en eau

• les sols peu évolués,


• vertisol,
• les sols calcimagnésiques.
Dans la zone d’étude la majorité des superficies est occupée par des vertisols et des sols
peu évolués vertiques caractérisés par une structure fine à très fine, associée a une structure
grossière (polyédrique à cubique grossière) notamment dans les horizons supérieures.

[Link]. Caractéristiques morphologiques et physico-chimiques:


Les principales caractéristiques morphologiques et physico-chimiques de tous les sols qui
ont été répertoriés sont les suivantes :

- La profondeur du profil : moyen profond et profond.


- Humidité : sec en surface et sec à frais en profondeur.
- Couleur : brun, brun clair, brun foncé, jaunâtre.
- Structure : polyédrique fine, moyennement grossière.
- Calcaire actif (CaCo3) est supérieur à 12% pour la plupart des profils examinés.
- Le pH du sol est situé entre 8 et 8.5.
- La teneur en matière organique n’est pas uniforme et enregistre un manque pour la plus grande
partie de la superficie examinée.
La profondeur, la texture, la structure et le taux du calcaire actif représentent les facteurs
limitant les plus importants de la mise en valeurs de terres.

[Link]. La délimitation du périmètre :


Les résultats des analyses pédologiques effectuées au laboratoire de l’ANRH de
Constantine, ont été utilisés pour faire la délimitation du périmètre.

A partir des résultats pédologiques, la superficie totale du périmètre est de 9608.5 ha,dont
le choix définitif des surfaces irrigables a donné une superficie brute de 4053 ha, dont la zone de
Sedrata et Zouabi occupent une surface brut de 1401 ha(carte n°02), et la zone de Ksar S’bahi
une superficie brut de 2652 ha.

12
Partie1 Chapitre1 : les ressources en sol et en eau

Carte n°2

13
Partie1 Chapitre1 : les ressources en sol et en eau

[Link].1. Les critères de délimitation des terres apte à l’irrigation:

En tenant compte de la carte pédologique (carte n° 03) et vu de la délimitation des


superficies à irriguer, les critères de délimitation des superficies mis en œuvre sont les suivants :

• La parcelle constitue l’unité de base à l’irrigation. Le propriétaire à qui l’eau sera amenée
en tête de la parcelle devra arroser toute la parcelle. Pour cela les critères ci- dessous sont
appliqués :

▪ La majorité de la parcelle appartient aux catégories (1, 2, 3) toute la parcelle sera


incluse dans la surface à irriguer.

▪ Une partie moindre appartient à la catégorie (1, 2, 3) toute la parcelle sera exclue de
la surface à irriguer.

▪ La parcelle qui appartient à la catégorie (4) à l’intérieur des catégories (1, 2, 3) sera
incluse dans la surface irrigable.

• Les superficies à irriguer doivent représenter autant que possible une surface unique. Une
superficie morcelée doit être remembrée pour l’irrigation.

• Les parcelles morcelées et éloignées appartenant aux catégories (1, 2, 3) qui ne


représentent pas une entité unique de la surface irrigable, seront exclues pour des raisons
économiques (à cause de grande longueur des conduites d’adduction) des surfaces à
irriguer.

• La morphologie du terrain (pente, relief) est un critère de délimitation supplémentaire.


Les terrains en pente raide sont un facteur limitant pour l’irrigation.

• Les zones inondables longeant les cours d’eau sont exclues des surfaces irrigables.

La zone de Sedrata et Zouabi est divisée en quatre catégories en fonction des


caractéristiques pédologiques et des aptitudes culturales en irrigué :

 la première catégorie n’est pas représentée.

 les catégories 2 et 3 sont favorables à l’irrigation et occupent une superficie de


1225ha.

 La quatrième catégorie représente les sols dont la profondeur est inferieure à


50 cm mais aptes à l’irrigation, cette catégorie occupe une superficie de
115ha.

14
Partie1 Chapitre1 : les ressources en sol et en eau

Carte n°3

15
Partie1 Chapitre1 : les ressources en sol et en eau

 La cinquième catégorie de sols représente les sols qui ne sont pas favorables à
l’irrigation. Leur profondeur est inférieur à 30cm, cette catégorie du sol de la zone
de Sedrata et Zouabi occupe une superficie de 126 ha.

[Link].2. La superficie irrigable :

La qualité des sols aptes à l’irrigation appartiennent donc aux catégories (1, 2, 3). La
catégorie (4) est favorable conditionnellement à l’irrigation. Compte tenu des facteurs limitant
des ressources en eau, ces sols sont exclus des surfaces à irriguer. La catégorie (5) défavorable à
l’irrigation est dans tout les cas exclue de la surface a irriguée.

Par l’application des critères évoqués en haut, il est procédé à la délimitation des surfaces à
irriguer représentée sur la carte n°04 et par le tableau n° 01.
. Tableau n° 01 : La superficie apte à l’irrigation dans la macro zone d’étude.

La macro zone Zone délimitée Surfaces inaptes surfaces brutes Surfaces nettes
(ha) à l’irrigation (ha)
(ha)
(ha)

Sedrata et Zouabi 1527 126 1401 1274

Ksar S’bahi 2909 257 2652 2411

Ain Babouche 1511 93 1418 1289

Total 5947 476 5471 4974

Source : ANRH de Souk-Ahras

La zone de Sedrata et Zouabi représente 1527 ha, quand on exclut les surfaces inaptes à
l’irrigation et qui occupent 126 ha, la superficie irrigable alors de 1401 ha (surface brute).

[Link]. Recommandation d’aménagement :


Le résultat de cette étude des ressources en sol, menée par le bureau d’étude Yougoslave,
a précisé des travaux d’aménagement hydro-agricole nécessaires pour chaque catégorie de sols.
Il s’agit des labours profonds et sous solage, d’apport d’amendements organiques,
assainissement de surface, dont le but est d’assurer un rendement important et stable d’une large
gamme de cultures agricoles.

16
Partie1 Chapitre1 : les ressources en sol et en eau

Carte n° 4

17
Partie1 Chapitre1 : les ressources en sol et en eau

Sur la base de ce qui précède, on peut combiner dans un tableau les types de sols et les
travaux d’aménagements recommandés par l’étude :

Tableau n° 02 : les travaux de recommandations d’aménagement par type de sols

Classe de sol groupe recommandations

Sols peu évolués Groupe de sols d’apport - Assainissement de surface.


alluvial
- apport de la matière organique.

- labour profond.

- sous solage.

Groupe de sols d’apport - Amendement de surface.


colluviale.
- apport de la matière organique.

- Labour profond.

Sols calcimagnesiques Groupe rendzines - amendement de surface.

- apport de la matière organique.

Groupe de sols brun calcaire - apport de matières organiques.

Classe des vertisols Groupe de sols à structure - assainissement de surface.


anguleuse sur au moins
- apports de la matière organique.
15cm et supérieur
- labour profond.

- sous solage. .

Source: d'après l'étude pédologique du périmètre en question.

Le tableau montre les recommandations d’aménagement dans sa globalité d’où la


nécessité de localiser ces recommandations au niveau des parcelles.

• Tous les sols ont besoin d’un apport de la matière organique,

• L’amendement est destiné à améliorer la qualité physique du sol, c'est-à-dire sa


structure afin quelle devienne souple, aérée, plus facile à travailler et surtout plus
accueillante pour les racines des plantes. C’est une condition essentielle pour quelle
poussent correctement, qu’elles soient naturellement en bonne santé et résistent
mieux aux maladies et aux ravageurs.

18
Partie1 Chapitre1 : les ressources en sol et en eau

1.1.3. Ressources en eaux :


La source principale pour l’alimentation du périmètre en eau provient du barrage Foum El
Khanga qui dispose d’un volume de 24.3 hm3. L’eau de ce barrage s’est avérée de bonne qualité
pour l’irrigation, d’après son analyses physico-chimiques.

On vu de répondre aux besoins annuels des différentes cultures programmées, les besoins
en eau d’irrigation nets, au niveau annuel pour la zone de Sedrata et Zouabi ont été estimées à
6970 m3/ha (697 mm/ha), soit un total de 12.37 hm3 pour une superficie de 1775 ha.

Les calculs annuels des besoins en eau sont assurés, l’ONID (Office National d’Irrigation
et de Drainage), ces calculs doivent être effectué au début de chaque compagne agricole.

[Link]. Le réseau d’irrigation mis en place :


Dans le cadre de l’aménagement du périmètre irrigué de Ksar S’bahi et de Sedrata
Zouabi, l’irrigation, la distribution d’eau, ainsi que l'évacuation des eaux excédentaires
constituent les aspects majeurs de l’aménagement hydro-agricole envisagé.

[Link].1. Ouvrages et équipements:

Le réseau d’irrigation représente l'ensemble formé par les organes, ouvrages et appareils
qui assureront le transport, la répartition et distribution des eaux à chaque exploitation agricole
(carte n° 05).

• Prise d’eau :

Pour la zone de Sedrata, la prise d’eau est assurée par une station de pompage flottante
permanente située sur la rive du barrage actuel. La station de pompage est équipée par des
électropompes pour le prélèvement et le refoulement des eaux.

• Conduites de refoulement :

Ces conduites raccorderont la station de pompage aux réservoirs.

• Les réservoirs :

Les réservoirs sont à ciel ouvert avec des volumes qui couvrent la différence entre le débit
installé des pompes et les besoins dans les mois de pointe pendant 20 heures de fonctionnement.
Les réservoirs de la zone de Sedrata ont une capacité de 8000 m3.

19
Partie1 Chapitre1 : les ressources en sol et en eau

• Mise sous pression de l’eau :

L’exécution des réservoirs permettra l’adduction d’eau par gravité vers les exploitants avec
le contrôle et la régulation de la pression et du volume distribué. La cote dans les réservoirs est
implanté assure une pression du diffuseur de 02 à 04 bars au moyen de rampe d’arrosage jusqu'à
la parcelle la plus éloignée du périmètre, cette pression assurera le fonctionnement des
asperseurs.

• Distribution de l’eau :

Depuis le réservoir, l’eau sera distribuée aux bornes d’irrigation sur la parcelle par gravité.

Les conduites sont réparties en conduites principales reliant les exploitants aux réservoirs
d’eau et en conduites secondaires qui sont branchées sur les conduites principales afin de relier le
réseau de bornes d’irrigation sur les parcelles.

Les bornes d’irrigation ont un débit différent compris entre 03 et 30 l/s.

[Link].2. Le réseau d’assainissement :

C’est un ensemble de drain ouvert qui se verse par gravité dans le milieu naturel dans le
but d’évacuer l’excédant des eaux pluvial. L’assainissement de surface et le drainage pour
l’évacuation de l’excédent d’eaux et prévu par des tuyaux à ciel ouvert (drains), au titre du
projet il est prévu que les assainissements seront par gravité.

Les conditions de financement supportées par le maître de l’ouvrage (Etat ou ministère des
ressources en eau) à savoir :

• tous les ouvrages du barrage jusqu’aux parcelles (ouvrages d’adduction, réseau de


distribution, ouvrage de pompage, et de stockage) seront financés 50% depuis les fond de
l’Etat et 50% depuis les crédits étrangers.

• l’équipement dans les parcelles sera financé par les usagers finaux du système.

De ce fait, il est a noté, que les dépenses sur l’exploitation vont augmenter, ce qui aura des
conséquences sur le remboursement des crédits qui vont tarder, ce qui signifie l’élévation des
taux d’intérêts. Ce sont les agriculteurs qui n’ont pas les moyens de financer l’intensification
maraîchère qui doivent recourir au crédit.

En plus le retard de fonctionnement du système causera le retard de remboursement des


crédits étrangers ce qui influe sur efficacité du projet.

20
Partie1 Chapitre1 : les ressources en sol et en eau

Carte n° 5

21
Partie1 Chapitre1 : les ressources en sol et en eau

Le système d’irrigation est installé mais pas encore mis en exploitation. Le retard enregistré va
influer négativement sur l’équipement en place et son efficacité.

[Link]. Types d’irrigation :


L’agriculteur se trouve devant trois types d’irrigation. Son choix est influencé par deux
facteurs, l’efficacité du type d’irrigation lui-même et le degré de maîtrise du système choisi.

De ce fait, il est important de savoir dès le départ quel est l’efficacité de chaque type
d’irrigation et de désigner le type le plus maitrisé par les agriculteurs. Ces deux facteurs vont
nous permettre d’évaluer le niveau de l’efficacité de l’irrigation au sein du périmètre.

Les trois types d’irrigation sont :

• L’irrigation gravitaire :

L'eau est acheminée par un réseau de canaux et repartie sur les parcelles sous l'effet des
forces de gravité occasionnées par la pente des ouvrages et du sol. Cette méthode d'irrigation a
une efficacité de 20 à 60 %.

• L’irrigation par aspersion :

L'eau est mise sous pression et pulvérisée sur les cultures d'une façon analogue à la pluie
au moyen d'appareils appropriés. Cette méthode a une efficacité de 65 à 85 %

• L’irrigation localisée ou micro irrigation :

L'apport d'eau, à faible débit et à l'intervalle fréquent, est limité aux zones occupées par les
racines de la plante ; pour ce système de « goutte à goutte », l'efficacité est de 85 à 95 %.

Après l’étude effectuée sur le futur périmètre irrigué de Sedrata et Zouabi, la méthode
d’irrigation par aspersion est celle configuré et proposée, par le programme. Pour cette raison les
parcelles seront irriguées par aspersion au moyen de rampes démontables et de pression
moyenne, il y aura donc une efficacité d’irrigation située entre 65% et 85%.

Vu qu’aucun type d’irrigation n’est imposé, la plupart des agriculteurs ont annoncé qu’ils
préféraient l’irrigation par gravité pour éviter le déplacement des asperseurs et diminuer le risque
de salinité des sols. Le système de goutte à goutte aussi nécessite un certain savoir faire et
demande des analyses périodiques du sol au moins chaque quatre ans, dont le but d’éviter une
pollution du sol.

22
Partie1 Chapitre1 : les ressources en sol et en eau

Ce choix pris par les agriculteurs va diminuer l’efficacité du type d’irrigation par apport à
celui configuré par l’étude (irrigation par aspersion). .

23
Partie1 Chapitre1 : les ressources en sol et en eau

Conclusion:

L’agriculteur de notre zone ne dispose pas d’information sur le type de son sol, l’étude à
été faite de façon générale sur la zone alors qu’il reste nécessaire d’avoir des données spécifique
a chaque parcelle, ces informations manquent aussi au niveau de la DSA ce qui fait une difficulté
d’accompagnement, alors que chaque agriculteur doit analyser son sol, une tache qui ignore
comment l’effectuer.

Partant du principe que toutes les recommandations sont justes et dans le bon sens, les
travaux recommandés doivent être exécutés avant l’application de l’irrigation. Ces travaux
recommandés constituent pour les agriculteurs une lourde tache qui nécessite des moyens et un
certain savoir faire, les raisons pour lesquels les travaux ont enregistrés un retard.

Le système d’irrigation mis en œuvre dans la zone de Sedrata et Zouabi est une technique
moderne ayant pour objectif une exploitation plus économique des potentialités humaines et
naturelles dans la région.

Le choix des agriculteurs de l’irrigation par gravité aura les conséquences suivantes :

• l’augmentation de la demande annuelle de l’eau, à cause des pertes par infiltration et


évaporation, c’est le système le plus consommateur de l’eau.

• Mettre en cause les calculs des études qui ont estimé les quantités d’eau nécessaires à
l’irrigation, en fonction du type d’irrigation par aspersion (un système plus économisé de
l’eau de celui choisie).

• Affaiblir l’efficacité du système d’irrigation, par ce choix, l’efficacité sera comprise entre
20 et 60% au lieu de 65 à 85%.

A partir de ce chapitre les potentialités pédologique ont pu être définies permettant la


délimitation d’une zone irrigable.

Pour l’irrigation nous avons une source importante qui est le barrage de Foum El Khanga
qui rend possible l’alimentation en eau, la définition d’un système maraicher arboricole et d’un
élevage bovin laitier.

Ces derniers éléments seront l’objet des chapitres et parties qui vont suivre.

24
Chapitre 2
Aptitudes culturales en irrigué
Partie1 Chapitre 2: Aptitudes culturales en irrigués

1.2. Aptitudes culturales en irrigué :


Les cultures prévues par le programme d’irrigation de Sedrata et Zouabi a regroupé un
nombre très important de cultures. L’affectation des sols ne peut s’effectuer que lorsque leurs
aptitudes culturales auraient été définies.
La carte n° 06 d’aptitudes culturales en irrigué représente une traduction de la carte
pédologique. Cette étape s’appuie sur le classement des terres suivant leur possibilité
d’utilisation et indique le type d’agriculture qui convient le mieux aux caractéristiques vécu.

Les aptitudes culturales en irrigué possibles des sols de la plaine étudiée sont :

1.2.1. Aptitude des sols aux cultures arboricoles :


On distingue deux catégories de sols comme suit :

1ere catégorie : Ce sont tous les sols qui possèdent :

• une profondeur supérieure à 50 cm,

• une texture fine, moyenne et grossière,

• une conductivité inferieur à 4 mmhos/cm,

• la teneur en calcaire actif supérieur à 12%.

Cette catégorie de sol est moyennement bonne pour :

• la culture de pêche,

• abricotier,

• cerisier.

Mais que par utilisation de la technique de greffage veut dire l’utilisation des portes greffe
qui supporte le taux du calcaire active.

• Figuier,

• Olivier.

26
Partie1 Chapitre 2: Aptitudes culturales en irrigués

Carte n° 6

27
Partie1 Chapitre 2: Aptitudes culturales en irrigués

2eme catégorie : Sont les sols qui possèdent les mêmes caractéristiques de la première catégorie
mais avec une profondeur supérieur à 80 cm. Ils sont bons pour les pêches (pêche sur prunier) et
pour les figuiers, moyennement bonne pour abricotier cerisier et olivier.

Les cultures arbustives ont en général une exigence en eau plus élevée que les autres
cultures. En outre, l’altitude élevée ainsi que les gelées peuvent devenir un obstacle à
l’introduction, dans la région de certaine variété d’arbres.

1.2.2. Aptitude des sols aux Cultures maraîchères :


On distingue trois catégories :

1ère catégorie : Ce sont les sols qui possèdent :

• une profondeur supérieure à 50 cm,

• texture moyenne,

• une conductivité électrique inférieure à 4 mmhos/cm.

Ces sols sont bons pour toutes les cultures maraîchères.

2eme catégorie : possède les mêmes caractéristiques mais avec une texture fine.

Ces sols sont bonnes pour : artichaut, oignon, navet, chou-fleur, laitue, fraise et
moyennement bon pour : tomate, ail, aubergine, pastèque, melon, piment, poivron, haricot,
Concombre et pois.

3eme catégorie : Possède les mêmes caractéristiques mais avec une conductivité électrique qui
arrive à 7 mmhos/cm. Ces sols sont moyennement bons pour cultiver : artichaut, chou-fleur,
épinard, fraise.

Les cultures maraîchères en irrigué, dans notre zone d’étude offrent plus d’intérêt, que les
cultures arbustives.

Cependant, pour obtenir un bon rendement, certain travaux et aménagement du sol sont
indispensable à savoir :

• les défoncements ou des ameublissements du sol sur une profondeur de 50 à 60 cm.


Leur influence est importante essentiellement pour les espèces à racines pivotantes.

• les labours doivent être exécutés à la bonne période, le choix de leur date est très
important pour les sols à texture fine et très fine. Il faut labourer juste au moment ou
le sol est suffisamment ressuyé avoir eu le temps de se durcir (se compacter).

28
Partie1 Chapitre 2: Aptitudes culturales en irrigués

• d’autres travaux de préparation du sol tels que le désherbage et le râtelage, doivent


être appliqué dans le but d’éliminer un nouveau développement des mauvaises
herbes.

• Les travaux superficiels d’entretiens tels que le binage et le buttage, sont également
indispensables car elles permettent une meilleure infiltration de l’eau de pluie et
d’irrigation et une bonne aération du sol.

1.2.3. Aptitude des sols aux Cultures céréalières et fourragères :


On distingue deux catégories
1ere catégorie : Ce sont les sols qui possèdent les caractéristiques suivantes :

• une profondeur supérieure à 50 cm,

• texture moyenne ou fine,

• une conductivité électrique inférieure ou égale à 4 mmhos/cm,

• un taux de calcaire favorable actif inférieur à 25%.

Ces sols sont bons pour toutes les cultures céréalières et fourragères.

2eme catégorie : Ce sont des sols qui possèdent :

• une profondeur qui dépasse les 30cm,

• une texture grossière, moyenne, fine ou très fine,

• une conductivité inférieure à 7 mmhos/cm.

Ces sols sont moyennement bons pour la vesce avoine, ray-grass, blé dure, orge.

L’irrigation des cultures céréalières permet une augmentation très sensible de leurs
rendements et les rend donc beaucoup moins aléatoires, car, en sec, elle ne dépend que des
précipitations qui sont mal réparties dans le temps et par fois insuffisantes. L’irrigation, par la
même occasion, permet de limiter les dégâts causés par les gelées printanières.

29
Partie1 Chapitre 2: Aptitudes culturales en irrigués

Conclusion

Il est évidant de mettre en compte les types des cultures projeté est leurs besoin en eau
pour pouvoir délimité la quantité global d’eau à attribué au périmètre avant chaque compagne
agricole.

Le choix des cultures est conditionné par l’accord de l'agriculteur, qui opte sans hésitation
pour les cultures conventionnées par l’Etat. Cela implique une difficulté d’imposé et ou de
proposer aux exploitants de suivre des assolements bien définie au préalable. Les volumes d’eau
disponibles à l’irrigation nécessitent la pratique des assolements étudiés en vue d’optimiser la
consommation des ressources disponibles.

Cela implique une difficulté de dresser et de faire respectés des assolements préalable aux
exploitants, ces derniers présentent une priorité primordiale pour la rationalisation de la
consommation des ressources disponibles.

On a définie un certain nombre de cultures arboricoles et maraichères qui peuvent se faire


à partir des résultats que nous avons définis pour les potentialités pédologique et hydriques. Cet
aspect sera détaillé dans le chapitre suivant.

30
Chapitre 3
Etude climatique
Partie 1 Chapitre 3: Etude climatique

1.3. Etude climatique :

Le climat contrôle la répartition des êtres vivants. C’est ainsi que les plantes se repartissent
suivant les saisons, en fonction de leurs exigences et leurs sensibilités à la gelée, à la
sécheresse…etc.

Le climat est l’élément sur lequel l’homme n’a aucune influence directe d’où la nécessité,
pour l'arrosage et l'irrigation, de garantir un niveau de ressources en eau permettant de faire face
aux sécheresses.

Cependant, est ce que les données climatiques peuvent permettre les réalisations prévues par
le programme du périmètre d’irrigation ? Nous allons sélectionner les 05 stations disponibles
qui entour le périmètre irrigué étudié et leurs périodes de fonctionnement (tableau n° 03).

Tableau n° 03 : Les stations météorologiques étudiées.

Nom de la station Altitude (m) Années Nombre d’années avec


d’observation observations totales

Sedrata 796 1913-1925 11


1930-1942 10
1947-1970 14
= 35 ans
Berriche 1040 1947-1955 7
1971-1990 4
1992-1996 4
= 18ans
Ksar S'bahi 850 1932-1942 7
1947-1951 2
1971-1997 27
=36ans
Aïoun Settara 741 1971-1996 22
=22ans

Ain Makhlouf 830 1957-1996 35


=35ans
M’Daourouch 870 1947-1964 15
1967-1997 27
1998-2000 2
=44ans

Source : ANRH (archives)

32
Partie 1 Chapitre 3: Etude climatique

L’étude du climat est basée sur l’utilisation des séries les plus significatives et complètes,
pour les précipitations nous allons opter pour la station de Ksar s’bahi et la station de Oum El
Bouaghi pour les températures.

Nous pourrons définir les systèmes de culture et les potentiels hydriques.

1.3.1. Les précipitations :


Dans notre zone d'étude, la pluviométrie est très irrégulière dans le temps et dans l’espace.

A l’échelle saisonnière, les précipitations tombent durant les trois saisons : automne, hiver et
printemps avec une moyenne de 132 mm. Cette pluviométrie est faible par saisons ainsi que par
an comme le montre le tableau n° 04.

Tableau n° 04: Précipitations moyennes par mois à la station de Sedrata durant la


période 1913 à 1938.

mois P mm

Septembre 27.9

Octobre 35.6

Novembre 48.3

Décembre 61.0

Janvier 68.6

Février 55.9

Mars 50.8

Avril 40.6

Mai 43.2

Juin 7.8

Juillet 7.6

Août 7.6

Année 454.9

Sources: ANRH

33
Partie 1 Chapitre 3: Etude climatique

Figure n° 01: Précipitations moyennes par mois à la station de Sedrata

durant la période 1913 à 1938.

80

70

60

50
P(mm)

40

30

20

10

0
s
e

re

ai

in

ût
r

t
ril
r

ille
ie
ie

ar
br

br

br

Ju
Av

Ao
ob

vr
nv

M
em

em

em

Ju

ct

Ja
O
pt

ov

éc
Se

Mois

D'après le graphique n° 01, les pluies annuelles ont un régime normal des pluies qui sont là à
partir de l'automne, qui augmentent en hiver avec une pointe en mois de janvier et qui ont une
bonne quantité en mai.

Pour caractériser la région d’étude, du point de vue pluviométrie, nous avons opté pour la
station de Ksar S’bahi pour la période récente entre 1971 -1993. Une station qui possède le
moins de lacune de pluviométrie ajusté, très proche du site du barrage Foum El Khanga et a une
altitude très proche a celle du périmètre qui est comprise entre 750 et 850m, en plus, on a basé
sur la pluviométrie moyenne de la station qui est la plus proche de la pluviométrie moyenne des
05 stations qui ont été utile pour combler les lacunes des données.

On comparant les données du tableau n° 05 si dessous avec celle de la période de Seltzer on


distingue que la pluviométrie au période (1971-1993) est plus faible qu’à la période de 1913-
1938.

34
Partie 1 Chapitre 3: Etude climatique

Tableau n° 05: La pluie moyenne annuelle pour cinq stations dans la zone d’étude
(1971- 1993)

Années Berriche Ksar sbahi Aioun Settara Aïn Makhlouf M'Daourouch

1971 456,9 454,5 411,7 708,9 451,5

1972 496 431,7 486,2 672 546,4

1973 179,2 186,6 189,3 256,9 219

1974 212,2 301,3 332,1 439 364

1975 336,6 184,2 366,4 620 461,9

1976 158,9 244,7 427,2 590 571,3

1977 169,4 203,6 189,1 461,8 363,4

1978 299,6 379,9 328,8 491,5 340,8

1979 278,6 347,3 312,1 360,9 405

1980 389,9 473,7 395,7 511,1 367,6

1981 330,6 344,1 327 489,7 363,5

1982 246,2 266,3 219,4 339 263,2

1983 384,4 383,5 261,2 545,8 263

1984 401 558 366,8 625 311,1

1985 290,9 335 230,6 377,8 135,2

1986 387,7 471,3 242,7 719,5 427,7

1987 222,2 238,1 173,9 395 256,2

1988 237,9 260,3 240,1 431,5 229,2

1989 292,8 295,3 219,8 447,8 223,5

1990 384,8 467,2 291,6 663,7 395,7

1991 386,2 469,1 448,7 652 518,9

1992 316 373,8 213,5 661 291,3

1993 258,6 281,6 170,3 399,2 192,2

Moyenne 308,9 345,7 297,6 515,6 346,2

Source : ANRH

35
Partie 1 Chapitre 3: Etude climatique

[Link] Répartition annuelle des précipitations :

La variabilité interannuelle des précipitations est exprimée par le coefficient pluviométrique (Cp)
qui permet de déterminer les années excédentaires des années déficitaires. Le coefficient
pluviométrique est calculé par le rapport de la pluviométrie d’une station donnée:
Cp = P / P moy

Cp : coefficient pluviométrique.

P : hauteur annuelle des pluies (mm).

P moy : moyenne annuelle pluviométrique (mm).

Tableau n° 06 : Précipitation annuelle à la station de Ksar S’bahi période de (19771 -1997)


Années P (mm) Cp Remarque

1971 454.5 1.13 [Link]

1972 431.7 1.25 [Link]


1973 186.60 0.54 An.défi
1974 301.3 0.87 An.défi

1975 184.2 0.53 An.défi


1976 244.7 0.70 An.défi
1977 203.6 0.59 An.défi

1978 379.9 1.0989 [Link]


1979 347.3 1.00 [Link]
1980 473.7 1.37 [Link]

1981 344.1 0.99 An.défi


1982 266.3 0.77 An.défi
1983 383.5 1.109 [Link]
1984 558.0 1.61 [Link]
1985 335.0 0.969 An.défi
1986 471.3 1.36 [Link]
1987 238.1 0.688 An.défi
1988 260.3 0.75 An.défi

1989 295.3 0.85 An.défi


1990 467.2 1.35 [Link]
1991 469.1 1.36 [Link]

1992 373.8 1.08 [Link]


1993 281.6 0.81 An.défi
1994 411.30 1.19 [Link]
1995 525.9 1.52 [Link]
1996 196.80 0.57 An.défi
1997 419.7 1.21 [Link]

Source : station de Ksar S’bahi

36
Partie 1 Chapitre 3: Etude climatique

Nous avons deux cas :

Cp > 1 => année excédentaire.

Cp < 1 => année déficitaire.

Les résultats obtenus sont dans le tableau n° 06 ci-dessus

Figure n°: 2 Variabilité annuelle des précipitations à la


station de Ksar s'bahi

600

500

400
P (mm)

300

200

100

0
71

73

75

77

79

81

83

85

87

89

91

93

95

97
19

19

19

19

19

19

19

19

19

19

19

19

19

19
Années

Du graphique on distingue que les précipitations sont irrégulières dans le temps ce qui
implique que la production agricole qui est liée a la quantité de pluie de chaque année risque de
ne pas assurer une production régulière en quantité suffisante, l’irrigation constitue un outil de
gestion efficace contre les aléas des précipitations.

[Link]. Répartition moyenne des précipitations mensuelles :


Tableau n° 07 : Répartition moyenne des précipitations mensuelles à la station de ksar
Sbahi pour la période 1971-1997 :

Mois Sep Oct Nov Dec Jan Fev Mar Avr Mai Jui Juit Aout

P
(mm) 25,37 22,23 25,54 44,57 41,54 37,86 46,83 40,29 39,64 15,72 5,89 8,22

Source : ANRH

37
Partie 1 Chapitre 3: Etude climatique

Ce tableau montre que la saison du printemps (fév.- mars- avril) est la plus pluvieuse avec
une moyenne de 41.66 mm/mois, la saison hivernale avec une moyenne de 37.22mm/mois. C’est
la période qui produit une recharge de la nappe, par contre l’été (juillet – Aout - Sep) est sec par
une faible recharge de 18.6 mm/mois.

Figure n°: 3 Répartition moyenne des précipitations


mensuelles à la station de Ksar s'bahi pour la période 1971-
1997

50
40
P (mm)

30
20
10
0
e

e
e

t
il

ai
re

in
r

û
ille
ie

ie

r
ar
br

br

br

Ju
Av

Ao
ob

nv

vr

M
m

em

em

Ju

ct

Ja
te

ov

éc
p
Se

Mois

D’après la figure les plus grandes valeurs de précipitation correspondent au mois de


décembre et de janvier avec un pic au mois de mars (46.83mm), par contre la plus faible valeur
correspond au mois de juillet avec 5.89 mm. Ces deux pointes pluviométriques d’hivers et de
printemps sont très favorables au blé d’hiver et le blé de printemps. Le blé d’hiver et très
sensible pour le froid et la gelé peut le détruire, le blé de printemps résiste mieux les besoins de
froid détermine la date limite du semis des variétés du blé.

[Link]. Variabilité des précipitations mensuelles :


Pour calculer le coefficient de variation indicateur de la dispersion à partir de l’écart type
et de la moyenne selon la formule suivante :

Cv = (δ / moy p ) . 100

38
Partie 1 Chapitre 3: Etude climatique

Cet indicateur indique le degré d’homogénéité des distributions .Si ce coefficient est plus
petit ou égale a 15% on dira que la distribution est homogène. S’il est supérieur à 15% on pourra
dire que la distribution est hétérogène (tableau n°08).

Tableau n° 08: Variabilité des précipitations moyennes mensuelles

à la station de Ksar S’bahi :

Mois Sep Oct Nov Dec Jan Fev Mar Avr Mai Jui Juit Août

P (mm) 25.37 22.23 25.54 44.57 41.54 37.86 45.16 40.28 39.64 15.68 5.88 8.18

Ecart type 26.01 18.27 22.49 47.64 34.88 34.14 29.52 34.63 31.56 16.42 10.37 9.31
(δ)

Coeff 103 82 88 107 84 90 63 86 80 104 176 113

de variation

Source : la station de Ksar S’bahi

Dans notre cas, le coefficient de variation montre que la distribution annuelle des
précipitations est hétérogène.

Le coefficient de variation mensuelle est supérieur à 100% pendant les mois de juin,
juillet, août, et septembre traduisant une dispersion excessive due à une indigence pluviométrie,
pour le reste des mois de l’année, les valeurs du coefficient de variation sont pour la totalité des
mois supérieur à 60% montre une très forte dispersion.

Figure n°: 4 Coéfficient de variation à la station


de Ksar sebahi

200
180
160
140
CV (%)

120
100
80
60
40
20
0
s

ai
e

ril

t
re

in
e

ût
ille
ie
ie

ar
br

br
br

M
Av

Ju

Ao
ob

vr
nv

M
em

em
em

Ju

ct

Ja
O

ov

éc
pt
Se

Mois

39
Partie 1 Chapitre 3: Etude climatique

Ce qui montre qu’il n’y a pas de possibilité pour faire des maraichages en été.

Les valeurs extrêmement élevées du coefficient de variation mensuel, montrent la forte


variabilité inter mensuelle des précipitations, il est à éviter de cultiver les cultures sensibles au
stress hydrique.

1.3.2. Les températures :


La température second facteur constitutif du climat, influe sur le développement de la
végétation, elle permet de mesurer la chaleur qui règle le rythme de développement de la plante.
Ce sont les températures extrêmes plus que les moyennes qui ont une influence sur la végétation,
au dessous du zéro de végétation, la plante ne croit plus ; la notion de température minimale
critique.

De même il est possible de définir une température critique haute qui entraîne la mort de la
plante. Selon COUDERC (1974) ce sont les températures hautes qui provoquent
l’évapotranspiration et la basse température cause la gelée.

[Link]. Températures moyennes mensuelles :


La température est parmi les facteurs climatiques les très importants qui nous permet
d’estimer l’évapotranspiration et donc le déficit d’écoulement annuel et saisonnier qui rentre
dans l’estimation du bilan hydrique.

Les données disponibles des températures sont les valeurs moyennes mensuelles mesurées
au niveau de la station de Sedrata par Seltzer de1913 à 1938 (tableau n°09). Nous allons
également utiliser les donnés de la station Oum El Bouaghi pour la période de 1977-1997.

Tableau n° 09 : Les températures mensuelles (1913-1938) station de Sedrata ([Link])

Mois J F M Av M Jui Jt A S O N D Année

(C°) 5.3 6.5 8.9 11.8 16.2 20.4 24.2 24.4 21.6 15.3 10.5 6.4 14.29

Source : la station de Sedrata

D’après Seltzer, les valeurs suivantes ont été obtenues :

• La moyenne des minima est T1 = 1.9 c°

• La moyenne des maxima est T2 = 28.5 c°

• Le minimum observé est T3 = - 6.3 c°

• Le maximum observé est T4 = 43.7 c°

40
Partie 1 Chapitre 3: Etude climatique

Le tableau suivant donne les températures de l’air moyennes mensuelles mesurées dans la
station d’Oum El Buagui pour la période de (1977 – 1997)

Tableau n° 10 : Les températures moyennes mensuelles (1977- 1997)

Mois J F M A M Jui Juit A S O N D Année

(C°) 7.4 8.3 10.3 13.0 18.1 22.3 25.8 26.1 21.7 17.4 12.1 8.7 15.9

Source : station Oum El Bouagui (ONM).

Après avoir calculé les températures moyennes mensuelles, nous avons estimé la
moyenne annuelle à 15.9 C°

• Le mois le plus chaud en moyenne sur la zone d’étude est le mois d’Août.

• Le mois le plus froid en moyenne et le mois de janvier.

• L’amplitude thermique entre le mois le plus chaud et celui le plus froid atteint

18.7 C°.

On constate aussi que les mois (de novembre à avril) qui possèdent une température
moyenne mensuelle inférieure a la moyenne annuelle total forment une période douce à fraîche
caractérisée par une période de forte gelé, en nous basant sur l’observation sur terrain nous avons
pu la délimiter du mois de février jusqu'à la fin de mars.

Les mois de Mai à Octobre représentent des moyennes mensuelles supérieures à la


moyenne annuelle constituant une période douce à chaude, ce qui représente la période la plus
favorable pour le développement des cultures maraîchères qui demandent une amplitude
inférieure à 18°c.

[Link]. Les moyennes mensuelles extrêmes:


Nous commencerons dans cette analyse par montrer les spécificités de la zone en suite
nous parlerons de quelque températures caractéristiques de quelques cultures maraichères.

Certaines phases du développement ne peuvent se déclencher qu’au-dessus d’une


température minimum (la température minimale de floraison), alors que la vitesse de croissance
des végétaux dépend de la température cette vitesse passe par un maximum pour une température
déterminée, variable selon les plantes. Nous prenons comme exemple illustré la croissance du blé
par apport aux températures pour montrer l’importance des températures extrêmes dans le
développement des cultures.

41
Partie 1 Chapitre 3: Etude climatique

Figure n° 05 : les températures caractéristiques. (Exemple du Blé)

La caractérisation du régime de températures uniquement au moyen de températures


moyennes mensuelles n’est pas complétée parce que c’est très important de savoir quelle est la
fréquence des températures maximales ou minimales (tableau n°11 et figure n°06) et quelles
températures prédominantes, elles sont un indicateur fiable de la rigueur du froid hivernal d’un
certain site ou région.

Tableau n° 11 : les moyennes mensuelles extrêmes (1977- 2008)

Mois J F M A M Jui Juit A S O N D Année

T°max 11.0 12.6 15.2 18.0 24.7 30.1 33.4 33.4 28.6 22.7 16.3 11.8 21.48

T°min 1.4 1.6 3.6 5.6 10.8 14.9 17.0 17.8 15.0 10.4 5.4 2.3 8.80

M+m/2 6.2 7.1 9.4 11.8 17.75 22.5 25.2 25.6 21.8 16.5 10.85 7.05 15.15

Source : la station d’Oum El Boueghi

42
Partie 1 Chapitre 3: Etude climatique

Figure n° 6: Les oscillations thermiques à la station


de Oum El Bouagui

40
T° 35
30
25 T° max
20 T° min
15 M+m/2
10
5
0
Mois
éc r e

Ja re
O re

ût
ril

ai
ov r e

in
Fé r
r

t
ille
ie

ie
ar

Ju
M
Av

Ao
D mb

b
b
N ob

nv

vr
M
m

em

Ju
ct
te

e
p
Se

[Link]. Températures caractéristiques de quelques cultures maraichères :

 La pomme de terre :

Les basses températures favorisent d’avantage la croissance des tubercules, très sensible
au gel

• Le zéro de végétation est compris entre 6°et 8°c

• Les températures optimales de croissance de tubercules est au alentour de 18°c le


jours et 12°c la nuit.

• température du sol supérieur à 25°c est défavorable à la tubérisation.

 La tomate industrielle :

• Température de croissance optimale se situe entre 21° c – 24°c

• Température minimale de sol 15°c

• Date de semis et de mai juin en général.

Ce sont les deux cultures qui demandent un énorme travail est exige une bonne métrise des
techniques culturales sur champ (préparation du sol, fertilisation, choix de la variété propice,
préparation des plants, plantation (densité de plantations, profondeur de la plantation), irrigation
(dose, fréquence, qualité), opération d’entretient (buttage, binage, lutte contre maladie et
parasite)).

43
Partie 1 Chapitre 3: Etude climatique

 La culture du poivron :

• Température optimum de croissance se situe à 24°c.

• Le zéro végétatif se situe à 8°c, très sensible aux températures basses et aux
températures supérieures à 35°c.

• La croissance se ralentie à des températures inférieurs à 13°c.

 La culture de l’ail :

• La plante est de saison froide, elle a de faibles exigences en température. Elle


résiste au gel sensible au stress hydrique.

• La température optimale de germination et de 15°c.

• La température optimum de croissance et de 18°C à 22°c.

• La plantation en septembre et janvier.

 La culture d’oignon :

La culture résiste au froid (-5°) (-10°c).

• Température optimum de germination entre 23°c – 27°c.

• Température optimum de croissance entre 20°c et 24°c.

[Link]. Besoins en froid de quelques espèces fruitières :


Le besoin en froid c’est la dose de froid qu’exige les bourgeons de ces arbres pour
entamer la période de leur croissance et développement.

Tableau n° 12: besoins en froid de quelques espèces fruitières.

Espèces Heure de froid (T<7°c) Jour de froid


pommier 1200-1500 50 - 62,5
poirier 1200-1500 50 - 62,5
cerisier 1100-1300 45,8 - 54,1
noyer 1200-1500 50 - 62,5
pêche 600-200 24 - 50
abricotier 1000-700 29,1 - 41,6
amandier 500-200 8,3 - 20,8
figuier 200 8,3
prunier 1200-700 29,1 - 50

Source : Ezzahouni Abdelaziz. Département horticulture. IAV hassen II, rabat.

44
Partie 1 Chapitre 3: Etude climatique

Vu les conditions de température de la zone d’étude, toutes les cultures maraichères et


fruitières citées auparavant sont bonnes à pratiquer tant que l’irrigation et assurée au moment du
besoin comme nous l’avons montré plus haut dans notre analyse de la variabilité des
précipitations.

[Link]. La gelée :
Le froid provoque des dégâts très importants sur les cultures mise en place en automne et sur
les cultures pluriannuelles. Le gel entraine la formation de cristaux de glace entre les cellules,
cependant la gelée de printemps entraine la mort de certains organes (bourgeons, fleurs, jeunes
fruits)

Vu le dysfonctionnement des stations pluviométriques qui existent dans la région et le


manque d’information sur le gel, nous allons utiliser les données de la période 1913-1938pour la
station de Sedrata (tableau n°13). Nous considérons que la période concernée indique une réalité
que nous avons observée sur le terrain.

Tableau n° 13 : nombre moyen de jours moyen de gelée blanche à Sedrata (1913-1938).

Mois J F M A M J J A S O N D Année

Jours 11,9 7,9 6,2 2,9 0,7 0,1 0 0 0 0,8 4,1 12,7 47,3

Source : ANRH

Si nous considérons que le phénomène agit de la même façon en terme de nombre de jours, il
s’observe à partir du mois de novembre pour atteindre le maximum durant la période de
décembre à février et continue à persister jusqu'à le début d’avril. Nous avons remarqué que le
phénomène est progressif et non brutale sinon ça risque de détruire toute culture.

[Link]. Rythme climatique :


On combinant les précipitations et les températures nous pouvons réaliser le diagramme
ombro-thermique de GAUSSEN (figure n°07), pour savoir l’importance de la période humide et
de la période sèche mais aussi savoir la période de remplissage et de étiage.

45
Partie 1 Chapitre 3: Etude climatique

Tableau n° 14: Les moyennes mensuelles des précipitations et les températures

(Station de Ksar S’bahi pour les précipitations et Oum El Bouaghi pour les températures).

mois Température (C °) Précipitation (mm)

Septembre 21.7 25.37

Octobre 17.4 22.23

Novembre 12.1 25.54

Décembre 8.7 44.57

Janvier 7.4 41.54

Février 8.3 37.86

Mars 10.3 45.16

Avril 13.0 40.28

Mai 18.1 39.64

Juin 22.3 15.68

Juiet 25.8 5.88

Aout 26.1 8.18

Source: établi sur la base des données qui précèdent.

Figure n° 7: Diagramme ombrothermique des deux


stations Sedrata et Oum El Bouagui

30 50
T° P (mm)
25 40
20 30 T°
15
20 P (mm)
10
5 10
0 0
O br e

éc r e

Ja re

ût
s
ov r e

in
ril
ai
F é er
r

t
ille
ie
ar

M
Ju
Av

Ao
D mb

b
N tob

i
nv

vr
M
m

em

Ju
e

e
c
pt
Se

46
Partie 1 Chapitre 3: Etude climatique

D’après le diagramme en distingue deux périodes :

• humide : où la courbe des précipitations et dessus de celle des températures, cette période
s’étale de novembre jusqu’à le mois de mai avec un maximum de précipitation qui est de
45.16mm pour la station de Ksar S’bahi.

• sèche : la courbe de précipitation est au dessus de celle des températures, elle s’étale du
mois de mai jusqu’au mois novembre avec un maximum de température 26.1 °C.

Donc on peut conclure que c'est la période où il necessite d’irriguer à partir du barrage de
Foum El Khanga.

1.3.3. Le vent :
La connaissance de la direction et de la fréquence des vents est importante pour la mise en
valeur d’un périmètre, car elle permet d’implanter correctement les vergers, les protéger contre
les vents néfastes.

Les données sur le vent n’ont pas été disponibles mais d’une manière générale, les vents
dans la région des hautes plaines sont forts. Les vents sont fréquents pendant toute l’année,
surtout en hiver et au printemps.

Le programme d’irrigation du future périmètre prévoit la conception des brise-vents,


jusqu’aujourd’hui les brises vents n’ont pas été réalisé pour plusieurs cause nous citerons :

• Les agriculteurs hésitent d’adopter le nouveau programme et surtout l’arboriculture et


leur retard de prendre la décision entraine le retard de la période de plantation (le cas de
cette année).

• Les agriculteurs ne savent pas quelle espèce d’arbre peut-on planter et à quelle dimension
il faut les déposer et surtout en quelle période il faut les planter.

Il faut noter que la plantation des brise-vents est indispensable avec la pratique des
cultures maraichères ou bien fruitières, il reste sous la responsabilité de l'agriculteur de le
construire selon les conditions et le type d’irrigation choisie.

47
Partie 1 Chapitre 3: Etude climatique

Conclusion

L’aspect d’un pays est en grande partie conditionné par le climat qui s’y différencie par le
régime thermique et pluviométrique, c’est à dire par l’évolution des températures et la
distribution des pluies au cours de l’année. Le climat agit d’une manière favorable ou
défavorable sur l’activité agricole.

Les facteurs limitant, imposées par le climat, défavorisant la mise en valeur sous irrigation,
à retenir dans notre zone d’étude Sedrata-Zouabi sont les suivantes :

- Les basses températures en hiver et en printemps accompagnées de gelées, la température


moyenne de la période comprise entre le mois de novembre à avril est inférieur à la moyenne
annuelle qui est de l’ordre de 15.9°c. La gelé persiste jusqu'à la fin du mois de mars.

- Les températures élevées en été (de mai à octobre), représentent des moyennes
mensuelles supérieures à la moyenne annuelle avec des valeurs qui dépassent les 18°c, ce qui
implique que c’est la période la plus favorable pour pratiquer les cultures maraîchères qui
demande une température supérieure à 18°c.

Ces deux facteurs climatiques vont énormément influencer l’introduction de cultures


nouvelles notamment les maraîchères et les arbres fruitiers dont la plupart sont sensibles aux
gelées printanières ainsi qu’aux excès de chaleur en été et aux coups de sirocco.

Le choix sera donc fixé sur des variétés à floraison tardive avec bien sur l’implantation de
brise-vents.

Dans les différentes analyses de ce chapitre, nous avons pu déterminer une période qui
nécessite un appoint hydrique grâce à l’irrigation pour pouvoir réaliser les cultures maraichères.

48
Partie 1 Conclusion

Conclusion de la partie 1 :

La mise en valeur agricole dépendra en premier lieu des ressources en sols et en eau, le bon
fonctionnement dépendra en premier lieu de la disponibilité de l’information et de la gestion qui
cible l’amélioration les disponibilités et absorbe les insuffisances.

Sur notre zone d’étude Sedrata et Zouabi ainsi que Ksar S’bahi les études sur les
ressources en sol et en eau ont été faite avec des grands moyens et sur un grand échelle qui
dépasse l’exploitation agricole le premier maillon de la production et le premier anneau qui peut
relier l’agriculteur avec un programme d’orientation.

D’après les résultats auxquels nous avons aboutis l’exploitant et appelé à maîtriser certain
travaux de sol, certaine intervention de préparation, de protection et d’entretient pour arriver à
améliorer les rendements et bien sur s’échapper à la perte de la récolte, la quasi-totalité des terres
qui appartiennent au future périmètre irrigué Sedrata et Zouabi font l’objet des travaux
d’aménagement (labour profond, sous solage, apports d’amendements organique,
assainissements de surface et de drainage). L’utilisation de l’irrigation nécessite des travaux
d’aménagement hydro agricole accompagnante.

La sensibilité de l’aptitude culturale des sols de certain espèces de culture rend le choix
très avisé et réfléchi, car si l’exploitant opte pour une culture qui convient pas avec les
caractéristiques de son sol l’information sera reparti sur toute la zone causent l’exclusivité de la
pratique de cette culture, entre autre les arbres fruitiers.

Une étude pédologique générale ne peut seul faire face devant ces problèmes incités par le
manque de fiche technique appropriée à chaque parcelle.
Dans la plus grande partie des sols le taux de calcaire actif est très élevé plus de 12%
représente une contrainte pour les cultures arbustives qui chlorose à des taux inférieurs.
La disponibilité des informations entre les mains de l’agriculteur en pour but d’orienter
l’agriculteur et de le protéger contre les mauvais choix qui lui risqué de perdre toute une année
d’exercice (à différente échelles temps, argent, niveau de vie).

L’irrigation au niveau de la parcelle selon le programme sera assurée par aspersion,

49
Partie 1 Conclusion

L’efficacité du système d’irrigation dépendra des pertes en eau lors de son transport de puis la
prise d’eau jusqu'à la borne d’irrigation, ainsi que le type d’irrigation sur les champs de culture
même.
Cependant le climat exerce de nombreuses actions qui intéressent directement l’agriculture
en particulier dans les domaines suivants :
- Choix de cultures.
- Fluctuation des rendements.
- Exécution des travaux agricoles.
Le climat exige la maîtrise de la technique d’irrigation pratiquée et une réflexion en vue de
protéger la récolte si on veut se lancer dans un programme d'irrigation.
L’introduction de l’irrigation aura pour conséquence un état nouveau de production et de
gestion dans la région, les contraintes existantes d’ordre pédologiques et techniques peuvent
atténuer l’efficacité du projet et jouent un rôle négatif pour le développement.
L'efficacité du projet ne peut être atteinte seulement par la mise en place de l’équipement
d'irrigation, mais aussi par prolifération des résultats obtenus par les études qui ont fond l'objet
du projet. Le projet ne peut arriver à sa fin que lorsque les travaux de recommandations seront
achevés.
Nous avons donc pu définir nos potentialités. A partir de l’étude effectuée par le bureau
Yougoslave, les potentialités en sol, en eau, les aptitudes culturales sont maintenant clairement
établies.
Comme l’agriculture est aussi un problème de potentialités humaines, la partie suivante va
nous éclairer là dessus.

50
Partie 1 Conclusion

Conclusion de la partie 1 :

La mise en valeur agricole dépendra en premier lieu des ressources en sols et en eau, le bon
fonctionnement dépendra en premier lieu de la disponibilité de l’information et de la gestion qui
cible l’amélioration les disponibilités et absorbe les insuffisances.

Sur notre zone d’étude Sedrata et Zouabi ainsi que Ksar S’bahi les études sur les
ressources en sol et en eau ont été faite avec des grands moyens et sur un grand échelle qui
dépasse l’exploitation agricole le premier maillon de la production et le premier anneau qui peut
relier l’agriculteur avec un programme d’orientation.

D’après les résultats auxquels nous avons aboutis l’exploitant et appelé à maîtriser certain
travaux de sol, certaine intervention de préparation, de protection et d’entretient pour arriver à
améliorer les rendements et bien sur s’échapper à la perte de la récolte, la quasi-totalité des terres
qui appartiennent au future périmètre irrigué Sedrata et Zouabi font l’objet des travaux
d’aménagement (labour profond, sous solage, apports d’amendements organique,
assainissements de surface et de drainage). L’utilisation de l’irrigation nécessite des travaux
d’aménagement hydro agricole accompagnante.

La sensibilité de l’aptitude culturale des sols de certain espèces de culture rend le choix
très avisé et réfléchi, car si l’exploitant opte pour une culture qui convient pas avec les
caractéristiques de son sol l’information sera reparti sur toute la zone causent l’exclusivité de la
pratique de cette culture, entre autre les arbres fruitiers.

Une étude pédologique générale ne peut seul faire face devant ces problèmes incités par le
manque de fiche technique appropriée à chaque parcelle.
Dans la plus grande partie des sols le taux de calcaire actif est très élevé plus de 12%
représente une contrainte pour les cultures arbustives qui chlorose à des taux inférieurs.
La disponibilité des informations entre les mains de l’agriculteur en pour but d’orienter
l’agriculteur et de le protéger contre les mauvais choix qui lui risqué de perdre toute une année
d’exercice (à différente échelles temps, argent, niveau de vie).

L’irrigation au niveau de la parcelle selon le programme sera assurée par aspersion,

49
Partie 1 Conclusion

L’efficacité du système d’irrigation dépendra des pertes en eau lors de son transport de puis la
prise d’eau jusqu'à la borne d’irrigation, ainsi que le type d’irrigation sur les champs de culture
même.
Cependant le climat exerce de nombreuses actions qui intéressent directement l’agriculture
en particulier dans les domaines suivants :
- Choix de cultures.
- Fluctuation des rendements.
- Exécution des travaux agricoles.
Le climat exige la maîtrise de la technique d’irrigation pratiquée et une réflexion en vue de
protéger la récolte si on veut se lancer dans un programme d'irrigation.
L’introduction de l’irrigation aura pour conséquence un état nouveau de production et de
gestion dans la région, les contraintes existantes d’ordre pédologiques et techniques peuvent
atténuer l’efficacité du projet et jouent un rôle négatif pour le développement.
L'efficacité du projet ne peut être atteinte seulement par la mise en place de l’équipement
d'irrigation, mais aussi par prolifération des résultats obtenus par les études qui ont fond l'objet
du projet. Le projet ne peut arriver à sa fin que lorsque les travaux de recommandations seront
achevés.
Nous avons donc pu définir nos potentialités. A partir de l’étude effectuée par le bureau
Yougoslave, les potentialités en sol, en eau, les aptitudes culturales sont maintenant clairement
établies.
Comme l’agriculture est aussi un problème de potentialités humaines, la partie suivante va
nous éclairer là dessus.

50
Partie 2: l’analyse socio-économique Introduction

Introduction

L’analyse de l’élément humain dans la présente étude est devenue nécessaire du fait de
l’accroissement permanent de la population. Ce qui signifie la croissance des besoins alimentaires et
de travail, des besoins qu’il faut satisfaire.

Le futur périmètre irrigué pourra-t-il absorber une partie des besoins de la population en
fonction des potentialités du terrain et des moyens mis en œuvre ? L’exploitation rationnelle prévue
des terres aura-t-elle comme conséquences l'amélioration des revenus ? Cette raison est essentielle
pour faire une analyse de l'agriculture à travers la répartition des terres et des cultures.

Enfin, l’analyse de l’enquête effectuée sur le terrain et qu’on va la présentée dans le chapitre
deux de cette partie, nous a permis d’appréhender et de connaître la situation actuelle. Les résultats
de cette enquête peuvent nous servir comme données de base pour pouvoir combiner plusieurs
facteurs de fonctionnements du point de vue humain et économique.

Nous commencerons dans cette partie par étudier la population pour montrer les potentialités
humaines. En suite, nous parlerons de l’agriculture actuelle pour voir si la population et en mesure
de mener a bien le programme d’irrigation.

Nous allons voir dans le dernier chapitre les possibilités foncières pour asseoir l’irrigation.

52
Partie 2: l’analyse socio-économique Introduction

Introduction

L’analyse de l’élément humain dans la présente étude est devenue nécessaire du fait de
l’accroissement permanent de la population. Ce qui signifie la croissance des besoins alimentaires et
de travail, des besoins qu’il faut satisfaire.

Le futur périmètre irrigué pourra-t-il absorber une partie des besoins de la population en
fonction des potentialités du terrain et des moyens mis en œuvre ? L’exploitation rationnelle prévue
des terres aura-t-elle comme conséquences l'amélioration des revenus ? Cette raison est essentielle
pour faire une analyse de l'agriculture à travers la répartition des terres et des cultures.

Enfin, l’analyse de l’enquête effectuée sur le terrain et qu’on va la présentée dans le chapitre
deux de cette partie, nous a permis d’appréhender et de connaître la situation actuelle. Les résultats
de cette enquête peuvent nous servir comme données de base pour pouvoir combiner plusieurs
facteurs de fonctionnements du point de vue humain et économique.

Nous commencerons dans cette partie par étudier la population pour montrer les potentialités
humaines. En suite, nous parlerons de l’agriculture actuelle pour voir si la population et en mesure
de mener a bien le programme d’irrigation.

Nous allons voir dans le dernier chapitre les possibilités foncières pour asseoir l’irrigation.

52
Partie 2 Chapitre3 : la structure foncière

2.3. La structure foncière :


L’étude de la structure foncière nous permettra d’appréhender l’état parcellaire de la zone
étudiée ainsi que les potentialités des parcelles en fonction de leurs dimensions, mode
d'appropriation et sa résistance au morcellement. Car on ne peut réaliser un périmètre
d'irrigation, mettre en place un réseau quand on a des statuts fonciers différents, une telle
situation n’échappera pas à avoir des conséquences sur la performance du périmètre irrigué. On
prend, par exemple, si le nombre d’exploitations change le nombre de prises d’eau augmente ce
qui donne lieu au picage comme solution rapide illégale et, par conséquent la pression de l’eau
diminue, les asperseurs fonctionnent mal et donc l’efficacité du réseau d’irrigation diminue. La
taille des parcelles qui diminue va influencer l’efficacité du périmètre irrigué d’où le
dimensionnement de l’exploitation représente une condition de la mise en valeur .

2.3.1. La répartition de la structure foncière :


Le recensement général de l’agriculture a fait ressortir 233 exploitations agricoles et 139
propriétaires. Seulement 64 exploitants ont été dénombrés dans la commune de Zouabi dont
deux ont des superficies extra communales à Sedrata. Cette dernière compte, quant à elle, 169
exploitations.

[Link]. Superficie et statut juridique des terres de l’exploitation :


Selon le statut juridique des exploitations, elles ont été réparties en trois principales
catégories. Dans la commune de Sedrata cette répartition comprend :

EAC : terres appartenant à l’Etat exploité de manière collective.

EAI : terres appartenant à l’Etat exploité de manière individuelle

P : propriété privée ou on met notamment en évidence les parcelles [Link] qui sont des
terres en propriétés privées indivises.

Dans la commune de Zouabi, nous avons distingué en plus de ces trois catégories, les
exploitations de statut juridique (E) appartenant au domaine de l’Etat issues des anciens DAS,
mais elles n’ont pas été réaffectées officiellement aux EAC et EAI. A l’heure actuelle ces terres
sont exploitées par des particuliers et cela le plus fréquemment pour la culture des céréales.

La répartition des exploitations et des superficies par statut juridique est représentée dans
le tableau n° 21 suivant :

77
Partie 2 Chapitre3 : la structure foncière

Tableau n°21 : Répartition des exploitations et des superficies par statut juridique 2009
dans le future périmètre irrigué 2009.

Superficie Nombre
exploitations
Statut
juridique ha % nombre %

Melk 1284,88 33.02 127 54.51

Melk indivis 971,5 24.97 46 19.74

EAC 1479,52 38.02 37 15.88

EAI 68,71 1.77 5 2.15

Etat 86,92 2.23 18 7.72

Total 3891,53 100 233 100

Source : DSA

Figure n° 20 : Répartition des exploitations et des superficies par statut juridique 2009
dans le future périmètre irrigué 2009.

4500 250
4000
3500 200
nbre d'exploitations

3000
superficie ha

150
2500 superficie
2000 nbre d'exploitations
100
1500
1000 50
500
0 0
Melk Melk EAC EAI Etat Total
indivis

D’après le tableau et la figure n° 20 ci dessus, Le nombre d'exploitations est inégal. Les


plus nombreuses sont les exploitations de statut Melk, les moins nombreuses sont les EAI.

Le statut mixte Melk a été réparti (ou divisé) en deux :

78
Partie 2 Chapitre3 : la structure foncière

Le statut Melk avec 128 exploitations occupent 1286.28 ha soit 33.05% de la superficie du
futur périmètre irrigué. On peut remarquer aussi que la superficie entre les deux statuts (Melk et
EAC) est presque égale.

Le statut Melk indivis qui représente les exploitations des terres dans l’indivision et /ou
l’association familiale existe aussi, (Melk+indivision) occupe une superficie de 971.5ha soit
24.97% le la superficie brute. Ce mode de faire valoir est du à l’absence de partage des terres
entre héritiers.

On signale que, Les terres des ex domaines agricoles socialiste (DAS) en été attribuées aux
anciens travailleurs sous forme de l’exploitation agricole collective (EAC) et de l’exploitation
agricole individuelle (EAI).

Dans le futur périmètre, il existe des terres appartenant au domaine de l’Etat, issus des
anciens DAS, mais elles n’ont pas été réaffectées officiellement aux EAC et EAI. A l’heure
actuelle ces terres qui représentent 18 exploitations avec une superficie de 86.92ha soit 2.23% de
la superficie brute sont exploitées par des particuliers, ces terres sont fréquemment occupées par
la culture des céréales.

Les 5 exploitations restantes ont le statut EAI disposent au total de 68.71 ha prés de 1.77
% dans la zone du futur périmètre irrigué.

D’après l’analyse du tableau nous constatons que 58% de la superficie totale ont un
statut juridique Melk, 39.79% de la superficie totale de la zone étudiée ont un statut juridique
EAC, EAI. Le mode de faire valoir des EAC qui est en réalité privé au sein de l’exploitation, car
les exploitants partagent entre eux la superficie au lieu de partager les moyens, chaque exploitant
gère sa partie indépendamment et l’Etat n’a pas le droit de regard. Par cet aspect la structure
foncière dans la région est privée, le règne du statut Melk qui maintient la grande part de
superficie rend la structure foncière du périmètre instable, fragile au morcellement, et nous pose
la question de la durabilité du périmètre.

[Link]. La taille de l’exploitation agricole :


La taille moyenne des superficies par statut juridique que nous avons calculé a été
consignée dans le tableau n° 22, qui montre que les plus grandes surfaces appartiennent aux EAC
qui ont une superficie moyenne deux fois plus grande de celle des exploitations privées indivises.
Ce dernier reflète une résistance au morcellement dans un premier temps mais la division doit
s’effectuer dans l’avenir. Le statut privé représente le ¼ de la superficie moyenne des EAC qui
représentent 41.06 ha par exploitation, la plus petite superficie moyenne est celle des
exploitations qui appartient à l’Etat.
79
Partie 2 Chapitre3 : la structure foncière

Tableau n° 22 : La taille moyenne des superficies par statut juridique de Sdrata et


Zouabi.

statut superficie moyenne (ha)

E 4,83

EAI 13,74

Privé indivis 21,12

Privé 10,05

EAC 41,06

Source : établie par l’étudiante

Du point de vue de la réalisation du système d’irrigation et son fonctionnement, la


caractéristique la plus importante est la taille parcellaire, à cet effet toutes les exploitations ont
été reparties en six classes (tableau n°23).

Tableau n° 23 : répartition des exploitations par classe de superficie dans la zone d’étude

Classe de Effectifs exploitations Superficie totales La moyenne Superficie


superficie (ha)
Nombre
(ha) d’exploitation
% Ha %

<5 ha 110 47.21 273,97 7.04 2,49

[5 – 10[ 43 18.46 313,83 8.06 7,3

[10.-20[ 31 13.30 442,66 11.37 14,28

[20 – 50[ 30 12.88 994,15 25.55 33,14

[50- 100[ 11 4.72 717,1 18.43 65,19

> 100 ha 8 3.43 1149,82 29.55 143,73

Total 233 100 3891,53 100 16,70

Source : résultat de l’enquête.

Il apparait que :

• 110 exploitations soit 47.21% du total d’exploitation ont une superficie de moins de 5
ha. Elles occupent seulement 7.04% de la superficie du futur périmètre, avec une taille
moyenne de 2.4 ha par exploitation.

80
Partie 2 Chapitre3 : la structure foncière

• 43 exploitations, ont une superficie entre 5 et 10 ha et occupent 8.06% de la surface total


avec une superficie moyenne de 7.3 ha par exploitation

• 31 exploitations, ont une superficie entre 10 et 20 ha occupent 11.37% de la surface totale


avec une superficie moyenne de 14.28 ha par exploitation.

• 30 exploitations, ont une superficie entre 20 et 50 ha occupent 25.55% de la surface


totale avec une superficie moyenne de 33.14 ha par exploitation

• 11 exploitations, ont une superficie entre 50 et 100 ha occupent 18.43% de la surface


totale avec une superficie moyenne de 65.19 ha par exploitation

• 8 exploitations, ont une superficie supérieure à 100 ha occupent 29.55% de la surface


total avec une superficie moyenne de 143.73 ha par exploitation

Cette classification peut nous faire ressortir sur un autre classement aussi selon la taille :

• les petites exploitations de 0 à 10 ha : ne fournissent souvent qu’un revenu d’appoint à


des travailleurs qui exercent en même temps une autre profession. Elles ne permettent
généralement qu'un niveau de vie très bas. Le sous équipement est la règle. Après la mort du
propriétaire l’exploitation disparait, vendue au plus offrant. Dans notre région c’est la classe
la plus répandue, elle englobe 153 exploitations soit 2/3 des exploitations totales avec 15.1%
de la superficie total et une superficie moyenne de 4.89ha.

• l’exploitation moyenne de 10 à 50 ha : C'est ce type d'exploitation qui, bien gérée,


rémunère convenablement le travail. Le système de culture immuable, elle utilise la main
d'œuvre familiale avec, parfois, un ouvrier agricole à plein temps. Cette classe regroupe 61
exploitations avec 36.92% de la superficie totale. Elle a donc une superficie moyenne de
47,42 ha par exploitation.

• les grandes exploitations de 50 à 100 ha et plus : permettent l’utilisation rationnelle du


matériel agricole moderne, le progrès technique y est généralement bien appliqué, il y a ainsi
des investissements. Mais les charges sont lourdes. Comme toute entreprise moderne, elle est
sensible aux erreurs de gestion aussi qu’aux variations des prix ou aux aléas des rendements.
Avec 19 exploitations, cette classe couvre 47,98% de la superficie totale, cela lui permet
104.46 ha par exploitation, la valeur la plus forte.

81
Partie 2 Chapitre3 : la structure foncière

Conclusion

Nous constatons que la majorité des agriculteurs ont une exploitation de petite taille en
termes de nombre. Les exploitations ayant une taille grande et moyenne couvrent 95.4% de la
superficie totale.

Ce la veut dire que si on veut améliorer le revenu et le niveau de vie des agriculteurs on ne
doit pas négliger les exploitations de petite taille.

Les petites surfaces ne sont pas prises en compte lors de la réalisation d’un réseau
d’irrigation.

Dans le futur périmètre irrigué le seuil de viabilité de l’exploitation est fixé à 05 ha, cela
dépend des situations géographiques.

Il faut opter pour les parcelles qui jouissent d’une stabilité foncière plus au moins durable
suivant sa résistance au morcellement et la taille de la parcelle. Ces deux critères de durabilité
augmentent la faisabilité du système d’irrigation parce qu’ils ne bouleversent pas les calculs qui
ont été faits dans le but de préciser le nombre de borne et la pression nécessaire.

Nous avons vue d’après l’analyse que l’assiette foncière peut favoriser le programme et le
système d’irrigation.

82
Chapitre 4
Caractéristiques des exploitations
Partie2 Chapitre4 : Caractéristiques des exploitations

2.4. Caractéristiques des exploitations :


Les caractéristiques des exploitations agricoles, leurs ressemblances et différences, ont
servi à identifier et discerner plusieurs modèles d’exploitation représentatifs de la production
agricole actuelle de la zone d’étude. Les exploitants peuvent-ils réaliser le programme du point
de vue financier, matériel agricole et formation ?

2.4.1. Les aspects financiers :


[Link]. Origine des revenus des exploitants :
Etant donné que la céréaliculture est la plus répandues, elle représente la source de revenu
principale (tableau n°24). La vente des céréales constitue prés de 68% des revenus bruts totaux et
82% si on y inclus l’autoconsommation constituée pour l’essentiel de céréales. La vente des
animaux constitue plus de 13% des revenus bruts d’exploitation. La vente des ovins procure 5%
et celle des bovins 8% des revenus bruts. Les autres sources (vente de fourrage, location de
pâturage et de matériel, revenus externes) sont peu importantes et engendrent moins de 5% des
revenus.

Tableau n° 24 : Les recettes totales des exploitants par classe de superficie :

Revenue des Classe de superficie (ha)


exploitations
<5ha 5-10 10-20 20-50 50-100 >100 Total
(x 1000DA)

Vente d’ovins 260 500 450 1150 750 1000 4470

Vente de bovins 100 585 400 590 250 5000 6925

Vente de céréales 581 889 2556 10660 13376 30522 58584

Vente de fourrage 65 231 600 304 - 250 1450

[Link] pâturage 58 105 205 570 540 500 1978

Location de matériel - - - - - 120 120

Autre revenu agricole - - - - 50 - 50

Revenues externes 200 - 150 - - - 350

Autoconsommation 1230 1050 2300 2201 2402 2670 11853

Total 2854 3360 6661 15475 17368 40062 85780

Moyenne /exploitant 25.95 78.14 214.87 515.83 1578.90 5007.75 368.15

Moyenne par hectare 10.417 10.706 15.048 15.566 24.22 34.842 22.043

Source : Résultat de l’enquête.

84
Partie2 Chapitre4 : Caractéristiques des exploitations

Les revenus bruts moyens par exploitation se situent entre 25950 DA pour les exploitations
de taille moins de 5ha et de 5007750 DA pour les exploitations de plus de 100ha. Le calcul de la
moyenne par unité de superficie a montré que les revenus bruts sont assez uniformes pour les
superficies moins de 10h et aussi entre ceux de superficie comprise entre 10 à 50 ha. Les
exploitations qui dépassent 50ha réalisent des recettes supérieures à la moyenne des revenus
bruts dans la zone qui est de l’ordre d’environ 22043 DA pour toutes les exploitations avec un
écart d’environ 24425 DA entre l’hectare le plus performant (grand exploitation) et l’hectare qui
réalise le moins de recettes (petite exploitation).

Il est évident que la totalité des exploitations atteignent en moyenne un résultat financier
positif.

Les revenus nets par exploitation se trouvent comprises entre 14559DA pour les
exploitations ayant moins de 5ha et 1943000DA pour les exploitations de superficie plus de
100ha, ce qui fait une différence très large entre les petits et les gros exploitants tableau n°25.

Tableau n°25 : Revenus nets par classe de superficie

Revenus nets x 1000 Classe de superficie

<5ha 5-10ha 10-20ha 20-50ha 50-100ha >100ha Total

Moyenne /exploitation 14559 48907 131321 230230 987263 194300 176330

Moyenne /hectare 5843 6700 9197 6947 15144 13518 10558

Source : établi sur la base des données

Ceci montre l’importance de la taille l’exploitation comme facteur d’augmentation de


revenu. La taille est un facteur de développement.

[Link] Les dépenses d’exploitation :


Les sommes dépensées par l’exploitation pour le financement des travaux courants
permettent d’obtenir dans un délai assez bref (moins d’un an) des produits quand à la vente des
produits assure la reconstitution des fonds pour l’exploitation.

Les dépenses moyennes par exploitations (tableau n°26) sont de l’ordre d’environ 11391
DA, pour les exploitations de taille moins de 5 ha, et prés de 3064750 DA pour l’exploitation de
taille plus de 100 ha. Donc ce sont les exploitations de grande taille qui font le plus de dépenses.

85
Partie2 Chapitre4 : Caractéristiques des exploitations

Sur un total des exploitants enquêtés, 54% emploient des engrais de 0.7 à 1.5 quintaux à
l’hectare pendant les travaux de préparation des sols avant le semis.

Les semences sont achetées chaque mois. Souvent, elles sont autoproduites. Les quantités
semées sont comprises entre 1 et 1,3 qx/h.

Les produits phytosanitaires sont utilisés dans près de 37% des exploitations enquêtées.
Compte tenu des prix élevés de ces produits, leur emploi est réduit, bien qu’ils donnent
notamment de très bons résultats dans les années où la pluviométrie est bonne.

Tableau n°26 : Dépenses courantes de l’exploitation par classe de superficie(en 1000DA)

2008-2009

Dépenses Classes de superficie


d’exploitations
<5ha 5-10ha 10-20ha 20-50ha 50-100 >100 Total

Engrais 32000 151000 448000 2116000 1467000 6209000 10423000

Semences 312000 296000 702000 2469000 1450000 5468000 10697000

Produits phyto.S 9000 34000 190000 562000 385000 762000 1942000

Autres intrants - 14000 69000 31000 32000 97000 243000

Loc matériel transp 434000 357000 688000 1878000 2347000 8874000 14578000

Irrigation - - 50000 30000 20000 - 100000

Aliments du bétail 280000 240000 110000 540000 240000 1500000 2910000

Santé animale 50000 70000 70000 200000 100000 500000 990000

Main d’ouvre 136000 95000 263000 742000 437000 1108000 2781000

Autres - - - - 30000 - 30000

Total 1253000 1257000 2590000 8568000 6508000 24518000 44694000

Moyenne/exploitant 11391 29233 83549 285600 591637 3064750 191819.74

Moyenne / hectare 4574 4006 5851 8619 9076 21324 11485

Source : SDA de Sedrata

86
Partie2 Chapitre4 : Caractéristiques des exploitations

2.4.2. Investissement d’exploitations :


2.4..2.1. Mécanisation :
La mécanisation est présente au niveau des exploitions agricoles mais se réparties d’une
façon inégale selon le niveau financier des agriculteurs.

Les exploitants enquêtés possèdent au total 54 tracteurs et 11 moissonneuses batteuses. Le


nombre de machines agricoles par classes de superficies se trouve présenté dans le tableau n°27
suivant :

Tableau n°27: Le matériel agricole dans la zone (2008-2009).

Classe de Tracteurs Moissonneuses batteuses

superficie Effectif total % Effectif total %

<5 ha 6 11.1 - -

5-10 ha 11 20.4 3 27.3

10-20 ha 8 14.8 2 18.2

20-50 ha 15 27.8 4 36.3

50-100 ha 8 14.8 - -

>100 ha 6 11.1 2 18.2

Total 54 100 11 100

Source : subdivision de la commune de Sedrata.

Les principaux types de matériels utilisés par les fellahs sont les tracteurs pneumatiques,
les tracteurs à chenilles. La puissance des tracteurs varie entre 65 CV et 110 CV.

Toutes les opérations concernant la préparation des terres, le semis et la récolte des
céréales. Dans ce sens, lors des gros travaux, le manque de tracteurs et de moissonneuses
batteuses ne se fait pas sentir, quoique la plupart des exploitants louent le matériel, les visites sur
terrain et l’observation directe nous ont fournit une information précise sur la vétusté du
matériels agricoles. Son renouvellement serait certainement l’un des premiers investissements
pour lequel les exploitants agricoles se décideront.

Tableau n°28 : Possession du matériel agricole par classe de superficie


87
Partie2 Chapitre4 : Caractéristiques des exploitations

(2008-2009)

Classe de superficie

< 5 ha 5-10 ha 10-20 ha 20-50 ha 50-100 ha >100 ha total

Possédé 7 8 8 10 17 15 65

Loué 33 12 12 17 4 7 85

Total 40 20 20 27 21 22 150

Source : Subdivision Agricole de Sedrata

D’après le tableau n°28 la quantité de matériel loué et supérieur que celle possédé. Les
exploitations de petite taille louent presque la totalité du matériel utilisé. Les exploitations de
grande taille (plus de 50ha) possèdent la moitié du matériel agricole dans la zone, ce qui explique
la non nécessité de location sauf pour le matériel spécifique qui est en relation avec la culture
choisie lors d'une campagne agricole.

Le semis et la récolte des céréales s’effectuent de mécaniquement à l'aide de machines


agricoles. Dans ce sens, pendant la période intense des gros travaux agricoles, la plupart des
exploitants louent le matériel agricole pour couvrir le manque de matériels, ce que nous avons
relevé dans la page précédente.

[Link].. L’irrigation :
L’agriculture irriguée projetée, grâce à la maîtrise de l’eau dans des zones confrontées aux
aléas pluviométriques, améliore considérablement la productivité du travail et de la terre. Elle
contribue à la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté. Elle est souvent à la source de
fortes dynamiques de développement social et économique, aux niveaux local et régional.

Sur la zone enquêtée il n'y a que huit (08) exploitations qui pratiquent l’irrigation sur une
partie de leur superficie. La superficie irriguée totale est réduite, seulement 62 ha.

Le tableau n° 29 montre les principaux indices caractérisant la pratique d’irrigation dans


ces exploitations.

88
Partie2 Chapitre4 : Caractéristiques des exploitations

Tableau N° 29 : Principaux indices caractérisant la pratique d’irrigation

dans le futur périmètre irrigué.

Indice de l’irrigation céréales fourrages Culture maraichères

Surface irriguées 47ha 09ha 06ha

Source de l’eau Oued Oued Oued

Irrigation à partir : Puits Puits

Pompage mécanique oui Oui Oui

Système d’irrigation Par aspersion Par aspersion Par aspersion

Par inondation Par rigole

Source : Direction de l’hydraulique de wilaya (DHW), 2003.

2.4.3. Le travail :
Le travail humain représente en agriculture le moyen de création des biens et aussi une part
importante du prix de revient des produits.

[Link]. Les chefs d'exploitations :


L’enquête a fait apparaître que la taille moyenne d’un ménage est de 7.1 personnes. C’est
la taille qui se situe dans le niveau de la moyenne nationale et montre que dans un ménage vivent
pratiquement trois générations.

Il manifeste que le procédé de séparation des membres adultes du ménage n’est pas
répandu. Un tel partage des ménages est plus caractéristique des régions plus urbaines.

Tableau n°30 : taille des ménages, âge des exploitants par classe de superficie.
Classe de superficie (ha) Age moyen Effectif des ménages

<5ha 57 6.8

5ha-10ha 59 9.4

10-20 ha 54 6.6

20-50ha 59 7.9

50-100ha 52 5.9

>100 51 6.0

Total 56 7.1

Source : l’enquête

89
Partie2 Chapitre4 : Caractéristiques des exploitations

Les chefs d’exploitation ont 56 ans en moyenne. Leur âge varie entre 51 et 57 ans. Les
chefs d’exploitations des classes de superficie supérieur de 50 ha et supérieur de 100ha en
successivement les 52 et 51 ans. Donc les chefs d’exploitations sont jeunes.

Il est important de noter que sur les exploitations il faut plus de personnel à l’hectare dans
les petites exploitations traditionnelles que dans les grandes exploitations où les machines
agricoles remplacent le travail humain. Donc nous avons une demande sur la main d’œuvre alors
que la population est jeune et sans travail. Sans oublier l’existence de l’entraide familiale dans
l’exploitation.

Outre le chef d’exploitation, peuvent participer au travail des membres de la famille,


associés d’exploitation, aides familiaux non salariés (par exemple ascendants, enfants….etc,
autre personnes à titre d’entraide). L’aide familial est un membre de la famille de l’exploitant (en
dehors de son épouse) qui travaille sur l’exploitation a temps plein ou a temps partiel, sans
recevoir de salaire. Cela veut dire qu’une partie de cette population jeune ne peuvent bénéficier
de cette possibilité. Le tableau n° 31 présente l’effectifs des travailleurs sur l’exploitation et en
dehors d’elle à plein temps et à temps partiel par classe de superficie.

Tableau n° 31 : L’effectifs des travailleurs sur l’exploitation et en dehors d’elle à plein


temps et à temps partiel par classe de superficie.

Classe de Effectifs sur l’exploitation Effectifs travaillant hors de


l’exploitation
superficie (ha)
Plein temps Temps partiel Plein temps Temps partiel

<5ha 0.6 0.2 1.0 0.4

5ha-10ha 1.5 0.4 2.3 1.0

10-20 ha 1.2 0.4 1.9 0.8

20-50ha 1.0 0.3 1.3 0.6

50-100ha 2.0 0.6 2.5 1.3

>100 1.8 0.6 2.2 1.0

total 0.9 0.4 1.7 0.8

Source : résultat de l’enquête.

En moyenne un membre du ménage travaille sur l’exploitation à plein temps, le faire-valoir


direct est généralement familial, le propriétaire travaille personnellement avec les membres de sa
famille. Parfois en plus avec l’aide d’un ou plusieurs ouvriers qui travaillent à temps partiel.

90
Partie2 Chapitre4 : Caractéristiques des exploitations

L’effectifs travaillant sur l’exploitation est moins nombreux que l’effectif travaillant hors
de l’exploitation, cela est du à plusieurs raisons :

• L’insuffisance du revenu lié à la faible taille de l’exploitation sans qu’il y


ait la possibilité de s’agrandir ni d’intensifier les cultures.

• Le progrès du machinisme fait diminuer la demande sur le travail humain


considéré comme couteux et représente une charge de plus sur l’exploitation
(exploitation de grande taille vu leur charge et leur investissement importants).

• La population des travailleurs agricoles jeunes adultes (indépendants) est


caractérisée par sa diminution en raison de poursuite des études ou de changements
vers d’autres branches où le salaire et les conditions de travail sont meilleurs on
dehors de l’agriculture.

• L’instabilité du travail, il y a des périodes de pointe et d’autre plus calmes


durant lesquelles la main-d’œuvre permanente risque d’être sous-employée.

D’après le tableau n° 31 on remarque que sur la zone d’étude le travail est essentiellement
un travail familial. La proportion de main-œuvre salariée est très faible, les membres plus jeunes
de l’exploitation qui vont à l’école aident sur l’exploitation seulement pendant les gros travaux
agricoles. Il est important d’estimer le travail par le temps nécessaire à accomplir une tache dans
ce cas la l’agriculteur est appelé à enregistrer toutes les activités effectuées au sein de son
exploitation. Le cout de revient d’un produit varie beaucoup avec le travail qui a été nécessaire
pour l’obtenir. Alors que le niveau éducatif des exploitations affirment qu’il n’est pas capable de
faire ces opérations de gestion par l’enregistrement ni par la comptabilité. Un tel manque de
données rend l’évaluation de l’efficacité sur le plan technique impossible si nous voulons
vraiment savoir si le projet a attient ces objectif d’augmenter les rendements, améliorer les
revenus des exploitants et l’absorption du chômage ou non.

[Link]. Le niveau éducatif :


Le niveau d’éducation joue un rôle très important dans l’application des programmes
visent le développement durable et le progrès sociale des collectivités local. Il nous permet
d’évaluer la compétence des agriculteurs (tableau n°32) :

91
Partie2 Chapitre4 : Caractéristiques des exploitations

Tableau n°32 : Le niveau d’instruction des chefs d’exploitations par classe de superficie

Niveau Classe de superficie


d’instruction
<5 ha 5-10 10-20 20-50ha 50-100 >100 total

Illettré 24 9 8 14 4 6 65

Primaire 9 11 5 11 - 1 36

Secondaire - - 1 2 1 2 6

Formation 6 5 8 1 6 2 28
professionnelle

Etudes supérieures 1 - - - 2 1 4

Source : données de l’enquête

D’après le tableau le nombre des chefs d’exploitation illettrés dans la région et très
important et atteint 46.76% il est a noté que ce pourcentage et moins important que dans d’autre
région.

Le nombre de chef d’exploitation qui ont une scolarité primaire, secondaire et formation
professionnelle représente un pourcentage de 24.65%.

Quatre chef d’exploitation ont la formation universitaire ils seront les pratiquants les plus
apte à adapter tous les changements positifs survenant dans la production agricole sur la zone de
future périmètre irriguée.

Le niveau d'éducation sur la zone d'étude est faible ce qui signifie l’incommodité de mener
des opérations de gestion et de comptabilité sur les exploitations. Cela augmente le risque de
perte financières qui par conséquent mènera à continuer sur le système traditionnel (céréalier).

2.4.4. L'environnement de l’exploitation : Routes et accès


Etant donné que les superficies de futur périmètre irriguées sont traversées par les routes
goudronnées (tableau n°33), la majorité des exploitations (soit prés de 40%) ont un accès direct
ou elles se trouvent à une distance de moins de 100 m de la route.

Le tableau montre que plus que la moitié des exploitations (58%) sont à moins de 100 m
d’une route goudronnée et l’autre moitié au delà de 1km de la route goudronnée.

92
Partie2 Chapitre4 : Caractéristiques des exploitations

Tableau n°33 : distance entre routes goudronnées et exploitations dans la zone d’étude

Distance Effectifs
exploitations
Nombre (%)
<100 m 49 40.2
100m – 500 m 14 11.5
500m – 1 km 11 9.0
1 – 3 km 33 27.0
3 – 4 km 15 12.3
Total 122 100
Source : DTP de Souk-Ahras

Vue l’importance de la route comme liaison, moyen d’accès à l’exploitation et


d’évacuation de la production, il est nécessaire de mentionner la distance entre les exploitations
et les marchés les plus proches en vue d'écouler les denrées périssables (tableau n° 34).

Tableau n°34 : distance au marché le plus proche de la zone d’étude.

Distance Effectifs exploitations

(Km) Nombre (%)

<1k m 12 9.8

1km – 3km 28 23.0

3km – 5km 69 56.6

5km – 7 km 40 10.6

total 122 100

Source : DTP de Souk-Ahras

Le tableau montre que plus de 89% des exploitations sont éloignées du marché le
plus proche de moins de 5km. Cela présente un avantage comparatif par rapport aux exploitants
provenant d’autres régions. Parce qu'ils arrivent les premiers sur le marché tout en évitant la
périssabilité de leurs produits, de réduire leurs charges et vendre à moindre cout.

Cette situation risque à nous amener vers les cultures traditionnelles. Ce résultat nous fait
penser qu’il faut prévoir une répartition des points de vente favorisant les exploitations de notre
périmètre.

93
Partie2 Chapitre4 : Caractéristiques des exploitations

Conclusion

L’analyse des données nous a permis de faire ressortir les spécificités suivantes :

• La taille de l’exploitation joue un rôle très important au niveau des recettes et de


la dépense, les superficies qui dépassent les 50 ha sont plus performantes et ont le
moins de dépenses par ha.

• Les revenus de l’exploitation proviennent en grande partie de la vente des


céréalières et animaux.

• Les principales dépenses sont celles de la préparation du sol et l’achat des produits
phytosanitaires, cette dernière manifeste par une utilisation réduite.

• L’encadrement et le niveau éducatif des agriculteurs constituent une contrainte


pour le développement du futur périmètre irrigué.

Nous avons vue des potentiels humains qui existent. Cependant, des problèmes qui peuvent
être graves ne sont pas encore résolus avec les risques que cela comporte. C’est la question de la
formation à la gestion économique et financière et la question des points de ventes des produits
périssables.

94
Partie2 Conclusion

Conclusion de la partie 2

D’après l’analyse effectuée dans cette partie nous avons pu extraire les principales
caractéristiques qui affaiblissent ou qui renforcent l’effort des investissements supportés par
l’Etat. Il en ressort ce qui suit :

• La population est jeune, avec un taux de chômage élevé. Ceci traduit une
disponibilité de la main d’œuvre qui demande le travail.

• La production agricole dans la zone d’étude est caractérisée par la


prédominance des céréales et la faiblesse des cultures fourragères.

• L’élevage dans la région assure un revenu subsidiaire qui permet à


l’agriculteur de disposer de liquidité qui couvre ses besoins.

• La structure foncière et dans sa grande partie Melk et Melk indivis, donc de


gestion privée. Pour les EAC, la majorité est transformée en EAI non
régularisées. Cela influe sur la stabilité foncière et donne lieu au morcellement
des parcelles qui constitue une contrainte pour la distribution de l’eau. En plus,
la plupart des parcelles ont une petite taille caractérisée par des dépenses plus
élevées par hectare.

• L’intensification en irrigué dépend de la situation foncière de l’exploitation.


L’exploitant préfère pratiquer les cultures en sec qui ne demandent pas de gros
moyens et évitent la pratique des cultures irriguées.

• La mécanisation est faible, caractérisée par un matériel vétuste qui entraine des
retards dans l’accomplissement des travaux.

• Enfin le niveau éducatif des agriculteurs constitue une contrainte majeure pour
le développement de l’agriculture.

D’après l’analyse effectuée, notre périmètre bénéfice d’un potentiel humain jeune qui
peut assurer l’intensification et l’application du programme si les mesures de qualification
soient prises en compte. En vu d’absorber les difficultés et augmenter l’efficacité.

95
Partie 3
Efficacité et proposition
d’amélioration
Partie 3 Introduction

Introduction

La mission de l’agriculture, en tenant compte de ses trois dimensions économiques,


sociales et environnementales, est de permettre d’atteindre des objectifs de production en
quantité et en qualité, de protéger des ressources naturelles et de contribuer à l’emploi rural.

L’obtention d’une efficacité économique dans son ensemble passe donc par une analyse
de efficacité de gestion du projet d’intensification du périmètre chargé par le maître de l’ouvrage
et par la résorption des inefficacités individuelles.

L'analyse de faisabilité est un processus pratique et un outil permettant d'évaluer le


changement proposé et d’examiner les circonstances réelles auxquelles le projet sera confronté.

Les étapes parcourues à travers les chapitres nous a permi d’apprécier l'efficacité des
exploitations du périmètre irrigué par rapport aux différents facteurs de production. Nous avons
vus que le périmètre pouvait être efficace si un certain nombre de contraints sont levés.

Au début de l'analyse de faisabilité, on prévoit la présentation de l’état actuelle des grands


périmètres d’irrigation dans le but de comprendre les modifications apportées aux secteurs de
gestion par le maître de l’ouvrage (le ministère des ressources en eau) en vue d’améliorer les
capacités.

97
Chapitre 1
Efficacité
organisationnelle
Partie 3 Chapitre1 : Efficacité organisationnelle

3.1.1. Le programme de prise en charge de l’irrigation en Algérie :

Le secteur hydro-agricole en Algérie, en particulier sur les grands périmètres d’irrigation,


fait aujourd’hui face à de grandes difficultés d’ordre technique, financier et organisationnel. Ces
20 dernières années, moins de 40 000 ha sur plus de 120 000 ha irrigables ont été irrigué dans les
grands périmètres d’irrigation et dans certains cas, avec une dose minimale de suivie et contrôle
cette limitation des ressources en eau est aggravée par de nombreux facteurs externes au secteur
hydro-agricole :

• la faiblesse en matière de planification des ressources en eau

• les conflits avec les autres usages (l’eau potable, les usages industriels)

• les dotations à l’irrigation se voient très souvent limitées.

• l’absence d’outils pour gérer cette situation (prévision, définition des règles de gestion de
la pénurie, tarification).

Il faut également ajouter d’autres facteurs internes:

• la dégradation alarmante des infrastructures par manque d’entretien.

• les importantes pertes dans les réseaux.

• le gaspillage facilité par le faible prix de l’eau agricole et de l’irresponsabilité de


l’agriculteur.

• Une situation financière difficile pour les offices nationales et la cessation d’activités
pour la majorité des offices de wilaya.

La reforme de ce secteur indispensable et fortement souhaitable par l’ensemble des acteurs.

En vue de lutter contre un résultat similaire de celui des périmètres irrigués déjà existant
d’une part et pour un meilleur accompagnement de l’agriculteur d’autre part en Algérie, un
nouvel organisme, l’office national pour la grande irrigation et de drainage (ONID), est mis en
place. Une structure qui permettra d’insuffler une dynamique nécessaire pour renforcer
l’organisation du secteur de l’irrigation conformément aux orientations de la stratégie de
développement du secteur des ressources en eau.

L’ONID est un établissement unique décentralisé. Il est doté d’une grande souplesse de
gestion et une approche professionnelle, chargé de l’ensemble de l’activité de l’hydraulique
agricole (grand périmètre, petite et moyenne hydraulique) a été créé pour répondre de façon
réaliste et efficace au besoin de remise à niveau de ce secteur et de sa relance.

99
Partie 3 Chapitre1 : Efficacité organisationnelle

Conformément au décret 05-183 correspondant au 18 mai 2005 portant réaménagement du


statut de l’AGID, cette structure a pour missions la maîtrise d’ouvrage délégué pour le compte de
l’Etat, la gestion, l’exploitation, et la maintenance des grands périmètres d’irrigation ainsi que les
missions de sujétion de service publique.

L’office national pour l’irrigation et le drainage (ONID) se mettra en place en récupérant


les attributions et les moyens de l’AGID (établissement publique à caractère administrative
(EPA)) chargée de la maitrise d’ouvrage) ainsi que le patrimoine, les moyens, les droits et les
obligations des 05 offices des périmètres irrigués nationaux qui seront dissous.

L’organisation de l’ONID, conformément à l’article 16 du décret 05-183, a été conçue


dans la perspective de la décentralisation suivant le découpage du secteur. Toute l’activité
opérationnelle de l’ONID devra incomber aux directions régionales. L’ONID est chargé de trois
grandes missions opérationnelles :

• Chargé du service public de l’eau agricole afin d’assurer la disponibilité de l’eau aux
agriculteurs irrigants et d’autre utilisateurs dans les conditions technico-économiques
optimales en vue de favoriser une production agricole performante.

• Chargé de lancer et de conduire sur l’ensemble du territoire national, les activités de


conception, d’étude et de réalisation des infrastructures hydrauliques destinées à l’irrigation
et le drainage des terres agricoles.

• Chargé d’assurer la maitrise d’œuvre, pour son propre compte ou par délégation de l’Etat
(au niveau central et des collectivités locales), projets retenus dans le cadre du
développement de l’hydraulique agricole.

L’ONID devra aussi assurer la prise en charge, la gestion, l’exploitation et la maintenance


de l’ensemble des ouvrages réceptionnés à l’issue des travaux, directement sur le terrain grâce
aux structures décomposées qui seront mises en place et dans le cadre de partenariats adéquats en
concertation avec les agriculteurs irrigants qui seront encouragés à s’organiser à cet effet.

Le développement harmonieux de l’hydraulique agricole et sa prise en charge par l’ONID


doit contribuer à :

• Assurer une sécurité alimentaire raisonnable.

• Créer un grand nombre d’emplois directs et indirects et réduire l’exode rural

• Rétablir de la confiance chez les irrigants par la meilleure prise en charge.

100
Partie 3 Chapitre1 : Efficacité organisationnelle

• Réduire les importations de produits alimentaires et stimuler les exportations hors


hydrocarbures, grâce aux produits agricoles.

Tous ces points ne peuvent être tous traités en même temps, ce qui implique la nécessité
d’une phase de transition de quelques années pour aboutir à l’équilibre recherché et pour
développer les interventions et la participation des usagers.

Le premier objectif de l’ONID pour cette phase et de rétablir la confiance entre


l’administration et l’agriculteur, en encourageant l’adaptation des changements proposés
orientés par le programme d’irrigation vers les cultures de haute valeurs économiques.

Selon notre présence au cours des journées organisées par l’ONID cette tache a une très
faible réponse de la part des agriculteurs sur le fait qu’ils n’ont pas présenté leurs choix de
cultures futures pour l’estimation des besoins en eau jusqu' à présent.

3.1.2. Les facteurs de blocage de la durabilité de l’exploitation du périmètre :

Nous citerons :

• La taille de l’exploitation plus elle est grande, plus elle est durable. Le morcellement des
parcelles est important dans le futur périmètre irrigué Sedrata et Zouabi.

• Le type de sol ainsi que sa profondeur causeront l’élimination de quelque culture.

• La possession du sol, plus quelle résiste à la division, plus elle est durable. L’exploitant a
tendance à se maintenir sur le domaine dont il est propriétaire. D’où une plus grande stabilité
sociale, qui n’est d’ailleurs pas un avantage lorsque l’exploitation est trop petite pour être viable.

• La non maîtrise de l’irrigation à la parcelle augmente les dépenses sur l’exploitation,


l'agriculteur est appelé à maitriser les techniques d’irrigation et assurer l’efficacité de l’irrigation.
Maîtriser le timing d’apport d’eau et de la dose également nécessaire toute en respectant la
quantité d’eau délimitée par l’ONID à chaque exploitant.

• L’utilisation anarchique de l’eau et l’inégalité de répartition de l’eau d’irrigation influe


sans doute l’efficacité du système d’irrigation.

• L’inorganisation administrative peut engendrer comme conséquences le non entretien des


infrastructures hydro-agricoles au niveau de l’exploitation du au manque d’encadrement
technique et le savoir faire des paysans, ce qui influence négativement le développement des
rendements. Cette situation décourage les paysans et constitue sans doute un facteur inhibiteur
du développement de la production agricole. L’exemple de notre périmètre est clair :

101
Partie 3 Chapitre1 : Efficacité organisationnelle

Malgré le taux de couverture élevé des analyses pédologiques effectuées dans la zone,
l'agriculteur ignore le type de sol de sa parcelle, et par conséquent, craint de faire tel ou tel
choix de culture. Pourtant, les spécialistes en arboriculture et en maraîchage mentionnent que
c’est défavorable de pratiqué l’arboriculture sans analyse du sol d’où la nécessité d’établir une
fiche technique pour chaque parcelle (ce que les fellahs aussi désirent avoir) demeure
primordiale.

• Le non regroupement des exploitations du périmètre en véritables coopératives


d’exploitations. En effet, il est démontré que l’une des conditions de l’exploition rationnelle et
intensive d’un périmètre irrigué est que les exploitations doivent travailler en groupe.

• Le manque de capital financier aggravé par la mauvaise organisation des exploitations.


Ce manque de moyens fonciers empêche les agriculteurs céréaliers de devenir maraîchers.

• L’inexpérience des paysans en maraîchage et en culture irriguée n’est pas sans effet sur
les rendements.

[Link]. Contraintes liées à la production maraîchères:


Vu l’expérience des périmètres irrigués en Algérie, on peut souligner quelques
contraintes communes liées à la production maraîchères :

• Les techniques de production manuelles limitent les superficies cultivées et exigent une
main d’œuvres importantes, qualifiée et efficace qui peut manquer dans les zones proches du
périmètre.

• L’absence d’expérience en matière de préparation des sols et le coût élevé de l’utilisation


du matériel agricole.

• Manque d’information sur le type pédologique du sol de chaque parcelle et leur aptitude
culturale.

• Le système d’approvisionnement en intrants, malgré les tentatives de recouvrement des


dettes, n’est pas complètement assaini.

• L’endettement et les difficultés administratives d’accès au crédit ont des répercutions


négatives sur les niveaux de rendement.

• Le risque de consacrer des revenus additionnels aux dépenses de consommation plutôt


qu’aux investissements productifs (engrais par exemple) pourrait remettre en cause les gains des
productivités futures.

102
Partie 3 Chapitre1 : Efficacité organisationnelle

• Le coût élevé des engrais, la non maîtrise de l’utilisation de se produit et encore parfois
même la non disponibilité de se produit. La disponibilité de l’engrais est un facteur déterminant
pour le rendement car l’engrais doit être appliqué à temps, La fertilisation se réfère soit à des
bilans soit à des analyses. Elle est mise en œuvre en ajustant les apports par rapport aux besoins
de la culture.

• La nécessité de la participation croissante des producteurs aux investissements dans les


infrastructures d’irrigation et au recouvrement des frais d’entretiens

• L’insuffisance des motoculteurs entraîne le retard des travaux du sol (labours, pré
plantation, ….).

• La mauvaise qualité des semences, le fellah préfère utiliser sa récolte comme semence.
Le coefficient de la semence utilisée est aussi positif et significatif. On conclut que la quantité et
le type de semence utilisés pour confectionner les pépinières comptent beaucoup pour élever le
niveau d'efficacité technique. Parce que les vieilles semences donnent de faible rendement.

• La faible compétitivité sur le marché local et l’instabilité des prix, la difficulté d’évacuer
la production maraîchère surtouts si elle est produite en grande quantité.

• L’absence de la comptabilité au niveau de l’exploitation de la part de l’agriculteur, la


maîtrise de la comptabilité s’avère très importante pour le progrès des actions future et de leurs
d’ajustement.

[Link]. Les contraintes agronomiques:


Les contraintes agronomiques les plus aigues sont nombreuses et importantes :

• La forte pression des mauvaises herbes, qui nécessite des frais et un savoir faire
technique, une maîtrise du désherbage chimique. La fertilisation et l’apport des doses
convenable, et le contrôle des maladies cryptogamiques, parasitaire, déprédateur ou de la flore
adventice. Sachant que ces éléments et méthodes sont polluant et dégradent la nature, il est
évidons que leurs utilisation est contrainte par un certain nombre de réalité : aucune prise de
consciences de la nature à quelque niveau que ce soit.

• La non maîtrise d’application d’engrais, de pesticide et insecticide à des effets négatifs,


par la pollution des sols et sous sols en cas d’accès (le principe écologique est indispensable pour
une agriculture durable).

• La faible performance de la mécanisation et le manque de maîtrise des techniques.

103
Partie 3 Chapitre1 : Efficacité organisationnelle

• Les risques de dégradation des sols par salinisation ou alcalinisation sous l’effet de la
culture et de l’irrigation doivent être également soulignés (obligation de mener des analyses des
sols d’une façon perpétuelle).

L’intensification des cultures maraîchères et l’amélioration durable de la production


impliquent des solutions à ces contraintes et la mise en œuvre de pratiques culturales plus
adaptées et qui préservent la fertilité à long terme. Ce qui dévoile une immense contrainte
écologique qui va avoir des répercutions négatives sur le sol et l’eau diminuant les rendements,
la production,……….etc.

[Link]. Contraintes au niveau des organisations de producteurs :


Certaines contraintes ont été évoquées, d’une part au niveau des organisations de
producteurs :

• Faible capacité d’organisation et de gestion (pas d’organisme syndical ou associatif au


sein du périmètre).

• Incapacité d’établir un plan de culture, compte tenu des débouchés et des rotations, cette
action nécessitera la disposition des données de base pour évaluer la quantité d’eau par ONID à
allouer pour chaque compagne agricole, et préciser les besoins en eau de chaque parcelle. Les
services agricoles et l’ONID trouvent des difficultés auprès des agriculteurs qui ont l’habitude de
faire le semis puis déclaré l’utilisation du sol.

• Le manque d’organisation en syndicat et en associations a engendré :des difficultés


d’approvisionnements en intrants, faible niveau d’équipement des producteurs, faiblesse des
capacités financières.

• Insuffisance d’un encadrement spécifique à la pratique des cultures maraîchères


(encadrement, enseignement, apprentissage).

[Link]. Contraintes au niveau des opérateurs économiques :


• Contraintes liées à la collecte des productions arrangement dans des caisses, aire de
stockage…

• Contrainte de transport.

• Contrainte de transformation.

• Absence de promotion des cultures maraîchères.

• Le coefficient de la main d’œuvre est positif vu le taux de chômage dans la zone d’étude,
ceci suggère que lorsque la main d’œuvre est disponible, l’efficacité de l’exploitation augmente.

104
Partie 3 Chapitre1 : Efficacité organisationnelle

• Manque des établissements d'enseignement technique, professionnel, proche.

105
Partie 3 Chapitre1 : Efficacité organisationnelle

Conclusion

Tous ces facteurs et contraintes évoquées dans ce chapitre forment des indices qui nous
permettent d’évaluer le niveau d’efficacité de la production en culture maraîchère irriguée.

Le niveau d'éducation ou d'instruction dans le périmètre irrigué Sedrata et Zouabi apparaît


comme non significatif. Le rôle de l'éducation dans l'amélioration du niveau d'efficacité des
exploitants est largement connu par ce qu'elle permet aux producteurs de collecter, d'analyser et
de disséminer les informations. En plus, avec un niveau d'éducation élevé, les paysans sont
capables de s'organiser eux-mêmes en groupement afin de bénéficier des crédits. Elle permet
aussi aux paysans de comprendre les recommandations des agents de vulgarisation et fournir des
données de base par l'enregistrement de toutes les actions faites sur l'exploitation servant de
suivre une traçabilité.

Une faible organisation prouvé par un nombre important de contraints met en évidence un
manque de soutien des fellahs, ce qui rend l’efficacité du périmètre irrigué très loin de se
réaliser.

106
Chapitre 2
Propositions
d’amélioration de
l’efficacité
Partie 3 Chapitre2: propositions d’amélioration de l’efficacité

3.2. Propositions d’amélioration de l’efficacité:


L'étude de la efficacité a pour but de déterminer les moyens matériels et humains
nécessaires pour atteindre les objectifs escomptés, en tenant compte les contraints et les besoins,
les exigences pour pouvoir proposer les améliorations qu'il faut apporter au projet :

3.2.1. Améliorer la gestion par:

• La cohérence entre secteurs administratifs décentralisés concernés a assuré le bon


fonctionnement du périmètre irrigué (établissements, institutions ou services d'utilité agricole)

• L’exécution des recommandations proposées par les études effectuées sur le périmètre pour
assimiler les insuffisances et compléter le projet et leur application.

• Application des recommandations d'aménagements des sols déjà définies.

• Réorganiser la conduite des cultures, l’implantation des différentes cultures sur l’exploitation
prend en compte les caractéristiques des parcelles (pédologiques, climatologiques, agronomiques
et environnementales).
• l’élaboration des fiches techniques des parcelles qui mentionnent :

- Le type du sol et ses caractéristiques.

- Recommandation d’aménagement.

- Aptitude culturale.

- La climatologie.

• Elaboration les fiches techniques des cultures maraîchères en irriguées qui peuvent être
cultivées dans le périmètre irrigué et appliquées sur la parcelle.

• Participation du secteur administratif sur la parcelle en proposant l'orientation du choix


du système d'irrigation en veillant à choisir le système le plus efficace en vu d’assurer un
démarrage avec un niveau d'efficacité du système d'irrigation comme il été déjà défini.

• La participation du secteur administratif au niveau du choix du matériel sur l'exploitation


afin d'éviter les pertes d'investissement des agriculteurs.

• La tendance à la maximalisation des effets économiques en irrigué impose la nécessité de


changer les assolements en diminuant les superficies occupées par les cultures céréalières et

108
Partie 3 Chapitre2: propositions d’amélioration de l’efficacité

incluant progressivement les cultures qui agissent plus favorablement au régime d’irrigation,
atteignant des prix plus élevés sur le marché et donnant un bénéfice plus important par hectare.

Avec l'appui des fiches techniques qui peuvent être considérées comme outil pédagogique,
l'administration collabore avec l'agriculteur dans l'élaboration des assolements selon un
calendrier de culture, Le choix d’un assolement est une opération complexe qui doit tenir compte
des éléments suivants :

• Bénéfice unitaire (DA/ha).

• La répartition saisonnière de la main d’œuvre.

Pour les modèles y compris l’élevage bovin, il faut calculer et présenter :

• Les coûts de production (aliments, médicament, produit phytosanitaire, frais


divers et salaires des ouvriers).

• Les revenus (de production laitière, animaux de réforme et fumier).

• Le bénéfice.

• Priorité de l’économie nationale, par exemple les cultures de substitution


d’importation pour économiser les devises.

Dans le but de former une base de données qui permet à l’agriculteur d’évaluer sa capacité
financière de pratiquer une telle ou telle culture, et établir une traçabilité de l’exploitation qui
permet d’ajuster les actions et les recommandations afin de calculer efficacité du périmètre au
future. Ces recommandations mènent vers une agriculture orientée et contrôlée (évalué, estimer).

• La connaissance des exigences réglementaires et normatives nationales et internationales


(selon la destination du produit) en vu de prendre les mesures nécessaires à ces exigences. En
suite il faut vérifier si ces mesures sont adéquates pour l'activité choisie.

• L'ONID aujourd'hui effectue les tâches qui assurent l'irrigation de la parcelle ces taches
trouvent leurs fin avec les contours de la parcelle alors que l'agriculteur sec tache débute a
l'intérieure de ces contours, les propositions déjà citées peuvent engendrer une haire de
chevauchement favorisant une union qui vise le développement et réunit les objectifs. Par
conséquence, les objectifs partagés doivent être fixés pour tous les intervenants par l'élaboration
d'un plan d'action qui contient l'ensemble des étapes clairement identifiées et qui doit être réalisé
dans l'ordre chronologique.

109
Partie 3 Chapitre2: propositions d’amélioration de l’efficacité

Ces actions peuvent diminuer les risques d'adopter le nouveau système de production et
pousse l’agriculteur à prendre la décision d'aller en avant et accepter l'idée de changer la
vocation céréalière avec les cultures maraîchères.

4.2.2. Améliorer les compétences techniques:

Par amélioration des capacités internes de l'exploitation à développer le produit innovant,


l'agriculteur doit améliorer ses connaissances et cerner les exigences de la mise en irrigation.

Dans chaque région, le calendrier des cultures de chaque variété doit être ajusté aux
conditions locales.

D'une manière générale, il faut respecter les principes suivants, classés dans l'ordre
chronologique d'intervention :

• Etablir un plan de culture, compte tenu des débouchés et des rotations, dont le débit en
période de -pointe est suffisant.

• Eviter les labours en période de gel pour ne pas accentuer le phénomène.

• La pratique des techniques qui diminuent l'agressivité des facteurs climatiques par
exemple l'aspersion a faible débit en période de gelé pourra diminuer les effets du gel.

• Organiser l'approvisionnement et le stockage des semences, matériels et produits.

En ce qui concerne Préparer le sol :

• Assainissement, Défonçage, ameublissement, apport de matières organiques.

• Aménager les planches et les pépinières suivant la topographie et les vents (brise-vent).

• Préparer les planches en vue du semis ou de la plantation.

Désinfecter le sol et éliminer les risques parasitaires (maladies ou déprédateurs) ou de la


flore adventice.
Pour cela, l’exploitant fait appel à des informations issues des Avertissements Agricoles
du Service de la Protection des Végétaux, des piégeages, des observations de parcelles, des
comptages ou encore des outils d’aide à la décision.

En fonction des informations recueillies, il intervient au bon moment et au bon stade avec
un produit autorisé pour l’usage, à la bonne dose et dans des conditions climatiques favorables.

110
Partie 3 Chapitre2: propositions d’amélioration de l’efficacité

• Veiller aux façons d'entretien (éclaircissage, binage, arrosage, fumure d'entretien).

En ce qui concerne les semences il faut contrôler leurs facultés germinatives, leurs
coefficients de pureté et l’état sanitaire des graines.

Les emballages de papier ou en carton sont en général à éviter il est préférable en caisses.

• En mesure de réaliser la production et mettre le produit en marché en favorise:

 Accéder aux produits initiales et importants (semences, produits phytosanitaires,


fertilisants …….etc).
 Cerner les procédés, la technologie et l'équipement nécessaire.
 Ajuster le système de production pour qu'il soit pratique.
 Améliorer les compétences par une stratégie d'enseignement et d'apprentissage dans
Le but de conquérir à un professionnalisme des agriculteurs.
 Introduire des agriculteurs maraîchers dans le périmètre irrigué.
 Introduire les jeunes agriculteurs dans l'enseignement spécialisé et professionnel.
 Intensifier les journées d'opportunité technique et de sensibilisation.

4.2.3. Les connaissances du marché:

La réussite de tout projet dépend de la capacité de mettre le bon produit sur le bon marché
au bon moment et au bon prix.

Une étude de marché efficace est une activité primordiale pour l'agriculteur en vue
d'évacuer sa récolte, cette analyse de marché doit prendre en compte:

• Les avantages et caractéristiques du produit.


• La fluidité d'évacuation du produit.
• Le marché cible.
• La demande du marché.
• La concurrence (offre, qualité, prix).
• Prix attendu.
• Les ventes prévues (selon le volume et conditions du marché).

Dont le but d’établir une traçabilité de l’exploitation, l’agriculteur est appelé à enregistrer
toutes les actions en détails qui ont un rapport avec la production agricole.

111
Partie 3 Chapitre2: propositions d’amélioration de l’efficacité

Conclusion

Il faut souligner que le rythme d’efficacité de la mise en œuvre du système d’irrigation


dépend du temps écoulé depuis son exploitation, les premières années l’efficacité sera moindre
que les autres années qui suivent compte tenu du retard de fonctionnement du périmètre qui a été
prévu pour 2006. Un retard de remboursement de l’investissement sera enregistré et donc
engendrera une diminution quant à l’efficacité du projet.

112
Chapitre 4
Caractéristiques des exploitations
Partie 3 Conclusion

Conclusion de la partie 3
Le développement durable de l’agriculture irriguée passe par une meilleure gestion des
périmètres, la productivité du secteur irrigué, et le rendement de la plupart des produits nécessite
une préparation qui assure le fait que toutes les projections envisagent un accroissement de la
production du secteur agricole. La durabilité des systèmes agricoles repose sur l’exigence de
viabilité économique, sociale et financière.

Le grand périmètre irrigué (GPI) a une logique systémique, en ce sens qu’il constitue un
ensemble présentant un haut degré de cohérence de toutes ses composantes :

1- Un GPI n’est performant que si sa cohérence rend solidaire entre exploitant, le


dimensionnement des réseaux, respect de la distribution des eaux, la forme des parcelles,
le choix des cultures, la possibilité de localisation des usines de transformation.

2- L’organisation de contrôle technique doit atteindre un niveau élevé sinon le système est
fragile.

3- Garantir la cohérence des objectifs, des politiques, des ressources, et des résultats ;

4- Renforcer la capacité du secteur à formuler, mettre en œuvre et évaluer les politiques


adaptées dans les secteurs de l’agriculture.

5- Encourager les partenariats et les alliances.

L’agriculture entretient également de fortes relations avec les autres secteurs, c’est pour
cela que l’agriculture peut être considérée comme un moteur de recherche (donne naissance aux
industries de formation et de industrie agro-alimentaire).

Le développement de l’agriculture constitue souvent une base pour le développement


économique général en créant une demande pour les services et des biens hors agriculture et
générant ainsi de l’emploi en dehors du secteur agricole.

La gestion contrôlée par la performance, permet d’économiser les moyens. Les indicateurs
d’efficacité permettent de déterminer si une décision va entraîner des pertes ou des gains pour
une organisation relativement aux moyens investis et par conséquence évaluer l’efficacité du
projet pour atteindre ses objectifs.

Ceci nous montre que l’efficacité du périmètre irrigué est faible. Toute réalisation devra
passer par l’amélioration de cette efficacité.

113
Conclusion générale

Conclusion générale
Le futur périmètre irrigué de Sedrata-Zouabi fait partie du grand périmètre irrigué de Ksar
S’bahi appartient à l’ensemble des hauts plateaux situé au Nord-Est de l’Algérie, a fait l’objet
d’aménagements hydro-agricole. Ces derniers sont directement et entièrement financés par
l’Etat ; leurs limites géographiques dépassent celles administratives ; leurs ressources peuvent
provenir de plusieurs bassins versant.

La création du grand périmètre d’irrigation a été conçue après plusieurs études


préliminaires. L’Etat aménageur a eu recours aux méthodes les plus sophistiquées pour connaître
les ressources en eau et toutes leurs caractéristiques, les ressources en sol et toutes leurs
aptitudes, visualisation des relations complexes entre l’eau, le sol et la plante. L’établissement
d’un modèle d’aménagement qui optimise l’utilisation des sols et de l’eau, le choix des cultures
et des techniques culturales ; la connaissance du milieu physique et très poussée. L’espace du
futur périmètre irrigué concerné par l’aménagement n’est pas seulement physique, c’est un
espace social transformé par des groupes humains qui l’ont marqué de leur manière d’occuper et
de partager la terre et de produire leurs ressources. Tout se passe comme si l’aménagement était
conçu dans un espace socialement vide et que le projet de transformation est terminé lorsque
l’aménagement physique est prêt.

Par l’explication des facteurs qui bloquent la durabilité de l'exploitation du périmètre


irrigué on aperçoit que les difficultés rencontrées viennent du fait que l’analyse du milieu socio-
économique n’a pas été suffisante. L’ignorance de la capacité de la population d’adopter les
changements proposés et de mener à bien les objectifs ciblés par l’irrigation et la connaissance
préalable de leurs besoins, leur capacité de conquérir des moyens techniques et matériels
adéquats à la nouvelle exploitation, et les façons d’assurer leurs disponibilités entre les mains des
agriculteurs. Les moyens de motivation de l’agriculteur céréalier pour devenir un agriculteur
maraîcher.

Donc, le problème est plus complexe vu l'importance stratégique des GPI dans la mise en
œuvre d’une politique de sécurité alimentaire raisonnable.

Ainsi pour les grands périmètres irrigués (GPI), la participation de l’Etat au niveau
d’organismes publics décentralisés associant le plus possible les irrigants dans leurs organes de
décision est la solution la plus indiquée à notre sens.

114
Conclusion générale

Pour ces grands projets, la décentralisation de la gestion au niveau de l’exploitation doit


être mise en vigueur pour que le suivi des différentes étapes devient ainsi facile pour tous les
partenaires du projet.

Les périmètres irrigués doit fonctionner comme un système cohérant qui réuni tout les
facteurs qui participent a son développement par l’exploitation de toutes les potentialités
existantes.

L'analyse de efficacité a permit d’examiner les circonstances réelles auxquelles le projet


sera confronté et de justifier les résultats suivant :

1. l'idée de changer la vocation céréalière par les cultures maraîchère trouve une faible
réponse. L'agriculteur considère l’irrigation comme un moyen de lute contre les alias
climatique de la région, qui influent les rendements des cultures céréalières.
2. les faibles compétences en gestion des secteurs concernés et des agriculteurs

3. faibles compétences techniques de l'organisation.

4. faible potentiel de commercialisation du produit.

Toutes ces faiblesses rendent l’efficacité du futur périmètre irrigué Sedrata-Zouabi très
fragile et que le projet ne peut rembourser les investissements consentis dans les délais prévus
tout en héritant une situation très proche que celle des périmètres irrigués déjà existants.

Cependant à terme après, les remises à niveau adéquats de tous les scénarios de prise en
charge peuvent être envisagés compte tenu de la libéralisation du marché.

L’analyse effectuée a travers les trois parties montre que l’efficacité du périmètre Sedrata-
Zouabi est [Link] soufre de plusieurs contraints qui obligent les fellahs et les organisateurs du
secteur à faire face en gérant les problèmes techniques en coordonnant les actions des différents
acteurs.

La mise en place de l’irrigation seule ne peut donner l’efficacité attendue, avec la carence
de moyens et de maitrise.

115
Références bibliographiques

- Baud P., Bourgeat S., Bras [Link] de la géographie.3eme édition, Hatier.


- Benmouaffok B.2003. 4eme forum de la gestion et la demande en eau: La prise en charge de
l'irrigation. Le Caire Egypte 2-4 Février 2003.
- BNEDER. 1997. Etude agro-pédologique d'un périmètre irrigué à Sedrata et Bir Bouhouche,
Rapport d'analyse des résultants et élaboration cartographique. Edition définitive. D.S.A. Souk-
Ahras.
- Chauveau J-p., Cormier-Salem M-C., mollard E.1999. L’innovation en agriculture:
questions de méthodes et terrain. Edition IRD.362p.
- Cote M. 2005. L'Algérie espace et société. Edition Média-plus. Constantine.253p.
- DSA. Statistique agricole: superficies et productions série B, mars 2004.
- El Watan. 25 mai 2008. Le désastre de ‘agriculture algérienne.
- El watan. 11 aout 2009. Une hausse de 15% de la production de la pomme de terre en 2009.
- FAO, 1976. Cadre pour l'évaluation des terres. Bulletin pédologique de la FAO n°32.64p.
URL: htt://[Link]/documents/
- Fédération routière international: Disponible en ligne : [Link]
- George P., VergerF. 2000. Dictionnaire de la géographie. PUF.
- Guemraoui M., Chabaca M.N.2005. Article du séminaire Euro Méditerranéen "les
instruments économiques et la modernisation des périmètres irrigués", séance 01, politique
hydrauliques: expériences passes et perspectives. Gestion des grands périmètres d'irrigation:
l'expérience algérienne. 21-22 novembre [Link] Tunisie.
- Hamouni M. 2004: Analyse du sol "intérêt agronomique". INSID. MADR. Algérie.
- IMACHE A., GOULVEN P., BOUARFA S., CHABACA M. Evolutions de la demande en
eau agricole dans la plaine irriguée de la Mitidja, Algérie. 4-7 juin 2007. Cirad, Montpellier,
France.
- J. Gautier.1991. Notions d'agriculture: le sol, les cultures, les élevages, l'économie et la
gestion. Edition delmat.575p.
- Jean-louis Eliard. 1979. Manuel d'agriculture générale: base de la production végétale. 5°
édition j-b baillière. paris. 333 p.
- Lahlou O. (1986).Aménagement hydro-agricole et mise en valeur au Maroc: Aménagement
hydro-agricole et systèmes de production, CIRAD. Montpellier. Décembre 1986.

116
- Lionel Villain.1999. De l'exploitation agricole à l'agriculture durable: aide méthodologique à
la mise en place de systèmes agricoles durables. Edition Eduucagri. 162p.
- Malterre P O. Equipements pour l'eau et l'environnement: modélisation, analyse et commande
optimal LQR d'un canal d'irrigation. Thèse de doctorat soutenue le 27janvier 1994 à l'ENGREF.
- Margetic C. 2005. Les Agro-industries chez les géographes des campagnes. UMR 6590-ESO.
Colloque FAIRE CAMPAGNE. Rennes. 17-18 mars 2005. 47-65.
- Mbaye A. Renson J.P.1997 plan national de promotion des cultures maraichères et fruitières
au Bénin. FAO TCP/BEN/4553,102p.
- Messahel M.,Said Benhafid M. 2006. Aménagement hydro agricole situation actuelle et
perspectives de développement en Algérie: [Link]
- Ministère de l'Agriculture et du Développement Rural. 2002. Stratégie de développement
Rural durable (SDRD). Cas de la wilaya de Souk-Ahras. (Disponible en CD-Rom).
- Prévost ph. 1990. Les bases de l'agriculture moderne. Edition lavoisier. 262p.
- Scalabre J. (1963).Les centres de mise en valeur de l'ONI. In: Les homes, la terre, l'eau, n°4,
janvier 1963.
- TiamiyouI. 1995. Mission de consultation en phytotechnie maraichère du 30 juillet au 12 aout
[Link] phase 01, situation actuelle, FAO, 73p.
- Valérie A., Claude B., Michel J.2002.À la recherche dune agriculture durable: Etude de
systèmes herbagers économes en Bretagne. Edition INRA. Paris. P 340.

117
Liste des tableaux

Tableau n° Titre Page


01 La superficie apte à l’irrigation dans la macro zone d’étude. 16
02 les travaux de recommandations d’aménagement par type de sols. 18
03 Les stations météorologiques étudiées. 32
04 Précipitations moyennes par mois à la station de Sedrata durant la période 33
(1913 à 1938).
05 La pluie moyenne annuelle pour cinq stations dans la zone d’étude 35
(1971- 1993).
06 Précipitation annuelle à la station de Ksar S’bahi période de 36
19771 -1997.
07 Répartition moyenne des précipitations mensuelles à la station de Ksar 37
S’bahi pour la période 1971-1997.
08 Variabilité des précipitations moyennes mensuelles à la station de 39
Ksar S’bahi.
09 Les températures mensuelles (1913-1938) station de Sedrata ([Link]). 40
10 Les températures moyennes mensuelles (1977- 1997). 41
11 Les extrêmes moyennes mensuelles (1977- 2008). 42
12 Besoins en froid de quelques espèces fruitières. 44
13 Nombre moyen de jours moyen de gelée blanche à Sedrata (1913-1938). 45
14 Les moyennes mensuelles des précipitations et les températures (Station de 46
Ksar S’bahi pour les précipitations et Oum El Bouaghi pour les
températures).
15 Répartition de la population par zones d’agglomérations (2008). 54
16 Répartition de la population par tranche d’âge pour la commune de Sedrata 56
et Zouabi 2008.
17 Répartition de la population occupée par secteur d’activités année (1998 60
et 2008).
18 Répartition de la superficie agricole totale SAT (2008) dans la commune 64
de Sedrata Zouabi.
19 Répartition de la superficie agricole utile SAU dans les deux communes 65
(2008-2009).
20 Répartition des céréales par espèces dans les deux communes 70
(2008-2009).
21 Répartition des exploitations et des superficies par statut juridique 2009 78
dans le future périmètre irrigué 2009.
22 La taille moyenne des superficies par statut juridique de Sdrata et Zouabi. 80
23 Répartition des exploitations par classe de superficie dans la zone d’étude 80
24 Les recettes totales des exploitants par classe de superficie. 84
25 Revenus nets par classe de superficie. 85
26 Dépenses courantes de l’exploitation par classe de superficie 86
(en 1000DA), année 2008-2009.
27 Le matériel agricole dans la zone (2008-2009). 87
28 Possession du matériel agricole par classe de superficie (2008-2009). 88
29 Principaux indices caractérisant la pratique d’irrigation dans le futur 89
périmètre irrigué.
30 taille des ménages, âge des exploitants par classe de superficie. 89
31 L’effectifs des travailleurs sur l’exploitation et en dehors d’elle à plein 90
temps et à temps partiel par classe de superficie.
32 Le niveau d’instruction des chefs d’exploitations par classe de superficie. 92
33 Distance entre route goudronnée et exploitations dans la zone d’étude. 93
34 Distance au marché le plus proche de la zone d’étude. 93
Liste des figures

Figure Titre Page



01 Précipitations moyennes par mois à la station de Sedrata 34
durant la période 1913 à 1938.
02 Variabilité annuelle des précipitations à la station de Ksar S’ bahi. 37
03 Répartition moyenne des précipitations mensuelles à la station de Ksar S’bahi 38
pour la période 1971-1997.
04 Coefficient de variation à la station de Ksar S’bahi. 39
05 Les températures caractéristiques. (Exemple du Blé). 42
06 Les oscillations thermiques à la station de Oum El Bouaghi. 43
07 Diagramme Ombrothermique des deux stations Sedrata et Oum El Bouaghi. 46
08 Evolution de la population communale. 55
09 Pyramide des âges de la population de la wilaya de Souk-Ahras (2008). 57
10 Situation de l’emploi sur la zone d’étude (1998). 58
11 Situation de l’emploi sur la zone d’étude (2008). 59

12 Evolution de l’emploi sur la zone d’étude en valeurs relatives 1998. 59


13 Evolution de l’emploi sur la zone d’étude en valeurs relatives 2008. 60
14 Répartition de la superficie agricole totale (SAT) par hectare (2008) dans la 64
commune de Sedrata et Zouabi.
15 Répartition de la superficie agricole utile SAU par hectare dans les deux 66
communes (2008-2009).
16 Rendements moyens par espèces qx/h de la zone d’étude en 2008-2009. 67
17 L’occupation du sol de la zone du futur périmètre irrigué Sedrata Zouabi par 72
classes de superficie (ha).
18 Effectifs des troupeaux selon les classes de superficie dans les deux 73
communes.
19 Nombre moyen par exploitation des troupeaux selon les classes de superficie 73
dans les deux communes.
20 Répartition des exploitations et des superficies par statut juridique 2009 dans 78
le future périmètre irrigué 2009.
Liste des cartes

Carte n° Titre Page

01 Situation géographique du périmètre de Ksar S’bahi et de Sedrata Zouabi. 10

02 Délimitation de la Zone d’étude de Sedrata et Zouabi. 13

03 Carte pédologique du périmètre d’irrigation Sedrata et Zouabi. 15

04 Délimitation de la superficie à irriguer de la zone. 17

05 Carte du réseau d’irrigation du périmètre d’irrigation Sedrata et Zouabi. 21

06 Carte des Aptitudes culturales du périmètre d’irrigation Sedrata et Zouabi. 27


Annexes
Annexe n° 01 :

Répartition de la population selon la dispersion par commune année 2008.

communes Agglomérations Agglomérations Zones éparses Total


chef lieu secondaires
Souk-Ahras 152213 u 00 1776 153989
Sedrata 45953 4266 3877 54096
Khemissa 1445 00 2101 3546
Ain-Soltane 844 00 2219 3063
M’daourouch 36201 580 4420 41201
Tiffech 572 508 5218 6298
Ragouba 500 805 3810 5115
Taoura 11938 2614 4147 18699
Zaarouria 4962 1555 6252 12769
Drea 3510 00 2884 6394
Merahna 9730 00 3557 13287
Ouillen 741 1161 4656 6558
Sidi-Fradj 1543 00 5907 7450
Bir-Bouhouch 4444 416 1514 6374
Zouabi 1098 00 1763 2861
Sefl El Ouiden 1011 00 1796 2807
Oum-Ladheim 5346 00 3196 8542
Terreguelt 902 00 3439 4341
Oued-Kebrit 2691 1071 1237 4999
Heddada 4296 00 3057 7353
Khedara 3782 00 4529 8311
Oued-Moumen 269 00 4402 4671
Mechroha 4343 8280 8973 21596
Hennencha 4338 1161 10276 15775
Oued-Driss 2516 1075 7680 11271
Ain-Zana 1879 00 5451 7330
Total Wilaya 307067 23492 108137 438696
Source : DPAT Souk-Ahras.
Annexe n° 02 :

Densité de la population par commune.

communes population Superficie densité


Effectif % (Km2) %
total
Souk-Ahras 118121 31.59 43.07 1.00 2742.54
Sedrata 47848 12.80 185.02 4.28 258.61
Henencha 20956 5.60 213.98 4.95 97.93
Mechroha 17614 4.71 242.32 5.60 72.68
Oued Driss 11824 3.16 115.15 2.66 102.68
Tiffech 5716 1.53 143.76 3.32 39.76
Zarouria 10691 2.86 161.00 3.72 66.40
Taoura 17338 4.64 250.90 5.80 69.10
Drea 6312 1.69 200.00 4.63 31.56
Hedada 6102 1.63 156.30 361 39.04
khedara 6700 1.79 179.02 4.14 37.43
Merahna 11078 2.96 116.23 2.69 95.31
[Link] 5624 1.50 132.86 3.07 42.33
Bir Bouhouche 5542 1.48 164.28 3.80 33.74
M’Daourouche 25247 6.75 145.72 3.37 173.26
Oum El Adheim 7717 2.06 239.16 5.53 32.27
Ain Zana 7547 2.02 175.12 4.05 43.10
Ain Soltane 3236 0.87 11.80 2.59 28.94
Ouillen 6436 1.72 162.60 3.76 39.58
Sidi Fredj 7935 2.12 250.00 5.78 31.74
Sefel El Ouidene 30 17 0.81 156.63 3.62 19.26
Ragouba 5078 1.36 101.28 2.34 50.14
Khemissa 3603 0.96 59.44 1.37 60.62
Oued Kberit 4774 1.28 258.44 5.98 18.47
Terregelt 4609 1.23 230.64 5.33 19.98
Zouabi 3274 0.88 129.12 2.99 25.36
Total wilaya 373939 100 4323.84 100 86.48
Source : DPAT Souk-Ahras.
Annexe n° 03 :
Répartition de la superficie agricole totale (SAT).

Communes Cul. jachère plantation prairie Terres Total


Herbacées improductifs
ha % ha % ha % ha % ha % ha %
Souk-Ahras 421 28.16 813 54.38 51 3.41 30 2.01 180 12.04 1495 100
Sedrata 9230 57.29 2838 17.62 146 0.*91 80 0.50 3817 23.69 16111 100
Henencha 6668 41.55 6252 38.95 223 1.39 100 0.62 2807 17.49 16050 100
Mechroha 720 6.92 3003 28.85 30 0.29 700 6.72 5956 57.22 10409 100
Ouled Driss 3872 50.30 623 8.09 540 7.01 200 260 2463 32.00 7698 100
Tiffech 5079 42.37 4395 36.66 56 0.47 10 0.08 2448 20.42 11988 100
Zarouria 4325 50.53 3104 36.26 113 1.32 10 0.12 1008 11.78 8560 100
Taoura 10576 54.69 7674 39.68 169 0.87 50 0.26 869 4.49 19338 100
Drea 4539 30.87 9362 63.67 21 0.14 2 0.01 781 5.31 14705 100
Hedada 5115 50.45 4292 42.33 181 1.79 12 0.12 539 5.32 100139 100
Khedara 4969 58.31 3237 37.98 68 0.80 6 0.07 242 2.84 8522 100
Merahna 5623 56.96 3498 35.43 47 0.48 0 00 704 7.13 9872 100
O. moumen 2162 56.70 914 23.97 398 10.44 10 0.26 329 8.63 3813 100
BirBouhouche 6886 48.04 5184 36.16 120 0.84 15 0.10 2130 14.86 14335 100
M’Daourouche 6913 53.49 3817 29.53 43 0.33 2 0.02 2149 16.63 12924 100
Oum El 9150 39.15 6979 29.86 42 0.18 61 0.26 7140 30.55 23372 100
Adeheim
Ain Zana 2731 50.06 905 16.59 196 3.59 100 1.83 1523 27.92 5455 100
Ain Soltane 2508 33.54 4663 62.36 2 0.03 5 0.07 300 4.01 7478 100
Ouillen 8922 69.46 2931 22.82 86 0.67 40 0.31 865 6.73 12844 100
Sidi Fradj 10130 56.27 5407 30.04 176 0.98 0 00 2289 12.72 18002 100
Sefl El ouidene 8345 54.42 6047 39.43 45 0.30 2 0.01 895 5.84 15335 100
Ragouba 3293 40.53 2432 29.93 30 0.37 40 0.49 2330 28.63 8125 100
Khmissa 2786 64.03 1313 30.18 8 0.18 20 0.46 224 5.15 4351 100
Oued Kberit 5030 30.05 4808 28.72 6 0.04 0 00 6895 41.19 16739 100
Terreguelt 8105 35.67 9319 41.01 0 00 10 0.04 5288 23.27 22722 100
Zouabi 3665 32.98 3718 33.46 4 0.04 10 0.09 3715 33.43 11112 100
Total wilaya 141763 45.5 107528 34.5 2802 0.90 1515 0.49 57886 18.6 311494 100
Source : DSA Souk-Ahras.
Annexe : 06
Fiche technique : situation actuelle.
Culture : pomme de terre
(Pour un hectare)
Elements Unité Quantité Prix Cout
(DA) total
(DA)

Couts de production 91125


1. Approvisionnements 65425
Semences Kg 2000.0 25.0 50000
Fumier qx 100.0 56.0 5600
TSPV 6% Kg 250.0 24.5 6125
Ammonitrates 33% Kg 150.0 13.0 1950
Produits phytosanitaires
2. Travaux mécanisés 1750
Tracteur 11700
Moissonneuse batteuse Heure 19.5 600.0 11700
3. Travaux manuels Heure 0.0 1800.0 0
Heure 280.0 50.0 14000

Revenu total 330000


Pomme de terre qx 150 2200.0 330000
Bénéfice 238875
Annexe : 04

Fiche technique : situation actuelle.


Culture : Blé dur
(Pour un hectare)
Elements Unité Quantité Prix Cout
(DA) total
(DA)

Couts de production 14482


1. Approvisionnements 7392
Semences Kg 120.0 25.1 3012
TSPV 6% Kg 100.0 24.5 2450
Ammonitrates 33% Kg 100.0 13.0 1300
Produits phytosanitaires 540
Location sac en jute 90
2. Travaux mécanisés 6840
Tracteur Heure 7.2 600.0 4320
Moissonneuse batteuse Heure 1.4 1800.0 2520
3. Travaux manuels Heure 5.0 50.0 250

Revenu total 24400


Grain qx 12.0 1900.0 22800
Paille Bottes 40.0 40.0 1600
Bénéfice 9918
Annexe : 05

Fiche technique : situation actuelle.


Culture : Vesce – Avoine.
(Pour un hectare)
Elements Unité Quantité Prix Cout
(DA) total
(DA)

Couts de production 6500


[Link] 1550
Semences 1550
Vesce Kg 50.0 22.5 1125
Avoine Kg 50.0 8.5 425
TSPV 6% Kg 0.0 24.5 0
Ammonitrates 33% Kg 0.0 13.0 0
Produits phytosanitaires
[Link] mécanisés 4500
Tracteur Heure 7.5 600.0 4500
Moissonneuse batteuse Heure 0.0 1800.0 0
[Link] manuels Heure 9.0 50.0 450

Revenu total 8050


Vesce - Avoine qx 23 350 8050
Bénéfice 9918
Tableau n° 17 : Structure par âge et par sexe de la population de wilaya de Souk-Ahras
(2008)

sexe
Age ans masculin féminin Total
0-4 19691 18485 38176
5-9 21269 20546 41815
10 -14 24206 23478 47684
15 -19 23123 22487 45610
20 - 24 18187 18162 36349
25 - 29 15633 15607 31240
30 - 34 13438 13390 26828
35 - 39 11371 10952 22323
40 -44 8786 8895 17681
45 - 49 7344 7015 14359
50 - 54 4658 5137 9795
55 - 59 4389 4492 8881
60 - 64 3864 4155 8019
65- 69 3648 3599 7247
70 - 74 2652 2516 5168
75 - 79 1673 1523 3196
80 ans et + 1543 1433 2976
ND 49 60 109
Total 185524 181932 367456
Source : RGPH

Ces données nous ont permis de réaliser une pyramide des âges
Tableau n° 21 : L’occupation du sol de la zone du futur périmètre irrigué Sedrata
Zouabi

par classes de superficie (ha).

Classe de Céréales Fourrages Cultures jachère Total (ha)


superficie ha maraichères

<5 84 2 - 20 106

5 – 10 89 10 6 44 149

10 – 20 213 - - 52 265

20 – 50 534 45 - 189 768

50 -100 591 - - 125.5 716.5

> 100 1887 - - - 1887

total 3398 57 6 430.5 3891.5

Source : L’enquête

Tableau n° 21: effectifs des troupeaux selon les classes de superficie dans les deux
communes :

Classes de superficie (ha)


<5 ha 5-10 10-20 20-50 50-100 >100 Total
Ovin
Effectif total 260 308 215 530 320 735 2368
Nombre moyen par 7.2 15.4 11.9 21.2 29.1 61.3 19.4
exploitation
Densité des 2.5 2.1 0.8 0.7 0.5 0.4 0.6
animaux par ha
Bovin
Effectif total 33 52 56 114 20 120 395
Nombre moyen par 0.9 2.6 3.1 4.6 1.8 10.0 3.2
exploitation
Densité des 0.3 0.3 0.2 0.1 00 0.1 0.1
animaux par ha

Source : DSA Souk- Ahras.


Légende :

Station de pompage
Réservoir
Borne
Conduite principale
Limite de l’eau du barrage
Limite des parcelles à irriguées Echelle : 1/25000
Le questionnaire

Identification de l’exploitation enquêtée

Numéro du questionnaire :

Nom et prénom de l’exploitant enquêté : ……………………………………….. …………

Wilaya : ………………………………………. …………

Commune :………………………………………. …………

Lieu dit :………………………………………. …………

Superficie et statut juridique des terres de l’exploitation

Superficie totale : ha

Superficie cultivée : ha

Dont superficie cultivée en irrigué : ha

Statuts des terres : ha

Melk (1) indivision (2) EAC (3) EAI (4) location (5)

Occupation du sol

Cultures maraichères : ha

Céréales : ha

Fourrage : ha

Arboricultures : ha

Pâturages /jachère : ha

Autres : ha

Bâtiments

Habitation : m2

Étable : m2

Bergeries : m2

Entrepôts stockage : m2

Autres m2
Elevage

Ovins effectif total

Bovins effectif total

Autre (préciser) effectif total

Mécanisation

Travaux mécanisés

Labours oui (1) non (2)

moisson/battage oui (1) non (2)

Récolte fourrages oui (1) non (2)

Stockage fourrages oui (1) non (2)

Autres (préciser) oui (1) non (2)

Matériels possédé (1) ou loué (2)

L’irrigation et drainage

Surface irriguées (ha)

Sources de l’eau d’irrigation

Oued(1), Puits (2), forage(4), lac(5), autre(6)

Pompage mécanique oui(1) nom(2)

Système d’irrigation

Par rigole (1) par inondation (2) par aspersion (4) autre(5)

Drainage non (1) oui(2)

Accès à l’exploitation

Distance route goudronnée / exploitation (km)

Piste sur l’exploitation oui(1) non(2)

Distance au marché le plus proche (km)


Dépenses de l’exploitation

Engrais 1 000 DA

Semences 1 000 DA

PPS 1 000 DA

Autres intrants 1 000 DA

Location matériel 1 000 DA

Transport 1 000 DA

Irrigation 1 000 DA

Aliments du bétail 1 000 DA

Fourrages 1 000 DA

Location pâturages 1 000 DA

Sante animale 1 000 DA

Main d’œuvre 1 000 DA

Autres (frais financiers) 1 000 DA

Revenus de l’exploitant

Vente d’ovins 1 000 DA

Vente de bovins 1 000 DA

Vente d’autres animaux 1000DA 1 000 DA

Vente de céréales 1 000 DA

Vente de fourrages 1 000 DA

Location de pâturages 1 000 DA

Vente de légumes 1 000 DA

Vente d’autres produits agricoles 1 000 DA

Location de matériels 1 000 DA

Autres revenus agricoles 1 000 DA

Revenus externes 0 l’exploitation (préciser) 1 000 DA

Autoconsommation annuelle 1 000 DA


Ménage de l’exploitant

Age du chef d’exploitation ans

Instruction du chef d’exploitation

Illettré (1) primaire (2) formation professionnelle (3) secondaire (4) supérieur (5)

Effectif total du ménage (mémé toit et méme repas) personnes

Dont hommes de plus de 16 ans personnes

Et personnes travaillant à plein temps sur l’exploitation personnes

Et personnes travaillant à temps partiel sur l’exploitation personnes

Et personnes travaillant à plein temps hors de l’exploitation personnes

Et personnes travaillant à temps partiel hors de l’exploitation personnes

Souhait en matière d’irrigation

Quel type d’irrigation préférez-vous ?


.......................................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................

Quelles cultures pratiquerez-vous en irrigué ?

……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….

Vous aimerez peut-être aussi