Reconnaitre ses devoirs, est-ce renoncer à sa liberté ?
{INTRODUCTION}
{THÈSE 1} Le devoir peut être entendu de manière commune comme ce qui s impose à l individu. En ce
sens, nous pouvons comprendre premièrement le devoir comme ce qui vient limiter nos possibilités
d action. Reconnaitre ses devoirs, c est donc comprendre que des choses s imposent à nous, c est en
avoir conscience. Dé nissant la liberté comme absence de contrainte et comme la possibilité pour
chacun de faire ce qui lui plait, nous pouvons déterminer dans un premier temps que la reconnaissance
de devoirs peut nous faire renoncer à notre liberté. En effet, le devoir peut être vu comme ce qui va
limiter mes possibilités d action, et donc comme ce qui peut me faire renoncer à ma liberté. Faut-il alors
penser qu il suf t de s affranchir de ses devoirs pour être tout à fait libre ? Celui qui ne reconnait aucun
devoir est-il réellement libre ?
{THÈSE 2} Nous avons premièrement dé ni la liberté la possibilité de faire ce que l on veut. Cependant,
la liberté n est-elle pas aussi ce qui caractérise l être humain en premier lieu ? Si la liberté est constitutive
de notre humanité, et qu elle dé nit ce qu est un Homme en distinction d un animal ou d une chose,
alors les devoirs ou tout autre règle ne peuvent me faire renoncer à mon humanité. Je suis libre, que des
devoirs s imposent à moi ou non, et considérer que des devoirs me rendent moins libres ne reviendrait
qu à fuir mes responsabilités.
{PROBLÈME} Comment comprendre alors que le devoir puisse limiter notre liberté si nous sommes
toujours libres et responsables de nos actes ?
{PLAN} Nous verrons dans un premier temps que le devoir peut être considéré comme ce qui me fait
renoncer à ma liberté, puis dans un second temps que la liberté est en fait ce qui caractérise
fondamentalement l être humain. Nous nous demanderons en n dans un troisième temps si le devoir
n est pas la condition de la liberté pour une vie en société.
{PARTIE 1}
{SOUS-PARTIE 1}
{ARGUMENT} La liberté peut être caractérisée par la possibilité d exercer sa volonté sans limites. Nous
avons l impression d être libre quand rien ne s oppose à notre volonté, quand notre liberté d action ne
souffre d aucune contrainte, autrement dit, quand nous pouvons faire ce que nous voulons. Dé nissant le
devoir comme des règles qui s imposent à notre volonté, nous pouvons considérer dans un premier
temps que reconnaitre ses devoirs, c est à dire comprendre que l on doit suivre des règles, et en avoir
conscience, c est en quelque sorte renoncer à sa liberté. En effet, si je dois suivre des règles, je ne suis
plus tout à fait libre de faire ce que je veux. Je dois me plier à ce qui m est prescrit.
{RÉFÉRENCE} Calliclès, le sophiste, est opposé dans le Gorgias de Platon à Socrate. Il soutient ainsi que
la liberté, c est pouvoir faire tout ce qui me plait. L homme le plus heureux serait alors celui qui veut
assouvir tous ses désirs, et qui est en capacité de le faire. En ce sens, l homme le plus libre serait le
tyran, qui est la gure même de celui qui peut assouvir tous ses désirs. Or, le tyran est celui qui ne se
voit opposer aucune contrainte. Aucun devoir ne vient limiter la liberté du tyran. Ce sont les faibles,
explique Calliclès, qui mettent en place des règles, car ils sont incapables d assouvir leurs désirs. Ils n en
ont pas la capacité.
’
’
’
’
’
’
’
’
’
’
fi
fi
’
’
fi
’
’
’
’
fi
’
’
fi
’
’
’
’
fi
’
’
’
’
’
’
’
’
’
’
’
fi
’
’
’
{EXEMPLE} Prenons l exemple de l enfant qui, préférant jouer, se sentira privé de sa liberté sitôt qu on
lui commandera de faire ses devoirs. Quand bien même l enfant acceptera de faire ses devoirs, il
préférera toujours aller jouer, et s impatientera de nir ce qui s impose à lui {TROUVER D AUTRES
EXEMPLES À MOBILISER ICI}
{SYNTHÈSE} Ainsi, nous pouvons voir que le devoir, en tant que je le reconnais comme règle qui
s impose à moi, semble bien être ce qui vient contrarier et nalement me faire renoncer à ma liberté
d agir. Il s agirait alors, pour conserver sa liberté, de s affranchir de tout devoir.
{SOUS-PARTIE(s) 2 + 3 (ÉVENTUELLES), À RÉDIGER SUR LE MÊME MODÈLE}
{BILAN DE LA PARTIE => VOUS REVENEZ ICI SUR LES DIFFÉRENTS ARGUMENTS MOBILISÉS)
{TRANSITION} Faut-il alors considérer que le devoir me fait renoncer de manière absolue à la liberté ?
Si l on abandonne en effet une part de notre liberté d action quand on reconnait avoir des devoirs, doit-
on penser pour autant que l on perd toute notre liberté ou considérer cela n est-ce pas un moyen pour
nous de fuir la responsabilité qui nous est déjà donnée et dont on ne peut jamais se détacher ?
{PARTIE 2} + {PARTIE 3} {À RÉDIGER SUR LE MÊME MODÉLE QUE LA PARTIE 1}
PROPOSITION DE PLAN SUR CE SUJET (Partie I : voir développement au recto) :
II/ CONSIDÉRER LE DEVOIR COMME PERTE DE LIBERTÉ = FUITE DE NOTRE RESPONSABILITÉ
PREMIÈRE
1/ L’Homme se distingue de l’animal parce qu’il est libre
ARGUMENT : Nous pouvons nous détacher de notre instinct contrairement à l animal (…)
RÉFÉRENCE : Rousseau (Second discours, 1755)
EXEMPLE : …
2/ L’existence précède l’essence
ARGUMENT : Nous sommes dé nis par nos actes, et non par une essence. Nous somme toujours et déjà
libres. Le devoir quel qu il soit ne peut nous faire renoncer à notre liberté qui est toujours première.
RÉFÉRENCE : Sartre (L Être et le néant, 1943)
EXEMPLE…
III/ LE DEVOIR COMME CONDITION DE LA LIBERTÉ EN SOCIÉTÉ
ARGUMENT : Les droits sont le pendant des devoirs. On ne peut penser l un sans l autre. Pour vivre
ensemble librement, nous devons nous plier à des règles communes.
RÉFÉRENCE(S) : Rousseau (Du Contrat social, 1762) ; Hobbes, (Du citoyen, 1642)
EXEMPLE…
’
’
’
’
’
’
’
’
fi
’
’
fi
’
’
fi
’
’
’
’
’
’
’
’
{CONCLUSION} Si nous avons d abord analysé que le devoir pouvait nous faire renoncer à notre
liberté, c est en fonction d une liberté pensée comme absence de contrainte et de règles. Or, nous avons
vu également que fuir son devoir serait en fait une preuve de mauvaise foi, la marque de notre
irresponsabilité.La liberté ne peut être pensée qu en situation, c est à dire dans le cadre d une vie en
communauté, ou en société. Avec l autre, le devoir devient ainsi ce qui me permet de rester libre.
Méthodologie de la dissertation.
Structure d'une dissertation = Introduction, 3 parties, Conclusion. Une transition entre chaque partie.
- Introduction : thème, problématisation, annonce du plan. Il faut présenter le sujet et montrer en quoi
il pose problème (pourquoi on ne peut pas répondre simplement à la question posée).
- Développement : 3 parties, avec une transition entre chaque partie. Dans chaque partie, il faut
présenter la thèse défendue, en utilisant :
1/ Un argument
2/ Une référence (auteur...)
3/ Un ou des exemples (pour illustrer ce qui vient d'être dit)
4/ Une synthèse (moment de retour clair au sujet)
Ces quatre éléments constituent une sous-partie. Vous pouvez avoir jusqu'à trois sous-parties dans une
partie. Mais vous pouvez aussi n'avoir qu'une seule sous-partie, si celle-ci est est suf samment dense et
développée. Privilégiez une seule référence par partie. Il vaut mieux avoir une seule référence bien
utilisée et précise que plusieurs qui soient approximatives.
- La 3e partie doit apporter une réponse claire au sujet !
- Pour passer d'une partie à l'autre, il faut utiliser des transitions (qui vont permettre de comprendre
pourquoi on passe d'une partie à l'autre.
- Conclusion : synthèse de votre devoir qui fait apparaitre la progression de la pensée (pourquoi vous
en êtes arrivé à cette réponse nale).
ATTENTION -> les défauts principaux des dissertations :
1/ Rester dans l'opinion ("je pense que..."). Le devoir doit être objectif, rationnel, rédigé avec les
pronoms "on" ou "nous".
2/ Faire parler des auteurs à sa place. Toute citation, référence ou paraphrase d'un auteur qui ne font
pas l'objet d'une analyse n'ont aucun intérêt. La référence à un auteur doit venir après un travail
d'argumentation de votre part, et doit être suivie d'une analyse. Il ne faut jamais commencer ou nir une
partir par une référence à un auteur.
3/ Manquer de cohérence. Il ne faut jamais se contredire d'une partie à l'autre, et toujours expliquer
son développement. Pour cela, les transitions doivent servir à faire comprendre au lecteur pourquoi on
passe d'une partie à une autre.
4/ Faire un exposé sur une notion plutôt qu une dissertation. Concentrez-vous sur ce que le sujet a de
spéci que et d ambivalent.
fi
’
’
’
fi
’
’
’
’
’
fi
’
fi