Probabilités et Statistiques en Sciences
Probabilités et Statistiques en Sciences
Edoh Katchekpele
2025-2026
Table des matières
1 Dénombrement – Probabilité 2
1.1 Ensembles finis de cardinal n (n ∈ N) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.1.1 Cardinal d’un ensemble fini E . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.1.2 Propriétés des cardinaux d’ensembles finis . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2 Nombre d’applications, d’injections et de bijections . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.3 Nombre de parties de cardinal p d’un ensemble fini E de cardinal n (p ≤ n) . . 4
1.3.1 Formule du binôme de Newton . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.4 Notion de tribu et de mesure de probabilité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.4.1 Notion de tribu . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.4.2 Mesure de probabilité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.5 Probabilité sur un ensemble fini . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.5.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.5.2 Equiprobabilité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.5.3 Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.6 Probabilité conditionnelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.6.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.6.2 Probabilité composée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.6.3 Evènements indépendants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.6.4 Probabilité totale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.6.5 Probabilité de cause ou formule de Bayes . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.7 Variable aléatoire discrète . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.7.1 Loi de probabilité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.7.2 Fonction de répartition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.7.3 Moments . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.8 Variable aléatoire continue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.8.1 Moments . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.9 Quelques lois usuelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.9.1 Lois discrètes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.9.2 Lois continues . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.10 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
i
TABLE DES MATIÈRES TABLE DES MATIÈRES
Tables statistiques 35
Conclusion 36
1 KATCHEKPELE Edoh/FaST/UK/2025-2026
Chapitre 1
Dénombrement – Probabilité
Définition 1.1.2
Deux ensembles finis E et F sont dits équipotents s’il existe une bijection de l’un dans l’autre.
Donc, deux ensembles sont équipotents s’ils ont le même cardinal.
Définition 1.1.3
Le produit n × (n − 1) × · · · × 2 × 1 des n premiers entiers naturels non nuls est appelé factorielle
n et noté n!. Par convention, 0! = 1.
Nombre d’ applications de E → F
Il y a autant d’applications possibles de E dans F qu’il y a de choix possibles pour affecter
à chaque élément de E une image dans F . Pour chacun des p éléments de E, il y a n choix
possibles et donc on a n × n × · · · × n = np applications de E dans F .
| {z }
p fois
2
CHAPITRE 1. DÉNOMBREMENT – PROBABILITÉ 1.2. NOMBRE D’APPLICATIONS, D’INJECTIONS ET DE BIJECTIONS
Définition 1.2.1
Soient p et n ∈ N∗ . On appelle nombre de p-uplets (ou p-listes) à n éléments, le nombre
d’applications d’un ensemble E à p éléments dans un ensemble F à n éléments. Ce nombre
vaut np .
Exemple 1.2.1
Le nombre de nombres de 3 chiffres pouvant être formés à l’aide des chiffres 1, 2, 3, · · · , 9
vaut 93 = 729.
Une partition de E est une partie de P(E) constituée de sous-ensembles non vides de E, deux
à deux disjoints et dont la réunion est égale à E. Autrement dit, (Ai )i=1,··· ,n est une partition
[n
de E si Ai ̸= ∅ ∀i, Ai ∩ Aj = ∅ ∀i, j, avec i ̸= j et Ai = E.
i=1
Exemple 1.2.3
Soit A une partie propre de E. {A, Ā} forme une partition de E.
En effet, A et Ā sont non vides car A est une partie propre de E, A ∩ Ā = ∅ et A ∪ Ā = E.
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CHAPITRE 1. DÉNOMBREMENT
1.3. NOMBRE
– PROBABILIT É DE CARDINAL P D’UN ENSEMBLE FINI E DE CARDINAL N (P ≤ N )
DE PARTIES
Triangle de Pascal :
p p−1
En utilisant les relations Cn0 = 1, Cn1 = n, Cnn = 1 et Cnp = Cn−1 + Cn−1 , on peut tracer un
tableau triangulaire composé de lignes numérotées 0, 1, 2, ......, n et de colonnes numérotées
0, 1, 2, ......, p de telle façon que les Cnp figure dans la case intersection de la ligne n et de la
colonne p. Le triangle de Pascal permet d’obtenir rapidement les coefficients de la forme Cnp
d’un développement binomial. On lit facilement :
- sur la première ligne, les coefficients numériques du développement de (a + b)0
- sur la deuxième ligne, les coefficients numériques du développement de (a + b1
. . . .
. . . .
. . . .
. . . .
- sur la septième ligne, les coefficients numériques du développement de (a + b)6
- et ainsi de suite.
n⧹p 0 1 2 3 4 5 6 7 ...
0 1
1 1 1
2 1 2 1
3 1 3 3 1
4 1 4 6 4 1
5 1 5 10 10 5 1
6 1 6 15 20 15 6 1
7 1 7 21 35 35 21 7 1
..
.
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CHAPITRE 1. DÉNOMBREMENT – PROBABILITÉ 1.4. NOTION DE TRIBU ET DE MESURE DE PROBABILITÉ
b) Algèbre d’évènements
Une famille A , non vide, d’évènements de Ω est une algèbre d’évènements si :
i) ∀A ∈ A , Ā ∈ A ;
ii) ∀A ∈ A , ∀B ∈ A , A ∪ B ∈ A .
c) Tribu
Soit A une algèbre d’évènements de Ω (l’ensemble fondamental est infini). A est une tribu si
∞
[
pour toute suite infinie dénombrable A1 , A2 , · · · , Ai , · · · d’éléments de A on a Ai ∈ A .
i=1
∞
\
Conséquence : Ai ∈ A .
i=1
b) Evènements incompatibles
Soient (Ω, A ) un espace probabilisable et A et B deux évènements de A . On dit que A et B
sont incompatibles si A et B ne peuvent se réaliser en même temps.
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CHAPITRE 1. DÉNOMBREMENT – PROBABILITÉ 1.5. PROBABILITÉ SUR UN ENSEMBLE FINI
d) Espace probabilisé
Soit (Ω, A ) un espace probabilisable. Une probabilité est une application P de A dans R+
telle que :
i) P (Ω) = 1
ii) ∀A ∈ A , ∀B ∈ A tels que A ∩ B = ∅, P (A ∪ B) = P (A) + P (B) et si
A1 , A2 , · · · , Ai , · · · est une suite dénombrable d’évèlements deux à deux incompa-
tibles, alors :
∞
! ∞
[ X
P Ai = P (Ai ).
i=1 i=1
1.5.2 Equiprobabilité
Soit Ω = {a1 , a2 , · · · , an } tel que card(Ω) = n ∈ N∗ . L’application
P : P(Ω) → [0, 1]
1
{ai } 7→
n
1
est une probabilité sur (Ω, P(Ω)). Etant donné que pour tout i = 1, 2, . . . , n, P ({ai }) = ,
n
on parle déquiprobabilité sur Ω.
card(A)
De façon générale on a : ∀A ∈ P(Ω), P (A) = .
card(Ω)
Exemple 1.5.1
Considérons l’univers Ω constitué d’un jeu de 32 cartes. Il comporte 8 hauteurs (7, 8, 9, 10, J,
Q, K, A). Dans chaque hauteur, il y a 4 couleurs : pique, coeur, carreau et trèfle.
Soient A l’évènement : ≪ Tirer la hauteur 7 ≫ et B l’évènement : ≪ Tirer la couleur pique ≫.
4 1 8 1
On a: P (A) = = et P (B) = = .
32 8 32 4
1.5.3 Propriétés
i) ∀A ∈ A , P Ā = 1 − P (A).
ii) P (∅) = 0.
iii) ∀A ∈ A , 0 ≤ P (A) ≤ 1.
iv) ∀A ∈ A , ∀B ∈ A , P (A ∪ B) = P (A) + P (B) − P (A ∩ B).
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CHAPITRE 1. DÉNOMBREMENT – PROBABILITÉ 1.6. PROBABILITÉ CONDITIONNELLE
∀A ∈ A , ∀B ∈ A tels que B ⊂ A, P (A / B) = 1.
P (A ∩ B) = P (A) × P (B).
Propriétés
Si A et B sont indépendants, alors :
i) P (A / B) = P (A) si P (B) > 0 et P (B / A) = P (B) si P (A) > 0.
ii) P (A ∪ B) = P (A) + P (B)(1 − P (A)) = P (A) + P (Ā) × P (B).
iii) Ā et B sont indépendants.
iv) A et B̄ sont indépendants.
v) Ā et B̄ sont indépendants.
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CHAPITRE 1. DÉNOMBREMENT – PROBABILITÉ 1.7. VARIABLE ALÉATOIRE DISCRÈTE
Soit (Ω, A , P ) un espace probabilisé. Une variable aléatoire réelle est une application X :
Ω → R, w 7→ x tel que :
∀x ∈ R, X −1 ({x}) ∈ A où X −1 ({x}) = {ω ∈ Ω / X(ω) = x}.
Si l’ensemble X(Ω) des valeurs possibles prises par la variable aléatoire X est au plus dénombrable,
alors on dit que X est une variable aléatoire discrète. Sinon, on parle d’une variable aléatoire
continue.
Exemple 1.7.1
On lance trois fois une pièce de monnaie (qui prend deux valeurs possibles ≪ Pile ≫ ou ≪ Face ≫).
L’univers est Ω = {P, F }.
Notons X le nombre de fois que ≪ Face ≫ apparaı̂t au bout des trois lancers. Les valeurs possibles
de X sont dans l’ensemble X(Ω) = {0, 1, 2, 3}. X est une application de Ω dans X(Ω).
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CHAPITRE 1. DÉNOMBREMENT – PROBABILITÉ 1.7. VARIABLE ALÉATOIRE DISCRÈTE
Dans le cas d’une variable aléatoire discrète finie telle que card(X(Ω)) = n, la fonction de
répartition se définit de la façon suivante :
0 si x < x1
si x1 ≤ x < x2
p1
... .. ..
. .
F (x) = X j
pi si xj ≤ x < xj+1
i=1
.. .. ..
. . .
1 si x ≥ xn
a) Propriétés
i) ∀x, y ∈ R / x ≤ y, F (x) ≤ F (y).
ii) lim F (x) = 1.
x→+∞
iii) lim F (x) = 0.
x→−∞
iv) F est une fonction continue à gauche.
1.7.3 Moments
a) Moments d’ordre k
On appelle moment d’ordre k d’une variable aléatoire X, le réel mk (X) défini par :
n
X
pi xki si X(Ω) est fini
i=1
mk (X) = ∞
X
pi xki si X(Ω) est dénombrable et la série converge absolument.
i=1
b) Espérance mathématique
L’espérance mathématique d’une variable aléatoire X est égale au moment d’ordre 1 de X, s’il
existe. Elle se note E(X).
X
E(X) = m1 (X) = pi x i .
i
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CHAPITRE 1. DÉNOMBREMENT – PROBABILITÉ 1.8. VARIABLE ALÉATOIRE CONTINUE
d) Variance et écart-type
La variance Var(X) d’une variable aléatoire X est son moment centré d’ordre 2 :
Var(X) = µ2 (X).
Propriété
Var(X) = m2 (X) − (m1 (X))2 .
F : R → [0, 1]
x 7→ F (x) = P (X ≤ x).
On dit que X est une variable aléatoire continue s’il existe une fonction numérique f définie
sur R telle que :
i) ∀x ∈ R, f (x) ≥ 0.
ii) f est continue sur R sauf peut-être aux points pour lesquels elle admet une limite finie à
gauche et à droite.
Z x Z x Z +∞
iii) ∀x ∈ R, F (x) = f (t)dt et lim F (x) = lim f (t)dt = f (t)dt
−∞ x→+∞ x→+∞ −∞ −∞
est bien définie et est égale à 1.
Dans ces conditions, f est alors une densité de probabilité de la variable aléatoire X.
Exemple 1.8.1
Soit f (x) = λe−λx 1R+ (x) avec λ > 0. Montrer que f est bien une fonction de densité.
1.8.1 Moments
Soit X une variable aléatoire continue de densité f . On définit, en supposant la convergence
des intégrales, les notions suivantes :
Z +∞
mk (X) = xk f (x)dx.
−∞
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CHAPITRE 1. DÉNOMBREMENT – PROBABILITÉ 1.9. QUELQUES LOIS USUELLES
b) L’espérance mathématique
Z +∞
E(X) = m1 (X) = xf (x)dx.
−∞
Remarque :
1. Une variable aléatoire continue peut ne pas avoir d’espérance mathématique (l’intégrale
n’est pas convergente !)
2. Si f est paire (c’est-à-dire : ∀x ∈ R, f (x) = f (−x)) et si E(X) existe, alors E(X) =
0.
Z +∞
µk (X) = (x − E(X))k f (x)dx.
−∞
d) La variance
Z +∞
Var(X) = µ2 (X) = (x − E(X))2 f (x)dx.
−∞
n+1 n2 − 1
E(X) = , Var(X) = .
2 12
c) Loi de Bernoulli
— Loi de probabilité : P (X = 1) = p = 1 − P (X = 0).
— Espérance et variance : E(X) = p, Var(X) = p(1 − p).
d) Loi binomiale
— Loi de probabilité : ∀k ∈ {0, 1, . . . , n}, P (X = k) = Cnk pk (1 − p)n−k .
— Espérance et variance : E(X) = np, Var(X) = np(1 − p).
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CHAPITRE 1. DÉNOMBREMENT – PROBABILITÉ 1.10. EXERCICES
f ) Loi de Poisson
λk
— Loi de probabilité : ∀k ∈ N, P (X = k) = e−λ .
k!
— Espérance et variance : E(X) = Var(X) = λ.
1.10 Exercices
Exercice 1.1
On dispose de 4 boules de couleurs différentes notées R, B, J, V. On a la possibilité soit de
ne choisir de boules, soit d’en choisir une, deux, trois ou quatre. Combien peut-on effectuer de
choix possibles ?
Exercice 1.2
a) On dispose de trois tiroirs notés A, B, C dans lesquels on doit ranger à sa guise 7 objets
discernables numérotés 1 à 7. Combien de rangements différents peut-on réaliser ? On pourra
faire un arbre.
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CHAPITRE 1. DÉNOMBREMENT – PROBABILITÉ 1.10. EXERCICES
Exercice 1.3
On veut fabriquer des mots de trois lettres (ayant ou non un sens) avec les lettres de l’alphabet.
Déterminer les nombres :
1. N1 de mots différents que l’on peut fabriquer
2. N2 de mots contenant trois lettres distinctes
3. N3 de mots commençant et finissant par une consonne
4. N4 de mots contenant au moins une voyelle
5. N5 de mots contenant exactement deux consonnes et une voyelle.
Exercice 1.4
1. On dispose de n boules d’une même couleur indiscernables au toucher. Montrer que le
nombre de façons de les répartir en trois groupes de n1 , n2 et n3 boules respectivement
telle que n1 + n2 + n3 = n est
n!
.
n1 !n2 !n3 !
2. Dans un commissariat, huit (08) agents de police sont répartis aléatoirement de telle sorte
qu’il y ait 3 agents de patrouille, 2 agents de garde au commissariat et 3 agents de réserve.
Quel est le nombre total de répartitions possibles ?
Exercice 1.5
Un enfant a ingéré accidentellement l’un ou l’autre exclusivement de trois médicaments A, B,
C. Il avait à sa portée 4 boı̂tes de A, 2 boı̂tes de B et 4 boı̂tes de C.
1. Quelle est la probabilité qu’il ait ingéré le médicament A ?
2. Les trois médicaments entraı̂nent des troubles digestifs dans 80% des cas avec A, 90%
des cas avec B et jamais avec C. L’enfant ne présentant pas des troubles digestifs, quelle
est la probabilité qu’il ait ingéré le médicament A ?
Exercice 1.6
Un récepteur membranaire possède 4 sites de fixations d’un anticorps. Le site A a quatre fois
moins de chances d’être atteint par l’anticorps que le site B, qui lui même présente deux fois
plus de chances d’être atteint que le site C. Le site D a trois fois plus de chances d’être atteint
que le site A.
Calculer les probabilités que l’anticorps atteigne chaque site A, B, C, D.
Exercice 1.7
Un groupe de personnes est composé de 80 hommes et 60 femmes. Ce groupe doit désigner 6
de ses membres pour être de garde ce soir. La désignation se fait au hasard.
1. Quelle est la probabilité que le groupe de garde ne soit constitué que d’hommes ?
2. Quelle est la probabilité que le groupe de garde soit constitué de deux fois plus de femmes
que d’hommes ?
Exercice 1.8
Un laboratoire a mis au point un nouveau test pour dépister la maladie M qui touche une
personne sur mille.
Pour les personnes ayant contracté la maladie, le test est positif dans 99% des cas. Pour les
personnes saines, le test est négatif dans 95% des cas.
Quelle est la probabilité qu’une personne choisie au hasard soit saine sachant que le résultat de
son test est positif ?
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CHAPITRE 1. DÉNOMBREMENT – PROBABILITÉ 1.10. EXERCICES
Exercice 1.9
Soit X une v.a.r suivant la loi N (3, 2).
1. Calculer les probabilités suivantes : P(X < 2.5), P(X > 3.5) et P(1.5 < X < 2).
2. Déterminer x tel que P(X < x) = 0.95 (x est appelé le quantile d’ordre 0.95 de la loi
de X).
Exercice 1.10
On sait que la probabilité qu’une personne soit allergique à un médicament M est égale à 0,0005.
X désignant le nombre de personnes allergiques à ce médicament dans un établissement de 4000
personnes, on considère que Xsuit une loi de poisson.
Quelle est la probabilité de trouver exactement 3 personnes allergiques dans cet établissement ?
Déterminer la loi de probabilité de X, calculer son espérance et sa variance.
Exercice 1.11
Un appareil de radiologie peut tomber en panne avec une probabilité de 0,01 à chaque emploi.
Pour une série de quotidienne d’examen, l’appareil est utilisé 200 fois.
Quelle est la probabilité d’obtenir au moins deux pannes par jour ?
Exercice 1.12
Une maladie affecte au hasard 10% des bœufs dans un pâturage donné. On considère un
pâturage de 5 bœufs. Les valeurs numériques seront arrondies à deux chiffres après la virgule.
Quelle est la combinaison de toutes le propositions exactes ?
1. La probabilité que 2 des 5 bœufs du pâturage soient malades est proche de 0.01.
2. La probabilité que 2 des 5 bœufs du pâturage soient malades est proche de 0.07.
3. La probabilité qu’il y ait au moins un bœuf malade dans la famille des 5 bœufs du pâturage
est proche de 0.59.
4. La probabilité qu’il y ait au moins un bœuf malade dans la famille des 5 bœufs du pâturage
est proche de 0.41.
5. L’espérance mathématique et la variance du nombre de bœufs malade sont respectivement
0.50 et 0.45.
6. L’espérance mathématique et la variance du nombre de bœufs malade sont respectivement
0.10 et 0.09.
Exercice 1.13
Dans une maternité on a constaté que 10% des accouchements avaient lieu avant la date
prévue pour la naissance, 20% de l’ensemble de tous les accouchements présentaient des
complications et qu’il y avait 40% de complications quand l’accouchement avait lieu avant
la date prévue pour la naissance.
(a) Si l’existence des complications est indépendante de la date de naissance, quelle est
la probabilité qu’une femme ait un accouchement sans complications et à la date
prévue ?
(b) Quelle est la probabilité qu’une femme ait un accouchement sans complication et à
la date prévue ?
(c) Quelle est la probabilité qu’une femme ait un accouchement avant la date prévue et
avec complication ?
14 KATCHEKPELE Edoh/FaST/UK/2025-2026
CHAPITRE 1. DÉNOMBREMENT – PROBABILITÉ 1.10. EXERCICES
Exercice 1.14
Un étudiant ayant validé sa 4e année de pharmacie à la FSS de l’UK choisit dans une urne les
quatre service dans lesquels il va faire son stage. Dans l’urne, il y a 85 services cliniques et 15
services biologiques. Soit X la v.a. représentant le nombre de service biologiques qu’il a tirés.
Quelle est la probabilité que l’étudiant tire exactement deux services biologiques ?
Quelles sont respectivement l’espérance et la variance de X ?
Exercice 1.15
Un test de mesure de Quotient Intellectuel (QI) des adultes auprès d’un échantillon représentatif
de la population d’un âge donné donne des performances suivant une loi normale de moyenne
égale à 100 et de variance 64. Parmi les propositions suivantes, quelle est la combinaison de
toutes le propositions exactes ?
1. 50% des individus de la population ont un QI inférieur à 100.
2. La probabilité d’observer un individu de la population ayant un QI compris entre 96 et
108 est de 0,4649.
3. La probabilité d’observer un individu de la population ayant un QI compris entre 102 et
116 est de 0,4649.
4. Un individu avec un score inférieur à 85 fait partie des 5% des individus de la population
ayant un QI plus faible.
5. Il faut au minimum un QI de 115,68 pour faire partie des 5% des individus de la population
ayant le QI le plus élevé.
6. 97,5% des individus de la population ont un QI inférieur ou égal à 115,68
Exercice 1.16
La distribution de la glycémie chez les sujets malades suit une loi normale de moyenne 1,6g/l
et d’écart-type 0,2g/l. Chez les sujets sains, la glycémie suit une loi normale de moyenne de
1g/l et d’écart-type 0,1g/l. La fréquence de la maladie est de 10%. Parmi les propositions
suivantes,quelle est la combinaison de toutes le propositions exactes ?
1. Le pourcentage de sujets malades ayant une glycémie comprise entre 1,2 et 1,4g/l est
32%.
2. Le pourcentage de sujets malades ayant une glycémie comprise entre 1,2 et 1,4g/l est
13,6%.
3. Le pourcentage de sujets saints ayant une glycémie supérieure strictement à 1,2g/l est
5%.
4. La valeur médiane de la glycémie chez les sujets malades est égale à 1,6g/l.
5. Chez les sujets sains, l’étendue interquartile correspond aux valeurs comprise entre 0.9g/l
et 1.1g/l.
6. Si une variable aléatoire suit une loi normale de moyenne µ et d’écart-type σ alors la
probabilité d’observer une valeur entre µ − 2σ et µ + σ est égale à 81,9% à 10− 1 près.
15 KATCHEKPELE Edoh/FaST/UK/2025-2026
Chapitre 2
Remarque : La population soumise à l’analyse statistique doit être définie avec précision afin
que l’ensemble considéré soit déterminé sans ambiguı̈té, de sorte qu’un individu quelconque
puisse y être affecté sans incertitude.
Exemple 2.1.1
Les étudiants de l’université de Kara, les salariés d’une entreprise, la production d’automobiles
d’une année, le stock des machines à une date donnée.
16
CHAPITRE 2. ÉTUDE D’UNE SÉRIE STATISTIQUE À UNE VARIABLE 2.1. CONCEPTS DE BASE
Exemple 2.1.2
Si la population étudiée est constituée des étudiants de la faculté des sciences, les caractères
étudiés peuvent être : le parcours, la spécialité, l’âge, le sexe, le nombre de crédits capitalisés,
etc.
Le caractère est un critère de classement, il peut présenter plusieurs situations différentes ap-
pelées modalités.
Exemple 2.1.3
Les deux modalités du caractère sexe sont : masculin et féminin.
a) Caractères qualitatifs
Les caractères qualitatifs ou variables catégorielles sont des caractères dont les différentes mo-
dalités ne sont pas mesurables. Elles sont non numériques dans le sens où les opérations de base
n’ont pas de sens.
On distingue deux types de caractères qualitatifs : les caractères qualitatifs nominaux et les
caractères qualitatifs ordinaux (ou ordonnés).
Caractères qualitatifs nominaux : les différentes modalités ne sont que des noms ou des
catégories qui ne suivent pas un ordre naturel. C’est le cas par exemple de la race, la couleur
des yeux, la marque de voiture, le sexe, etc.
Caractères qualitatifs ordonnés : les modalités suivent un ordre naturel ou peuvent être
classées dans un ordre spécifique. C’est le cas par exemple du niveau d’éducation, du degré de
satisfaction, etc. Ces variables sont repérables selon un type d’échelle plus ou moins légitime.
Les catégories pourront alors donner lieu à un codage par les rangs qui ouvrira une autre gamme
de traitements possibles proches de ceux des variables quantitatives.
17 KATCHEKPELE Edoh/FaST/UK/2025-2026
CHAPITRE 2. ÉTUDE D’UNE SÉRIE STATISTIQUE À UNE VARIABLE 2.2. ÉTUDE D’UNE VARIABLE QUALITATIVE
Exercice 2.2
Le tableau suivant contient la distribution du nombre d’employés par masse salariale.
18 KATCHEKPELE Edoh/FaST/UK/2025-2026
CHAPITRE 2. ÉTUDE D’UNE SÉRIE STATISTIQUE À UNE VARIABLE
2.3. ÉTUDE D’UNE VARIABLE QUANTITATIVE DISCRÈTE
b) Percentile
Le p-ième percentile est la valeur telle qu’au moins p pour cent des observations ont une valeur
inférieure ou égale à cette valeur, et (100 − p) pour cent des observations ont une valeur
supérieure ou égale à cette valeur.
Calcul du p-ième percentile
Étape 1 : classer les données dans l’ordre croissant.
p
Étape 2 : calculer l’index i = × n où n le nombre d’observations.
100
Étape 3 (décision) : si i n’est pas un nombre entier naturel, la position du p-ième percentile
correspond à l’entier E(i) + 1, où E(i) désigne la partie entière de i ; si i est un nombre entier,
le p-ième percentile correspond à la moyenne des valeurs des observations i et i + 1.
c) Quartile
Les quartiles sont des percentiles particuliers. Les étapes de calcul des percentiles peuvent être
directement appliquées au calcul des quartiles. Il y a trois quartiles :
Q1 = Premier quartile soit 25e percentile,
Q2 = Deuxième quartile soit 50e percentile,
Q3 = Troisième quartile soit 75e percentile.
d) Médiane
La médiane (M e) d’une distribution est la valeur de la variable statistique qui partage en deux
effectifs égaux les individus de la population rangés selon la valeur croissante du caractère. C’est
le cas où p = 50.
Exercice 2.3
Les données sur les salaires mensuels initiaux (en euros) des employés d’une agence de voyage
sont : 2850 2950 3050 2880 2755 2710 2890 3130 2940 3325 2920 2880. Déterminer le 10e
percentile ainsi que les quartiles Q1 , Q2 et Q3 .
e) Moyenne arithmétique
La moyenne arithmétique d’une variable statistique est la somme, pondérée par les fréquences,
des valeurs.
m m
X 1X
x̄ = fi x i = ni xi .
i=1
n i=1
19 KATCHEKPELE Edoh/FaST/UK/2025-2026
CHAPITRE 2. ÉTUDE D’UNE SÉRIE STATISTIQUE À UNE VARIABLE
2.3. ÉTUDE D’UNE VARIABLE QUANTITATIVE DISCRÈTE
f ) Moyenne de sous-populations
La moyenne x̄ d’une population P composée de p sous-populations Pj peut être exprimée en
fonction des moyennes x̄j des sous-populations :
p nj
X X
x̄ = fj x̄j , où x̄j = fij xij .
j=1 i=1
La variance totale est donc la somme de la moyenne arithmétique des variances et de la variance
des moyennes.
p
1X
La moyenne des variances, nj Vj (X) est appelée la variance intragroupe.
n j=1
p
1X
La variance des moyennes, nj x̄2j − x̄2 est appelée la variance intergroupe.
n j=1
b) Coefficient de variation
C’est le rapport de la moyenne arithmétique à l’écart type, défini par :
σX
CV (X) = .
x̄
Le CV permet d’apprécier la représentativité de la moyenne par rapport à l’ensemble des
observations. Il donne une bonne idée du degré d’homogénéité d’une série. Il faut qu’il soit le
plus faible possible (< 0.15 en pratique).
c) Moment d’ordre k
m
1X
mk = ni xki .
n i=1
20 KATCHEKPELE Edoh/FaST/UK/2025-2026
CHAPITRE 2. ÉTUDE D’UNE SÉRIE STATISTIQUE À UNE VARIABLE
2.4. ÉTUDE D’UNE VARIABLE QUANTITATIVE CONTINUE
m
1X
µk = ni (xi − x̄)k .
n i=1
Exercice 2.4
Lors d’une journée, on a relevé les âges de 20 personnes venant se présenter à l’examen
théorique du permis de conduire : 19, 20, 20, 24, 37, 22, 58, 24, 23, 20, 19, 19, 21, 22, 20,
27, 33, 20, 22, 21. (a) Préciser la population, l’échantillon et le caractère étudiés. Quelle est la
nature de ce caractère ? (b) Déterminer la moyenne arithmétique de cette série. (c) Déterminer
la médiane, le mode, la variance, l’écart-type, le coefficient de variation et l’écart inter-quartile
de cette distribution d’âges. (d) La distribution est-elle homogène ? Justifier.
b) Amplitude de classe
Par définition, l’amplitude ai de la classe [xi ; xi+1 [ est donné par ai = xi+1 − xi .
c) Centre de classe
Pour mener des calculs statistiques sur des séries classées, les classes sont réduites à une seule
donnée, à savoir, le centre de classe. Cela revient à considérer que tous les individus peuvent
être décrits par ce centre de classe. Par définition, le centre ci de la classe [xi ; xi+1 [ est donné
xi + xi+1
par ci = .
2
21 KATCHEKPELE Edoh/FaST/UK/2025-2026
CHAPITRE 2. ÉTUDE D’UNE SÉRIE STATISTIQUE À UNE VARIABLE
2.4. ÉTUDE D’UNE VARIABLE QUANTITATIVE CONTINUE
|∆i |
M o = xi + × ai
|∆i | + |∆i+1 |
b) Percentile
Pour déterminer le p-ième percentile P e dans le cas d’une variable continue, on détermine
d’abord l’intervalle auquel appartient ledit percentile : P e ∈ [xi ; xi+1 [ et F (P e) = p/100 =
22 KATCHEKPELE Edoh/FaST/UK/2025-2026
CHAPITRE 2. ÉTUDE D’UNE SÉRIE STATISTIQUE À UNE VARIABLE
2.4. ÉTUDE D’UNE VARIABLE QUANTITATIVE CONTINUE
p̃ − Fi−1 p̃ − Fi−1
P e = xi + ai × = xi + ai × .
Fi − Fi−1 fi
c) Moyenne arithmétique
Toutes ces moyennes se calculent comme dans le cas d’une variable discrète, en y remplaçant
les xi par les ci . Pour la moyenne arithmétique par exemple, on a :
m m
X 1X
x̄ = fi ci = ni ci .
i=1
n i=1
c) Coefficient de dispersion
Le coefficient de dispersion Cdis est défini par le rapport de l’écart inter-quartile à la médiane,
i.e.
Q3 − Q1
Cdis =
Me
Exercice 2.6
On donne la série unidimensionnelle suivante, correspondant à la répartition des entreprises
du secteur automobile en fonction de leur chiffre d’affaire en millions d’euros.
Chiffres d’affaires Nombre d’entreprises
moins de 0,25 137
[0,25 ;0,5[ 106
[0,5 ;1[ 112
[1 ;2,5[ 154
[2,5 ;5[ 100
[5 ;10[ 33
23 KATCHEKPELE Edoh/FaST/UK/2025-2026
CHAPITRE 2. ÉTUDE D’UNE SÉRIE STATISTIQUE À UNE VARIABLE 2.5. EXERCICES
2.5 Exercices
Exercice 2.7
On estime que la série statistique suivante représente les résultats du concours d’entrée à une
grande école.
Note [0 ;2[ [2 ;4[ [4 ;6[ [6 ;8[ [8 ;10[ [10 ;12[ [12 ;14[ [14 ;16[ [16 ;18[ [18 ;20[
Effectif(ni ) 8 40 75 114 212 286 182 67 15 1
Parmi les propositions suivantes, quelle est la combinaison de toutes les propositions
exactes ?
1. La moyenne de cette série statistique vaut 10.
2. La médiane vaut 10,0 à 10−1 près.
3. Le premier quartile Q1 de cette série statistique est la valeur qui permet de partager
l’échantillon en deux parties e telle sorte que 25% de l’échantillon soit supérieur à Q1 et
que 75% soit inférieur à Q1 . Dans cette série, Q1 appartient à la classe [8 ;10[
4. Le troisième quartile Q3 de cette série statistique appartient à la classe [12 ;14[
5. Dans cette série statistique, la variance est égale à 110,136
6. Le coefficient de variation de cette série statistique est égal à l’écart-type divisé par la
variance.
Exercice 2.8
On teste un nouveau médicament contre l’épilepsie sur 100 malades. Le traitement est prescrit
pendant six mois, et à la fin, on mesure pour chaque patient le nombre de crises d’épilepsie
survenues pendant la durée du traitement. Les résultats sont détaillés dans le tableau suivant :
24 KATCHEKPELE Edoh/FaST/UK/2025-2026
CHAPITRE 2. ÉTUDE D’UNE SÉRIE STATISTIQUE À UNE VARIABLE 2.5. EXERCICES
Exercice 2.9
La distribution de la glycémie chez les sujets malades suit une loi normale de moyenne 1,6g/l
et d’écart-type 0,2g/l. Chez les sujets sains, la glycémie suit une loi normale de moyenne 1g/l
et d’écart-type 0,1g/l. La fréquence de la maladie est de 10%.
Quelle est la combinaison des propositions exactes ?
1. Le pourcentage des sujets malades ayant une glycémie comprise entre 1,2 et 1,4g/l est de
32%
2. Le pourcentage des sujets malades ayant une glycémie comprise entre 1,2 et 1,4g/l est de
13,6%
3. Le pourcentage des sujets sains ayant une glycémie strictement supérieure à 1,2g/l est 5%
4. La valeur médiane de la glycémie chez les sujets malades est de 1,6g/l%.
5. Chez les sujets sains, l’étendue inter quartile correspond aux valeurs comprises entre 0,9g/l
et 1,1g/l
6. Si une variable aléatoire suit une loi normale de moyenne µ et d’écart-type σ alors la
probabilité d’observer une valeur entre µ − 2σ et µ + σ est égale à 81,9% à 10− 1 près.
Exercice 2.10
On donne à 100 malades diabétiques un nouveau traitement destiné à diminuer le taux de
sucre dans le sang (taux de glycémie) et améliorer leur qualité de vie (exécrable, médiocre,
convenable) chez tous les patients. Les taux de glycémie mesurés chez les 100 patients sont
présentés dans le tableau suivant :
Taux de glycémie (en mmol/l) [1 ;10[ [10 ;20[ [20 ;30[ [30 ;40[ [40 ;50[
Nombre de sujets 10 5 20 40 25
25 KATCHEKPELE Edoh/FaST/UK/2025-2026
CHAPITRE 2. ÉTUDE D’UNE SÉRIE STATISTIQUE À UNE VARIABLE 2.5. EXERCICES
Exercice 2.11
On a effectué un dosage biologique X sur sur un échantillon de 100 sujets normaux avec les
résultats suivants :
Valeur de X [5 ;10[ [10 ;15[ [15 ;20[ [20 ;25[ [25 ;30[
Nombre de sujets 5 10 30 40 15
Exercice 2.12
Dans une enquête portant sur les bronchites infectieuses, on recueille les informations pour
chacun des 150 enfants participant à l’étude : l’âge (en année), le sexe, la profession du père,
le nombre de cigarettes fumées par le père (en nombre de cigarettes par jour), l’antécédent
familial d’allergie (oui, non), le nombre de bronchites infectieuse dans l’année précédente :
Quelle est la combinaison de toutes les propositions exactes ?
1. L’âge est une variable qualitative discrète
2. Le sexe est une variable qualitative binaire
3. La profession du père est une variable qualitative ordinale
4. e nombre de cigarettes fumées par le père est une variable qualitative ordinale
5. l’antécédent familial d’allergie est une variable qualitative nominale
6. le nombre de bronchites infectieuse dans l’année précédente est une variable quantitative
discrète
Exercice 2.13
On teste un nouveau médicament contre la migraine chez 100 malades. Le traitement est prescrit
pendant un mois et à la fin on mesure pour chaque patient le nombre de crises de migraines
survenues pendant le mois. Les résultats sont détaillés dans le tableau suivant :
26 KATCHEKPELE Edoh/FaST/UK/2025-2026
CHAPITRE 2. ÉTUDE D’UNE SÉRIE STATISTIQUE À UNE VARIABLE 2.5. EXERCICES
27 KATCHEKPELE Edoh/FaST/UK/2025-2026
Chapitre 3
H Y
HH
y1 ··· yj ··· yp Eff. marg. de X
X HHH
p
X
x1 n11 ··· n1j ··· n1p n1· = n1j
j=1
.. .. .. .. .. .. ..
. . . . . . .
p
X
xi ni1 ··· nij ··· nip ni· = nij
j=1
.. .. .. .. .. .. ..
. . . . . . .
p
X
xm nm1 ··· nmj ··· nmp nm· = nmj
j=1
m m m m p
Eff. marg. X X X X X
n·1 = ni1 ··· n·j = nij ··· n·p = nip n= ni· = n·j
de Y
i=1 i=1 i=1 i=1 j=1
L’effectif nij de la classe (i, j) est le nombre d’individus de la population qui présentent
simultanément la modalité xi de la variable X et la modalité yj de la variable Y . La distribution
s’écrit (xi , yj , nij ). Tous les individus présentant ces deux modalités sont comme équivalents.
Le total des lignes et le total des colonnes définissent les distributions marginales. Une ligne ou
une colonne constitue une distribution conditionnelle.
28
CHAPITRE 3. ÉTUDE D’UNE
[Link]́RIE
TABLEAUX
STATISTIQUE
DE CONTINGENCE,
À DEUX VARIABLES
DISTRIBUTIONS MARGINALES ET CONDITIONNELLES
29 KATCHEKPELE Edoh/FaST/UK/2025-2026
CHAPITRE 3. ÉTUDE D’UNE SÉRIE STATISTIQUE À DEUX VARIABLES 3.2. AJUSTEMENT LINÉAIRE
On démontre que les valeurs a et b qui minimisent la fonction de deux variables g(a, b) sont :
σXY
a= 2
et b = ȳ − ax̄.
σX
La corrélation linéaire entre X et Y est d’autant plus importante que D = r 2 (appelé coeffi-
cient de détermination) est proche de 1.
30 KATCHEKPELE Edoh/FaST/UK/2025-2026
CHAPITRE 3. ÉTUDE D’UNE SÉRIE STATISTIQUE À DEUX VARIABLES 3.3. EXERCICES
m1
X m2
X
avec n1 = ni , n2 = ni et n = n1 + n2 .
i=1 i=1
La droite d’ajustement linéaire de Y sur X par la méthode de Mayer est la droite (G1 G2 )
d’équation y = ax + b avec :
yI − yII
a= , et b = yI − axI = yII − axII .
xI − xII
Exercice 3.2
On considère la série suivante :
X 1 2 3 4 5 6
Y 2,5 3 4 5 5,5 7
(a) Déterminer l’ajustement linéaire de Y sur X par la méthode des moindres carrées or-
dinaires et par la méthode de Mayer. (b) Pour chaque méthode, donner la décomposition de
la variance totale Var(Y ). (c) Représenter le nuage de points ainsi que les deux droites de
régression.
3.3 Exercices
Exercice 3.3
Dans le cadre d’une étude épidémiologique, des chercheurs ont collecté des données sur le poids
(en kg) et la taille (en cm) d’un échantillon de 20 patients. Les résultats sont consignés dans le
tableau suivant :
31 KATCHEKPELE Edoh/FaST/UK/2025-2026
CHAPITRE 3. ÉTUDE D’UNE SÉRIE STATISTIQUE À DEUX VARIABLES 3.3. EXERCICES
Questions
1. Représentation graphique :
(a) Représentez graphiquement la relation entre la taille et le poids des patients à l’aide
d’un nuage de points.
2. Calculs statistiques :
(a) Calculez la moyenne et l’écart-type pour les variables taille et poids.
(b) Calculez la covariance entre la taille et le poids des patients.
(c) Calculez le coefficient de corrélation de Pearson entre la taille et le poids des patients.
3. Interprétation des résultats :
(a) Quel est le lien entre la taille et le poids des patients ? La corrélation entre les deux
variables est-elle forte ou faible ? Positivement ou négativement corrélées ?
4. Régression linéaire :
(a) Proposez un modèle de régression linéaire simple pour prédire le poids en fonction
de la taille.
(b) Interprétez les résultats du modèle, notamment l’ordonnée à l’origine et le coefficient
de régression.
Exercice 3.4
Étude de la corrélation entre la taille et le poids
On considère un échantillon de 10 patients, dont on mesure la taille (en cm) et le poids (en
kg). Les valeurs mesurées sont consignées dans le tableau suivant :
32 KATCHEKPELE Edoh/FaST/UK/2025-2026
CHAPITRE 3. ÉTUDE D’UNE SÉRIE STATISTIQUE À DEUX VARIABLES 3.3. EXERCICES
33 KATCHEKPELE Edoh/FaST/UK/2025-2026
CHAPITRE 3. ÉTUDE D’UNE SÉRIE STATISTIQUE À DEUX VARIABLES 3.3. EXERCICES
34 KATCHEKPELE Edoh/FaST/UK/2025-2026
Tables statistiques
0,00 0,5000 0,5040 0,5080 0,5120 0,5150 0,5199 0,5239 0,5279 0,5319 0,5359
0,10 0,5398 0,5438 0,5478 0,5517 0,5557 0,5596 0,5636 0,5675 0,5714 0,5754
0,20 0,5793 0,5832 0,5871 0,5910 0,5948 0,5987 0,6026 0,6064 0,6103 0,6141
0,30 0,6179 0,6217 0,6255 0,6293 0,6331 0,6368 0,6406 0,6443 0,6480 0,6517
0,40 0,6554 0,6591 0,6628 0,6664 0,6700 0,6736 0,6772 0,6808 0,6844 0,6879
0,50 0,6915 0,6950 0,6985 0,7019 0,7054 0,7088 0,7123 0,7157 0,7190 0,7224
0,60 0,7258 0,7291 0,7324 0,7357 0,7389 0,7422 0,7454 0,7486 0,7518 0,7549
0,70 0,7580 0,7612 0,7642 0,7673 0,7704 0,7734 0,7764 0,7794 0,7823 0,7852
0,80 0,7881 0,7910 0,7939 0,7967 0,7996 0,8023 0,8051 0,8079 0,8106 0,8133
0,90 0,8159 0,8186 0,8212 0,8238 0,8264 0,8289 0,8315 0,8340 0,8365 0,8389
1,00 0,8413 0,8438 0,8461 0,8485 0,8508 0,8531 0,8554 0,8577 0,8599 0,8621
1,10 0,8643 0,8665 0,8686 0,8708 0,8729 0,8749 0,8770 0,8790 0,8810 0,8830
1,20 0,8849 0,8869 0,8888 0,8907 0,8925 0,8944 0,8962 0,8980 0,8997 0,9015
1,30 0,9032 0,9049 0,9066 0,9082 0,9099 0,9115 0,9131 0,9147 0,9162 0,9177
1,40 0,9192 0,9207 0,9222 0,9236 0,9251 0,9265 0,9279 0,9292 0,9306 0,9319
1,50 0,9332 0,9345 0,9357 0,9370 0,9382 0,9394 0,9406 0,9418 0,9430 0,9441
1,60 0,9452 0,9463 0,9474 0,9485 0,9495 0,9505 0,9515 0,9525 0,9535 0,9545
1,70 0,9554 0,9564 0,9573 0,9582 0,9591 0,9599 0,9608 0,9616 0,9625 0,9633
1,80 0,9641 0,9649 0,9656 0,9664 0,9671 0,9678 0,9686 0,9693 0,9700 0,9706
1,90 0,9713 0,9719 0,9726 0,9732 0,9738 0,9744 0,9750 0,9756 0,9762 0,9767
2,00 0,9773 0,9778 0,9783 0,9788 0,9793 0,9798 0,9803 0,9808 0,9812 0,9817
2,10 0,9821 0,9826 0,9830 0,9834 0,9838 0,9842 0,9846 0,9850 0,9854 0,9857
2,20 0,9861 0,9865 0,9868 0,9871 0,9875 0,9878 0,9881 0,9884 0,9887 0,9890
2,30 0,9893 0,9896 0,9898 0,9901 0,9904 0,9906 0,9909 0,9911 0,9913 0,9916
2,40 0,9918 0,9920 0,9922 0,9925 0,9927 0,9929 0,9931 0,9932 0,9934 0,9936
2,50 0,9938 0,9940 0,9941 0,9943 0,9945 0,9946 0,9948 0,9949 0,9951 0,9952
2,60 0,9953 0,9955 0,9956 0,9957 0,9959 0,9960 0,9961 0,9962 0,9963 0,9964
2,70 0,9965 0,9966 0,9967 0,9968 0,9969 0,9970 0,9971 0,9972 0,9973 0,9974
2,80 0,9974 0,9975 0,9976 0,9977 0,9977 0,9978 0,9979 0,9980 0,9980 0,9981
2,90 0,9981 0,9982 0,9983 0,9983 0,9984 0,9984 0,9985 0,9985 0,9986 0,9986
35
CHAPITRE 3. ÉTUDE D’UNE SÉRIE STATISTIQUE À DEUX VARIABLES 3.3. EXERCICES
Grandes valeurs de x
x 3,0 3,1 3,2 3,3 3,4 3,5 3,6 3,7 3,8
Φ(x) 0,99865 0,99903 0,99931 0,99952 0,99966 0,99977 0,99984 0,99989 0,99993
36 KATCHEKPELE Edoh/FaST/UK/2025-2026