CONFERENCE 6 DATE: 22/04/2020 11h30 SALLE S55
METHODES D’EXPLOITATIONS SOUTERRAINE
1. Classification et définition des méthodes d’exploitation minière souterraines
On classe toutes les méthodes d’exploitation souterraine sur la base du facteur de
stabilité en trois groupes à savoir :
A. Groupe 1 : Massif Stable: Méthodes d’exploitation souterraine avec soutènement
naturel de l’espace exploité (Méthodes des chambres vides).
Ce groupe de méthodes d’exploitation ne s’applique que pour les conditions suivantes :
1. Nature des épontes très stable
2. Gisements dressant, inclinés, faiblement inclinés et horizontaux
3. Gisements puissants, de puissances moyennes et minces
4. Gisements de profondeur moyenne
Condition principale : Apres exploitation, les chambres seront vide et aucun soutènement
artificiel n’est utilisé.
Exemples : Exploitation d’un gisement dressant :
Vue de face Vue de droite
1
2
5 4
6 3
Vue en plan 7
NOMENCLATURE :
1. Puits principal d’extraction, [Link] d’aérage, 3. Galerie de roulage,
4. Bloc vide (chambre exploitée), 5. Cheminée latérale, 6. Gisement, 7. Travers banc
d’aérage, 8. Travers banc de roulage.
Dans le groupe 1, on peut distinguer plusieurs méthodes importantes parmi lesquelles on
peut citer :
1.1. L’exploitation par chambres et piliers dans le cas de gisements horizontaux ou
quasi horizontaux
Ces méthodes consistent en une variété de chambres vides ou seulement une partie
du minerai est extrait, le reste étant laissé sous forme de piliers pour supporter le toit. Ces
piliers peuvent être abandonnés définitivement ou bien récupérés plus tard. La dimension
des chambres et des piliers dépend de la stabilité du toit et du minerai, de l’épaisseur du
gisement et des pressions de terrain. Cette méthode est la seule qui soit applicable pour le
minage de gisements plats et étroits
Les méthodes d'exploitation par chambres et piliers abandonnés laissent subsister des vides
souterrains après l'arrêt de l'exploitation (figure 1). Les panneaux sont découpés par des
chambres de largeur comprise entre 4 et 7m. Les piliers sont de forme variable (carrée,
rectangulaire, trapézoïdale). Leur hauteur, égale à l'ouverture de la couche exploitée, est
comprise entre 3et 7m (exceptionnellement 8 m) et leur largeur varie de 10 à 25m
(exceptionnellement 5 m dans les anciennes exploitations proches de la surface).
Dans le cas d'élargissage, les galeries peuvent atteindre 8 m de large et les largeurs de pilier
sont réduites.
Fig.1 : Schéma de la méthode d’exploitation par chambre et piliers
Les exploitations les plus anciennes se caractérisent par des piliers irréguliers dont
certaines dimensions peuvent être très faibles alors que les exploitations plus récentes
montrent des découpages plus réguliers. (Figure 2).
Fig.2 : Schéma de la méthode d’exploitation par chambre et piliers
Les exploitations par chambres et piliers abandonnés ont été effectuées
principalement dans les zones où il fallait éviter les affaissements du fait de l'occupation de
la surface (elles constituent alors les stots de protection des villages, routes, voies ferrées, …)
Les piliers supportent l'ensemble du recouvrement jusqu'au jour. La sollicitation dans les
piliers est d'autant plus forte que la profondeur des travaux est grande et que le taux de
défruitement est important. Le taux de défruitement est le rapport de la surface exploitée
sur la surface totale.
Ces méthodes sont appliquées à travers le monde pour l'exploitation de divers gisements de
zinc, de cuivre, de charbon de fer de sel etc.. grâce à la facilité de leur mise en oeuvre.
Elles engendrent des cavités souterraines importantes qui peuvent être à l’origine
d’un affaissement en surface (Deck O. 2002). L'ampleur de cet affaissement dépend de la
structure du gisement, du nombre de couches exploitées, de la superposition des piliers, de
la profondeur du gite et du degré de défruitement.